Module Morale Prof Legislation
Module Morale Prof Legislation
FASCICULE
MORALE PROFESSIONNELLE
ET
LÉGISLATION
DÉCEMBRE 2015
1
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
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5.2.1 Exploration ....................................................................................................... 50
5.2.2 Appropriation ................................................................................................... 50
5.3 Les examens professionnels ................................................................................... 50
5.3.1 Exploration ....................................................................................................... 50
5.3.2 Appropriation ................................................................................................... 50
6 CONGES ET ABSENCES DES ENSEIGNANTS .......................................................... 67
6.1 Les congés .............................................................................................................. 67
6.1.1 Exploration ....................................................................................................... 67
6.1.2 Appropriation ................................................................................................... 67
6.2 Les absences légales .............................................................................................. 68
6.2.1 Exploitation ...................................................................................................... 68
6.2.2 Appropriation ................................................................................................... 68
6.3 Les absences illégales ............................................................................................ 68
6.3.1 Exploration ....................................................................................................... 68
6.3.2 Appropriation ................................................................................................... 68
7 AUTORITES ................................................................................................................... 70
7.1 Les autorités scolaires ............................................................................................. 70
7.1.1 Exploration ....................................................................................................... 70
7.1.2 Appropriation ................................................................................................... 70
7.2 Les autorités administratives ................................................................................... 70
7.2.1 Exploration ....................................................................................................... 70
7.2.2 Appropriation ................................................................................................... 71
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REMERCIEMENTS
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INTRODUCTION
Les Animateurs Polyvalents, titulaires au moins du BFEM ou tout autre diplôme
admis en équivalence, qui exercent en qualité de bénévoles dans les structures
DIPE, constituent une frange importante du personnel de prise en charge de la petite
enfance. Par le passé, ces agents engagés au service du développement de la
Petite Enfance bénéficiaient, chaque année, d’un quota qui leur permettait, par
vague, de suivre une formation initiale dans les ex Ecoles de Formation
d’Instituteurs(EFI), avant d’être retournés à leurs postes d’origine.
Cependant, à la suite de l’arrêté interministériel n° 004182/MEN/SG/DAJLD du 11
novembre 2012 qui a introduit une série de mesures, notamment le relèvement du
niveau de recrutement au BAC, tous les animateurs polyvalents, titulaires du BFEM,
et encore en service dans les structures DIPE, n’ont pas pu bénéficier de cette
formation.
Ainsi, en application de la Lettre primatoriale n° 4345/PM/CT.edu_OS du 13 octobre
2014, il a été retenu de renforcer les capacités de ces animateurs polyvalents en vue
de leur permettre d’améliorer leurs pratiques pédagogiques et d’obtenir le Certificat
élémentaire d’Aptitude pédagogique(CEAP), condition indispensable à leur
recrutement dans la fonction publique.
C’est pourquoi le Ministre de l’Education nationale, à travers la Direction de la
Formation et de la Communication (DFC), a mis en place un dispositif opérationnel
étalé sur deux ans pour donner corps à cette directive du Premier Ministre.
Il s’agit d’amener les Animateurs polyvalents à opérer un retour réflexif sur leurs
pratiques et de mobiliser leurs connaissances diverses sur la psychologie de l’enfant,
la pédagogie générale, la didactique du préscolaire, la santé-nutrition-
environnement, quelques éléments de législation, de déontologie, de méthodologie,
etc. Cela leur permet de mieux gérer les situations d’enseignement–apprentissages
et de répondre efficacement aux problèmes de psychopédagogie pratique. C’est
donc les amener à maîtriser suffisamment les contenus, les stratégies, les méthodes
et procédés pour, d’une part, aider les enfants à s’approprier les savoirs, les savoir-
faire et les savoir-être et, d’autre part, à donner sens à leurs choix pédagogiques.
Les différents fascicules sont élaborés selon le même schéma qui consiste, à partir
de la compétence de base, à :
- proposer des tests d’entrée ;
- structurer les éléments de contenus relatifs à l’objet du module ;
- proposer des exercices d’évaluation du module.
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Bien lire le cas pour en identifier les éléments déterminants.
Chercher le ou les problèmes implicites ou explicites soulevés par le cas.
Analyse (phase 2)
Étudier l’enchaînement des faits : la position des personnages les uns par rapport aux autres.
Examiner les motivations des personnages.
Prendre en charge la situation dans son ensemble.
Rechercher les textes réglementaires qui s’appliquent en la matière ou, à défaut, se référer à
des cas semblables déjà traités.
Synthèse (phase 3)
Les solutions envisagées ou les décisions prises doivent être logiques, claires,
compréhensibles et applicables aux problèmes soulevés par le cas.
Leçon à tirer:
La demande d’explications doit toujours précéder la sanction.
Informer l’autorité hiérarchique en cas d’absence, même légale.
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l’Education dans le secteur formel de l’Education de Base, modifié par l’Arrêté n°
000732/ME/DPVE/YD/KT du 19 février 2003. .
- Le Décret n° 78 -227 du 28 février 1978 abrogeant et remplaçant les articles 2 et 3 du Décret
n° 61 -175 du 24 avril 1961 déterminant les mesures destinées à assurer le respect des
horaires de travail dans les administrations publiques.
- Le Circulaire ministériel n° 89/ MFPT/ DP du 03/ 06/ 1960 portant Abandon de poste.
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INTRODUCTION
Les enseignants qui embrassent le métier par vocation semblent se faire de plus en
plus rares. Les difficultés de la vie et l’absence d’autres perspectives
encourageantes pour la plupart des jeunes sont aujourd’hui les facteurs les plus
déterminants dans le choix de la carrière. Pour juguler ce phénomène de
banalisation fort préjudiciable à l’exercice du métier, il est utile de redécouvrir les
attentes immenses de la société, les valeurs et les vertus majeures qui inspirent et
soutiennent la conduite quotidienne du bon enseignant.
L’acceptation du niveau d’exigence et des servitudes qui s’attachent à cette
profession est tributaire de l’empreinte que ces références profondes, ces règles de
conduite plus ou moins explicites laissent dans l’esprit et le cœur des maîtres. Cette
acceptation ne peut être le fruit d’une imposition, mais plutôt d’une prise de
conscience qui se nourrit de réflexion, de sensibilisation et de générosité. C’est
pourquoi la meilleure démarche nous semble celle qui s’appuie sur des textes, des
situations vécues, des récits … pour informer, susciter l’échange et la discussion
puis encourager l’intériorisation des idées et des vertus dignes de promotion. Ainsi,
le style est volontairement familier, provocateur pour que chaque enseignant se
sente directement concerné, questionné au plus profond de lui-même.
Par ailleurs, la nature des questions abordées autorise facilement des glissements
d’un thème à un autre et une présentation sous forme d’activités. Ces points
s’articulent autour de situations - souvent des cas et exercices - à une réflexion
solitaire voire à une introspection en formation à distance. En formation présentielle,
les mêmes situations ou d’autres plus vivantes, éventuellement plus personnalisées,
permettront de développer une réflexion à la fois plus large et plus profonde pour
conforter des élans salutaires ou en susciter. Pour assurer cette continuité, il est
vivement conseillé au formé d’avoir un cahier où il consigne ses idées, ses
interrogations et ses convictions pour suivre leur évolution sinon son parcours
personnel.
Dans le cadre de la présente formation, l’équipe chargée de proposer des outils en
législation a dû faire des choix, compte tenu du temps, de l’envergure du
programme et des acquis de la formation initiale.
Ainsi, sur le plan des contenus, le choix s’est porté sur la mission de l’enseignant, la
Loi d’orientation, l’organisation pédagogique et administrative de l’école, la carrière
de l’enseignant, les congés et absences, les autorités. Chacun de ces thèmes est
organisé en chapitres mais sans aucune prétention d’exhaustivité. Même à ce
niveau, ce qui est cultivé, c’est plus la capacité d’utiliser les dispositions légales ou
réglementaires dans des situations professionnelles que la connaissance par cœur
des articles.
L’intérêt nous paraît donc plutôt d’ordre méthodologique. C’est ce qui explique que
toute l’intervention est basée sur des situations de réflexion de complexité croissante
qui poussent vers la lecture des textes et la recherche des éléments de réponse.
Naturellement, le formé ne peut en tirer bénéfice que s’il investit son temps et son
attention dans ces activités d’entraînement. Nous lui conseillons vivement de lire les
pages documentaires annexées et de ne s’intéresser aux solutions ou indications
proposées qu’après l’épreuve.
Il nous paraît également utile que le stagiaire ait un cahier pour consigner ses
réponses, ses réserves et ses interrogations pour que l’intervention en formation
présentielle s’oriente vers des éclairages souhaités et des approfondissements
nécessaires.
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MORALE PROFESSIONNELLE
COMPÉTENCE VISÉE
Intégrer les règles courantes de déontologie dans la résolution d’étude de cas liés à
l’exercice de la profession enseignante.
SITUATION D’ENTRÉE
Le jugement que la société porte sur le comportement des enseignants
d’aujourd’hui est plus sévère que celui qu’elle destine aux anciens. Si vous pensez
que c’est vrai, alors qu’est-ce qui a changé ? Sinon, dites pourquoi vous êtes en
désaccord.
2 MISSION DE L’ENSEIGNANT
Introduction
Les exigences particulières du métier, les attentes de la société, les imbrications
entre vie publique et vie privée obligent l’enseignant à prendre conscience de ses
rôles spécifiques et de ses responsabilités.
2.1 La spécificité du métier d’enseignant
Objectifs :
Redécouvrir les missions assignées à l’école et les exigences particulières du
métier.
Établir des rapports étroits entre la vie publique et la vie privée de
l’enseignant.
2.1.1 .Étude de cas
Titre : Mouvement d’humeur des élèves et des parents.
C’est en 1974, un certain lundi, à l’aube d’une carrière qui, fort heureusement, s’étire
encore. Le taxi qui nous ramène de Ziguinchor se range sur le trottoir à 7h15 mn et
libère ses derniers occupants, les deux enseignants du village. A quelques
encablures de la route, l’école de Mangaroungou se dresse, étonnamment vide et
silencieuse.
Ce qui avait bien l’allure d’une grève était bien plus profondément l’expression
concertée et unanime d’une grande frustration. Peut - être simplement un appel…
Lis le texte.
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Que penses-tu de l’attitude du président de l’APE ?
Essaie de comprendre.
Les enseignants sont-ils coupables sur le plan administratif ?
Qu’est-ce qui est réellement à la base du mouvement d’humeur de la grève des
enfants et des parents?
Mettons-nous d’accord.
Les enseignants n’ont peut-être pas tort.
Toutefois, la prudence voudrait que les enseignants logent au village, compte tenu
des aléas liés au voyage. En effet, une panne en route, un accident, une grève
spontanée des transporteurs ou autres problèmes, peuvent entraîner un retard ou
une absence non justifiée, ce qui constituerait une faute.
En outre, l’enseignant dispose d’une indemnité de résidence pour loger le plus près
possible de son lieu de service.
Objectifs :
Redécouvrir les rôles et responsabilités de l’enseignant au sein de la
communauté.
S’engager à s’investir davantage dans l’école et dans la communauté.
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2.2.1 .Étude de cas
Il les fit entrer dans la classe et, après les présentations, leur demanda de reprendre
les propos qu’ils avaient tenus dehors.
- Le chef de village reprit : «Si nous sommes venus jusqu’ici pour plaider le maintien
de notre maître à Thiancone avec une telle délégation, c’est que jamais nous
n’avons reçu un enseignant aussi respectueux des populations, toujours prêt à
rendre service, à s’intéresser à toutes les activités du village. J’aurai pu m’étendre
sur les raisons de notre attachement à ce jeune enseignant, mais je préfère laisser la
parole à chaque membre de la délégation».
- Le président de l’A.P.E. ajouta : «Depuis qu’il est là, il ne s’est jamais absenté ;
mieux, il trouve les élèves jusque chez eux pour discuter avec leurs parents».
- La responsable des femmes renforça : «Si nous avons pu mettre en place notre
Groupement d’Intérêt économique (G.I.E), c’est grâce à notre maître. Nous avons
aujourd’hui des activités de teinturerie, et la vente de nos produits nous permet de
mettre en place une caisse de solidarité pour aider toutes les femmes nécessiteuses.
A chacune de nos réunions, il vient nous parler des problèmes de santé, de nutrition
et de tout ce qui peut intéresser les femmes».
- Le responsable des jeunes conclut : «Notre enseignant fait partie de l’Association
des jeunes qu’il a lui-même montée. Nous sommes plus utiles au village aujourd’hui,
nous avons mis en place la clôture de l’école et les pare-feu autour du village sont
notre fait».
Des applaudissements nourris saluèrent la fin de cette dernière intervention.
Lis le texte.
Où se déroule cette scène ?
Quels en sont les acteurs ?
Essaie de comprendre.
Pourquoi une délégation de Thiancone est-elle venue rencontrer l’inspecteur ?
Pourquoi le président de l’A.P.E n’est pas venu seul ?
Pourquoi l’inspecteur a-t-il tenu à faire entrer les visiteurs dans la classe?
Donne un titre à ce texte.
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- Que pensez-vous d’un tel engagement ?
Mettons-nous d’accord.
Attitudes de base vis-à-vis de la communauté : La nature des relations que
l’enseignant aura avec le milieu influe positivement ou négativement sur l’action
éducative.
Connaissance et respect de la communauté : Pour bien agir, il faut connaître le
milieu, l’intégrer en participant à la vie de la communauté. L’école n’est pas un îlot,
mais une partie intégrante du milieu qu’elle est appelée à transformer
qualitativement.
Ouverture, solidarité, engagement : Engagement aux côtés des populations, volonté
d’entreprendre avec elles, actions pour améliorer leurs conditions de vie et de
travail. L’enseignant doit être un agent de développement.
Revenons à toi.
- Que t’inspire l’exemple de cet enseignant?
- En tires-tu des enseignements ? Lesquels ?
- Observe ton environnement.
- Que fais-tu en dehors de la classe ?
- Que penses-tu pouvoir faire à partir de maintenant ?
2.3 La conscience professionnelle
Objectifs :
Réfléchir sur les situations qui ternissent l’image de l’enseignant aujourd’hui.
Renforcer la conscience professionnelle.
Lis le texte.
- Quels sont les différents personnages de ce texte ?
- Qui est le personnage central ?
Essaie de comprendre.
- A quoi M. Camara impute-t-il ses retards ?
- Ces retards sont-ils évitables ?
- Que peut penser le Directeur quand il voit venir son adjoint ?
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- Donne un titre au texte.
Mettons-nous d’accord.
La conscience des enjeux de l’Education, des obligations morales et professionnelles
qui s’attachent à la fonction d’enseignant, des efforts consentis par les pouvoirs
publics et la communauté, se résume à ce qu’on appelle ‘’conscience
professionnelle’’. Elle détermine le comportement quotidien de l’éducateur, l’amène
à observer rigoureusement toutes les dispositions législatives et réglementaires et
l’incline régulièrement vers l’engagement total, sinon le dépassement. Elle se
manifeste à travers l’assiduité, la ponctualité, la régularité, la qualité de ses
préparations et de ses prestations, les rapports avec ses collègues, l’autorité, les
élèves, les populations, etc. La conscience professionnelle s’enracine dans le
système de valeurs de chaque enseignant.
Revenons à toi.
Es-tu fier de regarder tes élèves, tes parents d’élèves et tes collègues de l’équipe
pédagogique ? Pourquoi ?
T’es-tu trouvé une fois dans une position qui rappelle la situation de M. Camara
aujourd’hui ?
Quelle relation peux-tu établir entre la conscience professionnelle et ton sens de la
dignité ?
Quels enseignements tires-tu de cette situation et quel transfert peux-tu en faire ?
Objectif :
Susciter un élan profond et durable pour le développement personnel et la
formation professionnelle.
Observe la situation.
Pourquoi la demande d’explications ?
Essaie de comprendre.
Pourquoi les enseignants ont-ils refusé de faire la formation?
Réfléchis de manière plus approfondie.
- Quelle est la valeur de la demande d’explications ?
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- Est-ce qu’elle dérange ?
- Les enseignants ont-ils le droit de refuser une formation pour ce motif ?
- Qui tire bénéfice de la formation ?
- Doit-on refuser une formation pour une absence de per diem ?
- Quels sont les avantages de la formation continue?
- Quelles sont les conséquences de la formation du point de vue de la culture
générale et du développement professionnel ?
Mettons-nous d’accord.
Le rapport entre l’enseignant et la formation a beaucoup évolué.
Le développement professionnel mobilise très peu.
On note parfois un faible désir d’émancipation car on est de moins en moins
demandeur de formation et, quand l’offre existe, on ne l’apprécie pas à sa juste
valeur.
Dans un tel contexte, l’autoformation ne peut être que rarissime alors qu’elle devrait
être le moteur du développement professionnel.
Situations d’intégration.
1. Au regard des missions et des responsabilités, propose, en les justifiant, quatre
règles de conduite qu’un enseignant digne de ce nom doit observer.
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LÉGISLATION
COMPETENCE VISEE
Manifester sa compréhension des textes législatifs et réglementaires dans des
situations d’étude de cas et dans sa vie professionnelle par le respect des
orientations qu’ils contiennent.
Objectifs:
S’approprier les finalités, les objectifs généraux, les niveaux et les structures
contenues dans la Loi d’Orientation de l’Education nationale ;
Résoudre efficacement les situations qui se présentent en se fondant sur la
Loi d’orientation de l’Education nationale
Introduction
Onze ans après son indépendance, le Sénégal s’est doté d’une loi d’orientation : la
Loi n° 71-36 du 3 juin 1971. Celle-ci a été abrogée et remplacée par la Loi n° 91–22
du 16 février 1991portant, Loi d’orientation de l’Education nationale, modifiée en ses
articles 3 et 4 par la Loi n° 2004-37 du 15 décembre 2004. Elle a voulu traduire les
préoccupations de tous les acteurs de l’Ecole et partenaires de la communauté
éducative réunis lors des Assises historiques des Etats généraux de l’Education et
de la Formation (EGEF). Ce texte, hautement politique, énonce les options
fondamentales du Gouvernement, responsable de la définition de la Politique
éducative : le type d’homme à former, les valeurs dans lesquelles la Nation se
reconnaît, les principes généraux de l’Education, l’architecture du système, etc.
SITUATION D’ENTREE
Au cours d’une rencontre entre collègues, une vive polémique oppose deux d’entre
eux sur les finalités et les objectifs généraux de l’Education. L’un estime que l’école
est toujours extravertie, et l’autre pense qu’avec la Loi n° 91-22, l’école est
devenue sénégalaise et africaine.
En t’appuyant sur la Loi d’orientation, convoque des dispositions pertinentes pour
arbitrer ce débat.
3.1.1 Exploration
- Combien d’articles compte la Loi d’orientation ?
- Cite les principes généraux énoncés par la Loi d’orientation.
- La loi d’orientation, donne-t-elle de l’importance à l’enracinement culturel ?
Si oui, Indique deux passages qui le montrent.
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- Es-tu d’avis que ceux qui n’ont jamais fait l’école sont oubliés par la Loi
d’orientation ? Justifie ta réponse.
3.1.2 Appropriation
Cas 1 : Un collègue se demande quelle est la place accordée à l’alphabétisation et à
la promotion des langues nationales dans le système éducatif.
Donne-lui les informations nécessaires à partir du texte que tu as sous les yeux.
Cas 2 : Dans un article de presse, un lecteur estime que les écoles spécialisées
dans ??? Centre Verbo-tonal (en charge des sourds-muets), le Centre Talibou Dabo
(en charge des handicapés physiques) constituent la seule modalité de prise en
charge des enfants en situation de handicap. Qu’en est-il aujourd’hui au regard de la
Loi n° 2010-15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits
des personnes handicapées ?
Cas 3 : L’Etat donne des subventions à certaines écoles privées. Cela te semble-t-il
normal ? Pourquoi ?
3.1.3 Approfondissement
L’école telle que tu la connais, répond-t-elle à sa vocation de promouvoir le
développement ?
Appuie-toi sur la Loi d’orientation et sur des expériences concrètes.
Note tes observations et tes questions pour une rencontre ultérieure.
3.2.1 Exploration
3.2.2 .Quels sont les différents cycles du système éducatif ?
Le travail productif est-il réellement préconisé par la Loi d’orientation ?
Indique une disposition commune à l’enseignement élémentaire et à l’éducation
préscolaire.
Un de tes collègues estime que le CRFPE fait partie intégrante du cycle secondaire.
Qu’en penses-tu ?
3.2.3 .Appropriation
Cas 1 : Dans la réalité de nos classes, on semble hiérarchiser les disciplines.
Convoque les dispositions de la Loi d’orientation pour fonder ou rejeter cette
tendance.
Cas 2 : Dans beaucoup d’écoles préscolaires, les parents préfèrent une initiation en
français à la pratique des langues nationales et souhaitent qu’on y enseigne
vraiment.
Analyse les attentes des parents. Sont-elles fondées aux yeux de la Loi
d’orientation ?
Cas 3 : Le collège que dessine la Loi d’orientation existe-t-il vraiment ou est-il à
créer?
Donne des justifications.
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3.2.4 .Approfondissement
La transition entre l’élémentaire et le moyen est-elle conforme à l’esprit de la Loi
d’orientation ?
Note tes observations et tes questions pour une rencontre ultérieure.
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Annexe 1
Loi d’orientation de l’Education nationale n° 91 – 22 du 16 février 1991
L’Assemblée nationale a délibéré et adopté en sa séance du Mercredi 30 janvier1991. Le
président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
TITRE 1
DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLES PREMIER : L’Education nationale au sens de la présente loi, tend :
1°) à préparer les conditions d’un développement intégral, assumé par la nation toute
entière : elle a pour but de former des hommes et des femmes capables de travailler
efficacement à la construction du pays ; elle porte un intérêt particulier aux problèmes
économiques, sociaux et culturels rencontrés par le Sénégal dans son effort de
développement et elle garde un souci constant de mettre les formations qu’elle dispense en
relation avec ces problèmes et leurs solutions.
2°) à promouvoir les valeurs dans lesquelles la nation se reconnaît : elle est éducation pour
la liberté, la démocratie pluraliste et le respect des droits de l’homme, développant le sens
civique et moral de ceux qu’elle forme ; elle vise à en faire des hommes et des femmes
dévoués au bien commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et œuvrant à
les améliorer dans le sens de la justice, de l’équité et du respect mutuel.
3°) à élever le niveau culturel de la population ; elle permet aux hommes et aux femmes
qu’elle forme d’acquérir les connaissances nécessaires à leur insertion harmonieuse dans la
communauté et leur participation active à la vie de la nation ; elle leur fournit les instruments
de réflexion, leur permettant d’exercer un jugement ; participant à l’avancée des sciences et
des techniques, elle maintient la nation dans le courant du progrès contemporain.
ARTICLE 2 : L’Education nationale contribue à faire acquérir la capacité de transformer le
milieu et la société et aide chacun à épanouir ses potentialités :
1°) en assurant une formation qui lie l’école à la vie, la théorie à la pratique, l’enseignement à
la production, conçue comme activité éducative devant contribuer au développement des
facultés intellectuelles et de l’habileté manuelle des enseignés, tout en les préparant à une
insertion harmonieuse dans la vie professionnelle ;
2°) en adaptant ses contenus, objectifs et méthodes aux besoins spécifiques des enseignés,
en fonction des âges, des étapes de l’enseignement, des filières les plus aptes à
l’épanouissement optimal de leurs possibilités ;
3°) en établissant entre les différentes filières et les différents paliers de l’éducation les
passerelles permettant les réorientations et les promotions souhaitées et jugées légitimes ;
4°) en mettant en place une éducation spéciale qui prend en charge les victimes des
différents handicaps ou inadaptations, pour réaliser leur intégration ou réinsertion scolaires
et sociales.
TITRE II
PRINCIPES GENERAUX DE L’EDUCATION NATIONALE
ARTICLE 3 :L’Education nationale est placé sous la responsabilité de l’état, qui garantit aux
citoyens la réalité du droit à l’éducation par la mise en place d’un système de formation.
Les collectivités locales et publiques contribuent à l’effort de l’état en matière d’éducation.
L’initiative privée, individuelle ou collective, peut, dans les conditions définies par la loi,
concourir à l’œuvre d’éducation et de formation.
L’état est garant à la qualité de l’Education et de la formation, ainsi que les titres décernés .Il
contrôle les niveaux de l’éducation et de la formation.
ARTICLE 4 : L’Education nationale est laïque : elle respecte et garantie à tous les niveaux la
liberté de conscience des citoyens.
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Par ailleurs, l’Education nationale, sur la base des principes de laïcité de l’état, est favorable
aux établissements privés susceptibles de dispenser un enseignement religieux.
ARTICLE 5 : L’Education nationale est démocratique : elle donne à tous des chances égales
de réussite.
Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation
correspondant à ses aptitudes, sans discriminations de sexe, d’origine sociale, de race,
d’ethnie, de religion ou de nationalité.
ARTICLE 6 :L’Education nationale est sénégalaise et africaine : développant l’enseignement
des langues nationales, instruments privilégiés pour donner aux enseignés un contact vivant
avec leur culture enraciner dans leur histoire, elle forme un sénégalais conscient de son
appartenance et de son identité.
Dispensant une connaissance approfondie de l’histoire et des cultures africaines, dont elle
met en valeur toutes les richesses et tous les apports en patrimoine universel, l’éducation
nationale souligne les solidarités au continent et cultive le sens de l’unité africaine.
L’Education nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de
culture des pays francophones, en même temps qu’elle est ouverte aux les valeurs de
civilisation universelle et qu’elle inscrit dans les grands courants du monde contemporain ;
par-là, elle développe l’esprit de coopération et de paix entre les hommes.
ARTICLE 7 : L’Education nationale est permanente et est au service du peuple sénégalais ;
elle vise l’éradication complète et définitive de l’analphabétisme, ainsi que le
perfectionnement professionnel et la promotion sociale de tous les citoyens, pour
l’amélioration des conditions d’existence, d’emploi et d’élévation de la productivité du travail.
TITRE III
NIVEAU, STRUCTURES ET OBJECTIFS GENERAUX DE L’EDUCATION
CHAPITRE PREMIER : GENERALITE
ARTICLE 8 : Le système scolaire et universitaire est organisé en différents cycles, fixés ainsi
qu’il suit, selon l’âge des enseignés et le type de formation recherchée :
- un cycle fondamental,
- un cycle secondaire et professionnel,
- un enseignement supérieur.
Les structures de l’orientation scolaire et professionnelle et de l’éducation spéciale sont
organisées en tant que parties intégrantes du système éducatif.
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l’épanouissement de ses potentialités intellectuelles d’observation, d’expérimentation et
d’analyse, notamment, ainsi que ses potentialités sensorimotrices et affectives ;
- d’enraciner l’enfant dans la culture et les valeurs nationales ;
- de faire acquérir à l’enfant la maîtrise des éléments de base de la pensée logique et
mathématique, ainsi que celle des instruments de l’expression et de la communication ;
- de revaloriser le travail manuel et d’initier l’enfant aux techniques élémentaires impliquées
dans les activités de production ;
- de veiller aux intérêt et activités artistiques, culturels, physiques et sportifs, pour le plein
épanouissement de la personnalité de l’enfant.
ARTICLE 12 : L’Enseignement moyen polyvalent a pour objet :
- de faire le développement chez l’élève des capacités d’observation, d’expérimentation, de
recherche, d’action pratique, de réflexion, d’explication, d’analyse de synthèse, de jugement,
d’invention de création ;
- de renforcer la maîtrise de la pensée mathématique de l’élève, d’enrichir ses instruments
d’expression et d’étendre ses capacités de communication ;
- d’effacer la hiérarchique entre les activités théoriques et les activités pratiques, de
familiariser l’élève avec les différents aspects du monde du travail et de l’initier aux activités
productives ;
- d’approfondir l’intérêt et les dispositions et de l’élève dans les activités artistiques,
culturelles, physiques et sportives ;
- de contribuer et compléter l’éducation sociale, morale et civique de l’élève.
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Sénégal et l’Afrique ont besoin pour jouer un rôle significatif dans la création et le
développement de la pensée de la science universelle.
1°) Il a pour missions :
- de former les professionnels de haut niveau, scientifiquement et techniquement qualifiés,
adaptes ??? au monde africain et du monde contemporain, conscients de leurs
responsabilités vis-à-vis de leurs peuples et capables de les servir avec dévouement ;
- de développer la recherche dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de
la culture ;
- de mobiliser l’ensemble des ressources intellectuelles au service du développement
économique et culturel du Sénégal et de l’Afrique, et de participer à la solution des
problèmes nationaux et continentaux.
2°) Il est ainsi chargé :
- de faire acquérir aux étudiants les connaissances et les méthodes d’investigation les plus
avancés dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de la culture, et de les
faire participer au développement des connaissances et de la création de nouvelles
méthodes d’investigations, en les adaptant aux réalités et aux exigences nationales et, plus
généralement, africaines ;
- de mener des actions de formation permanente et de recyclage ;
- de travailler avec les praticiens en vue de valoriser les savoirs traditionnels, de valoriser la
circulation des connaissances et des informations, de soutenir et coordonner les initiatives
propres à contribuer aux progrès scientifiques ou à accroître la productivité du travail ;
- d’élaborer, de critiquer et de diffuser les nouvelles connaissances en se constituant comme
lieu d’interactions
et de coopération entre le monde du travail et les décisions économiques techniques
administratives et scientifiques ;
- d’étudier et d’élaborer les voies d’une stratégie de développement endogène et autocentré
en participant, notamment, à l’élaboration, à l’application et à l’évaluation des plans
nationaux, sous – régionaux et régionaux de développement ;
- d’instituer des modèles d’enseignement, de recherche et de formation qui lient la théorie à
la pratique, dans le cadre des rapports équilibrés entre la réflexion et l’action ;
- de promouvoir la formation d’une identité culturelle et d’une conscience nationale et
africaine, en favorisant chez ceux qu’il forme la prise de conscience des problèmes liés à
l’histoire, au développement des sociétés africaines, de la solidarité des nations et des
économies du continent.
21
permet d’actualiser et d’enrichir leurs connaissances et leur formation en vue de leur
promotion sociale.
Elle joue, en outre, un rôle d’information et d’animation dans le processus d’adaptation des
profils d’emploi à l’évolution économique, et de mise en place de solutions pratiques aux
problèmes posés par le développement économique et social.
TITRE IV
ADMINISTRATION ET GESTION DE L’EDUCATION
ARTICLE 20 : Les structures centrales chargées d’impulser, d’élaborer, d’organiser, et de
suivre les actions d’éducation, de formation, d’enseignement et de recherche sont
coordonnées au niveau national.
Aux différents niveaux décentralisés, des structures de direction et d’administration sont
chargées de coordonner, de contrôler et d’assurer la cohérence et l’efficacité des structures
et actions d’éducation en liaison avec les autorités administratives et les collectivités locales
intéressées.
Cette coordination, accompagnée d’une évaluation régulière dans tous les secteurs et à tous
les niveaux du système éducatif, vise à garder à ce dernier la souplesse pour s’adapter
constamment aux ??? du développement.
ARTICLE 21 : La gestion des infrastructures, des moyens et des personnels de l’Education
nationale, est fondée sur les principes de démocratie, d’objectivité et de compétence.
A cet effet, des organes consultatifs sont institués pour que soient associés, dans les
domaines dont ils ont à connaître, les partenaires de l’Education nationale : parents
d’élèves, enseignants, étudiants et élèves.
ARTICLE 22 : Les modalités d’application de la présente Loi sont fixées par décret.
TITRE V
DISPOSITIONS FINALES
22
ARTICLE 23 : Sont abrogées les dispositions contraires à la présente Loi et notamment la
Loi d’orientation et l’Education nationale n°71-36 du 3 juin 1971.
La présente Loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
23
Annexe 2
Loi no 2004 – 37 modifiant et complétant
Loi d’orientation de l’Education nationale n° 91 – 22 du 16 février 1991
Exposé des motifs
La Loi d’orientation de l’Education nationale n°91 - 22 du 16 février 1991 prévoit à son article 3
que «l’Education nationale garantit aux citoyens la réalité du droit à l’éducation par la mise en
place d’un système de formation».
Dans le cadre du « Programme Décennal de l’Education et de la Formation » (PDEF), le Sénégal
avait décidé de scolariser la totalité de ses enfants âgés de 7 à 12 ans d’ici à la fin de l’année
2010 pour permettre à tous les enfants d’acquérir un savoir élémentaire de qualité.
Afin de traduire juridiquement cette grande ambition, il était nécessaire d’ajouter à la Loi
d’orientation de l’Education Nationale un article qui impose cette obligation.
Le présent projet de loi va, en fait, plus loin que ce qui avait été prévu dans le cadre du PDEF
puisqu’il instaure une obligation scolaire de 6 à 16 ans. Les parents dont les enfants
appartiennent à cette tranche d’âge auront donc l’obligation d’inscrire leurs enfants à l’école
publique ou privée et de veiller à leur assiduité.
Afin de ne permettre aucune discrimination fondée sur la richesse, la scolarité obligatoire est
dispensée gratuitement dans les établissements publics d’enseignement.
Pour la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, l’Etat s’engage à fournir progressivement à
l’Education nationale les moyens nécessaires à la scolarisation des enfants inscrits, avant la fin
de l’année 2010. Par ailleurs, jusqu’à cette date, l’obligation d’inscrire à l’école les enfants de 6 à
16 ans ne s’applique que là où une offre de scolarisation existe au sein d’un établissement public
d’enseignement.
Pour faciliter cette scolarisation obligatoire de tous les enfants de 6 à 16 ans, le présent projet de
loi prévoit que les établissements publics et privés peuvent proposer une éducation religieuse
optionnelle. Cette offre se fait dans le respect du principe de laïcité de l’Etat et les parents sont
entièrement libres d’inscrire ou non leurs enfants à cet enseignement.
Telle est l’économie du présent projet de loi.
L’Assemblée nationale a adopté, en sa séance du vendredi 03 décembre 2004 ;
Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article premier : Il est ajouté, après l’article 3 de la Loi d’orientation de l’Education nationale
n°91-22 du 16 février 1991, l’article suivant :
«Article 3 bis : La scolarité est obligatoire pour tous les enfants des deux sexes âgés de 6 à 16
ans.
L’Etat a l’obligation de maintenir, au sein du système scolaire, les enfants âgés de 6 à 16 ans.
La scolarité obligatoire est assurée gratuitement au sein des établissements publics
d’enseignement.
Il est fait obligation aux parents, dont les enfants atteignent l’âge de 6 ans, de les inscrire dans
une école publique ou privée. Les parents sont tenus de s’assurer de l’assiduité de leurs enfants
jusqu’à l’âge de 16 ans.
Tout enfant âgé de moins de 16 ans et n’ayant pu être maintenu dans l’enseignement général,
est orienté vers une structure de formation professionnelle».
Article 2 : L’article 4 de la Loi d’orientation de l’Education nationale n° 91-22 du 16 février 1991
est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
«Article 4 : L’Education nationale est laïque : elle respecte et garantit à tous les niveaux, la
liberté de conscience des citoyens.
Au sein des établissements publics et privés d’enseignement, dans le respect du principe de
laïcité de l’Etat, une éducation religieuse optionnelle peut être proposée.
Les parents choisissent librement d’inscrire ou non leurs enfants à cette éducation ».
Article 3 : Pour la mise en œuvre du dispositif de scolarisation obligatoire, défini à l’article
premier de la présente loi, l’Etat fournit progressivement à l’Education nationale les moyens
nécessaires avant la fin de l’année 2010.
Jusqu’à cette date, l’obligation faite aux parents, en application du premier alinéa de l’article 3 bis
de la Loi d’orientation de l’Education nationale, ne s’applique que là où une offre de scolarisation
existe au sein d’un établissement public d’enseignement.
24
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Dakar, le 15 décembre 2004
Par le Président de la République : Abdoulaye WADE
Le Premier Ministre : Macky SALL
Exercice
Imagine que tu dois présenter globalement la Loi d’orientation à un collègue qui n’en a
jamais entendu parler. Quelles sont les parties essentielles de cette Loi ?
25
4 ORGANISATION ADMINISTRATIVE, FINANCIERE ET PÉDAGOGIQUE DE L’ÉCOLE
Objectifs :
S’approprier les dispositions essentielles qui organisent l’école sur les plans administratif,
financier et pédagogique.
Résoudre de manière opportune les situations qui se produisent dans le cadre de
l’organisation administrative, financière et pédagogique de l’école.
Introduction
Le jeune enseignant en service dans une école est plongé dans un environnement déjà
structuré sur les plans administratif, financier, pédagogique et relationnel. Son travail en
classe, ses rapports avec ses collègues, les partenaires de l’école et les autorités, sont
encadrés, pour ne pas dire normés par des dispositions législatives (lois) et réglementaires
(décrets, arrêtés, etc.). Très souvent, les écarts de conduite et les problèmes d’adaptation
observés à son niveau procèdent d’une méconnaissance des dispositions essentielles.
Le présent module propose à ce jeune maître, sur la base des ressources mises à
disposition, des activités de réflexion qui lui permettent de s’approprier les connaissances de
base, de manière active et autant que possible autonome. Il comprend deux parties :
l’organisation administrative et financière et l’organisation pédagogique.
SITUATION D’ENTREE
C’est ta première année d’enseignement et ton premier poste. Conscient de tes
insuffisances, tu échange avec ton Directeur au sujet de l’organisation administrative,
financière et pédagogique de l’école pour bien t’intégrer. Ecris cinq questions importantes à
lui poser.
4.1.1 .Exploration
De quelle année date le décret portant organisation de l’enseignement élémentaire? Quels
sont les fonctions du directeur d’école ?
Le règlement intérieur de ta classe interdit les châtiments corporels. Cite le décret de
référence.
Quelles sont les sanctions permises par le même décret ?
4.1.2 .Appropriation
Cas 1 : Cite deux ressources de la coopérative scolaire.
26
Quels sont les types de cotisations des élèves pour la coopérative scolaire?
Donnes deux dépenses éligibles de la coopérative scolaire.
Cas 2 : L’Inspecteur te retourne une demande d’autorisation d’absence que tu lui as
adressée directement.
- Sur quel principe s’appuie-t-il ?
- Quel sens et quelle importance ce principe a-t-il dans le fonctionnement du service ?
- Donne deux situations où le même principe intervient.
Cas 3 : Un maître de CM1 totalise une dizaine de jours d’absences en raison de la maladie
de son enfant. Le directeur, après plusieurs entretiens, en rend compte à l’Inspecteur, ce qui
fâche le maître et contribue à détériorer leurs rapports.
Les absences sont-elles légales ? Pourquoi ?
Quelles leçons en tires-tu par rapport aux obligations de chacun ?
4.1.3 .Approfondissement
Quels sont les missions du Comité de Gestion d’Ecole ?
Comment est composé le Comité de Gestion d’Ecole ?
Cahiers de charges des directeurs et des maîtres du 16/11/1996 ( voir Annexe 9).
Avertissement : Les activités qui suivent ne prétendent pas du tout épuiser tous les aspects
relatifs à l’organisation administrative. Elles invitent à une activité de lecture et d’investigation
qui ouvre la voie de l’autoformation et du développement personnel.
4.2.1 .Exploration
Exercice 1 : Enumère les documents qu’il faut obligatoirement afficher dans la classe.
Au-delà de l’aspect réglementaire, l’affichage a-t-il un autre intérêt ? Si oui, lequel ?
Exercice 2 : Ton Directeur t’exige la présentation du cahier de préparation 24 heures à
l’avance.
As-tu le droit de refuser ? Justifie ta réponse à partir des textes mis à ta disposition.
Exercice 3 : Il n’est pas rare de trouver des enseignants qui corrigent des cahiers, font des
modèles ou des préparations en classe.
Quelle appréciation portes-tu sur cette situation ? Justifie ta réponse à partir de références
précises.
Exercice 4 : Les missions de l’équipe pédagogique se confondent-elles avec celles du
conseil des maîtres ? Trouve les éléments de confirmation dans les textes mis à ta
disposition.
4.2.2 .Appropriation
Cas 1 : Ton école a-t-elle les instruments de gestion qu’il faut pour assurer une relation
efficace avec le milieu. Enumère l’existant. Indique au besoin ce qui manque ou ce qu’il y a
lieu d’améliorer.
Cas 2 : Une hiérarchie des disciplines semble exister dans les classes.
Qu’en penses-tu ?
Peux-tu t’appuyer sur des dispositions législatives ou réglementaires ? Lesquelles ?
Cas 3 : Dans une discussion, un collègue de l’école te tient le propos suivant : «Ma classe,
c’est ma classe ; j’en suis le seul responsable, et ce qui se passe ailleurs ne m’intéresse
pas».
27
Analyse le propos. Note ses limites au regard des orientations actuelles et des innovations en
cours.
Quelles conséquences peut-il avoir sur l’efficacité pédagogique ?
4.2.3 .Approfondissement
Note en direction de la formation présentielle, deux questions sur lesquelles tu souhaites des
explications complémentaires ou que tu voudrais que le formateur aborde
Prolongement possible : La coopérative scolaire peut-elle impacter l’organisation
pédagogique de la classe ? Donne des exemples tirés du décret n° 89-581 du 18 mai 1989
portant Statut des coopératives scolaires.
Exercice :
Contexte : Un collègue, moins expérimenté que toi, a des difficultés d’adaptation au niveau
de l’école, à la fois dans ses rapports avec le Directeur, les collègues et les instances qui
existent. A l’entretien, il révèle une ignorance totale des textes relatifs à l’organisation et au
fonctionnement de l’école.
Consigne : Donne-lui des orientations et des recommandations précises appuyées sur la
réglementation qui existe.
28
Annexe 3
Extrait du Décret n° 79- 1165 du 20 décembre 1979 portant Programmes et horaires de
l’enseignement élémentaire
3°) Les programmes et horaires :
Programmes : Le contenu de ceux – ci a été réétudié en fonction des objectifs fixés par la Loi
d’orientation de l’Education nationale, de manière à articuler l’enseignement sur les disciplines
fondamentales qui sont : les mathématiques, l’étude de la langue et du milieu.
La matière des programmes a été répartie entre les six années d’étude du cycle élémentaire :
Une place de choix a été faite aux disciplines telles que :
« L’éducation morale, civique et sanitaire »
L’éducation physique et sportive
« L’éducation esthétique (dessin, musique et chant) en même temps que le travail
manuel » a été réhabilitée comme facteur du développement de l’intelligence et comme
base d’une future insertion de l’enfant dans le milieu économique et socio – culturel.
Le français est connu comme une langue étrangère et seconde. La méthodologie de son
enseignement visera :
à appréhender la meilleure façon de l’enseignement comme moyen de communication
à perfectionner la pédagogie de l’enseignement de cette langue suivant les techniques
les plus éprouvées, en forgeant les outils facilitant l’apprentissage des langues
nationales.
L’on s’est attaché à révéler à l’enfant le milieu dans lequel il évolue, pour une meilleure prise de
conscience et une connaissance plus approfondie de ce milieu. L’on s’est efforcé de ménager un
élargissement progressif de ces horizons par cercles concentriques.
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
Article premier : L’enseignement élémentaire a pour objet :
d’éveiller l’esprit de l’enfant par des exercices scolaires en vue de permettre l’émergence
et l’épanouissement de ses aptitudes humaines ;
d’assurer la formation physique, intellectuelle, morale et civique de l’enfant ainsi que son
sens critique ;
de faire acquérir les connaissances et mécanismes de base indispensables pour les
acquisitions ultérieures ;
de réhabiliter le travail manuel comme facteur de développement de l’intelligence et
comme base d’une future insertion dans le milieu économique et socioculturel, grâce à
une liaison étroite entre l’école et la vie.
de favoriser la connaissance et la compréhension du milieu physique et social.
L’enseignement élémentaire est sanctionné par le certificat d’études primaires élémentaires.
CHAPITRE II
Autorités scolaires
Article 6 : « L’Inspecteur régional de l’enseignement élémentaire » exerce sa compétence sur
les écoles élémentaires, les centres de formation pédagogique, les collèges d’enseignement
moyen, général et technique, les centres d’enseignement ménager et social, les centres
d’orientation scolaire et professionnelle et les établissements d’Education préscolaire dans le
cadre de la région.
Article 7 : Dans son ressort administratif, « l’inspecteur régional de l’enseignement élémentaire »
est le chef hiérarchique des inspecteurs de l’enseignement élémentaire et de tous les personnels
servant dans les établissements précités.
Il est chargé de la coordination et du contrôle de l’action des inspecteurs départementaux de
l’enseignement élémentaire.
Il exerce son contrôle sur la gestion du matériel et du personnel de la région.
Chef du service régional, il est responsable de tous les problèmes concernant les enseignements
élémentaire et moyen, et l’éducation préscolaire tant auprès du Gouverneur de région que du
Ministre de l’Education nationale.
Article 8 : « L’inspecteur départemental de l’enseignement élémentaire » est le chef
29
hiérarchique du personnel des enseignements élémentaire, ménager et social et des centres
d’orientation scolaire et professionnelle de son ressort.
Il inspecte et note les maîtres en tenant compte, notamment, de leurs qualités pédagogiques,
de leur tenue, de leur dévouement aux tâches éducatives. La note est motivée par un rapport
écrit communiqué au maître intéressé qui en reçoit une copie. Il organise et contrôle les examens
dans sa circonscription selon les modalités prévues par les textes en vigueur. Il préside les
commissions pour les épreuves pratiques et orales du Certificat d’Aptitude Pédagogique (C.A.P),
du Certificat Elémentaire d’Aptitude Pédagogique (C.E.A.P)
Toutefois, les commissions pour les épreuves pratiques et orales du certificat élémentaire
d’aptitude pédagogique peuvent être présidées par un inspecteur adjoint. « L’inspecteur
départemental de l’enseignement élémentaire » est chargé de l’organisation des tâches
administratives propres à sa circonscription et du contrôle de leur exécution. Il veille au respect
des programmes et horaires.
Au début et à la fin de chaque année scolaire, il adresse au Ministre chargé de l’Education
nationale un rapport sur le fonctionnement de sa circonscription tant au point de vue administratif
qu’au point de vue pédagogique.
Article 9 : « L’inspecteur départemental de l’Enseignement élémentaire » est secondé dans ses
fonctions par un ou plusieurs inspecteurs – adjoints. Outre d’autres fonctions dont il pourrait être
chargé par l’Inspecteur départemental, l’inspecteur adjoint peut inspecter les instituteurs adjoints
et les moniteurs et présider les commissions d’examens pratiques du certificat élémentaire
d’aptitude pédagogique (C.E.A.P) et du certificat d’aptitude aux fonctions de moniteurs (C.A.M)
Article 10 : Le Directeur de l’école assure la bonne marche de son établissement.
Il est le conseiller de ses adjoints et peut assister à leur classe. Lorsqu’il est déchargé de classe,
il doit établir son emploi du temps, visiter régulièrement les classes et remplacer dans ses
fonctions, tout maître absent temporairement.
Il veille à la tenue des registres, à l’affichage obligatoire, notamment de l’emploi du temps, de
la répartition mensuelle des matières du programme, du règlement intérieur de l’école et de la
liste des élèves, à la préparation régulière de la classe et à la ponctualité du personnel.
Il est responsable de la liaison avec les familles des élèves ; il est informé des rapports que
ses adjoints peuvent avoir également avec les parents ou tuteurs de leurs élèves. Les employés
subalternes de l’école sont placés directement sous ses ordres.
Article 11 : Le Directeur, après consultation du conseil des maîtres, établit ou centralise et fait
approuver par l’Inspecteur de l’Enseignement élémentaire le règlement intérieur de l’école,
l’emploi du temps de chaque classe et la répartition mensuelle des programmes de l’année
scolaire.
Il fournit périodiquement :
un rapport de rentrée au cours du premier mois ;
un rapport statistique de fin d’année ;
un inventaire du matériel et du mobilier à chaque rentrée.
Il tient à jour, avec la collaboration de ses adjoints :
un registre d’appel par classe ;
un registre matricule des élèves et des maîtres ;
les registres de comptabilité du matériel ;
le fichier des élèves ;
les archives et collections des documents officiels de l’école ;
éventuellement, le registre de comptabilité de la cantine.
Article 12 : Le conseil des maîtres a pour but d’étudier en commun tout ce qui concerne les
horaires, l’organisation du travail, les problèmes pédagogiques, le passage des élèves d’une
classe à l’autre, l’organisation du service et le règlement intérieur.
Il se réunit obligatoirement au moins deux fois par ans au début et à la fin de chaque année
scolaire. Il peut être réuni en cas de nécessité é pour délibérer de toutes les questions
énumérées ci – dessus.
Le conseil des maîtres est présidé par l’Inspecteur départemental de l’Enseignement
élémentaire ou par l’inspecteur adjoint.
Article 13 : Le conseil des maîtres peut siéger en conseil de discipline.
30
Les décisions doivent être prises à la majorité simple des membres ; en cas de partage égal
des voix, celle du président est prépondérante.
CHAPITRE III
Disciplines
Article 14 : Les seules punitions admises dans les écoles élémentaires sont :
la réprimande ;
la retenue après les classes, sous la surveillance du maître chargé de la classe ou du
maître de service ;
l’exclusion temporaire de 1 à 8 jours ;
l’exclusion définitive.
Les châtiments corporels sont interdits.
Article 15 : Les autorités compétentes pour prononcer les punitions sont les suivantes :
le Directeur de l’école, sur proposition d’un maître pour la réprimande et la retenue après
les classes ;
le Directeur de l’école, après avis du Conseil de discipline, pour l’exclusion temporaire ;
l’Inspecteur départemental de l’Enseignement élémentaire doit en être immédiatement
avisé.
l’inspecteur de l’Enseignement élémentaire, sur proposition du Directeur, après avis du
conseil de discipline pour l’exclusion définitive.
Il en est rendu compte immédiatement à l’Inspecteur régional et au Ministre chargé de
l’Education nationale.
Toute décision d’exclusion est portée à la connaissance des parents ou tuteurs.
CHAPITRE IV
Locaux scolaires
Article 16 : Les locaux scolaires et l’ensemble du domaine affecté à l’école sont sous la
surveillance du Directeur.
Ils sont destinés à l’enseignement scolaire mais peuvent également servir aux cours du soir
ou à des actions tendant à la promotion culturelle des habitants du village ou du quartier.
Ils ne peuvent servir à aucun autre usage sans autorisation de l’Inspecteur de
l’Enseignement élémentaire ou du Ministre de l’Education nationale.
Article 17 : Le Directeur de l’école peut interdire l’accès des locaux et des cours de l’école à
toute personne étrangère à l’enseignement, notamment pendant les heures de classe.
Les Gouverneurs, les Préfets, les Sous – Préfets, les Maires, les Présidents des Conseils
ruraux ainsi que leurs adjoints ont libre accès aux écoles de leur région, de leur département, de
leur arrondissement, de leur commune ou de leur communauté rurale.
CHAPITRE V
Dispositions diverses
Article 18 : Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent décret et notamment le
décret n°72-851 du 13 juillet 1972.
Article 19 : Le Ministre de l’Education nationale est chargé de l’exécution du présent décret qui
sera publié avec annexes au Journal Officiel.
Fait à Dakar, le 20 décembre 1979
Par le Président de la République
Léopold Sédar Senghor
31
Annexe 4
Annexe 5
Extrait du Décret n° 89 - 581 sur la coopérative scolaire
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
--------
DECRET n° 89 - 581 du 18 mai 1989 portant Statut des coopératives scolaires
RAPPORT DE PRESENTATION
Les coopératives scolaires sont présentement régies par le décret n°80 - 617 du 20 mai
1980. Cependant, un texte plus récent, la loi n°83-07 du 26 janvier 1983 portant Statut
général des coopératives du Sénégal, sert désormais de cadre juridique unique aux
coopératives de tous types implantées dans notre pays.
Dans son chapitre 11 (Disposition transitoires et diverses), cette loi prévoit « qu’un décret
fixe les conditions de création, de fonctionnement et de dissolution des coopératives
scolaires organisées dans les établissements publics et privés d’enseignement, ainsi que les
attributions de l’autorité de contrôle de ces coopératives.
C’est l’objet du présent projet qui tend par ailleurs à corriger les insuffisances du décret
n°69-817 du 20 mai 1969 notamment par :
- la précision de la procédure à suivre en vue de l’agrément ;
- l’institution d’un encadrement plus étroit et plus rapproché des coopératives ;
- la limitation de l’intervention des adultes dans le fonctionnement et surtout dans la
gestion de la coopérative scolaire ; en particulier, ce projet donne une définition claire du
rôle du conseil de tutelle et détermine les attributions des organes de la coopérative
(assemblée générale, conseil d’administration…) uniquement composés d’élèves.
Enfin, en suggérant une dérogation à certaines dispositions du décret n° 66-458 du 17 juin
1988 portant Règlement de la comptabilité publique de l’Etat, ce projet de décret prévoit la
vente, au bénéfice de la coopérative scolaire, d’objets fabriqués ou de denrées produites par
les élèves des établissements d’enseignement technique ou de formation professionnelle,
des écoles nationales et des centres d’éducation spécialisée.
Ces « pièces pédagogiques » ou « pièces poubelles » et ces denrées dont la production est
financée sur fonds publics étaient perdues pour l’état, pour l’établissement et pour les
fabricants et producteurs.
En les commercialisant, les coopératives scolaires pourraient éviter ce gaspillage et, en
contrepartie, aider les établissements et leurs annexes à s’autofinancer.
Telle est, Monsieur le Président de la République, l’économie de ce projet de décret que je
soumets à votre signature
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
32
dans les écoles nationales de formation professionnelle et dans les centres d’éducation
spécialisée. Il détermine également les attributions des autorités chargées de les contrôler.
33
- le programme d’activités pour le nouvel exercice.
Un état des coopératives et des unions coopératives autorisées à fonctionner sera alors
adressé et publié par arrêté du Ministre de tutelle de l’établissement concerné.
Ampliation de cet arrêté sera adressée au Ministre chargé du contrôle des coopératives.
Article 14 : Le numéro d’agrément comporte :
- l’année de l’agrément ;
- le numéro d’ordre de la région administrative d’implantation de la coopérative.
CHAPITRE 3 : MEMBRES
La coopérative scolaire comprend des membres actifs et des membres honoraires.
Article 15 : Sont membres actifs, les élèves qui adhèrent à ses statuts et qui, par leur
cotisation en nature ou en espèce ou par un travail individuel ou collectif équivalent,
concourent à son développement.
Article 16 : Les membres actifs disposent de droits égaux dans l’administration, la gestion et
le contrôle de la coopérative. Ils sont également soumis aux mêmes devoirs.
Article 17 : La qualité de membre actif se perd :
- d’office, du fait du départ de l’école ;
- par démission ;
- par décès ;
- par exclusion décidée par l’Assemblée générale contre tout membre qui ne paie pas sa
cotisation en espèce ou en nature, ne produit pas un travail équivalent, ne fait preuve
d’aucune activité au sein de la coopération, ne respecte pas les statuts et le règlement
intérieur ou dont le comportement habituel nuit au travail en commun. L’intéressé sera,
au préalable, entendu.
Article 18 : A l’initiative de l’Assemblée générale et avec l’accord de l’intéressé, ou sur la
demande expresse de ce dernier, la décision d’exclusion sera rapportée quand les motifs qui
l’avaient entraînée auront cessé d’exister.
Article 19 : Peuvent être membres honoraires, les anciens élèves regroupés ou non en
amicales, les parents d’élèves, toute personne physique ou morale qui, par son appui, aide
au développement de la coopérative scolaire.
CHAPITRE 4 : ADMINISTRATION
Article 20 : L’Assemblée générale de la coopérative est l’instance souveraine de délibération
et de décision. Les autres instances tiennent d’elles des pouvoirs qui leur sont seulement
délégués.
Article 21 : L’Assemblée générale est composée de tous les membres actifs de la
coopérative. Si la taille de la coopérative le justifie, l’Assemblée des délégués remplace
celles des adhérents.
Dans ce cas, le règlement intérieur fixe la proportionnalité de la représentation soit par
classe ou par établissement, soit au nombre d’adhérents par unité de référence.
Article 22 : L’Assemblée générale se réunit sur convocation du Président du Conseil
d’Administration de sa propre initiative ou à la demande du bureau de la coopérative, des 2/3
des membres actifs ou des commissaires aux comptes.
Article 23 : Lors de la création de la coopérative, l’Assemblée générale dite Assemblée
générale constitutive a pour fonction de :
- vérifier la souscription et la libération des parts sociales dites l’adhésion dont le montant
a été préalablement fixé lors des réunions préparant la création de la coopérative ;
- discuter, amender et adopter le règlement intérieur ;
- élire le conseil d’administration ;
- désigner les commissaires aux comptes.
Article 24 : L’Assemblée générale extraordinaire se réunit pour décider des modifications du
règlement intérieur, de la fusion avec une autre coopérative ou de la dissolution de la
coopérative.
Article 25 : L’Assemblée générale :
- fixe le montant des cotisations exceptionnelles, soit annuelles ou autres ;
- désigne les membres honoraires ;
- prononce l’exclusion ou la réintégration des membres actifs conformément aux articles
34
17 et 18 ;
- approuve l’utilisation des fonds et des biens de la coopérative ;
- en début d’année scolaire, élit en son sein les membres du conseil d’administration en
nombre impair ;
- désigne les responsables des activités spécialisées et, nomment, trois commissaires
aux comptes dont un enseignant, un parent d’élève et un coopérateur ;
- arrête le programme d’activités de la coopération et adopte le projet du budget présenté
par le conseil d’administration ;
- redresse, approuve ou rejette les comptes et le rapport d’activités présenté en fin
d’année scolaire par le conseil d’administration ;
- lui donne ou refuse de lui donner quitus.
Article 26 : L’assemblée générale ordinaire ne peut valablement délibérer que si au moins la
moitié des membres actifs sont présents ou représentés. Ce quorum est porté au 2/3 s’il
s’agit de l’assemblée générale.
Si cette condition n’est pas remplie une deuxième assemblée générale est convoquée au
même lieu et avec le même ordre du jour, au plus tard quinze jours après la date fixée pour
la première assemblée.
La seconde assemblée délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents
ou représentés.
Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés s’il
s’agit de l’assemblée générale extraordinaire.
Article 27 : Le Conseil d’Administration est l’organe d’exécution des décisions prises par
l’assemblée générale. Il dispose des pouvoirs les plus étendus en matière de gestion.
Article 28 : Le Conseil d’Administration doit exercer ses activités avec toute la diligence et la
prudence requises pour une gestion saine et un fonctionnement efficace de la coopérative
et, en particulier :
- diriger les activités de la coopérative conformément aux dispositions du présent décret,
aux orientations et décisions de l’Assemblée générale ;
- tenir ou faire tenir les comptes précis et exacts, le relevé fidèle de l’actif et du passif de
la coopérative ;
- prendre toutes les mesures nécessaires pour la sauvegarde des fonds, avoirs, stocks,
biens et équipements de la coopérative ;
- soumettre en début d’année un programme d’activités et un projet de budget pour
l’exercice qui s’ouvre si l’Assemblée générale ne les élabore pas elle-même.
Article 29 : Le Conseil d’Administration élit en son sein le bureau de la coopérative scolaire
qui doit :
- en fin d’année scolaire, présenter à l’Assemblée générale le rapport d’activités et les
comptes dûment contrôlés par les commissaires aux comptes ;
- appliquer toutes les recommandations des autorités de contrôle afin de redresser les
erreurs ou fautes de gestion signalées dans leur rapport de visités des coopératives ;
- tenir les adhérents périodiquement informés de tous les aspects de la gestion et
développer en eux le sens de la loyauté et de la responsabilité envers leur coopérative.
Article 30 : La composition de ce bureau, les attributions de ses membres, le mode de leur
décision sont fixés par le règlement intérieur de la coopérative.
Article 31 : L’Assemblée générale, le Conseil d’Administration ou le bureau peut s’associer,
chaque fois que de besoin, toute personne dont l’avis serait jugé opportun.
Toutefois, ces personnes n’ont pas de voix délibérative.
35
- les dons ou contributions diverses d’écoles jumelles, de personnes physiques ou
morales, en particulier des membres honoraires, des organisations non
gouvernementales nationales et internationales, des coopératives sœurs ;
- les subventions de l’Etat et des collectivités locales ;
- les intérêts produits par les fonds placés aux comptes d’épargne ;
- par dérogation aux dispositions du décret n°66-158 du 17 juin 1966 portant Règlement
de la comptabilité publique de l’Etat, les ressources provenant de la vente de la
production des ateliers agricoles ou autres, celles découlant de la commercialisation des
« pièces pédagogique » fabriquées par les élèves et dont les intrants ou la matière
d’œuvre ont été payé sur fonds publics, notamment sur les crédits de fonctionnement
des établissement ;
- toute autre libéralité pouvant s’inscrire dans le cadre des objectifs de la coopérative.
Article 33 : Un compte d’épargne doit être ouvert au nom de la coopérative par le maître de
tutelle. Tous les fonds de la coopérative doivent être versés immédiatement dans ce compte,
excepté le fonds de roulement dont le montant maximum sera fixé par le règlement intérieur.
Article 34 : Les dépenses de la coopérative sont :
- l’acquisition du matériel et les intrants nécessaires aux activités de production et au bon
fonctionnement de la coopérative ;
- la participation aux actions de solidarité locale nationale ou internationale ;
- la participation au fonctionnement de la cantine de l’école et au foyer socio-éducatif ;
- le financement des fêtes, des excursions, des voyages éducatifs, des divers
déplacements des coopératives ;
- l’embellissement de l’école ;
- l’achat de tout objet ou appareil permettant de faciliter l’enseignement, de favoriser
l’hygiène à l’école et la santé des élèves, d’équiper ou d’autofinancer les établissements
ou leurs annexes (ateliers par exemple dans les établissements d’enseignement
technique ou professionnel).
Article 35 : Toute autre dépense devra, au préalable, être adressée par le conseil de tutelle
qui en informera aussitôt l’autorité hiérarchique la plus immédiate.
Ne sont exécutoires que les dépenses décidées par l’Assemblée générale ou le Conseil
d’Administration.
C’est également l’une ou l’autre de ces instances qui peut autoriser les retraits de fonds
placés au compte d’épargne.
Article 36 : Les coopératives scolaires sont exercéesdans le cadre de la législation et de la
réglementation en vigueur des taxes intérieures, conformément à l’article 73 de la loi n°83-07
du 28 janvier 1983 portant Statut général des coopératives du Sénégal.
36
- le Conseil de tutelle assiste sans voix délibérative aux réunions de l’Assemblée
générale et du Conseil d’Administration.
Article 40 : Le Conseil de tutelle élit en son sein le maître de tutelle.
Article 41 : Le maître de tutelle supervise et coordonne les activités de la coopérative, sous
le contrôle du Conseil de tutelle.
Il est élu chaque année, il est rééligible. Il assiste sans voix délibérative aux réunions de
bureau.
Article 42 : Le contrôle externe des coopératives est exercé par les services compétents du
ministère chargé du contrôle des coopératives.
Ces services se feront réciproquement tenir copie de leurs rapports.
Article43 : L’autorité de contrôle a pour mission de :
- veiller à l’application des règles régissant les coopératives scolaires ;
- suivre la mise en œuvre de la politique générale concernant les coopératives scolaires
en vue de proposer son adaptation aux besoins nouveaux ;
- instruire et traiter toute question relative à la constitution, à l’enregistrement, à la fusion,
à la scission ou à la dissolution des coopératives ;
- veiller à la tenue correcte et régulière des comptes ;
- arbitrer tout différend au sein d’une coopérative ou entre deux ou plusieurs coopératives
ou unions coopératives.
Article 44 : L’autorité de contrôle peut, en cas de défaillance caractérisée dans la gestion de
la coopérative prendre toutes les mesures conservatoires pour la sauvegarde des intérêts
des adhérents ou des tiers concernés.
Elle peut décider notamment de suspendre le Conseil d’Administration ou le maître de
tutelle.
Dans ce cas, elle fait procéder :
- à la mise en place d’un comité provisoire de gestion parmi les adhérents et chargé de
l’administration de la coopérative en attendant la réunion de l’assemblée générale qui
doit intervenir au plus tard dans le mois qui suit :
- à la réélection d’un autre maître de tutelle pour le restant de l’exercice.
Article 45 : Les commissaires aux comptes nommés dans les conditions fixées à l’article 23
sont chargés de :
- vérifier la tenue des registres et les fonds resté en caisse ;
- contrôler la régularité des opérations effectuées sur le compte d’épargne postal de la
coopérative ;
- s’assurer de la sincérité des inventaires et des comptes présentés par le Conseil
d’Administration.
Les commissaires aux comptes doivent prévenir immédiatement le conseil de tutelle de toute
opération qui leur paraîtrait anormale.
Article 46 : Ils peuvent, en cas d’urgence, demander la convocation de l’Assemblée
générale ou du Conseil d’Administration.
Article 47 : Procès – verbal de la réunion est dressé et envoyé au service régional chargé
de l’encadrement technique des coopératives et au Ministre de tutelle de l’établissement
concerné.
Article 48 : Les registres de la coopérative scolaire sont :
- le registre des procès- verbaux des réunions des instances de la coopérative
(Assemblée générale, Conseil d’Administration, Bureau exécutif) ; les comptes rendus
des évènements notables de la vie de la coopérative y sont également consignés ;
- le registre des procès -verbaux des réunions du conseil de tutelle ;
- un registre d’inventaire des biens matériels de la coopérative ;
- un registre de comptabilité donnant la situation à jour des recettes et dépenses ;
- un registre où sont relevées les opérations de dépôt et de retrait de fonds effectuées sur
le compte de la coopérative.
Article 49 : La gestion de la coopérative est publique. A tout moment, tous les registres
visés à l’article 48 peuvent donc être consultés par les adhérents et par leurs parents, mais
ils ne doivent, en aucun cas, sortir de l’école.
Article 50 : Les registres de trésorerie sont cotés et paraphés par l’autorité hiérarchique
immédiate dont relève l’établissement ou le chef de service régional chargé de
37
l’encadrement technique des coopératives.
CHAPITRE 7 : DISSOLUTION
Article 51 : La dissolution d’une coopérative scolaire peut être volontaire ou prononcée
d’office.
Article 52 : La dissolution volontaire est décidée par l’Assemblée générale extraordinaire
dans les conditions fixées par l’article 26. La décision doit être homologuée par l’autorité
d’agrément. Elle ne prend effet qu’à compter de la date d’homologation.
Article 53 : La dissolution d’office est prononcée par arrêté conjoint du Ministre de tutelle de
l’établissement concerné et du Ministre chargé des coopératives.
Elle peut être prononcée notamment :
- en cas de non fonctionnement de la coopérative pendant deux ans ;
- dans le cas où, en dépit des avertissements de l’autorité de contrôle, des violations des
dispositions régissant les coopératives scolaires continuent à être constatées.
Article 54 : La décision de l’Assemblé générale extraordinaire ou l’arrêté conjoint de
dissolution précisera à quelle(s) coopérative(s) seront dévolus les fonds après règlement du
passif éventuel de la coopérative dissoute.
Article 55 : Les biens matériels acquis par la coopérative sont dévolus soit à l’établissement
ou aux établissements parties à la coopérative soit à d’autres coopératives.
Article 56 : Le présent décret abroge et remplace le décret n°69-617 du 20 mai 1969.
Article 57 : Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, le Ministre de l’Economie et des
Finances, le Ministre de l’Education nationale, le Ministre du Développement rural, le
Ministre de l’Hydraulique, le Ministre de la Santé publique, le Ministre de la Jeunesse et des
Sports et le Ministre du Développement social sont chargés, chacun en ce qui le concerne,
de l’exécution du présent décret qui sera publié au journal officiel.
38
Annexe 6
Extrait du décret 96-1136 du 27 décembre 1996 portant application de la Loi de transfert
des compétences aux régions, aux communes et aux communautés rurales en matière
d’éducation, d’alphabétisation, de promotion des langues nationales et de formation
professionnelle
Titre premier : Dispositions communes
Article premier : En application des articles 5, 40, 41 et 42 de la loi 96.07 du 22 mars 1996
portant transfert de compétences aux régions, aux communes et aux communautés rurales,
l’exercice pour lesdites collectivités locales des compétences en matière d’éducation,
d’alphabétisation, de promotion des langues nationales et de formation professionnelle est
réglementé pour compter du 1er janvier 1997 par les dispositions du présent décret.
Article 2 : Les organes délibérants de la région, de la commune et de la communauté rurale
tiennent chaque année une réunion consacrée à la préparation de la rentrée scolaire.
A la fin de l’année scolaire, chaque collectivité locale entend son organe exécutif sur le bilan
de la gestion de l’année scolaire écoulée.
Article 3 : En cas de crise scolaire, et à l’échelle régionale, communale ou rurale de celle –
ci, suite à des revendications relevant des compétences transférées, le Président du conseil
régional, le maire ou le Président du conseil rural peut mettre sur pied, en liaison avec le
représentant de l’Etat, une structure ad – hoc de recherche de solution regroupant toutes les
parties concernées.
39
l’éducation nationale, le plan régional d’élimination de l’analphabétisme.
Le président du conseil régional assure l’exécution du plan régional d’élimination de
l’analphabétisme et rend compte au conseil.
Article 11 : Le conseil régional peut commander toute étude jugée opportune pour le suivi et
l’évaluation des plans d’élimination de l’analphabétisme
40
Annexe 7
41
Annexe 8
Les instances constitutives de l’organisation coopérative de l’école
Extrait du document Les innovations pédagogiques, ME, DPVE, ÉÉNAS, 2008
Cellule école-milieu Coopérative scolaire Equipe pédagogique
Membres Tous les membres de la communauté Les coopérateurs à savoir : tous les élèves qui ont L’Inspecteur
éducative. L’équipe pédagogique, les cotisé, en espèces, en nature ou par un travail Le Directeur de l’école
élèves, les parents, les anciens élèves, les équivalent. Sont associés, les membres Les Maîtres
personnes ressources, les associations, les d’honneur, le conseil de tutelle, les personnes
autorités civiles, académiques, et ressources.
religieuses, les ONG.
Objectifs Favoriser l’information et les échanges Susciter et renforcer l’esprit de solidarité et de Réfléchir et échanger en vue de
entre l’école et le milieu. Déterminer les démocratie. Développer l’éducation à la gestion et mettre en œuvre une pratique
orientations propres à l’école contenues à l’esprit d’épargne. Favoriser la paix entre les pédagogique et/ou éducative pour la
dans le projet. Susciter la mobilisation de hommes grâce aux échanges scolaires. Servir de réussite du projet d’école et la
ressources humaines, matérielles et support concret à l’enseignement des disciplines formation des élèves.
financières propres à favoriser le dites académiques. Faire gérer par les élèves
développement interactif de l’école et du eux-mêmes les activités du projet
milieu.
Activités Participer à l’élaboration du projet d’école Gérer la coopérative elle-même. Gérer les Elaborer, mettre en œuvre, assurer
(appréciation du projet, choix des activités, activités du projet d’école : l’évaluation interne du projet d’école.
détermination des priorités dans le plan programme, budget, calendrier et exécution des Mettre en cohérence les objectifs et
d’action). Participer à l’exécution et à activités. les pratiques éducatives en vue de la
l’évaluation du projet d’école. réussite du projet d’école.
Cellule école-milieu Coopérative scolaire Equipe pédagogique
Activités Recenser des personnes-ressources et
déterminer leurs modalités d’intervention,
les identifier pour la réalisation des activités
choisies.
Rôles A déterminer en fonction des besoins et du Les instances de décision de la coopérative sont Assurer l’organisation des axes
déroulement du projet d’école. Participation formées uniquement d’élèves. Les adultes ne sont prioritaires du projet d’école.
au fonctionnement de la coopérative présents que pour les guider et les conseiller. Les Déterminer un calendrier
scolaire : les personnes ressources issues instances doivent être renouvelées d’intégration des nouvelles pratiques
de la CEM composent les organes démocratiquement au début de chaque année pédagogiques dans la pratique de
42
consultatifs invités au niveau de scolaire en présence du conseil de tutelle, des classe de chacun des maîtres.
l’Assemblée Générale, du Conseil membres honoraires et des personnes Assurer la polyvalence par
d’Administration du Bureau et auprès des ressources. l’organisation de décloisonnements
commissions spécialisées. ou d’échanges de services,
L’Assemblée Générale (ou A.G) est composée de d’activités communes, dans le cadre
l’ensemble des coopérateurs. Arrête le du projet d’école. Assurer la liaison
programme d’activités et le projet de budget. entre les classes (progressions,
Nomme les commissaires aux comptes et les actions d’évaluation, continuité,
responsables des commissions spécialisées. Fixe parcours scolaires individuels).
le montant des cotisations. Désigne les membres Assurer la continuité entre les cycles
honoraires. dans le cadre du projet d’école.
L’Assemblée Générale élit les membres du Assurer la réflexion collective.
Conseil d’Administration. En présence du conseil Assurer l’analyse des besoins en
de tutelle et des personnes ressources. formation de l’école. Rédiger et
adopter le règlement intérieur de
l’école. Assurer la communication
interne et externe.
L’Inspecteur
Mission d’impulsion : Participation à
l’élaboration des projets d’école de la
circonscription. Participation à la
création d’un partenariat avec les
membres des CEM, les autorités, les
associations. Aide à une meilleure
utilisation des démarches
pédagogiques. Mission d’évaluation :
Fonctionnement des écoles. Mise en
œuvre du projet
Mission d’inspection des maîtres :
Cohérence entre les actions
individuelles des maîtres et la mise
en œuvre commune du projet
d’école. Contrôle des activités des
43
maîtres. Mission de permanence
dans les domaines : de l’animation,
de la formation continuée des
maîtres et des Directeurs d’écoles.
Cellule école-milieu Coopérative scolaire Equipe pédagogique
Le Conseil d’Administration (ou C.A.) est composé Le Directeur d’école
des administrateurs et des responsables des cf. décret 79.1165 du 20/1279
commissions spécialisées. Développer l’animation pédagogique
de l’établissement : Analyser la
réalité locale (analyse de situation) ;
Développer la communication ;
Développer l’expression des
différents acteurs ; Veiller à ce que le
projet prenne en compte les
différentes fonctions de l’école ; Fixer
des objectifs ; Garantir des choix
faits en équipe.
44
Annexe 9
Cahier de charges des directeurs et des maîtres
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple-Un But-Une Foi
45
une séance d'animation pédagogique et culturelle par quinzaine (4 heures);
deux réunions annuelles, l’une au début et l’autre à la fin de l’année avec les
communautés sur les problèmes de l'école, y compris les résultats scolaires des
élèves;
des échanges fréquents entre maîtres, par niveau et entre niveaux;
la promotion de l'école et son ouverture au milieu;
des actions de formation, d'encadrement et de suivi pouvant renforcer les activités
d'enseignement – apprentissage;
des évaluations avec des épreuves standardisées;
des réunions spécifiques sur les activités innovantes avec les enseignants;
une réunion mensuelle de l'équipe pédagogique sur les performances des élèves et
les stratégies pour les améliorer.
Réaliser…
progressivement avec son équipe pédagogique les conditions d'obtention de 60%
des taux de réussite aux examens du CFEE;
des taux de redoublement de 10% au maximum à partir de performances
pédagogiques;
dix heures d'encadrement hebdomadaire : visiter deux maîtres au moins par semaine
pour les Directeurs déchargés avec au moins un rapport d’encadrement par maître et
par an;
deux heures d'encadrement par quinzaine : visiter un maître tous les quinze jours
pour les Directeurs non déchargés;
un contrat d’objectifs avec l’équipe pédagogique;
un contrat d’objectifs avec l’IDEN.
Afficher…
l'emploi du temps des classes;
la liste nominative du personnel;
les statistiques des élèves et du mobilier;
l'emploi du temps du Directeur.
Contribuer…
à la mobilisation sociale pour l'inscription au C.I;
à renforcer le plaidoyer pour la scolarisation et le maintien des filles à l'école;
à l'accès aux pièces d'état civil par l'incitation des populations à déclarer les
naissances à temps;
à la réussite de rencontres initiées par le collectif des directeurs.
Contrôler et viser…
les cahiers de préparation au moins un jour avant;
le cahier de roulement de chaque classe une fois par semaine;
les répartitions mensuelles;
un cahier de leçon par classe et par semaine;
les cahiers de composition.
Proposer…
des sanctions positives;
des sanctions négatives.
46
CAHIER DE CHARGES DES MAÎTRES
DEE
Le maître d'école garantit le savoir scolaire. Il assume les missions fondamentales
d'éducation du futur citoyen. Plus précisément il est responsable de l'encadrement
pédagogique et de l'initiation aux valeurs culturelles et civiques.
Même s'il ne répond pas de toutes les conditions matérielles de son action, son sens de
l'efficacité lui commande d'œuvrer pour que ses élèves :
aient chacun un livre de lecture;
aient un livre de calcul pour deux au plus;
aient chacun quatre cahiers au moins (devoirs, leçons, compositions, rédaction);
aient chacun une ardoise, dans les petites classes;
disposent d'u matériel individuel adapté aux cours.
Pour réaliser les performances que l'institution attend légitimement de lui, le maître se fera
en outre, le devoir de :
Veiller à ce que ses élèves…
s'impliquent effectivement dans toutes les activités péri, para et post scolaires
(UASSU, Théâtre, Parlement des enfants, etc.);
participent à la vie scolaire en respectant le règlement intérieur de l'école;
participent à l'amélioration de l’environnement scolaire (assainissement,
embellissement, reboisement, etc.);
participent à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet d’école.
Faire…
faire aux élèves au moins trois exercices écrits par jour en français, en
mathématiques et dans les disciplines d'éveil;
une révision des acquisitions, par discipline, une fois tous les quinze jours;
une composition tous les deux mois, au moins;
faire des exercices supplémentaires pour les élèves faibles;
faire des travaux à effectuer à domicile;
les corrections régulièrement et les restituer aux élèves;
régulièrement ses préparations écrites et les présenter au moins un jour avant.
Tenir à jour…
un cahier de préparations;
un cahier journal;
un cahier de conseils;
un cahier de visiteurs;
un fichier pédagogique;
un cahier de gestion du patrimoine de la classe;
un registre d'appel;
un cahier de compte-rendu de rédaction;
un cahier de recherche (expérimentation pédagogique ou création d'outils
didactiques).
Afficher…
l'emploi du temps réglementaire;
la planification des activités (répartitions, modules, tableau de spécification);
un tableau signalétique :
- liste nominative des élèves,
- âge,
- scolarité,
- répartition selon le sexe.
le tableau de présence mensuelle;
47
le tableau d'organisation de la classe;
un tableau de récitations et chants (titre des morceaux choisis);
un tableau des statistiques de la classe :
- effectifs,
- mobilier,
- matériels didactiques.
une copie du règlement intérieur de l'école.
Contribuer…
à réduire le taux de redoublement à un niveau maximum de 10% à partir des
performances pédagogiques;
à mettre en place un bon climat dans l'école;
à renforcer l'ordre et la discipline dans l'école;
à renforcer les performances des maîtres et des élèves dans l'école par l’animation
effective de l’équipe pédagogique et de la cellule d’animation pédagogique;
à réduire le taux d'absentéisme et de retard;
à augmenter le temps de travail des élèves;
à promouvoir la négociation sociale avec la communauté;
à l'accès et au maintien des filles à l'école;
à la réalisation de contrats d’objectifs entre :
- l’équipe pédagogique et le directeur,
- l’école et l’IDEN.
48
5 CARRIERE DE L’ENSEIGNANT
Objectifs:
Comprendre les textes relatifs à la carrière d’un enseignant.
Exploiter judicieusement les situations qu’offre le cadre juridique.
Introduction
De plus en plus, les enseignants n’ont pas accès aux textes qui régissent leur carrière
professionnelle. Cette situation explique, en partie, les dysfonctionnements, les conflits dans
le secteur de l’éducation.. Ce module met à la disposition des enseignants un socle
d’informations dont l’assimilation facilitera une meilleure gestion de la carrière.
SITUATION D’ENTRÉE
Citez les catégories d’enseignants qui évoluent dans l’enseignement élémentaire et
préscolaire et classez-les par hiérarchie.
5.1.1 Exploration
Quelles sont les conditions pour un instituteur adjoint de passer instituteur ?
Combien de grades (classes) compte le corps des instituteurs ?
Combien d’échelons compte le premier grade (classe) ?
Quelle est la durée de passage d’un échelon à un autre ?
5.1.2 Appropriation
Cas 1 : Moussa est instituteur de 2 e classe premier échelon depuis octobre 2006 et il avance
régulièrement. A quel grade devrait-il être en octobre 2012 ?
Cas 2 : Samba, instituteur adjoint 2e classe 1er échelon depuis octobre 2000, il obtient le Cap
en 2008. A quel grade devrait-il être reclassé à partir d’octobre ?
49
Recueil de documents pour la formation des Volontaires de l’Éducation, DPVE, ÉÉNAS,
Édition 2008, pages 32 à 35.
5.2.1 .Exploration
Quelles sont les fautes susceptibles d’être commises par les enseignants dans l’exercice de
leur fonction ?
Enumère les types de sanctions prévues graduellement par la réglementation.
Quelle est la sanction prévue pour un enseignant qui abandonne son poste ?
5.2.2 /Appropriation
Cas 1 : pour avoir occasionné des blessures graves à son élève, un enseignant est
condamné à une peine de prison de quatre mois ferme. Quelle sanction administrative
encourt-il ? Quelle est l’autorité qui doit prononcer la sanction ?
Cas 2 : Un enseignant quitte son poste sans autorisation et ne revient qu’un mois plus tard,
sans justification. Quelle sanction est prévue en son encontre ? Quelle est l’autorité qui doit
prendre la sanction ?
5.3.1 .Exploration
Quelles sont les conditions que doit remplir un enseignant pour être un candidat au CAP?
Quel dossier doit-il fournir ?
Combien de parties comporte chacun de cet examen ?
5.3.2 .Appropriation
Cas 1 : Vous êtes titulaire du BAC ou du CEAP. Quelles sont les épreuves que vous ferez à
l’écrit ? (traiter les 2 possibilités).
Cas 2 : En cas d’admissibilité, quelles sont les épreuves que vous ferez à la pratique ?
(traiter les 2 possibilités).
50
Annexe 10
Guide pratique sur la carrière des enseignants, ME, DPVE, ÉÉNAS, Édition 2008.
1.1. Les catégories d’enseignants
Les personnels investis de fonctions d’éducation peuvent être :
fonctionnaires ;
non fonctionnaires engagés par référence à un corps de fonctionnaires ;
contractuels ;
volontaire de l’éducation ;
vacataires.
51
Annexe 11
Extrait de la Loi 61 33 du 15 juin 1961 portant statut général des fonctionnaires
ARTICLE PREMIER : Le présent statut s’applique aux personnes qui, nommées dans un
emploi permanent, ont été titularisées dans un grade de la hiérarchie des corps de
l’administration.
52
par ordre de service signé de l’autorité administrative compétente.
Toutefois, en cas d’urgence, la réquisition peut résulter de la publication, au Journal Officiel,
de la diffusion radiophonique ou de l’affichage sur les lieux de travail, d’un décret requérant
collectivement et anonymement les personnes occupant tout ou partie des emplois énoncés
dans la liste préalablement fixée par décret.
Les fonctionnaires requis conformément aux dispositions ci-dessus et n’ayant pas déféré à
l’ordre de réquisition sont passibles d’un emprisonnement de 6 jours et d’une amende de
20.000 Francs à 100.000 Francs ou de l’une de ces deux peines seulement. Sont passibles
des mêmes peines les fonctionnaires occupant des postes ou fonctions figurant sur la liste
prévue au 10ème alinéa du présent article et qui ont interrompu leur travail en violation des
dispositions du 6ème alinéa.
Indépendamment des sanctions pénales ainsi fixées, les fonctionnaires concernés sont
passibles de sanctions disciplinaires, sans bénéfice des garanties prévues par les articles 46
et 51 de la présente loi.
En aucun cas, l’exercice du droit de grève ne peut s’accompagner de l’occupation des lieux
du travail ou de leurs abords immédiats, sous peine des sanctions pénales prévues au
13ème alinéa du présent article, sans préjudice des sanctions disciplinaires qui pourront être
prononcées sans le bénéfice des garanties prévues par les articles 46 et 51 de la présente
loi.
ARTICLE 8 : Aucune distinction pour l’application du présent statut n’est faite entre les deux
sexes, sous réserve des dispositions spéciales à prévoir par les statuts particuliers.
ARTICLE 9 : Il est interdit à tout fonctionnaire, d’exercer, à titre professionnel, une activité
privée lucrative de quelque nature que ce soit. Il peut être exceptionnellement dérogé à cette
interdiction dans les conditions qui seront fixées par décret réglementant le cumul.
ARTICLE 10 : Il est interdit à tout fonctionnaire, quelle que soit sa position, d’avoir, par lui-
même ou par personne interposée et sous quelque dénomination que ce soit, dans une
entreprise soumise au contrôle de son administration ou service, ou en relation avec son
administration ou service, des intérêts de nature à compromettre son indépendance.
De même, il est interdit à tout fonctionnaire de solliciter ou d’accepter, en échange de
l’exécution du service, soit directement, soit par personne interposée, des usagers du
service public, des dons ou prêts, en nature ou en espèces, des services gratuits ou tarif
minoré ou quelque avantage que ce soit.
ARTICLE 11 : Lorsque le conjoint d’un fonctionnaire exerce une activité privée lucrative,
déclaration doit en être faite au Ministre investi du pouvoir de nomination à l’égard de ce
fonctionnaire.
Le Ministre prend s’il y a lieu les mesures propres à sauvegarder les intérêts de
l’Administration, après avis du Conseil supérieur de la Fonction Publique.
ARTICLE 12 : Les fonctionnaires concourent au fonctionnement de l’Administration et à la
réalisation des objectifs définis par le Gouvernement.
Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution
des tâches qui lui sont confiées.
ARTICLE 13 : Le fonctionnaire chargé d’assurer la marche d’un service est responsable à
l’égard de ses chefs de l’autorité qui lui a été conférée pour cet objet et de l’exécution des
ordres qu’il a donnés.
ARTICLE 14 : Indépendamment des règles instituées dans le Code Pénal en matière de
secret professionnel, tout fonctionnaire est lié par l’obligation de discrétion professionnelle
pour tout ce qui concerne les documents, les faits et informations dont il a connaissance
dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.
Tout détournement, toute communication contraire aux règlements de pièces ou documents
de service à des tiers, sont formellement interdits.
En dehors des cas expressément prévus par la réglementation en vigueur, le fonctionnaire
ne peut être délié de cette obligation de discrétion ou relevé de l’interdiction édictée par
l’alinéa précédent qu’avec l’autorisation du Ministre dont il relève.
ARTICLE 15 : Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de ses fonctions l’expose à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas
échéant, des peines prévues par la loi pénale.
Dans le cas où un fonctionnaire serait poursuivi par un tiers pour faute de service, la
collectivité publique doit couvrir le fonctionnaire des condamnations civiles prononcées
contre lui.
53
ARTICLE 16 : Les fonctionnaires ont droit, conformément aux règles fixées par le Code
Pénal et les lois spéciales à une protection contre les menaces, outrages, injures ou
diffamations dont ils peuvent être l’objet. L’Administration est tenue, en outre, de les protéger
contre les menaces, attaques de quelque nature que ce soit, dont ils peuvent être l’objet à
l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas échéant, le préjudice matériel
qui en est résulté dans tous les cas non prévus par la réglementation sur les pensions.
ARTICLE 17 : Le dossier individuel du fonctionnaire doit contenir toutes les pièces
intéressant sa situation administrative.
Ces pièces doivent être enregistrées, numérotées et classées sans discontinuité.
Les décisions de sanctions disciplinaires et de récompenses qui doivent être écrites, sont
également versées au dossier individuel du fonctionnaire.
Aucune mention faisant état des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de
l’intéressé ne devra figurer au dossier.
ARTICLE 18 : Il est institué un Conseil Supérieur de la Fonction publique. Le Conseil a un
caractère consultatif. Il donne son avis à toutes les questions intéressant les fonctionnaires
ou la Fonction publique du Sénégal. Il est notamment appelé à donner son avis sur les
projets de statuts particuliers des divers cadres de fonctionnaires. La composition,
l’organisation, le fonctionnement et les attributions du Conseil feront l’objet d’un décret pris
en Conseil des Ministres.
ARTICLE 19 : Il est institué dans chaque corps de fonctionnaires :
a) une ou plusieurs Commissions Administratives paritaires ayant compétence dans les
limites fixées par le présent statut et par les règlements d’application en matière
d’avancement exclusivement,
b) un ou plusieurs Conseil de discipline composés en nombre égal de représentants de
l’Administration et de représentants du personnel, choisis parmi ceux de la Commission
administrative paritaire.
Un décret fixera la composition, les attributions ainsi que le mode de désignation des
membres de ces organismes.
Dans ces organismes qui ont un caractère consultatif, les représentants des fonctionnaires
en service dans les corps considérés, sont élus au scrutin secret, les organisations
professionnelles pouvant présenter des candidats.
Dans l’impossibilité de constituer ces commissions administratives paritaires comme prévu à
l’alinéa ci-dessus, il sera procédé, par décret, à la formation de commissions administratives
paritaires ad hoc.
ARTICLE 20 : Nul ne peut être nommé à un emploi dans un cadre de l’Administration de la
République du Sénégal :
1. s’il n’est de nationalité sénégalaise,
2. s’il ne jouit de ses droits civiques et s’il n’est de bonne moralité,
3. s’il ne se trouve en position régulière au regard des lois sur les recrutements de l’Armée,
4. s’il ne remplit les conditions d’aptitude physique exigées pour l’exercice de la fonction et
s’il n’est, reconnu indemne de toute affection ouvrant droit à congé de longue durée,
5. s’il n’est âgé de 18 ans au moins et de 30 ans au plus.
Cette limite peut être prorogée :
a) de la durée des services militaires obligatoires dans la limite de cinq ans,
b) d’un an par enfant à charge dans la limite de cinq,
c) de cinq au maximum dans les cas prévus par les statuts particuliers pour le recrutement
dans certains corps et emplois.
Ces prorogations, qui peuvent se cumuler, ne peuvent en aucun cas avoir pour effet de
porter la limite d’âge au-delà de 35 ans.
ARTICLE 21 : Le candidat devra, en outre, produire pour la constitution de son dossier, les
pièces suivantes :
1. Un extrait d’acte de naissance délivré depuis moins de six mois de date ou, à titre
transitoire, un jugement supplétif régulièrement transcrit,
2. Un extrait de casier judiciaire ayant moins de trois mois de date,
3. Un certificat de bonne vie et mœurs,
4. Un état signalétique des services militaires ou toute autre pièce établissant que l’intéressé
est en règle au regard des lois et règlements sur le recrutement de l’Armée,
5. Les diplômes et les titres universitaires invoqués ou de copies certifiées conformes de ces
diplômes et de ces titres,
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6. Un certificat de visite et de contre-visite délivré par les autorités médicales agréées, datant
de moins de trois mois, indiquant que l’intéressé :
a) est apte au service administratif pour l’emploi postulé, compte tenu des règles édictées
par le statut particulier du corps dont relève ledit emploi,
b) est indemne de toute affection ouvrant droit à un emploi de longue durée.
Lorsque le recrutement de l’un des corps soumis au présent statut s’opère par la voie d’une
école spéciale ou d’une école d’application, les examens médicaux énumérés ci-dessus
doivent être subis préalablement à l’admission à cette école.
Les fonctionnaires qui changent de corps à la suite d’un examen ou d’un concours sont
dispensés de la visite et de la contre-visite médicale, sous réserve que le corps auquel ils
accèdent n’exige pas une aptitude physique spéciale. Ils sont également dispensés de la
production des pièces énumérées au 1°,2°,3°.
ARTICLE 22 : Les emplois concourant au fonctionnement d’un même service administratif
ou relevant d’une même technique administrative déterminée allant de l’emploi le plus bas
au plus élevé, constituent un cadre unique à structure verticale. Les fonctionnaires
appartenant à ce cadre, sont soumis au même statut particulier. Les cadres de subdivisent
en corps.
Constitue un corps, l’ensemble des emplois qui sont réservés, par les textes en
réglementant l’accès, à des agents soumis aux mêmes conditions de recrutement et qui ont
vocation aux mêmes grades.
Les corps sont répartis en cinq hiérarchies : A – B – C – D – E, définies par le niveau de
recrutement ou le degré de qualification es emplois groupés, allant des plus élevés aux plus
bas. Les corps des hiérarchies D et E sont érigés en corps d’extinction.
Le statut particulier de chaque cadre fixera les conditions d’accès aux corps le composant en
prévoyant :
- des modalités de recrutement direct : sur titre ou par concours direct,
- des modalités de recrutement par concours professionnel permettant l’accès à une échelle
de rémunération supérieure à laquelle le candidat appartient.
Dans l’impossibilité d’appliquer ces deux modes de recrutement, les statuts particuliers
pourront n’en retenir qu’un seul. En tout état de cause, le recrutement par qualification
professionnelle quelle qu’en soit la forme, demeure interdit.
Les candidats recrutés sur titre ou par concours direct sont nommés stagiaires. Ils
bénéficient du traitement afférent à l’indice de stagiaire.
Les candidats fonctionnaires issus du concours professionnel sont nommés à l’échelon du
début.
Une indemnité différentielle résorbable par le jeu de l’avancement ou par toute autre
augmentation de traitement sera attribuée aux candidats recrutés par voie de concours
professionnel si l’indice de début du corps d’accès est inférieur à l’indice détenu dans le
corps d’origine.
Les candidats non-fonctionnaires sont nommés stagiaires quel que soit leur mode d’accès
dans un corps et ne bénéficient d’aucune indemnité différentielle. Ces mesures s’appliquent
aux candidats issus des écoles de formation.
ARTICLE 23 : Les facilités de formation professionnelle et d’accès aux corps
hiérarchiquement supérieurs pourront être assurées par réglementation appropriée à tous
les fonctionnaires et non-fonctionnaires ayant des aptitudes nécessaires.
ARTICLE 24 : Pour la constitution initiale d’un corps, il peut être dérogé aux conditions
normales de recrutement prévues au présent titre.
Les fonctionnaires nommés dans le nouveau corps doivent toutefois répondre aux conditions
normales de recrutement prévues au présent titre.
Les fonctionnaires nommés dans le nouveau corps doivent toutefois répondre à des
conditions d’âge et de formation professionnelle équivalentes en moyenne à celles exigées
des fonctionnaires de même grade dans des corps des hiérarchies comparables.
Les fonctionnaires peuvent être exceptionnellement autorisés à changer de cadre ou de
corps, notamment pour des raisons de santé dûment constatées, sous réserve que les
intéressés réunissent les conditions requises pour occuper le nouvel emploi qui doit être
d’une hiérarchie équivalente et que le nouveau corps ne soit pas doté d’une échelle
indiciaire supérieure à celle du corps d’origine.
Le passage dans le nouveau cadre ou nouveau corps est constaté dans les formes prévues
à l’article 4 et il a lieu par assimilation d’indice ou, à défaut, à l’indice immédiatement
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inférieur. Le fonctionnaire conserve le bénéfice de l’ancienneté acquise dans son corps
d’origine et éventuellement une indemnité différentielle dans les conditions fixées par la
réglementation en vigueur.
ARTICLE 25 : Les nominations et les promotions des fonctionnaires appartenant aux divers
corps doivent être publiées au Journal Officiel.
Sauf dérogation spéciale constatée dans l’acte de nomination ou de promotion, elles
prennent effet à compter du jour de la signature.
ARTICLE 26 : Sont considérés comme stagiaires, les agents de l’Administration nommés à
un emploi permanent d’un corps visé à l’article 1er du présent statut, mais dont la
titularisation dans un grade donnant vocation définitive à occuper cet emploi n’a pas encore
été prononcée.
Un décret fixera les dispositions communes applicables aux stagiaires. Ce décret précisera
les dispositions applicables aux stagiaires membres du gouvernement, députés,
ambassadeurs.
ARTICLE 27 : Tout fonctionnaire a droit, après service fait, à une rémunération comportant :
- le traitement,
- l’indemnité de résidence,
- les suppléments pour charges de famille.
Peuvent s’ajouter au traitement des indemnités représentatives des frais ou justifiées par
des sujétions ou des risques inhérents à l’emploi, de même que l’indemnité différentielle
prévue à l’article 24 et, en cas de cumul autorisé, la rémunération du second emploi.
Le régime des rémunérations des fonctionnaires, le régime des indemnités définies ci-
dessus et la réglementation sur les cumuls sont fixés par les décrets pris en Conseil des
Ministres.
Le traitement des fonctionnaires est déterminé par référence à la valeur de l’indice de base
de la grille des traitements publics.
ARTICLE 28 : Le statut particulier de chaque cadre fixera les indices de traitement
correspondant à chaque grade et échelon.
ARTICLE 29 : L’évaluation a pour objectif permanent de donner à l’administration les
moyens de juger de la qualité et de l’efficacité de fonctionnaire.
Elle doit se traduire par une note annuelle chiffrée attribuée à tout fonctionnaire en activité
ou en service détaché. Le pouvoir d’évaluation appartient au chef de service qui est tenu de
l’assurer dans les conditions fixées au présent chapitre.
Les fonctionnaires sont répartis en trois groupes pour l ‘évaluation selon les fonctions qu’ils
assurent :
Groupe I : personnel occupant des fonctions de direction ou de supervision,
Groupe II : personnel occupant des fonctions d’études, de conseil ou de contrôle,
Groupe III : personnel occupant des fonctions opérationnelles.
Les critères entrant en ligne de compte pour l’évaluation sont :
- Pour le personnel de direction ou de supervision
1. Qualités professionnelles
2. Comportement au travail
3. Rendement
4. Aptitude à diriger.
- Pour le personnel d’études, de conseil ou de contrôle,
1. Qualités professionnelles
2. Comportement au travail
3. Rendement
4. Créativité
- Pour le personnel opérationnel
1. Qualités professionnelles
2. Comportement au travail
3. Rendement
4. Capacité d’initiative
Outre les dispositions prévues à l’article 48, la note chiffrée annuelle et l’appréciation globale
portées sur la fiche d’évaluation, sont communiquées à l’agent par le chef de service direct.
Un décret fixe les conditions dans lesquelles les dispositions du présent article sont
applicables.
ARTICLE 30 : La commission administrative paritaire appréciera les droits à l’avancement
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en fonction des éléments contenus dans le dossier et notamment les dernières notes et les
appréciations générales contenues dans les fiches d’évaluation. Les fonctionnaires en congé
de longue durée pour maladie conservent le droit à l’avancement.
Il sera tenu compte, dans ce cas, des dernières fiches d’évaluation avant la maladie ainsi
que l’avancement moyen des fonctionnaires de même grade.
Les dispositions actuelles s’appliquent également aux fonctionnaires investis de fonctions
publiques électives.
ARTICLE 31 : L’avancement des fonctionnaires comprend l’avancement d’échelon et
l’avancement de grade.
ARTICLE 32 : Le grade ou la classe est le titre qui confère à ses titulaires vocation à
occuper l’un des emplois qui leur sont réservés.
L’avancement de grade ou de classe a lieu exclusivement au choix et il est prononcé après
avis de la commission administrative paritaire siégeant en commission d’avancement.
ARTICLE 33 : L’avancement d’échelon se traduit par une augmentation de traitement. Il est
fonction de l’ancienneté du fonctionnaire. L’avancement d’échelon est, en principe, constaté
par l’autorité qui a pouvoir de nomination.
ARTICLE 34 : L’avancement des fonctionnaires a lieu de façon continue d’échelon à
échelon et de grade à grade ou de classe à classe.
ARTICLE 35 : La hiérarchie des grades dans chaque corps et le nombre d’échelons dans
chaque grade seront fixés dans les statuts particuliers des cadres qui détermineront :
1. Le minimum d’ancienneté de services effectifs exigible dans chaque corps pour être
promu au grade supérieur. Les services effectués dans le corps d’origine sont considérés
comme ayant été effectués dans le nouveau corps d’accueil dans le seul cas où les
conditions de recrutement direct, les conditions de recrutement professionnel du corps
d’origine, sont supérieures ou semblables à celles du corps d’accueil.
2. La durée du temps à passer dans chaque échelon. Cette durée peut comprendre les
services militaires qui ne seront utilisés qu’une seule fois dans la carrière.
Dans toute la mesure du possible, le même rythme d’avancement devra être assuré à
l’expiration de l’année à laquelle il est dressé.
ARTICLE 36 : Abrogé
ARTICLE 37 : L’avancement de grade ne peut avoir lieu qu’au profit des fonctionnaires
inscrits à un tableau d’avancement. Le tableau est arrêté chaque année par l’Administration
après avis de la commission administrative paritaire siégeant en commission d’avancement.
ARTICLE 38 : Pour l’établissement du tableau, il doit être procédé à un examen approfondi
de la valeur professionnelle de tous les agents proposables, compte tenu principalement des
notes d’évaluation obtenues par les intéressés et des propositions motivées, formulées par
l’autorité ayant pouvoir de notation.
Les commissions d’avancement classent les agents par ordre de mérite.
Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l’ancienneté. L’autorité ayant
pouvoir de nomination arrête le tableau.
Les promotions doivent avoir lieu dans l’ordre du tableau.
ARTICLE 39 : Les commissions d’avancement seront composées de telle façon qu’en aucun
cas un fonctionnaire d’un grade donné ne soit appelé à formuler une proposition relative à
l’avancement d’un fonctionnaire d’un grade hiérarchique supérieur.
En tout état de cause, les fonctionnaires ayant vocation à être inscrits au tableau
d’avancement, ne pourront prendre part aux délibérations de la commission relative à leur
cas particulier.
ARTICLE 40 : Les tableaux d’avancement doivent être rendus publics par l’insertion au
Journal Officiel dans un délai de quinze jours à partir de la date à laquelle ils auront été
arrêtés.
ARTICLE 41 : En cas d’épuisement du tableau en cours d’année, il peut être procédé à
l’établissement d’un tableau supplémentaire.
ARTICLE 42 : Tout fonctionnaire qui bénéficie d’un avancement de grade est tenu
d’accepter d’emploi qui lui est assigné dans son nouveau grade. Son refus peut entraîner sa
radiation du tableau d’avancement par l’autorité ayant pouvoir de nomination. Cette radiation
peut être prononcée sans intervention des formes prévues au titre V.
ARTICLE 43 : Les sanctions disciplinaires sont :
- pour le premier degré :
a) l’avertissement
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b) le blâme
- pour le deuxième degré
la réduction d’ancienneté ne pouvant excéder 2 ans
- pour le troisième degré
a) la radiation du tableau d’avancement pour 2 ans
b) la rétrogradation
c) l’exclusion temporaire de fonction pour une durée maximale de 6 mois
d) la révocation sans suspension du droit à pension
e) la révocation avec suspension du droit à pension.
L’exclusion temporaire de fonction quelle qu’en soit la durée reste privative de toute
rémunération à l’exclusion des allocations à caractère familial.
Le fonctionnaire révoqué, ou ses ayants cause, s’il ne peut faire valoir ses droits à pension,
peut prétendre, dans les conditions fixées par le régime de retraite du fonctionnaire, au
remboursement des retenues pour la retraite opérées sur son traitement.
L’application de la révocation sans suspension des droits à pension ne fait pas obstacle à
l’application éventuelle des dispositions réglementaires relatives à la déchéance du droit à
pension.
ARTICLE 44 : Le pouvoir disciplinaire appartient à l’autorité investie du pouvoir de
nomination. Toutefois, pour les sanctions des 1er et 2ème degrés, il peut faire l’objet de
délégation à d’autres autorités dans les conditions fixées par décret.
ARTICLE 45 : Les sanctions des 1er et 2ème degrés sont prononcées sans consultation du
conseil de discipline mais, auparavant, le fonctionnaire est tenu, sauf cas de force majeure,
de présenter par écrit ses explications sur les faits qui lui sont reprochés. Le refus de
présenter les explications demandées entraîne automatiquement l’application d’une sanction
du 1er ou du 2ème degré.
ARTICLE 46 : Les autres sanctions disciplinaires sont prononcées après avis du conseil de
discipline.
ARTICLE 47 : Le conseil de discipline est saisi par un rapport émanant de l’autorité ayant
pouvoir disciplinaire qui doit indiquer clairement les faits répréhensibles et, s’il y a lieu, les
circonstances dans lesquelles ils ont été commis.
ARTICLE 48 : Le fonctionnaire incriminé, éventuellement assisté de son conseil, a le droit
d’obtenir, aussitôt que l’action disciplinaire est engagée, la communication intégrale de son
dossier et de tous les documents annexes qui devra lui être faite quinze jours au moins
avant la réunion du conseil de discipline.
Il peut présenter devant le conseil de discipline des observations écrites ou verbales, citer
des témoins et se faire assister d’un défenseur de son choix.
Le droit de citer des témoins appartient également à l’administration.
ARTICLE 49 : S’il ne se juge pas suffisamment éclairé sur les faits reprochés à l’intéressé
ou les circonstances dans lesquelles ces faits ont été commis, le conseil de discipline peut
ordonner une enquête.
ARTICLE 50 : Au vu des observations écrites devant lui et compte tenu, le cas échéant, des
déclarations verbales de l’intéressé et des témoins ainsi que des résultats de l’enquête à
laquelle il a pu être procédé, le conseil de discipline émet un avis motivé sur la sanction que,
lui paraissent devoir entraîner les faits reprochés à l’intéressé et transmet cet avis à l’autorité
ayant pouvoir disciplinaire.
ARTICLE 51 : L’avis du conseil de discipline doit intervenir dans le délai d’un mois à
compter du jour où ce conseil a été saisi.
Ce délai est porté à trois mois lorsqu’il est procédé à une enquête. En cas de poursuite
devant un tribunal répressif, le conseil de discipline peut décider qu’il y a lieu de surseoir à
son avis jusqu’à l’intervention de la décision du tribunal.
ARTICLE 52 : En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu’il s’agisse d’un
manquement à ses obligations professionnelles ou d’une infraction de droit commun, l’auteur
de cette faute peut être immédiatement suspendu par l’autorité ayant pouvoir disciplinaire ou
en ce qui concerne le personnel détaché, par l’autorité auprès de laquelle est prononcée le
détachement, à charge d’en rendre compte dans les meilleurs délais à l’autorité ayant
pouvoir disciplinaire.
La décision prononçant la suspension d’un fonctionnaire doit préciser si l’intéressé conserve
pendant le temps où il est suspendu le bénéfice de son traitement ou déterminer la quotité
de la retenue qu’il subit, qui ne peut être supérieure à la moitié du traitement. En tout état de
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cause, il continue de percevoir la totalité des suppléments pour charge de famille.
Dans le cas d’une suspension immédiate, le conseil de discipline est saisi de l’affaire sans
délai. Celui-ci émet un avis motivé sur la sanction et le transmet à l’autorité ayant pouvoir
disciplinaire.
La situation du fonctionnaire suspendu en application de l’alinéa 1er du présent article doit
être définitivement réglée dans un délai de quatre mois à compter du jour où la décision aura
effet. Lorsqu’aucune décision n’est intervenue au bout de quatre mois, l’intéressé reçoit à
nouveau l’intégralité de son traitement et a droit au remboursement des retenues opérées
sur son traitement.
Ce remboursement est également dû lorsque l’intéressé n’a subi aucune sanction ou n’a été
l’objet que d’un avertissement, d’un blâme ou d’un déplacement d’office.
ARTICLE 53 : Les décisions de sanctions sont versées au dossier individuel du
fonctionnaire intéressé. Il en est de même, le cas échéant, des avis émis par les conseils de
discipline ainsi que de toutes pièces et documents annexes.
ARTICLE 54 : Le fonctionnaire frappé d’une peine disciplinaire et qui n’a pas été exclu des
cadres peut, après trois années s’il s’agit d’un avertissement ou d’un blâme, et cinq années,
s’il s’agit de tout autre peine, introduire auprès de l’autorité investie du pouvoir de nomination
une demande tendant à ce qu’aucune trace de la sanction prononcée ne subsiste à ce
dossier.
Si, par son comportement général, l’intéressé a donné toute satisfaction depuis la sanction
dont il a fait l’objet, il doit être fait droit à sa demande.
L’autorité investie du pouvoir de nomination statue après avis du conseil de discipline.
Pour répondre aux prescriptions de l’article 17 relative à la composition du dossier, celui-ci
devra être reconstitué dans sa nouvelle composition sous le contrôle du conseil de
discipline.
ARTICLE 55 : Tout fonctionnaire est placé dans une des positions suivantes :
1. en activité,
2. en service détaché,
3. en disponibilité,
4. sous les drapeaux.
ARTICLE 56 : L’activité est la position du fonctionnaire qui, régulièrement titulaire d’un
grade, exerce effectivement les fonctions de l’un des emplois correspondants soit qu’il soit
affecté dans un service relevant de l’autorité ayant pouvoir de nomination, soit qu’il soit mis à
disposition d’une autre administration.
ARTICLE 57 : Sont assimilées à la position d’activité, les situations suivantes :
1. le congé annuel avec rémunération d’une durée de trente jours après une année de
service,
2. le congé de maladie,
3. le congé de longue durée,
4. le congé de maternité,
5. le congé sans rémunération pour affaires personnelles durant lequel il est interdit au
fonctionnaire d’exercer une activité privée lucrative,
6. le congé pour examen,
7. l’expectative de départ à la retraite,
8. le stage de formation professionnelle,
9. le maintien par ordre sans affectation,
10. le maintien par ordre sans affectation et sans rémunération de la femme d’un
fonctionnaire ayant suivi son époux, agent de l’état en service dans une mission
diplomatique, sans préjudice des droits à pension de retraite.
ARTICLE 58 : Le régime des congés énumérés à l’article précédent, ainsi que les conditions
dans lesquelles pourront être attribuées des permissions ou des autorisations d’absences,
seront déterminées par décret pris en Conseil des Ministres.
ARTICLE 59 : Un décret pris en Conseil des Ministres déterminera les cas dans lesquels les
fonctionnaires peuvent être maintenus exceptionnellement par ordre, sans affectation.
ARTICLE 60 : Sont obligatoirement mis en expectative d’affectation les fonctionnaires qui,
réunissant les conditions de service exigées pour prétendre à une pension d’ancienneté ont
été déclarés définitivement inaptes au service. Dans ce cas, la mise à la retraite devra être
prononcée dans les six mois suivant la décision du conseil de santé, période pendant
laquelle devront s’effectuer les formalités prévues par la réglementation en vigueur en
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matière de pension.
ARTICLE 61 : Les fonctionnaires qui seront désignés pour suivre des stages de formation
professionnelle, organisés dans l’esprit de l’article 23 du présent statut, bénéficieront
pendant toute la durée de leur stage de la rémunération d’activité correspondant à leur
grade. Des décrets pourront préciser en tant que de besoin des modalités de rétribution des
fonctionnaires suivant la nature des stages.
ARTICLE 62 : Le détachement est la position du fonctionnaire placé hors de son cadre
d’origine, mais continuant à bénéficier dans ce cadre de ses droits à l’avancement et à la
retraite.
ARTICLE 63 : Tout détachement est prononcé soit d’office, soit sur la demande du
fonctionnaire, par l’autorité ayant pouvoir de nomination. Il est essentiellement révocable. En
cas de détachement dans un emploi tel que prévu à l’article 64 ci-dessous, 3ème, la décision
de détachement doit être contresignée par le Ministre dont relève l’emploi de détachement et
pris par le Ministre chargé de la Fonction Publique. Dans les cas prévus à l’article 64, 1er,
2ème et 3ème ci-dessous, le nouvel emploi doit être équivalent à l’ancien
Dans les cas prévus à l’article 64, 5ème ci-dessous, le détachement est accordé de plein
droit.
ARTICLE 64 : Le détachement ne peut avoir lieu que dans l’un des cas suivants :
1. Détachement auprès d’un office, d’une régie, d’un établissement public ou semi-public de
l’Etat ayant son autonomie budgétaire,
2. Détachement auprès des communes et des collectivités locales,
3. Détachement auprès d’une administration pour exercer des fonctions autres que celles
que le fonctionnaire a normalement vocation d’occuper dans son cadre d’origine,
4. Détachement dans les services relevant d’un Etat étranger ou auprès d’organismes
internationaux,
5. Détachement pour exercer une fonction de membre du gouvernement ou d’une fonction
publique élective lorsque ces fonctions empêchent d’assurer normalement l’exercice de sa
fonction,
6. Détachement pour exercer un mandat syndical lorsque le mandat comporte des
obligations empêchant le fonctionnaire d’assurer normalement l’exercice de sa fonction.
ARTICLE 65 : Il existe deux sortes de détachement :
1. Le détachement de courte durée ou délégation,
2. Le détachement de longue durée.
ARTICLE 66 : Le détachement de courte durée ne peut excéder un an ni faire l’objet
d’aucun renouvellement.
En cas de détachement de courte durée, le fonctionnaire peut être remplacé dans son
emploi, sauf s’il s’agit d’un détachement d’office.
A l’expiration du détachement, le fonctionnaire détaché sera réintégré dan son emploi
antérieur s’il n’a pas été remplacé. S’il est remplacé dan son emploi, l’intéressé est d’office
affecté à un emploi similaire à son emploi antérieur.
ARTICLE 67 : Le détachement de longue durée ne peut excéder cinq ans.
Il peut être indéfiniment renouvelé par période de cinq ans, lorsqu’il est prononcé à l’initiative
de l’Administration, à condition que les retenues ainsi que la contribution complémentaire
pour pension aient été effectuées pour la période de détachement écoulée.
Le détachement de longue durée, prévu à l’article 64 (1er, 2ème et 4ème), prononcé sur la
demande du fonctionnaire, ne peut être renouvelé qu’une seule fois.
Aucun fonctionnaire ne peut être détaché sans avoir accompli cinq années de services
effectifs dans son corps.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux fonctionnaires détachés en qualité de député, de
membre du Gouvernement et d’ambassadeur.
Le nombre de fonctionnaires détachés pour une période de longue durée ne peut être
supérieur à 10 % de l’effectif réel du corps.
Le fonctionnaire qui fait l’objet d’un détachement pour une période de longue durée peut être
aussitôt remplacé dans son emploi.
ARTICLE 68 : A l’expiration du détachement de longue durée, le fonctionnaire détaché est
obligatoirement réintégré, à la première vacance, dans son cadre d’origine. Il a priorité pour
être affecté au poste qu’il occupait avant son détachement.
ARTICLE 69 : Le fonctionnaire détaché est soumis à l’ensemble des règles de la fonction
qu’il exerce par l’effet de son détachement.
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ARTICLE 70 : Le fonctionnaire détaché est évalué par le chef de service dont il dépend
dans l’administration ou le service où il est détaché, ses fiches d’évaluation sont transmises
par la voie hiérarchique à son administration d’origine.
En matière d’avancement, le temps de service passé en détachement est pris en compte
pour la totalité de sa durée.
ARTICLE 71 : Dans le cas de détachement prévus à l’article 64 (1er, 2ème et 3ème), le
fonctionnaire détaché percevra la rémunération de son grade dans son cadre d’origine et, le
cas échéant, soit une indemnité de fonction correspondant à la nature de l’emploi, soit une
prime de technicité.
Il n’est pas fait application à cet égard de l’article 93 du code du travail.
Dans le cas de détachements prévus à l’article 64 (4ème, 5ème et 6ème), le fonctionnaire
détaché perçoit pendant le temps de cette situation le traitement et les indemnités afférents
à l’emploi dans lequel il est en service.
Dans tous les cas, la rémunération de l’intéressé est supportée par l’organisme dont relève
l’emploi de détachement.
ARTICLE 72 : Le fonctionnaire détaché supporte, sur le traitement d’activité afférent à son
grade et à son échelon, dans son cadre d’appartenance, la retenue prévue par la
réglementation du régime de retraite auquel il est affilié.
La contribution complémentaire est exigible de l’administration de détachement dans les
mêmes conditions, sauf en ce qui concerne le fonctionnaire détaché pour exercer une
fonction publique élective ou un mandat syndical.
ARTICLE 73 : Lorsque le fonctionnaire est détaché dans un emploi conduisant à pension
suivant le régime, la retenue pour pension est calculée, sauf demande contraire de
l’intéressé, sur le traitement afférent à l’ancien emploi.
ARTICLE 74 : Les fonctionnaires détachés seront réintégrés immédiatement et au besoin en
surnombre dans leur cadre d’origine s’il est mis fin à leur détachement par anticipation, pour
une cause autre qu’une faute commise dans l’exercice de leurs fonctions.
ARTICLE 75 : Les conditions dans lesquelles s’exercent les droits à pension des
fonctionnaires détachés sont celles fixées par le régime général des retraites.
ARTICLE 76 : La disponibilité est la position du fonctionnaire qui, placé hors cadres de son
administration ou service d’origine cesse de bénéficier dans cette position de ses droits à
l’avancement et à la retraite.
ARTICLE 77 : La disponibilité est prononcée par l’autorité investie du pouvoir de nomination,
soit d’office, soit à la demande de l’intéressé.
Il existe en outre, à l’égard du personnel féminin, une disponibilité spéciale prévue à l’article
82.
ARTICLE 78 : La mise en disponibilité ne peut être d’office que dans le cas où le
fonctionnaire, ayant épuisé ses droits au congé de longue durée pour maladie, ne peut, à
l’expiration de la dernière période, reprendre son service.
Dans le cas de la disponibilité d’office faisant suite à un congé de maladie, le fonctionnaire
perçoit pendant six mois la moitié de son traitement d’activité et la totalité des suppléments
pour charge de famille. A l’expiration de cette période de six mois, il ne perçoit plus aucune
solde, mais il conserve ses droits à la totalité des suppléments pour charge de famille.
ARTICLE 79 : La durée de la disponibilité prononcée d’office ne peut excéder une année.
Elle peut être renouvelée à deux reprises pour une durée égale.
A l’expiration de cette durée, le fonctionnaire doit être, soit réintégré dans les cadres de son
administration ou service d’origine, soit mis à la retraite, soit, s’il n’a pas droit à pension, rayé
des cadres par licenciement.
Toutefois, si à l’expiration de la troisième année de disponibilité, le fonctionnaire est inapte à
reprendre son service mais qu’il résulte d’un avis du conseil de santé après examen d’un
médecin assermenté, qu’il doit normalement pouvoir reprendre ses fonctions avant
l’expiration d’une nouvelle année de disponibilité, il pourra faire l’objet d’un renouvellement.
ARTICLE 80 : La mise en disponibilité sur demande de l’intéressé peut être accordée dans
les cas suivants :
a) accident ou maladie grave du conjoint ou d’un enfant malade : la durée de cette
disponibilité ne peut excéder trois années, mais peut être renouvelable à deux reprises pour
une durée égale,
b) études ou recherche présentant un intérêt général : la durée de cette disponibilité ne peut
excéder trois années, mais peut être renouvelée une fois pour une durée égale,
61
c) pour contracter un engagement dans une formation militaire : la durée de cette
disponibilité ne peut excéder trois années, mais peut être renouvelée une fois pour une
durée égale,
d) pour toute raison jugée valable par l’administration : la durée de cette disponibilité ne peut
excéder un an, mais est renouvelable une fois pour une durée égale.
L’autorité ayant prononcé la disponibilité peut, à tout moment, contrôler si l’activité du
fonctionnaire mis en disponibilité correspond réellement aux motifs pour lesquels il a été
placé dans cette position. Les résultats de ces enquêtes sont consignés au dossier individuel
de l’intéressé.
Si l’activité de l’intéressé ne correspond pas à ces motifs, et si en particulier elle apparaît de
nature à compromettre les intérêts de l’Etat, il peut être mis fin aux décisions de mise en
disponibilité, sans préjudice de l’application des sanctions disciplinaires ou pénales dont
l’intéressé serait passible.
ARTICLE 81 : La disponibilité peut être également prononcée sur la demande du
fonctionnaire pour exercer une activité relevant de sa compétence, dans une entreprise
publique ou privée, à condition :
a) qu’il soit constaté que cette mise en disponibilité est compatible avec les nécessités du
service,
b) que l’intéressé ait accompli au moins dix années de service effectif dans l’Administration,
c) que l’activité présente un caractère d’intérêt public à raison de la fin qu’elle poursuit ou de
l’importance du rôle qu’elle joue dans l’économie du Sénégal,
d) que l’intéressé n’ait pas eu, au cours des cinq dernières années, soit à exercer un
contrôle sur l’entreprise soit à participer à l’élaboration ou à la passation de marché avec
elle.
La disponibilité prononcée en application du présent article ne peut excéder trois années ;
elle peut être renouvelée une fois pour une durée égale.
ARTICLE 82 : La mise en disponibilité est accordée de droit et sur sa demande à la femme
fonctionnaire ayant au moins deux enfants dont l’un est âgé de moins de cinq ans ou frappé
d’une infirmité exigeant des soins continus.
La mise en disponibilité peut être accordée sur sa demande à la femme fonctionnaire pour
suivre son mari si ce dernier est astreint à établir sa résidence habituelle à raison de sa
profession en un lieu éloigné du lieu de l’exercice des fonctions de la femme.
Ces mises en disponibilité dont la durée est de deux ans peuvent être renouvelées à la
demande de l’intéressé aussi longtemps que sont remplies les conditions requises pour les
obtenir.
ARTICLE 83 : Le fonctionnaire mis en disponibilité sur sa demande n’a droit à aucune
rémunération.
Toutefois, dans le cas prévu à l’article 82, alinéa 1er, la femme fonctionnaire perçoit la
totalité des allocations à caractère familial.
ARTICLE 84 : Le fonctionnaire mis en disponibilité sur sa demande doit solliciter sa
réintégration deux mois au moins avant l’expiration de la période en cours.
Cette réintégration est de droit à l’une des trois premières vacances si la durée de la
disponibilité n’a pas excédé trois années.
A l’expiration de la période de disponibilité prévue à l’article 80 alinéa d) est considéré
comme démissionnaire, le fonctionnaire qui n’a pas sollicité, soit sa réintégration, soit le
renouvellement de sa disponibilité lorsque celui-ci est prévu.
ARTICLE 85 : Le fonctionnaire mis en disponibilité qui, lors de sa réintégration refuse le
poste qui lui a été assigné, peut être révoqué après avis du conseil de discipline.
ARTICLE 86 : Le fonctionnaire incorporé dans une formation militaire pour le temps de
service légal est placé dans la position dite « sous les drapeaux ». Il perd son traitement
d’activité et ne perçoit plus que la solde militaire.
Le fonctionnaire qui accomplit une période de réserve ou d’instruction est mis en congé avec
traitement pour la durée de cette période.
ARTICLE 87 : La cessation définitive de fonction entraînant radiation des cadres et perte de
la qualité de fonctionnaire résulte :
1. de la démission régulièrement acceptée,
2. du licenciement,
3. de l’admission à la retraite,
4. de la perte de la nationalité.
62
ARTICLE 88 : Sauf dans le cas considéré à l’article 84, dernier alinéa, la démission ne peut
résulter que d’une demande écrite de l’intéressé marquant sa volonté non équivoque de
quitter les cadres de son administration ou service. Elle n’a d’effet qu’autant qu’elle est
acceptée par l’autorité investie du pouvoir de nomination et prend effet à la date fixée par
cette autorité.
La décision de l’autorité compétente doit intervenir dans le délai d’un mois.
ARTICLE 89 : L’acceptation de la démission la rend irrévocable.
Elle ne fait pas obstacle, le cas échéant, à l’exercice de l’action disciplinaire, en raison de
faits qui n’auraient été révélés à l’administration qu’après cette acceptation.
Si l’autorité compétente, refuse d’accepter la démission, l’intéressé peut saisir la
Commission administrative paritaire. Celle-ci émet un avis motivé qu’elle transmet à l’autorité
compétente.
ARTICLE 90 : Le fonctionnaire qui cesse ses fonctions avant la date fixée par l’autorité
compétente pour accepter la démission est licencié. S’il a droit à pension, il peut subir une
retenue sur les premiers versements qui lui ont faits à ce titre à concurrence d’un cinquième
du montant de ces versements.
Un décret fixera les modalités d’application des versements considérés.
De même, le fonctionnaire qui abandonne son poste est considéré comme démissionnaire.
Un décret fixera les modalités d’application de l’abandon de poste.
ARTICLE 91 : En cas de suppression d’emplois permanents occupés par des
fonctionnaires, ces derniers ne peuvent être licenciés qu’en vertu d’un décret de
dégagement de cadres prévoyant notamment les conditions de préavis et l’indemnisation
des intéressés.
ARTICLE 92 : Le fonctionnaire qui fait preuve d’insuffisance professionnelle est, s’il ne peut
être reclassé dans une autre administration ou service, soit admis à faire valoir ses droits à
la retraite, soit licencié. La décision est prise par l’autorité ayant pouvoir de nomination.
Annexe 12
Décret 99 908 du 19 février 1999 fixant le régime des MC
Chapitre premier: DISPOSITIONS GENERALES
Article premier : Par dérogation aux dispositions du décret n°74-347 du 12 avril 1974, il est
crée une catégorie d’enseignants dénommés « maîtres contractuels ».
Article 3 : Les maîtres contractuels sont recrutés pour servir à l'échelon régional. Ils peuvent
participer à une mutation au niveau régional au terme de deux ans de service dans un
établissement. Des permutations d'une région à une autre peuvent être autorisées pour les
maîtres contractuels ayant effectué au moins deux ans de service.
Article 4 : Les maîtres contractuels sont recrutés à la première catégorie, parmi les
volontaires de l'éducation ayant servi au moins pendant quatre ans. Le recrutement se fait
sur la base d'un contrat dont le modèle est annexé au présent décret.
Article 5 : L'emploi des maîtres contractuels comprend douze catégories. Le passage d'une
catégorie à l'autre se fait tous les deux ans et en fonction du mérite et du professionnalisme
du maître. Les modalités d'évaluation sont celles prévues par le décret n° 98-286 du 26 mars
1998. Par dérogation aux textes réglementaires afférents à l'indemnité spéciale
d'enseignement et aux indemnités représentatives de logement attribuées aux enseignants
le salaire brut global correspondant à chaque catégorie est fixé conformément au tableau
joint en annexe.
63
Chapitre III : DROITS, DEVOIRS ET SANCTIONS DISCIPLINAIRES
Article 6 : Les maîtres contractuels sont soumis aux règles de la déontologie et de la morale
de leur profession.
Article 7 : Les sanctions disciplinaires applicables aux maîtres contractuels sont les
suivantes :
- l’avertissement ;
- le blâme ;
- la mise à pied de un à huit jours ;
- le licenciement.
L’inspecteur d’académie a compétence pour les trois premiers niveaux de sanction. Le
licenciement est du ressort du Ministre chargé de la Fonction Publique.
Article 8 : Les maîtres contractuels ont droit à un congé annuel, avec salaire, d'une durée
de soixante jours consécutifs. Ce congé est exclusivement pris pendant les vacances
scolaires.
Article 9 : Des autorisations exceptionnelles d'absence non déductibles des congés annuels
peuvent leur être accordées, sur leur demande, par les autorités académiques
conformément à la réglementation en vigueur, après un avis obligatoire et motivé de leur
supérieur hiérarchique direct.
Article 10 : Des permissions exceptionnelles d'absence, avec rémunération, peuvent être
accordées, dans la limite de dix jours par an; au maître contractuel, à l'occasion des
évènements familiaux suivants:
- mariage du maître contractuel - 03 jours
- naissance ou baptême d'un descendant du 1er degré - 02 jours
- décès du conjoint, du père, de la mère ou d'un descendant du 1er degré.- 02 jours
- décès d'un autre ascendant ou d'un autre descendant, d'un frère ou d'une sœur. - 02 jours
- mariage d'un descendant du 1er degré d'un frère ou d'une sœur.- 1 jour
Article 11 : En cas de maladie dûment constatée et mettant le maître contractuel dans
l'impossibilité d'exercer ses fonctions, il est mis en congé de maladie.
Article 14 : Le maître contractuel ayant obtenu pendant une période de douze mois
consécutifs des congés de maladie d’une durée totale de six mois et ne pouvant à
l’expiration de son dernier congé reprendre service, est licencié ou mis à la retraite anticipée,
s’il remplit les conditions.
Six semaines avant l'accouchement 'l'intéressée sera placée en congé de maternité, sur sa
demande appuyée d'un certificat médical, délivré par les autorités médicales, précisant la
date présumée de l'accouchement. Ce congé, quelle que soit la date d'entrée en jouissance,
prendra fin huit semaines après l'accouchement. Cette suspension peut être prorogée de
trois semaines en cas de maladie dûment constatée et résultant de la grossesse ou des
couches.
64
Article 16 : Si au terme du délai de huit semaines, la maîtresse contractuelle n'est pas en
état de reprendre ses fonctions, elle pourra obtenir, sur production d'un certificat médical
délivré par un médecin agrée, un congé de maladie dans les conditions prévus aux articles
11, 12, 13 et 14.
Article 18 : Le licenciement d'un maître contractuel ouvre droit, sauf cas de lourde faute
lourde, à une indemnité de licenciement. Cette indemnité est représentée, pour chaque
année de présence continue dans l’enseignement, par un pourcentage déterminé du salaire
global mensuel moyen des douze mois d’activités qui ont précédé la date de licenciement
En cas de décès du maître contractuel, l’indemnité visée au présent article est versée à ses
ayants droit.
Article 19 : L'âge normal de départ à la retraite est celui fixé par le régime national
d'affiliation en vigueur.
L'indemnité de licenciement n'est pas due lorsque le maître contractuel cesse définitivement
son service pour entrer en jouissance d'une allocation de retraite.
Toutefois, il lui est versé une allocation spéciale dite " indemnité de départ à la retraite".
Cette indemnité est représentée, pour chaque année de présence, par un pourcentage du
salaire global mensuel moyen des douze derniers mois d`activité qui ont précédé la date de
départ à la retraite. Entrent dans le décompte de ce salaire moyen toutes les prestations
constituant une contrepartie du travail, à l'exclusion de celles ayant le caractère de
remboursement de frais. Les pourcentages sont fixés comme suit :
Dans le décompte effectué sur les bases indiquées ci-dessus, il doit être tenu compte des
fractions d'années. Le maître contractuel peut être autorisé à jouir de sa retraite par
anticipation. L'indemnité de départ à la retraite est, dans ce cas réduite aux pourcentages
suivants :
PERIODE D'ANTICIPATION
65
moins de deux ans 90 %,
moins d'un an 95 %.
En cas de décès, l’indemnité de départ à la retraite n'est pas due aux ayants droit du maître
contractuel.
66
6 CONGES ET ABSENCES DES ENSEIGNANTS
Objectifs:
comprendre les textes relatifs au régime des congés et absences des personnels.
exploiter judicieusement toutes les situations y afférant conformément aux
procédures administratives en vigueur.
Introduction
De plus en plus, le traitement des cas d’absence des personnels enseignants se fait de
manière peu conforme aux procédures administratives en vigueur. Il résulte de cette situation
des dysfonctionnements aux conséquences préjudiciables au climat de travail et au
fonctionnement de l’école.
absences non justifiées réduisant le temps d’apprentissage des élèves ; ;
conflits entre directeur et adjoints compromettant sérieusement l’unité et la cohésion
de l’équipe pédagogique ;
récriminations des parents d’élèves constituant un obstacle à la relation école-
communauté.
Pour corriger tous ces manquements, il s’avère nécessaire de fournir à l’enseignant les
informations relatives aux congés et absences et toute la procédure y afférant.
SITUATION D’ENTRÉE
Neuf semaines après son accouchement une enseignante ne rejoint pas son école sous
prétexte qu’elle est encore trop faible pour reprendre.
Que doit-elle faire pour être en règle avec l’administration ?
6.1.1 .Exploration
Distinguer les différents types de congés.
Citez deux congés sans solde.
Quelle est la durée du congé de maternité ?
Citez trois maladies qui peuvent occasionner la mise en congé de longue durée de
l’enseignant.
6.1.2 .Appropriation
Cas 1 : Une institutrice musulmane a perdu son mari à la date du 27 juillet 2005 ; elle pense
demander un congé de retraite veuve.
Cas 2 : Un instituteur atteint de tuberculeuse est mis en congé de longue durée. Se sentant
mieux après 18 mois, il sollicite un emploi de surveillant dans une école privée pour arrondir
ses fins de mois.
Cas 3 : Un enseignant malade adresse à son inspecteur le 2 mai 2005 une autorisation pour
jouir de son congé annuel pour se soigner dans son village.
67
Analyse ces cas et conseille utilement ces enseignants en respectant les textes
réglementaires.
6.2.1 .Exploitation
Qu’est-ce qu’une absence légale ?
Un enseignant qui se marie a droit à combien de jours ?
Quelle est l’autorité habilitée à accorder cette permission ? Quelle est la procédure à
engager dans ce cas ?
6.2.2 .Appropriation
Cas 1 : Une enseignante en service à Dakar doit aller se marier à Ziguinchor et sollicite une
autorisation d’absence d’une semaine.
Cas 2 : Un enseignant fonctionnaire perd son père. Il sollicite une autorisation de 8 jours pour
les cérémonies du 3° et du 8° jour.
Cas 3 : Un enseignant fonctionnaire sollicite une autorisation d’absence de 3 jours pour se
rendre au village pour assister aux funérailles du père de son ami.
Analyse ces cas et trouve leur des solutions en sauvegardant les intérêts des concernés tout
en ne violant pas la législation.
6.3.2 Appropriation
Cas 1 : Un enseignant appelle au téléphone son inspecteur pour lui signifier que son
marabout avait besoin de lui. Il quitte son poste le même jour et devient injoignable.
Cas 2 : Après son congé de maternité, une enseignante se présente à l’école tous les jours à
9 heures et clame partout qu’elle prend son heure d’allaitement.
68
Cas 3 : Un enseignant, avant l’expiration du délai de mise en demeure, répond à la demande
d’explications (en fournissant des raisons non fondées) et rejoint son poste. Son directeur lui
interdit l’accès de la classe.
Consignes : Analyse ces cas et trouve leur des solutions conformes aux textes.
Exercice
Contexte : Un enseignant bénéficie d’une autorisation d’absence pour son mariage le 2 mai.
Le 10 mai il ne rejoint pas son poste et reçoit une demande d’explication. Que doit-il faire ?
Consigne : Analysez ce cas dans tous ses aspects : la procédure engagée, les effets
administratifs et financiers.
69
7 AUTORITES
Objectifs: manifester sa compréhension des textes relatifs aux autorités scolaires et autorités
administratives et autorités locales.
Utiliser les textes relatifs aux autorités scolaires, administratives et locales pour résoudre des
situations professionnelles.
Introduction
La pluralité des autorités, intervenant directement ou pouvant intervenir dans le champ
scolaire, la diversité des textes encadrant les missions de ces différents acteurs justifient la
construction d’une partie qui rassemble l’ensemble de ces textes. Il s’articule autour de deux
points : les autorités scolaires, les autorités administratives.
SITUATION D’ENTRÉE
Lors de sa tournée économique, les parents d’élèves signalent au sous-préfet les absences
répétitives d’un enseignant de l’école de leur village. Celui-ci adresse une demande
d’explication au directeur qui refuse d’y apporter une réponse estimant qu’il n’a pas de
compte à lui rendre. Qu’en pensez-vous ?
7.1.1 .Exploration
De quelle autorité dépendent les enseignants d’une école ?
Quelles sont les différentes autorités scolaires ?
7.1.2 .Appropriation
Cas 1 : L’inspecteur départemental délègue le président du CODEC pour présider une
commission pour les épreuves pratiques et orales du CEAP. Le candidat estime que la
commission est incompétente contrairement à son directeur.
Cas 2 : L’inspecteur d’académie arrive dans votre école pour effectuer un contrôle aussi bien
du matériel que du personnel. Le directeur lui oppose avec la courtoisie nécessaire, une fin
de non-recevoir.
70
7.2.2 .Appropriation
Cas 1 : Le préfet nouvellement affecté dans votre département, il donne l’ordre à l’inspecteur
départemental de muter son épouse, institutrice adjointe principale, comme surveillante au
niveau du collège le plus proche de sa résidence.
Cas 2 : Pour gérer un conflit entre deux enseignants de même établissement de son ressort
l’inspecteur départemental prend un ordre de service pour mesure conservatoire affectant l’un
dans un autre établissement. Il fait une ampliation au préfet du département qui aussitôt
annule la décision.
Exercice
Contexte : Un jeune maître vous demande de l’informer sur les conditions d’obtention d’une
autorisation d’absence.
Consigne : Précise les conditions de même que les modalités à suivre.
Situation d’intégration
Contexte : Le sous-préfet accorde à un directeur chargé d’école une autorisation d’absence
de 3 jours. Au 2ème jour, l’adjoint de l’inspecteur de l’Education et de la Formation passe,
constate l’absence et lui adresse une demande d’explication sous-pli remise au chef de
village. A son retour le concerné estime qu’il est dans ses droits et par conséquent décide de
ne pas répondre.
Consigne : Analyse ce cas et propose une solution conforme aux textes en vigueur.
ANNEXES
Situation 1 LO
Contexte : Vous avez lu la Loi d’orientation de l’éducation nationale n° 91 – 22 du 16
février 1991etla loi no 2004 – 37 du 15 décembre 2004, vous devez expliquer à
l’Association des Parents d’Elèves la place de l’éducation et les opportunités que
l’Education nationale leur offre.
Consignes
1. Cite trois rôles essentiels de l’éducation nationale.
2. Indique les actions préconisées par la loi pour faire acquérir la
capacité de transformer le milieu et les hommes.
3. Cite les principes sur lesquels reposent l’éducation nationale.
Réponses
Question 1
1°) Préparer les conditions d’un développement intégral.
2°) Promouvoir les valeurs dans lesquelles la nat ion se reconnaît.
3°) Elever le niveau culturel de la population,
Question 2
1°) Assurer une formation qui lie l’école à la vie, la théorie à la pratique, l’enseignement à la
production,
2°) Adapter les contenus, objectifs et méthodes aux besoins spécifiques des enseignés,
3°) Etablir entre les différentes filières et les différents paliers de l’éducation les passerelles
indiquées
4°) Mettre en place une éducation spéciale
Question 3
L’Education nationale est placé sous la responsabilité de l’état
L’Education nationale est laïque
L’Education nationale est démocratique
L’Education nationale est sénégalaise et africaine
71
L’Education, nationale est permanente et au service du peuple sénégalais
L’Education, nationale est permanente et au service du peuple sénégalais
Situation 3 (Partenariat)
Réponse
1:Comités Départementaux de Coordination et de Suivi (CDCS) ; Comites Locaux de
l’Education et de Formation (C.L.E.F.) ; les Comité de Gestion d’Ecole (C.G.E)
2: Le CGE en rapport avec la commission chargée de l’éducation de la collectivité dont
dépend votre établissement.
Contexte:
Le jour de la rentrée des classes et des portes ouvertes, organisées par votre école, le Préfet
préside les cérémonies. Deux de tes collègues discutent de celui qui doit effectivement
présider ces rencontres, quand le député élu au nom de la localité est présent.
Consigne:
Explique-leur, à la lecture du décret n°72-636 du 29 Mai 1972 modifié par le décret n° 96-228
du 22 mars 1996, relatif aux attributions des chefs de circonscriptions administratives et des
chefs de villages, pourquoi le protocole donne au Préfet le pouvoir de présider.
.
Réponse:
72
Le préfet représente le Président de la République qui, dans le protocole, est au dessus des
autres institutions.
L’ordre de préséance place alors l’exécutif devant les autres institutions.
Réponse:
Article 10 du décret 79-1165 20-12-1979: Le directeur de l’école assure la bonne
marche de son établissement. Il est le conseiller de ses adjoints et peut assister à
leur classe. Il doit visiter régulièrement les classes et remplacer dans ses fonctions,
tout maître absent temporairement. Il veille à la tenue des registres, à l’affichage
obligatoire notamment de l’emploi du temps, de la répartition mensuelle des matières
du programme, du règlement intérieur de l’école et de la liste des élèves, à la
préparation régulière de la classe et à la ponctualité du personnel.
73
Motif : participer au mariage de Alphonse NDECKY et de Noelle BASSENE
en qualité de témoin à la mairie de (ou à la communauté rurale de)…….
(Signature)
Nafi I 1/3
Lieu de service Localisation (IA de + IDEN de)
La date
A Monsieur le Ministre…………..
Objet : Demande d’autorisation de sortie du territoire
Référence : Invitation ou convocation
Monsieur le Ministre
Je sollicite une autorisation de sortie du territoire allant
du……………………au…..…………………
Motif : Pour me rendre au Japon
(Signature)
74
Situation 8 (Congé de longue durée)
Contexte : Amina ne se porte pas bien ; le médecin lui signifie qu’elle a la
tuberculose très aigue et qu’elle doit éviter les élèves. Par peur de perdre son
salaire, elle continue venir au travail. Mis au courant de la situation, tu
l’informes des démarches administratives qu’elle doit faire pour être en règle.
Consigne :
Pour la convaincre cite les maladies retenues par le décret 63-01162 donnant
droit à un congé.
Aide-la à rédiger une demande de congé de maladie.
La tuberculose
La maladie mentale
L’affection cancéreuse
La poliomyélite
La lèpre
La trypanosomiase
La cardiopathie décomposée
La néphrite chronique hypertensive
Les complications paralytiques graves
Les affections nerveuses
La cérébroméningée
Amina +Grade (VE ou MC ou IA ou I) +
Lieu de service Localisation (IA de + IEF de)
La date
A Monsieur le Ministre de l’Education
Sous couvert /voie hiérarchique
Objet : Demande de congé de maladie
Pièces jointes :
- Certificat médical du médecin
Monsieur le Ministre
Je sollicite un congé de longue durée allant
du……………au…..………
Motif : je suis atteinte de……………………………….
2Décret 63.0116 du 19/2/63 fixant le régime des congés, permissions et autorisations d’absence des fonctionnaires
(article14)
75
Inspection d’Académie de …………….
______________
ECOLE ……………………………………………………………………………..
_________________
Cellule d’animation Pédagogique et culturelle de ……………………………………………..
Séance du : ____________________________________________________________________
Lieu :
__________________________________________________________________________
Effectif : _____________ Présents : __________ absents :
_______________________________
Prénoms
Thème(s) et Nom des absents : ____________________________________________________
: ………………………………………………………………………………………………
________________________________________________
Objectifs : ………………………………………………………………………………………………
Stratégies : ………………………………………………………………………………………………
Idées maîtresses ou questions soulevées (à retenir) : …………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………..............................................................................................
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………..............................................................................................
Questions soumises à l’arbitrage de l’IEF :
…………………………………………………………………………….…………………………………………
………………………………..............................................................................................
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………....................................................................................
Observations Générales
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………..............................................................................................
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………..............................................................................................
Réponses
Mettre toutes mes forces : venir à l’heure, venir tous les jours, préparer et
mettre en œuvre avec application, ...
Compétence au service de chacun des élèves qui sera confié : prendre en
charge tous enfants quelles que soient leurs spécificités, adapter mes
stratégie aux besoins de tous (pédagogie différenciée)
Situation 11 (Discipline à l’école)
76
Contexte:
Ousmane est maître à l’école de Saré Bilali Son élève Nafi DIAO ne sait pas lire. Il la
frappe et la blesse gravement au visage. Le père de la fille vient aux nouvelles. Le
maître le renvoie, sans en parler à son directeur. L’Inspecteur, après la visite du père
qui s’est plaint, donne une demande d’explication au Directeur.
Consignes:
- Donne les raisons de la demande d’explication donnée au directeur par
l’Inspecteur.
- Enumère les fautes commises par le maître et indique les conséquences possibles.
Réponses
Les raisons de la demande d’explication.
L’Inspecteur n’a pas toutes les informations nécessaires sur l’incident
(le directeur n’a pas fait de rapport)
L’Inspecteur veut savoir ce qui s’est passé pour prendre des décisions
Fautes commises par le maître.
o Le maître n’a pas assisté une enfant en difficultés
d’apprentissage.
o Le maître a administré des châtiments corporels à son élève .
o l’enfant a subi des préjudices corporels du fait de son maître.
o le maître a été discourtois vis à vis du parent d’élève.
o le maître n’a pas avisé le directeur, il n’a pas respecté le
règlement.
Conséquences possibles :
sur le plan administratif il sera sanctionné pour toutes fautes précitées.
sur le plan pénal le parent peut porter plainte et le maître peut même aller en
prison.
Réponses:
De la légalité:
L’inspecteur de l’éducation et de la formation est le chef hiérarchique du
personnel des enseignements élémentaire.
Il est tenu d’effectuer des visites d’école et de classe.
Il inspecte et note les maîtres et les directeurs.
Il préside les conseils des maîtres.
Il préside les commissions d’examen.
De l’utilité
Il contrôle la conformité et la qualité des actes pédagogiques.
Il contrôle l’assiduité et la régularité du personnel enseignant. Il encadre,
évalue et conseille le directeur et les maîtres
Il contrôle le fonctionnement des écoles et veille à la transmission des pièces
périodiques.
77
Situation 13 : Responsabilités des maîtres
Contexte:
Abdoulaye est un élève de ta classe. Il a la gale et utilise le seau d’éponge de la
classe pour nettoyer son ardoise. Au bout de deux semaines, toi et six (6) de tes
élèves avez la gale comme Abdoulaye. Le père de l’un d’entre eux te reproche de
n’avoir pas protégé son enfant.
Consigne:
Apprécie le comportement du parent d’élève vis à vis du maître.
Justifie ta réponse.
Réponse
Le parent a raison de se plaindre.
Le maître est responsable des dommages subis par les élèves par négligence.
Il doit veiller à l’utilisation du matériel collectif, surtout des espaces qui peuvent
occasionner des accidents ou des maladies.
Contexte:
Les jeunes du village s’occupent souvent de l’école. Ils veulent organiser une
semaine culturelle du 2 au 7 janvier au sein de l’école de 10 heures à 23 heures
chaque jour. Le directeur s’y oppose. Deux maîtres discutent, l’un défend la position
des jeunes et le second donne raison au directeur.
Consigne:
Analyse les deux positions en te référant au décret 79-1165 du 20-12-1979 portant
organisation de l’enseignement élémentaire.
Réponse:
Le directeur a raison parce que:
Les locaux de l’école sont sous sa responsabilité.
Les locaux de l’école sont essentiellement destinés aux
enseignements scolaires dont la durée est fixée par décret.
Le quantum horaire va être considérablement réduit par une journée
entière sans classes pendant une semaine.
Réponse
Les documents de classe
un cahier de préparations
un cahier journal+ fiches
un cahier de conseils;
un cahier de visiteurs;
78
un fichier pédagogique;
un cahier de gestion du patrimoine de la classe;
un registre d'appel;
un cahier de recherche (expérimentation pédagogique ou création d'outils
didactiques).
L’affichage réglementaire
affichage réglementaire
l'emploi du temps réglementaire;
la planification des activités (répartitions, modules, tableau de spécification);
liste nominative des élèves,
le tableau d'organisation de la classe;
un tableau de récitations et chants (titre des morceaux choisis);
un tableau des statistiques de la classe : effectifs, âges, sexe, scolarité, présences
mensuelles
tableau du patrimoine de la classe: mobiliers, matériels didactiques, fournitures de
classe, manuels
une copie du règlement intérieur de l'école.
Contexte:
Saloum Fall est I 2/4, responsable syndical et membre de l’ASC du quartier.
Il a baptisé son fils, puis il a marié une deuxième femme.
Pour chacune de ces cérémonies il a bénéficié d’une autorisation prévue par la
réglementation. En plus, dans son calendrier de réunions syndicales statutaires, trois
rencontres de deux jours chacune et un congrès de quatre jours sont programmés.
Consigne:
Il fait le décompte de ses jours d’absence, aide-le à faire le point.
Aide-le à faire le décompte du calendrier syndical.
Dis-lui si la réglementation en vigueur lui permet de participer à toutes les rencontres
syndicales programmées.
Réponse:
Pour les cérémonies il a bénéficié de 6 jours.
Pour le rencontres syndicales il lui faut 10 jours.
Au regard du décret 63-0116 du 19-02-1963 il va dépasser les 15 jours
autorisés.
Contexte:
Un enseignant dépose une demande d’autorisation d’absence de quatre jours à la veille
des vacances de Noël puis voyage. L’inspecteur rejette la demande d’autorisation d’absence.
79
Au retour des vacances son directeur lui remet un courrier confidentiel dans lequel il trouve
sa demande retournée avec un avis non favorable. Le directeur lui donne une demande
d’explication. Il s’adresse à un enseignant expérimenté pour être éclairé.
Consigne:
Dites les fautes qu’il a commises et les conséquences de son acte.
Réponse:
Fautes commises
Il ne doit pas voyager sans attendre le retour de sa demande portant avis
(positif ou négatif) de l’autorité.
Il n’est pas autorisé à déposer une demande d’autorisation d’absence à la
veille ou au retour immédiat de vacances scolaires.
Donc il a fait une absence irrégulière
Conséquences:
Une demande d’explication lui est déjà fournie par le directeur.
Le directeur peut lui demander de compenser le nombre de jours consommés
illégalement ; il peut aussi faire l’objet de sanctions disciplinaires
(avertissement, blâme,...) pouvant aller jusqu’à l’ordre de recette.
Contexte:
Baye Gallaye, instituteur, est agressé dans sa classe par un parent d’élève. Il a le bras
fracturé, ses lunettes de myopie, son boubou bazin “ganila” est lacéré.
Consigne
Analyse cette situation.
Dis la suite à donner pour traiter le problème.
Baye Gallaye *Il est agressé par un *Il est sous la protection *L’Etat par le canal du
parent dans sa classe de l’Etat directeur va déclencher une
*Il a le bras fracturé *Il a subi des dommages procédure judiciaire:
*Il a ses lunettes de physiques, matériels -Constat des faits
myopie cassées et moraux dans l’exercice -Rapport à l’IEF
*Il a son boubou de ses fonctions -Rapport à l’IA
endommagé -Plainte au Tribunal
Le parent Il est entré dans l’espace *Le parent a porté atteinte *Il peut être sanctionné
d’élève scolaire sans passer par à l’intégrité physique et pour:
le directeur. morale d’un agent de -Coups et blessures.
II a agressé l’enseignant l’Etat dans l’exercice de -Outrage à agent de l’Etat
en lui causant des ses fonctions. dans l’exercice de ses
dommages physiques et fonctions.
matériels. -Préjudice matériel porté à
un tiers.
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Consigne:
Dis-lui à quel âge les enfants sont admis au CI.
Conseille-la pour placer son enfant dans une institution préscolaire.
Réponse
L’âge d’aller à l’école
7 ans révolus au 31 décembre de l’année d’inscription
6ans Si l’enfant a fini sa scolarité au préscolaire ou s’il y a de la place
Plus de 7 ans si l’enfant handicapé n’a pu s’inscrire à temps
Les institutions où elle peut placer son enfant:
Maternelle comme grand commençant
Classe préscolaire-élémentaire
Contexte:
Dans le village les populations veulent en priorité initier leurs enfants à l’étude du Coran.
Vous n’avez pas encore d’élèves à la rentrée.
L’éducation nationale au sens loi d’orientation, tend :
1) à préparer les conditions d’un développement intégral, assumé par la nation
toute entière : elle a pour but de former des hommes et des femmes capables
de travailler efficacement à la construction du pays ; elle porte un intérêt
particulier aux problèmes économiques, sociaux et culturels rencontrés par le
Sénégal dans son effort de développement et elle garde un souci constant de
mettre les formations qu’elle dispense en relation avec ces problèmes et leurs
solutions.
Consigne:
indique le ou les modèles préconisés par l’Etat pour satisfaire ces
populations.
Justifie ton choix conformément aux textes réglementaires et le contexte du
PAQUET.
1. EFA où l’enfant apprendra l’arabe, le coran et aura les mêmes
compétences que les autres élèves, sera prêt à suivre des études
supérieures, techniques et professionnelles
2. L’éducation religieuse est inscrite dans les programmes scolaires,
3. les Daaras sont intégrées dans le système pour valoriser l’éducation
religieuse et offrir à tous les enfants des compétences nécessaires
pour le développement du Sénégal.
Situation 21 : (Accidents scolaires)
Contexte :
Pendant la récréation, tous les maîtres de l’école sont regroupés dans un coin de la
cour discutant de problèmes politiques de l’heure. Un élève s’est gravement blessé
en jouant aux épées derrière les classes.
Le parent de l’enfant blessé s’est plaint auprès de la police. Le commissaire pour
entamer ses investigations réclame le procès-verbal d’accident.
Consigne :
- Dis si le maître de l’élève blessé a une part de responsabilité.
- Indique la faute du directeur et la disposition du règlement intérieur qui n’a
pas été respectée.
- Dis si l’accident pourra faire l’objet d’un PV. Sinon dites pourquoi.
- Répertorie les conséquences possibles de cette négligence au plan
administratif et pénal.
Réponse
1- Le maître de l’élève blessé n’a pas de responsabilité s’il n’est pas maître de
service.
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2- Le service n’est pas organisé ou n’est pas suivi par le directeur.
3- Les jeux dangereux sont interdits par le règlement intérieur.
4- Un PV d’accident valide ne sera pas possible, parce que l’événement n’a pas
été vécu par les maîtres.
5- Il y aura des conséquences au plan administratif (une des sanctions prévues :
avertissement, blâme…) et au plan pénal (déterminées par le juge suivant la
gravité des dommages corporels).
Réponses
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Situation 24 : (Gestion de l’école : mise en place des organes)
Contexte : Vous êtes le premier maître d’une nouvelle école. Pour mobiliser et
impliquer la communauté au développement de l’école, vous devez mettre en place
des organes de gestion.
Consigne:
Cite les premiers organes à mettre en place.
Indique pour chaque organe dans le tableau ci-dessous le nom, la composition, les
principales attributions
organes composition attributions
APE
CGE
Réponses :
organes composition attributions
association un président de l’association *mobiliser les parents
des un bureau et des commissions *créer les conditions du
parents développement de l’école
d’élèves *organiser un partenariat autour
(APE) de l’école
Contexte :
A la rentrée des classes, le président des parents d’élèves commet un délégué pour
récupérer les cotisations des élèves au profit de l’APE. Le président du CGE
s’interpose. L’équipe pédagogique offre ses bons offices. Tu es chargé d’animer la
réunion.
Consigne :
- Invite les deux protagonistes à développer leurs arguments.
- Clarifie leur les références réglementaires de ton argumentaire.
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- Dites-leur au moins deux dimensions importantes de consensus pour faire
régner une entente entre les différents acteurs de la communauté éducative.
Réponse
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