Leçon 1: Limites Et Continuité D'une Fonction: Theme: Fonctions Numeriques
Leçon 1: Limites Et Continuité D'une Fonction: Theme: Fonctions Numeriques
Les élèves de Terminale s'exercent à la photographie au sein du club photo du lycée. On les informe
qu'en photographie, la profondeur de champ correspond à la zone de l'espace dans laquelle doit se
trouver le sujet à photographier pour en obtenir une image que l'œil considérera nette.
En optique, pour que la netteté s'étende d’une distance 𝑎 à une distance r, la mise au point doit être
2𝑎𝑟
faite à la distance : 𝑃 = 𝑎+𝑟 (les distances sont exprimées en mètres).
Ensemble ils décident de vérifier cette formule et de faire des calculs pour déterminer la distance
de mise au point à choisir quand l’objet s’éloigne.
B. CONTENU DE LA LEÇON
1. Limite d’une fonction composée
Propriété
Soit f et g deux fonctions numériques. a, b et ℓ sont des éléments de ℝ ∪ {−∞; +∞}
Exercice de fixation
2
1 Calcule la limite en +∞ de la fonction ℎ définie sur IR par : ℎ(𝑥) = √4 + 𝑥 2 +1 .
1
sin2𝑥
2. Calcule la limite en 0 de la fonction 𝑓 définie sur IR* par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥
Solution
2
1. ℎ(𝑥) = 𝑔 ∘ 𝑓(𝑥) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑓(𝑥) = 4 + 𝑒𝑡 𝑔(𝑥) = √𝑥
𝑥 2 +1
2 2 2
𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠: 𝑙𝑖𝑚 (4 + ) = 4 𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑖𝑚 ( 2 ) = 𝑙𝑖𝑚 ( 2 ) = 0
𝑥→+∞ 𝑥2 +1 𝑥→+∞ 𝑥 + 1 𝑥→+∞ 𝑥
𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚√𝑥 = 2
𝑥→4
𝑠𝑖𝑛𝑥
On a : 𝑙𝑖𝑚𝑣(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚2𝑥 = 0 et 𝑙𝑖𝑚𝑢(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚2 × =2
𝑥→0 𝑥→0 𝑥→0 𝑥→0 𝑥
𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑖𝑚𝑓(𝑥) = 2 .
𝑥→0
Propriété 1
y
M
𝑎 et b sont des éléments de
(Cf)
ℝ ∪ {−∞; +∞} et 𝑓 une fonction 1
numérique. 0 1 x
Si 𝑓 est croissante et majorée par un
nombre réel M sur l’intervalle
]𝑎, 𝑏[ alors 𝑓 admet une limite finie
ℓ en 𝑏.
De plus ℓ ≤ M.
Propriété 2 y
2
Exercice de fixation
1
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ telle que 𝑓(0) = 0 et ∀𝑥∈ ℝ , 𝑓’(𝑥) = .
1+𝑥 2
1
Sachant que : ∀𝑥∈ [1 ;+∞[, on a : 𝑓(1) ≤ 𝑓(𝑥) ≤ - + 1 + 𝑓(1).
𝑥
Solution
1 1
∀𝑥∈ [1 ; +∞[, - 𝑥 ≤ 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑓(𝑥) ≤ − 𝑥
+ 1 + 𝑓(1) ≤ 1 + 𝑓(1).
La fonction 𝑓 est croissante sur [1 ;+∞[ et majorée par 1 + 𝑓(1) donc f admet une limite finie ℓ
en +∞. D’où : 𝑓(1) ≤ ℓ ≤ 1 + 𝑓(1) .
3. Branches paraboliques
Définition
Soit f une fonction numérique et (C) sa courbe représentative dans le plan muni d’un repère
(O,I,J )
• On dit que (C) admet en +∞ une branche parabolique de direction celle de (OI)
f(𝑥)
lorsque lim f(𝑥) = +∞ (ou − ∞) et lim = 0,
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥
• On dit que (C) admet en +∞ une branche parabolique de direction celle de (OJ)
f(x)
lorsque lim f(x) = +∞(ou − ∞) et lim = +∞(ou − ∞),
x→+∞ x→+∞ x
Exercice de fixation
2
Soit 𝑓 la fonction de ℝ vers ℝ définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥−1 – √𝑥 + 1 et (C) sa courbe représentative
dans le plan muni d’un repère orthonormé (O,I,J).
Démontre que (C) admet en +∞ une branche parabolique de direction celle de (OI).
Solution
2 2
𝑓 est définie sur [-1;1[U]1;+∞[. On a: lim (x−1) = lim (x) = 0;
x→+∞ x→+∞
lim (x + 1) = +∞ et lim √x = +∞ donc lim √x + 1 = +∞ .
x→+∞ x→+∞ x→+∞
D’où: lim 𝑓(x) = −∞ .
x→+∞
3
1
𝑓(x) 2 √x+1 2 1+ 2 2
∀x ∈ ]1;+∞[, = 2 − = 2 − x . On a: lim (x2−x) = lim (x2 ) = 0.
x x −x x x −x √x+1 x→+∞ x→+∞
1 1
On a: lim (1 + ) = 1 car lim ( ) = 0 , de plus lim √x + 1 = +∞
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞
1
1+ 𝑓(x)
donc : lim x
= [Link] conclut que : lim =0.
x→+∞ √x+1 x→+∞ x
𝑓(x)
On a : lim 𝑓(x) = −∞ et lim = 0, donc (C) admet en +∞ une branche parabolique de
x→+∞ x→+∞ x
direction celle de (OI).
4. Continuité sur un intervalle
4.1-Définition
On dit qu’une fonction f est continue sur un intervalle I si elle est continue en tout élément
de I.
Exemple
Les fonctions polynôme, rationnelle, sinus, cosinus, racine carrée, puissance, valeur absolue et
tangente sont continues sur tout intervalle inclus dans leurs ensembles de définition respectifs.
Exemple
sin𝑥
Soit f la fonction de ℝ vers ℝ définie par : f(𝑥) = 𝑥
.
On a : 𝐷f = ℝ -{0} et lim f(𝑥) = 1.
𝑥→0
Exercice de fixation
𝑥−9
1. Soit 𝑓 la fonction de ℝ vers ℝ définie par : 𝑓(𝑥) = .
√𝑥−5−2
4
Solution
1. 𝐷𝑓 = { x∈ ℝ / 𝑥 − 5 ≥ 0 et √𝑥 − 5 − 2 ≠ 0 }
𝑥 − 5 ≥ 0 ⇔𝑥 ≥ 5
√𝑥 − 5 − 2 = 0⇔ 𝑥 − 5 = 4 ⇔ 𝑥 = 9.
Donc : 𝐷𝑓 = [5 ;9[U]9 ;+∞[ .
(𝑥−9)(√𝑥−5+ 2) (𝑥−9)(√𝑥−5+ 2)
∀ 𝑥∈ 𝐷𝑓 , 𝑓(𝑥) = (√𝑥−5 −2)(√𝑥−5+ 2)
=
𝑥−9
= √𝑥 − 5 + 2
On a : 𝑙𝑖𝑚𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚(√𝑥 − 5 + 2 ) = 4
𝑥→9 𝑥→9
Ainsi, 9 ∉ 𝐷𝑓 et 𝑓 admet une limite finie en 9. Donc 𝑓 est prolongeable par continuité en 9.
La fonction φ est définie sur [5 ; +∞[ par : φ(9) = 4 et ∀ 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 , 𝜑(𝑥) = 𝑓(𝑥) est le
prolongement par continuité de f en 9.
𝟐.
𝑥2 + 𝑥
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑥 ∈ ]−∞ ; −1[ ∪ ]−1 ; 0[ ; 𝑔(𝑥) = =1
𝑥2 + 𝑥
𝑂𝑛 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) = 1
𝑥→0
<
𝑥2 + 𝑥 𝑥 + 1
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑥 ∈ ]0 ; 1[ ∪ ]1 ; +∞[ ; 𝑔(𝑥) = =
𝑥2 − 𝑥 𝑥 − 1
𝑥+1
𝑂𝑛 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 = −1
𝑥→0 𝑥→0 𝑥 − 1
>
𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) ≠ 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) , 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖 𝑔 𝑛’𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 0, 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑔 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒𝑎𝑏𝑙𝑒
𝑥→0 𝑥→0
< >
𝑝𝑎𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑖𝑡é 𝑒𝑛 0.
Exercice de fixation
Détermine l’image de l’intervalle ]– 𝜋; 𝜋] par la fonction cosinus.
Solution
La fonction cosinus est continue sur ]– 𝜋; 𝜋]
Or pour tout nombre réel 𝑥 appartenant à ]– 𝜋; 𝜋], −1 ≤ cos (𝑥) ≤ 1.
De plus cos(𝜋) = −1 et cos(0) = 1.
Donc l’image de l’intervalle ]– 𝜋; 𝜋] par la fonction cosinus est [−1; 1].
5
Propriété 2
Soit 𝑓 une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I, 𝑎 et 𝑏 deux nombres
réels tels
que a < 𝑏.
[𝑎; 𝑏[ 𝑓([𝑎; 𝑏[) = [𝑓(𝑎); lim 𝑓(𝑥)[ 𝑓([𝑎; 𝑏[) =] lim 𝑓(𝑥); 𝑓(𝑎)]
𝑥→𝑏 𝑥→𝑏
< <
]𝑎; 𝑏[ 𝑓(]𝑎; 𝑏[) = ]lim 𝑓(𝑥) ; lim 𝑓(𝑥)[ 𝑓(]𝑎; 𝑏[) = ]lim 𝑓(𝑥) ; 𝑥→𝑎
lim 𝑓(𝑥)[
𝑥→𝑎 𝑥→𝑏 𝑥→𝑏
> < < >
[𝑎; +∞[ 𝑓([𝑎; +∞[) = [𝑓(𝑎); lim 𝑓(𝑥)[ 𝑓([𝑎; +∞[) =] lim 𝑓(𝑥); 𝑓(𝑎)]
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Exercice de fixation
Le tableau de variation ci-dessous est celui d’une fonction 𝑓 définie et continue sur les intervalles
]-∞;0[ et ]0; +∞[.
𝑥 −∞ −1 0 +∞
𝑓 ′ (𝑥) + 0 − −
6
5 +∞
𝑓(𝑥)
−2 1 1
Détermine l’image par 𝑓 de chacun des intervalles suivants : ]-∞ ;-1], ]0 ;+∞[et [-1 ;0[.
Solution
• 𝑓 est continue et strictement croissante sur ]-∞ ;-1] donc :
𝑓(]-∞ ;-1]) = ] lim 𝑓(𝑥); 𝑓(−1)] = ]-2 ; 5].
𝑥⟶−∞
• 𝑓 est continue et strictement décroissante sur ]0 ;+∞[ donc :
Exercice de fixation
Soit 𝑔 et ℎ deux fonctions définies de ℝ vers ℝ par : 𝑔(𝑥) = 𝑥 3 + 𝑠𝑖𝑛𝑥 et ℎ(𝑥) = √𝑥 2 − 1
1) Justifie que 𝑔 est continue sur ℝ.
2) Justifie que ℎ est continue sur ] − ∞; −1].
Solution
1) 𝑔 est la somme des fonctions 𝑥 ⟼ 𝑥 3 et 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛𝑥 qui sont continues sur ℝ. Donc 𝑔 est
continue sur ℝ.
2) La fonction 𝑥 ⟼ 𝑥² − 1 est continue et positive sur ] − ∞; −1].
Donc ℎ est continue sur ] − ∞; −1].
Propriété 2
Si 𝑓 est continue sur un intervalle I et 𝑔 continue sur l’ensemble 𝑓(I), alors 𝑔𝑜𝑓 est continue
sur I.
Exercice de fixation
1+𝑥
Soit 𝑔 et 𝑓 deux fonctions définies de ℝ vers ℝ par : 𝑔(𝑥) = 2+𝑥 et 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠𝑥
Justifie que 𝑔𝑜𝑓 est continue sur ℝ.
7
Solution
La fonction 𝑓 est continue sur ℝ et 𝑓(ℝ) = [−1; 1] .
La fonction 𝑔 est continue sur [−1; 1]
Donc la fonction 𝑔𝑜𝑓 est continue sur ℝ.
5.1-Propriétés
Propriété 1
Si 𝑓 est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I alors :
• 𝑓 est une bijection de I sur l’intervalle 𝑓(I).
• la bijection réciproque 𝑓 −1 de 𝑓 est continue et strictement monotone sur 𝑓(I).
• 𝑓 −1 a le même sens de variation que 𝑓.
Remarque : Les courbes représentatives de 𝑓 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑓 −1 dans le plan muni d’un repère
orthonormé sont symétriques par rapport à la droite d’équation 𝑦 = 𝑥.
Exercices de fixation
Exercice 1
1. Démontre que 𝑓 est une bijection de [0; +∞[ sur un intervalle K que l’on précisera.
Solution
1.𝐷𝑓 = [0 ; +∞[ .
𝑥2
On a : 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 2) = 𝑙𝑖𝑚 1 = 1.
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞
2𝑥(1+𝑥 2 )−2𝑥(𝑥 2 ) 2𝑥
f est dérivable sur [0; +∞[ 𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ [0; +∞[ , 𝑓 ′ (𝑥) = = (1+𝑥 2)2 .
(1+𝑥 2 )2
2 2
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ ]0; +∞[ , 𝑓’(𝑥) > 0 car ∀𝑥 ∈]0; +∞[ ,2𝑥 > 0 et (1 + 𝑥 ) > 0.
𝑓 est donc continue et strictement croissante sur [0 ;+∞[; par suite f est une bijection de
[0; +∞[ sur f([0; +∞[ ) = [0;1[.
2. 𝑓 −1 est donc définie sur [0 ;1[. 𝑓 −1 a le même sens de variation que f, donc 𝑓 −1 est
strictement croissante sur [0;1[.
Exercice 2
Soit la fonction 𝑔 : [1;3] → [0;4 ]
8
𝑥 ⟼ −𝑥 2 + 2𝑥 + 3
1. Démontre que 𝑔 est une bijection.
2. Détermine l’expression explicite de la bijection réciproque 𝑔−1 de 𝑔.
Solution
𝑥 1 3
−2𝑥 + 2 0 -
2. Soit y ∈ [0 ;4]. Pour tout nombre réel x de l’intervalle [1 ; 3], on a les équivalences suivantes :
𝑔(𝑥) = 𝑦 ⇔ (𝑥 − 1)2 − 4 + 𝑦 = 0
⇔ 𝑥 = 1 + √4 − 𝑦 , car pour 𝑦 ∈ [0 ; 4], 1 + √4 − 𝑦 ∈ [1 ; 3]
D’où la bijection réciproque 𝑔−1 est définie de [0 ; 4 ] sur [1 ; 3] par : 𝑔−1 (𝑥) =1+
√4 − 𝑥 .
Corollaire 1
Soit 𝑓 une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I, a et b deux éléments de I.
Pour tout 𝑚 compris entre 𝑓(𝑎) et 𝑓(𝑏) , l’équation : 𝒇(𝒙) = 𝒎
admet une unique solution comprise entre a et b.
Exercice de fixation
𝑥 −1 +∞
On donne ci-contre le tableau de variation 𝑓’(𝑥) -
d’une fonction 𝑓 définie et continue sur [-
1;+∞[ 5
9
2. L’équation : 𝑓(𝑥) = 13 admet-elle une
solution dans [-1;+∞[ ? Justifie ta réponse.
Solution
1.𝑓 est continue et strictement décroissante sur [-1;+∞[, 𝑓([−1; +∞[) = ] − ∞ ; 5] et -10 ∈ ]-
∞ ;5] donc l’équation : 𝑓(𝑥) = −10 admet une solution unique dans [-1 ;+∞[ .
2. 13 ∉ ]-∞ ;5] donc l’équation : 𝑓(𝑥) = 13 n’admet pas de solution dans [-1 ;+∞[ .
Corollaire 2
Si 𝑓 est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏] et si
𝑓(𝑎) × 𝑓(𝑏) < 0 alors l’équation : 𝒇(𝒙) = 𝟎 admet une solution unique dans ]𝑎 ; 𝑏[.
Exercice de fixation
Démontre que l’équation : 𝑥 ∈ ]0 ; 1[, 2𝑥 3 + 3𝑥 − 1 = 0 admet une unique solution α.
Solution
Soit 𝑓 la fonction définie sur [0;1] par: 𝑓(𝑥) = 2𝑥 3 + 3𝑥 − 1. 𝑓 est dérivable sur [0;1].
Pour tout 𝑥 ∈ [0; 1] , 𝑓’(𝑥) = 6𝑥 2 + 3. Par suite, pour tout 𝑥 ∈ [0;1], 𝑓’(𝑥) > 0, donc f est
strictement croissante sur [0;1].
𝑓(0) = −1 et 𝑓(1) = 4.
𝑓 est continue et strictement croissante sur [0;1] et 𝑓(0) × 𝑓(1) < 0,
Solution
Posons 𝑓(𝑥) = 2𝑥 3 + 3𝑥 − 1
Pour obtenir une valeur approchée de α à 10−1 près, on effectue un balayage de [0;1] avec un
pas égal à 0,1 jusqu’à trouver les deux premiers nombres dont les images sont de signes
contraires.
10
𝑥 0 0,1 0,2 0,3 0,4
𝑓 est une fonction dérivable et monotone sur l’intervalle [𝑎; 𝑏] tel que𝑓(𝑎)𝑒𝑡 𝑓(𝑏) sont de signes
contraires. Il existe 𝛼 élément de [𝑎; 𝑏] tel que𝑓(𝛼) = 0. Il s’agit de trouver un encadrement de
𝛼 d’amplitude réduite . On procède comme suit :
𝑎+𝑏
✓ On calcule : 𝑓(𝑎)𝑒𝑡 𝑓( )
2
𝑎+𝑏 𝑎+𝑏
✓ Si 𝑓(𝑎) 𝑒𝑡 𝑓( ) sont de signes contraires alors 𝛼 ∈ [𝑎, ]
2 2
𝑎+𝑏 𝑎+𝑏
Si 𝑓 (𝑎)𝑒𝑡 𝑓( ) sont de même signe alors 𝛼 ∈ [ ; 𝑏]
2 2
✓ On répète le même processus dans le nouvel intervalle trouvé auquel appartient 𝛼 jusqu’à
trouver un intervalle d’amplitude demandé.
✓
✓ 𝑓(0) = −1 𝑒𝑡 𝑓(0,5) = 0,75, donc 𝑓(0)𝑒𝑡 𝑓(0,5) sont de signe contraires, par
conséquent 𝛼 ∈ [ 0; 0,5]
✓ 𝑓(0) = −1 𝑒𝑡 𝑓(0,25) = −0.22 , donc 𝑓(0) 𝑒𝑡 𝑓(0,25) sont de même signe, par
conséquent 𝛼 ∈ [ 0,25 ; 0,5]
✓ 𝑓(0,25) = −0.22 𝑒𝑡 𝑓(0,375) = 0,23 donc 𝑓(0,25) 𝑒𝑡 𝑓(0,375) sont de signes
contraires par conséquent 𝛼 ∈ [ 0,25 ; 0,375]
✓ 𝑓(0,25) = −0.22 𝑒𝑡 𝑓(0,3125) = −0.0014 donc 𝑓(0,25) 𝑒𝑡 𝑓(0,3125) sont de même
signe, par conséquent 𝛼 ∈ [ 0,3125 ; 0,375]
En finalement à l’ordre 1 on conclue que 𝛼 ∈ [ 0,3 ; 0,4] d’où une valeur approchée de α
à10−1 près est 0,3.
11
𝑓: [0; +∞[ ⟶ [0; +∞[
.
𝑥 ⟼ 𝑥𝑛
1
La racine nième d’un nombre réel positif ou nul 𝑥 est notée √𝑥 ou 𝑥 𝑛.
𝑛
Conséquences :
𝑥 ∈ IR+ 𝑦 ∈ IR+
{ 𝑛 ⇔{
𝑦 = √𝑥 𝑥 = 𝑦𝑛
𝑛 1 𝑛
𝑛
∀𝑥 ∈ IR+ , ( √𝑥) = 𝑥 ou (𝑥 𝑛 )𝑛 = 𝑥 et √𝑥 𝑛 = 𝑥.
Exemples
3 2
𝑥 ∈ 𝐼𝑅+ , 𝑥 3 = 5 ⟺ 𝑥 = √5 ; 𝑥 ∈ 𝐼𝑅+ , 𝑥 2 = 7 ⟺ 𝑥 = √7 = √7 .
4 5
√16 = 2 ; √1205 = 120 .
Exercice de fixation
1. Soit a un nombre réel strictement positif. Mettre sous la forme aα où 𝛼 est un nombre rationnel,
𝑎3
les nombres réels suivants :√√√𝑎 ; √𝑎0,4 ; 3√𝑎 × 4√𝑎 .
4× 10√8
2. Justifie que : = 2√2 .
√ 5√256
3 3
3. Justifie que pour tous nombres réels a et b strictement positifs : √√𝑎5 𝑏 × √ √𝑎𝑏5 = 𝑎𝑏.
Solution
1
1 12 2
1 1 1 1
a3 a3 a3 1 14
a = a2 = a 2 2 2 = a8 ;
3−
1. On a :
= 2 1
= 1
=a 5
=a5 ;
a 0,4 a5
2
a5
1 1 1 1 7
+
3
a 4 a = ( a )3 ( a ) 4 = a 3 4
= a 12 .
12
3 3 23
2+ 23 4 15
4 10 8 22 210 2 10
2 10 −
3
1+
1
2. On a : = 1
= 8 1
= 4
=2 10 5
=2 =2 =2
10 2 2
=2 2.
5
256 8 2
2 5 2
2 5
2
5
1 1
1 3
1 2 1 1 1 1 1 1 1 1
ab5 = ( a 5b ) 2 ( ab5 ) 3 = a 2 3 b 2 3 a 3 2 b 3 2
3 5 5
a 5b 3
3. .
1 1 1 1 1 1 1 1 6 6
5 + + 5
=a 2 3 3 2
b2 3 3 2
= a 6 b 6 = ab
C . SITUATIONS COMPLEXES
Situation 1
Des élèves de terminale étudient le refroidissement d’un objet porté à 210°C. L’étude du phénomène
200
thermique conduit à 𝑓(𝑡) = 𝑡
+ 10 où f (t) désigne la température de l’objet en degrés Celsius
(°C) à l’instant t (t est exprimé en minutes).
Les élèves effectuent un contrôle de la température de l’objet après chaque minute ( le premier
contrôle ayant lieu à l’instant t = 1). Ils n’arrivent pas à déterminer la température de l’objet après
une très longue période de refroidissement.
En utilisant tes connaissances, détermine cette température.
Solution
Dans cet exercice, les élèves cherchent à déterminer la température après une longue période de
refroidissement.
Pour déterminer la température de ce corps après une longue période de refroidissement
- J’utilise les limites de fonction.
- Je calcule la limite de la fonction donnée en +∞
- J’interprète le résultat trouvé.
200
La température de l’objet en degrés Celsius (°C) à l’instant t est 𝑓(𝑡) = + 10
𝑡
200
lim (𝑓(𝑡)) = lim ( + 10 ) = 10 .
𝑡→+∞ 𝑡→+∞ 𝑡
Situation 2
Les élèves du club photo de ton établissement s'exercent à la photographie. Ils savent qu'en
photographie, la profondeur de champ correspond à la zone de l'espace dans laquelle doit se trouver
le sujet à photographier pour en obtenir une image que l'œil considérera nette.
Ils savent également qu’en optique, pour que la netteté s'étende d’une distance 𝑎 à une distance r,
la mise au point doit être faite à la distance 𝑃 moyenne harmonique des distances 𝑎 et 𝑟
(les distances sont exprimées en mètres)
Les élèves souhaitent que la netteté s'étende de «5m à l’infini ». Ils te sollicitent à cet effet.
En t’appuyant sur tes connaissances, détermine la distance de mise au point à choisir.
13
Solution
Dans cet exercice, les élèves souhaitent que la netteté s'étende de «5m à l’infini ».
Pour déterminer la distance de mise au point à choisir
- J’exprime 𝑃 en fonction de 𝑎 et 𝑟 .
- J’utilise les limites de fonction.
- Je calcule la limite de la fonction correspondante en +∞
- J’interprète le résultat trouvé.
2 1 1 2𝑎𝑟
𝑃 est la moyenne harmonique des distances 𝑎 et 𝑟 donc = + c’est-à-dire 𝑃 = .
𝑃 𝑎 𝑟 𝑎+𝑟
Pour que la netteté s'étende de «5m à l’infini », la mise au point doit être faite à la distance : 𝑃 =
10 𝑥
pour 𝑥 tendant vers +∞.
5+𝑥
10 𝑥
lim 𝑃 = lim ( ) = 10 .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 5+𝑥
La distance de mise au point à choisir pour que la netteté s'étende de «5m à l’infini » est de 10
mètres.
D. EXERCICES RÉSOLUS
Exercice 1
La fonction 𝑓 est continue sur ]-∞;0[ et sur ]0; +∞[ et a pour tableau de variation le tableau
suivant :
𝑥 −∞ -2 0 +∞
𝑓’(𝑥) + 0 - -
5 +∞
𝑓(𝑥)
-2 1
1
SOLUTION
14
On a :
1 1
➢ lim (−2 + ) = −2 et lim 𝑓(𝑥) = −5 donc lim 𝑓 (−2 + ) = 5.
𝑥→−∞ 𝑥 𝑥→−2 𝑥→−∞ 𝑥
➢ lim (𝑥 2 ) = +∞ et lim 𝑓(𝑥) = 1 donc lim 𝑓(𝑥 2)
= 1.
𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞
−1 −1
➢ lim ( ) = − ∞ et lim 𝑓(𝑥) = −2 donc lim𝑓 ( ) = −2 .
𝑥→0 𝑥 𝑥→−∞ 𝑥→0 𝑥
> >
2𝑥−1 2𝑥 2 2𝑥−1
➢ lim ( ) = lim ( 2 ) = lim ( ) = 0 et lim𝑓(𝑥) = +∞ donc lim 𝑓 ( )=
𝑥→+∞ 𝑥 2 +𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥 2 +𝑥
>
+∞.
Exercice 2
√𝑥 2 +1 sin (𝑥 5 )
Calcule les limites suivantes lim ( ) et lim ( ).
𝑥→−∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥
SOLUTION
√𝑥 2 +1
Calculons lim ( 𝑥
)
𝑥→−∞
1 1 1
√𝑥 2 +1 √𝑥 2(1+ 2 ) |𝑥| √1+ 2 −𝑥 √1+ 2
𝑥 𝑥 𝑥
lim ( 𝑥
) = lim ( 𝑥
)= lim ( 𝑥
) = lim ( 𝑥
)
𝑥→−∞ 𝑥→−∞ 𝑥→−∞ 𝑥→−∞
1
= lim (− √1 + 𝑥 2)
𝑥→−∞
= −1.
sin (𝑥 5 )
Calculons lim ( )
𝑥→+∞ 𝑥
Exercice 3
Soit la fonction 𝑘 définie sur ℝ par 𝑘(𝑥) = 𝐸(𝑥) + (𝑥 − 𝐸(𝑥))2 où 𝐸(𝑥) désigne la
partie entière du nombre réel 𝑥 .
1. Soit 𝑛 un entier relatif.
Justifie que la fonction 𝑘 est continue en 𝑛.
2. Justifie que la fonction 𝑘 est continue sur ℝ.
Solution
La fonction 𝑘 est définie sur ℝ par 𝑘(𝑥) = 𝐸(𝑥) + (𝑥 − 𝐸(𝑥))2 où 𝐸(𝑥) désigne la partie
entière du nombre réel 𝑥 .
1. 𝑛 étant un entier relatif, 𝑘(𝑛) = 𝐸(𝑛) + (𝑛 − 𝐸(𝑛))2 = 𝑛 − 0 = 𝑛.
Calculons la limite de 𝑘 à gauche en 𝑛.
Pour 𝑛 − 1 ≤ 𝑥 < 𝑛 , 𝐸(𝑥) = 𝑛 − 1 donc 𝑘(𝑥) = 𝑛 − 1 + (𝑥 − 𝑛 + 1)2 .
15
lim 𝑘(𝑥) = 𝑛 − 1 + (𝑛 − 𝑛 + 1)2 = 𝑛
𝑥→𝑛
<
Calculons la limite de 𝑘 à droite en 𝑛.
Pour 𝑛 ≤ 𝑥 < 𝑛 + 1 , 𝐸(𝑥) = 𝑛 donc 𝑘(𝑥) = 𝑛 + (𝑥 − 𝑛)2 .
lim 𝑘(𝑥) = 𝑛 + (𝑛 − 𝑛)2 = 𝑛.
𝑥→𝑛
>
On a : 𝑥→𝑛 lim 𝑘(𝑥) = 𝑘(𝑛) , donc la fonction 𝑘 est continue en 𝑛.
lim 𝑘(𝑥) = 𝑥→𝑛
< >
Exercice 4
Solution
(√𝑥 2 +𝑥+1 −𝑥)(√𝑥 2 +𝑥+1+𝑥)
1. lim 𝑓(𝑥) = lim ( √𝑥 2 + 𝑥 + 1 − 𝑥) = lim =
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ √𝑥 2 +𝑥+1+𝑥
𝑥 2 +𝑥+1 −𝑥 2
lim
𝑥→+∞ √𝑥 2 +𝑥+1+𝑥
1 1
𝑥+1 𝑥(1+ ) 𝑥(1+ )
= lim = lim 𝑥
= lim 𝑥
𝑥→+∞ √𝑥 2 (1+1+ 1 ) +𝑥 𝑥→+∞ |𝑥|√1+1+ 1 +𝑥 𝑥→+∞ 𝑥(√1+1+ 1 +1)
2 𝑥 𝑥 2 𝑥 𝑥 𝑥 𝑥2
1
1+ 1
= lim 𝑥
= .
𝑥→+∞ √1+1 + 1 +1 2
2𝑥 𝑥
1
Interprétation graphique : la droite d’équation 𝑦 = 2 est asymptote horizontale à la
représentation graphique (𝐶𝑓 ) de𝑓 en + ∞.
1
2. Démontrons que la droite (D) d’équation 𝑦 = −2𝑥 − est asymptote à la courbe
2
représentative (𝐶𝑓 ) de f en - ∞.
1 1
lim (𝑓(𝑥) + 2𝑥 + 2) = lim ( √𝑥 2 + 𝑥 + 1 + 𝑥 + 2) =
𝑥→−∞ 𝑥→−∞
(√𝑥 2 +𝑥+1 −𝑥)(√𝑥 2 +𝑥+1+𝑥) 1
lim +
𝑥→−∞ √𝑥 2 +𝑥+1−𝑥 2
1 1
𝑥 2 +𝑥+1 −𝑥 2 1 𝑥(1+𝑥) 1 1+𝑥 1
= lim + = lim + 2 = lim +
𝑥→−∞ √𝑥 2 +𝑥+1−𝑥 2 𝑥→−∞ 1 1
𝑥(−√1+𝑥+ 2 −1) 𝑥→−∞ 1 1
– √1+𝑥+ 2 −1
2
𝑥 𝑥
1 1
=− 2 + 2 = 0.
1
Donc la droite (D) d’équation 𝑦 = −2𝑥 − est asymptote à la courbe représentative
2
(𝐶𝑓 ) de f en - ∞.
16
1
𝑓(𝑥) = √𝑥 2 + 𝑥 + 1 et une équation de ( D) est 𝑦 = −2𝑥 − .
2
1 2 3 1 1
∀ 𝑥 ∈ ℝ , (𝑥 + ) + > (𝑥 + )2 donc ∀ 𝑥 ∈ ℝ , √𝑥 2 + 𝑥 + 1 > |𝑥 + | c’est-à-dire :
2 4 2 2
1 1
∀𝑥 ∈ℝ , √𝑥 2 +𝑥+1 >𝑥+ 𝑒𝑡 √𝑥 2 + 𝑥 + 1 > −2𝑥 − .
2 2
1
Par suite ∀ 𝑥 ∈ ℝ , 𝑓(𝑥) > −2𝑥 − donc (𝐶𝑓 ) est au-dessus de la droite (D).
2
Exercice 5
Partie A . 𝑔 est la fonction définie sur IR par 𝑔(𝑥) = 2𝑥 3 – 3𝑥 2 − 1.
1. Calcule les limites de 𝑔 en -∞ et en +∞.
2. Etudie les variations de 𝑔 et dresse son tableau de variation.
3. Démontre que l’équation 𝑥 ∈ IR, 𝑔(𝑥) = 0 admet une solution unique 𝛼 et que 1,6 < 𝛼 <
1,7. 4. Démontre que : ∀𝑥 ∈ ]−∞; 𝛼[, 𝑔(𝑥) < 0 𝑒𝑡 ∀𝑥 ∈ ]𝛼; +∞[, 𝑔(𝑥) > 0
1−𝑥
Partie B. 𝑓 est la fonction définie sur ]−1;+∞ [ par : 𝑓(𝑥) = . On note (C) sa courbe
1+ 𝑥 3
représentative dans le plan muni d’un repère orthonormé (O ;I ;J). L’unité graphique est 2 cm.
1. Calcule les limites de 𝑓 en -1 et en +∞ puis interpréter graphiquement les résultats.
𝑔(𝑥)
2.a) Démontre que : ∀ 𝑥 ∈ ] − 1; +∞ [, 𝑓’(𝑥) = .
(1+𝑥 3 )2
b) Etudie les variations de f et dresser son tableau de variation.
c) Donne une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 0.
d) Etudie la position de (C) par rapport à (T).
3. Trace (T) et (C).
Solution
Partie A Soit 𝑔 la fonction définie sur IR par 𝑔(𝑥) = 2𝑥 3 − 3𝑥 2 − 1.
Tableau de variation de 𝒈.
𝑥 -∞ 0 1 +∞
𝑔’(𝑥) + 0 - 0 +
17
-1 +∞
𝑔(𝑥)
-∞ -2
Partie B
1. Limite en −𝟏 :
1−𝑥 1
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 > −1, 𝑓(𝑥) = 3
= (1 − 𝑥)
1+ 𝑥 1 + 𝑥3
1
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 > −1 , 𝑜𝑛 𝑎 𝑥 3 > −1 , 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑥 3 + 1 > 0 , 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑙𝑖𝑚 = +∞
𝑥→−1 1 + 𝑥 3
>
𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙𝑖𝑚 (1 − 𝑥) = 2 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→−1 𝑥→−1
>
Donc la droite d’équation 𝑥 = −1 est asymptote à (C).
∗ Limite en +∞
1−𝑥 −𝑥 −1
On a : 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 =0
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 1+ 𝑥 3 𝑥→+∞ 𝑥 3 𝑥→+∞ 𝑥 2
La droite d’équation y = 0 est asymptote à (Cf) en +∞.
2. a) 𝑓 est dérivable sur ] −1; +∞ [,
−(1+ 𝑥 3 )−3𝑥 2(1−𝑥) −1−𝑥 3−3𝑥 2 +3𝑥 3 2𝑥 3 −3𝑥2 −1 𝑔(𝑥)
∀𝑥 ∈ ] −1; +∞ [, 𝑓’(𝑥) = (1+𝑥 3 )2
= (1+𝑥 3 )2
= (1+𝑥 3 )2
= (1+𝑥 3)2
b) ∀𝑥 ∈ ] −1; +∞ [,(1 + 𝑥 3 )2 > 0 donc le signe de 𝑓’(𝑥) est celui de 𝑔(𝑥) déterminé à la fin de
18
la partie A , par suite :
∀𝑥 ∈ ]−1 ; 𝛼[ , 𝑓 ′ (𝑥) < 0 ; ∀𝑥 ∈ ]𝛼 ; +∞[ , 𝑓 ′ (𝑥) > 0 𝑒𝑡 𝑓′(𝛼) = 0.
On en déduit que 𝑓 est strictement décroissante sur ] -1;𝛼] et strictement croissante sur [𝛼 ;+∞[.
Tableau de variation de 𝒇,
X −1 𝛼 +∞
f’(x) - 0 +
f(x) +∞ 0
f(𝛼)
c) Une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 0 est :
𝑦 = 𝑓’(0)(𝑥 − 0) + 𝑓(0)
𝑓’(0) = −1 ; 𝑓(0) = 1.
Ainsi une équation de la tangente (T) est : 𝑦 = −𝑥 + 1.
𝑥 2 −𝑥 𝑥(𝑥−1)
d) Pour tout 𝑥 > − 1 , 𝑓(𝑥)– ( −𝑥 + 1) = 1+𝑥 3 = 1+ 𝑥 3
∀𝑥 ∈ ] −1; +∞ [,1 + 𝑥 3 > 0 donc le signe de 𝑓(𝑥) − ( −𝑥 + 1) est celui de 𝑥(𝑥 − 1).
𝑓(𝑥) − ( −𝑥 + 1) = 0 ⇔ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 = 1.
∀ 𝑥 ∈ ] − 1 ; 0[ ∪ ]1; +∞ [, 𝑓(𝑥) − ( −𝑥 + 1) > 0 𝑒𝑡 ∀ 𝑥 ∈ ] 0; 1 [, 𝑓(𝑥) − ( −𝑥 + 1) < 0
On en déduit que :
(C) est au-dessus de (T) sur ] -1 ; 0[ U ]1;+∞ [,
(C) est au-dessous de (T) sur ]0 ;1[
(C) et (T) se coupent aux points d’abscisses 0 et 1.
-1 0 1 2 3 4 x
-1
19
E. EXERCICES
I – EXERCICES DE FIXATION
Le plan est muni d’un repère orthogonal (O,I,J).
Exercice 1
Dans chacun des cas suivants, f est une fonction de IR vers IR. Détermine les limites de f aux
bornes de son ensemble de définition.
√4𝑥 2 + 𝑥+1
a) 𝑓(𝑥) = ; b) 𝑓(𝑥) = √𝑥 2 + 𝑥 − 2 + 𝑥 − 1;
𝑥
Exercice 2
Soit 𝑓 la fonction définie sur [0 ;+∞[ par : 𝑓(𝑥) = √4𝑥 2 + 𝑥 et (𝐶𝑓 ) sa courbe représentative
dans le repère (O,I,J ).
Ch)
1
1
0 1 x
0 1 x
g(𝑥) h(𝑥)
Calcule lim g(𝑥) et lim puis lim h(𝑥) et lim .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥
Exercice 4
On considère les fonctions 𝑓 et 𝑔 de IR vers IR définies par :
𝑥−1
𝑓(𝑥) = 2+√𝑥 et 𝑔(𝑥) = √𝑥 2 + 1 -3𝑥 2 .
On note (𝐶𝑓 ) et (𝐶𝑔 ) les courbes représentatives de f et g.
1. Démontre que (𝐶𝑓 ) admet en + ∞ une branche parabolique de direction l’axe des abscisses.
20
𝑔(𝑥)
2. Calcule les limites de 𝑔(𝑥) et de lorsque 𝑥 tend vers −∞ et interpréte graphiquement les
𝑥
résultats.
Exercice 5
Etudie la nature de la branche parabolique à la courbe représentative ( 𝐶𝑓 ) de f en+∞ dans chacun
des cas suivants :
𝑥3 2
a) 𝑓(𝑥) = ; b) 𝑓(𝑥) = – √𝑥 + 1
𝑥+2 𝑥+1
2
c) 𝑓(𝑥) = 2𝑥 − 3√𝑥 ; d) 𝑓(𝑥) = √𝑥 3 + 8.
Exercice 6
Etudie la limite de f en 𝑎 dans chacun des cas suivants
sin2𝑥 tan𝑥
a) 𝑓(𝑥) = ;𝑎 = 0; b)𝑓(𝑥) = ; 𝑎 = 0;
𝑥 𝑥
cos𝑥 𝜋 sin2𝑥
c) 𝑓(𝑥) = 𝜋 ; 𝑎 = ; d) 𝑓(𝑥) = , 𝑎 = 0;
𝑥− 2 2 sin3𝑥
1−cos𝑥
e) 𝑓(𝑥) = , 𝑎 = 0.
𝑥2
Exercice 7
𝑓 est une fonction de IR vers IR. Dans chacun des cas suivants, démontre que 𝑓 admet en 𝑎 un
prolongement par continuité et définis ce prolongement.
√𝑥−3 sin𝑥 𝑥 2 −4
a)𝑓(𝑥) = ,𝑎 = 9; b)𝑓(𝑥) = , 𝑎 = 0; c)𝑓(𝑥) = ∣𝑥+1∣−1 , 𝑎= -2
√𝑥−5−2 √𝑥
II – EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice 8
Soit 𝑃 la fonction définie et dérivable sur I; R dont le tableau de variation est le suivant :
𝑥 -∞ -2 2 +∞
𝑃’(𝑥) - 0 + 0 -
𝑃(𝑥) -5 3
-8 -4
1. Détermine le nombre de solutions de l’équation : 𝑥 ∈ IR, 𝑃(𝑥) = 0. Justifie.
2. La courbe représentative (C) de 𝑃 présente-t-elle des asymptotes horizontales ou verticales ?
Exercice 9
1. Démontre que l’équation : 𝑥 ∈ IR, 𝑥 4 − 𝑥 2 + 1 = 3 admet une solution unique 𝛼 dans
]1;2[ .
Donne une valeur approchée de 𝛼 à 10-1 près.
2. Démontre que l’équation cos𝑥 = 𝑥 admet une unique solution α dans ]0;1[.
Donne une valeur approchée de 𝛼 à 10-1près.
21
𝑥3
Soit 𝑓 la fonction définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = - + 𝑥 2 + 3 et (𝐶𝑓 ) sa représentation graphique
3
dans un repère orthonormé.
Exercice 11
1 1
Soit 𝑓:] -∞ ;- 2 [ → ] 2 ;+∞ [
𝑥−3
𝑥 ⟼
2𝑥+1
(𝐶𝑓 ) sa représentation graphique dans un repère orthonormé.
1. Démontre que 𝑓 est une bijection et détermine sa bijection réciproque 𝑓 −1 .
2. Trace la représentation graphique de 𝑓, puis déduis en celle de 𝑓 −1.
Exercice 12
Partie A
Soit 𝑔 la fonction définie sur IR par 𝑔(𝑥) = 𝑥 3 + 2𝑥 − 2.
1. a) Démontre que l’équation : 𝑥 ∈ IR, 𝑔(𝑥) = 0 admet une solution unique 𝛼.
b) démontre : 0, 77 < 𝛼 < 0,78.
2. Démontre que :
∀ 𝑥 ∈ ] -∞ ; 𝛼 [, 𝑔(𝑥) < 0 ,
∀ 𝑥 ∈ ] 𝛼; +∞ [𝑔(𝑥) > 0.
Partie B
2 1
Soit f la fonction définie sur ] -∞; 0 [∪] 0;+∞ [ par :𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝑥 + 𝑥 2 .
On note (C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,I,J). Unité : 2 cm.
1. Calcule les limites de 𝑓 aux bornes de son ensemble de définition.
2.a) Démontre que la droite (D) d’équation 𝑦 = 𝑥 est asymptote à (C).
b) Etudie la position de (C) par rapport à(D).
3.a) Démontre que :
𝑔(𝑥)
∀ 𝑥 ∈IR*, 𝑓’(𝑥) = 𝑥 3
b) Dresse son tableau de variation.
c) Donne une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 1.
4. Trace (T), (D) et (C).
Exercice 13
𝑥 3 +2𝑥 2
On considère la fonction 𝑓 définie sur I; R\{-1 ;1} par 𝑓(𝑥) = , de courbe représentative
𝑥 2 −1
(𝐶𝑓 ).
1. Soit 𝑔 la fonction définie sur IR par : 𝑔(𝑥) = 𝑥 3 – 3𝑥 – 4.
a)Etudie le sens de variation de 𝑔 et
et calcule ses limites en + et en - .
b) Montre que l’équation 𝑔(𝑥) = 0 admet sur I; R
22
une unique solution notée .
c) Donne un encadrement de d’amplitude 0,1.
d) Déduis en le signe de 𝑔(𝑥) selon les valeurs de 𝑥.
2. a)Détermine les limites de 𝑓 en + et en - .
b) Détermine les limites de 𝑓 à gauche et à droite en -1 et en 1.
Interprète graphiquement les résultats obtenus
c)Montre que pour tout 𝑥 ∈I; R\{-1;1},
𝑥𝑔(𝑥)
𝑓 ′ (𝑥) = 2
(𝑥 − 1)2
d) Déduis en les variations de 𝑓 et dresser son tableau de variation.
3.a)Détermine les nombres réels 𝑎, 𝑏 , 𝑐 et 𝑑 tels que pour tout 𝑥 ∈I; R\{-1 ;1},
𝑐𝑥+𝑑
𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 + 2 .
𝑥 −1
b) Déduis en que (𝐶𝑓 ) admet une asymptote oblique (D) d’équation 𝑦 = 𝑥 + 2.
c) Etudie la position relative de (𝐶𝑓 ) et (D).
d) Montre que les abscisses des points B et B’ où (𝐶𝑓 ) admet une tangente parallèle à (D) sont -
2+ 3 et -2 - 3
[Link] une équation de la tangente (T) à (𝐶𝑓 ) au point d’abscisse 2.
5. Détermine les points d’intersection de (𝐶𝑓 ) avec la droite (OI).
6. Trace (𝐶𝑓 ) et la tangente ( T ).
23
• Soit 𝑘 ∈ ℕ tel que 54𝑘 ≡ 1 [13], 54𝑘+1 ≡ 5 [13], 54𝑘+2 ≡ −1 [13], 54𝑘+3 ≡ −5 [13].
Alors on a54(𝑘+1) = 54𝑘 × 54 et 54(𝑘+1) ≡ 1 × 1 [13].
La démonstration pour les trois autres cas est exactement similaire.
Donc la propriété est vraie pour k + 1.
• Pour tout 𝑝 ∈ ℕ, 54𝑝 ≡ 1 [13], 54𝑝+1 ≡ 5 [13], 54𝑝+2 ≡ −1 [13], 54𝑝+3 ≡ −5 [13]
Ainsi, les entiers naturels solutions de 5𝑛 ≡ −1 [13] sont exactement les entiers de la
forme 4𝑝 + 2, avec 𝑝 ∈ ℕ
2) On a 5𝑛 + 52𝑛 = 5𝑛 (1 + +5𝑛 ).
Si 13|5𝑛 + 52𝑛 , puisque 5∧13=1, le théorème de Gauss assure que 13|1 + +5𝑛 ,
autrement dit que 5𝑛 ≡ −1 [13]. D'après la question précédente, ceci est équivalent à
dire que 𝑛 = 4𝑝 + 2, avec 𝑝 ∈ ℕ. Réciproquement, si 𝑛 = 4𝑝 + 2 pour un certain 𝑝 ∈ ℕ,
on sait que 13|1 + +5𝑛 et donc 13|5𝑛 (1 + +5𝑛 ), c’est à dire 13|5𝑛 + 52𝑛 .
Les entiers n solutions sont donc exactement ceux qui s'écrivent 4𝑝 + 2, avec 𝑝 ∈ ℕ
Exercice 3
2625 = 5 × 525 ;
1742772624 ≡ 42625 [11] ≡ 45×525 [11] ≡ (45 )525 [11] or 45 = 1024 ≡ 1[11].
Conclusion : 11|174277.
Exercice 4
On donne 𝑎 = 17 dans le système décimal. En remarquant que 𝑎 = 16 + 1 ;
Ecris dans le système de numération hexadécimal les nombres : 𝑎 ; 𝑎2 ; 𝑎3 ; 𝑎4 .
Solution
Donc 𝑎2 = 121.
𝑎3 = (16 + 1)3 = 163 + 3 × 162 + 3 × 16 + 1 = 1 × 163 + 3 × 162 + 3 × 161 + 1 × 160
Donc 𝑎3 = 1331.
𝑎4 = 𝑎2 × 𝑎2 . Je pose l’opération
𝑎4 = 14641.
Exercice 5
Solution
Exercice 6
Démontrez que le nombre entier naturel 𝑥 qui s’écrit en base 𝑎 , 𝑎 > 1 ; 11111 … 111 , n
𝑎𝑛 −1
chiffres égaux à 1 s’écrit 𝑥 = .
𝑎−1
Solution
Exercice 7
1) Soit 𝑞 ∈ ℕ , on veut démontrer que 𝑞 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟 ⇔ 𝑞 2 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟.
a- Démontrez que si 𝑞 est impair alors 𝑞 2 est impair.
b- Démontrez que si 𝑞 2 est impair alors 𝑞 est impair.
2) Démontrez que si 𝑞 est impair alors 𝑞 2 ≡ 1[8] .
Solution
1°) Soit 𝑞 ∈ ℕ .
a. Supposons que 𝑞 soit impair, il existe 𝑘 ∈ ℕ tel que 𝑞 = 2𝑘 + 1 .
𝑞 2 = (2𝑘 + 1)2 = 2(2𝑘 2 + 2𝑘) + 1 = 2𝑙 + 1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙 = (2𝑘 2 + 2𝑘) ∈ ℕ. Donc 𝑞 2 est
impair.
Exercice 8
1) Démontrez que si un entier naturel 𝑛 est premier alors 𝑛 + 7 n’est pas premier.
2) Soit 𝑎 ∈ ℤ ;
a- Développez le produit (𝑎2 − 𝑎 + 1)(𝑎2 + 𝑎 + 1) .
b- L’entier 𝑎4 + 𝑎2 + 1 peut-il être un nombre premier ?
3) Déterminez l’ensemble des entiers 𝑥 tels que :
a- (𝑥 + 5) ≡ 3[8] .
b- 3𝑥 ≡ 5[8] .
4) Démontrez que si 2|(𝑎2 + 𝑏 2 ) alors 2|(𝑎 + 𝑏)2 ; où 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont deux entiers.
Solution
Exercice 9
CODAGE AFFINE.
Le codage est défini par l’application
𝑓:ℱ→ℱ
𝑥↦𝑦
, où y est le reste de la division euclidienne de 𝑥 + 10 par 26 :
𝑥 + 10 = 26𝑘 + 𝑦 , 0 ≤ 𝑦 < 26 , c'est-à-dire que : (𝑥 + 10) ≡ 𝑦[26] , 0 ≤ 𝑦 < 26.
a- Codez le mot MATHS.
b- Démontrez que tout élément 𝑎 ∈ ℱ est l’image par f d’un seul élément de ℱ .
c- Décodez le mot : VIWK
Solution
M A T H S
X 12 0 19 7 18
y 22 10 3 17 2
• 12 + 10 = 22 = 0 × 26 + 22
• 0 + 10 = 10 = 0 × 26 + 10
• 19 + 10 = 29 = 1 × 26 + 3
• 7 + 10 = 17 = 0 × 26 + 17
• 18 + 10 = 28 = 1 × 26 + 2.
• 21 + 16 = 37 = 1 × 26 + 11
• 8 + 16 = 24 = 0 × 26 + 24
• 22 + 16 = 1 × 26 + 12
• 10 + 16 = 26 = 1 × 26 + 0.
Lettres O P Q R S T U V W X Y Z 𝛼 𝛽 𝛾
chiffres 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28
Solution
• 113 = 1331 = 29 × 45 + 26
• 243 = 13824 = 29 × 476 + 20
• 23 = 8 = 29 × 0 + 8
• 43 = 64 = 29 × 2 + 6 .
Le mot LYCEE est codé par : 𝛼𝑈𝐼𝐺𝐺 .
𝑏 − 3 × 19 − 28 × 2 = 1 d’après le théorème de Bézout 3 et 28 sont premiers entre eux.
a- Soit (𝑥; 𝑥 ′ ) ∈ 𝒢 × 𝒢 tel que 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥 ′ ) .
𝑥 3 = 29𝑘 + 𝑓(𝑥), 𝑘 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑥′3 = 29𝑘 ′ + 𝑓(𝑥 ′ ), 𝑘′ ∈ ℤ.
𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 29𝑘 , 𝑘 ∈ ℤ
{ ⇔ 𝑥 3 ≡ (𝑥 ′ )3 [29] .
𝑓(𝑥 ′ ) = (𝑥 ′ )3 − 29𝑘 ′ , 𝑘′ ∈ ℤ
Donc (𝑥 3 )19 ≡ ((𝑥 ′ )3 )19 [29] ⇔ 𝑥 3×19 ≡ (𝑥 ′ )3×19 [29] ; or 3 × 19 − 28 × 2 = 1
d’où
3 × 19 = 2 × 28 + 1 et 𝑥 28×2+1 ≡ (𝑥 ′ )28×2+1 [29] ⇔ 𝑥 2×28 × 𝑥 ≡
(𝑥 ′ )2×28 × 𝑥′[29]
Soit (𝑥 28 )2 × 𝑥 ≡ ((𝑥 ′ )28 )2 × 𝑥 ′[29] .
Comme 29 est un nombre premier et ne divise pas x et x’ (𝑥 < 29 𝑒𝑡 𝑥 ′ < 29) alors
d’après le petit théorème de Fermat 𝑥 28 ≡ 1[29] 𝑒𝑡 (𝑥 ′ )28 ≡ 1[29] .
D’où (𝑥 28 )2 ≡ 1[29] 𝑒𝑡 ((𝑥 ′ )28 )2 ≡ 1[29].
[𝑥 28 ]2 × 𝑥 ≡ 𝑥[29]
On a alors { ′ 28 2 ⇔ 𝑥 ≡ 𝑥′[29] .
[(𝑥 ) ] × 𝑥′ ≡ 𝑥′[29]
Comme 𝑥 < 29 𝑒𝑡 𝑥 ′ < 29 alors 𝑥 ′ = 𝑥 .
Donc par contraposée, si 𝑥 ′ ≠ 𝑥 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓(𝑥 ′ ) ≠ 𝑓(𝑥).
d- Soit (𝑥; 𝑦) ∈ 𝒢 × 𝒢 tel que 𝑦 ≡ 𝑥 3 [29] .
𝑦 19 ≡ (𝑥 3 )19 [29] ⇔ 𝑦19 ≡ 𝑥 3×19 [29] .
Or 3 × 19 − 28 × 2 = 1 ⇔ 3 × 19 = 28 × 2 + 1 donc
𝑦 19 ≡ 𝑥 28×2+1 [29].
Comme 29 est premier et ne divise pas x (𝑥 < 29 ) alors d’après le petit théorème de
Fermat,
𝑥 28 ≡ 1[29] ⇔ (𝑥 28 )2 ≡ 1[29] ; 𝑦19 ≡ 𝑥 28×2 × 𝑥[29] ⇔ 𝑦19 ≡ 𝑥[29] .
𝑒− Décodage.
• Le mot : 𝑇𝑊𝛽𝑇𝐺𝐼 .
T W 𝛽 T G I
Y 19 22 27 19 6 8
x 8 13 3 8 4 2
19 = 18 + 1 = 2 × 9 + 1 .
➢ 1919 = 1918 × 19 = (192 )9 × 19 ; 192 = 361 = 29 × 12 + 13
192 ≡ 13[29] 𝑑𝑜𝑛𝑐 1918 ≡ 139 [29] ≡ 5[29]. On en déduit que :
1919 = 1918 × 19 ≡ 5 × 19[29] ≡ 8[29].
➢ 222 ≡ 20[29] 𝑑𝑜𝑛𝑐 2218 ≡ 209 [29] ; 209 = (204 )2 × 20 or
204 ≡ 7[29] 𝑑 ′ 𝑜ù 288 ≡ 72 [29] ≡ 20[29] et
209 ≡ 20 × 20[29] ≡ 23[29].
Conclusion : 2219 ≡ 23 × 22[29] ≡ 13[29].
➢ 2719 = 2718 × 27 = (272 )9 × 27.
272 ≡ 4[29] 𝑑𝑜𝑛𝑐 (272 )9 ≡ 49 [29] ≡ 13[29] .
2719 ≡ 13 × 27[29] ≡ 3[29].
➢ 619 = 618 × 6 = (69 )2 × 6 , 69 ≡ 22[29] donc 618 ≡ 222 [29] ≡ 20[29]
619 ≡ 20 × 6[29] ≡ 4[29].
➢ 819 = 818 × 8 = (89 )2 × 8 ; 82 ≡ 6[29] , d’où
(82 )9 ≡ 69 [29] ≡ 22[29]. Donc 819 ≡ 22 × 8[29] ≡ 2[29].
D’où le mot 𝑇𝑊𝛽𝑇𝐺𝐼 correspond à INDICE.
• Le mot: 𝑍𝑀𝛼𝑅 .
Z M 𝛼 R
Y 25 12 26 17
x 20 17 11 12
➢ 2519 = 2518 × 25 = (252 )9 × 25 ; 252 ≡ 16[29] donc
2518 ≡ 169 [29] ≡ (162 )4 × 16[29] ≡ 244 × 16[29] ≡ 16 × 16[29] d’où
2518 ≡ 24[29] 𝑒𝑡 2519 ≡ 24 × 25[29] ≡ 20[29].
➢ 2619 = 2618 × 26 = (262 )9 × 26 ; 262 ≡ 9[29] d’où
2618 ≡ 99 [29] ≡ 6[29] et 2619 ≡ 6 × 26[29] ≡ 11[29]
➢ 1219 = 1218 × 12 = (122 )9 × 12 or 122 ≡ 28[29] ≡ (−1)[29] .
1218 ≡ (122 )9 [29] ≡ (−1)9 [29] ≡ (−1)[29] ≡ 28[29].
1219 ≡ 28 × 12[29] ≡ 17[29].
➢ 1719 = 1718 × 17 = (172 )9 × 17 ; 172 ≡ 28[29] ≡ (−1)[29].
1718 ≡ (−1)9 [29] ≡ (−1)[29] donc
1719 ≡ (−1) × 17[29] ≡ (−17)[29] ≡ 12[29].
A. SITUATION D’APPRENTISSAGE
En visite dans une usine de fabrication et de commercialisation de sachets de poudre de cacao des
élèves d’une classe de Terminale D reçoivent les informations suivantes :
« La capacité journalière de production de l’usine est comprise entre 1 000 et 5 000 sachets. Toute
la production journalière est commercialisée. Une étude a révélé que le bénéfice journalier, exprimé
en millions de francs CFA, réalisé pour la production et la vente de 𝑥 milliers de sachets est
1
modélisé sur l’intervalle [1 ; 5] par la fonction B définie par : B(𝑥) = − 3 𝑥 3 + 9𝑥 + 2 ».
Le Directeur de l’usine veut accroître le bénéfice de l’entreprise. N’ayant pas de personnel qualifié,
il demande aux élèves le nombre de sachets à produire en un jour, à l’unité près, pour que
l’entreprise réalise un bénéfice maximal. Dès leur retour en classe, les élèves s’organisent pour
répondre à la préoccupation du Directeur.
B. CONTENU DE LA LEÇON
I – DERIVABILITE
1 Dérivabilité à gauche-dérivabilité à droite d’une fonction en un point
a) Propriété et définition
• Une fonction numérique f définie sur un intervalle ouvert K est dérivable à gauche en un
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0 )
nombre réel 𝑥0 de K si et seulement si x→𝑥
lim
𝑥−𝑥0
𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑒𝑠𝑡𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒.
0
<
Dans ce cas, cette limite est appelée nombre dérivé de f à gauche en x0 et se note 𝑓𝑔 ′(𝑥0 ).
1
La demi-droite passant par le point M(𝑥0 , 𝑓(𝑥0 )) et de coefficient directeur 𝑓𝑔 ′(𝑥0 )est
appelée demi-tangente à gauche au point M(𝑥0 , 𝑓(𝑥0 )) .
• Une fonction numérique f définie sur un intervalle ouvert K est dérivable à droite en un
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0 )
nombre réel 𝑥0 de K si et seulement si 𝑥→𝑥
lim
𝑥−𝑥0
𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑒𝑠𝑡𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒
0
>
Dans ce cas, cette limite est appelée nombre dérivé de f à droite en 𝑥0 et se note𝑓𝑑 ′(𝑥0 ).
La demi-droite passant par le point M(𝑥0 , 𝑓(𝑥0 )) et de coefficient directeur 𝑓𝑑′ (𝑥0 ) est
appelée demi-tangente à droite au point M(𝑥0 , 𝑓(𝑥0 )).
Exercice de fixation
en 1
Solution
1. On a :𝑓(1) = −1.
1
f(𝑥)−f(1) +1 1
lim = lim 𝑥−2 = lim 𝑥−2 = −1 ;
𝑥→1 𝑥−1 x→1 𝑥−1 𝑥→1
< < <
𝑓(𝑥) − 𝑓(1)
𝑓 est donc dérivable à gauche en 1 car lim est finie et fg′ (1) = −1.
𝑥→1 𝑥−1
<
−1
f(𝑥) − f(1) + 1
1
𝑥
lim = lim = lim = 1
𝑥→1 𝑥−1 x→1 𝑥−1 𝑥→1 𝑥
> > <
f(𝑥) − f(1)
𝑓 est donc dérivable à droite en 1 car lim est finie et fd′ (1) = 1.
𝑥→1 𝑥−1
>
Interprétation graphique :
(C) admet au point d’abscisse 1 une demi-tangente à gauche de coefficient directeur -1 et une demi-
tangente à droite de coefficient directeur 1.
2
Rappel : Connaissant 𝑓𝑔′ (𝑥0 ), un vecteur
directeur de la demi-tangente à gauche au point
d’abscisse 1 est ⃗⃗⃗𝑢 (-1 ;- 𝑓𝑔′ (𝑥0 )).
b) Propriété
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert K et 𝑥0 un nombre réel de K.
𝑓 est dérivable en 𝑥0 si et seulement si f est dériable à gauche et à droite en 𝑥0 et
fd′ (𝑥0 ) = fg′ (𝑥0 ) .
Exercice de fixation
∀𝑥 ∈ ]−∞; 0[, 𝑓(𝑥) = 𝑥 2
Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ par :{
∀𝑥 ∈ [0; +∞[, 𝑓(𝑥) = 𝑥 3
Justifie que 𝑓 est dérivable en 0.
Solution
f(𝑥)−f(0) 𝑥2
On a :lim = lim = lim 𝑥 = 0 ;
𝑥→0 𝑥−0 x→0 𝑥 x→0
<
𝑓 est donc dérivable à gauche en 0 et fg′ (0) = 0.
f(𝑥)−f(0) 𝑥3
On a : lim = lim = lim 𝑥 2 = 0 ;
𝑥→0 𝑥−0 x→0 𝑥 x→0
>
𝑓 est donc dérivable à droite en 0 et fd′ (0) = 0.
Comme fg′ (0) = fd′ (0), donc 𝑓 est dérivable en 0 et 𝑓 ′ (0) = 0.
Exercice de fixation
Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ+ par : f(x) = √𝑥 − 𝑥.
On note (C) la représentation graphique de 𝑓 dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J).
Etudie la dérivabilité de 𝑓 en 0 puis interprète graphiquement le résultat obtenu.
3
Solution
𝑓(𝑥)−𝑓(0) √𝑥−𝑥
On a : 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚
𝑥→0 𝑥−0 𝑥→0 𝑥
> >
𝑓(𝑥) − 𝑓(0) √𝑥 1
𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 − 1 = 𝑙𝑖𝑚 − 1 = +∞
𝑥→0 𝑥−0 𝑥→0 𝑥 𝑥→0 √𝑥
> > >
′ 𝑓(𝑥)−𝑓(0)
Donc f n est pas dérivable à droite en 0 car lim est infinie.
𝑥→0 𝑥−0
>
Interprétation graphique :(C) admet en son point d’abscisse 0 une demi-tangente verticale.
• Une fonction numérique 𝑓 est dérivable sur un intervalle ouvert K si 𝑓 est dérivable en
tout nombre réel de K.
• Une fonction numérique 𝑓 est dérivable sur un intervalle fermé [𝑎 ; 𝑏] si 𝑓 est dérivable
sur l’intervalle ouvert ]𝑎 ; 𝑏[, dérivable à droite en 𝑎 et dérivable à gauche en 𝑏.
b) Exemples
✓ La fonction 𝑥 ↦ √𝑥 est dérivable sur ]0 ; +∞[.
✓ Toute fonction polynôme est dérivable sur ℝ.
a) Propriété
Soit K un intervalle ouvert ; 𝑓 et 𝑔 deux fonctions numériques telles que 𝑓𝑜𝑔 est définie sur K ; 𝑥0 ∈ K.
Si 𝑔 est dérivable en 𝑥0 et 𝑓 dérivable en 𝑔(𝑥0 ) alors la fonction 𝑓 ∘ 𝑔 est dérivable en 𝑥0 et :
(𝑓 ∘ 𝑔)′ (𝑥0 ) = 𝑔′(𝑥0 ) × (𝑓 ′ ∘ 𝑔)(𝑥0 ) = g′(𝑥0 ) × 𝑓 ′ [𝑔(𝑥0 )] .
Exercice de fixation
3−𝑥 1
Soient les fonctions 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 de ℝ vers ℝ définies par :𝑓(𝑥) = 𝑥−2 et 𝑔(𝑥) = 𝑥 − 𝑥 + 2.
Démontre que 𝑓 ∘ 𝑔 est dérivable en 3 et calcule(𝑓 ∘ 𝑔)′ (3 ) .
Solution
𝑔 est dérivable sur ]−∞ ;0[ et sur ]0 ;+∞[, donc 𝑔 est dérivable en 3.
𝑓 est dérivable sur ]−∞ ;2[ et sur ]2 ;+∞[.
14
𝑔(3) = , comme 𝑔(3) ≠ 2 donc f est dérivable en 𝑔(3).
3
On conclut que 𝑓 ∘ 𝑔 est dérivable en 3.
1 10
Pour tout x≠0, 𝑔’(𝑥) = 1 + x2 . Donc 𝑔’(3) = 9 .
−1 14 9
Pour tout 𝑥 ≠2, 𝑓 ′ (𝑥) = (x−2)2
. Donc 𝑓 ′ ( 3 ) =− 64 .
10 9 5
On conclut que : (𝑓 ∘ 𝑔)′ (3 ) = × (− 64) = − 32 .
9
4
b) Conséquences
𝑢 est une fonction dérivable sur un intervalle K.
Fonctions Dérivées
𝑢𝑛 (𝑛 ∈ ℚ∗ ) 𝑛𝑢′𝑢𝑛−1
𝑢′
√𝑢 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑢 > 0 sur K
2√𝑢
Exercices de fixation
Exercice 1
Dans chacun des cas suivants, 𝑓 est une fonction dérivable sur ℝ.
Calcule sa dérivée.
a) 𝑓(𝑥)=(𝑥 2 − 3𝑥 + 1)5 ; b) 𝑓(𝑥) = √𝑥 2 + 3𝑥 + 5; c) 𝑓(𝑥) = cos(𝑥 2 )
𝑥
d) 𝑓(𝑥) = sin(sin𝑥); e) 𝑓(𝑥) = 2 .
√𝑥 +1
Solution
a) ∀ 𝑥 ∈ℝ, 𝑓’(𝑥) = 5(2𝑥 − 3)(𝑥 2 − 3𝑥 + 1)4 .
2𝑥+3
b) ∀ 𝑥 ∈ ℝ ,𝑓 ′ (𝑥) = .
2√𝑥 2 +3𝑥+5
𝑐) ∀ 𝑥 ∈ ℝ , 𝑓’(𝑥) = −2𝑥𝑠𝑖𝑛(𝑥 2 ).
𝑑) ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓’(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠𝑥 × 𝑐𝑜𝑠(𝑠𝑖𝑛𝑥) .
2𝑥
√𝑥 2 +1−𝑥×
2√𝑥2 +1 1
e) ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓’(𝑥) = = .
𝑥 2 +1 (𝑥 2 +1)√𝑥 2 +1
Exercice 2
1
Soit la fonction𝑓 définie sur [4 ; +∞[par :𝑓(𝑥) = (4𝑥 − 1)√4𝑥 − 1 .
1
1. Etudie la dérivabilité de f en .
4
1 1
2. On admet que f est dérivable sur ] ; +∞[.Calcule 𝑓′(𝑥) pour tout 𝑥 𝑑𝑒 ] ; +∞[
4 4
Solution
1
𝑓(𝑥) − 𝑓(4) (4𝑥 − 1)√4𝑥 − 1
𝟏. 𝑙𝑖𝑚1 1 = 𝑙𝑖𝑚1 1 = 𝑙𝑖𝑚1 (4√4𝑥 − 1) = 0
𝑥→
4
𝑥− 𝑥→
4
𝑥− 𝑥→
4
4 4
1
1 𝑓(𝑥) − 𝑓(4) 1
donc 𝑓 est dérivable en car 𝑙𝑖𝑚1 1 est finie; 𝑓 ′ ( ) = 0.
4 𝑥→ 𝑥− 4 4
4
5
1 1
2.𝑓 est dérivable sur ] ; +∞[et ∀ 𝑥 ∈ ] ; +∞[, 𝑓’(𝑥) = 6√4x − 1.
4 4
Point méthode
Pour calculer le nombre dérivé de 𝑓 −1 en 𝑦0 , on peut procéder comme suit :
• On détermine 𝑥0 ∈ 𝐾, tel que 𝑓(𝑥0 ) = 𝑦0 ;
• On calcule 𝑓 ′ (𝑥0 ) et on vérifie que 𝑓 ′ (𝑥0 ) ≠ 0 ;
• On conclut alors que 𝑓 −1 est dérivable en 𝑦0 ;
1
• On calcule enfin (𝑓 −1 )′(𝑦0 ) = 𝑓′ (𝑥 ).
0
Exercice de fixation
Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ par: 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 − 𝑥.
1 1
1. Démontre que 𝑓 réalise une bijection de ]−∞; 2] sur [− 4 ; +∞[.
1
2. Soit 𝑔 la restriction de 𝑓à ]−∞; 2].
Démontre que 𝑔−1 est dérivable en 2 et calcule (𝑔−1 )′ (2).
Solution
1.f est dérivable sur ℝ, et pour tout 𝑥 élément de ℝ ,𝑓’(𝑥) = 2𝑥 − 1.
1 1
𝑓’(𝑥) = 0 ⟺ 𝑥 = et ∀ 𝑥 ∈] − ∞; 2 [ , 𝑓’(𝑥) < 0.
2
5 – Dérivées successives
Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle K.
• Si f est dérivable sur K, alors sa fonction dérivée est la dérivée première de f.
𝑑𝑓
On la note :𝑓 ′ ou .
𝑑𝑥
6
• Si f’ est dérivable sur K, alors sa fonction dérivée est la dérivée seconde de f.
𝑑2 𝑓
On la note :𝑓 ′′ ou ou 𝑓 (2) .
𝑑𝑥 2
• De proche en proche, Si 𝑓 (n−1) est dérivable sur K, alors sa fonction dérivée est la
dérivée nième de f ou la dérivée d’ordre n de f.
𝑑𝑛 𝑓
On la note :𝑓 (𝑛) ou .
𝑑𝑥 𝑛
EXERCICE DE FIXATION
Détermine les 4 premières dérivées successives de la fonction f définie sur ℝ par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 2𝑥 2 + 3 .
SOLUTION
∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓 ′ (𝑥) = 3𝑥 2 − 4𝑥;
∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓′′ (𝑥) = 6𝑥 − 4 ;
∀𝑥∈ℝ, 𝑓 (3)(x)= 6 ;
∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓 (4) (𝑥) =0.
6 – Inégalités des accroissements finis
Propriété 1
Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels tels que 𝑎 < 𝑏 et 𝑓 une fonction numérique dérivable sur
[𝑎 ; 𝑏].
S’il existe deux nombres réels 𝑚 et 𝑀 tels que :∀ 𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏], 𝑚 ≤ 𝑓′(𝑥) ≤ 𝑀,
alors : 𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ 𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎) ≤ 𝑀(𝑏 − 𝑎).
Exercice de fixation
1 1
Justifie que : ≤ √19 − √17 ≤
√19 √17
Solution
On pose 𝑓(𝑥) = √𝑥.
1
𝑓 est dérivable sur [√17; √19]et ∀ 𝑥 ∈ [√17; √19], 𝑓 ′ (𝑥) = 2 𝑥.
√
1 1
∀ 𝑥 ∈ [√17; √19], √17 ≤ √𝑥 ≤ √19, donc 2√19
≤ 𝑓′(𝑥) ≤
2√17
.
D’après l’inégalité des accroissements finis, on a :
1 1 1 1
2√19
(19 − 17) ≤ 𝑓(19) − 𝑓(17)) ≤ 2 (19 − 17) ; Donc ≤ √19 − √17 ≤ .
√17 √19 √17
Propriété 2
Soit 𝑓 une fonction numérique dérivable sur un intervalle I.
S’il existe un nombre réel 𝑀 tel que∀ 𝑥 ∈ 𝐼, |𝑓′(𝑥)| ≤ 𝑀 , alors pour tous nombres réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏
de I, on a :|𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎)| ≤ 𝑀|𝑏 − 𝑎|.
Exercice de fixation
Démontre que, pour tous nombres réels x et y, on a :|cos (𝑥) − cos (𝑦)| ≤ |𝑥 − 𝑦|.
Solution
Soit la fonction f définie sur ℝ par : 𝑓(𝑡) = cos (𝑡).
f est dérivable sur ℝ et ∀ 𝑡 ∈ ℝ, 𝑓 ′ (𝑡) = −sin (𝑡).
7
On a :|𝑓 ′ (𝑡)| ≤ 1 pour tout nombre réel 𝑡.
Donc d’après l’inégalité des accroissements finis, pour tous nombres réels x et y,
on a :|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| ≤ 1. |𝑥 − 𝑦|.
Comme 𝑓(𝑥) = cos (𝑥) 𝑒𝑡 𝑓(𝑦) = cos (𝑦), donc pour tous nombres réels x et y,
on a : |cos (𝑥) − cos (𝑦)| ≤ |𝑥 − 𝑦|
II – ETUDE DE FONCTIONS
Exercice 1
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 < 0
Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ par :{
𝑓(𝑥) = √𝑥 − 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 0
On note (C) la représentation graphique de 𝑓 dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J).
1. Etudie la continuité de 𝑓 en 0.
2. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en 0 puis interprète graphiquement les résultats obtenus.
3. a) Calcule les limites de f en −∞ et en +∞.
b) Justifie que la courbe (C) admet en −∞ une branche parabolique dont on précisera la direction.
4. On admet que f est dérivable sur ]−∞; 0[ et sur ]0 ; +∞[.
Etudie les variations de f et dresse son tableau de variation.
5. Trace (C) et les demi-tangentes obtenues dans la question b).
Solution
1. 𝑓(0) = 0
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚(𝑥 2 + 𝑥) = 0
𝑥→0 𝑥→0
<
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚(√𝑥 − 𝑥) = 0
𝑥→0 𝑥→0
>
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑓(0) donc 𝑓 est continue en 0.
𝑥→0 𝑥→0
< >
𝑓(𝑥) − 𝑓(0) 𝑥2 + 𝑥
2. lim = lim ( ) = lim ( 𝑥 + 1) = 1
𝑥→0 𝑥−0 𝑥→0 𝑥 𝑥→0
<
𝑓(𝑥) − 𝑓(0)
𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑑é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑛 0 𝑐𝑎𝑟 lim 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑓𝑔′ (0) = 1.
𝑥→0 𝑥−0
<
𝑓(𝑥) − 𝑓(0) √𝑥 − 𝑥 √𝑥 1
lim = lim ( ) = lim ( − 1) = lim ( − 1) = +∞
𝑥→0 𝑥−0 𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥 𝑥→0 √𝑥
>
𝑓(𝑥) − 𝑓(0)
𝑓 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 0 𝑐𝑎𝑟 lim 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑛𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒
𝑥→0 𝑥−0
>
Conclusion : 𝑓 n’est pas dérivable en 0.
Interprétation graphique : (C) admet au point d’abscisse 0 une demi-tangente à gauche de coefficient
directeur 1 et à droite une demi-tangente verticale.
3.a) Limites de 𝒇 en −∞ 𝒆𝒕 + ∞
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 2 + 𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 2 ) = +∞
𝑥→−∞ 𝑥→−∞ 𝑥→−∞
8
𝑙𝑖𝑚 ( √𝑥) = +∞
𝑥→+∞
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 (√𝑥 − 𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 (√𝑥 (1 − √𝑥)) = −∞ 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑙𝑖𝑚 (1 − √𝑥) = −∞
𝑥→+∞
𝑓(𝑥) 𝑥 2 +𝑥
b) On a : 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 (1 + 𝑥) = − ∞.
𝑥→−∞ 𝑥 𝑥→−∞ 𝑥 𝑥→−∞
1
𝑓 ′ (𝑥) = 0 ⇔ 1 − 2√𝑥 = 0 ⇔ 𝑥 =
4
1
𝑓 ′ (𝑥) > 0 ⇔ 1 − 2√𝑥 > 0 ⇔ 0 < 𝑥 < 4 .
1 1
Ainsi, 𝑓 est strictement croissante sur[0; 4] et 𝑓 est strictement décroissante sur[4 ; +∞[.
𝑥 −∞ 1
0 +∞
4
𝑓 ′ (𝑥) − 0 + + 0 −
+∞ 1
4
𝑓(𝑥)
0 −∞
9
Exercice 2
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, I, J) (l’unité graphique est 2 cm).
Soit ℎ la fonction définie sur ℝ par : ℎ(𝑥) =𝑥 + √|𝑥 2 − 1| .
On note (C) la courbe représentative deℎ.
∀ 𝑥 ∈ ]−∞; −1] ∪ [1; +∞[ , ℎ(𝑥) = 𝑥 + √𝑥 2 − 1
[Link] que :{
∀ 𝑥 ∈ [−1; 1] , ℎ(𝑥) = 𝑥 + √1 − 𝑥 2
2Démontre que (C) admet aux points d’abscisses−1 et 1 des demi-tangentes verticales.
3. Démontre que la droite (OI) est une asymptote à (C) en −∞.
4.a) Calcule la limite de ℎ en +∞ .
b) Démontre que la droite (D) d’équation 𝑦 = 2𝑥 est asymptote à (C) en +∞ .
√2
c) Justifie que (C) est au-dessous de (D)sur ] 2 ; +∞[.
5.a) On admet que ℎest dérivable sur les intervalles ]−∞; −1[et]1; +∞[ ; et
pour |𝑥| > 1 , |𝑥| > √𝑥 2 − 1 .
Etudie les variations de ℎsur les intervalles ]−∞; −1[et]1; +∞[ .
b) On admet que ℎ est dérivable sur l’intervalle]−1; 1[.
√2 √2
Justifie que ℎ est croissante sur l’intervalle [−1; 2 ] et décroissante sur l’intervalle [ 2 ; 1].
c) Dresse le tableau de variation de la fonction ℎ sur ℝ
6. Trace(D) et (C).
7. Soit 𝑘la restriction de ℎ à]−∞ ; −1].
a) Justifie que k réalise une bijection de ]−∞ ; −1] sur [-1 ; 0[.
b) Calcule k (−√2 ).
c) Soit 𝑘 −1 la bijection réciproque de k.
Démontre que 𝑘 −1 est dérivable en 1 − √2 et calcule(𝑘 −1 )′(1 − √2).
Solution
1.
𝑥 −∞ −1 1 +∞
2 + − +
𝑥 −1
|𝑥 2− 1| 2
𝑥 −1 1 − 𝑥2 𝑥2 − 1
ℎ(𝑥) 𝑥 + √𝑥 2 − 1 𝑥 + √1 − 𝑥 2 𝑥 + √𝑥 2 − 1
10
2.Dérivabilité de h à gauche en – 𝟏 :
ℎ(𝑥) − ℎ(−1) 𝑥 + √𝑥 2 − 1 + 1 √𝑥 2 − 1
𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 (1 + )
𝑥→−1 𝑥+1 𝑥→−1 𝑥+1 𝑥→−1 𝑥+1
< < <
1 𝑥−1
On a : 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 − 1) = −2 𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚 = +∞,donc 𝑙𝑖𝑚 1 + = −∞.
𝑥→−1 𝑥→−1 √𝑥 2 −1 𝑥→−1 √𝑥 2 −1
< < <
ℎ(𝑥)−ℎ(−1) ′
D’où : 𝑙𝑖𝑚 = −∞ 𝑑𝑜𝑛𝑐 ℎ𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑛 − 1 .
𝑥→−1 𝑥+1
<
Par conséquent, (C) admet une demi-tangente verticale au point d’abscisse -1.
Dérivabilité de 𝒉 à droite en 𝟏
ℎ(𝑥) − ℎ(1) 𝑥 + √𝑥 2 − 1 − 1 √𝑥 2 − 1
𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 (1 + )
𝑥→1 𝑥−1 𝑥→1 𝑥−1 𝑥→1 𝑥−1
> > >
𝑥+1
= 𝑙𝑖𝑚 1 + = +∞
𝑥→1 √𝑥 2 − 1
>
1
𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑖𝑚(𝑥 + 1) = 2 𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚 = +∞
𝑥→1 𝑥→1 √𝑥 2 −1
> >
ℎ(𝑥) − ℎ(1)
𝑙𝑖𝑚 = +∞ 𝑑𝑜𝑛𝑐 ℎ𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 1
𝑥→1 𝑥−1
>
Par conséquent, (C) admet une demi-tangente verticale au point d’abscisse 1.
3.
[𝑥+√𝑥 2 −1][𝑥−√𝑥 2 −1] 1
∀ 𝑥 < −1, ℎ(𝑥) = =
𝑥−√𝑥 2 −1 𝑥−√𝑥 2 −1
4.a)
𝑂𝑛𝑎 : 𝑙𝑖𝑚 √𝑥 2 − 1 = +∞ 𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 2 − 1) = +∞ 𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚 √𝑦 = +∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑦→+∞
−1
On a : 𝑙𝑖𝑚 𝑥 + √𝑥 2 − 1= +∞ d’où 𝑙𝑖𝑚 =0.
𝑥→+ ∞ 𝑥→+ ∞ 𝑥+√𝑥 2 −1
𝐴𝑖𝑛𝑠𝑖, 𝑙𝑖𝑚 [ℎ(𝑥) − 2𝑥] = 0.
𝑥→+ ∞
D’où la droite (D) d’équation y = 2𝑥 est asymptote à (C) en +∞.
c) Etudions le signe de ℎ(𝑥) − 2𝑥.
√2
● Pour tout𝑥 ∈ ] 2 ; 1[,on a : ℎ(𝑥) − 2𝑥 = √1 − 𝑥 2 − 𝑥.
11
1 − 𝑥2 ≥ 0
ℎ(𝑥) − 2𝑥 ≤ 0 ⇔ √1 − 𝑥2 ≤𝑥⇔{ 𝑥≥0
1 − 𝑥2 ≤ 𝑥2
−1 ≤ 𝑥 ≤ 1 −1 ≤ 𝑥 ≤ 1
⇔{ 𝑥≥0 ⇔{ 𝑥≥0 √2
donc, ℎ(𝑥) − 2𝑥 ≤ 0 ⇔ 𝑥 ∈ [ 2 ; 1]
√ 2 √ 2
1 − 2𝑥 2 ≤ 0 𝑥 ∈ ]−∞ ; − 2 ] ∪ [ 2 ; +∞[
● Pour tout 𝑥 ∈ [1 ; +∞[, on a :
[√𝑥 2 −1−𝑥][√𝑥 2 −1 +𝑥] −1
ℎ(𝑥) − 2𝑥 = √𝑥 2 − 1 − 𝑥 = =
𝑥+√𝑥 2 −1 𝑥+√𝑥 2 −1
Pour tout 𝑥 ∈ [1 ; +∞[, √𝑥 2 − 1 ≥ 0 𝑒𝑡 𝑥 > 0 donc∀x ∈ [1 ; +∞[,√𝑥 2 − 1 + 𝑥 > 0.
Par suite, pour tout𝑥 ∈ [1 ; +∞[, ℎ(𝑥) − 2𝑥 < 0.
√2
Ainsi :∀𝑥 ∈ ] 2 ; 1[, et ∀𝑥 ∈ [1 ; +∞[, ℎ(𝑥) − 2𝑥 < 0.
√2
On en déduit que (C) est au-dessous de (D) sur] 2 ; +∞[.
2𝑥 𝑥
5. a)∀𝑥 ∈] − ∞ ; −1[∪]1 ; +∞[ , ℎ′ (𝑥) = 1 + =1+
2√𝑥 2 −1 √𝑥 2 −1
∀ x ∈]1 ; +∞[, ℎ’(𝑥) > 0 donc ℎest strictement croissante sur]1 ; +∞[.
√𝑥 2 −1+𝑥
∀ 𝑥 ∈] − ∞ ; −1[, ℎ’(𝑥) = .∀𝑥 ∈] − ∞ ; −1[,√𝑥 2 − 1 > 0 donc le signe de ℎ′ (𝑥)
√𝑥 2 −1
𝐷𝑜𝑛𝑐 ∀𝑥 ∈] − ∞; −1[, ℎ′ (𝑥) < 0 et par suite h est strictement décroissante sur ] − ∞ ; −1[.
On conclut donc que h est strictement décroissante sur ] − ∞ ; −1[ et strictement croissante
sur ]1 ; +∞[.
2𝑥 𝑥
b) ∀𝑥 ∈] − 1 ; 1[ , ℎ′ (𝑥) = 1 − =1−
2√1−𝑥 2 √1−𝑥 2
√2
h’(x)≤ 0 ⇔ √1 − 𝑥 2 − 𝑥 ≤ 0 ⇔ √1 − 𝑥 2 ≤ 𝑥 ⇔ 𝑥 ∈ [ ; 1]. (D’après la question 4.c))
2
√2
d’où ∀𝑥 ∈ [0; ] ; ℎ′(𝑥) ≥ 0.
2
√2 √2
Donc ℎ est décroissante sur l’intervalle [ 2 ; 1] et croissante sur [−1; ].
2
12
−∞ −1 √2 1 +∞
𝑥
2
ℎ′ (𝑥) 0 +
− + −
0 +∞
√2
ℎ(𝑥)
−1 1
[Link]ésentation graphique
y
(D)
0 1 x
(C)
7.a) ℎ est continue et strictement décroissante sur ]−∞ ; −1]. 𝑘 étant la restriction de ℎ à ]−∞ ; −1]
donc 𝑘 est continue et strictement décroissante sur ]−∞ ; −1].
D’où 𝑘 réalise une bijection de ]−∞ ; −1] sur 𝑘(]−∞ ; −1]) = [−1; 0[.
b) 𝑘(−√2 ) = 1 − √2.
c) 𝑘(−√2 ) = 1 − √2 et k’(−√2 ) = 1 − √2. Comme 𝑘’(−√2 ) ≠ 0 donc 𝑘 −1 est dérivable en
1
1 − √2 et on a :(𝑘 −1 )′ (1 − √2) = 1−√2 = −1 − √2 .
Exercice 3
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, I, J).
𝜋
Soit 𝑓 la fonction définie de ℝ vers ℝ par : 𝑓(𝑥) =tan ( 2 𝑥).
On note (C) la courbe représentative de𝑓.
1. Détermine, 𝐷𝑓 , l’ensemble de définition de la fonction 𝑓.
2. a) Justifie que 𝑓 est périodique de période 2.
b) Justifie que 𝑓 est impaire.
c) Démontre que la droite d’équation 𝑥 = 1 est une asymptote à (C).
13
𝜋 𝜋
3. a) Démontre que, ∀ 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 , 𝑓 ′ (𝑥) = (1 + 𝑡𝑎𝑛2 ( 𝑥)).
2 2
b) Dresse le tableau de variation de 𝑓 sur [0; 1[.
4. Trace (C) sur [0; 1[ puis sur ]−3; 3[.
Solution
1. Détermine 𝐷𝑓
𝜋 𝜋
𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ⟺ 𝑥 ≠ + 𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ ⟺ 𝑥 ≠ 1 + 2𝑘, 𝑘 ∈ ℤ
2 2
Donc𝐷𝑓 = ℝ ∖ {1 + 2𝑘}, 𝑘 ∈ ℤ
2. a) Justifions que 𝑓 est périodique de période 2.
Pour tout 𝑥 ∈ ℝ ∖ {1 + 2𝑘}, 𝑘 ∈ ℤ on a : 𝑥 ≠ 1 + 2𝑘, 𝑘 ∈ ℤ
Donc 𝑥 + 2 ≠ 3 + 2𝑘, 𝑘 ∈ ℤ; 𝑥 + 2 ≠ 1 + 2𝑘′, 𝑘′ ∈ ℤ;
D’où pour tout 𝑥 ∈ ℝ ∖ {1 + 2𝑘}, 𝑘 ∈ ℤ , 𝑥 + 2 ∈ ℝ ∖ {1 + 2𝑘}, 𝑘 ∈ ℤ
𝜋 𝜋 𝜋
𝑓(𝑥 + 2) = tan ( (𝑥 + 2)) = tan ( 𝑥 + 𝜋) = tan ( 𝑥)
2 2 2
𝑓(𝑥 + 2) = 𝑓(𝑥) , donc 𝑓 est périodique de période 2.
𝜋 𝜋
3. a) Démontrons que, ∀ 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 , 𝑓 ′ (𝑥) = 2 (1 + 𝑡𝑎𝑛2 ( 2 𝑥)).
𝜋 ′ 𝜋 𝜋 𝜋
∀ 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 , 𝑓 ′ (𝑥) = ( 2 𝑥) (1 + 𝑡𝑎𝑛2 ( 2 𝑥)) = 2 (1 + 𝑡𝑎𝑛2 ( 2 𝑥)).
14
𝑥
0 1
+
𝑓′(𝑥)
+∞
𝑓(𝑥)
C. SITUATIONS COMPLEXES
Situation 1
En visite dans une usine de fabrication et de commercialisation de sachets de poudre de cacao des
élèves d’une classe de Terminale scientifique reçoivent les informations suivantes :
« La capacité journalière de production de l’usine est comprise entre 1 000 et 5 000 sachets. Toute
la production journalière est commercialisée. Une étude a révélé que le bénéfice journalier, exprimé
en millions de francs CFA, réalisé pour la production et la vente de 𝑥 milliers de sachets est
1
modélisé sur l’intervalle [1 ; 5] par la fonction B définie par : B(𝑥) = − 3 𝑥 3 + 9𝑥 + 2 ».
Le Directeur de l’usine veut accroître le bénéfice de l’entreprise. N’ayant pas de personnel qualifié,
il te demande le nombre de sachets à produire en un jour, à l’unité près, pour que l’entreprise réalise
un bénéfice maximal.
15
En argumentant, détermine le nombre de sachets de poudre de cacao à produire pour obtenir un
bénéfice maximal.
Solution
Pour répondre à la préoccupation du Directeur de l’usine,
- J’étudie les variations de la fonction B modélisant le bénéfice journalier de l’usine.
- Je détermine la dérivée de B
- J’étudie le signe de la dérivée de B
- Je détermine le zéro de la dérivée de B sur l’intervalle
- Je donne le nombre de sachets de poudre de cacao à produire pour obtenir le bénéfice journalier
maximal de l’usine.
Le bénéfice journalier, exprimé en millions de francs CFA, réalisé pour la production et la vente
de 𝑥 milliers de sachets est modélisé sur l’intervalle [1 ; 5] par la fonction B définie par :
1
B(𝑥) = − 3 𝑥 3 + 9𝑥 + 2 . Etudions les variations de B.
- Dérivée de B :
B′ (𝑥) = −𝑥 2 + 9 = −(𝑥 − 3)(𝑥 + 3)
- Signe de la dérivée de B
Pour 𝑥 ∈ [1; 5], 𝑥 + 3 > 0 donc B′ (𝑥) a le
𝑥 1 3 5 même signe que −(𝑥 − 3). Or
−(𝑥 − 3) ≥ 0 ⟺ 𝑥 − 3 ≤ 0
𝐵′(𝑥) − 0 + ⟺𝑥≤3
Donc pour 𝑥 ∈ [1; 3] , B′ (𝑥) ≥ 0 et
pour 𝑥 ∈ [3; 5] , B′ (𝑥) ≤ 0
Le nombre de sachets de poudre de cacao à produire pour obtenir le bénéfice journalier maximal
de l’usine est 3000.
16
D. EXERCICES CORRIGES
Exercice 1
𝑓(𝑥) = 1 − 𝑥 2 si 𝑥 ∈ ]−∞; −1[
𝑓 est la fonction continue sur ℝ et définie par : { 2𝑥+2
𝑓(𝑥) = si 𝑥 ∈ [−1; +∞[
𝑥+2
Solution
Dérivabilité de 𝑓 à gauche en -1 :
𝑓(𝑥)−𝑓(−1) 1−𝑥 2 −0
lim ( 𝑥+1
) = lim ( 𝑥+1
) = lim (1 − 𝑥) = 2 donc 𝑓 est dérivable à gauche en -1 et
𝑥⟶−1 𝑥⟶−1 𝑥⟶−1
<
𝑓 ′ 𝑔 (−1) = 2 .
Dérivabilité de 𝑓 à droite en -1 :
2𝑥+2
𝑓(𝑥)−𝑓(−1) −0 2
lim ( ) = lim ( 𝑥+2 ) = lim ( ) = 2 donc 𝑓 est dérivable à droite en -1 et
𝑥⟶−1 𝑥+1 𝑥⟶−1 𝑥+1 𝑥⟶−1 𝑥+2
>
𝑓 ′ 𝑑 (−1) = 2 .
On a 𝑓 ′ 𝑔 (−1) = 𝑓 ′ 𝑑 (−1) par suite 𝑓 est dérivable en -1.
Exercice 2
𝑘 est une fonction dérivable sur un intervalle [𝑎; 𝑏] telle que ∀𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏] , |𝑘′ (𝑥)| < 0,2.
Justifie que 𝑘(𝑏) ∈ ]𝑘(𝑎) − 0,2(𝑏 − 𝑎); 𝑘(𝑎) + 0,2(𝑏 − 𝑎)[.
SOLUTION
𝑘 est une fonction dérivable sur un intervalle [𝑎; 𝑏] telle que ∀𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏] , |𝑘′ (𝑥)| < 0,2.
D’après l’inégalité des accroissements finis |𝑘(𝑏) − 𝑘(𝑎)| < 0,2(𝑏 − 𝑎).
Par suite : −0,2(𝑏 − 𝑎) < 𝑘(𝑏) − 𝑘(𝑎) < 0,2(𝑏 − 𝑎)
𝑘(𝑎) − 0,2(𝑏 − 𝑎) < 𝑘(𝑏) < 𝑘(𝑎) + 0,2(𝑏 − 𝑎)
Donc 𝑘(𝑏) ∈ ]𝑘(𝑎) − 0,2(𝑏 − 𝑎); 𝑘(𝑎) + 0,2(𝑏 − 𝑎)[.
Exercice 3
Soit 𝑛 un entier naturel.
𝜋
Démontre par récurrence que : ∀𝑥 ∈ ℝ , 𝑐𝑜𝑠 (𝑛) (𝑥) = cos (𝑥 + 𝑛 2 ).
Solution
𝜋
Pour 𝑛 = 0 : ∀𝑥 ∈ ℝ , 𝑐𝑜𝑠 (0) (𝑥) = cos(𝑥) = cos (𝑥 + 0 × ). 2
Supposons l’égalité à un rang 𝑘; 𝑘 ∈ ℕ.
Au rang 𝑘 + 1,
′ 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
∀𝑥 ∈ ℝ , 𝑐𝑜𝑠 (𝑘+1) (𝑥) = (𝑐𝑜𝑠 (𝑘) ) (𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 ′ (𝑥 + 𝑘 2 ) = − sin (𝑥 + 𝑘 2 ) = cos (𝑥 + 𝑘 2 + 2 ).
𝜋
= cos (𝑥 + (𝑘 + 1) 2 ).
17
𝜋
Donc ∀𝑥 ∈ ℝ , 𝑐𝑜𝑠 (𝑛) (𝑥) = cos (𝑥 + 𝑛 ).
2
Exercice 4
𝜋𝜋
]− ; [ → ℝ
Soit la bijection dérivable 𝑓 : 2 2
𝑥⟼ tan (𝑥)
et 𝜑 sa bijection réciproque.
1
1. Démontre que 𝜑 est dérivable sur ℝ et ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝜑 ′ (𝑥) = .
1+𝑥 2
1 𝜋
2. Démontre que ∀𝑥 ∈ ]0; +∞[, 𝜑(𝑥) + 𝜑 ( ) = .
𝑥 2
1
3. Détermine 𝜑(𝑥) + 𝜑 ( ) pour 𝑥 ∈ ]−∞; 0[.
𝑥
Solution
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
1. 𝑓 est une bijection dérivable sur ]− 2 ; 2 [ et ∀𝑥 ∈ ]− 2 ; 2 [ , 𝑓 ′ (𝑥) = 1 + 𝑡𝑎𝑛2 (𝑥).
𝜋 𝜋 1
∀𝑥 ∈ ]− ; [ , 𝑓 ′ (𝑥) > 0 donc 𝜑 est dérivable sur ℝ et ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝜑 ′ (𝑥) = .
2 2 𝑓′(𝜑(𝑥))
𝜋 𝜋
Or ∀𝑥 ∈ ]− 2 ; 2 [ , 𝑓 ′ (𝑥) = 1 + 𝑓 2 (𝑥). Donc ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓 ′ (𝜑(𝑥)) = 1 + 𝑓 2 (𝜑(𝑥))
= 1+𝑥 2 .
1
D’où ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝜑 ′ (𝑥) = 1+𝑥 2 .
2. Posons :
1
∀𝑥 ∈ ]0; +∞[, 𝑢(𝑥) = 𝜑(𝑥) + 𝜑 (𝑥)
Dérivons la fonction 𝑢
1 1 1 1 1 1 1
∀𝑥 ∈ ]0; +∞[, 𝑢′ (𝑥) = 𝜑′(𝑥) − 𝑥 2 𝜑′ (𝑥) = 1+𝑥 2 − 𝑥 2 × 1 2
=1+𝑥 2 − 1+𝑥 2 = 0
1+( )
𝑥
∀𝑥 ∈ ]0; +∞[, 𝑢′ (𝑥) = 0 donc la fonction 𝑢 est constante sur ]0; +∞[.
1 𝜋 𝜋
Par suite ∀𝑥 ∈ ]0; +∞[, 𝑢(𝑥) = 𝑢(1) = 𝜑(1) + 𝜑 (1) = 2 × 𝜑(1) = 2 × 4 = 2
3. 𝑓 étant impaire, 𝜑 est impaire.
𝑥 ∈ ]−∞; 0[ ⟺ − 𝑥 ∈ ]0; +∞[ .
1 1 1 𝜋
𝜑(𝑥) + 𝜑 (𝑥) = −𝜑(−𝑥) − 𝜑 (− 𝑥) = − (𝜑(−𝑥) + 𝜑 (− 𝑥) ) = − 2 .
1 𝜋
Donc 𝜑(𝑥) + 𝜑 (𝑥) = − 2 . pour 𝑥 ∈ ]−∞; 0[.
Exercice 5
1−𝑥
𝑓 est la fonction de IR vers IR définie par : 𝑓(𝑥)= √1+𝑥. On note (C) sa courbe représentative dans le plan
muni d’un repère orthonormé (O, I, J). L’unité graphique est 4 cm.
1. Détermine l’ensemble de définition de 𝑓.
2. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en 1 puis interprète graphiquement le résultat.
3. Calcule la limite de 𝑓 en -1 puis interprète graphiquement le résultat.
4. Etudie les variations de 𝑓 et dresse son tableau de variation.
18
5. Trace la courbe (C).
6. Démontre que 𝑓 réalise une bijection de ]– 1 ; 1] sur[0; +∞[ .
7. Justifie que la bijection réciproque 𝑓 −1 de 𝑓 est dérivable en 1 et calcule(𝑓 −1 )′ (1).
8. Trace la courbe représentative (C’) de 𝑓 −1 sur le même graphique que (C).
Solution
1−𝑥
1.𝐷𝑓 = { 𝑥 ∈ 𝐼𝑅⁄ 1 + 𝑥 ≠ 0 𝑒𝑡 ≥ 0 }.
1+𝑥
𝑥 -∞ -1 1
+∞
1−𝑥 + + 0 −
1+x − 0 + +
1−𝑥 − + 0
−
1+𝑥
Donc:𝐷𝑓 = ] − 1; 1].
2. Dérivabilité de 𝒇 en 1.
1−𝑥 1−𝑥 1−𝑥
𝑓(𝑥) − 𝑓(1) √ √ √ −1
1+𝑥 1+𝑥 1+𝑥
𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚 = −∞
𝑥→1 𝑥−1 𝑥→1 𝑥 − 1 𝑥→1 1−𝑥 𝑥→1 1−𝑥
< < < (𝑥 − 1)√ < (𝑥 + 1)√
1+𝑥 1+𝑥
1−𝑥 1−𝑥
𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑖𝑚(𝑥 + 1)√ = 0 𝑒𝑡 (𝑥 + 1)√ ≥ 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ ]−1 ; 1]
𝑥→1 1+𝑥 1+𝑥
<
𝑓(𝑥) − 𝑓(1)
𝐴𝑖𝑛𝑠𝑖 𝑓 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑒𝑛 1 𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑖𝑚 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒.
𝑥→1 𝑥−1
<
Interprétation graphique
(C) admet une demi-tangente verticale au point d’abscisse 1.
3. Limite en -1
1 1−𝑥
𝑙𝑖𝑚 = +∞ 𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚 (1 − 𝑥) = 2 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑖𝑚 = +∞.
𝒙→−𝟏 1 + 𝑥 𝒙→−𝟏 𝒙→−𝟏 1 + 𝑥
> > >
1−𝑥
𝑃𝑎𝑟 𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑚 √𝑥 = +∞ , 𝑑𝑜𝑛𝑐 ∶ 𝑙𝑖𝑚 √ = +∞
𝑥→+∞ 𝒙→−𝟏 1 + 𝑥
>
𝐷’𝑜ù 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = +∞. 𝐿𝑎 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 (𝐷) 𝑑’é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑥 = −1 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑠𝑦𝑚𝑝𝑡𝑜𝑡𝑒 à (𝐶).
𝒙→−𝟏
>
−(𝑥+1)−(1−𝑥)
(1+𝑥)2 −1
4. 𝑓 est dérivable sur ] − 1; 1[.Pour tout x ∈ ] − 1; 1[, 𝑓’(𝑥) = =
1−𝑥 1−𝑥
2√ (1+𝑥)2 √
1+𝑥 1+𝑥
1−𝑥
∀𝑥 ∈] − 1; 1[,−1 < 0 et (𝑥 + 1)2 √1+𝑥 > 0. Donc ∀𝑥 ∈] − 1; 1[, 𝑓’(𝑥) < 0. f est donc strictement
décroissante sur ] − 1; 1[,
19
𝑥 -1 1
𝑓 ′ (𝑥) -
+∞
𝑓(𝑥)
5. Courbe représentative de 𝒇.
y
(C) (∆)
2
-1 0 1 2 3 x
(C')
-1
6.𝑓 est continue et strictement décroissante sur ] − 1; 1] donc f réalise une bijection de ] − 1; 1] sur
𝑓(] − 1; 1]) = [0; +∞[.
7. On a : 𝑓(0) = 1 et 𝑓’(0) = −1 ; comme 𝑓’(0) ≠ 0 donc la bijection réciproque 𝑓 −1 de 𝑓 est
1
dérivable en 1 et on a : (𝑓 −1 )′ (1)= = −1 .
𝑓′(0)
8. Les courbes représentatives (C’) et (C) sont symétriques par rapport à la droite (∆) d’équation
𝑦 = 𝑥 (voir figure).
IV. EXERCICES
I – EXERCICES DE FIXATION
20
Exercice 1
𝑓 est une fonction dérivable sur l’intervalle I. Dans chacun des cas suivants, calcule 𝑓 ′ (𝑥) pour tout x de I.
𝑥4 𝑥3 𝑥2
a) 𝑓(𝑥) = −3𝑥 3 + 4𝑥 2 − 7𝑥 + 2, I=IR; b)𝑓(𝑥) = 4
+ 3
+ 2
− 𝑥 + 1, I = IR;
2 1 7
c) (𝑥) = 3𝑥 − + − ,𝐼 = ]0; +∞[;d) f(𝑥) = 2𝑥 2 √𝑥 ,𝐼 = ]0; +∞[;
𝑥 𝑥2 𝑥3
2𝑥−3
e) 𝑓(𝑥) = ,𝐼 = ]−∞; −1[; f) 𝑓(𝑥) = (𝑥 2 − 3𝑥 + 1)5 , I= IR ;
𝑥+1
1 2
g) 𝑓(𝑥)= √4𝑥 − 1 , 𝐼 = ]4 ; +∞[; h) 𝑓(𝑥) = (𝑥−1)2 ,𝐼 = ]1; +∞[;
2 −1
i)𝑓(𝑥)= √𝑥 2 − 3𝑥 + 5, I=IR; j) 𝑓(𝑥) = ,𝐼 = ] ; +∞[ ;
√3𝑥+1 3
2 1
k) 𝑓(𝑥) = 𝑥cos2𝑥 , I= IR; l) 𝑓(𝑥) = (1−2𝑥)2 , 𝐼 = ]−∞; 2[;
𝑥 3 2
m) 𝑓(𝑥) = , I=IR; n) 𝑓(𝑥) = 𝑥 (1 – 𝑥) , I=IR;
√𝑥 2 +1
3 𝑥 2
o) 𝑓(𝑥) = sin𝑥cos 𝑥 , I=IR; p) 𝑓(𝑥) = +1− (𝑥−1)2
,𝐼 = ]−∞; 1[.
2
Exercice 2
𝑓 est la fonction définie sur ]−∞; −2] ∪ [1; +∞[ par : 𝑓(𝑥) = √𝑥 2 + 𝑥 − 2
Etudie la dérivabilité de f en -2 et en 1.
Exercice 3
Démontre que :
𝜋
1. ∀𝑥 ∈ [0; 2 [, 𝑡𝑎𝑛𝑥 ≥ 𝑥.
1 1
2. ∀𝑥 ∈]0; +∞[, on a 2 ≤ √𝑥 + 1 − √𝑥 ≤ 2
√𝑥+1 √𝑥
Exercice 4
𝜋𝜋
[− ; ] → [−1;1]
Soit la fonction f : 2 2
𝑥⟼𝑠𝑖𝑛𝑥
1. Démontre que f admet une bijection réciproque 𝜑.
1
2. Démontre que : ∀𝑥 ∈] − 1; 1[, 𝜑′ (𝑥) = .
√1−𝑥²
Exercice 5
f est la fonction définie sur IR par : f(x) = x|x-3|+2.
1. Etudie la continuité de f en 3.
2. Etudie la dérivabilité de f en 3. Interprète graphiquement le résultat.
3. Etudie les variations de f et dresse son tableau de variation.
4. Trace (C).
Exercice 6
f est la fonction définie sur [0; +∞[par :𝑓(𝑥) = 𝑥 2 − 2√𝑥.
1. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en 0 puis interpréter graphiquement le résultat.
21
𝑓(𝑥)
2. Calcule les limites de 𝑓(𝑥) et lorsque 𝑥 tend vers +∞ puis interprète graphiquement les
𝑥
résultats.
3. Etudie les variations de 𝑓 et dresse son tableau de variation.
4. Trace (C).
Exercice 7
𝑥
f est la fonction de IR vers IR définie par: 𝑓(𝑥) = |𝑥|+1
1. Précise l’ensemble de définition de 𝑓
2. Etudie la continuité de 𝑓 en 0.
3. Démontre que (C) admet au point d’abscisse 0 une tangente dont on précisera une équation.
4. Etudie la parité de f et en donner une conséquence graphique.
5. Calcule la limite de 𝑓 en +∞. Interpréte graphiquement le résultat.
6. Etudie les variations de 𝑓 sur [0 ; +∞[ et dresse le tableau de variation de 𝑓.
7. Trace la courbe (C).
Exercice 8
𝑥 2 +|𝑥−2|
f est la fonction définie sur IR-{-1} par : 𝑓(𝑥) = 𝑥+1
1. Etudie la continuité de f en 2.
2. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en 2. Interprète graphiquement les résultats.
3. Calcule les limites de 𝑓 aux bornes de son ensemble de définition.
4. Etudie les variations de 𝑓 et dresse son tableau de variation.
5.
a) Démontre que les droites (D1) et (D2) d’équations respectives 𝑦 = 𝑥 − 2 et 𝑦 = 𝑥 sont
asymptotes à (C) respectivement en -∞ et en + ∞ .
b) Etudie la position de (C) par rapport à (D1) sur ] − ∞; −1[∪] − 1; 2].
c) Etudie la position de (C) par rapport à (D2) sur [2; +∞[.
6. Trace (D1), (D2) et (C).
Exercice 9
𝑓 est la fonction de IR vers IR définie par : 𝑓(𝑥) =√𝑥 2 + 3𝑥 + 2.
Partie A
1. Justifie que l’ensemble de définition de f est ] − ∞; −2]U[−1; +∞[.
2. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en −1 et en −2 puis interpréte graphiquement les résultats.
3. Calcule les limites de 𝑓 en − ∞ et en +∞.
4. Etudie les variations de 𝑓 et dresse son tableau de variation.
3 3
5. Démontre que les droites (D1) : 𝑦 = −𝑥 − 2 et (D2) : 𝑦 = 𝑥 + 2 sont asymptotes à (C)
respectivement en −∞ et en + ∞ .
3
6. Démontre que la droite (∆) d’équation 𝑥 = − 2 est un axe de symétrie de (C).
7. Donne une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 0.
8. Trace (D1), (D2), (T) et (C).
Partie B
Soit 𝑔 la restriction de 𝑓 à [-1 ; +∞ [.
1. Démontre que 𝑔 est une bijection de [-1 ; +∞ [sur [0 ; +∞ [.
2. Justifie que la bijection réciproque 𝑔−1 de 𝑔 est dérivable en √2 etcalcule (𝑔−1 )′ (√2).
22
Exercice 10
𝑥
f est la fonction sur définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = 1 +
√1+𝑥 2
1. Démontre que 𝑓 est une bijection de IR sur un intervalle K que l’on précisera.
2. Justifie que la bijection réciproque 𝑓 −1 de 𝑓 est dérivable en 1 et calculer (𝑓 −1 )′ (1).
3.
a) Trace (C).
b) Trace (C’) la courbe représentative de 𝑓 −1 .
Exercice 11
𝑓 est la fonction définie sur [0 ; 1] par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 2√𝑥 +1.
On prendra pour unité graphique10 cm.
Etudier la dérivabilité de 𝑓 en 0.
1. Interprète graphiquement le résultat.
2. Démontre que 𝑓 est une bijection de [0 ;1] sur [0 ; 1]
3. Démontre que pour tout 𝑥 ∈ [0 ; 1],𝑓 ∘ 𝑓(𝑥) = 𝑥.
4. Déduis en la bijection réciproque de 𝑓.
5. Construis (C).
Exercice 12
𝑓 est la fonction de IR vers IR définie par : 𝑓(𝑥) = (2 – 𝑥)√4 − 𝑥 2 .
L’unité graphique est 2cm.
1. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en -2 et en 2 puis interprète graphiquement les résultats.
2. Etudie les variations de 𝑓 et dresse son tableau de variation.
3. Donne une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 0.
4. Trace (T) et (C).
Exercice 13
𝑓 est la fonction de IR vers IR définie par : 𝑓(𝑥) = √𝑥 2 + 1 − 𝑥.
1. Calcule la limite de 𝑓 en +∞.
Interprète graphiquement le résultat.
2. Calcule la limite de 𝑓 en −∞.
3.
a) Démontre que la droite (D) d’équation 𝑦 = −2𝑥 est asymptote à (C) en−∞ .
b) Etudie la position de (C) par rapport à (D).
4. Etudie les variations de 𝑓 et dresse son tableau de variation.
5. Trace (D) et (C).
Exercice 14
𝑓 est la fonction définie sur ] − ∞; −1] ∪ [1; +∞[ par :
𝑥 √𝑥 2 − 1
𝑓(𝑥) = − +
2 𝑥
Partie A
𝑔 est la fonction définie sur ]1; +∞[ par ∶ 𝑔(𝑥) = 2 – 𝑥 2 √𝑥 2 − 1
1. Calcule la limite de 𝑔 en +∞ .
2. Etudie les variations de 𝑔 et dresse son tableau de variation.
3.
a) Démontre que l’équation 𝑥 ∈]1; +∞[, 𝑔(𝑥) = 0 admet une solution unique 𝛼 et que
1< 𝛼 < 2.
23
b) Donne une valeur approchée de 𝛼 à 10-1 près.
∀𝑥 ∈]1 ; 𝛼[, 𝑔(𝑥) > 0
4. Justifie que : {
∀𝑥 ∈]𝛼 ; +∞[, 𝑔(𝑥) < 0
Partie B
1. Etudie la parité de 𝑓.
2.
a) Calcule la limite de 𝑓 en +∞.
𝑥
b) Démontre que la droite (D) d’équation 𝑦 = − 2 +1 est asymptote à (C) en +∞ .
c) Etudie la position de (C) par rapport à (D) sur ]1; +∞[.
3. Etudie la dérivabilité de 𝑓 en 1 puis interprète graphiquement le résultat.
4.
𝑔(𝑥)
a) Démontre que : ∀ 𝑥 ∈]1 ; +∞[,𝑓 ′ (𝑥) = 2 2
2𝑥 √𝑥 −1
b) Dresse le tableau de variation de f.
𝛼 2
5. Démontre que : 𝑓(𝛼) = − + 3 .
2 𝛼
24
SECONDAIRE
TleC CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
MATHEMATIQUES
A. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Des élèves de terminale du club architecture
d'un lycée veulent concevoir la maquette de
l’espace d’exposition de leurs travaux de fin
d’année. Ils n’arrivent pas à positionner
correctement les murs de cette maquette qui
s'écroulent à chaque tentative.
Pour qu’elle reste stable, l’un des élèves
suggère que les murs soient parallèles ou
perpendiculaires. Pour cela, ils décident
d'étudier les positions relatives de deux plans
dans l'espace.
B. CONTENU DE LA LEÇON
⃗⃗ ).
Dans cette leçon, sauf indication contraire, l’espace ℰ est muni d’un repère orthonormé (O,𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘
𝑛⃗⃗
𝑢
⃗⃗ 𝑣⃗
()
Exemple
ABCDEFGH est un cube et K un point du plan (ABC).
H
G
F
E
D
C
K
A
B
•
Soit A un point et 𝑛⃗⃗ un vecteur non nul de l’espace.
Il existe un plan et un seul passant par A et de vecteur normal 𝑛⃗⃗
• Soit (P) un plan, 𝑛⃗⃗ un vecteur normal à (P) et A un point de (P).
Pour tout point M de l’espace, on a : 𝑀 ∈ (P)⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ⊥ 𝑛⃗⃗ .
Remarques
Soit (P) et (P’) deux plans de vecteurs normaux respectifs 𝑛⃗⃗ et 𝑛⃗⃗′ on a :
• (P) et ( P’) sont parallèles si et seulement si 𝑛⃗⃗ et 𝑛⃗⃗′sont colinéaires.
• (P) et ( P’) sont perpendiculaires si et seulement si 𝑛⃗⃗ et 𝑛⃗⃗′sont orthogonaux.
Exercice de fixation
ABCDEFGH est un cube et M un point du plan (ABC).
H
G
F
E
D
C
M
A
B
1. Donne le plan passant par H et de vecteur normal ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 .
2. Justifie que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐹 sont orthogonaux.
Solution
[Link] plan (ADE) est le plan passant par H et de vecteur normal ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un vecteur normal à (ABC). M ∈ (𝐴𝐵𝐶) donc les vecteurs 𝐴𝑀
[Link] vecteur 𝐵𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐵𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont
orthogonaux.
2. Equations cartésiennes du plan
a) Propriété
Soit a, b, c et d des nombres réels tels que : (a, b, c) ≠ (0, 0, 0).
Tout plan de vecteur normal 𝑛⃗⃗(a, b, c) a une équation cartésienne de la forme :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0.
Toute équation de la forme 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 est une équation cartésienne d’un plan de
vecteur normal 𝑛⃗⃗(a, b, c).
𝑛⃗⃗
A
(P)
Exercice de fixation
Détermine une équation cartésienne du plan passant par l’origine du repère et de vecteur normal
𝑛⃗⃗(1, -2, -3).
Solution
Une équation cartésienne du plan est de la forme : 𝑥 − 2𝑦 − 3𝑧 + 𝑑 = 0
Comme le plan passe par l’origine du repère, alors (0) − 2(0) − 3(0) + 𝑑 = 0. On en déduis que
𝑑 = 0.
Ainsi, Une équation cartésienne du plan est : 𝑥 − 2𝑦 − 3𝑧 = 0
Remarques
• Dans n’importe quel repère, même non orthonormé, tout plan admet une équation cartésienne
de la forme 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 et toute équation de cette forme est l’équation cartésienne
d’un plan lorsque a, b et c ne sont pas tous nuls. Mais, lorsque le repère n’est pas orthonormé,
le vecteur 𝑛⃗⃗(a, b, c) n’est pas un vecteur normal au plan.
• Si 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 est une équation cartésienne de (P), pour tout nombre réel k non
nul,
𝑘(𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑) = 0 est aussi une équation cartésienne de (P).
3. Distance d’un point à un plan
Propriété
Soit A(𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ) un point de ℰ et (P) le plan d’équation cartésienne
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0.
|𝑎𝑥0 +𝑏𝑦0 +𝑐𝑧0+𝑑 |
La distance du point A au plan (P) est : d(A; P) = √a2 +b2 +c2
𝑛⃗⃗
() H
Exercice d’application
L’espace est muni d’un repère orthonormé (𝑂, ⃗i, ⃗j, ⃗⃗
k).
Soit (P) le plan d’équation cartésienne : 2𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 + 5 = 0 et A(3; 2; 1) un point de l’espace ℰ
Détermine la distance du point A au plan (P).
Solution
|2×3−1×2+3×1+5| 6√14
La distance du point A au plan (P) est : d(A; P) = = .
√22 +(−1)2 +32 7
Remarque
Le choix de A et de 𝑢
⃗⃗ n’étant pas unique, une droite admet plusieurs représentations paramétriques.
Exercice de fixation
Détermine une représentation paramétrique de la droite (D) passant par : 𝐴(2; 3; 0) et vecteur
directeur 𝑢
⃗⃗(−1; −1; 1).
Solution
𝑥 =2−𝜆
On a (𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ) = (2; 3; 0) et (𝑎; 𝑏; 𝑐) = (−1; −1; 1), donc le système {𝑦 = 3 − 𝜆 , 𝜆 ∈ ℝ est une
𝑧= 𝜆
représentation paramétrique de la droite (D).
⃗⃗ et 𝑣⃗ sont colinéaires.
La droite (D) est parallèle à la droite (D’) si et seulement si 𝑢
𝑢
⃗⃗
A
(D)
B
𝑣⃗
(D’)
Si les vecteurs 𝑢
⃗⃗ et 𝑣⃗ sont non colinéaires alors les droites (D) et (D’) sont sécantes ou
non coplanaires.
𝑣⃗
B
A
(D’) 𝑢
⃗⃗ 𝑢
⃗⃗
A
B 𝑣⃗
(D)
(D) (D’)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , 𝑢 ⃗⃗ et 𝑣⃗ sont coplanaires
(D) et (D’) sont sécantes ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , 𝑢 ⃗⃗ et 𝑣⃗ sont non coplanaires
(D) et (D’) sont non coplanaires.
Exercice de fixation
𝑥= 3 𝑥= 2𝜇 𝑥= 1
{ 𝑦 = 1 + 𝜆 (𝜆 ∈ ℝ), { 𝑦 = 2 − 4𝜇 ( 𝜇 ∈ ℝ),{ 𝑦 = 1 − 2𝑣 ( 𝑣 ∈ ℝ)
𝑧 = −2 𝜆 𝑧 = 2 − 2𝜇 𝑧 = −1 + 4𝑣
Solution
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . 𝑛⃗⃗ = 0 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . 𝑛⃗⃗ = 0
𝑢
⃗⃗
A
(D) 𝑛⃗⃗
𝑛⃗⃗ (D)
𝑢
⃗⃗
B
A
B 𝑢
⃗⃗
(P) (P)
𝑢
⃗⃗. 𝑛⃗⃗ ≠ 0
𝑢
⃗⃗
𝑛⃗⃗ A
(P) (D)
Exercice de fixation
Solution
a) 𝑢
⃗⃗(−2; 2; −3) est un vecteur directeur de la droite ( D ) et 𝑛⃗⃗(2; 1; 2) est un vecteur normal
au plan (P). On a : 𝑢
⃗⃗. 𝑛⃗⃗ ≠ 0; donc, ( D ) et (P) sont sécants.
Les coordonnées de leur point d’intersection vérifient les équations de (D) et de (P)
1
On a donc : 2(2 − 2 𝜆) + (2 𝜆) + 2(2 − 3 𝜆) − 4 = 0. Ce qui donne 𝜆 = 2
1
Donc ( D ) et (P) sont sécants en 𝐴(1; 1; 2).
On a : ⃗⃗⃗⃗
𝑢′. 𝑛⃗⃗ = 0; donc (D’) et (P) sont confondus ou strictement parallèles.
Or les coordonnées de B ne vérifient pas l’équation de (P); donc 𝐵 ∉ (𝑃)
Par conséquent ( D’ ) et (P) sont strictement parallèles.
3. Positions relatives de deux plans
(P) est un plan passant par A, de vecteur normal 𝑛⃗⃗ et (P’) un plan passant par B, de vecteur normal ⃗⃗⃗⃗
𝑛′.
• ⃗⃗ 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗
Si 𝑛 𝑛′ sont colinéaires alors les plans (P) et (P’) sont parallèles.
• ⃗⃗ 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗
Si 𝑛 𝑛′ ne sont pas colinéaires alors les plans (P) et (P’) sont sécants.
⃗⃗⃗⃗ colinéaires
𝑛⃗⃗ et 𝑛′
𝑛⃗⃗
𝑛⃗⃗′
𝑛⃗⃗
(P’)
(P) B
A
𝑛⃗⃗′ B
(P)
(P’) A
𝑛⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗
𝑛′ non colinéaires
⃗⃗⃗⃗
𝑛′ (D)
B 𝑛⃗⃗
𝑢
⃗⃗
(P)
A
(P’)
(P) et (P’): Si
Remarque sont sécants.
𝑛⃗⃗. ⃗⃗⃗⃗
𝑛′ = 0alors (P) et (P’) sont orthogonaux.
Exercice de fixation
Solution
1. Les plans (P) et (P’) ont pour vecteurs normaux respectifs 𝑛⃗⃗(2; 1; 2) et ⃗⃗⃗⃗
𝑛′ (2; −2; −1)
2 1
On vérifie que ces vecteurs ne sont pas colinéaires car : 2 ≠ −2 , donc les plans (P) et (P’) sont
sécants suivant une droite (Δ ) .
Tous les points de la droite d’intersection (Δ ) ont leur coordonnées qui vérifie le
2𝑥 + 𝑦 + 2𝑧 − 6 = 0
système :{
2𝑥 − 2𝑦 − 𝑧 + 3 = 0
Pour déterminer une représentation paramétrique de cette droite, on peut poser 𝑧 = 𝜆 dans le
système précédent et exprimer x et y en fonction de 𝜆
3 1
2𝑥 + 𝑦 = 6 − 2 𝜆 𝑥 = 2 − 2𝜆
On obtient : {2𝑥 − 2𝑦 = −3 + 𝜆 puis :{ 𝑦 = 3 − 𝜆
𝑧= 𝜆 𝑧= 𝜆
3 1
𝑥 = 2− 2𝜆
Donc, une représentation paramétrique de (Δ ) est : { 𝑦 = 3 − 𝜆 avec 𝜆 un réel
𝑧= 𝜆
2. On a : 𝑛⃗⃗. ⃗⃗⃗⃗
𝑛′ = 0; donc, les plans (P) et (P’) sont perpendiculaires.
C. SITUATION COMPLEXE
M. Yéo est un artiste sculpteur qui dessine ses œuvres avant de les réaliser en se basant sur des
figures géométriques. La figure ci-dessous est le dessin de l’une des œuvres qu’il compte réaliser.
Elle est constituée d’une base BDE qui a la forme d’un triangle équilatéral inscrit dans un cube et
d’une barre de fer (AG). Yeo affirme que la droite (AG) est perpendiculaire au plan (BDE) qui
assure la stabilité de l’œuvre.
Son jeune frère Koffi, élève de ta classe de terminale C fasciné par cette œuvre n’est pas d’accord
avec l’affirmation de son grand frère, il cherche à le vérifier en te sollicitant.
En utilisant tes connaissances mathématiques justifie que la droite (AG) est effectivement
orthogonale au plan (BDE).
.
Solution
➢ Pour répondre à la préoccupation de Koffi, je vais utiliser la géométrie analytique de
l’espace.
➢ Dans un repère orthonormé bien choisi, je vais déterminer les coordonnées du vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ puis vérifier si 𝐴𝐺
𝐴𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un vecteur normal au plan (BDE).
➢ Je considère le repère orthonormé (𝐴, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ AB; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AD; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AE) qui est un repère orthonormé de
l’espace.
D. EXERCICES
1. EXERCICES D’APPLICATION
Exercice 1
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, ⃗i, ⃗j, ⃗⃗
k).
Soit 𝐸 (4; 2; −1) et (Q) le plan d’équation cartésienne 3𝑥 − 4𝑦 + 6 = 0.
Calculer la distance du point E au plan (Q).
Solution
|3×4−4×2+6| 2
La distance du point E au plan (Q)est : d(E; (Q)) = =5.
√32 +(−4)2
Exercice 2
On considère les points 𝐴 (5; 2; 3), 𝐵 (4; −2; 1) et𝐶 (2; 4; −5)
Détermine une équation cartésienne du plan passant par le point C et orthogonal à la droite(𝐴𝐵).
Solution
(𝐴𝐵) est orthogonal au plan donc ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est un vecteur normal du plan.
On a : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 (1; −4; −2)donc une équation du plan est de la forme 𝑥 − 4𝑦 − 2𝑧 + 𝑑 = 0
𝐶 appartient au plan donc on a : 2 − 4(4) − 2(−5) + 𝑑 = 0 , donc 𝑑 = 4
une équation cartésienne du plan passant par le point C et orthogonal à la droite(𝐴𝐵) est :
𝑥 − 4𝑦 − 2𝑧 + 4 = 0
2– EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice 1
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, ⃗i, ⃗j, ⃗⃗
k).
Soit 𝐴 (−2; 0; 0), 𝐵 (0; 3; 0), 𝐶 (0; 0; −4)
1. Détermine une équation cartésienne du plan (𝐴𝐵𝐶).
2. Détermine une équation du plan (P) passant par 𝐴 et orthogonal à (𝐴𝐵𝐶).
Solution
1. Soit 𝑛⃗⃗(𝑎; 𝑏; 𝑐) un vecteur normal à (𝐴𝐵𝐶)
On a : 𝑛⃗⃗ ⊥ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 et 𝑛⃗⃗ ⊥ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 (2; 3; 0) et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 (2; 0; −4)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 et 𝑛⃗⃗. 𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 donc { 2𝑎 + 3𝑏 = 0
𝑛⃗⃗. 𝐴𝐵 , d’où pour 𝑎 = 6, 𝑏 = −4 et 𝑐 = 3.
2𝑎 − 4𝑐 = 0
𝑛⃗⃗(6; −4; 3) est un vecteur normal à (𝐴𝐵𝐶)
Une équation cartésienne de (𝐴𝐵𝐶) est de la forme : 6𝑥 − 4𝑦 + 3𝑧 + 𝑑 = 0
Les coordonnées de 𝐴 vérifié l’équation donc 𝑑 = 12.
Une équation cartésienne de (𝐴𝐵𝐶) est : 6𝑥 − 4𝑦 + 3𝑧 + 12 = 0
2. (P) est orthogonal à (𝐴𝐵𝐶) donc si ⃗⃗⃗⃗
𝑛′ (𝑎′; 𝑏′; 𝑐′) est un vecteur normal à (𝑃) alors
𝑛⃗⃗ ⊥ ⃗⃗⃗⃗
𝑛′.
Exercice 2
Soit (P) le plan d’équation 𝑥 – 𝑦 + 3 = 0 et ( D ) la droite intersection des plans (Q) et (Q’)
d’équation cartésienne respectives 𝑥 − 𝑧 − 2 = 0 et 2𝑥 + 𝑦 − 3𝑧 + 1 = 0
1. Démontre que (D) est parallèle à (P).
2. Détermine une équation cartésienne du plan (Π) contenant ( D ) et perpendiculaire à (P).
Solution
1. Déterminons une représentation paramétrique de (𝐷).
𝑥−𝑧−2=0
(𝐷) est l’ensemble des points 𝑀(𝑥 ; 𝑦 ; 𝑧) tels que : {
2𝑥 + 𝑦 − 3𝑧 + 1 = 0
𝑥 = 2+𝑡
Posons 𝑧 = 𝑡, (𝑡 ∈ ℝ). on a : {
𝑦 =𝑡−5
𝑥 = 2+𝑡
Une représentation paramétrique de (𝐷) est donc : {𝑦 = −5 + 𝑡 ; 𝑡 ∈ ℝ
𝑧= 𝑡
⃗⃗(1; 1; 1) est un vecteur directeur de (𝐷) et 𝑛⃗⃗(1; −1; 0) est un vecteur normal à(𝑃).
𝑢
⃗⃗ = 0 alors 𝑛⃗⃗ ⊥ 𝑢
𝑛⃗⃗. 𝑢 ⃗⃗ , donc (D) est parallèle à (P).
2. (Π) contient ( D ) et est perpendiculaire à (P) donc si ⃗⃗⃗⃗
𝑛′ (𝑎′; 𝑏′; 𝑐′) est un vecteur
3-EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT
Exercice
Soit a et b deux nombres réels.
1. On considère les plans (P) et (Q) d’équation cartésienne respectives 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = 0 et
𝑎𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 𝑏 = 0
Pour quelles valeurs de ales deux plans (P) et (Q) sont sécants.
2. Cette condition étant réalisée, on désigne par (D) la droite d’intersection des plans (P) et (Q)
et on considère la droite ( D’ ) de représentation paramétrique :
𝑥=1
{𝑦 = −3 + 𝑏𝜆 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝜆 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑟é𝑒𝑙.
𝑧 = −1 + 𝜆
Pour quelles valeurs de a et b les droites (D) et (D’) sont-elles orthogonales ?
Solution
1. 𝑛⃗⃗(1; 1; 1) est un vecteur normal à (𝑃) et ⃗⃗⃗⃗𝑛′ (𝑎; 1; 1) est normal à (𝑄).
(𝑃) et(𝑄) sont sécants si 𝑛⃗⃗et ⃗⃗⃗⃗𝑛′ne sont pas colinéaires.
⃗⃗⃗⃗sont colinéaires s’il existe 𝑘 ∈ ℝ∗ , tel que 𝑛⃗⃗ = 𝑘𝑛′
𝑛⃗⃗et 𝑛′ ⃗⃗⃗⃗, c’est à dire si 𝑎 = 1.
Donc (𝑃) et(𝑄) sont sécants si 𝑎 ≠ 1.
DOCUMENTS
Leçon 4 : PRIMITIVES
A- SITUATION D’APPRENTISSAGE
B. CONTENU DE LA LEÇON
I. Notion de primitive
1. Définition
𝑓 est une fonction définie sur un intervalle Ι. On appelle primitive de 𝑓 sur I , toute fonction F
dérivable sur Ι telle que f soit la dérivée de F.
Remarque
A partir de la définition, on peut écrire : pour tout 𝐱 ∈ 𝚰, 𝐅 ′ (𝐱) = 𝐟(𝐱).
Exemple
Soit f la fonction définie sur ℝ par : f(x) = 3x 2 + 1.
Solution
On vérifie que : pour tout x ∈ ℝ , G′ (x) = f(x) et H′ (x) = f(x).
Donc G et H sont des primitives de f sur ℝ.
2 . Propriétés
EXERCICE DE FIXATION
Soient f, g, h et u les fonctions de ℝ vers ℝ définies respectivement par :
1 x
f(x) = x 3 − 1 ; g(x) = ; h(x) = √x ; u(x) = 2
x x +1
Entoure celles qui admettent des primitives sur ℝ.
Solution
On entoure f et u , car ces deux fonctions sont continues sur ℝ.
EXERCICES DE FIXATION
Exercice1
x3 x2
Soient f et F les fonctions de ℝ vers ℝ et définies par : f(x) = x 2 − x et F(x) = −
3 2
Vérifie que F est une primitive de f sur ℝ , puis trouve deux autres primitives G et H de f sur ℝ.
Solution
∀x ∈ ℝ, F′(x) = f(x). Donc, F est une primitive de f sur ℝ .
Toutes les primitives de f sont de la forme : x ↦ F(x) + c, avec 𝑐 ∈ ℝ
Deux autres primitives de f sur ℝ sont les fonctions G et H définies respectivement par :
x3 x2 x3 x2
G(x) = − − 29 et H(x) = − + 546.
3 2 3 2
Exercice2
1
Détermine les primitives sur ]0; +∞[ de la fonction f définie par f(x) = − .
x2
Solution
1
Les primitives sur ]0; +∞[ de f sont les fonctions : x ⟼ + c, où c ∈ ℝ.
x
EXERCICE DE FIXATION
Solution
La primitive cherchée H est de la forme H(x) = G(x) + c = x 2 − x + c , où c ∈ ℝ.
Cherchons c :
H(−1) = 5 ⟺ (−1)2 − (−1) + c = 5 . D’où : c = 3
Donc : H(x) = x 2 − x + 3.
x ⟼ a (a ∈ ℝ) x ⟼ ax + c ℝ
x ⟼ x r (r ∈ ℚ ∖ {−1}) 1 r+1 ℝ , ℝ+ , ℝ∗+ ou ℝ∗−
x +c
r+1
1 −1 ℝ∗+ ou ℝ∗−
x⟼ (r ∈ ℚ ∖ {1}) x⟼ +c
xr (r − 1)x r−1
1 x ⟼ 2 √x + c ℝ∗+
x ⟼
√x
x ⟼ cosx x ⟼ sinx + c ℝ
x ⟼ sinx x ⟼ −cosx + c ℝ
1 π π
x⟼ = 1 + tan2 x ]− + kπ; + kπ[ , k ∈ ℤ
2
cos x x ⟼ tanx + c 2 2
1
x⟼ = 1 + cotan2 x ]kπ; π + kπ[ , k ∈ ℤ
sin2 x x ⟼ −cotanx + c
EXERCICE DE FIXATION
Dans chacun des cas suivants, détermine toutes les primitives sur ]0; +∞[ de la fonction f
1 2⁄
a. f (𝑥 ) = 𝑥 3 b. f ( x) = c. f(x) = x 3
x5
Solution
1 1 1
a. x ⟼ x 4 + c ( c ∈ ℝ ) b. x ⟼ − + c (c ∈ ℝ) c. x ⟼ −3x − 3 + c (c ∈ ℝ)
4 4x4
2. Opérations et compositions
Propriété1
Soient u et v deux fonctions admettant respectivement pour primitives sur un intervalle I les
fonctions U et V. k est un nombre réel.
• U + V est une primitive sur I de la fonction u + v.
• kU est une primitive sur I de la fonction ku.
EXERCICE DE FIXATION
Dans chacun des cas suivants, détermine toutes les primitives sur ℝ de la fonction f.
a. f(x) = x + sinx b. f(x) = sinx + cosx c. f(x) = 8x 2 + 5x − 9
Solution
1
a. x ⟼ x 2 − cosx + c (c ∈ ℝ)
2
b. x ⟼ −cosx + sinx + c (c ∈ ℝ)
8 5
c. x ⟼ x 3 + x 2 − 9x + c (c ∈ ℝ)
3 2
Propriété2
Soit u une fonction dérivable sur un intervalle I et v une fonction dérivable sur un intervalle
contenant u(Ι).
Une primitive sur Ι de la fonction u′ × (v ′ ou) est la fonction v ∘ u.
1
x ⟼ cos (ax + b) 𝑥 ⟼ sin(ax + b) a≠0
a
u′sinu −cosu
1
x ⟼ sin(ax + b) 𝑥 ⟼ − cos(ax + a≠0
a
b)
EXERCICES DE FIXATION
Exercice1
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive F sur ]0; +∞[ de la fonction f.
3
a. f(x) = 3 sin 2x b. f(x) = 2√2x + 1 ; c. f(x) =
(3x+5)2
Solution
1 3
a. F(x) = 3 × (− 𝑐𝑜𝑠2𝑥) = − 𝑐𝑜𝑠2𝑥
2 2
1 1 1 2 3
b. f(x) = 2(2x + 1) . Donc F(x) = 1
2 (2x + 1)2+1 = (2x + 1)2 .
+1 3
2
1 1
c. F(x) = − (2−1)(3x+5)2−1 = − .
3x+5
Exercice2
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive H sur ℝ de la fonction h.
2x+3
a. h(x) = (2x + 1)(x 2 + x + 6)3 b. h(x) = c. h(x) = sin x cos5 x
(x2 +3x+3)4
2x+1
d. h(x) = √x2
+x+1
Solution
1
a. ℎ(𝑥) = 𝑢′ (𝑥) × (𝑢(𝑥))3 ; avec u(x) = x 2 + x + 6, donc H(x) = (x 2 + x + 6)4
4
𝑢′ (𝑥) 2 1
b. ℎ(𝑥) = ; avec u(x) = x + 3x + 3, donc H(x) = −
(𝑢(𝑥))4 3(x2 +3x+3)3
1
c. h(x) = −𝑢′ (𝑥) × (𝑢 (𝑥))5 ; avec 𝑢(𝑥) = cos(𝑥), donc H(x) = − cos6 x .
6
𝑢′ (𝑥) 2
d. ℎ(𝑥) = ; avec u(x) = x + x + 1, donc H(x) = 2√x 2 + x + 1 .
√𝑢(𝑥)
C. SITUATION COMPLEXE
Le car loué par le lycée pour sa colonie de vacances doit effectuer un trajet de 1500 km.
Lorsque ce car roule à la vitesse moyenne v, exprimée en km/h, la dérivée de sa consommation
C(v),
exprimée en litres pour 100 km, selon les études d’un expert sur ce type de véhicule, est donnée
−300 1
par la relation : 𝐶′(𝑣 ) = 2 + . Une information complémentaire fournie par le chauffeur au
𝑣 3
moment de la location du car est qu’il consomme 25 litres au 100 pour une vitesse moyenne de
60 km/h.
Le salaire horaire du chauffeur est de 900 F CFA et le litre de gasoil coûte 600 F CFA.
Les organisateurs de la colonie veulent déterminer la vitesse moyenne à laquelle le chauffeur
doit rouler pour minimiser le coût total du voyage. Ils te sollicitent pour leur venir en aide.
Propose - leur une solution argumentée basée sur tes connaissances mathématiques.
Solution
➢ Pour répondre à la préoccupation des organisateurs du voyage, nous utilisons les
primitives.
➢ Nous allons déterminer le cout total du voyage
Modélisation
• Détermination de C
−300 1 300 𝑣
De la relation 𝐶′(𝑣 ) = + , on obtient : 𝐶 (𝑣 ) = + + 𝑘. Le car consomme 25 litres au
𝑣2 3 𝑣 3
300 60
100 pour une vitesse moyenne de 60 km/h, d’où : C(60) = 25. Or 𝐶 (60) = + + 𝑘 = 25 +
60 3
k, donc k est nul. La formule donnant la consommation en litres pour 100 km est : 𝐶 (𝑣 ) =
300 𝑣
+ .
𝑣 3
300
Comme le litre coûte 600FCFA, alors le coût du carburant sera de : 600× 15( +
𝑣
𝑣 300 𝑣
)=9000( + ).
3 𝑣 3
4050000
𝑃 (𝑣 ) = + 3000𝑣.
𝑣
𝑃 (𝑣 )
𝑚
𝑚 = 𝑃(√1350) ⋍ 220500
➢ conclusion
Pour minimiser le coût total du voyage, le chauffeur doit rouler à une vitesse moyenne de 37
km/h. L’organisation de cette colonie leur coûterait alors 220 500 FCFA.
D. EXERCICES
1. Exercices d’application
Exercice1
Réponds par VRAI (V ) ou par Faux (F ) à chacune des affirmations suivantes
N° AFFIRMATIONS REPONSES
Une primitive sur ℝ de la fonction définie par : f(x) = 3x 2 − 4x + 1 est la
1. fonction définie par : F(x) = x 3 − 2x 2 + x − π
1 1
La primitive sur ]0; +∞[ de la fonction définie par p(x) = x − 2 − qui
x √x
2. 1 1 2 1
prend la valeur − en 1 est la fonction définie par P(x) = x + − 2√ x +
2 2 x
1
3. Une primitive sur un intervalle Ι de la fonction u′ v + uv′ est la fonction
u×v
Solution
1. V 2. F 3. V
Exercice2
Dans chacun des cas suivants, détermine les primitives sur Ι de la fonction f.
1 5
1. f(x) = ; I = ]− ; +∞[
(2x+5)2 2
2. f(x) = (3x + 2)(3x² + 4x + 7)3 ; Ι = ℝ
4x3
3. f(x) = ; Ι = ℝ+
√x4 +1
solution
5 1 2
1. ∀x ∈ ]− ; +∞[ , f(x) = × (2x+5)2 .
2 2
5 1
Donc, les primitives sur ]− ; +∞[ de f sont de la forme : x ⟼ − +c
2 2(2x+5)
(c ∈ ℝ).
1
2. ∀x ∈ ℝ , f(x) = (6x + 4)(3x² + 4x + 7)3 .
2
1
Donc, les primitives sur ℝ de f sont de la forme : x ⟼ (3x² + 4x + 7)4 + c
8
(c ∈ ℝ).
3. Les primitives sur ℝ+ de f sont de la forme : x ⟼ 2√x 4 + 1 + c (c ∈ ℝ).
Exercice3
On donne les fonctions fet F définies sur ]0; +∞[ respectivement, par :
f(x) = x(5√x + 4) et F(x) = 2x 2 (√x + 1)
Démontre que F est une primitive de f sur ]0; +∞[ .
Exercice4
Dans chacun des cas suivants détermine les primitives sur Ι de la fonction f.
2x6 −3x+8
1. f(x) = , I = ]0; +∞[
2x4
2x
2. f(x) = ; Ι = ]3; +∞[
√x2 −9
3. f(x) = (x − 1)(x² − 2x + 5)3 ; Ι = ℝ
π
4. f(x) = sin (3x − ) , Ι = ℝ
5
2. Exercices de renforcement
Exercice5
3
On considère les fonctions fet F définies sur ]−∞; [ respectivement par :
2
2
f(x) = x√3 − 2x et F(x) = (ax + bx + c)√3 − 2x , où a, b et c sont des nombres réels.
3
Détermine a, b et c pour que F soit une primitive de f sur ]−∞; [.
2
Réponse
3
On a : ∀x ∈ ]−∞; [ , F ′ (x) = f(x).
2
ax 2 + bx + c
F ′ (x) = f(x) ⟺ (2ax + b)√3 − 2x − = x√3 − 2x
√3 − 2x
⟺ −5ax 2 + (6a − 3b)x + 3b − c = −2x 2 + 3x.
−5a = −2
Par identification : 6a − 3b = 3
{
3b − c = 0
2 1 3
On obtient : a = , b=− et c = − .
5 5 5
Exercice6
On donne les fonctions fet h définies sur ℝ respectivement par :
−x3 +2x2 +2 x4 +3x2 −4x
f(x) = et h(x) =
x2 +1 (x2 +1)2
4x
1. Justifie que : ∀x ∈ ℝ , h(x) = −f ′ (x) − (x2 .
+1)2
2. Détermine la primitive H de h sur ℝ , qui prend la valeur 2 en 0.
Réponse
−x4 −3x2 −x4 −3x2 +4x−4x x4 +3x2 −4x 4x 4x
1. ∀x ∈ ℝ , f ′ (x) = (x2 +1)2
= (x2 +1)2
=− (x2 +1)2
− (x2 = −h(x) − (x2 .
+1)2 +1)2
4x
Donc : h(x) = −f′(x) − (x2 .
+1)2
2x
2. On a : ∀x ∈ ℝ , h(x) = −f ′ (x) − 2 × (x2 .
+1)2
2
La primitive cherchée H est de la forme: H(x) = −f(x) + + c, où c ∈ ℝ.
x2 +1
H(0) = −f(0) + 2 + c = 2. Alors : c = f(0) = 2.
2
Donc : ∀x ∈ ℝ, H(x) = −f(x) + +2.
x2 +1
Exercice7
On considère la fonction f définie sur ℝ, par : f(x) = xcosx.
1. Calcule la dérivée de la fonction g définie sur ℝ, par : g(x) = xsinx.
2. Déduis-en une primitive de f sur ℝ.
Exercice8
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive de la fonction f sur ]0; +∞[.
xsinx+cosx sinx−xcosx
1. f(x) = 2. f(x) =
x2 x2
Exercice9
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive F sur Ι de la fonction f.
−3x+1
1. f(x) = ; I = ]1; +∞[
(3x2 −2x−1)4
3
2. f(x) = sin7xcos 7x ; Ι = ℝ
3. f(x) = (3 − 2x)sin(x² − 3x + 1 ); Ι = ℝ
π
4. f(x) = cos (3x − ) , Ι = ℝ
5
cos2x π
5. f(x) = , Ι = ]0; [ .
√sin2x 4
x
6. f(x) = 3 , Ι = ]1; +∞[.
√x2 −1
Exercice10
π π 1
Soit la fonction f définie sur ]− ; [ , par : f(x) = .
2 2 1−sinx
1 1+sinx
1. Vérifie que : = .
1−sinx cos2 x
π π
2. Déduis-en les primitives de f sur ]− ; [.
2 2
Exercice11
Sans linéariser l’expression cos 3 xsin3 x, détermine une primitive sur ℝ de la fonction
f: x ⟼ cos3 xsin3 x.
3. Exercices d’approfondissement
Exercice12
1. Linéariser l’expression cos4 x.
2. Déduis-en les primitives sur ℝ de la fonction : x ⟼ cos4 x.
Réponse
1+cos2x 2 1
1. cos4 x = ( ) = (1 + 2cos2x + cos2 2x)
2 4
1 1 1 1 1 1 1 + cos4x
cos4 x = + cos2x + cos2 2x = + cos2x + ( )
4 2 4 4 2 4 2
3 1 1
cos4 x = + cos2x + cos4x.
8 2 8
2. Les primitives sur ℝ de la fonction : x ⟼ cos 4 x sont les fonctions :
3 1 1
x ⟼ x + sin2x + sin4x + c (c ∈ ℝ).
8 4 32
Exercice13
x3 −x2 −8x+8
Soit f la fonction définie sur ]2; +∞[ , par : f(x) = (x−2)2
.
c
1. Détermine trois nombres réels a, b et c tels que : ∀x ∈ ]2; +∞[, f(x) = ax + b + (x−2)2 .
2. Déduis-en les primitives de f sur ]2; +∞[.
Réponse
1. A l’aide d’une division euclidienne , on obtient : a = 1 , b = 3 et c = −4 .
4
2. ∀x ∈ ]2; +∞[ , f(x) = x + 3 − (x−2)2
1 4
Les primitives de f sur ]2; +∞[ sont de la forme : x ⟼ x 2 + 3x + + c (c ∈ ℝ) .
3 x−2
Exercice14
1 2
On considère la fonction f définie sur ] ; +∞[ , par : f(x) = sin3 x − (3x−1)2 .
3
1
Détermine les primitives de f sur ] ; +∞[.
3
Exercice15
On considère les fonctions h et g définies sur ℝ, par : h(x) = cos 2 x et g(x) = sin2 x.
1. Calcule h(x) + g(x).
Déduis-en la primitive S de h + g sur ℝ, qui s’annule en 0.
2. Détermine h(x) − g(x).
Déduis-en la primitive D de h − g sur ℝ, qui s’annule en 0.
3. On désigne par H et G des primitives respectives de h et g sur ℝ.
Déduis des questions précédentes H et G.
Exercice16
1 x
Soit h la fonction définie sur ℝ ∖ {− }, par : h(x) = (2x+1)3 .
2
1 a b
1. Détermine les nombres réels a et b tels que : ∀x ∈ ℝ ∖ {− } , h(x) = (2x+1)2 + (2x+1)3 .
2
1
2. Déduis-en une primitive H de h sur ]− ; +∞[.
2
SECONDAIRE
TleC CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
MATHEMATIQUES
A - SITUATION D’APPRENTISSAGE
Des élèves de terminale C passionnés d’astronomie découvrent lors de leur lecture que l’orbite d’un
satellite peut être circulaire, elliptique, parabolique ou hyperbolique.
L’un d’eux pense qu’on peut déterminer une équation mathématique pour chacune de ces figures.
Les autres étant sceptiques, ils décident ensemble d’en savoir plus en s’informant auprès de leur
professeur.
B - CONTENU DE LA LEÇON
1- ETUDE GÉNÉRALE DES CONIQUES
1) Conique définie par foyer et directrice
a) Définition
Définition : Soit (𝒟) une droite, 𝐹 un point n’appartenant pas à (𝒟) et 𝑒 un nombre réel strictement
positif.
On appelle conique de foyer 𝐹, de directrice (𝒟) et d’excentricité 𝑒, l’ensemble (Γ) des points 𝑀 du
𝑀𝐹
plan tels que 𝑀𝐻 = 𝑒 où 𝐻 est le projeté orthogonal de 𝑀 sur (𝒟).
Page 1 sur 14
La droite (∆) passant par 𝐹 et perpendiculaire à (𝒟) est un axe de symétrie de (Γ) .
(Δ) est appelée l’axe focal de la conique (Γ).
Exercice de fixation
Soit (Γ) une conique de foyer 𝐹, de directrice (𝒟).
On note (∆) la droite passant par 𝐹 et perpendiculaire à (𝒟).
Soit 𝑀 un point de (Γ). On note 𝑀’ l’image de 𝑀 par la symétrie orthogonale d’axe (∆).
Justifie que 𝑀′ ∈ (Γ) .
Solution
(D)
M
H
(∆) F
H'
M'
𝑀 ∈ (Γ) et 𝑆(∆) (𝑀) = 𝑀′ , comme est (∆) est un axe de symétrie de (Γ) alors 𝑀′ ∈ (Γ).
Propriété 2
Soit (Γ) une conique d’excentricité 𝑒 et d’axe focal (Δ).
- Si 𝑒 = 1, alors (Γ) coupe (Δ) en un point 𝑆. Le point 𝑆 est appelé sommet de la parabole.
- Si 𝑒 ≠ 1, alors (Γ) coupe (Δ) en deux points 𝐴 et 𝐴′. Les points 𝐴 et 𝐴′ sont les sommets de la
conique situés sur l’axe focal.
Remarque
Soit 𝐾 est le projeté orthogonal de 𝐹 sur (𝒟).
- Si 𝑒 = 1, alors 𝑆 est le milieu de [𝐹𝐾].
- Si 𝑒 ≠ 1, alors 𝐴 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 1); (𝐾, 𝑒)} et 𝐴′ = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 1); (𝐾, −𝑒)}.
Exercice de fixation
Le plan est muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽).
On donne le point 𝐹(2; 3) et la droite (𝐷) d’équation 𝑥 = −4.
1
Soit (Γ) une conique de foyer 𝐹, de directrice (𝒟) et d’excentricité 3.
Page 2 sur 14
Solution
1. L’axe focal (Δ) est la droite passant par 𝐹 et perpendiculaire à (𝐷), donc une équation de
(Δ) est : 𝑦 = 3.
2. 𝐾 est le projeté orthogonal de 𝐹 sur (𝐷) donc 𝐾(−4; 3).
1
• 𝐴 = 𝑏𝑎𝑟 {(𝐹, 1); (𝐾, 3)} donc 𝐴 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 3); (𝐾, 1)}.
3×2+1×(−4) 3×3+1×3 1
𝐴( ; ) ; 𝐴(2 ; 3 )
4 4
1
• 𝐴′ = 𝑏𝑎𝑟 {(𝐹, 1); (𝐾, − 3)} donc 𝐴′ = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 3); (𝐾, −1)}.
3×2−1×(−4) 3×3−1×3
𝐴′ ( ; ) ; 𝐴′ (5; 3 )
2 2
Remarque :
- En échangeant les droites (𝑆, 𝑖⃗) et (𝑆, 𝑗⃗), on obtient une équation réduite de la forme 𝑥 2 = 2𝑝𝑦,
𝑝 𝑝
l’axe focal devient la droite (𝑆, 𝑗⃗), le foyer est 𝐹(0; 2) et la directrice est la droite (𝒟): 𝑦 = − 2.
Page 3 sur 14
- Dans le repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), la courbe d’équation 𝑦 2 = 2𝑎𝑥 avec 𝑎 ≠ 0 est une parabole
𝑎 𝑎
de sommet 𝑂, d’axe focal (𝑂, 𝑖⃗), de paramètre |𝑎|, de foyer 𝐹(2 ; 0) et de directrice (𝒟): 𝑥 = − 2.
Exercice de fixation
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗; 𝑗⃗).
On considère la parabole (𝒫) d’équation : 𝑦 2 + 4𝑥 = 0.
Détermine l’axe focal, les coordonnées du foyer 𝐹 et une équation de la directrice (𝒟).
Solution
On a : 𝑦 2 + 4𝑥 = 0 ⟺ 𝑦 2 = −4𝑥
(𝒫) est la parabole de sommet 𝑂, d’axe focal (𝑂, 𝑖⃗) , de foyer 𝐹(−1; 0) et de directrice (𝒟): 𝑥 = 1
2. Equation réduite d’une conique à centre
Propriété
Soit (Γ) une conique de foyer 𝐹, de directrice (𝒟) et d’excentricité 𝑒 avec 𝑒 ≠ 1.
On désigne par 𝐴 et 𝐴′ les sommets de (Γ) situés sur l’axe focal.
1
Dans le repère orthonormé (O, 𝑖⃗, 𝑗⃗) tel que O soit le milieu du segment [𝐴𝐴′] et 𝑖⃗ = 𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴.
𝑥2 𝑦2
Une équation de la courbe (Γ) est : 𝑎2 + 𝑎2−𝑐 2 = 1 où 𝑎 = 𝑂𝐴 et 𝑐 = 𝑂𝐹.
𝑏2
l’axe focal est (𝑂, 𝑗⃗), le foyer est 𝐹(0; 𝑐), la directrice est (𝒟): 𝑦 = , les sommets situés sur l’axe
𝑐
focal sont 𝐵(0; 𝑏)et 𝐵′(0; −𝑏).
𝑥2 𝑦2
- Dans le repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), la courbe d’équation 2
+ = 1 avec 𝑎 > 0; 𝑐 > 0 et
𝑎 𝑎2 −𝑐 2
𝑎2 𝑐
𝑎 ≠ 𝑐 est une conique de foyer 𝐹(𝑐; 0), de directrice (𝒟): 𝑥 = et d’excentricité 𝑒 = 𝑎.
𝑐
Conséquences
Soit (Γ) une conique d’excentricité 𝑒 avec 𝑒 ≠ 1 et d’axe focal (∆).
On désigne par 𝐴 et 𝐴′les sommets de (Γ) situés sur l’axe focal.
Page 4 sur 14
- La médiatrice du segment [𝐴𝐴′] est un axe de symétrie de la conique (Γ).
- Le milieu 𝑂 du segment [𝐴𝐴′] est le centre de symétrie de la conique (Γ).
De telles coniques sont appelés coniques à centre ; le centre de symétrie est appelé le centre de la
conique
Remarque
Le point 𝐹′ et la droite (𝒟 ′ ), symétriques respectifs de 𝐹 et (𝒟) par rapport à 𝑂, sont également un
foyer et une directrice de la conique (Γ).
La conique (Γ) est parfaitement déterminée par la donnée de 𝐹 ′ ; (𝒟 ′ ) et 𝑒.
On a : 𝐹𝐹 ′ = 2𝑐 ; 𝐹𝐹′ est appelé distance focale de la conique à centre.
Exercice de fixation
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗; 𝑗⃗).
Dans chacun des cas suivants, donne la nature de (Γ), son axe focal, son centre, son excentricité, ses
foyers 𝐹 et 𝐹’, ses directrices (𝐷) et (𝐷’), ses sommets 𝐴 et 𝐴’situés sur l’axe focal.
𝑥2 𝑦2
1. Soit (Γ) la courbe d’équation : 25 + = 1.
9
𝑥2
2. Soit (Γ) la courbe d’équation : − 𝑦 2 = 1.
4
Solution
𝑥2 𝑦2
1. + = 1, on a : 𝑎 = 5 et 𝑏 = 3 donc 𝑐 = √𝑎2 − 𝑏 2 = 4
25 9
𝑥2
2. − 𝑦 2 = 1, on a : 𝑎 = 2 et 𝑏 = 1 donc 𝑐 = √𝑎2 + 𝑏 2 = √5
4
courbe
a>0
a>0
a<0
a<0
Page 6 sur 14
2) Eléments caractéristiques de l’ellipse
TABLEAU RECAPITULATIF DONNANT LES ELEMENTS CARACTERISTIQUES
D’UNE ELLIPSE
sommets 𝐴(𝑎; 0); 𝐴′ (−𝑎; 0); 𝐵(0; 𝑏); 𝐵′(0; −𝑏) Ce sont les mêmes
axes Axe focal 𝐴𝐴′) Axe focal (𝐵𝐵 ′ )
Grand axe (𝐴𝐴′ ) Grand axe (𝐵𝐵 ′ )
Petit axe (𝐵𝐵 ′ ) Petit axe (𝐴𝐴′ )
foyers 𝐹(𝑐: 0); 𝐹′(−𝑐; 0) 𝐹(0; 𝑐); 𝐹′(0; −𝑐)
directrices 𝑎2 𝑎2 𝑏2 𝑏2
(𝒟): 𝑥 = ; (𝒟 ′ ): 𝑥 = − (𝒟): 𝑦 = ; (𝒟): 𝑦 = −
𝑐 𝑐 𝑐 𝑐
Courbes Cercle principal 𝒞(𝑂; 𝑎) Cercle principal 𝒞(𝑂; 𝑏)
remarquables
Cercle secondaire 𝒞(𝑂; 𝑏) Cercle secondaire 𝒞(𝑂; 𝑎)
courbes
Remarque
Lorsque 𝑎 = 𝑏, l’ellipse (Γ) est le cercle de centre 𝑂 et de rayon 𝑎.
3) Eléments caractéristiques de l’hyperbole
Page 7 sur 14
TABLEAU RECAPITULATIF DONNANT LES ELEMENTS CARACTERISTIQUES
D’UNE HYPERBOLE
Remarque
Si 𝑎 = 𝑏 alors l’hyperbole est dite équilatère.
C - SITUATION COMPLEXE
Monsieur Coulibaly veut construire une piscine près du mur de son jardin non loin d’une pompe à
eau. Par soucis d’espace, il veut que la distance de chaque position du bord de la piscine à la pompe
soit la moitié de la distance de ce bord au mur de la maison.
Il parle de son projet à un ami, professeur de mathématiques, qui décide de lui donner un coup de
main.
Ce dernier, après observation de l’espace, définit un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽), d’unité 2 m dans le
jardin, considère la position de la pompe à eau comme un point 𝐹 et le mur comme une droite (𝐷).
Après quelques calculs il réalise que les coordonnées des points du bord de la piscine vérifie la
relation suivante: 3𝑥 2 + 4𝑦 2 + 6𝑥 − 9 = 0.
Page 8 sur 14
Etant appelé à la maison pour une urgence, il remet le résultat de ses analyses à monsieur Coulibaly.
Ne pouvant pas rendre opérationnel cette aide, Monsieur Coulibaly demande à son fils qui est en
terminale C de le faire.
Le fils te sollicite pour représenter avec lui la piscine de son père.
Utilise les outils mathématiques au programme pour aider le fils de monsieur Coulibaly à réaliser ce
schéma.
Solution
• Nous allons utiliser les coniques pour réaliser ce schéma.
• Nous allons déterminer une équation réduite de la conique d’équation:
3𝑥 2 + 4𝑦 2 + 6𝑥 − 9 = 0, dans le plan muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽). Unité
graphique :2𝑐𝑚.
(𝑥+1)2 𝑦2
On a : 3𝑥 2 + 4𝑦 2 + 6𝑥 − 9 = 0 ⟺ 3(𝑥 + 1)2 + 4𝑦 2 = 12 ⟺ + =1
4 3
(𝑥+1)2 𝑦2
+ = 1 est l’équation réduite d’une ellipse.
4 3
- Nous allons déterminer dans le repère (𝑂, 𝐼, 𝐽) les coordonnées du centre Ω de l’ellipse, les
foyers 𝐹 et 𝐹′, les sommets 𝐴 𝑒𝑡 𝐴′ situés sur l’axe focal, 𝐵 et 𝐵′ les autres sommets.
𝑥+1=0 𝑥 = −1
On a : { ⟺{ donc Ω(−1; 0)
𝑦=0 𝑦=0
𝑎2 = 4 et 𝑏 2 = 3 donc 𝑎 = 2, 𝑏 = √3 𝑐 = √4 − 3 = 1
L’axe focal est (Ω𝐼) car 𝑎 > 𝑏.
Dans le repère (Ω, 𝐼, 𝐽), on : 𝐹(1; 0), 𝐹 ′ (−1; 0), 𝐴(2; 0), 𝐴′ (−2; 0), 𝐵(0; √3) et 𝐵 ′ (0; −√3).
𝑥 = −1 + 𝑋
Soit 𝑀(𝑋; 𝑌) dans (Ω, 𝐼, 𝐽) et 𝑀(𝑥; 𝑦) dans (O, 𝐼, 𝐽), on a : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂Ω + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ΩM, alors {
𝑦=𝑌
Donc dans (O, 𝐼, 𝐽), 𝐴(1; 0); 𝐴′ (−3; 0); 𝐵(−1; √3); 𝐵 ′ (−1; −√3); 𝐹(0; 0) et 𝐹′(−2; 0)
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D - EXERCICES
1. EXERCICES DE FIXATION
Exercice 1
1) 2𝑦 2 + 3𝑥 = 0
2) 𝑥 2 − 2𝑥 = −3𝑦 − 1
Solution
3 3
1) 2𝑦 2 + 3𝑥 = 0 ⇔ 𝑦 2 = − 2 𝑥, avec 𝑎 = − 4
3
Le sommet de la parabole est O, l’axe focal est l’axe (𝑂, ⃗i) et le foyer est 𝐹(− 8 , 0)
3
2) 𝑥 2 − 2𝑥 = −3𝑦 − 1 ⇔ (𝑥 − 1)2 = −3𝑦, avec 𝑎 = − 2
Le sommet de la parabole est 𝑆(1; 0), l’axe focal est l’axe (𝑆, ⃗j).
3
Dans le repère (𝑆, ⃗i, ⃗j), on a : le foyer des 𝐹(0; − 4)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂Ω
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ΩM
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗, alors { 𝑥 =1+𝑋
Soit 𝑀(𝑋; 𝑌) dans (𝑆, ⃗i, ⃗j) et 𝑀(𝑥; 𝑦) dans (𝑂, ⃗i, ⃗j), on a : 𝑂𝑀
𝑦=𝑌
3 3
En remplaçant 𝑋 par 0 et 𝑌 par − 4 on obtient dans (𝑂, ⃗i, ⃗j), 𝐹(1; − 4).
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Exercice 2
𝑥2 𝑦2
1) + 16 = 1
9
(𝑥−1)2 (𝑦+2)2
2) − + =1
4 9
Solution
𝑥2 𝑦2
1) + 16 = 1
9
(Γ) est une hyperbole de centre Ω(1; −2), d’axe focal l’axe (Ω, ⃗j).
𝑎 = 2 et 𝑏 = 3, donc 𝑐 = √𝑎2 + 𝑏 2 = √13.
Dans le repère (Ω, ⃗i, ⃗j), on a : les foyers 𝐹(0; √13) et 𝐹′(0; −√13)
Soit 𝑀(𝑋; 𝑌) dans (Ω, ⃗i, ⃗j) et 𝑀(𝑥; 𝑦) dans (𝑂, ⃗i, ⃗j), on a : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂Ω + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ΩM, alors
𝑥 =1+𝑋
{
𝑦 = −2 + 𝑌
En remplaçant 𝑋 par 0 et 𝑌 par √13 , on obtient dans (𝑂, ⃗i, ⃗j), 𝐹(1; −2 + √3).
En remplaçant 𝑋 par 0 et 𝑌 par −√13 , on obtient dans (𝑂, ⃗i, ⃗j), 𝐹′(1; −2 − √3).
2. EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice 3
Le plan est muni du repère(𝑂, ⃗i, ⃗j).
Détermine une équation de la parabole (Γ) dans chacun des cas suivants :
1) De foyer 𝐹(3; 2) et de directrice la droite (D) d’équation x = 1.
2) De foyer 𝐹(1; 4) et de directrice la droite (D) d’équation y = 2
Solution
1) Soit 𝐾 le projeté orthogonal de 𝐹 sur (D).
On a : 𝐾(1; 2) et 𝐾𝐹 = 2 = 𝑎.
𝑆(2; 2) le milieu de [𝐹𝐾] est le sommet de la parabole.
Dans le repère (𝑆, ⃗i, ⃗j), une équation de la parabole est : 𝑌 2 = 2 × 𝑎𝑋 d’où 𝑌 2 = 4𝑋
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Dans le repère (𝑂, ⃗i, ⃗j), une équation de la parabole est : (𝑦 − 2)2 = 4(𝑥 − 2)
Exercice 4
Le plan est muni du repère(𝑂, ⃗i, ⃗j).
(Γ) est une conique à centre de foyer F de directrice associée (D) et d’excentricité e:
Dans chacun des cas suivants, détermine une équation de (Γ).
4
1) 𝐹(1; 0) ; (D) : x = 10 ; 𝑒 = 5
Solution
4
1) 𝐹(1; 0) ; (D) : x = 10 ; 𝑒 = 5
𝑐 2 = 𝑎2 − 𝑏 2 donc 𝑏 2 = 𝑎2 − 𝑐 2 = 36.
(𝑋)2 𝑌2
Dans le repère(𝑆, ⃗i, ⃗j), une équation de l’ellipse est : + 36 = 1.
100
(𝑥 + 15)2 𝑦2
Dans le repère(𝑂, ⃗i, ⃗j), une équation de l’ellipse est : + 36 = 1.
100
1
(𝑥−4)2 (𝑦− )2
Dans le repère (𝑂, ⃗i, ⃗j), une équation de l’hyperbole est :− 9 + 9
8
=1
8 64
3. EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT
Exercice 5
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒⃗1 , 𝑒⃗2 )
1) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de la courbe (ℋ) d’équation :
3𝑥 2 − 𝑦 2 + 2𝑥 + 1 = 0
2) a) Démontrer que les points 𝐴; 𝑀 et 𝑀′ d’affixes respectives 1 ; 𝑧 et 𝑧 4 sont alignés si et
seulement si 1 + 𝑧 + 𝑧 2 + 𝑧 3 est un nombre réel
b) En déduire l’ensemble points tels que 𝑀(𝑥; 𝑦)
Solution
1
(𝑥+ )2 𝑦2
2 2
1) 3𝑥 − 𝑦 + 2𝑥 + 1 = 0 ⟺ − 2
3
+ 2 =1
9 3
1
(ℋ) est une hyperbole de centre Ω(− 3 ; 0) , d’axe focal (Ω, 𝑒⃗2 )
2 2 8
on a : 𝑎2 = 9 et 𝑏 2 = 3 donc 𝑐 2 = 𝑎2 + 𝑏 2 = 9
𝑐 2√3
l’excentricité 𝑒 = 𝑏 = 3
2 2
Sommets situés sur l’axe focal : 𝐵(0; √ )et 𝐵′(0; −√ )
3 3
√8 √8
Foyers : 𝐹(0; ) et 𝐹’(0; − )
3 3
√2 √2
Directrices : (𝐷) : 𝑌 = et (𝐷′ ) : 𝑌 = −
2 2
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Asymptote : (∆) : 𝑌 = √3𝑋 et (∆′ ) : 𝑌 = −√3𝑋
1 2 1 2
Sommets situés sur l’axe focal : 𝐵(− 3 ; √3) et 𝐵′(− 3 ; −√3)
1 √8 1 √8
Foyers : 𝐹(− 3 ; ) et 𝐹’(− 3 ; − )
3 3
√2 √2
Directrices : (𝐷) : 𝑦 = et (𝐷′ ) : 𝑦 = −
2 2
1 1
Asymptote : (∆) : 𝑦 = √3(𝑥 + 3) et (∆′ ) : 𝑦 = −√3(𝑥 + 3)
𝑧 4 −1
2) a) 𝐴; 𝑀 et 𝑀′ sont alignés ⟺ est un nombre réel⟺ 1 + 𝑧 + 𝑧 2 + 𝑧 3 est un nombre réel
𝑧−1
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Terminale C CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Mathématiques
B. CONTENU DE LA LEÇON
1. Définition
1
La fonction logarithme népérien, notée ln, est la primitive de la fonction x 𝑥 définie sur ]0 ; +[
et qui s’annule en 1.
2. Conséquences
• ln 1 = 0
• L’ensemble de définition de la fonction ln est ]0 ; +[.
1
• La fonction logarithme népérien est dérivable sur ]0 ; +[ et pour tout x > 0, ln’(x) = 𝑥.
1
• Pour tout x > 0, > 0, donc la fonction ln est strictement croissante sur ]0 ; +[.
𝑥
3. Propriétés algébriques
Propriété fondamentale :
Pour tous réels a et b strictement positifs,
ln (a b) = ln a + ln b
Exercice de fixation
Solution
1 1
𝐴 = ln 8 + ln 10 + ln 40 = ln (8 × 10 × 40) = ln2
3𝑥
𝐵 = ln 3𝑥 – ln 3 = ln ( ) = ln𝑥
3
3 8 2 1
𝐶 = ln + ln – ln(23 ) = ln2 − ln(23 ) = ln ( 3 ) = ln ( ) .
4 3 2 4
4. Equations, inéquations
Le nombre réel e
La fonction ln est continue et strictement croissante sur ]2 ; 3[.
ln 2 ≈ 0,69 et ln 3 ≈ 1,09 ; comme 1 ∈ ] ln2 ; ln3[ , il existe un unique réel noté e ∈ ]2 ; 3[ tel que
ln(e)=1. On a : e 2,718.
Remarque :
Pour tout nombre rationnel r, ln (er) = r.
Exemple de resolution
• Résous dans ℝ, l’équation : ln(x) = 3
solution
ln(x) = 3 équivaut à 𝑥 ∈]0; +∞[ et x = e3.
𝑆ℝ = {𝑒 3 }
• Résous dans ℝ, l’équation : ln(2x – 1) = -5
Solution
1 𝑒 −5 +1
ln(2x – 1) = -5 équivaut à 𝑥 ∈] 2 ; +∞[ et 2x – 1 = e-5. On obtient : x = .
2
𝑒 −5 +1
𝑆ℝ = { }.
2
Solution
L’ensemble de validité est] 0 ; +∞ [.
On pose X = ln x et on obtient l’équation : X² – 3X – 4 = 0
= 25. Les solutions sont alors : X1 = -1 et X2 = 4.
On résout alors les équations :
ln x = -1 et on obtient : x = e-1
ln x = 4 et on obtient : x = e4.
𝑆ℝ = {𝑒 −1 ; 𝑒4}
• Méthode : Pour résoudre une équation du type ln u(x) = ln v(x) (respectivement une inéquation
du type ln u(x) ln v(x) ) :
- on détermine l’ensemble de validité c’est à dire l’ensemble des réels x tels que u(x) > 0 et v(x) > 0
(dans ce cas l’équation est bien définie);
- on résout dans cet ensemble l’équation u(x) = v(x) (respectivement l’inéquation u(x) v(x)).
Exercices de fixation
Exercice1
Résous dansℝ, l’équation : ln (2x – 4) = 0
Solution
On cherche les nombres x tels que 2𝑥 − 4 > 0
Or 2𝑥 − 4 > 0 , lorsque x]2 ; +[ .
L’équation sera alors résolue dans l’ensemble V =] 2 ; + [.
5 5
ln(2x – 4) = 0 équivaut à 2x – 4 = 1 , c’est à dire x = 2 . Or = 2 E.
5
donc 𝑆ℝ = {2}
Exercice2
Résous dansℝ, l’inéquation : ln(x – 10) < 0
Solution
L’équation sera alors résolue dans l’ensemble E =] 10 ; + [.
5. Etude de la fonction ln
a- limite en + et en 0
• lim ln x = +.
𝑥→+∞
• limln x = -
𝑥→0
Conséquence : L’axe des ordonnées est une asymptote verticale à la courbe représentative de la
fonction ln.
b- Variation de la fonction ln
la fonction ln est dérivable et strictement croissante sur ]0 ; +[. On a :
x 0 + T
1 + C
𝑥
+
ln(x)
-
𝑙𝑛𝑥
Propriété : lim =0
𝑥→+∞ 𝑥
Démonstration : f est la fonction définie sur ]0 ; +[ par f(x) = ln x – 2 x.
1 1 1−√𝑥
f est dérivable sur ]0 ; +[, et pour tout x > 0, f ’(x) = 𝑥 – =
√𝑥 𝑥
• Autres limites
Solution
3 𝑙𝑛𝑥
lim (2𝑥 − 3 − 𝑙𝑛𝑥) = lim 𝑥(2 − − )
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥
lim 𝑥 = +∞
𝑥→+∞
Or { 3 𝑙𝑛𝑥
lim (2 − 𝑥 − )=2
𝑥→+∞ 𝑥
Exercice 2
Calcule :
a. la limite en 0 de x↦ 𝑥 3 ln𝑥
2
b. la limite en +∞ de x↦ 𝑥ln (1 + 𝑥)
Solution
2
2 ln(1+ )
𝑥
. b. On a : 𝑥ln (1 + 𝑥)=2 × 2
𝑥
Par composé 2 et ln (1 + 𝑥)
lim =0 et lim 2 =2
𝑥→+∞ 𝑥
𝑥→0 𝑥
2
Donc : lim 𝑥ln (1 + ) = 2
𝑥→+∞ 𝑥
1. Dérivées de ln u et ln|𝒖|
Propriétés
• Si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle I,
𝑢′
alors la fonction ln u est dérivable sur I et on a : (ln u)’ = 𝑢 .
• Si u est une fonction dérivable et ne s’annulant pas sur un intervalle I,
𝑢′
alors la fonction ln |𝑢 | est dérivable sur I et : (ln |𝑢|)’ = 𝑢 .
Exercice de fixation
Dans chacun des cas suivants, précise l’ensemble de dérivabilité, puis détermine la dérivée de la
fonction 𝑓 :
a. f(x) = ln(x² + 1) b. f(x)=𝑙𝑛|2𝑥 – 1|
Solution
𝒖′
2. Primitive de 𝒖
Propriété
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I, ne s’annulant pas sur I , alors, une primitive sur
𝑢′
I de la fonction 𝑢 est la fonction ln |𝑢| .
Remarque
• ln|𝑢| = ln𝑢 si 𝑢 > 0 sur 𝐼 ;
• ln|𝑢| = ln(−𝑢) si 𝑢 > 0 sur 𝐼
Exercice de fixation
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive 𝐹 de la fonction 𝑓 sur l’intervalle 𝐾
1
a. f(x) = 𝑥 , 𝐾 = ]−∞; 0[
4𝑥 3
b. f(x) = 𝑥 4 +2 , 𝐾 = ℝ
Solution
1
a. Une primitive sur ]- ; 0[ de la fonction x 𝑥 est donc la fonction x ln|𝑥|.
Or : pour tout 𝑥 ∈ ]−∞; 0[ , 𝑥 < 0. 𝐹(𝑥) = 𝑙𝑛|𝑥| = 𝑙𝑛(−𝑥).
4𝑥 3 𝑢′
b. La fonction f : x 𝑥 4+2 se présente sous la forme 𝑢 avec u(x) = x4 + 2.
Or : pour tout 𝑥 ∈ ℝ, x4 + 2 > 0. Donc 𝐹(𝑥) = ln|𝑥 4 + 2| = ln(𝑥 4 + 2).
Définition :
On appelle fonction logarithme de base a (a >0 et a ≠ 1) , notée 𝑙𝑜𝑔𝑎 , la fonction définie sur ]0 ; +[
ln (𝑥)
par : 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑥) = 𝑙𝑛𝑎 .
Remarque :
• La fonction logarithme décimal, notée log, est la fonction définie sur ]0 ; +[ par :
𝑙𝑛𝑥
log x = 𝑙𝑛10 .
• Pour tout entier relatif n, log (10n) = n.
• 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑎) = 1.
• log(1) = 0, log(10) = 1.
C. SITUATION COMPLEXE
A la fin de chaque mois, une nouvelle entreprise de fabrication de boissons gazeuses fait le bilan de ses recettes
du mois écoulé.
Un expert en finances et ami du chef de l’entreprise, ayant obtenu des chiffres sur l’évolution financière de
cette entreprise, fait une modélisation des recettes par la fonction 𝑟 telle que :
1
pour tout 𝑥 ≥ 1 , 𝑟(𝑥) = 3𝑥 − 𝑥ln 2 𝑥,
où 𝑥 designe le nombre de mois d’existence de l’entreprise et 𝑟(𝑥) est exprimée en millions de francs CFA.
Le chef, pour surmonter d’éventuelles difficultés que pourrait connaître son entreprise, voudrait savoir le mois à
partir duquel une baisse des recettes sera enregistrée, en vue d’accroître le capital d’investissement.
Il te sollicite.
Réponds à la préoccupation du chef de l’entreprise.
Solution
Etudions le sens de variation de la fonction 𝑟 sur [1; +∞[ et dressons son tableau de variation.
• 𝑟(1) = 3 + 𝑙𝑛2
1
• Pour tout𝑥 ∈ [1; +∞[ , 𝑟 ′ (𝑥) = 2 − ln 𝑥.
2
𝑟 ′ (𝑥) > 0 ⟺ 𝑥 < 2𝑒 2
Sens de variation de 𝑟
x 1 2𝑒 2 +∞
r ’(x) + -
r(x)
𝑟(1) = 3 + 𝑙𝑛2 -∞
D. EXERCICES
1. Exercices d’application
Exercice 1
Calcule les limites suivantes :
a. lim ln(7x). e. lim ln(x 2).
𝑥→+∞ 𝑥→0
𝑥 𝑥
b. lim f. lim 𝑙𝑛 (− 3)
𝑥→+∞ 𝑙𝑛𝑥 𝑥→−∞
ln (0,8𝑥)
c. lim (x – ln(x)) g. lim
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥
Solution
a. lim ln(7x) = lim ln(X) = + ∞ ; e. lim ln(x 2) = lim ln(X) = 0
𝑥→+∞ 𝑋→+∞ 𝑥→0 𝑋→0
𝑥 1 𝑥
b. lim = lim 𝑙𝑛𝑥 = + ∞ ; f. lim 𝑙𝑛 (− ) = lim 𝑙𝑛(𝑋) = + ∞
𝑥→+∞ 𝑙𝑛𝑥 𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 3 𝑋→+∞
𝑥
lim 𝑥 = + ∞
𝑙𝑛(𝑥) 𝑥→+∞
c. lim (x – ln(x)) = lim 𝑥(1 – ) = + ∞ car { ln(𝑥) ;
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥 lim (1 – )=1
𝑥→+∞ 𝑥
ln (0,8𝑥) ln (0,8𝑥) ln (𝑋)
d. lim ln(4 – 3x) = lim ln(X) = + ∞ ; g. lim = lim 0,8 × = lim 0,8 × = 0,8.
𝑥→−∞ 𝑋→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 0,8𝑥 𝑋→+∞ 𝑋
.
Exercice 2
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive de la fonction 𝑓 sur l’intervalle 𝐾
1 1
a. f(x) = 1−3𝑥 , 𝐾 = ]−∞; 3[
4
b. 𝑓(𝑥) = 2𝑥 − 7 + 𝑥−9 , 𝐾 = ]9; +∞[
Solution
a. f admet pour primitive la fonction F avec 𝐹(𝑥) = ln|1 − 2𝑥|.
b. f admet pour primitive la fonction F avec F(x)=𝑥 2 − 7𝑥 + 4𝑙𝑛|𝑥 − 9|.
Exercice 3:
1+𝑙𝑛𝑥
Soit la fonction f : x 1−𝑙𝑛𝑥 .
Justifie que la fonction f admet le tableau de variation ci-dessous :
x 0 e +
+ -1
f(x)
-1 -
Solution
f est une fonction dérivable sur ]0; +∞[ et on a :
1 1
×(1−𝑙𝑛𝑥)+ ×(1+𝑙𝑛𝑥) 2
pour tout x ∈ ]0; +∞[, 𝑓 ′(𝑥) = 𝑥 𝑥
(1−𝑙𝑛𝑥)2
= 𝑥(1−𝑙𝑛𝑥)2. On a donc : pour tout x ∈
]0; +∞[, 𝑓 ′(𝑥) >0 donc f est strictement croissante sur ]0; 𝑒[ et sur ]𝑒; +∞[ d′ où le tableau de variation.
2. Exercice de renforcement
Exercice 4
Solution
On cherche les réels x tels que 2x -3 > 0 , et 6 – x > 0 et 𝑥 > 0, c’est à dire tels que :
3
𝑥 > 2 , 𝑥 < 6 et 𝑥 > 0.
3
L’équation doit alors être résolue dans l’ensemble : 𝐸 = ]2 ; 6[
(6−𝑥)2
On a : 2𝑥 − 3 =
𝑥
On obtient : 𝑥 = 3 ou 𝑥 = −12.
3 ∈ 𝐸, mais −12 ∉ 𝐸. Donc l’unique solution de l’équation est 3.
On cherche les réels x tels que 3 − 𝑥 > 0 , et 𝑥 + 1 > 0 et 25𝑥 − 49 > 0, c’est à dire tels que :
49
𝑥 < 3 , 𝑥 > −1 et 𝑥 > 25 .
49
L’inéquation doit alors être résolue dans l’ensemble : 𝐸 = ]25 ; 3[
3. Exercice d’approfondissement
Exercice 5
1. Soit f la fonction définie sur ]0 ; +[ par : f(x) = x – 2 – 2x ln x.
a. Détermine son sens de variation.
b. Déduis-en le signe de f(x).
𝑙𝑛𝑥
2. Soit g la fonction définie sur ]0 ; 2[∪]2 ; +[ par : g(x) = (𝑥−2)2 .
On note (C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O, I, J).
a. Calcule les limites de g aux bornes de son ensemble de définition.
Interprète graphiquement les résultats obtenus.
𝑓(𝑥)
b. Démontre que : pour tout x de ]0 ; 2[∪]2 ; +[, g’(x) = 𝑥(𝑥−2)3 .
c. Détermine le sens de variation de g et dresse son tableau de variation.
d. Détermine une équation de la tangente (𝑇) à la courbe (𝐶) au point d’abscisse 1.
e. Construis (𝐶) et (𝑇) dans le repère (O,I, J) (unité 2 cm).
Solution
1. a. Pour tout 𝑥 ∈]0 ; +[ , 𝑓 ′ (𝑥) = −1 − 2𝑙𝑛𝑥
1
𝑓 ′ (𝑥) > 0 ⟺ 𝑥 < 𝑒 −2 .
On en déduit que :
1
∀𝑥 ∈ ]0; 𝑒 −2 [ , 𝑓 ′ (𝑥) > 0
{ 1
∀𝑥 ∈ ]𝑒 −2 ; +∞[ , 𝑓 ′ (𝑥) < 0
Sens de variation de 𝑓
1
• 𝑓 est strictement croissante sur ]0; 𝑒 −2 [
1
• 𝑓 est strictement décroissante sur ]𝑒 −2 ; +∞[
a. Signe de 𝑓(𝑥)
Utilisons le tableau de variation de 𝑓.
1
𝑥 0 𝑒 −2 +∞
𝑓′(𝑥) + 0 −
2
−2
√ 𝑒
𝑓(𝑥)
0
-∞
2
∀𝑥 ∈ ]0; +∞[ , 𝑓(𝑥) ≤ −2<0
√𝑒
𝑙𝑛𝑥
lim 𝑔(𝑥) = lim =−∞
𝑥→0 𝑥→0 (𝑥 − 2)2
𝑙𝑛𝑥
lim 𝑔(𝑥) = lim = +∞
𝑥→2 𝑥→2 (𝑥 − 2)2
< <
𝑙𝑛𝑥
lim 𝑔(𝑥) = lim =+∞
𝑥→2 𝑥→2 (𝑥 − 2)2
> >
𝑙𝑛𝑥 𝑙𝑛𝑥 1
lim 𝑔(𝑥) = lim = lim × =0 × 0 = 0
𝑥→+∞ 𝑥+∞ (𝑥 − 2)2 𝑥+∞ 𝑥 4
𝑥−4+𝑥
Interprétation graphique des résultats
• Les droites d’équations 𝑥 = 0 et 𝑥 = 2 sont des asymptotes verticales à (𝐶).
• La droite d’équations 𝑦 = 0 est une asymptote horizontale à (𝐶) en +∞.
𝑥 0 2 +∞
𝑔′(𝑥) + −
+∞ +∞
𝑔(𝑥)
−∞ 0
(𝑇)
3
(𝐶)
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 x
-1
-2
SECONDAIRE
TleC CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
MATHEMATIQUES
A - SITUATION D’APPRENTISSAGE
Des élèves d'une classe de terminale s'interroge sur ce qu’ils viennent de découvrir à
l'exposition sur les journées mathématiques organisée par la Société Mathématique de Côte
d'Ivoire (SMCI). Dans un stand sur les équations on peut lire :
Au début du XVIème siècle, le mathématicien Scipione dal Ferro, propose une formule
donnant une solution de l'équation du 3ème degré x3 + px = q
3 𝑞−√𝑞²+4𝑝 3 /27 3𝑞+√𝑞²+4𝑝 3 /27
x= √ +√
2 2
B - RESUME DE COURS
I. ETUDE ALGEBRIQUE
1. Notion de nombre complexe
a- Définition
Propriété et définition
Un nombre complexe dont la partie réelle est nulle est un nombre complexe imaginaire pur.
L’ensemble des nombres complexes imaginaires purs est l’ensemble noté 𝑖ℝ.
Un nombre complexe dont la partie imaginaire est nulle est un nombre réel.
On a: ℝ ⊂ ℂ 𝑒𝑡 𝑖ℝ ⊂ ℂ.
Le seul nombre complexe à la fois réel et imaginaire pur est le nombre nul 0.
Les calculs se font dans ℂ 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 ℝ en tenant compte du fait que 𝒊𝟐 = −𝟏.
Exemples :
• 𝑧 + 𝑧 ′ = (𝑎 + 𝑎′ ) + 𝑖(𝑏 + 𝑏 ′ ) ;
• 𝑧 × 𝑧 ′ = (𝑎𝑎′ − 𝑏𝑏 ′ ) + 𝑖(𝑎𝑏 ′ + 𝑎′ 𝑏).
1 𝑎 𝑏
• Pour tout nombre complexe non nul, (𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0) et = 𝑎2 +𝑏2 − 𝑖 𝑎2 +𝑏2 .
𝑧
𝑧′ 1
• Soient 𝑧 𝑒𝑡 𝑧′ deux nombres complexes tels que 𝑧 ≠ 0 ; = 𝑧′ × 𝑧.
𝑧
Exercice de fixation
Solution
c) Propriété
𝑧 = 0 ⟺ ℛ𝑒(𝑧) = 0 et ℐ𝑚(𝑧) = 0.
Exercice de fixation
Soit 𝑧 = 𝑎 + 2 + 𝑖(𝑏 + 5) et 𝑧 ′ = −1 + 3𝑖 deux nombres complexes.
Détermine les réels 𝑎 et 𝑏 pour que 𝑧 et 𝑧’ soient égaux.
Remarque :
Exercice de fixation 1
Solution
Exercice de fixation 2
Détermine la forme algébrique du nombre complexe : (1 - 2i)5
Solution
(1 − 2𝑖)5 = ∑5𝑘=0 𝐶5𝑘 15−𝑘 (−2𝑖)𝑘
(1 − 2𝑖)5 = 𝐶50 15 (−2𝑖)0 + 𝐶51 14 (−2𝑖) + 𝐶52 13 (−2𝑖)2 + 𝐶53 12 (−2𝑖)3 + 𝐶54 1(−2𝑖)2
+ 𝐶55 10 (−2𝑖)5
1 × 10 (−2𝑖)5
Définition
Exemples :
1)𝑧 = 1; 𝑧 = 1 ; 2) 𝑧 = 𝑖 ; 𝑧 = −𝑖 ; 3) 𝑧 = 1 + 3𝑖 ; 𝑧 = 1 − 3𝑖 ;
4) 𝑧 = 2𝑖 − 3 ; 𝑧 = −3 − 2𝑖.
Propriété 1
Soit (𝑧; 𝑧 ′ ) ∈ ℂ × ℂ, 𝑛 ∈ ℕ
(i). 𝑧 = 𝑧.
1 1 𝑧′ 𝑧′
(iv). pour 𝑧 ≠ 0, (𝑧) = 𝑧 ; ( 𝑧 ) = .
𝑧
(v). Pour 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 , 𝑧 × 𝑧 = 𝑎2 + 𝑏 2
Exercice de fixation 1
1)Soit 𝑧 = 1 − 3𝑖 un nombre complexe
Calcule : 𝑧 × 𝑧̅, 𝑧 + 𝑧̅ et 𝑧 − 𝑧̅.
2) Détermine le conjugué de chacun des nombres complexes suivants :
Solution
1)
𝑧 × 𝑧̅ = (ℛ𝑒(𝑧))2 + (ℐ𝑚(𝑧))2 = 12 + (−3)2 = 10.
𝑧 + 𝑧̅ = 2ℛ𝑒(𝑧) = 2 × 1 = 2.
2)
Propriété 2
Soit 𝑧 ∈ ℂ∗ ;
(i)- 𝑧 ∈ ℝ ⇔ ℐ𝑚(𝑧) = 0 ⇔ 𝑧 = 𝑧
(ii)- 𝑧 ∈ 𝑖. ℝ ⇔ ℛ𝑒(𝑧)=0⇔ 𝑧 = −𝑧
Exercice de fixation
2−3𝑖
Soit le nombre complexe 𝑧 = ; 𝑥 ∈ ℝ. Détermine le nombre réel 𝑥 tel que 𝑧 soit :
𝑥+𝑖
1) Un nombre réel ;
Solution
3𝑥+2 2
1) 𝑧 ∈ ℝ ⇔ ℐ𝑚(𝑧) = 0 ⇔ 𝑥 2+1 = 0 ⇔ 3𝑥 + 2 = 0 ⇔ 𝑥 = − 3 . 𝑧 est donc réel lorsque 𝑥 =
2
−3 .
2𝑥−3 3
2) 𝑧 est imaginaire pur ⇔ ℛ𝑒(𝑧)=0 ⇔ 𝑥 2 +1 = 0 ⇔ 2𝑥 − 3 = 0 ⇔ 𝑥 = 2. 𝑧 est donc
3
imaginaire pur lorsque 𝑥 = 2.
Définition
Le module du nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 est le nombre réel positif noté |𝑧| tel que
|𝑧| = √𝑎2 + 𝑏 2 .
|𝑧| = √𝑧 × 𝑧̅.
Exemple
|𝑖| = 1.
Propriétés
Soit (𝑧; 𝑧 ′ ) ∈ ℂ × ℂ, 𝑛 ∈ ℕ :
Exercice de fixation
Détermine le module du nombre complexe 𝑧 chacun des cas suivants :
3−𝑖
1) 𝑧 = (3 – 𝑖)(3𝑖 − 2) ; 2) 𝑧 = (2 + 𝑖) + (8 − 𝑖) ; 3) 𝑧 = ; 4) 𝑧 = (3 + 𝑖)3 .
4−𝑖√2
Solution
1) |𝑧| = |(3 − 𝑖)(3𝑖 − 2)| = |3 − 𝑖| × |3𝑖 − 2| = √32 + (−1)2 × √32 + (−2)2 = √130.
Dans la suite de ce chapitre, le plan est muni d’un repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢 ⃗⃗⃗ ) ; on
⃗⃗⃗ , 𝑣
l’appelle aussi plan complexe.
⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
Soit 𝑤 𝑤′ deux vecteurs du plan, 𝑀 𝑒𝑡 𝑀′ deux points du plan et 𝑘 ∈ ℝ.
𝑧𝑤 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑧𝑤
⃗⃗⃗⃗ +𝑤′ ⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑧⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ + 𝑧𝑤′ 𝑀𝑀′ = 𝑧𝑀′ − 𝑧𝑀 et 𝑧𝑘.𝑤 ⃗⃗⃗⃗ .
⃗⃗⃗⃗ = 𝑘 × 𝑧𝑤
Exemple
On a : 𝑧𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 = −4 + 7𝑖 − 2 − 𝑖 = −6 + 6𝑖 et
𝑧3.𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ = 3 × 𝑧𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ = 3(−6 + 6𝑖) = −18 + 18𝑖.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑂𝑀 = |𝑧| , on en déduit que le module d’un nombre complexe 𝑧 d’image 𝑀 est la
‖𝑂𝑀
distance entre les points 𝑂 𝑒𝑡 𝑀.
Définition
Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢 ⃗⃗⃗ ), soit 𝑧 ∈ ℂ∗
⃗⃗⃗ , 𝑣
d’image M.
⃗⃗⃗ ̂
Si 𝜑 est une mesure de l’angle orienté (𝑢 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ) alors arg(𝑧) = 𝜑 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
𝒂
𝐜𝐨𝐬(𝝋) = 𝒂𝟐 +𝒃𝟐
Si 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃, (𝒂; 𝒃) ≠ (𝟎; 𝟎) 𝒆𝒕 𝝋 = 𝐚𝐫𝐠 (𝒛) alors on a : { 𝒃 .
𝐬𝐢𝐧(𝝋) = 𝒂𝟐 +𝒃𝟐
𝒃
Si 𝒂 ≠ 𝟎 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝐭𝐚𝐧(𝝋) = 𝒂.
Remarque
Tout nombre complexe non nul 𝑧 admet un unique argument appartenant à l’intervalle
]−𝜋; 𝜋] appelé argument principal et noté 𝐴𝑟𝑔(𝑧).
Exemples
Exercice de fixation :
1) 𝑧 = √3 + 𝑖 ; 2) 𝑧 = 1 − 𝑖√3 ; 3) 𝑧 = 1 + 𝑖 .
√3
cos(𝜑) =
{ 2 , on en déduit qu’un argument de z est 𝜋 et tout argument de 𝑧 est de la forme :
1 6
sin(𝜑) = 2
𝜋
arg(𝑧) = 6 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
1
cos(𝜑) = 2 𝜋
{ −√3
, on en déduit qu’un argument de z est − 3 et tout argument de 𝑧 est de la
sin(𝜑) = 2
𝜋
forme : arg(𝑧) = − + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
3
√2
cos(𝜑) = 2 𝜋
{ , on en déduit qu’un argument de z est et tout argument de 𝑧 est de la forme :
√2 4
sin(𝜑) = 2
𝜋
arg(𝑧) = 4 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
Propriétés
Soient (𝑧; 𝑧 ′ ) ∈ ℂ∗ × ℂ∗ , 𝑛 ∈ ℕ :
1
o arg (𝑧) = arg(𝑧 ) = − arg(𝑧) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
o arg(𝑧 × 𝑧 ′ ) = arg(𝑧) + arg(𝑧 ′ ) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
o arg(𝑧 𝑛 ) = 𝑛. 𝑎𝑟𝑔(𝑧) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
𝑧′
o arg ( 𝑧 ) = arg(𝑧 ′ ) − arg(𝑧) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ.
Exercice de fixation
Solution
Posons 𝒛𝟏 = −√𝟑 + 𝒊 et 𝒛𝟐 = 𝟏 − 𝒊.
−√3
cos(𝜑) =
|𝑧𝟏 | = √(−√𝟑 )𝟐 + 𝟏𝟐 = √𝟒 = 𝟐 ; Soit 𝜑 un argument de 𝑧𝟏 , { 2
1
sin(𝜑) = 2
5𝜋
on en déduit qu’un argument de z est et tout argument de 𝑧 est de la forme :
6
5𝜋
𝜑= + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
6
√2
cos(𝜃) = 2
|𝒛𝟐 | = √𝟏𝟐 + (−𝟏)𝟐 = √𝟐 ; Soit 𝜃 un argument de 𝒛𝟐 , {
−√2
sin(𝜃) = 2
𝜋
on en déduit qu’un argument de z est − 4 et tout argument de 𝑧 est de la forme :
𝜋
𝜃 = − 4 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ 𝑧 .
1) 𝑧 = 𝒛𝟏 × 𝒛𝟐 , donc
5𝜋 −𝜋 7𝜋
𝒂𝒓𝒈(𝒛) = 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟏 ) + 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟐 ) + 𝟐𝒌𝜋 = 6 + 4 + 2𝑘𝜋 = 12 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
𝑧
2) 𝑧 = 𝑧𝟐 , donc
𝟏
𝜋 5𝜋 13𝜋
𝒂𝒓𝒈(𝒛) = 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟐 ) − 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟏 ) + 𝟐𝒌𝜋 = − − + 2𝑘𝜋 = − + 2𝑘𝜋
4 6 12
11𝜋
= + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
12
3) 𝑧 = 𝒛𝟏 𝟐 × 𝒛𝟐 𝟑 , donc
5𝜋 𝜋 11𝜋
𝒂𝒓𝒈(𝒛) = 𝟐𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟏 ) + 𝟑𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟐 ) + 𝟐𝒌𝜋 = 2 × + 3 × (− ) + 2𝑘𝜋 = + 2𝑘𝜋, 𝑘
6 4 12
∈ℤ
Remarque
Si 𝑧𝐴 et 𝑧𝐵 sont les affixes des points 𝐴 et 𝐵 alors arg (𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 ) est une mesure de l’angle
⃗⃗⃗ ̂
orienté (𝑢 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 )
b. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul
Définition
𝑧 = 𝑟(cos(𝜃) + 𝑖 sin(𝜃)).
Exemples
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
2 + 2𝑖 = 2√2(cos ( 4 ) + 𝑖𝑠𝑖𝑛( 4 )) ; 4𝑖 = 4(cos ( 2 ) + 𝑖𝑠𝑖𝑛( 2 )) ; 5 = 5(cos (0) + 𝑖𝑠𝑖𝑛(0)).
Exercice de fixation :
Solution
−√3
cos(𝜑) = 2
|𝒛| = √(−√𝟑 )𝟐 + 𝟏𝟐 = √𝟒 = 𝟐 ; Soit 𝜑 un argument de 𝑧, { 1
sin(𝜑) = 2
5𝜋
on en déduit qu’un argument de z est et la forme trigonométrique de 𝑧 est :
6
5𝜋 5𝜋
𝑧 = 2(cos( 6 ) + 𝑖 sin( 6 )).
𝑎√ = 𝑟ۓ+ 𝑏
2 2
ۖ 𝑎
𝑐𝑜𝑠𝛼 =
𝑟
۔
ۖ 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 𝑏
ە 𝑟
Forme trigonométrique
Forme algébrique 𝑧 = 𝑟(𝑐𝑜𝑠𝛼 + 𝑖𝑠𝑖𝑛𝛼)
𝑧 = 𝑎 + 𝑏𝑖
𝑎 = 𝑟𝑐𝑜𝑠𝛼
{
𝑏 = 𝑟𝑠𝑖𝑛𝛼
Définition
Soit 𝑧 un nombre complexe non nul de module 𝑟 et d’argument 𝜽 .
1) 𝑧 = 1 + 𝑖; 2) 𝑧 = 1 + 𝑖√3 .
Solution
√2
cos(𝜑) = 2 𝜋
{ , on en déduit qu’un argument de z est: 4 . L’écriture exponentielle de 𝑧 est:
√2
sin(𝜑) = 2
𝜋
𝑧 = √2𝑒 𝑖 4 .
1
cos(𝜑) = 2 𝜋
{ √3
, on en déduit qu’un argument de z est: . L’écriture exponentielle de 𝑧 est:
3
sin(𝜑) = 2
𝜋
𝑧 = 2𝑒 𝑖 3 .
Remarques :
𝑟′ = 𝑟
(i) 𝑧′ = 𝑧 ⇔ {
𝜑 = 𝜃 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
𝟏 𝟏
(ii) 𝑧 = 𝑟𝒆−𝒊𝜃 ; = 𝒓 𝒆−𝒊𝜽 .
𝒛
(iii) 𝑧 ′ × 𝑧 = 𝑟𝑟 ′ 𝑒 𝑖(𝜃+𝜑) .
(iv) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, , 𝑧 𝑛 = 𝑟 𝑛 𝒆𝒊𝒏𝜽 .
𝑧′ 𝑟′ 𝒊(𝝋−𝜽)
(v) = 𝒆
𝑧 𝑟
Exercice de fixation
1+𝑖
Détermine la forme exponentielle de 𝑧 = 1+𝑖√3 .
Solution
𝑧
𝑧 = 𝑧1 avec 𝑧1 = 1 + 𝑖 𝑒𝑡 𝑧2 = 1 + 𝑖√3 .
2
𝜋 𝜋
𝑧1 = √2 × 𝑒 𝑖 4 𝑒𝑡 𝑧2 = 2 × 𝑒 𝑖 3 .
𝜋
𝑖 𝜋 𝜋 𝜋
𝑧1 √2 ×𝑒 4 √2 √2
𝑧=𝑧 = 𝜋 = × 𝑒 𝑖( 4 − 3 ) = × 𝑒 −𝑖12 .
2 𝑖
2×𝑒 3 2 2
Remarque
𝑧 −𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗̂
arg (𝑧 𝐶 −𝑧𝐴 ) = 𝑚𝑒𝑠(𝐴𝐵 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 ) + 2𝑘𝜋.
𝐵 𝐴
a- Formule de Moivre
Propriété
Exercice de fixation
1 √3 300
Soit 𝒛 = (2 + 𝑖 ) .
2
Solution
b. Formules d’EULER
Propriété
Soit 𝜽 ∈ ℝ 𝒆𝒕 𝒏 ∈ ℤ ;
𝑒 𝑖𝜃 +𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 −𝑒 −𝑖𝜃
cos(𝜽) = 𝑒𝑡 sin(𝜽) = .
2 2𝑖
Remarque
Les formules d’Euler permettent de linéariser des expressions du type 𝑐𝑜𝑠 𝑛 (𝑥)𝑜𝑢 𝑠𝑖𝑛𝑛 (𝑥).
Exercice de fixation
Solution
𝑒 𝑖𝛼 +𝑒 −𝑖𝛼 4
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼) = ( )
2
1 0 2
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼) = (𝐶40 (𝑒 𝑖𝛼 )4 (𝑒 −𝑖𝛼 ) + 𝐶41 (𝑒 𝑖𝛼 )3 (𝑒 −𝑖𝛼 ) + 𝐶42 (𝑒 𝑖𝛼 )2 (𝑒 −𝑖𝛼 ) + 𝐶43 (𝑒 𝑖𝛼 )1 (𝑒 −𝑖𝛼 )3
16
+ 𝐶44 (𝑒 𝑖𝛼 )0 (𝑒 −𝑖𝛼 )4
1
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼) = 16 (𝑒 𝑖4𝛼 + 4𝑒 𝑖3𝛼 𝑒 −𝑖𝛼 + 6𝑒 𝑖2𝛼 𝑒 −𝑖2𝛼 + 4𝑒 𝑖𝛼 𝑒 −𝑖3𝛼 + 𝑒 −𝑖4𝛼 )
1
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼)= 16 (𝑒 𝑖4𝛼 + 4𝑒 𝑖2𝛼 + 6 + 4𝑒 −𝑖2𝛼 + 𝑒 −𝑖4𝛼 )
1
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼)= 16 (𝑒 𝑖4𝛼 + 𝑒 −𝑖4𝛼 + 4(𝑒 𝑖2𝛼 + 𝑒 −𝑖2𝛼 ) + 6)
1
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼) = 16 (2 cos(4𝛼 ) + 8 cos(2𝛼 ) + 6)
1 1 3
𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼) = cos(4𝛼) + cos(2𝛼) + .
8 2 8
a- Définition
Méthode
𝑥 2 + 𝑦 2 = |𝑧0 | (1)
Soit 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 ; 𝑧 2 = 𝑧0 ⇔ {𝑥 2 − 𝑦 2 = ℛ𝑒(𝑧0 ) (2)
2𝑥𝑦 = ℐ𝑚(𝑧0 ) (3)
b- Remarques :
▪ Tout nombre complexe non nul admet deux racines carrées opposées.
Exercice de fixation.
1)𝑍0 = 8 − 6𝑖.
2) 𝑧0 = −5
Solution
1)
𝑥 2 + 𝑦 2 = 10 (1)
Soit 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 une racine carrée de z . On a : { 𝑥 2 − 𝑦 2 = 8 (2)
0
2𝑥𝑦 = −6 (3)
Propriété
1) (𝐸1 ): 𝑧 2 + 5𝑧 − 14 = 0.
2) (𝐸2 ): 𝑧 2 − 2𝑖𝑧 − 1 = 0.
3) (𝐸3 ): 𝑧 2 + 2𝑖𝑧 + 3 = 0.
4) (𝐸4 ): 𝑧 2 − (1 + 𝑖)𝑧 + 2 − 𝑖 = 0.
Solution
1)
(𝐸1 ): 𝑧 2 + 5𝑧 − 14 = 0.
2)
(𝐸2 ): 𝑧 2 − 2𝑖𝑧 − 1 = 0.
∆= 0 . On obtient 𝑆 = {𝑖}.
3)
(𝐸3 ): 𝑧 2 + 2𝑖𝑧 + 3 = 0.
4)
(𝐸4 ): 𝑧 2 − (1 + 𝑖)𝑧 + 2 − 𝑖 = 0.
𝑥 2 − 𝑦 2 = −8 (1)
{𝑥 2 + 𝑦 2 = 10 (2)
2𝑥𝑦 = 6 (3)
Remarques :
Définition
Propriété 1
𝜃+2𝑘𝜋
Soit 𝑍0 = 𝑅𝑒 𝑖𝜃 ; les racines n-ième de 𝑍0 sont 𝑧𝑘 = √𝑅 × 𝑒 𝑖
𝑛
𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈
{0; 1; … ; 𝑛 − 1}.
Propriété 2
Les racines n-ième d’un nombre complexe sont les affixes des sommets d’un polygone
𝑛
régulier de n côtés inscrit dans un cercle de rayon √𝑅 .
Exercice de fixation
Solution
𝜋 𝜋
On a: 𝑍 = 16 (𝑐𝑜𝑠 3 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 3 ).
𝜌4 = 16 𝜌=2
𝑧4 = 𝑍 ⟺ { 𝜋 D’où:{ 𝜋 𝑘𝜋
4𝑥 = 3 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ 𝑥 = 12 + , 𝑘 ∈ {0; 1; 2; 3}
2
• Pour 𝑘 = 2 , 𝑥 =
13𝜋 13𝜋 13𝜋
, 𝑧2 = 2 (𝑐𝑜𝑠 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 )
12 12 12
• Pour 𝑘 = 3 , 𝑥 =
19𝜋 19𝜋 19𝜋
, 𝑧3 = 2 (𝑐𝑜𝑠 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 ).
12 12 12
Définition :
Exercice de fixation :
Détermine les racines n-ième de l’unité dans chacun des cas suivants.
1) 𝑛 = 2 ; 2) 𝑛 = 3 ; 3) 𝑛 = 4 ; 4) 𝑛 = 5.
Solution
✓ Pour n=2 ; 𝑧 2 = 1 .
2𝑘𝜋
Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 2 , 𝑘 ∈ {0; 1} ; soit 𝑧0 = 1 𝑒𝑡 𝑧1 = −1.
✓ Pour n=3 ; 𝑧 3 = 1.
2𝑘𝜋
Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 3 , 𝑘 ∈ {0; 1; 3}
1 √3 1 √3
𝑧0 = 1; 𝑧1 = − 2 + 𝑖 𝑒𝑡 𝑧2 = − 2 − 𝑖 .
2 2
1 √3
On pose 𝑗 = − 2 + 𝑖 , on a : 𝑗 2 = 𝑗 𝑒𝑡 𝑗 2 + 𝑗 + 1 = 0.
2
✓ Pour n=4 ; 𝑧 4 = 1.
2𝑘𝜋
Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 4 , 𝑘 ∈ {0; 1; 2; 3} ; soit
𝑧0 = 1; 𝑧1 = 𝑖; 𝑧2 = −1 ; 𝑧3 = −𝑖.
✓ Pour n=5 ; 𝑧 5 = 1.
2𝑘𝜋
Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 5 , 𝑘 ∈ {0; 1; 2; 3; 4}.
Remarques :
o Les images des racines n-ième de l’unité sont les sommets d’un n-polygone
régulier inscrit dans le cercle trigonométrique.
o Si 𝑧0 ≠ 1 est une racine n-ième de l’unité alors les racines n-ième de l’unité
sont : 𝑧𝑘 = 𝑧0 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ {0; 1; … ; 𝑛 − 1}.
C- SITUATION COMPLEXE
Des élèves d’une classe de terminale scientifique découvrent en préparant un exposé sur les
ensembles de nombres dans la bibliothèque de leur Lycée, la propriété suivante :
« On dit qu’un entier naturel A est la somme de deux carrés, s’il existe deux entiers
naturels 𝒙 𝒆𝒕 𝒚 𝒕𝒆𝒍𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝑨 = 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 . Si A est la somme de deux carrés, alors 𝑨𝒏 est
aussi la somme de deux carrés pour pour tout entier 𝒏 ≥ 𝟏 » .
Un élève ne faisant pas partie du groupe chargé de l’exposé ne comprend pas cette
information. Il sollicite ses camarades pour l’aider.
Ils informent leur professeur de mathématique, qui leur dit d’utiliser leur connaissance sur les
nombres pour vérifier cette information.
Solution
➢ Pour confirmer cette information, je vais utiliser les nombres complexes.
➢ J’utilise un nombre complexe bien choisi.
➢ Le carré du module de ce nombre complexe est le nombre que je choisis.
➢ Développement :
➢ Soit 𝐴 = 𝑥 2 + 𝑦 2 . Posons 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑦 ∈ ℤ.
On a:𝐴 = |𝑧|2.
Soit 𝑛 ∈ ℕ , 𝑛 ≠ 0.
• En utilisant un raisonnement par récurrence, je justifie que pour tout 𝑛 ≥
1, 𝑧 𝑛 = 𝑥𝑛 + 𝑖𝑦𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥𝑛 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑦𝑛 ∈ ℤ.
𝑧1 = 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑦 ∈ ℤ. La propriété est vraie au rang 1.
Soit 𝑛 ∈ ℕ, 𝑛 ≥ 1;
Supposons que 𝑧 𝑛 = 𝑥𝑛 + 𝑖𝑦𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥𝑛 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑦𝑛 ∈ ℤ (R);
Démontrons que 𝑧 𝑛+1 = 𝑥𝑛+1 + 𝑖𝑦𝑛+1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥𝑛+1 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑦𝑛+1 ∈ ℤ
𝑧 𝑛+1 = 𝑧 × 𝑧 𝑛 = (𝑥 + 𝑖𝑦)(𝑥𝑛 + 𝑖𝑦𝑛 ) d’après (R).
𝑧 𝑛+1 = (𝑥𝑥𝑛 − 𝑦𝑦𝑛 ) + 𝑖(𝑦𝑥𝑛 + 𝑥𝑦𝑛 )
𝑧 𝑛+1 = 𝑥𝑛+1 + 𝑖𝑦𝑛+1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥𝑛+1 = (𝑥𝑥𝑛 − 𝑦𝑦𝑛 ) ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑦𝑛+1 = (𝑦𝑥𝑛 + 𝑥𝑦𝑛 ) ∈ ℤ.
1. EXERCICES DE FIXATION
Exercice 1
Solution
Exercice 2
Solution
• |1 + 𝑖| = √2
Soit ∝= arg (1 + 𝑖)
√2
𝑐𝑜𝑠𝛼 = 𝜋
2
On a :{ ⟹𝛼=
√2 4
𝑠𝑖𝑛𝛼 = 2
𝜋
𝜋 𝜋
Donc 1 + 𝑖 = √2 (𝑐𝑜𝑠 4 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 4 ) = √2𝑒 𝑖 4
• |√3 + 𝑖| = 2
Soit 𝜃 = arg (1 + 𝑖)
√3
𝑐𝑜𝑠𝜃 = 𝜋
On a : { 2 ⟹𝜃=
1 6
𝑠𝑖𝑛𝜃 = 2
𝜋
𝜋 𝜋
Donc √3 + 𝑖 = 2 (𝑐𝑜𝑠 6 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 6 ) = 2𝑒 𝑖 6
2. EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice3
On donne : 𝑍 = (1 + 𝑖)(√3 + 𝑖)
Exercice4
3. EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT
Exercice 5
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒1 , 𝑒2 ). Unité graphique : 2𝑐𝑚
a) Démontrer que 𝑃(𝑧) admet une unique racine imaginaire pure 𝛼𝑖 qu’on déterminera
a) Placer le point 𝐸
b) Démontrer que les points 𝐴; 𝐵; 𝐶 et 𝐸 sont situés sur un même cercle dont on précisera
le centre et le rayon
Solution
𝑥 2 + 𝑦 2 = 10
2
𝑧 = 𝑍 ⟺ { 𝑥2 − 𝑦2 = 8
2𝑥𝑦 = −6
2𝑥 2 = 18
𝑥 2 = 9 , d’où 𝑥 = 3 ou 𝑥 = −3.
−𝑖 ∝3 + 𝛼 2 − 𝑖𝛼 2 + 2𝑖𝛼 − 2𝛼 + 8𝑖 = 0
𝛼 2 − 2𝛼 + 𝑖(−∝3 − 𝛼 2 + 2𝛼 + 8) = 0
On obtient le système : { 𝛼 2 − 2𝛼 = 0
−∝3 − 𝛼 2 + 2𝛼 + 8 = 0
𝛼 2 − 2𝛼 = 0 ⟺ 𝛼 = 0 ou 𝛼 = 2
On a : −03 − 02 + 2 × 0 + 8 = 8 , 8≠0
−23 − 22 + 2 × 2 + 8 = −8 − 4 + 4 + 8 = −12 + 12 = 0
𝑎=1
𝑏 − 2𝑖𝑎 = −1 + 𝑖
Par identification : {
𝑐 − 2𝑖𝑏 = 2 + 2𝑖
−2𝑖𝑐 = 8𝑖
On en déduit que : 𝑎 = 1 , 𝑏 = −1 + 3𝑖 , 𝑐 = −4
𝑧𝐷 − 𝑧𝐶 = 𝑧𝐴 − 𝑧𝐵
𝑧𝐷 − 2𝑖 = −1 − 𝑖 − 2 + 2𝑖. D’où : 𝑧𝐷 = −3 + 3𝑖
• Le triangle 𝐴𝐵𝐶 étant rectangle en 𝐴, donc il est inscrit dans le cercle de diamètre [𝐵𝐶].
𝑧𝐶 −𝑧𝐸 2𝑖−2−2𝑖 −2 1
• = 2−2𝑖−2−2𝑖 = −4𝑖 = − 2 𝑖.
𝑧𝐵 −𝑧𝐸
1
− 2 𝑖 ∈ 𝑖ℝ∗ , alors le triangle 𝐵𝐶𝐸 est rectangle en 𝐸.
2 C
E
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
A -1
-2
B
Exercice 6
Exercice 7
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O ; u ⃗ ) d’unité 1 cm.
⃗ ;v
1) Démontrer que (E ) admet une solution imaginaire pure z0 que l’on précisera.
V-DOCUMENTS
A- SITUATION D’APPRENTISSAGE
Pour son premier stage pratique dans l’infirmerie de ton établissement, un étudiant en médecine reçoit un élève
malade. Il lui donne un médicament qu’il prend immédiatement.
La fonction qui modélise la masse M, en mg de ce médicament encore présent dans le sang, t heures après sa
prise, est la fonction telle que : M(t) = 50.e-0.75t
L’étudiant affirme que la prochaine prise de ce médicament se fera lorsque le taux de présence dans le corps
de la première prise est en dessous de 20%.
L’élève malade veut savoir quand il pourra effectuer la prochaine prise. Pour cela il te sollicite.
Motivés pour la cause, les élèves de la classe s’organisent et décident de faire des recherches sur le
comportement de cette fonction.
B – CONTENU DE LA LEÇON
Notation :
𝑒𝑥𝑝 : ℝ → 0; +
𝑥 ⟼ 𝑒𝑥𝑝(𝑥)
Pour tout nombre réel 𝑥, le nombre exp (𝑥) se note également 𝑒 𝑥 : 𝑒𝑥𝑝(𝑥) = 𝑒 𝑥 .
b) Conséquences
Exercice de fixation
e 2x
Ecris plus simplement : ln e ; e(x + ln 3) ;
ex
Solution
1 e 2x
e(x + ln 3) = 𝑒 𝑥 𝑒 𝑙𝑛3 = 3𝑒 𝑥
1
ln e = ln (𝑒 2 ) = ; ; = 𝑒 2𝑥 𝑒 −𝑥 = 𝑒 𝑥
2 ex
d) Equations et inéquations
Propriété
Pour tous nombres réels a et b, on a : 𝑒 𝑎 < 𝑒 𝑏 ⟺ 𝑎 < 𝑏 et 𝑒𝑎 = 𝑒𝑏 ⟺ 𝑎 = 𝑏
Exercice de fixation
Résous dans ℝ chacune les équations suivantes :
1) e2𝑥−1 = e𝑥+5
2) e𝑥−2 = 5
3) e2𝑥 + e𝑥 − 6 = 0
Corrigé
1) e2x−1 < 8
2) e2x − 5ex + 6 ≥ 0
Corrigé
𝑒𝑥 𝑒 𝑥 −1
lim 𝑒 𝑥 = 0 ; lim 𝑒 𝑥 = +∞ ; lim 𝑥𝑒 𝑥 = 0 ; lim = +∞ et lim = 1
𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→0 𝑥
Exercice de fixation
Solution
lim 𝑥 𝑒 𝑥 = 0
𝑥⟶−∞
• lim (𝑥 + 1) 𝑒 𝑥 = lim (𝑥 𝑒 𝑥 + 𝑒 𝑥 ) = 0 car {
𝑥⟶−∞ 𝑥⟶−∞ lim 𝑒 𝑥 = 0
𝑥⟶−∞
lim 𝑥 = +∞
1 𝑥⟶+∞
• lim 𝑥(𝑒 −𝑥 + 1) = lim 𝑥 (𝑒 𝑥 + 1) = +∞ car { 1
𝑥⟶+∞ 𝑥⟶+∞ lim +1 = 1
𝑥⟶+∞ 𝑒 𝑥
b) Dérivée
La fonction exponentielle népérienne est dérivable sur ℝ et sa fonction dérivée est :𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥
3 Tableau de variation et courbe représentative
x −∞ +∞ +∞
exp’(x) +
+∞ +∞
exp(x)
0
3 . DERIVEES - PRIMITIVES
Propriété
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle K, alors la fonction 𝑥 ↦ 𝑒 𝑢(𝑥) est dérivable sur K
Exercice de fixation
3 −4𝑥−1
Calcule les dérivées sur IR des fonctions suivantes : 𝑓(𝑥) = 𝑒 2𝑐𝑜𝑠𝑥 et 𝑔(𝑥) = 𝑒 𝑥
Solution
Exercice de fixation
Solution
1
Les primitives de f sur ℝ sont les fonctions F telles que : F(x) = − ecos2x + α (α∈ℝ).
2
2
c) Déterminons les primitives de la fonction f telle que : f(x) = xex sur ℝ .
2 1
Soit u(x) = x 2 et u′ (x) = 2x , on a : u′ (x)eu(x) = 2xex ; f(x) = 2 u′ (x)eu(x)
1 2
Les primitives de f sur ℝ sont les fonctions F telles que : F(x) = 2 ex + α (α∈ℝ)
a- Définition
Soit a est un nombre réel strictement positif.
On appelle fonction exponentielle de base a, notée 𝑒𝑥𝑝𝑎 , la fonction : 𝑥 ↦ 𝑎 𝑥 et
définie sur ℝ par : 𝑒𝑥𝑝𝑎 (𝑥) = 𝑎 𝑥 = 𝑒 𝑥𝑙𝑛𝑎
Remarques
• Pour tout nombre réel x, 𝑎 𝑥 > 0
• La fonction exponentielle de base 1 est la fonction constante : 𝑥 ↦ 1
• La fonction exponentielle de base e est la fonction exponentielle népérienne
Exercice de fixation
Solution
5𝑥 = 𝑒 𝑥𝑙𝑛5 et 12𝑥 = 𝑒 𝑥𝑙𝑛12
▪ Pour tout nombre réel a strictement positif et différent de 1 , la fonction 𝑒𝑥𝑝𝑎 est
dérivable sur ℝ et pour tout nombre réel x on a : 𝑒𝑥𝑝𝑎 ′(𝑥) = 𝑙𝑛(𝑎) × 𝑎 𝑥
▪ Si 0 < 𝑎 < 1 , 𝑙𝑛(𝑎) < 0 alors la fonction 𝑒𝑥𝑝𝑎 est strictement décroissante sur ℝ.
▪ Si 𝑎 > 1, 𝑙𝑛(𝑎) > 0 alors la fonction 𝑒𝑥𝑝𝑎 est strictement croissante sur ℝ .
Conséquence
Pour tout nombre réel strictement positif a, et pour tous nombres réels x et y on a :
➢ 𝑎𝑥 = 𝑎𝑦 ⟺ 𝑥 = 𝑦
➢ Si 0 < 𝑎 < 1 , alors 𝑎 𝑥 < 𝑎 𝑦 ⟺ 𝑥 > 𝑦
➢ Si 𝑎 > 1 , alors 𝑎 𝑥 < 𝑎 𝑦 ⟺ 𝑥 < 𝑦
c- Limites de référence
Exercice de fixation
Résoudre dans ℝ
1) 2𝑥−9 = 83𝑥+1
2) (0,7)−𝑥 = (0,7)−5𝑥+1
Solution
−3 −3
1) 2𝑥−9 = 83𝑥+1 ⟺ 2𝑥−9 = 23(3𝑥+1) ⟺ 𝑥 − 9 = 3(3𝑥 + 1) ⟺ 𝑥 = 2 ; Sℝ = { 2 }
1 1
2) (0,7)−𝑥 < (0,7)−5𝑥+1 ⟺ −𝑥 > −5𝑥 + 1 ⟺ 𝑥 > ; Sℝ = 𝑥 ∈ ] ; +∞[
4 4
b- Remarque
Les règles de calculs sur les puissances d’exposants rationnels s’appliquent pour ces
fonctions puissances d’exposants réels
3- Croissances comparées
Propriété
Soit 𝛼 un nombre réel strictement positif, on a :
𝑙𝑛𝑥 𝑒𝑥
(1) lim = 0 ; (2) lim 𝑥 𝛼 𝑙𝑛𝑥=0 ; (3) lim = +∞ ; (4) lim 𝑥 𝛼 𝑒 −𝑥 =0
𝑥⟶+∞ 𝑥𝛼 𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥 𝛼 𝑥→+∞
>
Exercice de fixation
Solution
𝑙𝑛𝑥 𝑒𝑥
(1) lim = 0 ; (2) lim 𝑥 2 𝑙𝑛𝑥=0 ; (3) lim = +∞ ; (4) lim 𝑥 8 𝑒 −𝑥 = 0
𝑥⟶+∞ 𝑥5 𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥 3 𝑥→+∞
>
C- SITUATION COMPLEXE
Des élèves de terminale travaillent les samedis dans le service marketing d’un grand magasin. Ce
magasin veut informer la population des nouvelles offres promotionnelles. Le service marketing a
observé que la proportion P de la population qui est au courant de ces nouvelles offres après t jours
d’annonces publicitaires est donnée par la fonction : P(t) = 1 − 𝑒 −0,21𝑡 .
Le magasin veut arrêter cette publicité lorsque au moins 90 % de la population sera au courant des
nouvelles offres. Un de tes camarades de classe affirme que cela n’excédera pas une semaine.
Solution
✓ Pour donner mon avis sur l’affirmation de cet élèves ,je vais résoudre une inéquation en
utilisant les propriétés de la fonction exponentielle et conclure .
✓ Déterminer le nombre de jours nécessaires au grand magasin pour faire la publicité de ces
nouvelles offres revient à déterminer le nombre de jours pour que la proportion de la
population qui est au courant de ces nouvelles offres atteigne 90%.
𝑙𝑛0,1
C’est-à-dire : 1 – e-0,21t ≥ 0,9 , soit e -0,21t ≤ 0,1 donc −0,21𝑡 ≤ 𝑙𝑛0,1 , ainsi t ≥ −0,21
IV- EXERCICES
C1 EXERCICES DE FIXATION
Exercice 1
Exercice 2
a) e3−x = 1 b) e2x
2 +3
= e7x
Exercice 4
Détermine la limite des fonctions suivantes en a :
a) f(x) = ex – 2x + 1, a = - ∞ ; b) g(x) = - ex – x – 3, a = +∞ ;
c) h(x) = xex – x2 – 2x + 2, a = 0.
Exercice 5
1
a) f(x) = (2x + 1) ex + , pour a=+∞ ;
x
Exercice 6
Exercice 7
Dans chacun des cas suivants, on admet que la fonction f est dérivable sur ℝ.
Exercice 8
ex −1 ex + 2
f(x) = (-2x+5) ex ( )
; g ( x ) = −3x 2 + 5 e x ; h ( x) =
x +1
; k ( x) =
e x −1
.
Exercice 9
Dans chacun des cas suivants, détermine une primitive de la fonction f sur ℝ.
Exercice 10
f ( x ) = 3x 2e x g ( x ) = ex +1 h ( x ) = 2 xe x
3 2
−1
; ; .
C2 EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice 11
2 +2𝑥+4)
Résous dans IR les équations suivantes :(1) 𝑒 (−𝑥 =5 , (2) 𝑒 2𝑥 − 3𝑒 𝑥 + 2 = 0
Exercice 12
Résous dans IR les inéquations suivantes
(1) 𝑒 2𝑥 − 3𝑒 𝑥 + 2 < 0
2
(2) 𝑒 (−𝑥 + 2𝑥+ 4)
>1
Exercice 13
a) e2x + ex + 3 = 0 ; b) e2x + ex – 2 = 0 ;
Exercice 14
Exercice 15
Exercice 16
1. On donne p(x) = 2 x 3 − 7 x 2 − 5 x + 4.
a) Vérifie que p (-1) = 0
b) Résoudre dans ℝ l’inéquation suivante :
2e 3 x − 7e 2 x − 5e x + 4 0.
Exercice 17
Exercice 18
ex + 1 ex + 2 xe x
a) f ( x ) = ; b) g ( x ) = ; c) h ( x ) =
ex + 2 x+2 x +1
Exercice 19
Exercice 20
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par : 𝑓(𝑥) = ( 𝑥 2 − 4)𝑒 2𝑥
1) Détermine les nombres réels 𝛼; 𝛽 et 𝛾 pour que la fonction F définie sur ℝ par :
F(𝑥)= (𝛼 𝑥 2 + 𝛽𝑥 + 𝛾 )𝑒 2𝑥 soit une primitive sur ℝ de la fonction 𝑓
2) Détermine la primitive sur ℝ de la fonction 𝑓 qui s’annule en 0
C3 EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT
Exercice 21
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J). L’unité graphique est le centimètre.
On considère la fonction f dérivable et définie sur ]−∞ ; 2] par f(x) = (−2x + 3)ex .
b) Etudie le signe de la dérivée f ′ sur ]−∞ ; 2] et Déduis-en les variations de f sur]−∞ ; 2].
3. Soit A le point d’intersection de (C) avec l’axe des abscisses et B le point d’intersection de (C)
avec l’axe des ordonnées.
Exercice 22
Exercice 23
Soit la fonction f de ℝ vers ℝ définie par : f(x) = 1 − x + ex. On note (C) la représentation graphique de
f dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J),
1 ex
3. a) Vérifie que pour tout nombre réel x ≠ 0 , f(x) = x ( − 1 + )
x x
Exercice 24
PARTIE A
PARTIE C
On considère la fonction F de ℝvers ℝ définie par: 𝑭(𝒙)= e-x (a𝑥 +b+ ce-x).
Exercice 25
Partie A
Partie B
Partie C
𝑥²
Soit 𝑔 la fonction dérivable sur ℝ et définie par 𝑔(𝑥) = (3 − 𝑥)𝑒 𝑥 + 2𝑥 − 2 .
1- Justifier que 𝑔 est une primitive sur ℝ de 𝑓.
3
2- Déterminer la primitive 𝐹 sur ℝ de 𝑓 qui prend la valeur 2 en 0.
4. SITUATION COMPLEXE
Exercice 27
Le président du conseil régional fait mener une étude sur l’évolution de la population dans une zone
de son territoire qui compte 10200 habitants en vue de prévoir la construction de centres de santé.
L’expert lui dit que l’évolution de la population dans cette zone se fait suivant la formule :
10200 𝑒 0,5𝑛 où 𝑛 est le nombre d’années écoulées. Le président veut savoir au bout de combien
d’année cette population dépassera 20000 habitants. L’expert étant parti, il te sollicite.
Réponds a la préoccupation du président.
Exercice 28
Une conférence a été prononcée dans une ville pour inviter la population à investir. Les élèves de la
de ta classe y ont été aussi invités. À cette occasion, le conférencier a affirmé que le pouvoir
d’achat d’un dollar actuel dans t années sera donné par la formule suivante : A(t) = 0.95t.
D’autres personnes de ton quartier présentes à cette conférence et soucieuses de l’avenir, veulent
savoir dans combien d’années le pouvoir d’achat sera la moitié de ce qu’il est aujourd’hui. Elles te
sollicite. Réponds à leur inquiétude.
Corrections d’exercices
Exercice 3
a) e3−x = 1 ⟺ 3 − x = ln(1) ⟺ 3 − x = 0
2 +3
b) e2x = e7x ⟺ 2x 2 + 3 = 7x ⟺ 2x 2 − 7x + 3 = 0
d) 2-ex = 0 ⟺ ex = 2
Exercice 10
3 2 −1
𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑥 ; 𝐺(𝑥) = 𝑒 𝑥 + 𝑥 ; 𝐻(𝑥) = 𝑒 𝑥
Exercice 11
2 +2𝑥+4)
(1) 𝑒 (−𝑥 = 5 ⟺ −𝑥 2 + 2𝑥 + 4 = ln (5)
(2) 𝑒 2𝑥 − 3𝑒 𝑥 + 2 = 0 posons X= 𝑒 𝑥
ainsi 𝑒 2𝑥 − 3𝑒 𝑥 + 2 = 0 ⟺ X 2 − 3X + 2 = 0 ⟺ X= 1 ou X= 2 , donc 𝑒 𝑥 = 1 ou 𝑒 𝑥 = 2
Exercice 20
Exercice 21
= 0, car lim −2𝑥e𝑥 = 0 et lim e𝑥 = 0 donc l’axe des abscisses est asymptote
x→−∞ x→−∞
horizontale à la courbe en −∞
= (−2𝑥 + 1)e𝑥
pour tout élément 𝑥 de ]−∞ ; 2], e𝑥 0 donc le signe 𝑓 ′ est celui de −2𝑥 + 1, ainsi,
1 1
pour tout élément 𝑥 de ]−∞ ; 2], 𝑓 ′ (𝑥) 0 et pour tout élément 𝑥 de [2 ; 2], 𝑓 ′ (𝑥) 0
1 1
Ainsi : 𝑓 est croissante sur de ]−∞ ; ] et décroissante sur [ ; 2]
2 2
x 1
- 2
2
f '(x) + 0 −
1
2𝑒 2
f(x)
0 −𝑒 2
3 3
3) 𝑓 (0) = 3 et 𝑓 (x) = 0 x = 2 , on en déduis que : A(2 ; 0) et B(0 ; 3).
4)
Exercice 26
Déterminer le nombre de jours nécessaires au grand magasin pour faire la publicité de ces nouvelles
offres revient à déterminer le nombre de jours pour que la proportion de la population qui est au
courant de ces nouvelles offres atteigne 90%.
𝑙𝑛0,1
C’est-à-dire : 1 – e-0,21t = 90%, soit e -0,21t = 0,1 donc −0,21𝑡 = 𝑙𝑛0,1 , ainsi t = −0,21 et donc t =
11
THÈME : ARITHMÉTIQUE
LEÇON 11 : PPCM ET PGCD DE DEUX ENTIERS RELATIFS
[Link] D’APPRENTISSAGE
Des élèves de terminale, passionnés d’astronomie, observent au jour 𝐽0 le corps céleste 𝐴, qui
apparait périodiquement tous les 105 jours. Six jours plus tard, ils observent le corps céleste 𝐵
dont la période d’apparition est de 81 jours.
L’un d’eux affirme qu’on peut prévoir des jours d’apparition simultanée de ces deux corps
célestes.
[Link] DE LA LEÇON
On appelle Plus Petit Commun Multiple de 𝑎 et 𝑏 et on note 𝑃𝑃𝐶𝑀(𝑎; 𝑏) le plus petit élément
strictement positif de 𝑎ℤ ∩ 𝑏ℤ où 𝑎ℤ désigne l’ensemble des multiples de 𝑎.
Exemple :
Déterminons le 𝑃𝑃𝐶𝑀(4; 6)
On a :
4ℤ = {… − 24; −20; −16; −12; −8; −4; 0; 4; 8; 12; 16; 20; 24; … }
Donc 𝑃𝑃𝐶𝑀(4; 6) = 12
Remarque :
⟺ 𝑎 est un
multiple de 𝑏.
2) Propriétés
Propriété1
Exercice de fixation :
Solution
Propriété2
Soit 𝑎; 𝑏 et 𝑘 trois nombres entiers relatifs non nuls. On a : 𝑃𝑃𝐶𝑀(𝑘𝑎; 𝑘𝑏) = |𝑘|𝑃𝑃𝐶𝑀(𝑎; 𝑏)
Exercice de fixation:
Solution
𝟒𝟎 = 𝟏𝟎 × 𝟒 𝒆𝒕 𝟔𝟎 = 𝟏𝟎 × 𝟔 ; donc
= 10 × 12
a. Définition
On appelle Plus Grand Commun Diviseur de 𝑎 et 𝑏, noté 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎; 𝑏), le plus grand élément
de l’ensemble 𝒟(𝑎; 𝑏) où 𝒟(𝑎; 𝑏) désigne l’ensemble des diviseurs communs à 𝑎 et à 𝑏.
Exercice de fixation :
Sachant que : 𝒟(18) = {−18; −9; −6; −3; −2; −1; 1; 2; 3; 6; 9; 18} et
Remarques :
- Pour tous nombres entiers relatifs non nuls 𝑎 et 𝑏, on a : 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎; 𝑏) = 𝑃𝐺𝐶𝐷(|𝑎|; |𝑏|).
- Pour tous nombres entiers naturels non nuls 𝑎 et 𝑏 , on a : 1 ≤ 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎; 𝑏) ≤ 𝑀𝑖𝑛{𝑎; 𝑏}.
b. Propriétés
Propriété 1
Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres entiers naturels non nuls et 𝛿 leur 𝑃𝐺𝐶𝐷. On a : 𝒟(𝑎; 𝑏) = 𝒟(𝛿)
Exercice de fixation:
Solution
Propriété 2
Soit 𝑎, 𝑏 et 𝑘 trois nombres entiers relatifs non nuls. On a : 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑘𝑎; 𝑘𝑏) = |𝑘|𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎; 𝑏)
Exercice de fixation :
Solution
On sait que 36 = 2 × 18 et 30 = 2 × 15
Propriété 3
Un nombre entier relatif 𝑚 est un multiple de 𝛿 si et seulement s’il existe deux nombres
entiers relatifs 𝑢 et 𝑣 tels que 𝑚 = 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣.
Exercice de fixation
Justifie qu’il existe deux entiers relatifs 𝑢 et 𝑣 tels que : 144 = 18𝑢 + 15𝑣
Solution
On a : 𝑃𝐺𝐶𝐷(18; 15) = 3 et 144= 3×18 donc 144 est un multiple de 3 ;par suite :il existe
deux nombres entiers relatifs 𝑢 et 𝑣 tels que : 144 = 18𝑢 + 15𝑣.
2) Algorithme d’EUCLIDE
➢ Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres entiers naturels non nuls tels que 𝑎 > 𝑏 et 𝑟 le reste de la
division euclidienne de 𝑎 par 𝑏
- Si 𝑟 = 0 alors 𝒟(𝑎; 𝑏) = 𝒟(𝑏)
➢ Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres entiers naturels non nuls tels que 𝑎 > 𝑏 et 𝑟 le reste de la
division euclidienne de 𝑎 par 𝑏
- Si 𝑟 = 0 alors 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎; 𝑏) = 𝑏
Exercice de fixation:
2) Trouvons un couple d’entiers non nuls (u, v) tel que : 36 = 2016 u + 1188 v
36 = 360 − 3 × 108
36 = 7 × 360 − 3 × 828
36 = 7 × 1188 − 10 × 828
REMARQUE
a.Définition
On dit que 𝑎 et 𝑏 sont premiers entre eux si 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎; 𝑏) = 1 ( les seuls diviseurs communs
de 𝑎 et 𝑏 sont −1 et 1 )
Exemple1
Si 𝑎 ∉ p ℤ, alors pgcd (𝑎 , p) = 1
Tout entier premier p non diviseur d’un entier a est premier avec celui-ci.
Exemple2
7 est un nombre premier et ne divise pas 25 donc 25 et 7 sont premiers ente eux.
Remarque
[Link]éorème de BEZOUT
Exercice de fixation:
Solution
[Link]éorème de GAUSS
Exercice de fixation :
Solution
2𝑥 − 5𝑦 = 0 ⟹ 2𝑥 = 5𝑦 ⟹ 2 divise 5𝑦.
avec 𝑘 ∈ ℤ ;
2𝑥 = 5𝑦 ⟹ 2𝑥 = 5 × 2𝑘 ⟹ 𝑥 = 5𝑘.
d. Conséquences
- Si 𝑎 et 𝑏 sont premiers entre eux et si 𝑎 et 𝑐 sont premiers entre eux alors 𝑎 et 𝑏𝑐 sont
premiers entre eux.
Exercice de fixation :
e. Autres propriétés
Propriété1
Soit 𝑛 un nombre entier naturel non nul et 𝑎, 𝑏 et 𝑐 trois nombres entiers relatifs avec 𝑎 ≠ 0
Exercice de fixation
Soit 𝑎 un entier relatif non nul tel que 25𝑎 ≡ 100[7] ; justifie que 𝑎 ≡ 4[7]
Solution
Propriété 2
Exercice de fixation
Solution
Propriété
Soit 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 des nombres entiers relatifs. On pose 𝑑 = 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎, 𝑏).
L’équation (𝒙; 𝒚) ∈ ℤ × ℤ , 𝒂𝒙 + 𝒃𝒚 = 𝒄 admet des solutions si et seulement si 𝑑 divise 𝑐.
Exercice de fixation
Pour chacune des équations suivantes vérifie si elle admet des solutions dans ℤ × ℤ.
1) ( E ) :4𝑥 − 6y = 1
2) ( F ) : 3𝑥 − 5y = −2
Solution
1) 𝑃𝐺𝐶𝐷(4; 6) = 2 et 2 ne divise pas 1 donc (E) n’admet pas de solution dans ℤ × ℤ .
Exercice de fixation
Solution
𝑥 =1+5𝑘
Par suite { avec 𝒌 ∈ ℤ.
y=1+3𝑘
Réciproquement pour tout entier relatif 𝒌, 3(1 + 5 𝑘) − 5(1 + 3 𝑘) = 3 + 15𝑘 − 5 − 15𝑘 = −2.
Propriété
Soit 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 des entiers relatifs 𝑒𝑡 𝑛 un entier naturel non nul. On pose 𝑑 = 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎, 𝑛).
L’équation 𝒙 ∈ ℤ , 𝒂𝒙 ≡ 𝒃[𝒏] admet des solutions si et seulement si 𝑑 divise 𝑏.
Exercice de fixation
Résous dans ℤ les équations suivantes :
a. 𝟐𝒙 ≡ 𝟑[𝟓] ; b. 𝟖𝒙 ≡ 𝟏[𝟒]
Solution
a. 𝑃𝐺𝐶𝐷(2,5) = 1 et 1 divise 3 donc l’équation 𝟐𝒙 ≡ 𝟑[𝟓] admet des solutions.
Résolvons cette équation à l’aide d’un tableau de congruence.
𝒙 0 1 2 3 4
𝟐𝒙 0 2 4 1 3
⟺ 𝒙 = 𝟒 + 𝟓𝒌 avec 𝒌 ∈ ℤ.
𝑺 = {𝟒 + 𝟓𝒌 , 𝒌 ∈ ℤ}
𝑺=∅
C-SITUATION COMPLEXE
Un père et son fils en classe de terminale C, décident de communiquer de façon codée.
Pour cela, le père définit le mode de codage suivant :
Il assimile chaque lettre de l’alphabet français, pris dans l’ordre alphabétique à un nombre
entier naturel de 0 à 25.
EXEMPLES : La lettre 𝐴 est assimilée au nombre 0 ; la lettre 𝐵 est assimilée au nombre
1 ; la lettre 𝑍 est assimilée au nombre 25
𝑓: {0,1 … . ,25} ⟶ {0,1 … . ,25}
Il considère la fonction de codage {
𝑥 ↦ 𝑓(𝑥)
Avec 𝑓(𝑥) ≡ 29𝑥 + 13[26]. (Autrement dit, 𝑓(𝑥) est le reste de 29𝑥 + 13 dans la division
euclidienne par 26 )
Solution
➢ Pour répondre à la préoccupation du père, je vais utiliser l’arithmétique
➢ Je vais déterminer un entier u tel que 29𝑢 ≡ 1[26] avec 0 ≤ 𝑢 ≤ 25 .
➢ Je vais en déduire la fonction de décodage 𝑔 associée à 𝑓.
➢ Je vais Décoder alors chaque lettre du mot NWXLP.
➢ Je vais alors répondre à la préoccupation du père.
D’après le tableau de l’algorithme d’Euclide, PGCD(29 ;26) =1 ,donc 29 et 26 sont premiers entre
eux.
lettres N W X L P
𝑦 13 22 23 11 15
9𝑦 + 13 130 211 220 112 148
0 3 12 8 18
Code A D M I S
➢ Je détermine un entier u tel que 29𝑢 ≡ 1[26] avec 0 ≤ 𝑢 ≤ 25 .
29𝑢 − 26𝑣 = 1
{ ⟹ 29(𝑢 − 9) − 26(𝑣 − 10) = 0.
29 × 9 − 26 × 10 = 1
⟹ 29(𝑢 − 9) = 26(𝑣 − 10)
26 divise 29(𝑢 − 9) et est premier avec 29, donc d’après le théorème de Gauss
Avec 𝑔(𝑦) ≡ 9𝑦 + 13[26]. (Autrement dit, 𝑔(𝑦) est le reste de 9𝑦 + 13 dans la division
euclidienne par 26 ).
➢ Je décode chaque lettre du mot NWXLP.
Lettre A B C D E F G H I J K L M
Nombre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Lettre N O P Q R S T U V W X Y Z
Nombre 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25
Le mot NWXLP, après, décodage donne le mot ADMIS.
D. EXERCICES
1. EXERCICES DE FIXATION
Exercice 1
Solution
PPCM (-3, 8)= PPCM (3, 8) = 24 car 3 et 8 sont premiers entre eux
Exercice 2
Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres entiers relatifs non nuls, détermine dans chaque cas le PPCM
de 𝑎 et 𝑏
• 𝑎 = 48 et 𝑏= 12
• 𝑎 = 160 et 𝑏= 200
Solution
Solution
Exercice 2
Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres entiers relatifs non nuls, détermine dans chaque cas le PGCD
de 𝑎 et 𝑏
• 𝑎 = 24 et 𝑏= 24
• 𝑎 = 132 et 𝑏= -96
Solution
• PGCD(24 ;24 ) = 24
• PGCD(132 ;-96 ) = PGCD(132 ; 96 ) = 12 PGCD(11 ; 8 ) =12 car 11 et 8 sont
premiers entre eux.
2. EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice 4
𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥; 𝑦) = 354
Résous dans IN2 le système suivant : {
𝑥 + 𝑦 = 5664
Solution
𝑥 = 354𝑥′
𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥; 𝑦) = 354
{ ⟺ { 𝑦 = 354𝑦′ avec 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥′; 𝑦′) = 1 donc
𝑥 + 𝑦 = 5664
𝑥 + 𝑦 = 5664
𝑥 = 354𝑥′
𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥; 𝑦) = 354
{ ⟺ { 𝑦 = 354𝑦′ avec 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥′; 𝑦′) = 1 donc les (𝑥′; 𝑦′) possibles
𝑥 + 𝑦 = 5664
𝑥′ + 𝑦′ = 16
sont : (1; 15); (15; 1); (3; 13); (13; 3) ;(5; 11) et (11; 5)
Exercice 5
𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥; 𝑦) = 28
Résous dans IN2 le système suivant : {
𝑥𝑦 = 8624
Solution
𝑥 = 28𝑥′
𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥; 𝑦) = 28
{ ⟺ { 𝑦 = 28𝑦′ avec 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥′; 𝑦′) = 1 donc
𝑥𝑦 = 8624
𝑥𝑦 = 8624
𝑥 = 28𝑥′
𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥; 𝑦) = 28
{ ⟺ { 𝑦 = 28𝑦′ avec 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑥′; 𝑦′) = 1 donc les (𝑥′; 𝑦′) possibles sont :
𝑥𝑦 = 8624
𝑥 ′ 𝑦 ′ = 11
(1; 11) et (11; 1)
Exercice 6
Solution
D’où 2𝑥 = 5𝑦 ⟹ 2𝑥 = 5 × 2𝑘 ⟹ 𝑥 = 5𝑘
Réciproquement, tout couple de la forme (5𝑘; 2𝑘) avec 𝑘 ∈ ℤ, est solution de l’équation 2𝑥 −
5𝑦 = 0
𝑆 = {(5𝑘; 2𝑘); 𝑘 ∈ ℤ} .
Exercice 7
Pour chacune des équations suivantes vérifie si elle admet des solutions dans ℤ × ℤ et résous-la.
1) ( E ) :4𝑥 − 6y = 1
2) ( F ) : 3𝑥 − 5y = −2
Solution
1) 𝑃𝐺𝐶𝐷(4; 6) = 2 et 2 ne divise pas 1 donc (E) n’admet pas de solution dans ℤ × ℤ .
𝑥 =1+5𝑘
Par suite { avec 𝒌 ∈ ℤ.
y=1+3𝑘
Réciproquement pour tout entier relatif 𝒌, 3(1 + 5 𝑘) − 5(1 + 3 𝑘) = 3 + 15𝑘 − 5 − 15𝑘 = −2.
𝑥 =1+5𝑘
Par suite { avec 𝒌 ∈ ℤ.
y=1+3𝑘
Réciproquement pour tout entier relatif 𝒌, 3(1 + 5 𝑘) − 5(1 + 3 𝑘) = 3 + 15𝑘 − 5 − 15𝑘 = −2.
Solution
a 47 13 8 5 3 2
b 13 8 5 3 2 1
r 8 5 3 2 1 0
q 3 1 1 1 1 2
𝑃𝐺𝐶𝐷(47; 13) = 1 .
D’après le théorème de BEZOUT, il existe deux entiers relatifs 𝑥0 𝑒𝑡 𝑦0 tels que 13𝑥0 +
47𝑦0 = 1
Reste de la division 12
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
de 𝑦 𝑝𝑎𝑟 13
Reste de la division 5
0 8 3 11 6 1 9 4 12 7 2 10
de 8𝑦 𝑝𝑎𝑟 13
𝑆 = {13𝑘 + 5 ; 𝑘 ∈ ℤ}
⟹ −𝑦 = 13𝑘 ; 𝑘 ∈ ℤ
⟹ 𝒚 = −𝟏𝟑𝒌 ; 𝒌 ∈ ℤ
⟹ 𝒙 = 𝟒𝟕𝒌 ; 𝒌 ∈ ℤ
Réciproquent, tout couple de la forme (47𝑘 ; −13𝑘) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ ℤ est solution de l’équation
13𝑥 + 47𝑦 = 0
A- SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans le souci d’avoir assez de revenus pour l’organisation des festivités de fin d’année, le président de la
promotion terminale veut effectuer le placement de la somme de 300.000 Francs CFA que la promotion a
dans sa caisse au premier Janvier 2021.
Il se rend dans une structure bancaire et le banquier lui propose deux options.
Option 1 : le capital placé est augmenté de 2500 Francs CFA à intérêts simples par mois.
Le budget de la manifestation étant de 400.000 Francs CFA, le président voudrait connaitre l’option la plus
avantageuse pour obtenir rapidement cette somme avant la date de la manifestation fixée au début du mois
d’août 2022.
Le président veut savoir laquelle des deux options est plus avantageuse.
B. CONTENU DU COURS
Nature de la
Suite arithmétique Suite géométrique
suite
𝑢0 = 𝑎
{𝑢
Définition 𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 𝑟 , 𝑟∈ℝ 𝑢0 = 𝑎
{𝑢 = 𝑞𝑢𝑛 ; 𝑞 ∈ ℝ
𝑛+1
Raison 𝑟 𝑞
Caractérisatio •𝑢𝑛 = 𝑛 𝑟 + 𝑢0 •𝑣𝑛+1 = 𝑞 𝑛 𝑣0
n par une • Pour tous 𝑛 𝜖 ℕ 𝑒𝑡 𝑝 𝜖 ℕ, • Pour tous 𝑛 𝜖 ℕ 𝑒𝑡 𝑝 𝜖 ℕ,
formule 𝑢𝑛 = (𝑛 − 𝑝 )𝑟 + 𝑢𝑝 𝑣𝑛 = 𝑣𝑝 𝑞 𝑛−𝑝
explicite
1 /14
𝑢0 +𝑢𝑛
𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛 = (𝑛 + 1) . si 𝑞 ≠ 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠
2
𝑣0 + 𝑣1 + ⋯ + 𝑣𝑛
1 − 𝑞 𝑛+1
= 𝑣0 ×
Somme des 1−𝑞
termes 𝑢𝑝 +𝑢𝑛
𝑢𝑝 + ⋯ + 𝑢𝑛 = (𝑛 − 𝑝 + 1) où Si 𝑞 ≠ 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠
2
consécutifs 1 − 𝑞 𝑛−𝑝+1
n et p sont des entiers naturels tels que 𝑣𝑝 + ⋯ + 𝑣𝑛 = 𝑣𝑝 ×
1−𝑞
n≥p
où n et p sont des entiers naturels
tels que n ≥ p
Exercices de fixation
Exercice 1
1) (𝑢) est une suite arithmétique de raison −3. Détermine une relation entre 𝑢𝑛+1 et 𝑢𝑛 .
2) (𝑣) est une suite géométrique de raison −3. Détermine une relation entre 𝑣𝑛+1 et 𝑣𝑛 .
Solution
1)𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 − 3
2) 𝑣𝑛+1 = −3𝑣𝑛
Exercice 2
1) (𝑢) est une suite arithmétique de raison 2 et 𝑢3 = −5. Exprime 𝑢𝑛 en fonction de n.
3
2) (𝑣) est une suite géométrique de raison − 2 et 𝑣4 = 16. Exprime 𝑣𝑛 en fonction de n.
Solution
1) 𝑢𝑛 = (𝑛 − 3)𝑟 + 𝑢3
𝑢𝑛 = 2(𝑛 − 3) − 5 ;
soit : 𝑢𝑛 = 2𝑛 − 11.
2) 𝑣𝑛 = 𝑣4 × 𝑞 𝑛−4
3
𝑣𝑛 = 16 × (− 2)𝑛−4 .
Exercice 3
1. (𝑢) est une suite arithmétique de raison −3 et 𝑢2 = 7.
Calcule la somme : 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢20
2. (𝑣) est une suite géométrique de raison −2 et 𝑣4 = 16.
Calcule la somme : 𝑣2 + 𝑣3 + ⋯ + 𝑣21
Solution
𝑢 +𝑢
1. 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢20 = (20 − 0 + 1) ( 0 2 20)
On a : 𝑢𝑛 = (𝑛 − 2)𝑟 + 𝑢2 = −3(𝑛 − 2) + 7 ; soit : 𝑢𝑛 = −3𝑛 + 13; donc, 𝑢0 = 13 et
𝑢20 = −47.
𝑢 +𝑢
Par suite : 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢20 = (20 − 0 + 1) ( 0 2 20 )
13 − 47
𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢20 = 21( )
2
2 /14
Donc : 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢20 = 21 × (−17) = − 357
1−𝑞 21−2+1
2. 𝑣2 + 𝑣3 + ⋯ + 𝑣21 = 𝑣2 ( )
1−𝑞
1
On a : 𝑣𝑛 = 𝑣4 × 𝑞 𝑛−4 = 16 × (−2)𝑛−4; donc : 𝑣2 = 16 × (−2)2−4 = 16 × (− 2)2 ; soit 𝑣2 = 4.
1−(− 2)20 4
Par suite : 𝑣2 + 𝑣3 + ⋯ + 𝑣21 = 4 ( ) = 3 (1 − (2)20 ).
1+2
Le raisonnement par récurrence s’applique aux propositions dont l’énoncé dépend d’un entier naturel n.
Méthode
Pour démontrer qu’une proposition dépendant d’un entier naturel n est vraie pour tout 𝑛 ≥ 𝑛0 (𝑛0 étant
un entier naturel donné), on procède en trois étapes :
• On vérifie que la proposition est vraie lorsque 𝑛 = 𝑛0 . (Initialisation)
• On suppose que la proposition est vraie pour un entier 𝑘 ≥ 𝑛0 et on démontre qu’elle est vraie pour
l’entier suivant 𝑘 + 1. (Hérédité)
• On conclut que la proposition est vraie pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 𝑛0 . ( Conclusion)
Exercice de fixation
𝑢0 = −1
Soit la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ définie par : { 1 .
𝑢𝑛+1 = 2 𝑢𝑛 + 3
Démontre par récurrence que : ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 < 6.
Solution :
Soit 𝑛 ∈ ℕ.
Notons la proposition : ≪ 𝑢𝑛 < 6 ≫.
➢ Vérifions que la proposition est vraie au rang 0, c’est-à-dire que : 𝑢0 < 6.
On a : 𝑢0 = −1. Alors 𝑢0 < 6. Donc est vraie la proposition est vraie au rang la proposition est
vraie au rang la proposition est vraie au rang 0.
➢ Soit 𝑘 un entier naturel tel que 𝑘 ≥ 0.
Supposons que la proposition soit vraie au rang k c’est-à-dire que : 𝑢𝑘 < 6, démontrons que la
proposition est vraie au rang k+1 c’est-à-dire que : 𝑢𝑘+1 < 6.
D’après l’hypothèse de récurrence ci-dessus, 𝑢𝑘 < 6.
1
On en déduit que : 𝑢𝑘 < 3 ,
2
1 1
𝑢 + 3 < 3 + 3 ;soit 2 𝑢𝑘 + 3 < 6, c’est-à-dire : 𝑢𝑘+1 < 6.
2 𝑘
D’où la proposition est vraie au rang k+1 est vraie.
➢ Conclusion : ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 < 6.
Définitions
Soit (𝑢𝑛 ) une suite de nombres réels et E son ensemble de définition. On dit que :
▪ la suite (𝑢𝑛 ) est croissante, lorsque pour tout entier naturel 𝑛 de E, 𝑢𝑛 ≤ 𝑢𝑛+1.
▪ la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante, lorsque pour tout entier naturel 𝑛 de E, 𝑢𝑛 ≥ 𝑢𝑛+1 .
▪ la suite (𝑢𝑛 ) est strictement croissante, lorsque pour tout entier naturel 𝑛 de E,
𝑢𝑛 < 𝑢𝑛+1.
▪ la suite (𝑢𝑛 ) est strictement décroissante, lorsque pour tout entier naturel 𝑛 de E,
𝑢𝑛 > 𝑢𝑛+1.
▪ la suite (𝑢𝑛 ) est constante, lorsque pour tout entier naturel 𝑛 de E, 𝑢𝑛 = 𝑢𝑛+1.
3 /14
▪ la suite (𝑢𝑛 ) est monotone, lorsqu’elle est soit croissante, soit décroissante.
Méthode
Pour étudier le sens de variation d’une suite numérique (𝑢𝑛 ) définie sur une partie E de ℕ, on peut
utiliser l’une des méthodes suivantes :
a) La méthode algébrique
➢ On étudie le signe de : 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛
▪ Si pour tout 𝑛 de E,𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≥ 0 , alors la suite (𝑢𝑛 ) est croissante.
▪ Si pour tout 𝑛 de E, 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ 0, alors la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante.
𝑢𝑛+1
➢ On compare le quotient à 1 si pour tout entier naturel 𝑛 de E, 𝑢𝑛 > 0.
𝑢𝑛
𝑢𝑛+1
▪ Si pour tout 𝑛 de E, ≥ 1, alors la suite (𝑢𝑛 ) est croissante.
𝑢𝑛
𝑢𝑛+1
▪ Si pour tout 𝑛 de E, ≤ 1, alors la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante.
𝑢𝑛
Exercices de fixation
Exercice 1
Soit la suite (𝑤𝑛 ) définie sur ℕ par : 𝑤𝑛 = 𝑛2 + 3𝑛. Démontre que la suite (𝑤𝑛 ) est croissante.
Solution
Pour tout entier naturel 𝑛, 𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 = (𝑛 + 1)2 + 3(𝑛 + 1) − (𝑛2 + 3𝑛)
𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 = 2𝑛 + 4 ; donc : ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑤𝑛+1 − 𝑤𝑛 > 0.
Par suite, la suite (𝑤𝑛 ) estcroissante.
Exercice 2
Soit la suite(𝑣𝑛 ) définie sur ℕ par : 𝑣𝑛 = 𝑒 −2𝑛+1 .
Démontre que la suite (𝑣𝑛 ) est décroissante.
Solution
𝑣
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 > 0. Calculons : 𝑛+1 .
𝑣 𝑛
𝑣𝑛+1 𝑒 −2𝑛−1 −2 −2 𝑣𝑛+1
On a : = 𝑒 −2𝑛+1 = 𝑒 , or 𝑒 < 1 donc : ∀ 𝑛 ∈ ℕ , < 1.
𝑣𝑛 𝑣𝑛
Donc la suite (𝑣𝑛 ) est décroissante.
Définitions
Soit (𝑢𝑛 ) une suite de nombre réels et E son ensemble de définition. On dit que :
• La suite (𝑢𝑛 ) est majorée, s’il existe un nombre réel M tel que pour tout entier naturel 𝑛 de E, 𝑢𝑛 ≤ 𝑀.
• La suite (𝑢𝑛 ) est minorée, s’il existe un nombre réel m tel que pour tout entier naturel 𝑛 de E, 𝑢𝑛 ≥ 𝑚.
4 /14
• La suite (𝑢𝑛 ) est bornée, si elle est à la fois majorée et minorée.
Remarque : On peut utiliser un raisonnement par récurrence pour démontrer qu’une suite est soit
minorée, soit majorée, soit bornée
.Exercice de fixation
Soit (𝑢𝑛 ) une suite de nombres réels.
Réponds par vrai ou par faux à chacune des affirmations suivantes :
N° Affirmations Réponses
1 Si pour tout entier naturel 𝑛, 𝑢𝑛 < −3, alors la suite (𝑢𝑛 ) est minorée par −3
2 S’il existe un entier naturel 𝑛, tel que 𝑢𝑛 ≥ 0, alors la suite (𝑢𝑛 ) est minorée
par 0
3 Si pour tout entier naturel 𝑛, 𝑢𝑛 ≥ 2, alors la suite (𝑢𝑛 ) est majorée par 2
4 Si pour tout entier naturel 𝑛, |𝑢𝑛 | < 1, alors la suite (𝑢𝑛 ) est bornée
Solution
1. Faux 2. Faux 3. Faux 4. Vrai
a. Définition
• On dit qu’une suite (𝑢𝑛 ) est convergente lorsqu’elle admet une limite finie.
• Une suite qui n’est pas convergente est dite divergente.
Propriété
•
Si une suite numérique admet une limite, alors cette limite est unique.
•
Soit (𝑢𝑛 ) la suite de terme général 𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛), où 𝑓 est une fonction définie sur un intervalle de la
forme [𝑎; +∞[.
Si lim 𝑓(𝑥) = 𝑙 , (𝑙 ∈ ℝ ou 𝑙 est infini) alors lim 𝑢𝑛 = 𝑙.
𝑥→+∞ 𝑛→+∞
Exercices de fixation
Exercice 1
Réponds par vrai ou par faux à chacune des affirmations suivantes :
N° Affirmations Réponses
1 La suite de terme général √𝑛 est convergente.
2 1
La suite de terme général 𝑛3 est convergente.
3 La suite de terme général cos(n) est convergente
Solution
Exercice 2
3𝑛2 −2𝑛+1
Soit la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ de terme général 𝑢𝑛 = .
𝑛3
Calcule la limite de la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗
5 /14
Solution
3𝑥 2 −2𝑥+1
Soit 𝑓 la fonction définie sur [1; +∞[ par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥3
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛).
3𝑥 2 −2𝑥+1 3𝑥 2 3
On a : lim 𝑓(𝑥) = lim = lim = lim = 0. Donc : lim 𝑢𝑛 = 0.
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥3 𝑥→+∞ 𝑥 3 𝑥→+∞ 𝑥 𝑛→+∞
b. Limites de référence
Propriété
1
lim 𝑛𝛼 = + ∞ , (𝛼 ∈ ℝ∗+ ) ; lim = 0, (𝛼 ∈ ℝ∗+ ).
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛𝛼
Remarque :
Les propriétés concernant les limites de la somme, du produit ou du quotient de deux fonctions
numériques à variables réelles demeurent applicables aux limites de la somme, du produit ou du quotient
de deux suites numériques.
Exercice de fixation
Détermine la limite de la suite (𝑢𝑛 ) de terme général 𝑢𝑛 dans chacun des cas suivants :
ln (𝑛+1)
1) 𝑢𝑛 = 𝑛 2) 𝑢𝑛 = √𝑛2 + 1 − 𝑛
Solution
ln(𝑛+1) ln(𝑛+1) 𝑛+1
1) On a : 𝑛 = 𝑛+1 × 𝑛 .
ln(𝑛+1) 𝑛+1
D’où : lim ( ) = 0 et lim = 1. Donc : lim 𝑢𝑛 = 0.
𝑛→+∞ 𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛→+∞
1
2) On a : √𝑛2 + 1 − 𝑛 = √𝑛2 .
+1+𝑛
1
D’où : lim 𝑢𝑛 = lim = 0.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ √𝑛2 +1+𝑛
Exercice de fixation
N° Affirmations Réponses
1 Toute suite décroissante et à termes positifs est convergente.
2 Toute suite croissante et non majorée est convergente.
3 Toute suite croissante est nécessairement convergente
4 Toute suite décroissante et non minorée diverge vers −∞.
Solution
1. Vrai 2. Faux 3. Faux 4. Vrai
6 /14
1 1 1 𝜋2
Remarque : Euler a démontré que : lim (1 + 22 + 32 + ⋯ + 𝑛2 ) = .
𝑛→+∞ 6
Propriété 1
Exercice de fixation
Pour chaque limite, parmi les quatre lettres A, B, C et D, choisis la lettre correspondant à la réponse juste.
A B C D
1 lim 𝑛−3 = 0 1 +∞ n’existe pas
𝑛→+∞
2 lim 𝑛 =
2
3 0 1 +∞ n’existe pas
𝑛→+∞
3 lim ( −3)𝑛 = 0 1 +∞ n’existe pas
𝑛→+∞
4 2
lim ( − )𝑛 = 0 1 +∞ n’existe pas
𝑛→+∞ 𝑒
5 5
lim 𝑛−6 = 0 1 +∞ n’existe pas
𝑛→+∞
6 lim ( 7)𝑛 = n’existe pas
𝑛→+∞ 0 1 +∞
Solution
1. A ; 2. C ; 3. D ; 4. A ; 5. A ; 6. C
Exercice de fixation
Calcule la limite de chacune des suites (𝑢𝑛 ), (𝑣𝑛 ) et (𝑤𝑛 ) définies par :
√𝑛 𝑛×3𝑛
𝑢𝑛 = ln 𝑛 , 𝑣𝑛 = 𝑛2 − 2𝑛+3 et 𝑤𝑛 = .
4𝑛
Solution
√𝑛 1 ln 𝑛
• On a : = ln 𝑛 . Puisque lim 1 = 0, donc lim 𝑢𝑛 = +∞.
ln 𝑛 1 𝑛→+∞ 𝑛2 𝑛→+∞
𝑛2
𝑛2
• On a :(𝑛2 − 2𝑛+3 ) = 2𝑛 (2𝑛 − 8).
𝑛2 𝑛2
Or : lim 2𝑛 = +∞ et lim (2𝑛 − 8) = −8, car lim = 0. Donc lim 𝑣𝑛 = −∞.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 2𝑛 𝑛→+∞
𝑛𝛼
• On a : si 𝑎 > 1 et 𝛼 > 0 alors lim = 0.
𝑛→+∞ 𝑎𝑛
𝑛×3𝑛 𝑛 4
= 4 𝑒𝑡 𝑎 = 3 𝑒𝑡 𝑎 > 1 ; 𝛼 = 1 𝑒𝑡 𝛼 > [Link] une équation ici.
4𝑛 ( )𝑛
3
Donc : lim 𝑤𝑛 = 0.
𝑛→+∞
b. Propriétés de comparaison
Les propriétés de comparaison concernant les fonctions sont applicables aux suites.
Conséquence
Exercices de fixation
Exercice 1
𝑛2 𝑛2
Soit les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) définies par : 𝑢𝑛 = 2𝑛 − 8 et 𝑣𝑛 = 2𝑛.
Justifie que : lim 𝑢𝑛 ≤ lim 𝑣𝑛 .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
8 /14
Solution
On a : ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 ≤ 𝑣𝑛 , donc lim 𝑢𝑛 ≤ lim 𝑣𝑛 .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Exercice 2
Soit les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) définies sur ℕ par : 𝑢𝑛 = −𝑛 + cos 𝑛 et 𝑣𝑛 = 𝑛2 + (−1)𝑛 .
Calcule la limite de chacune des suites (𝑢𝑛 ) et(𝑣𝑛 ).
Solution
• Comme cos(𝑛) ≤ 1 , ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 ≤ −𝑛 + 1 et lim (−𝑛 + 1) = −∞ ;
𝑛→+∞
alors lim 𝑢𝑛 = −∞.
𝑛→+∞
• Comme (−1)𝑛 ≥ −1 , ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑛2 − 1 ≤ 𝑣𝑛 et lim (𝑛2 − 1) = +∞ ;
𝑛→+∞
alors lim 𝑣𝑛 = +∞.
𝑛→+∞
Propriété
Soit 𝑓 une fonction, E son ensemble de définition et (𝑢𝑛 ) une suite d’éléments de E .La suite (𝑣𝑛 ) définie
par 𝒗𝒏 = 𝒇(𝒖𝒏 ).
Si lim 𝑢𝑛 = 𝑎 et lim 𝑓(𝑥) = 𝑙 , alors lim 𝑣𝑛 = 𝑙 , (𝑙 ∈ ℝ).
𝑛→+∞ 𝑥→𝑎 𝑛→+∞
Exercice de fixation
1
Détermine la limite de la suite (𝑣𝑛 )de terme général 𝑣𝑛 = 𝑛 𝑠𝑖𝑛 𝑛.
Solution
1
𝑠𝑖𝑛( )
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑣𝑛 = 1
𝑛
.
( )
𝑛
1 sin 𝑥
Posons : pour tout ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 = 𝑛 . Soit 𝑓 la fonction définie sur ]0; +∞[ par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥
On a : 𝑣𝑛 = 𝑓(𝑢𝑛 ).
On a : lim 𝑢𝑛 = 0 et lim 𝑓(𝑥) = 1 , donc : lim 𝑣𝑛 = 1.
𝑛→+∞ 𝑥→0 𝑛→+∞
d. Suite récurrente
Propriété
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle K et (𝑢𝑛 ) une suite à valeurs dans K définie par la formule
𝑢 = 𝑎 ,𝑎 ∈ ℝ
de récurrence : { 0
𝑢𝑛+1 = 𝑓(𝑢𝑛 ).
Si la suite (𝑢𝑛 ) est convergente, alors sa limite est une solution de l’équation :
𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓(𝑥) = 𝑥.
Exercice de fixation
𝑢0 = 0,8
Soit la suite (𝑢𝑛 ) définie par : { 1 𝑢 .
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 (1 + 𝑛)
2 2
On suppose que la suite (𝑢𝑛 ) est décroissante et que : ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 0 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 1.
Démontre que la suite (𝑢𝑛 ) est convergente et détermine sa limite.
Solution
La suite (𝑢𝑛 ) est décroissante et minorée par 0 ; donc elle converge.
9 /14
1 1
On a : 𝑢𝑛+1 = 𝑓(𝑢𝑛 ) où 𝑓(𝑥) = 2 𝑥(1 + 2 𝑥).
La fonction 𝑓 est continue sur [0; 1] et ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 ∈ [0; 1] ; donc la limite de la suite (𝑢𝑛 ) est solution
de l’équation : 𝑥 ∈ [0; 1], 𝑓(𝑥) = 𝑥
1 1
𝑓(𝑥) = 𝑥 ⟺ 𝑥 (1 + 𝑥) = 𝑥 ⟺ 𝑥 2 − 2𝑥 = 0 ⟺ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 = 2
2 2
Puisque, 0 ∈ [0; 1] et 2 ∉ [0; 1] donc, 0 est l’unique solution de l’équation : 𝑥 ∈ [0; 1], 𝑓(𝑥) = 𝑥.
Par suite, lim 𝑢𝑛 = 0.
𝑛→+∞
C. SITUATION COMPLEXE
Une entreprise achète un véhicule à un coût de 30 000 000 F CFA. Ce véhicule se déprécie de 20% par
an ; c’est-à-dire que son prix de revente baisse de 20% par an, pendant la même période, les prix des
véhicules neufs de ce type augmentent de 3% par an. L’entreprise prévoit remplacer ce véhicule dans cinq
ans en le revendant à un employé si la différence du prix d’achat du nouveau véhicule et le prix de
revente de l’ancien véhicule n’excède pas 25 000 000 F CFA. Ton père est employé dans cette société et
désir acquérir le véhicule au bout de cinq ans si son prix n’excède pas les 10.000 000 F CFA. Il se
demande si la société acceptera de lui céder ce véhicule. Il te sollicite pour savoir s’il peut l’acheter.
En utilisant tes connaissances mathématiques donne-lui une réponse argumentée.
Solution
1. Exercices de fixation
Exercice 1
Soit (𝑢𝑛 ) une suite géométrique de raison 𝑞 et de premier terme 𝑢0 .
Relie à chaque élément du tableau de gauche l’élément du tableau de droite correspondant.
10 /14
Exercice 2
N° Affirmations Réponses
1 Si 𝑣0 > 0, alors (𝑣𝑛 ) diverge vers +∞.
2 Si 𝑟 < 0, alors (𝑣𝑛 ) diverge vers −∞.
3 Si 𝑟 = 0, alors (𝑣𝑛 ) converge vers 𝑣0 .
Solution
Exercice 3
Soit la suite(𝑢𝑛 ) définie pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 2 par : 𝑢𝑛 = √ln 𝑛.
Etudie le sens de variation de la suite (𝑢𝑛 )𝑛≥2 .
Solution
Exercice 4
Tous les termes de rang pair de cette suite sont égaux à 1 et ceux de rang impair à −1.
Donc cette suite n’admet pas de limite. Elle est divergente.
Exercice 5
𝑛+3𝑛2
Soit (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ , la suite numérique définie par : 𝑢𝑛 = .
1+𝑛2
Démontre que la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est minorée par 2.
Solution
𝑛+3𝑛2 𝑛2 +𝑛−2 (𝑛−1)(𝑛+2)
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , on a : 𝑢𝑛 − 2 = −2= ; donc : 𝑢𝑛 − 2 =
1+𝑛2 1+𝑛2 1+𝑛2
(𝑛−1)(𝑛+2)
𝑛 ∈ ℕ∗ ⟹ 𝑛 ≥ 1, d’où : ≥ 0. Donc : 𝑢𝑛 − 2 ≥ 0 , c’est-à-dire : ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 ≥ 2.
1+𝑛2
On conclut donc que la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est minorée par 2.
Exercice 6
11 /14
2
On considère la suite v définie sur ℕ par : 𝑣𝑛 = √4 − 1+𝑛2
Démontre que la suite v est minorée par√2 et majorée par 2.
Solution
Exercice 7
1 1 1 1
On considère la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ de terme général 𝑢𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 𝑘 2 = 1 + 22 + 32 + ⋯ + 𝑛2 .
a) Etudie le sens de variation de la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ .
b) Justifie que la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est majorée par 2.
1 1 1
(On pourra utiliser l’inégalité : ∀ 𝑘 ≥ 2; 𝑘 2 ≤ 𝑘−1 − 𝑘).
c) Démontre que la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est convergente.
Solution
a) On a: ∀𝑛 ∈ ℕ∗ ,
1 1 1 1 1 1 1 1
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = 1 + 22 + 32 + ⋯ + 𝑛2 + (𝑛+1)2 − (1 + 22 + 32 + ⋯ + 𝑛2 ) = (𝑛+1)2 ;
1
Or : ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , (𝑛+1)2 > 0;
Donc la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est strictement croissante.
1 1 1
b) En utilisant l’inégalité : ∀ 𝑘 ≥ 2; 𝑘 2 ≤ 𝑘−1 − 𝑘 ,
1 1 1 1 1
on obtient : ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 ≤ 1 + (1 − 2)+ (2 − 3) + ⋯ + (𝑛−1 − 𝑛).
1 1
Ce qui donne : ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 ≤ 2 − 𝑛 < 2, car 𝑛 > 0.
12 /14
Donc la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est majorée par 2.
c) La suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est croissante et majorée par 2 ; donc elle converge.
d) On a: ∀𝑛 ∈ ℕ∗ ,
1 1 1 1 1 1 1 1
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = 1 + 22 + 32 + ⋯ + 𝑛2 + (𝑛+1)2 − (1 + 22 + 32 + ⋯ + 𝑛2 ) = (𝑛+1)2 ;
1
Or : ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , (𝑛+1)2 > 0;
Donc la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est strictement croissante.
1 1 1
e) En utilisant l’inégalité : ∀ 𝑘 ≥ 2; 𝑘 2 ≤ 𝑘−1 − 𝑘 ,
1 1 1 1 1
on obtient : ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 ≤ 1 + (1 − 2)+ (2 − 3) + ⋯ + (𝑛−1 − 𝑛).
1 1
Ce qui donne : ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 ≤ 2 − 𝑛 < 2, car 𝑛 > 0.
Donc la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est majorée par 2.
f) La suite (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ∗ est croissante et majorée par 2 ; donc elle converge.
Exercice 8
1
Soit 𝑎 ∈ ]2 ; 1[ et les suites (𝑢𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑣𝑛 ) telles que 𝑢0 = 2 ; 𝑣0 = 3 ,𝑢𝑛+1 = 𝑎𝑢𝑛 + (1 −
𝑎)𝑣𝑛 𝑒𝑡 𝑣𝑛+1 = (1 − 𝑎)𝑢𝑛 + 𝑎𝑣𝑛 .
Solution
a. 𝑤𝑛+1 = 𝑣𝑛+1 − 𝑢𝑛+1 = (1 − 𝑎)𝑢𝑛 + 𝑎𝑣𝑛 − (𝑎𝑢𝑛 + (1 − 𝑎)𝑣𝑛 ) = (2𝑎 − 1)(𝑣𝑛 − 𝑢𝑛 ) donc
𝑤𝑛+1 = (2𝑎 − 1)𝑤𝑛 . La suite (𝑤𝑛 ) est la suite géométrique de premier terme 𝑤0 = 𝑣0 − 𝑢0 = 1
et de raison 𝑞 = 2𝑎 − 1.
1 1
b. 𝑎 ∈ ]2 ; 1[ donc 2 < 𝑎 < 1, soit 1 < 2𝑎 < 2 𝑒𝑡 0 < 2𝑎 − 1 < 1.
La suite géométrique (𝑤𝑛 ) a pour raison 𝑞 = 2𝑎 − 1 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 < 𝑞 < 1 donc elle converge vers 0
et lim (𝑣𝑛 − 𝑢𝑛 ) = 0 ⇔ lim 𝑣𝑛 = lim 𝑢𝑛 .
𝑛→∞ 𝑛→∞ 𝑛→∞
Conclusion : les suites (𝑣𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑢𝑛 ) ont la même limite.
4) Soit la suite (𝑡𝑛 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑡𝑛 = 𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 pour tout entier 𝑛 ∈ ℕ.
14 /14
Terminale C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Mathématiques
A- SITUATION D’APPRENTISSAGE
𝑧𝐴 −𝑧𝐵 𝑧𝐴 −𝑧𝐵
1) Interprétation de arg( ) et de | |
𝑧𝐶 −𝑧𝐷 𝑧𝐶 −𝑧𝐷
𝑧 −𝑧
a) Interprétation de arg(𝑧𝐴−𝑧 𝐵 )
𝐶 𝐷
Propriété
SiA,B,CetDsontdespointsd’affixesrespectives z A , zB , zC et ZD tels que
𝑧 −𝑧 ̂𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ).
A≠ B et C≠ D, alors arg( 𝐴 𝐵 ) est une mesure de l'angle orienté(𝐷𝐶;
𝑧𝐶 −𝑧𝐷
̂𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = arg (𝑧𝐴−𝑧𝐵 ) + 2𝑘𝜋, 𝑘𝜖ℤ
Autrement dit : 𝑚𝑒𝑠(𝐷𝐶; 𝑧 −𝑧 𝐶 𝐷
Exercice de fixation
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O ;I ;J)
OnconsidèrelespointsA,BetCd’affixesrespectives−1 + 𝑖√3 ; 2 et −1 − 𝑖√3.
Déterminelamesureprincipaledel’angleorienté(𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗̂
; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴).
Solution
z A ≠zB et zB ≠zC. donclespointsA,BetCsonttelsqueA≠BetB≠C.
̂⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑧 −𝑧
On a : Mes(𝐵𝐶; 𝐵𝐴) = Arg ( 𝐴 𝐵 ).
𝑧𝐶 −𝑧𝐵
𝑧𝐴 −𝑧𝐵 1 √3
Calculons Posons A𝑟𝑔 (2 − 𝑖 ) = 𝛼.
𝑧𝐶 −𝑧𝐵 2
𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 −1 + 𝑖√3 − 2 1
= 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 2 𝜋
𝑧𝐶 − 𝑧𝐵 −1 − 𝑖√3 − 2 On a { −√3
. Donc 𝛼 = − 3
−3 + 𝑖√3 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 2
= ̂⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑧 −𝑧
−3 − 𝑖√3 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
D’où : Mes(𝐵𝐶; 𝐵𝐴) = 𝐴𝑟𝑔 ( 𝐴 𝐵 ) 𝑧𝐶 −𝑧𝐵
(−3 + 𝑖√3)(−3 + 𝑖√3)
= 1 − √3𝑖
(−3 − 𝑖√3)(−3 + 𝑖√3) = 𝐴𝑟𝑔 ( )
2
9 − 6𝑖√3 − 3 𝜋
= = − 3.
9+3 Par suite la mesure principale de l’angle
6 − 6𝑖√3 ̂⃗⃗⃗⃗⃗ 𝜋
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
orienté (𝐵𝐶; 𝐵𝐴) est − .
12 3
1 − 𝑖√3
=
2
1 √3
= −𝑖
2 2
𝑧 −𝑧
b) Interprétation de |𝑧𝐴−𝑧𝐵 |
𝐶 𝐷
Propriété
SiA,B,CetDsontdespointsd’affixesrespectives z A , zB , zC et 𝑧𝐷 tels que C≠ D, alors :
𝑧 −𝑧 𝐴𝐵
|𝑧𝐴−𝑧 𝐵 | = 𝐶𝐷.
𝐶 𝐷
Exercice de fixation
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct.
OnconsidèrelespointsnonalignésA,BetCd’affixesrespectives−1 + 𝑖√3 ; 2 et −1 −
𝑖√3
𝑧 −𝑧
1) Donne une interprétation de |𝑧𝐴−𝑧𝐵 |.
𝐶 𝐵
2) Déduis-en que : AB = BC.
Solution
𝑧 −𝑧
1) On a : zB ≠ zC ;cequijustifiel’existenceduquotient 𝑧𝐴−𝑧𝐵
𝐶 𝐵
𝑧𝐴 −𝑧𝐵 𝐴𝐵
|𝑧 | = 𝐵𝐶
𝐶 −𝑧𝐵
𝑧 −𝑧
2) Calculons |𝑧𝐴−𝑧𝐵 |
𝐶 𝐵
2 2
𝑧𝐴 −𝑧𝐵 1−√3𝑖 1 √3 1 3
|𝑧 |=| |=√(2) + (− 2 ) = √4 + 4 = 1
𝐶 −𝑧𝐵 2
𝐵𝐴
D’où:𝐵𝐶 = 1 et par suite AB = BC.
TABLEAU RECAPITULATIF
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O ;𝑒 ⃗⃗⃗⃗1 ,𝑒
⃗⃗⃗⃗2 ).
A et B deux points distincts du plan d'affixes respectives 𝑧A et𝑧B .
M est un point quelconque du plan d’affixe z et 𝑢 ⃗ désigne le vecteur-image de z.
⃗⃗⃗⃗1̂
arg(𝑧 − 𝑧A ) = 𝛼 + 𝑘2𝜋, 𝛼 ∈ ℝ mes(𝑒 𝐴𝑀) = 𝛼+2𝑘𝜋, la demi-droite de repère (A,𝑢
, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ),
privée de A, où mes(𝑒 ̂
⃗⃗⃗⃗
𝑘∈ℤ 1 , ⃗⃗⃗
𝑢) = 𝛼
Exercices de fixation
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O ; ⃗⃗⃗⃗ 𝑒1 ,𝑒
⃗⃗⃗⃗2 ), A et B deux points
distincts du plan d'affixes respectives 𝑧A et𝑧B , M est un point quelconque du plan d’affixe z
et de vecteur-image 𝑢 ⃗.
Associe chaque caractérisation complexe à l’ensemble des points du plan qui convient
Solution
A-4 ; B-5 ; C-6 ; D-1 ; E-2 ; F-3
Exercice de fixation 2
Solution
3 3
|2𝑖𝑧 − 3 + 2𝑖| = |𝑧 − 2| ⟺ |2𝑖 (𝑧 + 1 + 2 𝑖)| = |𝑧 − 2| ⟺ 2 |𝑧 + 1 + 2 𝑖| = |𝑧 − 2|
3
⟺ 2 |𝑧 − (−1 − 2 𝑖)| = |𝑧 − 2| ⟺ 2 BM = AM où A et B sont
3
les points d’affixes respectives 2 et −1 − 2 𝑖.
MA
⟺ = 2.
MB
On considère les points H et K tels que H = bar {(A ; 1), (B ; 2)} et K = bar {(A ; 1), (B ;- 2)}.
L’ensemble des points M d’affixe z vérifiant : |2𝑖𝑧 − 3 + 2𝑖| = |𝑧 − 2| est le cercle de
diamètre [HK].
3 3
1×2+2×(−1− 𝑖) 1×2−2×(−1− 𝑖)
On a : 𝑧H = 2
= −1et 𝑧K = 2
= −4 − 3𝑖.
3 −1
II. CONFIGURATIONS DU PLAN ET NOMBRES COMPLEXES
1) Droites parallèles
Propriété:
A,B,CetDsontdespointsd’affixesrespectives z A , zB , zC et 𝑧𝐷 tels que : A≠ B et C≠ D.
𝑧𝐴 −𝑧𝐵
Les droites (AB) et (CD) sont parallèles si et seulement si 𝜖ℝ∗ .
𝑧𝐶 −𝑧𝐷
Exercice de fixation
OnconsidèrelespointsA,B,CetDd’affixesrespectives5 + 𝑖 ; −2 ; 1 + 𝑖 et −4 − 2𝑖
1) Trace les droites (AD) et (BC).
2) Démontre que les droites (AD) et (BC) sont parallèles.
Solution
1)
Propriété:
A,BetCsontdespointstelsqueA≠BetB≠Cd'affixesrespectives z A , zB et zC .
𝑧 −𝑧
Les points distincts A, B, et C sont alignés si et seulement si 𝑧𝐴−𝑧𝐵 𝜖ℝ∗ .
𝐶 𝐵
Exercice de fixation
OnconsidèrelespointsA,BetCd’affixesrespectives2 + 𝑖√3 ; −1 et
11 + 4𝑖√3
Démontre que les points A, B et C sont alignés.
Solution
On a : z A ≠zB et zB ≠zC doncA≠BetB≠C.
𝑧 −𝑧
Calculons : 𝑍𝐴 −𝑧𝐵
𝐶 𝐵
𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 2 + 𝑖√3 − (−1)
=
𝑍𝐶 − 𝑧𝐵 11 + 4𝑖√3 − (−1)
3 + 𝑖√3
=
12 + 4𝑖√3
3 + 𝑖√3
=
4(3 + 𝑖√3)
1
=
4
1 𝑧 −𝑧
𝜖ℝ . Donc 𝑍𝐴 −𝑧𝐵 𝜖ℝ∗ . Par suite les points A, B et C sont alignés.
∗
4 𝐶 𝐵
3) Droites perpendiculaires
Propriété
A, B, C et D sont des points d'affixes respectives z A , zB , zC et zD tels que : A≠ B et C≠ D.
𝑧𝐴 −𝑧𝐵
Les droites (AB) et (CD) sont perpendiculaires si et seulement si 𝜖𝑖ℝ∗ .
𝑧𝐶 −𝑧𝐷
Exercice de fixation
OnconsidèrelespointsA,B,CetHd’affixesrespectives−3– i ;−2+4i ;3−iet−2.
1) Trace les droites (AH) et (BC).
2) Démontre que les droites (AH) et (BC) sont perpendiculaires.
Solution
1)
𝑧𝐵 −𝑧𝐶
Calculons 𝑧𝐻 −𝑧𝐴
𝑧𝐵 −𝑧𝐶 −2+4𝑖−(3−𝑖) −5+5𝑖 (−5+5𝑖)(1−𝑖)
= = 1+𝑖 = (1+𝑖)(1−𝑖)
𝑧𝐻 −𝑧𝐴 −2−(−3−𝑖)
−5 + 5𝑖 + 5𝑖 + 5
=
1+1
10𝑖
= 2 = 5𝑖
∗
5𝑖𝜖𝑖ℝ . Donc les droites (AH) et (BC) sont perpendiculaires.
4) Points cocycliques
(C’est-à-dire des points situés sur un cercle)
Propriété
A, B, C et D sont des points deux à deux distincts et non alignés d'affixes respectives
z A , zB , zC et zD .
𝑧𝐶 −𝑧𝐴 𝑧𝐶 −𝑧𝐵
A, B, C et D sont cocycliques si et seulement si : 𝜖ℝ∗
𝑧𝐷 −𝑧𝐴 𝑧𝐷 −𝑧𝐵
Exercice de fixation
Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormé (O, I, J), on considère les points A,
B,CetDd’affixesrespectives−2𝑖 ; 7 − 𝑖 et 8 + 2𝑖 et −1 + 5𝑖.
a) Place les points A, B, C et D dans le repère.
b) Démontre que les points A, B, C et D sont cocycliques.
Solution
a)
𝑧 −𝑧 𝑧𝐷 −𝑧𝐶
b) On a : 𝑧𝐵 ≠ 𝑧𝐴 et 𝑧𝐵 ≠ 𝑧𝐶 . Calculons 𝑧𝐷−𝑧𝐴 et
𝐵 𝐴 𝑧𝐵 −𝑧𝐶
𝑧𝐷 − 𝑧𝐴 −1 + 5𝑖 − (−2𝑖)
=
𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 7 − 𝑖 − (−2𝑖)
𝑧𝐷 −𝑧𝐴 𝑧𝐷 −𝑧𝐶 𝑖 1
: = −3𝑖 = − 3.
𝑧𝐵 −𝑧𝐴 𝑧𝐵 −𝑧𝐶
Conclusion
𝑧𝐷 −𝑧𝐴
= 𝑖 donc A, B et D sont non alignés.
𝑧 −𝑧
𝐵 𝐴
𝑧𝐷 −𝑧𝐴 𝑧𝐷 −𝑧𝐶
De plus : ∈ ℝ∗ .
𝑧𝐵 −𝑧𝐴 𝑧𝐵 −𝑧𝐶
Donc les points A, B, C et D sont cocycliques.
Propriétés
A, B et C sont des points non alignés d'affixes respectives z A , zB et zC .
𝑧 −𝑧
- Le triangle ABC est rectangle en A si et seulement si 𝑧𝐵−𝑧𝐴 𝜖𝑖ℝ∗ .
𝐶 𝐴
- Le triangle ABC est isocèle en A si et seulement si
𝑧𝐶 −𝑧𝐴 𝑧 −𝑧
= 𝑒 𝑖𝛼 ou 𝑧 𝐶 −𝑧𝐴 = 𝑒 −𝑖𝛼 , avec 0 < 𝛼 < 𝜋
𝑧 −𝑧
𝐵 𝐴 𝐵 𝐴
𝑧 −𝑧 𝑧 −𝑧
- Le triangle ABC est rectangle et isocèle en A si et seulement si 𝑧𝐵−𝑧𝐴 = 𝑖 ou 𝑧𝐵−𝑧 𝐴 = −𝑖.
𝐶 𝐴 𝐶 𝐴
𝜋 𝜋
𝑧𝐵 −𝑧𝐴 𝑖 𝑧𝐵 −𝑧𝐴 −𝑖
- Le triangle ABC est équilatéral si et seulement si 𝑧 =𝑒 3 ou 𝑧 =𝑒 3.
𝐶 −𝑧𝐴 𝐶 −𝑧𝐴
Exercice de fixation 1
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé (O, I, J), on considère les points
A,BetCd’affixesrespectives1 + 𝑖 ; 3 et 3 + 5𝑖.
a) Place les points A, B et C dans le repère (O, I, J).
b) Démontre que le triangle ABC est rectangle en A.
Solution
a) b) On a : z A ≠ zB et zC ≠zA. Donc A≠ B et
C≠ A.
𝑧 −𝑧
Calculons : 𝑍𝐵 −𝑧𝐴
𝐶 𝐴
𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 3 − (1 + 𝑖)
=
𝑍𝐶 − 𝑧𝐴 3 + 5𝑖 − (1 + 𝑖)
2−𝑖
=
2 + 4𝑖
(2 − 𝑖)(2 − 4𝑖)
=
(2 + 4𝑖)(2 − 4𝑖)
4 − 8𝑖 − 2𝑖 − 4
=
4 + 16
−10𝑖
=
20
1
= − 2 𝑖.
𝑧𝐵 −𝑧𝐴
𝜖𝑖ℝ∗ . Donc le triangle ABC est rectangle
𝑍𝐶 −𝑧𝐴
en A.
Exercice de fixation 2
OnconsidèrelespointsA,BetCd’affixesrespectives−3 + 2𝑖 ; −2 − 3𝑖 et 3 − 2𝑖
Démontre que le triangle ABC est rectangle isocèle en B.
Solution
On a : z A ≠ zB et zC ≠zB. Donc A≠ B et C≠ B.
𝑧𝐴 −𝑧𝐵
Calculons : 𝑍𝐶 −𝑧𝐵
𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 −3 + 2𝑖 + 2 + 3𝑖 −1 + 5𝑖 (−1 + 5𝑖)(5 − 𝑖) −5 + 𝑖 + 25𝑖 + 5
= = = = = 𝑖
𝑍𝐶 − 𝑧𝐵 3 − 2𝑖 + 2 + 3𝑖 5+𝑖 (5 + 𝑖)(5 − 𝑖) 25 + 1
𝑧𝐴 −𝑧𝐵
= 𝑖, donc le triangle est rectangle isocèle en B.
𝑍 −𝑧
𝐶 𝐵
Exercice de fixation 3
OnconsidèrelespointsA,BetCd’affixesrespectives−1 + 𝑖√3 ; 2 et −1 − 𝑖√3.
Démontre que le triangle ABC est équilatéral.
Solution
On a : z A ≠ zB et zC ≠zB. Les points A, B et C sont A≠ B et C≠ B.
𝑧𝐴 −𝑧𝐵
Calculons : 𝑍𝐶 −𝑧𝐵
𝑧𝐴 −𝑧𝐵 −1+𝑖√3−2 −3+𝑖√3 (−3+𝑖√3)(−3+𝑖√3) 9−6𝑖√3−3 6−6𝑖√3 1−𝑖√3
= −1−𝑖√3−2 = −3−𝑖√3 = = = =
𝑍𝐶 −𝑧𝐵 9+3 12 12 2
𝜋
1 √3 𝜋 𝜋 −𝑖
=2− 𝑖 2 = cos(− 3 ) + isin(− 3 ) = 𝑒 3 ,
𝜋
𝑧𝐴 −𝑧𝐵 −𝑖
=𝑒 3 , donc ABC est un triangle équilatéral.
𝑍𝐶 −𝑧𝐵
TABLEAU RECAPITULATIF
Caractérisations Caractérisations
Configurations
géométriques complexes
Triangle ABC isocèle en A. 𝑧𝐶 −𝑧𝐴
= 𝑒 𝑖𝛼
𝑧𝐵 −𝑧𝐴
A
̂=𝛼
AB = AC et mesA
C ou
𝑣
(0 < 𝛼 < 𝜋). 𝑧𝐶 −𝑧𝐴
= 𝑒 −𝑖𝛼
O 𝑢
⃗ B 𝑧𝐵 −𝑧𝐴
B A
𝑧𝐶 −𝑧𝐴
= 𝑏𝑖, avec
𝑣 𝜋 𝑧𝐵 −𝑧𝐴
̂=
mesA 𝑏 ∈ ℝ∗
2
O 𝑢
⃗
C
Points A, B, C alignés.
B
A
⃗⃗⃗⃗⃗̂
mes (AB ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
, AC 𝑧𝐶 −𝑧𝐴
∈ ℝ∗
𝑧𝐵 −𝑧𝐴
𝑣
O 𝑢
⃗ C
Points A, B, C, D cocycliques
A
⃗⃗⃗⃗⃗̂
mes (CA , ⃗⃗⃗⃗⃗
CB) =
⃗⃗⃗⃗⃗̂
mes (DA , ⃗⃗⃗⃗⃗
DB) + 𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 𝑧𝐵 −𝑧𝐶 𝑧𝐵 −𝑧𝐷
: ∈ ℝ∗
C 𝑧𝐴 −𝑧𝐶 𝑧𝐴 −𝑧𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗̂
et mes (CA , ⃗⃗⃗⃗⃗
CB) ≠ 𝑘𝜋,
O B 𝑘 ∈ ℤ
D
Droites perpendiculaires
z −𝑧 𝜋
B arg(𝑧D−𝑧C ) = 2 +
⃗⃗⃗⃗⃗
AB ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗
CD = 0 B A
A 𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ
D ou
ou
𝑣 C mes (AB ⃗⃗⃗⃗⃗̂ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜋+ 𝑘𝜋;𝑘 ∈ ℤ
; CD zD − 𝑧C
2 ∈ 𝑖ℝ∗
O 𝑢
⃗ 𝑧B − 𝑧A
Exercice de fixation
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O ;u ⃗⃗⃗ ,v
⃗⃗ ).
On donne les points A, B, C, D et K d’affixes respectives 2 +𝑖, 2 - 𝑖, 5 - 2𝑖, 5 + 2𝑖 et 4.
Justifie que :
1) les droites (AB) et (CD) sont parallèles ;
2) les droites (OK) et (DC) sont perpendiculaires
Solution
𝑧𝐷 −𝑧𝐶 5+2𝑖−(5−2𝑖) 4𝑖 𝑧 −𝑧
1) On a : = = −2𝑖 = −2 . D’où :𝑧𝐷−𝑧 𝐶 ∈ ℝ∗ ;Par suite les droites (AB) et
𝑧𝐵 −𝑧𝐴 2−𝑖−(2+𝑖) 𝐵 𝐴
(CD) sont parallèles.
𝑧 −𝑧 5+2𝑖−(5−2𝑖) 4 𝑧 −𝑧
2) On a : 𝐷 𝐶 = = 𝑖 = 𝑖 . D’où : 𝐷 𝐶 ∈ 𝑖ℝ∗ .Par conséquent les droites
𝑧𝐾 −𝑧𝑂 4−0 4 𝑧𝐾 −𝑧𝑂
(OK) et (DC) sont perpendiculaires.
⃗⃗⃗⃗⃗ ;OJ
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O ;OI ⃗⃗⃗⃗⃗ ).
• Une transformation du plan est une application bijective du plan dans le plan.
• Soit 𝑓 une transformation du plan qui, à tout point M, associe le point M’.
L’application F de ℂ dans ℂ qui, à l’affixe z de M, associe l’affixe z’ de M’ s’appelle la
transformation complexe associée à f .
L’application 𝑓 s’appelle la transformation ponctuelle associée à F.
L’expression de z’ en fonction de z s’appelle l’écriture complexe de𝑓.
1- Définitiond’une transformationduplanetd’écriturecomplexe
Définition
Leplancomplexeestmunid’unrepèreorthonormédirect(O, I, J).
▪ Une transformation du plan est une application bijective du plan dans le plan.
▪ SoitFunetransformationduplanquiàtoutpointMassocielepointM’.
L’applicationbijectivef de ℂ dans ℂ quiàl’affixez deM,associel’affixez’ deM’
s’appellelatransformationcomplexeassociéeàF.
L’applicationFs’appellelatransformationponctuelleassociéeàf .
L’expressiondez’ en fonction de z s’appellel’écriturecomplexedeF.
Propriété
Leplancomplexeestmunid’unrepèreorthonormé
direct (O, I, J).
Q(- z) M(z)
• La symétrie orthogonale d'axe (OI) a pour b
écriture complexe : 𝑧 ′ = 𝑧̅. J
• La symétrie centrale de centre O a pour écriture
complexe : 𝑧 ′ = −𝑧. -a O I a
• La symétrie orthogonale d'axe (OJ) a pour -b
écriture complexe : 𝑧 ′ = −𝑧̅. P(- z) N(z)
3. Ecriturecomplexed’unetranslation,d’unehomothétieetd’unerotation
• Translation
t u est la translation de vecteur u d'affixe b, M et M'
sont les points du plan d'affixes respectives z et z'. B(b) M'(z')
On a : 𝑀′ = 𝑡𝑢⃗ (𝑀) ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ = 𝑢 ⃗. u
⟺ 𝑧′ − 𝑧 = 𝑏 J
M(z)
⟺ 𝑧′ = 𝑧 + 𝑏 O I
La translation de vecteur u d’affixeb a pour
écriture complexe : 𝑧 ′ = 𝑧 + 𝑏.
Exercice
Leplancomplexeestmunid’unrepèreorthonormé.
On donne le vecteur 𝑢 ⃗ d’affixe1 − 2𝑖.
1) Donne l'écriture complexe de la translation 𝑡de vecteur𝑢⃗.
2) Détermine les affixes des images respectives A' et B' par t de chacun des points A et B,
d’affixesrespectives3 − 𝑖 et 5.
Solution
1)L’écriturecomplexedelatranslationt de vecteur 𝑢
⃗ d’affixe1 − 2𝑖 est :
𝑧 ′ = 𝑧 + 1 − 2𝑖
2) Déterminons les affixesdesimagesA’etB’respectivesdeAetdeBpar𝑡.
𝑧𝐴′ = 𝑧𝐴 + 1 − 2𝑖
On a : 𝑧𝐴′ = 3 − 𝑖 + 1 − 2𝑖 = 4 − 3𝑖
Donc 𝑧𝐴′ = 4 − 3𝑖
𝑧𝐵′ = 𝑧𝐵 + 1 − 2𝑖
On a : 𝑧𝐵′ = 5 + 1 − 2𝑖 = 6 − 2𝑖
Donc : 𝑧𝐵′ = 6 − 2𝑖
• HomothétiedecentreΩetderapport𝑘, 𝑘 ∈ ℝ∗
h est l'homothétiedecentreΩd’affixeZΩ et de
rapport 𝑘, 𝑘 ∈ ℝ∗ . M'
M et M' sont les points du plan d'affixes respectives
z et z'. On a : M
𝑀′ = ℎ(𝑀) ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑀′ = 𝑘Ω𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Z’-ZΩ = 𝑘(Z - ZΩ)
Z’=𝑘(Z - ZΩ) + ZΩ
L'homothétiedecentreΩd’affixeZΩ et de rapport k Ω
a pour écriture complexe :Z’=k(Z - ZΩ) + ZΩ J
O I
Exercice
Leplancomplexeestmunid’unrepèreorthonormé.
Détermine l'écriture complexe associée à l'homothétie h de rapport – 2 et de centre Ω
d'affixe 3 − 𝑖.
Solution
L’écriturecomplexeassociéeàl’homothétieh de rapport −2 et de centre Ω d'affixe
3 − 𝑖 est : 𝑧 ′ = −2(𝑧 − (3 − 𝑖)) + (3 − 𝑖).
Par suite :z’=-2z + 9 −3i.
• RotationdecentreΩetd’angle𝜃, 𝜃 ∈ ]−𝜋, 𝜋]
restlarotationdecentredecentreΩd’affixeZΩ et
d'angle orienté de mesure principale𝜃.
• M et M' sont les points du plan d'affixes
respectiveszetz'telsqueMestdistinctdeΩ.Ona:
′
Ω𝑀′ = Ω𝑀 M'
𝑀 = 𝑟(𝑀) ⟺ { ̂ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑒𝑠(Ω𝑀; Ω𝑀′) = 𝜃
M
• 𝑟(Ω) = Ω
J
𝒁′−𝒛Ω
On a : =𝒆𝒊 O I
𝒛−𝒛Ω
z’=𝒆𝒊 (z – zΩ) + zΩ
Exercice
Leplancomplexeestmunid’unrepèreorthonormédirect. (O ;𝑢 ⃗⃗⃗ ,𝑣
⃗⃗ )
Trouvel’écriturecomplexedelarotationr de centre d'affixe 𝑖√3 et d'angle orienté de
π
mesure 3 .
Solution
𝑀(𝑧)
Symétrie 𝐽 La droite (OI) est la
orthogonale d’axe médiatrice du 𝑧 ′ = 𝑧̅
(OI) 𝑂 𝐼 segment [MM′]
𝑀′(𝑧 ′ )
𝑀′(𝑧 ′ )
Symétrie 𝑀(𝑧) La droite (OJ) est la 𝑧 ′ = −𝑧̅
orthogonale d’axe médiatrice du
𝐽
(OJ) segment [MM′]
𝑂 𝐼
𝑀′(𝑧 ′ )
Symétrie centrale de
centre Ω(ω) 𝑀(𝑧) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑧 ′ − 𝜔 = −(𝑧 − 𝜔)
Ω𝑀′ = −Ω𝑀
Ω(ω)
Translation de 𝑢
⃗
𝑀′(𝑧 ′ )
vecteur u⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ = 𝑢 ⃗ 𝑧′ = 𝑧 + 𝑏
d’affixe b 𝑀(𝑧)
Homothétie de 𝑀′(𝑧 ′ )
Centre Ω(ω) et de
rapport 𝑘 Ω(ω) 𝑀(𝑧) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑀′ = 𝑘Ω𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑧 ′ − 𝜔 = 𝑘(𝑧 − 𝜔)
(𝑘 ∈ ℝ ∖ {0})
𝑀′(𝑧 ′ ) M≠Ω
𝑀(𝑧)
Exercices de fixation
Exercice
⃗⃗⃗⃗⃗ ;OJ
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O;OI ⃗⃗⃗⃗⃗ ).
Détermine l’écriture complexe de l’homothétie h de centre Ωd’affixe − 1 − i et de rapport3.
Solution
h étant l’homothétie de centre Ωd’affixe−1 − i et de rapport3, son écriture complexe est :
z ′ − (−1 − i) = 3(z − (−1 − i)).
Par suite, l’écriture complexe de l’homothétie h de centre Ω(−1 − i) et de rapport 3 est :
z ′ = 3z + 2 + 2i.
4. Similitude plane directe
a- Ecriturecomplexed’unesimilitudeplanedirecte
1. Définition
Unesimilitudedirecteestunetransformationduplandontl’écriturecomplexeestde la
forme:z’=az + b où a𝐶 ∗ et b ℂ.
Exemple :
Toute translation, toute homothétie et toute rotation est une similitude directe.
2. Propriété
Soit s une similitude directe d'écriture complexe : z' = a z + b où a ℂ* et b ℂ.
* Si a =1, alors s est la translation de vecteur d'affixe b.
* Si a 1 alors s est la similitude directe de centre d'affixe 1−𝑎
𝑏
, de rapport |a|, d'angle
Arg(a).
Remarque :
Pourdéterminerl’affixeducentredelasimilitude,onrésoutl’équation :z∈ℂ,z=az+b
Vocabulaire
Lorsque 𝑎 ≠ 1, la similitude directe est caractérisé par : son centre, son rapport et son
angle.
Remarque
• Toute rotation de centre A et d’angle est une similitude directe de centre A , de
rapport1etd’angle.
•Toute homothétie de centre A et de rapport k (𝑘 > 0) est une similitude directe de
centre A, de rapport k etd’anglenul.
•Toute homothétie de centre A et de rapport k (𝑘 < 0) est une similitude directe de
centre A , de rapport −𝑘 etd’angle𝜋.
Exercice de fixation
Détermine les éléments caractéristiques de la similitude directe S dontl’écriture
complexe est : 𝑧 ′ = (1 − 𝑖)𝑧 + 𝑖
Solution
L’écriturecomplexede S est de la forme 𝑧 ′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 où a = 1 – i, et b = i.
a 1. Soit A le centre de S, k son rapport et son angle.
𝑏
• L’affixeducentreAest1−𝑎
𝑏 𝑖 𝑖
= 1−(1−𝑖) = 𝑖 =1
1−𝑎
• Le rapport k est tel que : k = a
k = √12 + (−1)² = √2
• L’angle est tel que : = Arg(a)
√2 √2
On a : cos = et sin = − , donc = − 4
2 2
S estlasimilitudedirectedecentreAd’affixe1,derapport√2 etd’angle− 4.
b- Reconnaitre une similitude directe définie par son écriture
complexe
Propriétés
Dans le plan complexe P muni d'un repère orthonormé direct, on considère la similitude
directeSd’écriturecomplexe:z'=az+boùa𝐶 ∗ et b ℂ.
Nature et éléments
Conditions vérifiées par a
caractéristiques de S
S est la translation de vecteur 𝑢⃗
𝑎=1
d’affixeb
Si 𝑎𝜖ℝ∗ Sestl’homothétiedecentre
Similitude directe 𝑎𝜖ℝ∗ ∖ {1} 𝑏
d’affixe1−𝑎et de rapport a.
Sd’écriture
complexe S est la rotation de centre
|𝑎| = 1 𝑏
𝒛′ = 𝒂𝒛 + 𝒃 d’affixe1−𝑎etd’angleArg(𝑎)
où 𝑎 ∈ ℂ∗ et 𝑏 ∈ ℂ. Si 𝑎𝜖ℂ ∖ ℝ S est la similitude directe de
𝑏
|𝑎| ≠ 1 centre d’affixe1−𝑎 de rapport
|𝑎| ded’angleArg(𝑎)
Exercice de fixation
Détermine dans chaque cas, la nature et les éléments caractéristiques de la similitude
directe S définie par son écriture complexe :
a)z’=5z+2i; b)z’=z+1+3i;
1 √3 1
c)z’=( + 𝑖)z + − 𝑖 ;
√3 d)z’=(- 1 + i)z + 2.
2 2 2 2
Solution
a) a = 5, dans ce cas a ℝ∗ \{1}, S est une homothétie de rapport 5.
Déterminonsl’affixez0 de son centre.
2𝑖 1
z0 = 1−5 = − 2 𝑖
1
DoncSestl’homothétiedecentrelepointd’affixe− 2 𝑖 et de rapport 5
b) a = 1. Donc, S est la translation de vecteur d'affixe 1+3i
1 √3
c) a = 2 + 𝑖, dans ce cas a ℂ\ ℝ
2
1 √3
|2 + 2 𝑖 | = 1, donc S est une rotation
Déterminons son angle
1 √3 1 √3 𝜋 𝜋
Arg(2 + 𝑖) = 𝜋3 car 2 + 𝑖 = 𝑐𝑜𝑠 3 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 3 .
2 2
𝜋
Son angle est 3
Déterminons son centre
1 √3
𝑏 2
−𝑖
2
= 1 √3
1−𝑎 1−( +𝑖 )
2 2
1 √3
−𝑖
2 2
= 1 √3
( −𝑖 )
2 2
=1
Son centre a pour affixe 1.
D'où, S est la rotation de centre le point d'affixe 1 et d'angle 𝜋3.
Arg(-1+i) = 3𝜋
4
car −1 + 𝑖 = 𝑐𝑜𝑠3𝜋
4
+ 𝑖𝑠𝑖𝑛3𝜋
4
3𝜋
L’angledeSest 4
𝑏 2
= 1−(−1+𝑖)
1−𝑎
2
=2−𝑖
2(2+𝑖) 4+2𝑖) 4 2
= (2−𝑖)(2+𝑖) = =5 + 5𝑖
4+1
4 2
D'où,Sestlasimilitudedirectedecentrelepointd’affixe5 + 5 𝑖 , de rapport √2 et
d'angle 3𝜋
4
.
c- Déterminationdel’écriturecomplexed’unesimilitudedirecte
donnée par son centre, son rapport et son angle.
Propriété
SoitM'unpointdupland'affixez'quiestl’imaged'unpointMd'affixezparune
similitude directe S de centre d’affixe𝑧 , de rapport k et d'angle .
On a :z’=k𝑒 𝑖 (z – 𝑧 ) + 𝑧 .
Exercice de fixation
Déterminel’écriturecomplexedelasimilitudedirectedecentrelepointAd’affixe i, de
rapport √2 etd’angle4.
Solution
Laformegénéraledel’ écriture complexe de S est : z’=k𝑒 𝑖 (z – 𝑧𝐴 ) + 𝑧𝐴
z' = √2𝑒 𝑖4 (z- zA) + zA
√2 √2
= √2 ( 2 + 𝑖 2 ) (𝑧 − 𝑖) + 𝑖
= (1 + i)(z – i) + i
= (1 + i)z + 1.
Doncl’écriturecomplexedeSest: z’=(1+i)z + 1.
d. Constructiondel’imaged’unpointparunesimilitudedirectedéfiniepar
son centre, son rapport et son angle.
Propriété
Soit s une similitude plane directedecentreA,derapportketd’angleθ(θ∈]−𝜋; 𝜋[).
𝐴𝑀′ = 𝑘𝐴𝑀
Pour tout point M du plan distinct de A, s(M)=M’⇔{ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
𝑀𝑒𝑠 (𝐴𝑀 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀′)
Conséquence
Toute similitude directe s(A, k , ) de centre A, de rapport k et d'angle de mesure , s'écrit
de façon unique sous la forme :
s(A ; k ; ) = r(A ; ) o h(A ; k) = h(A ; k) o r(A ; ).
h(A ; k) est l'homothétie de centre A et de rapport k
r(A ; ) est la rotation de centre A et d'angle de mesure .
Vocabulaire:
L’écriture:s(A ; k ; ) = r(A ; ) o h(A ; k) = h(A ; k) o r(A ; ) s’appelleladécompositioncanonique
de la similitude directe s(A ; k ; )
Exercice de fixation 1
3𝜋
Ecris la décomposition canonique de s(A ; 2 ; 2 )
Solution
3𝜋 3𝜋 3𝜋
s(A ; 2 ; 2 ) = r(A ; 2 ) o h(A ; 2) = h(A ; 2) o r(A ; 2 ).
Exercice de fixation 2 :
Construisl'imageM'd’unpointMparlasimilitudedirecteSdecentreA,derapport3et
d'angle 𝜋6 .
Solution
𝜋 𝜋 𝜋
s(A ; 3 ; 6 ) = h(A ; 3) o r(A ; 6 ) = r(A ; 6 ) o h(A ;
3)
𝜋 𝜋
• s(A ; 3 ; 6 ) = h(A ; 3) o r(A ; 6 ).
r h
M | ⎯⎯→ M1 | ⎯⎯→ M'
𝜋 𝜋
• s(A ;3; 6 ) = r(A ; 6 ) o h(A ; 3)
h r
M | ⎯⎯→ M2 | ⎯⎯→ M'
Propriété
Soit A, B, C et D quatre points du plan tels que : A B et C D.
Il existe une unique similitude directe qui transforme A en C et B en D.
Conséquence
Soit A, B et C trois points du plan tels que : A B et B C.
Il existe une unique similitude directe qui transforme A en B et B en C
Exercice de fixation
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct.
On donne les points A(2), B(2+2i), C(1-3i) et D(-4i).
a) Trouve l'écriture complexe de la similitude directe s telle que : s(A) = C et s(B) = D.
b) Détermine les éléments caractéristiques de S.
Solution
a) Soit : z' = az + b où aℂ* et bℂ,l’écriturecomplexedeS.
s(A) =C
s(B) = D azaz
A + b = zC
B + b = zD
2𝑎 + 𝑏 = 1 − 3𝑖
{
(2 + 2𝑖)𝑎 + 𝑏 = −4𝑖
2𝑎 + 𝑏 = 1 − 3𝑖
{
(−2 − 2𝑖)𝑎 − 𝑏 = 4𝑖
-2ia = 1+i
a = 1+i = - 1 + 1 i
−2i 2 2
La 1ère équation du système donne :
b = 1 - 3i - 2a = 1 - 3i - 2(- 1 + 1 i)
2 2
b = 2 - 4i
L’écriturecomplexedesest:z'=(- 1 + 1 i)z + 2 - 4i
2 2
Cas particulier : Similitude directe définie par son centre, un point et son
image
Propriété
Soit A, B et C trois points du plan tels que : A B et A C.
Il existe une unique similitude directe de centre A qui transforme B en C.
Exercice de fixation
Dans le plan muni d'un repère orthonormé direct, on donne les points A(-2+i), B(1+2i)
et C(2-i).
On considère la similitude directe S de centre A telle que : S(B) = C.
a) Trouve l'écriture complexe de S.
b) Détermine les éléments caractéristiques de S
SOLUTION
a)L’écriturecomplexedesestdelaforme:z'=az+boùa ℂ* et b ℂ.
s(A) = A 𝑎𝑧A + 𝑏 = 𝑧A
s(B) = C {𝑎𝑧B + 𝑏 = 𝑧C
b)Sauncentre,doncSn’estpasunetranslation.
a = 1 – i, a ∈ ℂ\ℝ doncSn’estpasunehomothétie.
|1 - i| = 2 , |a| ≠1doncSn’estpasunerotation.
D’oùSestlasimilitudedirectedecentre A de rapport 2 et d'angle Arg(1 - i)
Soit l’argumentprincipal1-i.
cos = 1
2 =-
1 4
sin = − 2
Propriété 1
Toute similitude directe de rapport k transforme :
•unedroiteenunedroite ;
•unedemi-droite en une demi-droite ;
•unsegmentdelongueurℓ en un segment de longueur kℓ ;
•uncercledecentreAetderayon𝑟 enuncercledecentreA’,imagedeAparla
similitude directe, et de rayon 𝑘𝑟.
Propriété 2
Toute similitude directe de rapport 𝑘 multiplie :
•lesdistancespar𝑘 ;
•lesairespar𝑘2
Exercice de fixation
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct (O, I, J).
OndonnelasimilitudedirecteSdontl’écriturecomplexeest:z'=(1+i)z- 1 - 2i
a) Calcule l'aire a1 del’imagedutriangleOIJparS.
b) Trouve l'image (C2) par S du cercle (C1) de centre O et de rayon 2.
c) Détermine l’imagedeladroite(OI)parS.
Solution
1
a) Le rapport de la similitude S est √2. Le triangle OIJ a pour aire 2 ua.
2 1 1
Doncl’airea1 del’imagedutriangleOIJest : (√2) × 2 = 2 × 2 ua, soit 1ua.
b)SoitO’l’imagedeOparS.Ona : 𝑧𝑂′ = −1 − 2𝑖.
(C2)estlecercledeO’etderayon2√2.
c)SoitI’l’imagedeIparS.Ona : 𝑧𝐼′ = −𝑖.
L’imagedeladroite(OI)parSestladroite(O’I’).
C- SITUATION COMPLEXE
Situation complexe 2
Solution
•Pour résoudre ce problème, on va utiliser les nombres complexes appliqués à la
géométrie.
• Pour cela, désignons par 𝑧𝐴 , 𝑧𝐵 , 𝑧𝐶 et 𝑧𝐷 , les affixes respectifs des points
A,B,C et D ; 𝑧1 , 𝑧2 , 𝑧3 , et 𝑧4 les affixes respectifs des points 𝑀1 , 𝑀2 , 𝑀3 et 𝑀4 .
𝑧 −𝑧
Le triangle A𝑀1 𝐵 est rectangle isocèle en 𝑀1 ⇔𝑧𝐵−𝑧1 = 𝑖 (car le triangle A𝑀1 𝐵 est
𝐴 1
directe).
𝑧𝐵 −𝑖𝑧𝐴
⇔𝑧1 = 1−𝑖
(𝑧𝐵 −𝑖𝑧𝐴 )(1+𝑖)
⇔𝑧1 = 2
𝑧𝐴 ×(1−𝑖)+𝑧𝐵 ×(1+𝑖)
⇔𝑧1 = .
2
De même, on montre que les triangles 𝐵𝑀2 𝐶, 𝐶𝑀3 𝐷, 𝐷𝑀4 𝐴 sont rectangles si et
seulement si on a respectivement :
𝑧𝐵 ×(1−𝑖)+𝑧𝐶 ×(1+𝑖) 𝑧𝐶 ×(1−𝑖)+𝑧𝐷 ×(1+𝑖) 𝑧𝐷 ×(1−𝑖)+𝑧𝐴 ×(1+𝑖)
𝑧2 = , 𝑧3 = et 𝑧4 = .
2 2 2
𝑧 −𝑧
Il reste à calculer : 𝑧4 −𝑧2
3 1
𝑧𝐷 ×(1−𝑖)+𝑧𝐴 ×(1+𝑖) 𝑧𝐵 ×(1−𝑖)+𝑧𝐶 ×(1+𝑖)
𝑧4 −𝑧2 −
2 2
= 𝑧𝐶 ×(1−𝑖)+𝑧𝐷 ×(1+𝑖) 𝑧𝐴 ×(1−𝑖)+𝑧𝐵 ×(1+𝑖)
𝑧3 −𝑧1 −
2 2
Exercices de maison
Exercice 1
On donne le point A d'affixe 2+2i.
a) Détermine l'écriture complexe de la translation t de vecteur u d'affixe 1-3i.
b) Détermine l'écriture complexe de l'homothétie h de centre A et de rapport -3.
c) Détermine l'écriture complexe de la rotation r de centre A et d'angle .
3
Exercice 2
Détermine les éléments caractéristiques de la similitude directe S dontl’écriture
complexe est : 𝑧 ′ = (1 + 𝑖√3 )z + 2𝑖√3.
Exercice 3
Détermine dans chaque cas, la nature et les éléments caractéristiques de la
similitude directe s définie par son écriture complexe :
a)z’=-3z +1- i ; b)z’=z+i;
√2 √2 1
c)z’=( 2 − 𝑖)z + 2𝑖 ; d)z’=(2-2i)z.
2
e)z’=-z + i
Exercice 4
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O ;𝑒⃗⃗⃗⃗1 ,⃗⃗⃗⃗
𝑒2 ).
a)Déterminel’écriturecomplexedelasimilitudedirectedecentrelepointA
−3
d’affixe1- i,derapport3etd’angle 4 .
b)Déterminel’écriturecomplexedelasimilitude directe de centre le point B
−2
d’affixe 𝑖√3,derapport4etd’angle 3 .
c)Déterminel’écriturecomplexedelasimilitudedirectedecentrelepointO,de
1 5
rapport 2 etd’angle 6 .
D- EXERCICES
Exercice 1
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O ;u ⃗⃗⃗ ,v
⃗⃗ ).
On donne les points A, B, C, D d’affixes respectives 2 + 𝑖, 2 - 𝑖, 5 - 2𝑖, 5 + 2𝑖 .
Justifie que : les points A, B, C et D sont cocycliques.
Solution
Exercice 2
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O;OI⃗⃗⃗⃗⃗ ,OJ
⃗⃗⃗⃗⃗ ).
1) Détermine l’écriture complexe de la translation 𝑡 de vecteur u ⃗ d’affixe 1 + 4𝑖.
2π
2) Détermine l’écriture complexe de la rotation 𝑟de centre A d’affixe 1 + 𝑖 et d’angle .
3
Solution
1) L’écriture complexe de la translation 𝑡de vecteur u⃗ est :z ′ = z + z⃗u . Or z⃗u = 1+4i.
⃗ est : z ′ = z +1+4i.
L’écriture complexe de la translation𝑡 de vecteur u
2π
2) L’écriture complexe de la rotation 𝑟de centre A et d’angle est :
3
2π
i
z ′ − (1 + i) = e 3 (z − (1 + i))
−1 √3
z ′ = ( 2 + i )(z − (1 + i)) +1+i
2
−1 √3 3+√3 3−√3
z′ = ( 2 + i 2 ) z + 2 + i 2
L’écriture complexe de la rotation 𝑟de centre A
2π
d’affixe 1 + i et d’angle 3 est :
−1 √3 3+√3 3−√3
z ′ = ( 2 + i )z + + i .
2 2 2
Exercice de renforcement
Exercice 3
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (O ;𝑢
⃗⃗⃗ ,𝑣
⃗⃗ ).
Dans chaque cas, détermine et construis l’ensemble des points M d’affixe z vérifiant la
condition donnée :
a) |𝑧 − 2𝑖| = 3.
b) |𝑧 − 1 + 𝑖| = |𝑧 + 1 + 3𝑖|.
𝜋
c) arg(𝑧 − 1 − 𝑖) ≡ [2𝜋].
6
Solution
y
a) |𝑧 − 2𝑖| = 3 ⟺ AM = 3 où A est le point
d’affixe 2i. 4 (C)
L’ensemble des points M dont l’affixe z 3
vérifie : 2
|𝑧 − 2𝑖| = 3 est le cercle (C) de centre A de A
rayon 3. 1
-3 -2 -1 0 1 2 3 x
-1
-2
L
b) y
|𝑧 − 1 + 𝑖| = |𝑧 + 1 + 3𝑖| 2
⟺ |𝑧 − (1 − 𝑖)| =
|𝑧 − (−1 − 3𝑖)| 1
⟺ PM = QM où P et Q sont les points
d’affixes respectives 1 − 𝑖 et −1 − 3𝑖. -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
P
-1
L’ensemble des points M dont l’affixe z
vérifie : -2
I
|𝑧 − 1 + 𝑖| = |𝑧 + 1 + 3𝑖| est la médiatrice
-3
(Δ) du segment [PQ]. Q
-4
𝜋
c)arg(𝑧 − 1 − 𝑖) ≡ [2𝜋]
6
𝜋
⟺ arg(𝑧 − (1 + 𝑖)) ≡ [2𝜋]
6
𝜋
⟺ arg(𝑧 − 𝑧A ) ≡ 6 [2𝜋], où A(1 + 𝑖)
⃗̂
𝜋
⟺Mes(𝑢 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AM) = 6
L’ensemble des points M d’affixe z
𝜋
vérifiant : arg(𝑧 − 1 − 𝑖) ≡ 6 [2𝜋] est
la demi-droite [AP) privée du point A, où
⃗̂
𝜋
Mes(𝑢 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AP) = . 6
3. Exercices d’approfondissement
Exercice 4
2) le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O, u, v) d’unité graphique 2cm,
On considère les points A, B et C d’affixes respectives z A = 1 + i , zB = z A , zC = 2zB
a) Détermine les formes algébriques de z A , zB et zC
z2 − 2z + 2 = 0 (z − 1)2 − 1 + 2 = 0 (z − 1)2 = −1 = i2 z − 1 = i ou z − 1 = −i z = 1 + i ou z = 1 − i ;
SC = 1 + i ; 1 − i
2 2
1+i = 2( + i ) = 2 (cos + i sin ) ; 1 + i = 2 et ARG (1 + i) = .
2 2 4 4 4
On montre de même que : 1 − i = 2 et ARG(1 − i) = −
4
2°/ a) z A = 1 + i , zB = 1 − i, zC = 2 − 2i ;
b) Figure
IA = zIA = 1 + i − 3 = − 2 + i = 5 ; IB = zIB = 1 − i − 3 = − 2 − i = 5
IC = zIC = 2 − 2i − 3 = − 1 − 2i = 5
z -3
d) C = i ; le triangle IAC est rectangle et isocèle en I.
zA - 3
3E
1 A
O
A
I
H J L I
-2 -1 1 2 3 4 5
-1
B B
-2 C M
D
-3
F C
E K -4 G
-5
-6
-7
Exercice 5
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O, I, J).
A, B et D sont les points d’affixes respectives −1 + 3𝑖 ; −2 et 2 + 2𝑖.
π
Soit r la rotation d’angle 2 et de centre le point J d’affixe 𝑖.
1- a) Fais une figure.
b) Démontre que l’écriture complexe de r est : 𝑧 ′ = 𝑖𝑧 + 1 + 𝑖
Solution
1- a)
b) écriture complexe de r
L’écriture complexe d’une rotation est de la forme : 𝑧 ′ = 𝑒 𝑖𝛼 (𝑧 − 𝜔) + 𝜔 où 𝛼 est l’angle de
la rotation et , l’affixe du centre de cette rotation. on en déduit que :
𝜋
𝑧 ′ = 𝑒 𝑖 2 (𝑧 − 𝑖) + 𝑖 = 𝑖𝑧 + 1 + 𝑖 est l’écriture complexe associé à cette rotation.
2) a- Soit 𝑧′𝐴 , l’affixe de l’image de A par la rotation r ; 𝑧′𝐴 = 𝑖 × (−1 + 3𝑖) + 1 + 𝑖 = −2=
𝑧𝐵 .
b- cela revient à résoudre l’équation :z ∈ℂ, −1 + 3𝑖 = 𝑖𝑧 + 1 + 𝑖. On obtient :
−2+2𝑖
𝑧 = 𝑖 = 2 + 2𝑖 = 𝑧𝐷 .
3) a- calcule de l’affixe de C
𝑧 +𝑧
𝑧𝐽 = 𝐴 2 𝐶 ⇔ 𝑧𝐶 = 2 × 𝑧𝐽 − 𝑧𝐴 = 2 × 𝑖 − (−1 + 3𝑖) = 1 − 𝑖.
b- démontrons que ABCD est un carré.
Il suffit pour cela de montrer que ABCD est un losange ayant deux cotés consécutifs
perpendiculaires.
• |𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 | = |𝑧𝐵 − 𝑧𝐶 | = |𝑧𝐶 − 𝑧𝐷 | = |𝑧𝐷 − 𝑧𝐴 | , donc AB = BC = CD =DA.
𝑧 −𝑧 −2−(−1+3𝑖) −1−3𝑖 (−1−3𝑖)(2+4𝑖) −2−4𝑖−6𝑖+12 10−10𝑖 1 1
• 𝑧𝐵−𝑧𝐴 = 1−𝑖−(−1+3𝑖) = 2−4𝑖 = = = 20 = 2 − 2 𝑖 donc
𝐶 𝐴 20 20
Solution
1 1 1 1
Les solutions de 2𝑧 2 + 2𝑧 + 1 = 0 sont : − 2 − 2 𝑖 et − 2 + 2 𝑖 , les nombres 𝑎, 𝑎2 et 𝑎3 seront
𝑎3 −𝑎 1 √3 𝑎3 −𝑎 1 √3
les affixes des sommets d’un triangle équilatéral si =2+ 𝑖 ou si =2− 𝑖 or
𝑎2 −𝑎 2 𝑎2 −𝑎 2
𝑎3 −𝑎 1 1
= 𝑎 + 1 = 2 + 2 𝑖 donc le triangle n’est pas équilatéral
𝑎2 −𝑎
I
Terminale C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Mathématiques
B. CONTENU DE LA LECON
Le tableau suivant présente des applications du plan que nous avons vues dans des classes antérieures.
N'
// 𝑠(D)
(D)
M M’
//
N N’
Symétrie N
Les segments [M’N’] et
orthogonale 𝑠(D) M' [MN] ont la même
d’axe la droite (D) longueur.
• Si M ∉ (D)
′ Par suite M’N’= MN.
𝑠(D) (M) = M ⟺ (D) est la médiatrice du
Toute symétrie
segment [MM’]. orthogonale conserve la
• Si M ∈ (D) alors 𝑠(D) (M) = M distance.
Page 1 sur 23
I
N'
r
K étant un point du M M’
plan et 𝜃 un réel N N’
N On a :
M
Rotation r de centre M' M’N’= MN
K et d’angle orienté
⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
et mes(MN , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
M ′ N′)=𝜃.
de mesure 𝜃 K
KM’ = KM
r(M)=M’⟺ { Toute rotation conserve
⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
mes (KM , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
KM′) = 𝜃 la distance.
N
h
K étant un point du M M’
plan et 𝜆 un nombre M' N N’
réel K
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
M′N′ = 𝜆 MN
Homothétie h de M
I. DÉFINITION ET PROPRIÉTÉS
1. Définition
Une isométrie plane est une application du plan dans le plan qui conserve la distance.
Exemple :
Les translations, les symétries orthogonales, les rotations sont des isométries planes.
2. Propriétés
Toute isométrie plane est une transformation du plan, c'est-à-dire une bijection du plan dans le plan.
Propriétés de conservation :
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I
Exercice de fixation
Solution
a) Vrai ; b) Vrai ; c) Faux
𝐾 est le projeté orthogonal du point 𝐻 sur la H' est le symétrique de H par rapport à K
droite (△).
Cas particulier
Pour toute droite (D), la composée de la symétrie d’axe (D) par elle-même est l’application identité du
plan. On a: 𝑠(𝐷) ∘ 𝑠(𝐷) =𝐼𝑑(𝒫) .
Exercice de fixation
D J C
𝐴𝐵𝐶𝐷 est un rectangle. 𝐼, 𝐽, 𝐿 et 𝐾 sont les
milieux respectifs des segments[𝐴𝐵],
[𝐷𝐶],[𝐴𝐷] et [𝐵𝐶]. L K
Solution
• les droites(𝐼𝐽) et (𝐴𝐷) sont parallèles et I est le projeté orthogonal de A sur(𝐼𝐽) donc
𝑠(𝐼𝐽) 𝜊𝑠(𝐴𝐷)=𝑡2𝐴𝐼
⃗⃗⃗⃗ = 𝑡⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
• 𝑠(𝐼𝐾) 𝜊𝑠(𝐼𝐾) = 𝐼𝑑(𝒫)
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I
b) Décomposition d’une translation
Remarque
Soit u⃗ un vecteur non nul tel que : t u⃗ = s(D′) ∘ s(D) :
• Si la droite (D) est donnée alors (D′) = t 1u⃗ (D) ;
2
• Si la droite (D′) est donnée alors (D) = t − 1u⃗ (D′ ).
2
Exercice de fixation
Solution :
1-F ; 2-V ; 3. V; 4-F ; 5-V ; 6-V.
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I
Propriété :
Le plan est orienté. (D)
(△) et (D) sont deux droites de vecteurs
directeurs respectifs 𝑢
⃗ et 𝑣.
On pose : 𝛼 = 𝑀𝑒𝑠 (𝑢 ⃗̂, 𝑣).
Si (△) et (D) sont sécantes en un point
O, alors la composée de la symétrie
orthogonale d’axe (D) et de la symétrie
orthogonale d’axe (△) est une rotation.
O
Le centre de cette rotation est O et son u v
angle a pour mesure 2α.
𝑠(D) ∘ 𝑠(△) = r(O ,2 𝛼)
Cas particulier
G A
Lorsque les droites (△) et (D) sont perpendiculaires en O, la composée de la symétrie orthogonale d’axe
(D) et de la symétrie orthogonale d’axe (△) est la symétrie centrale de centre O.
𝑠(D) ∘ 𝑠(△) =𝑠(△) ∘ 𝑠(D) =𝑠O
Exercice de fixation
1 - 𝑠(𝐴𝐼) ∘ 𝑠(𝐴𝐵)
2 - 𝑠(𝐴𝐼) ∘ 𝑠(𝐶𝐾) A K B
3 - 𝑠(𝐶𝐵) ∘ 𝑠(𝐴𝐼)
Solution
1- Les droites (𝐴𝐼) et (𝐴𝐵) sont sécantes en 𝐴 donc 𝑠(𝐴𝐼) ∘ 𝑠(𝐴𝐵) = 𝑟 ̂
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ))
= 𝑟(𝐴,𝜋)
(𝐴,2(𝐴𝐵 ,𝐴𝐼 3
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I
Propriété 2 Illustration graphique
Le plan est orienté. (△)
Soit r une rotation de centre O et d’angle α.
Pour toute droite (△) passant par O, il existe 1
−
une unique droite (D’) telle que : 2
r =𝑠(△) ∘ 𝑠(D′ ) . O
(D’) est l’image de la droite (△) par la (D’)
1
rotation de centre O et d’angle − 2 𝛼.
⃗ est un vecteur directeur de la droite (△).
𝑢
⃗⃗⃗
𝑣′ est un vecteur directeur de la droite (D′).
̂ 1
On a ; mes(𝑢⃗ , ⃗⃗⃗
𝑣′) = − 𝛼 + 𝑘𝜋 ; 𝑘 ∈ ℤ.
2
Remarque
Soit la rotation r de centre O et d’angle α telle que r(O ; α) = S(D′) oS(D) :
• Si (D) est une droite donnée alors : (D′) = r(O ; 1α) (D) ;
2
• Si (D′) est une droite donnée alors : (D) = r(O ; − 1α) (D′ ).
2
Exercice de fixation
Solution
⃗⃗⃗⃗̂
1).Les droites (AI) et (JB) sont sécantes en G et 𝑀𝑒𝑠 (𝐺𝐼 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝜋
𝐺𝐵 ) = − 3 donc s(JB) ∘ s(AI) = r(G ; − 2 π).
3
Dou (∆) =(JB) ;
2). (∆) = (BC) ;
3). (∆) =(AB)
Propriété
La composée d’une translation et d’une rotation d’angle non nul α est une rotation d’angle α.
Remarques
• Si r est une rotation d’angle nul, alors r ∘ t = t.
• Si r est une rotation d’angle non nul α, alors r ∘ t et t ∘ r sont deux rotations d’angle α.
• En général r ∘ t ≠ t ∘ r.
Exercice de fixation
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I
Solution
- La nature de f.
π
f étant la composée d’une rotation d’angle 2 et de la translation
⃗⃗⃗⃗⃗ donc f est une rotation d’angle π.
de vecteur 𝐶𝐵 C B
2
- Déterminons le centre de f.
On a: f = t CB
⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ r (D ; π) .
2 O
Or r (D ; π) = s(DC) ∘ s(DO) et t ⃗⃗⃗⃗⃗
CB = s(Δ) ∘ s(DC) .
2
On a: f = s(Δ) ∘ s(DC) ∘ s(DC) ∘ s(OD) = s(Δ) ∘ s(OD)
(∆) et (OD) se coupent en O. Donc s(Δ) ∘ s(OD) est une rotation de D A
(Δ)
centre O.
En conclusion, f = t CB
⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ r (D ; π) = r(O ; π)
2 2
a) Symétrie glissée
Définition
t 𝑢⃗ ∘ 𝑠(D) = 𝑠(𝐷) ∘ t 𝑢⃗ M1
Remarque : une symétrie glissée est caractérisée par son axe et son vecteur.
Propriétés
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I
Propriété 1
Une symétrie glissée n’admet pas de point invariant.
Propriété 2
Le milieu du segment formé par un
point M et son image M ′ par une
symétrie glissée f, d’axe (D),
appartient à la droite (D).
Point méthode
Exercice de fixation
Solution
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I
1) f(A) = D ; f(B) = C et f(I) = J
D L C
Plus de details
2) Axe de g passe par les milieux des
segments [CB]et [LK], l’axe est (IJ)
Le vecteur de g est ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
KB.
J I
G
A K B
Propriété
La composée d’une translation de vecteur u⃗ non nul et d’une symétrie orthogonale d’axe (∆) est :
● une symétrie orthogonale si u⃗ est normal à (Δ) ;
● une symétrie glissée si u
⃗ n’est pas normal à (Δ).
Remarques
➢ Si u
⃗ est normal à (Δ), s(Δ) ∘ t u⃗ et t u⃗ ∘ s(Δ) sont deux symétries orthogonales.
➢ Si u
⃗ n’est pas normal à (Δ), s(Δ) ∘ t u⃗ et t u⃗ ∘ s(Δ) sont deux symétries glissées.
➢ En général, s(Δ) ∘ t u⃗ ≠ t u⃗ ∘ s(Δ) .
Illustration graphique
u
On a : (D)=t 1u⃗ ( (Δ)) et (D’) =t −1u⃗( (Δ)).
2 2 u /2
Posons f = t u⃗ ∘ 𝑠(Δ) et g = 𝑠 (Δ) ∘ t u⃗
-u /2
f = 𝑠(D) ∘ s ∘ 𝑠(Δ) = 𝑠(D) .
g = 𝑠 (Δ) ∘ 𝑠(Δ) ∘ 𝑠(D′) = 𝑠(D′)
C
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B F
I
Exercice de fixation
D L A
Solution
b) f = t AC ⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ s(KI) .
Nature de f : Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗ AC n’est pas normal à la droite (KI), donc
f est une symétrie glissée.
Eléments caractéristiques de f
On décompose le vecteur AC ⃗⃗⃗⃗⃗ .
⃗⃗⃗⃗⃗
AC = ⃗⃗⃗⃗⃗ AB + ⃗⃗⃗⃗⃗ BC
t AC
⃗⃗⃗⃗⃗ = t ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AB ∘ t BC
⃗⃗⃗⃗⃗ = t BC⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ t AB ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On a: f = t AC ⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ s (KI) = t ⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ t AB
BC ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ S(KI) .
Or: t ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AB = s(BC) ∘ s(KI) .
Donc : f = t ⃗⃗⃗⃗⃗ BC ∘ s(BC) ∘ s(KI) ∘ S(KI) = t ⃗⃗⃗⃗⃗ BC ∘ s(BC)
Conclusion : f est la symétrie glissée d’axe (BC) et de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗ BC.
Méthode
Posons f = t u⃗ ∘ 𝑠(Δ) et g = 𝑠 (Δ) ∘ t u⃗
• Lorsque le vecteur 𝐮 ⃗ est normal à(𝚫)
On décompose t u⃗ en utilisant s(Δ) .
On a :t u⃗ = S(∆) oS(D′) = S(D) oS(∆).
On a : (D) = t 1u⃗ (Δ) et (D’) = t −1u⃗(Δ).
2 2
f = t u⃗ ∘ 𝑠(Δ) = 𝑠(D) ∘ 𝑠(Δ) ∘ 𝑠(Δ) = 𝑠(D)
g = 𝑠(Δ) ∘ t u⃗ = 𝑠(Δ) ∘ 𝑠(Δ) ∘ 𝑠(D′) = 𝑠(D′)
• Lorsque le vecteur 𝐮
⃗ n’est pas normal à(𝚫)
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I
On décompose le vecteur u ⃗ en la somme de deux vecteurs dont l’un est normal à (Δ) noté n
⃗ et l’autre,
un vecteur directeur de (Δ), noté τ⃗.
⃗ = n
u ⃗ + τ⃗
On considère les droites (D) et (D′) telles que :
(D′) = t − 1⃗⃗⃗n (Δ) et (D) = t 1 n⃗ (Δ)
2 2
Comme n ⃗ est normal à (Δ), on a : t n⃗ ∘ s(Δ) = s(D) et s(Δ) ∘ t n⃗ = s(D′) .
f = t u⃗ ∘ s(Δ) = t τ⃗ ∘ t n⃗ ∘ s(Δ) = t τ⃗ ∘ s(D)
g = s(Δ) ∘ t u⃗ =s(Δ) ∘ t n⃗ ∘ t τ⃗ = s(D′) ∘ t τ⃗
f = t τ⃗ ∘ s(D) et g = s(D′) ∘ t τ⃗
f et g sont des symétries glissées.
3. Composée d’une symétrie orthogonale et d’une rotation
Propriété
Soient (D) une droite et K un point.
La composée d’une rotation de centre K et de la symétrie orthogonale d’axe (D) est :
• une symétrie orthogonale si K ∈(D),
• une symétrie glissée si K ∉(D).
Remarque
Soit r une rotation de centre K.
• Si K ∈(D), s(D) ∘ r et r ∘ s(D) sont deux symétries orthogonales.
• Si K ∉(D), s(D) ∘ r et r ∘ s(D) sont deux symétries glissées.
• En général: r ∘ s(D) ≠ s(D) ∘ r.
Illustration graphique
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I
r = r (K; θ) θ
Posons : f = r ∘ s(D) et g = s(D) ∘ r
Exercice de fixation
Le plan est orienté.
ABC est un triangle équilatéral de sens direct et de centre G.
I, J et K sont les milieux respectifs des côtés [BC],[CA] et C
[AB].
On pose : f = s(AG) ∘ r(G,2π) et g = r(G,2π) ∘ 𝑠(AB) .
3 3 J I
G
a) Détermine f(A) puis la nature et l’élément
caractéristique de f.
A K B
b) Détermine g(A) et g(B) puis la nature et les éléments
caractéristiques de g.
solution
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I
𝐈𝐕. CLASSIFICATION DES ISOMÉTRIES
Propriétés
● Une isométrie du plan qui laisse invariant trois points non alignés est l’application identique.
● Une isométrie du plan qui laisse invariant deux points distincts A et B et qui n’est pas l’application
identique, est la symétrie orthogonale d’axe (AB).
● Une isométrie du plan qui laisse invariant un seul point A, est une rotation de centre A.
● Une isométrie du plan qui ne laisse aucun point invariant, est soit une translation, soit une symétrie
glissée.
Exercice de fixation
Remplace les pointillés par le groupe de mots qui convient : 1) est soit une translation, soit une
symétrie glissée ;2) est la symétrie orthogonale d’axe (AB) ; 3) est une rotation de centre A ; 4) est
l’application identique
Solution
A – 1 ; B-3 ; C -2 ; D-4
2. Déplacement et antidéplacement
a) Définitions et propriétés
Définitions
● Un déplacement est une isométrie qui conserve les angles orientés.
● Un antidéplacement est une isométrie qui transforme tout angle orienté en son opposé.
Propriétés
● Toute isométrie est un déplacement ou un antidéplacement.
● Tout déplacement est une translation ou une rotation.
● Tout antidéplacement est une symétrie orthogonale ou une symétrie glissée.
● La transformation réciproque d’un déplacement est un déplacement.
● La transformation réciproque d’un antidéplacement est un antidéplacement.
Remarque :
L’application identique est un déplacement : c’est la translation de vecteur nul ou une rotation d’angle
nul.
Exercice de fixation
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I
2. Tout antidéplacement est une symétrie orthogonale ou une symétrie glissée.
3. Tout déplacement est une translation ou une rotation.
4. La transformation réciproque d’un antidéplacement est un déplacement.
5. Toute isométrie est un déplacement et un antidéplacement
Solution
1. faux ; [Link] ; [Link] ; [Link] ; [Link]
b) Composition de déplacements et d’antidéplacements
Propriétés
● La composée de deux déplacements ou de deux antidéplacements est un déplacement.
● La composée d’un déplacement et d’un antidéplacement est un antidéplacement.
c) Tableau récapitulatif
Ensemble des
Le plan 𝒫 La droite (D) Le singleton {A} ∅
points invariants
Rotation de centre
Translation de
Déplacement Id𝒫 A et d’angle non
vecteur non nul.
nul
Antidéplacement S(D) Symétrie glissée
Exercice de fixation
A K B
Solution
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I
𝑡𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ 𝑡𝐺𝐼
⃗⃗⃗⃗ x
Propriété
Le plan est orienté.
A, B, A’ et B’ étant quatre points du plan tels que AB=A’B’ et A≠B, il existe un unique déplacement
f transformant A en A’ et B en B’.
◊ Si ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ alors f est la translation de vecteur AA′
AB = A′B′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ;
AB ≠ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
◊ Si ⃗⃗⃗⃗⃗ A′B′ alors f est une rotation d’angle orienté (AB ⃗⃗⃗⃗⃗̂
, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
A′B′).
Exercice de fixation
Solution
⃗⃗⃗⃗⃗̂ ̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ π
Mes(AB ; ⃗⃗⃗⃗⃗
CO) = Mes (CA′ ; ⃗⃗⃗⃗⃗
CO) = .
3
Propriété
Soit A, B, A’ et B’ quatre points du plan tels que AB=A’B’ et A≠B.
Il existe un unique antidéplacement g transformant A en A’ et B en B’.
◊ Si les segments [AA′] et [BB′] ont la même médiatrice (△), alors g est la symétrie orthogonale d’axe
(△).
◊ Si les segments [AA′] et [BB′] ont des médiatrices différentes, alors g est une symétrie glissée.
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I
Exercice de fixation
Solution
1) f(B)=O et f(K)=I
1 1 C
𝐾𝐵 = 2 𝐴𝐵 et 𝑂𝐼 = 2 𝐴𝑂 or AOB est un triangle équilatéral (car
𝜋
isocèle et possède un angle de mesure 3 .) Donc AB = AO d’où KB
=OI.
Par ailleurs les segments [KI] et [BO] ont la même médiatrice. (En
effet AIK et ABO sont des triangles équilatéraux et (KI)//(BO)). O
Donc f est une symétrie orthogonale.
I
2) g(B)=A et g(A)=O
AOB est équilatéral, donc AB=AO. A B
Par ailleurs les segments [AB] et [AO] ont des médiatrices K
différentes.
Donc g est une symétrie glissée.
Axe : droite (KI)
1
⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗
Vecteur : 2 𝐵𝑂 𝐾𝐼
C- SITUATION COMPLEXE
A changer
Motif dun pagne
Lors d’une sortie détente du club de Mathématiques
d’un lycée, on propose un jeu dont le support est la J
figure ci-contre.
Dans cette figure, les triangles BAC, BOC, CIA, BAJ
sont isocèles rectangles et superposables
Ce jeu consiste à trouver les transformations du plan A
permettant de transformer le triangle CIA en chacun des B
cinq triangles de la figure.
Aucun élève de terminale C n’ayant participé à cette
sortie, les élèves présents éprouvent des difficultés pour I
O
trouver toutes les solutions. C
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I
En utilisant les outils mathématiques au programme, trouve la solution à ce jeu.
Solution
➢ Pour répondre à ce jeu, je vais utiliser les transformations du plan
D- EXERCICES
EXERCICE 1
Pour chaque affirmation, écris le numéro de l’affirmation suivi de la lettre correspondant à la bonne
réponse.
N° Affirmations A B C
Si t u⃗ et t v⃗ sont des translations alors t u⃗ ∘
1 t u⃗.v⃗ t u⃗+v⃗ t u⃗−v⃗
t v⃗ =
Si (D) et (D’) sont des droites parallèles et
que S(D) et S(D′) sont des symétries Symétrie
2 Translation Rotation
orthogonale
orthogonales alors S(D) ∘ S(D′ ) est une
Si r et t sont respectivement une rotation
Symétrie
3 d’angle non nul et une translation alors r ∘ Translation Rotation
orthogonale
t est
Si S(Δ) et t u⃗ sont respectivement une
symétrie orthogonale d’axe (Δ) et une Symétrie Symétrie
4 Translation
translation de vecteur u ⃗ normal à (Δ) alors glissée orthogonale
S(Δ) ∘ t u⃗ est
Si S(Δ) et t u⃗ sont respectivement une ⃗ n’est ni un
u
⃗u est un
⃗u est vecteur directeur
symétrie orthogonale d’axe (Δ) et une vecteur
5 normal à de (Δ) ni un
translation de vecteur u ⃗ alors S(Δ) ∘ t u⃗ = directeur de
(Δ) vecteur normal à
t u⃗ ∘ S(Δ) lorsque (Δ)
(Δ)
Si S(Δ) et r sont respectivement une
Symétrie Symétrie
6 symétrie orthogonale d’axe (Δ) et une Rotation
glissée orthogonale
rotation de centre O ∉(Δ), alors S(Δ) ∘ r est
EXRCICE 2
Le plan est orienté.
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I
r est la rotation de centre G et d’angle
2π
de mesure 3 . ∘↷ 𝐼𝑑(𝒫) 𝑟 𝑟2 𝑠(𝐴𝐼) 𝑠(𝐵𝐽) 𝑠(𝐶𝐾)
𝐼𝑑(𝒫)
C 𝑟
𝑟2
J
G
I 𝑠(𝐴𝐼)
𝑠(𝐵𝐽)
A K B 𝑠(𝐶𝐾)
EXERCICE 3
ABC est un triangle équilatéral de centre G. D D L C
est le symétrique du point B par rapport à la
droite (AC).
I, J, K et L sont les milieux respectifs des côtés
[BC],[CA], [AB] et [CD]. J I
Soit f la symétrie glissée d’axe (IJ) et de G
vecteur AK ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Détermine l’image de chacun des points A, C,
J et L par f. A K B
EXERCICE 4
D L A
EXERCICE 5
ABCD est un carré direct de centre O. Déterminer la transformation f dans chacun des cas suivants :
1. f = S(DC) o S(AB) . 2. f = S(AC) o r(A; π⁄ ) . 3. f = S(DC) o S(AC) .
2
4. f = r(C; −π) o r(A; π) 5. f = t 2AD
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ o r(A; −π) 6. f = t DC ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ o t DA
2 2 2
7. f = r(C; π) o SD o r(A; π)
2 2
EXERCICE 6
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I
2. t JB
⃗⃗⃗⃗ = s(IK) ∘ s(∆)
C
3. t IA
⃗⃗⃗⃗ = s(∆) ∘ s(BC)
4. t AB
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = s(CK) ∘ s(∆)
J I
A K B
Exercice 7
EXERCICE 8
ABC est un triangle équilatéral de centre G. D D L C
est le symétrique du point B par rapport à la
droite (AC).
I, J, K et L sont les milieux respectifs des côtés
[BC],[CA], [AB] et [CD].
J I
Soit f la symétrie glissée d’axe (IJ) et de vecteur G
⃗⃗⃗⃗⃗
AK.
Détermine l’image de chacun des points A, C, J
et L par f. A K B
EXERCICE 9
ci-contre. C
B
(Δ) est la médiatrice du segment [CB].
Détermine la nature et les éléments
O' O
caractéristiques de chacune des
transformations suivantes :
1. f = r (D ; π) ∘ t ⃗⃗⃗⃗⃗
CB
F
D A
2
2. g = r(B ; π) ∘ t DC
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2
3. h = t CD
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∘ r(O ; π) ∘ t DA
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2
Page 19 sur 23
I
Exercice 10
EXERCICE 11
D L A
EXERCICE 12
Soit ABCD un quadrilatère convexe de sens direct. On construit, à l’extérieur de ce quadrilatère,
les triangles rectangles isocèles IAB, JBC, KCD, LDA de sommets respectifs I, J, K, L.
On désigne par O le milieu de [AC].
π
a) Soit et rJ les rotations d’angles 2 de centres respectifs I et J.
Étudier la transformation rI ∘ rJ . En déduire que le triangle OIJ est rectangle isocèle en O.
b) Démontrer de même que le triangle OKL est rectangle isocèle en O.
c) Démontrer que 𝐼𝐾 = 𝐽𝐿 et que les droites (IK) et (JL) sont perpendiculaires.
Exercice 13
Exercice 14
Page 20 sur 23
I
Soit f une application du plan dans lui-même qui conserve le barycentre et transforme tout repère
orthonormé du plan en un repère orthonormé du plan.
Démontre que f est une isométrie plane.
Exercice 15
f et g sont deux isométries planes.
Justifie que :
1) la composée g∘f est une isométrie.
2) la réciproque f −1 de f est une isométrie.
Exercice 16
ABCD et AEFG sont des carrés de sens direct et H est le point tel que ADHE soit un parallélogramme.
Démontrer que les droites (BH) et (CG) sont perpendiculaires et que BH = CG.
Exercice 17
ABC est un triangle équilatéral de sens direct. On désigne par (C) le cercle circonscrit à
ABC et O son centre. La médiatrice de [BC] coupe (C) en A et D. On note A’ le point d’intersection
des droites (BD) et (AC).
1) Démontrer que A’ est le symétrique de A par rapport à C.
2) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques des transformations suivantes :
a) 𝑆(𝐵𝐷) 𝑜 𝑆(𝐷𝐶) .
b) 𝑆(𝐶𝐴) 𝑜 𝑆(𝐴𝐵) .
c) 𝑆(𝐷𝐶) 𝑜 𝑆(𝐶𝐴) .
3) On note 𝑓 = 𝑆(𝐵𝐷) 𝑜 𝑆𝐶 𝑜 𝑆(𝐴𝐵) .
a) Déterminer 𝑓(𝐴) puis la nature et les éléments caractéristiques de 𝑓.
b) En déduire la nature de la transformation 𝑆(𝐵𝐷) 𝑜 𝑆𝐶 .
EXERCICE 18
Dans un plan orienté on considère un losange ABCD tel que 𝐴𝐵 = 𝐵𝐶 = 𝐶𝐷 = 𝐷𝐴 = 5 et
⃗⃗⃗⃗⃗̂
𝑀𝑒𝑠(𝐴𝐵 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝜋
𝐴𝐷 )= . On désigne par I, J, K, L et O les milieux respectifs des segments [AB], [BC],
3
[CD], [DA] et [BD]. On note (𝛥) la médiatrice de [AB] et (𝛥′ ) celle de [CD].
1. Soit f l’isométrie du plan définie par 𝑓(𝐴) = 𝐵, 𝑓(𝐵) = 𝐷 et 𝑓(𝐷) = 𝐶.
2. 𝑎) Prouve que f est un antidéplacement.
𝑏) Démontre que f est une symétrie glissée.
𝜋
3. Soit 𝑆(𝛥) la symétrie d’axe (𝛥) et 𝑟 la rotation de centre B et d’angle − 3 .
𝑎) Démontre que 𝑓 = 𝑟 ∘ 𝑆(𝛥) .
𝑏) A-t-on 𝑓 = 𝑆(𝛥) ∘ 𝑟 ?
4. Soit 𝑆(𝐵𝐶) la symétrie d’axe (𝐵𝐶).𝑎) Déterminer l’axe de la symétrie orthogonale s telle que 𝑟 =
𝑆(𝐵𝐶) ∘ 𝑠 .
𝑏) Déduis-en que f peut s’écrire sous la forme 𝑓 = 𝑆(𝐵𝐶) ∘ 𝑡1 où t1 est une translation dont on précisera
le vecteur.
1
5. Soit t 2 la translation de vecteur 2 ⃗⃗⃗⃗⃗
AD, on pose g = t −1
2 ∘ f.
a) Détermine g(D), g(I) et g(O). Détermine g.
b) Déduis-en l’axe et le vecteur de f.
Exercice 19
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I
Lors d’une sortie détente du club de Mathématiques
d’un lycée, on propose un jeu dont le support est la J
figure ci-contre.
Dans cette figure, les triangles BAC, BOC, CIA, BAJ
sont isocèles rectangles et superposables
Ce jeu consiste à trouver les transformations du plan A
permettant de transformer le triangle CIA en chacun des B
cinq triangles de la figure.
Aucun élève de terminale C n’ayant participé à cette
sortie, les élèves présents éprouvent des difficultés pour I
O
trouver toutes les solutions. C
CORRECTIONS D’EXERCICES
EXERCICE 3
EXERCICE 4
EXERCICE 9
π
1. f est une rotation d’angle 2 .
f = r (D ; π) ∘ t CB
⃗⃗⃗⃗⃗ = S(DO′ ) ∘ S(DC) ∘ S(DC) ∘ S(L) = S(DO′ ) ∘ S(L) = r(O′ ; π)
2 2
π
On a (DO’) est l’image de la droite (DC) par la rotation de centre D et d’angle 4 .
−1
(L) est l’image de la droite (DC) par la translation 𝐶𝐵⃗⃗⃗⃗⃗
2
Exercice 10
a) r(B)=A et r(M)=Q.
C B b) r(AB) = (AD) et r(MN) = (MP) car M, Q et P sont alignés.
M
N Or {N} = (MN)∩(AB) et {P} = (MP)∩(AD) donc r(N) = P
I c) r conserve le produit scalaire donc
Q r ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ NB = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
NA . ⃗⃗⃗⃗⃗ r(N)r(A) . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
r(N)r(B) =⃗⃗⃗⃗⃗⃗
PD . ⃗⃗⃗⃗⃗
PA
N P ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
= PA . PD.
P A D
D A
B A
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I
d)
r Donc (NC)⊥(BP) et NC=BP car r est une rotation
𝜋
C B d’angle − 2
N P
Exercice 13
Exercice 19
Les cinq triangles sont : CIA ;BAC ; BOC ; BAJ et IOJ
Page 23 sur 23
Terminale D CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
THEME :FONCTION NUMERIQUE
Mathématiques
A. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans ses recherches sur internet, un élève de Terminale scientifique découvre le document suivant :
Densité de flux magnétique
B. CONTENU DU COURS
1. Notion d’intégrale
a) Propriété et définition
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle K, a et b deux éléments de K et F une primitive de
𝑓 sur K.
Le nombre réel F(b) − F(a) ne dépend pas de F.
Il est appelé intégrale de 𝐚 à 𝐛 de 𝒇
Notation :
On note :
𝐛
• ∫𝐚 𝒇(𝒙)𝐝𝒙 et on lit « intégrale (ou somme) de a à b de 𝒇(𝒙)𝐝𝑥 »
ou
• [F(𝑥)]ba et on lit : " F(𝑥) pris entre a et b".
Page 1 sur 16
b
Donc, on a : ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥 = [F(𝑥)]ba = F(b) − F(a)
b) REMARQUES
b
• a et b sont appelés bornes de l’intégrale ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥
b
• La lettre 𝑥 n’intervient pas dans le résultat de ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥.
On peut donc la remplacer par toute autre lettre différente de a et b. On l’appelle variable muette.
b b b
On a :∫a 𝑓(𝑥)d𝑥 = ∫a 𝑓(t)dt = ∫a 𝑓(z)dz = ⋯ = F(b) − F(a).
c) Conséquences de la définition
a
• ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥 = 0
a b
• ∫b 𝑓(𝑥)d𝑥 = − ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥
Exercice de fixation :
Calcule les intégrales suivantes:
1 1 1 −12
1
I = ∫ 𝑥 2 d𝑥 ; P = ∫ z 2 dz ; J = ∫ (1 − )dt et H = ∫ 𝑥√3 − 𝑥dx
0 0 3 t −12
Solution :
• Considérons la fonction continue sur [0; 1] et définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 .
1
Une primitive de f sur [0; 1] est la fonction F définie par : F(𝑥) = 𝑥 3 .
3
1 1 1 1 1
Donc I = ∫0 𝑥 2 d𝑥 = [3 𝑥 3 ] = 313 – 0 = 3.
0
1
• P = I= 3 car la variable z est muette
1
• Considérons la fonction continue sur [1; 3] et définie par 𝑓(t) = (1 − t )
Une primitive de f est la fonction F définie par F(t) = t − lnt .
1 1
Donc : J = ∫3 (1 − t ) dt
= [t − lnt]13
= (1 − ln1) − (3 − ln3)
= 1 − 3 + ln3
J = −2 + ln3
−12
• H = ∫−12 𝑥√3 − 𝑥d𝑥 = 0 car les bornes de l’intégrale H sont identiques.
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L’unité d’aire est l’aire du rectangle OIAJ
1u. a = OI×OJ
b
On a : 𝒜 = ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥 u. a
Remarques
• La partie du plan limitée par la courbe (C𝑓 ), l’axe (OI), les droites d’équations 𝑥 = a et 𝑥 = b est
a≤𝑥≤b
aussi l’ensemble des points M(x; y)du plan tels que : {
0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑓(𝑥)
Exercice de fixation :
Le plan est muni d’un repère orthogonal (O ; I ; J). Unités : 2 cm sur l’axe des abscisses et 3 cm sur
l’axe des ordonnées.
On considère la fonction f définie par : f(x) = 2x + 1.
1) Justifie que f est continue et positive sur [0 ; +[
5
2)Interprète graphiquement ∫0 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 .
Solution
1)
• 𝑓 étant une fonction polynôme, 𝑓 est continue sur ℝ donc sur [0 ;+∞[.
1 1
• 2x + 1 ≥ 0 x ≥ − 2 . Donc f est positive sur [− 2 ; +[, en particulier sur [0 ; +[.
5
2)∫0 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 représente l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe de f, la droite (𝑂𝐼), les
droites d’équations 𝑥 = 0 𝑒𝑡 𝑥 = 5. L’unité d’aire u.a est 6cm²
2) Propriétés de l’intégrale
a) Propriétés algébriques
Exercice de fixation :
𝑓(𝑥) = 2𝑥 − 1, si 𝑥 ≤ 1
Soit la fonction 𝑓 continue sur ℝ et définie par : { 1
𝑓(𝑥) = 𝑥 , si 𝑥 > 1
e
Calcule A = ∫0 𝑓(𝑥)d𝑥
Solution
e 1 e
A = ∫0 𝑓(𝑥)d𝑥 = ∫0 𝑓(𝑥)d𝑥 + ∫1 𝑓(𝑥)d𝑥
Page 3 sur 16
1 e 1
=∫0 (2𝑥 − 1)d𝑥 + ∫1 ( ) d𝑥
𝑥
= [𝑥 2 − 𝑥]10 + [ln𝑥]1e
= 1 – 1 – 0 + (1 – 0)
=1
Propriété 2 : Linéarité
Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle K ; a et b deux éléments de K et ∝ un nombre réel.
On a :
b b b
• ∫a [𝑓(𝑥) + g(𝑥)]d𝑥 = ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥 + ∫a g(𝑥)d𝑥
b b
• ∫a ∝ 𝑓(𝑥)d𝑥 =∝ ∫a 𝑓(𝑥)d𝑥.
Exercice de fixation :
2π
Calcule ∫0 (−3cos𝑥 + 2sin𝑥)d𝑥 .
Solution
2π 2π 2π
∫0 (−3cos𝑥 + 2sin𝑥)d𝑥 = ∫0 (−3cos𝑥)d𝑥 + ∫0 (2sin𝑥)d𝑥
2π 2π
=−3 ∫0 cos𝑥 d𝑥 +2 ∫0 sin𝑥 d𝑥
= −3[sin𝑥]2 2
0 + 2[−cos𝑥]0
= -3(0 – 0) + 2(-1+ 1)
=0
b) Propriétés de comparaison
Propriété 1
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎; 𝑏].
𝑏
Si 𝑓 ≥ 0 sur [𝑎; 𝑏] , alors ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≥ 0.
Exercice de fixation :
On considère la fonction f de ℝ vers ℝ définie par : f(𝑥) = 𝑥².
7
Justifie sans calcul que : ∫−2 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≥ 0 .
Solution
7
Pour tout 𝑥 élément de [-2 ; 7], 𝑥² ≥ 0, donc ∫−2 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≥ 0 .
Propriété 2
Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues sur un intervalle [𝑎; 𝑏].
𝑏 𝑏
Si 𝑓 ≤ 𝑔 sur [𝑎; 𝑏] , alors ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≤ ∫𝑎 𝑔(𝑥)𝑑𝑥.
Exercice de fixation:
𝟏 𝟏
Démontre que : ∫𝟎 (𝒙𝟐 + 𝟏)𝒅𝒙 ∫𝟎 𝟐𝒙𝒅𝒙
Solution
Pour tout 𝑥 , élément de [0 ; 1], (𝑥 − 1)² 0, on a : 𝑥 2 + 1 2𝑥
1 1
Donc ∫0 (𝑥 2 + 1)𝑑𝑥 ∫0 2𝑥𝑑𝑥
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𝑏
▪ Si 𝑚 ≤ 𝑓 ≤ 𝑀 sur [𝑎; 𝑏] , alors 𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ≤ 𝑀(𝑏 − 𝑎).
𝑏
▪ Si |𝑓| ≤ 𝑀, (𝑀 ≥ 0) sur [𝑎; 𝑏] , alors |∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥| ≤ 𝑀(𝑏 − 𝑎).
Exercice de fixation :
𝜋
𝜋 𝜋 1 𝜋 1 𝜋√2
En supposant que : ∀𝑥 ∈ [ 4 ; 2 ] , 1 ≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ √2 , justifie que : 4 ≤ ∫𝜋2 𝑠𝑖𝑛𝑥 𝑑𝑥 ≤ .
4
4
Solution
𝜋 𝜋 1
On sait que : ∀𝑥 ∈ [ 4 ; 2 ] , 1 ≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ √2 . D’après l’inégalité de la moyenne, on a :
𝜋
𝜋 𝜋 1 𝜋 𝜋
1×(2 − 4 ) ≤ ∫𝜋2 𝑠𝑖𝑛𝑥 𝑑𝑥 ≤ √2 × ( 2 − 4 )
4
𝜋
𝜋 2 1 𝜋√2
Donc ≤∫ 𝜋 𝑑𝑥 ≤
4 𝑠𝑖𝑛𝑥 4
4
Définition
𝑓 est une fonction continue sur un intervalle [𝑎; 𝑏].
1 𝑏
On appelle valeur moyenne de 𝑓sur [𝑎; 𝑏], le nombre réel ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑏−𝑎 𝑎
Interprétation graphique :
1 𝑏
Posons : 𝜇 = 𝑏−𝑎 ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
Exercice de fixation :
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝑠𝑖𝑛𝑥.
Calcule la valeur moyenne de 𝑓sur [0; 𝜋].
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Solution
1 𝑏
𝜇 = 𝑏−𝑎 ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
1 𝜋
𝜇 = 𝜋−0 ∫0 (𝑥 − 𝑠𝑖𝑛𝑥)𝑑𝑥
1 1 𝜋
= 𝜋 [2 𝑥 2 + 𝑐𝑜𝑠𝑥]
0
1 1 2
= 𝜋 ( 2 𝜋 − 2)
𝜋 2 −4
= 2𝜋
Exemple 2
1 2
Calculons l’intégrale J telle que 𝐽 = ∫0 𝑥𝑒 𝑥 𝑑𝑥
Indication
2 1
Posons : 𝑢(𝑥) = 𝑥 2 ; 𝑥𝑒 𝑥 = 2 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥)
Exercice 3
𝜋
Calcule l’intégrale K telle que 𝐾 = ∫03 𝑐𝑜𝑠 3 𝑡𝑑𝑡
Indication
𝑐𝑜𝑠 3 𝑡 = (𝑐𝑜𝑠𝑡)(1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑡)
= 𝑐𝑜𝑠𝑡 − 𝑐𝑜𝑠𝑡𝑠𝑖𝑛2 𝑡
Propriété
Soit 𝑢 et 𝑣 deux fonctions dérivables sur un intervalle [𝑎; 𝑏].
Si les dérivées 𝑢′ et 𝑣′ sont continues sur [𝑎; 𝑏], alors :
𝑏 𝑏
′ (𝑥)𝑑𝑥 [𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)]𝑏𝑎
∫ 𝑢(𝑥)𝑣 = − ∫ 𝑢′ (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎
Exercice de fixation :
𝑒
Calcule 𝐼 = ∫1 𝑥 2 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥
Solution
1
Posons 𝑢(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑢′ (𝑥)= 𝑥
1
𝑣 ′ (𝑥) = 𝑥 2 et prenons 𝑣(𝑥)= 3 𝑥 3
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𝑒 𝑒
Ainsi ∫1 𝑢(𝑥)𝑣 ′ (𝑥) 𝑑𝑥= [𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)]1𝑒 − ∫1 𝑢′ (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥
𝑒 1 𝑒 𝑒1 1
∫1 𝑥 2 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = [3 𝑥 3 𝑙𝑛𝑥] − ∫1 𝑥 (3 𝑥 3 )𝑑𝑥
1
1 𝑒 𝑒1
= [3 𝑥 𝑙𝑛𝑥] − ∫1 3 𝑥 2 𝑑𝑥
3
1
1 𝑒 1 𝑒
= [3 𝑥 3 𝑙𝑛𝑥] − [9 𝑥 3 ]
1 1
2𝑒 3 + 1
= 9
Exercice de fixation :
0 1
Calcule 𝑃 = ∫−1 𝑑𝑥
√2𝑥+3
Solution :
1 1
Posons 𝑓(𝑥) = donc 𝑓(2𝑥 + 3) =
√𝑥 √2𝑥+3
Posons 𝑡 = 2𝑥 + 3 on déduit :
1
• 𝑑𝑡 = 2𝑑𝑥 donc 𝑑𝑥 = 2 𝑑𝑡
• 𝑥 = −1 ⟺ 𝑡 = 1 et
𝑥=0 ⟺ 𝑡=3
Par conséquent,
0 0 3
1 1 1
𝑃 = ∫ 𝑓(2𝑥 + 3)𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑥 = ∫ ( ) × 𝑑𝑡
√2𝑥 + 3 √𝑡 2
−1 −1 1
3
1
=∫ 𝑑𝑡
2 √𝑡
1
3
= [√𝑡]1
𝑃 = √3 − 1
4) Intégration des fonctions paires, impaires, périodiques
Propriété1
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle 𝐾 symétrique par rapport à 0.
Pour tout élément 𝑎 de 𝐾, on a :
𝑎 𝑎
• Si 𝑓 est paire, alors : ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 2 ∫0 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎
• Si 𝑓 est impaire, alors : ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 0
Exercice de fixation :
𝜋 𝜋
Calcule ∫ 4 𝜋 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑑𝑥 et ∫−4 𝜋 𝑠𝑖𝑛2𝑥𝑑𝑥
−
4 4
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Solution :
𝜋 𝜋
➢ La fonction 𝑥 ↦ 𝑐𝑜𝑠2𝑥 est paire et continue sur [− 4 ; 4 ] donc
𝜋 𝜋 𝜋
4 4 4
𝜋
∫ 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑑𝑥 = ∫ 2𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑑𝑥 = [𝑠𝑖𝑛2𝑥]04 = 1
𝜋 0 0
−
4
𝜋 𝜋
➢ La fonction 𝑥 ↦ 𝑠𝑖𝑛2𝑥 est impaire et continue sur [− 4 ; 4 ] donc
𝜋
4
∫ 𝑠𝑖𝑛2𝑥𝑑𝑥 = 0
𝜋
−
4
Propriété 2
Soit 𝑓 une fonction continue sur ℝ et périodique, de période 𝑇.
Pour tous nombres réels 𝑎 et 𝑏, on a :
𝑏+𝑇 𝑏
• ∫𝑎+𝑇 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎+𝑇 𝑇
• ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫0 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
Exercice de fixation :
3𝜋
Calcule ∫𝜋2 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑑𝑥
2
Solution :
La fonction 𝑥 ↦ 𝑐𝑜𝑠2𝑥 est continue sur ℝ et périodique, de période 𝜋, donc
3𝜋 𝜋
+𝜋 𝜋
2 2
Propriétés
Le plan est muni d’un repère orthogonal (𝑂, 𝐼, 𝐽).
1) Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎; 𝑏], (𝐶𝑓 ) sa courbe représentative.
𝒜 est l’aire de la partie du plan limitée par (𝐶𝑓 ), l’axe des abscisses (𝑂𝐼), les droites d’équations
𝑥 = 𝑎 𝑒𝑡 𝑥 = 𝑏.
𝑏
a) Si 𝑓 est positive sur [𝑎; 𝑏], alors : 𝒜 = ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 . 𝑢𝑎
𝑏
b) Si 𝑓 est négative sur [𝑎; 𝑏], alors : 𝒜 = − ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 . 𝑢𝑎
Par exemple, sur la figure ci-dessous, 𝑓 est une fonction continue et négative sur l’intervalle [𝑎; 𝑏], on
𝑏
a : 𝒜 = − ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑢𝑎
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c) Si 𝑓 ne garde pas un signe constant sur [𝑎; 𝑏], alors on subdivise [𝑎; 𝑏] en des intervalles sur
lesquels 𝑓 garde un signe constant.
Par exemple, sur la figure ci-dessous, on subdivise [𝑎; 𝑏] en [𝑎; 𝑐], [𝑐; 𝑑] et [𝑑; 𝑏].
𝑓 est positive sur [𝑐; 𝑑] et 𝑓 est négative sur [𝑎; 𝑐] et sur [𝑑; 𝑏]
𝐽
(𝐶𝑓 )
𝑎 𝑐 𝑑 𝑏
𝑂
𝐼
𝑐 𝑑 𝑏
On a : 𝒜 = (− ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫𝑐 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 − ∫𝑑 𝑓(𝑥)𝑑𝑥) 𝑢𝑎
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2) Soit 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues sur [𝑎; 𝑏], (𝐶𝑓 ) et (𝐶𝑔 ) leurs courbes représentatives
respectives.
𝒜 est l’aire de la partie du plan limitée par (𝐶𝑓 ), (𝐶𝑔 ), les droites d’équations :
𝑥 = 𝑎 𝑒𝑡 𝑥 = 𝑏.
𝑏
a) Si 𝑓 ≤ 𝑔 sur [𝑎; 𝑏], alors : 𝒜 = (∫𝑎 [𝑔(𝑥) − 𝑓(𝑥)]𝑑𝑥) 𝑢𝑎.
b) Si 𝑓 − 𝑔 ne garde pas un signe constant sur [𝑎; 𝑏], alors on procède comme au
1)c.
𝐽 𝑎 (𝐶𝑔 )
𝑂 𝑐 𝑏
𝐼
(𝐶𝑓 )
𝑐 𝑏
On a : 𝒜 = (∫𝑎 [𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥)]𝑑𝑥 + ∫𝑐 [𝑔(𝑥) − 𝑓(𝑥)]𝑑𝑥) 𝑢𝑎
Exercice 1
Le plan est muni d’un repère orthogonal (O, I , J). Unités : 2 cm sur l’axe des abscisses et 4 cm sur
l’axe des ordonnées.
On considère la fonction f définie par : f ( 𝑥) =−𝑥².
Calcule en cm², l’aire de la partie du plan limitée par la courbe de f, l’axe des abscisses et les droites
d’équations : 𝑥 = 1 et 𝑥 = 3.
Solution
3
f est continue et négative sur ℝ , 𝒜 = − ∫1 (−𝑥²)𝑑𝑥 𝑒𝑛 (𝑢. 𝑎)
3
L’unité d’aire en cm² est 24 cm², donc 𝒜 = ( ∫1 −(−𝑥²)𝑑𝑥)8 cm²
3
𝒜 = ( ∫1 𝑥²𝑑𝑥)8 cm²
1
= 8 × [3 𝑥 3 ]13 cm²
1
= 8 (9− 3) cm²
208
𝒜= cm²
3
Exercice 2
Soit la fonction f définie par f(𝑥) = 𝑥 3 . On désigne par (𝐶𝑓 ), la courbe représentative de 𝑓 dans le
plan muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité graphique 2𝑐𝑚.
Calcule en unités d’aires, l’aire 𝒜 de la partie du plan limitée par(𝐶𝑓 ), l’axe des abscisses (𝑂𝐼), les
droites d’équations 𝑥 = −1 𝑒𝑡 𝑥 = 1.
Solution :
f étant continue, négative sur [−1; 0] et positive sur [0; 1]
0 1
𝒜 = (− ∫−1 𝑥 3 𝑑𝑥 + ∫0 𝑥 3 𝑑𝑥 ) 𝑢𝑎
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1 0 1 1
=(− [ 𝑥 4 ] + [ 𝑥 4 ] ) × 2 × 2𝑐𝑚²
4 −1 4 0
1 1
= (- ( 0 - 4 ) + (4 – 0 )) × 4 𝑐𝑚²
𝒜 = 2 𝑐𝑚²
𝒙
IV. Fonction du type 𝑭: 𝒙 ↦ ∫𝒂 𝒇(𝒕)𝒅𝒕
Propriété :
Soit 𝑓une fonction continue sur un intervalle K et 𝑎 un élément de K.
𝒙
La fonction de K vers ℝ, 𝒙 ↦ ∫𝒂 𝒇(𝒕)𝒅𝒕, est la primitive de 𝑓 qui s’annule en a.
Conséquence :
𝑥
Si F est une fonction définie sur un intervalle K par : 𝐹(𝑥) = ∫𝑎 𝑓(𝑡)𝑑𝑡, alors∶ ∀ 𝑥𝜖K, F ’(𝑥) = 𝑓(𝑥)
Exercice :
𝑥1
Justifie que la fonction logarithme népérien est la fonction 𝐹 définie sur ]0, + ∞ [ par F(𝑥)= ∫1 𝑡 𝑑𝑡
Solution :
1
La fonction ln, est l’unique primitive sur ]0, + ∞ [ de la fonction , 𝒙 ↦ 𝑥 et qui s’annule en 1. On en
𝑥1
déduit que 𝑙𝑛(𝑥) = ∫1 𝑡 𝑑𝑡 .
C- SITUATION COMPLEXE
Solution
Pour résoudre le problème, nous allons utiliser le calcul intégral.
Nous allons utiliser particulièrement le calcule d’aire
puis faire la somme des deux aires après les avoir calculées .
Aire 𝑨𝟏 de la partie en rose délimitée par la portion de la parabole
2 1
𝐴1 = ∫–2(– 𝑥 2 + 4)𝑑𝑥 = G(2) – G(–2) où G(x) = − 3 𝑥 3 +4𝑥
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8 8
= – +8 + +8 =16
3 3
Aire 𝑨𝟐 de la partie rectangulaire
𝐴2 = 2× 4 = 8
D. EXERCICES
1. Exercices d’application
Exercice 1
Calcule les intégrales suivantes:
π
2 e √ln z+2 1 2t3 −t
∫04 (𝑐𝑜𝑠𝑥 + 2𝑥)e(sin 𝑥+𝑥 ) d𝑥 ; ∫1 z
dz et ∫−2 (t4 −t2+3)4 dt.
Exercice 2
6
Calcule P = ∫−4 |𝑥 + 3|d𝑥
Exercice 3
1) Justifie que, pour tout nombre réel t, cos3 t = (1 − sin2 t)cost.
π
2) Calcule∫03 −4cos3 tdt
Exercice 4
𝜋 𝜋
Démontre que : ∫0 𝑥 2 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥 ≤ ∫0 𝑥 2 𝑑𝑥 .
Exercice 5
𝜋
Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels de [0; 2 [ tels que 𝑎 < 𝑏.
1 1 1
a) Démontre que : ∀𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏] , 𝑐𝑜𝑠2 𝑎 ≤ 𝑐𝑜𝑠2 𝑥 ≤ 𝑐𝑜𝑠2𝑏
𝑏−𝑎 𝑏−𝑎
b) Déduis-en que 𝑐𝑜𝑠2 𝑎 ≤ 𝑡𝑎𝑛𝑏 − 𝑡𝑎𝑛𝑎 ≤ 𝑐𝑜𝑠2 𝑏
Exercice 6
𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑓 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑢𝑟 ℝ 𝑝𝑎𝑟: 𝑓(𝑥) = 3𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑥
𝜋 𝜋
Calcule 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 [− 2 ; 2 ]
Exercice 7
Calcule les intégrales suivantes :
𝜋 𝜋 𝜋
𝑐𝑜𝑠𝑥 −
∫𝜋2 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥 ; ∫𝜋3 𝑠𝑖𝑛𝑥 𝑑𝑥 et ∫𝜋 6
𝑐𝑜𝑠 5 𝑡𝑠𝑖𝑛5 𝑡𝑑𝑡
4 4 3
Exercice 8
Calcule les intégrales suivantes :
𝜋
2 1 3 2
∫1 𝑥√3 − 𝑥𝑑𝑥 ;∫0 (𝑥 + 1)𝑒 𝑑𝑥 ; ∫ 𝑥𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥 ; ∫2 𝑙𝑛𝑥𝑑𝑥 𝑒𝑡 ∫0 𝑥 2 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 (par deux intégrations par
𝑥
𝜋
2
4
parties)
Exercice 9
Calcule les intégrales suivantes en utilisant un changement de variable affine
−2 0 𝑥 1
∫−5 (2𝑥 + 5)7 𝑑𝑥 , ∫−1 𝑑𝑥 et ∫0 𝑥 √𝑥 + 1𝑑𝑥
√2𝑥+3
2
Exercice 10
Page 12 sur 16
𝜋 𝜋 5𝜋
Calcule∶ ∫ 6 𝜋 𝑥 6 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑑𝑥 ; ∫ 6 𝜋 𝑥 6 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥 𝑒𝑡 2
∫ 𝑐𝑜𝑠𝑥𝑑𝑥
𝜋
− −
6 6 2
Exercice 11
Soit les fonctions f et g définies par : f(𝒙) = 𝒙 + 𝟐 𝒆𝒕 𝒈(𝒙) = 𝒙𝟐
On désigne par(𝐶𝑓 ), (𝐶𝑔 )les courbes représentatives de 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 dans le plan muni d’un repère
orthonormé(𝑂, 𝐼, 𝐽) . Unité graphique∶ 2𝑐𝑚
Calcule en𝑐𝑚², l’aire 𝒜 de la partie du plandélimitée par (𝐶𝑓 ), (𝐶𝑔 ) 𝑒𝑡 les droites d’équations : 𝑥 =
−1 𝑒𝑡 𝑥 = 2
Exercice 12
Un corps est lâché, avec une vitesse initiale à l’instant t0 = 0, d’une hauteur de 2000m et il est soumis
à l’accélération de la pesanteur 𝑔 = 9,8m.s-2
𝑥
1) Justifie que la fonction D définie par : D(𝑥)=∫0 𝑔x𝑡𝑑𝑡 est la distance parcourue après 𝑥 secondes
de chute.
2) Calcule l’instant T (en seconde) mis pour qu’il soit au sol.
2 . Exercices de renforcement
2. Exercices d’approfondissement
Exercice 1 :
On pose : ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 1 − 𝑒 𝑥 et on admet que la fonction f est dérivable sur ℝ.
On désigne par (𝐶) la courbe représentative de 𝑓 dans le plan muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽)
d’unité graphique2𝑐𝑚.
𝑓(𝑥)
1) Calcule les limites en +∞ de 𝑓(𝑥) et de .
𝑥
Interprète graphiquement les résultats obtenus.
2) a) Calculer la limite en −∞ de𝑓(𝑥).
b) Montrer que la droite (D) d’équation y = x y=x+1 est asymptote à (C) en −∞.
c) Etudier les positions relatives de (C) et (D).
3) Dresse le tableau de variation de f.
4) Trace (D) et(C).
5) Calcule en cm², l’aire 𝒜(∆)de la partie ∆ du plan limitée par (C), la droite (D),les droites
d’équations x = −2 et x = 0.
SOLUTION
1 𝑒𝑥
1) lim 𝑥 + 1– 𝑒 𝑥 = lim 𝑥(1 + 𝑥 – ) =– ∞
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥
𝑓(𝑥) 1 𝑒𝑥
lim = lim 1 + 𝑥 – =–∞
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥
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Interprétation graphique : La courbe (𝐶) admet en +∞ une branche parabolique de direction
l’axe des ordonnées.
2.a) lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑥 + 1– 𝑒 𝑥 = −∞ car lim 𝑒 𝑥 = 0
𝑥→–∞ 𝑥→–∞ 𝑥→−∞
b) Il s’agit de justifier que lim 𝑓(𝑥)– (𝑥 + 1) = 0.
𝑥→–∞
Ce qui est évident car f(x)–(x+1) =− 𝑒 𝑥 et lim 𝑒 𝑥 =0
𝑥→−∞
c) Il s’agit ici d’étudier le signe de f(x)–(x+1) suivant les valeurs de x .
Or f(x)– (x+1) = – 𝑒 𝑥 et – 𝑒 𝑥 < 0 ∀ 𝑥 ∈ ℝ. Donc La courbe (𝐶) est en dessous de la droite (D).
3.) ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓 ′ (𝑥) = 1 – 𝑒 𝑥 . Or 1 – 𝑒 𝑥 ≤ 0 ⇔ 1 ≤ 𝑒 𝑥
⇔𝑥≥0
X –∞ 0
+∞
f’(x) + –
0
f(x)
4) La courbe de la fonction
5. Calcul d’aire
0
𝒜(∆) = ∫–2 𝑥 + 1– 𝑓(𝑥) = 4× [𝑒 𝑥 ]0−2 = 4(1–𝑒 –2 ).
Exercice 2 :
x et
Soit F la fonction de ℝ∗+ vers ℝ définie par F(𝑥) = ∫1 t dt.
On désigne par (CF ) la représentation graphique de F dans le plan muni d’un repère orthogonal (O, I, J)
tel que : OI = 2cm et OJ = 1cm.
1) Détermine l’ensemble de définition de F.
2) Etudie le sens de variation de F
3) Soit 𝑓 la fonction définie par : 𝑓(𝑥) = F(𝑥) − ln𝑥.
𝑥 et −1
a) Justifie que : ∀𝑥 ∈ ]0; +∞[ , f(𝑥) = ∫1 dt
t
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et −1 ∀𝑥 ∈ ]0; 1[ , 𝑓(𝑥) < 0
b) Justifie que : ∀t ∈ ]0; +∞[ , > 0. Déduis-en que : { .
t ∀𝑥 ∈ ]1; +∞[ , 𝑓(𝑥) > 0
c) En utilisant les propriétés de comparaison, détermine les limites de F en 0 et en+∞.
4) Dresse le tableau de variation de F.
5) Justifie que (CF ) admet une asymptote verticale.
6) Soit 𝑥 ∈ ]1; +∞[.
et et 1 𝑥
a) Démontre que : ∀t ∈ [1; 𝑥] , ≥ et que F(𝑥) ≥ 𝑥 ∫1 et dt
t 𝑥
F(𝑥) e𝑥 −e
b) Déduis-en que : 𝑥 ≥ 𝑥 2
C )Démontre que (CF ) admet en +∞ une branche parabolique de direction celle de (OJ).
SOLUTION
1) F est définie sur ℝ∗+ .
𝑒𝑥 𝑒𝑥
2) F est dérivable sur ℝ∗+ 𝑒𝑡 ∀ 𝑥 ∈ ℝ∗+ , F’(x) = 𝑥 ; 𝑥 étant positive pour toute valeur strictement
positive de x, F’(x) est strictement positive sur ℝ∗+ . Par suite, F est strictement croissante sur ℝ∗+ .
3) a) Soit f, la fonction définie par : f(x) = F(x) − lnx.
x et 𝑥1 𝑥 𝑒𝑡 1 𝑥 𝑒 𝑡 –1
On a : f(x) = ∫1 dt – ∫1 dt = ∫1 ( 𝑡 – 𝑡 )dt = ∫1 dt.
t 𝑡 𝑡
et −1
3.b) ∀t ∈ ]0; +∞[ , > 0 car ∀t ∈ ]0; +∞[ , 𝑒 𝑡 > 1
t
Déduction
𝑥 et −1 et −1
∀𝑥 ∈ ]0; 1[, f(x) = ∫1 dt. Or > 0 𝑒𝑡 au niveau des bornes de l’intégrale, 𝑥 < 1. Par
t t
conséquent, f(x) < 0.
𝑥 et −1 et −1
∀𝑥 ∈ ]1; +∞[, f(x) = ∫1 dt. Or > 0 𝑒𝑡 au niveau des bornes de l’intégrale, 1 < 𝑥. Par
t t
conséquent, f(x) > 0.
et −1 et −1
3.c) On a montré que ∀t ∈ ]0; +∞[ , > 0. En particulier, ∀t ∈ ]0; 1[ , >0
t t
𝑒𝑡 1 1 𝑒𝑡 11
Ce qui peut s’écrire aussi : ∀t ∈ ]0; 1[, > 𝑡 . Par suite ∀ 𝑥 ∈ ]0; 1[, ∫𝑥 𝑑𝑡 > ∫𝑥 𝑑𝑡 ou encore
𝑡 𝑡 𝑡
𝑥 𝑒𝑡 𝑥1
∀ 𝑥 ∈ ]0; 1[, ∫1 𝑡 𝑑𝑡 < ∫1 𝑡 dt c’est-à-dire ∀ 𝑥 ∈ ]0; 1[, 𝐹(𝑥) < 𝑙𝑛𝑥
qd x→ 0, 𝑙𝑛𝑥 → – ∞; 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐹(𝑥) → – ∞
et −1
De la même manière, ∀t ∈ ]1; +∞[ , >0
t
𝑒𝑡 1 𝑥 𝑒𝑡 𝑥1
Ce qui peut s’écrire aussi : ∀t ∈ ]1; +∞[, > . Par suite ∀ 𝑥 ∈ ]1; +∞[, ∫1 𝑑𝑡 > ∫1 𝑑𝑡
𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
ou encore ∀ 𝑥 ∈ ]1; +∞[, , 𝐹(𝑥) > 𝑙𝑛𝑥.
Or qd x→ +∞, 𝑙𝑛𝑥 → +∞; 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐹(𝑥) → +∞
X 0 1
+∞
F’(x) + E–1 +
F(x) 0
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5. lim 𝐹(𝑥) =0 ; par conséquent, (CF) admet la droite d’équation x=0 comme asymptote verticale
𝑥→0
6) Soit 𝑥 ∈ ]1; +∞[.
𝐞𝐭 𝐞𝐭 𝟏 𝒙
a) Démontrons que : ∀𝐭 ∈ [𝟏; 𝒙] , ≥ et que 𝐅(𝒙) ≥ 𝒙 ∫𝟏 𝐞𝐭 𝐝𝐭
𝐭 𝒙
1 1
t ∈ [1; 𝑥] ⇔ 1 ≤ t≤ 𝑥 ⇔ ≤ ≤1
𝑥 𝑡
𝑒𝑡 𝑒𝑡
⇒ ≤
𝑥 𝑡
𝑥 𝑒𝑡 𝑥 𝑒𝑡
⇒ ∫1 𝑥 dt ≤ ∫1 𝑡 dt
1 𝑥
C’est-à-dire : ∫1 𝑒 𝑡 𝑑𝑡 ≤ F(x)
𝑥
𝐅(𝒙) 𝐞𝒙 −𝐞
b) Déduction de : ≥
𝒙 𝒙𝟐
1 𝑥
En passant aux calculs dans cette inégalité (𝑥 ∫1 𝑒 𝑡 𝑑𝑡 ≤ F(x)) on obtient :
1 1 1
(𝑒 𝑥 –e)≤F(x) ce qui revient à F(x)≥ 𝑥 (𝑒 𝑥 –e). Et en multipliant les deux membres par 𝑥 qui est
𝑥
1 1
strictement positif , on obtient : 𝑥 F(x) ≥ 𝑥² (𝑒 𝑥 –e) .
1 𝐹(𝑥)
c) On sait que lim (𝑒 𝑥 – e)= +∞. On en déduit que lim = +∞ . Par suite, on peut affirmer
𝑥→+∞ 𝑥² 𝑥→+∞ 𝑥
la courbe (CF) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées (OJ).
𝐹(𝑥) 1
Remarque : 𝑥 = 𝑥
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CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Terminale C
Mathématiques THEME :TRANSFORMATION DU PLAN
A. Situation d'apprentissage
Lors d'une sortie éducative dans une société de
confection de pagnes, les élèves d’une classe de
terminale C remarquent des motifs ci-contre sur
un pagne.
Un élève affirme qu’avec une homothétie on peut
reproduire ces motifs. Un autre élève n’est pas
d’accord. Ils décident de consulter leur professeur
de mathématique qui parle plutôt d'une autre
transformation du plan qui permet de passer d’un
motif à l’autre. Les élèves décident de faire des
recherches sur cette transformation.
B. RESUME DE COURS
I. Définition et composition
1. Définition d'une similitude directe
On appelle similitude directe toute composée d'une homothétie et d'un déplacement.
Conséquence immédiate
Toute similitude directe est une transformation du plan
Exemple
Tout déplacement, toute homothétie est une similitude directe.
NB :
On appelle similitude indirecte toute composée d'une homothétie et d'un antidéplacement.
Les similitudes indirectes ne sont pas au programme de cette classe.
Propriété 1
Une transformation du plan est une similitude directe du plan si et seulement si elle conserve
le rapport des distances et les angles orientés.
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C'est-à-dire, pour tous points A et B, M et N (A B et M N) d'images respectives A', B', M' et
M′ N′ 𝐴′𝐵′
=
MN 𝐴𝐵
N' par une similitude directe, on a : {
⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes (AB , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
A′B′) = Mes (MN , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
M′N′) .
Propriété et définition
Pour toute similitude directe S du plan, il existe un nombre réel k strictement positif et un réel
de ]- ; ] tels que pour tous points distincts M et N d'images respectives M' et N' par S, on
𝑀′ 𝑁 ′ = 𝑘𝑀𝑁
ait : { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂ .
𝑀𝑒𝑠 (𝑀𝑁 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀′ 𝑁 ′ ) = 𝜃
Le nombre réel strictement positif k tel que 𝑀′ 𝑁 ′ = 𝑘𝑀𝑁 est appelé le rapport de la
similitude directe S.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
Le nombre réel de ]- ; ] tel que 𝑀𝑒𝑠 (𝑀𝑁 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
,𝑀 ′ 𝑁 ′ ) = 𝜃 est appelé l’angle de la similitude
directe S.
Exemples
• Toute translation est une similitude directe de rapport 1 d’angle nul.
• Toute rotation d'angle est une similitude directe de rapport 1 et d'angle .
• Toute homothétie de rapport k (k>0) est une similitude directe de rapport k et d'angle nul.
• Toute homothétie de rapport k (k<0) est une similitude directe de rapport -k et d'angle .
Exercice de fixation
Solution
s(I) = B { 𝐵𝐴 = 𝑘𝐼𝐵
s(B) = A 𝑀𝑒𝑠 (𝐼𝐵⃗⃗⃗⃗̂
, ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴) = 𝜃
* k = BA = 2 IB
IB IB
k=2
⃗⃗⃗⃗̂
* = Mes(𝐼𝐵 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴)
= - 2
3
Donc s est une similitude directe de
rapport 2 et d’angle - 2 .
3
Exercice de fixation
Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct.
𝜋
Soit 𝑓 une similitude directe de rapport 3 et d’angle 2 .
√2 2𝜋
Soit g une similitude directe de rapport 2 et d’angle − 3 .
Détermine le rapport et l’angle de chacune des applications suivantes :
a) 𝑓 ∘ g ;
b) g ∘ 𝑓 ;
c) g −1 .
Solution
3√2 𝜋
a) 𝑓 ∘ g est une similitude directe de rapport et d’angle − 6 .
2
3√2 𝜋
b) g ∘ 𝑓 est une similitude directe de rapport et d’angle − .
2 6
2𝜋
c) g −1 est une similitude directe de rapport √2 et d’angle 3 .
REMARQUE : 𝒈 ∘ 𝒇 𝒆𝒕 𝒇 ∘ 𝒈 n’ont pas le même centre en général
4. Propriétés géométriques
- Le parallélisme ;
Les images de deux droites parallèles par une similitude directe sont deux droites parallèles.
- L'orthogonalité ;
Les images de deux droites perpendiculaires par une similitude directe sont deux droites
perpendiculaires.
- Le contact ;
Les images par une similitude directe de deux courbes tangentes en un point sont deux courbes
tangentes en l’image de ce point par cette similitude directe.
- Le barycentre ;
L’image par une similitude directe du barycentre de n points pondérés est le barycentre des
images de ces points pondérés par cette similitude directe.
Page 3 sur 33
- Le rapport de distances.
Si quatre points A, B, C, D distincts deux à deux ont pour images respectives A’, B’, C’ et D’ par une
𝐴′𝐵′ 𝐶′𝐷′
similitude directe alors : 𝐴𝐵 = 𝐶𝐷 .
- un segment en un segment.
L'image du segment [AB] est le segment [A'B'] où A’ et B’ sont les images respectives de A et B
par la similitude directe.
Exercice de fixation
On donne trois points A, B et C deux à deux distincts et un point D tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷 = 2𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ − 5𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
On considère la similitude directe s telle que : s(A) = A', s(B) = B', s(C) = C' et s(D) = D'.
Justifie que : 𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
′ 𝐷 ′ = 2𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ .
′ 𝐵 ′ − 5𝐶′𝐷
Solution de l'exercice
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷 = 2𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ − 5𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ −6𝐴𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 2𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 5𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗0.
A = bar{(D, -6) ; (B, 2) ; (C, 5)}.
Toute similitude directe conserve le barycentre.
D'où, A' = bar{(D', -6) ; (B', 2) ; (C', 5)}.
Donc, −6𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
′ 𝐷 ′ + 2𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
′ 𝐵 ′ + 5𝐴′𝐶′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗0.
Par suite ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴′𝐷′ = 2𝐴′𝐵′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 5𝐶′𝐷′⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Propriété et définition
Toute similitude directe du plan qui n’est pas une translation admet un unique point invariant.
Ce point s’appelle le centre de la similitude directe.
Page 4 sur 33
Propriété
Une similitude directe S, autre que l’identité, de rapport k et d’angle θ est :
• soit une translation (si k = 1 et θ = 0) ;
• soit la composée commutable d’une rotation 𝑟 de centre Ω et d’angle θ et d’une homothétie ℎ
de centre Ω et de rapport k : S = ℎ(Ω,𝑘) ∘ 𝑟(Ω ,𝜃) = 𝑟(Ω ,𝜃) ∘ ℎ(Ω,𝑘) .
Définition
Dans le cas où S est une similitude directe de centre Ω, de rapport k et d’angle θ, sa
décomposition sous la forme : S = ℎ(Ω,𝑘) ∘ 𝑟(Ω ,𝜃) = 𝑟(Ω ,𝜃) ∘ ℎ(Ω,𝑘) est appelée forme réduite ou
décomposition canonique de la similitude directe.
Conséquence
Toute similitude directe, différente d’une translation, s’écrivant de façon unique comme la
composée d’une rotation et d’une homothétie, est donc entièrement déterminée par la donnée de
son centre, de son rapport et de son angle.
Le centre, le rapport et l’angle s’appellent les éléments caractéristiques de la similitude directe.
On note : S = 𝑠(Ω,𝑘,𝜃) .
Remarque
La forme réduite d’une similitude directe permet de
construire géométriquement l'image d'un point (sans
utiliser l'affixe de l'image du point).
r h
S = h or : M | ⎯⎯→ M1 | ⎯⎯→ M'
h r
S = r o h : M | ⎯⎯→ M2 | ⎯⎯→ M'
Exercice de fixation
Soit A et M deux points distincts du plan orienté.
a) Écris la décomposition canonique de S(A, 2; − 3 ).
b) Construis l’image M' de M donné par la similitude directe S(A, 2 − 3).
Solution
a) S =r o h (A, 2) = h (A, 2) o r
(A, 2, − ) (A, − ) (A, − )
.
3 3 3
* r est la rotation de centre A d'angle − 3.
* h est l'homothétie de centre A et de rapport 2.
r h
b) S= h o r : M | ⎯⎯→ M1 | ⎯⎯→ M'.
h r
S = r o h : M | ⎯⎯→ M2 | ⎯⎯→ M'.
Propriété
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct.
Une application du plan dans lui-même est une similitude directe si et seulement si son
écriture complexe est de la forme : 𝑧 ′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 où 𝑎 ℂ* et b ℂ.
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Exercice de fixation
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct.
On considère l'application s du plan dans lui-même qui à tout point M de coordonnées (x, y),
associe le point M' de coordonnées (x', y') telles que : xy '' == −xx++yy−+3 2 .
Solution
1) Posons : z = x + iy et z' = x' + iy' ou z et z’ sont les affixes respectives de M et M’.
z = x + iy
z' = x' + iy'
z' = (x +y -3) + i(- x+ y +2)
z' = x +y -3 + - ix + i y +2i
= (1- i)x + (1+ i)y - 3 + 2i
= (1 - i)x + (1- i)iy - 3 + 2i |on met i en facteur dans le bloc (1+i)y
= (1- i)(x + iy) - 3 + 2i
= (1 - i)z - 3 + 2i
L'écriture complexe de S est : z’ = (1 - i)z - 3 + 2i.
2) L'écriture complexe de s est de la forme : z' = az + b où a ℂ* et b ℂ.
D'où, s est une similitude directe.
Propriété
Soit s une similitude directe d'écriture complexe : 𝑧 ′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 où 𝑎ℂ* et bℂ.
* Si 𝑎=1, alors s est la translation de vecteur d'affixe b.
* Si 𝑎 1 alors s est la similitude directe de centre d’affixe 1−𝑎
𝑏
, de rapport |a| et d'angle
Arg(a).
Tableau récapitulatif
Le plan complexe P est muni d'un repère orthonormé direct.
On considère la similitude directe s d’écriture complexe 𝑧 ′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 où 𝑎𝜖ℂ∗ et 𝑏𝜖ℂ.
Conditions vérifiées
Nature et éléments caractéristiques de S
par a
𝑎=1 ⃗ d’affixe b
S est la translation de vecteur 𝑢
𝑏
∗ {1} S est l’homothétie de centre d’affixe 1−𝑎 et
𝑎𝜖ℝ ∖
Similitude directe S de rapport a.
d’écriture 𝑏
S est la rotation de centre d’affixe 1−𝑎 et
complexe |𝑎| = 1
𝒛′ = 𝒂𝒛 + 𝒃 d’angle Arg (𝑎)
où 𝑎 ∈ ℂ∗ et 𝑏 ∈ ℂ. Si 𝑎𝜖 ℂ ∖ ℝ S est la similitude directe de centre
𝑏
|𝑎| ≠ 1 d’affixe 1−𝑎 ,de rapport |𝑎| et d’angle
Arg (𝑎)
Exercice de fixation
Détermine dans chaque cas, la nature et les éléments caractéristiques de la similitude directe
s définie par son écriture complexe :
a) z’ = 5z + 2i ; b) z’ = z + 1 + 3i ;
1 √3 1 √3
c) z’ = (2 + 𝑖)z +2− 𝑖 ; d) z’ = (- 1 + i)z +2.
2 2
Solution
Page 6 sur 33
a) 𝑎 = 5, 𝑎 ℝ∗ \ {1}, S est une homothétie de rapport 5.
Déterminons l’affixe z0 de son centre.
2𝑖 1
z0 = 1−5 = − 2 𝑖
1
Donc s est l’homothétie de rapport 5 et de centre d’affixe − 2 𝑖.
b) 𝑎 = 1
D'où, s est la translation de vecteur d'affixe 1+3i
1 √3
c) 𝑎 = 2 + 𝑖, a ℂ\ ℝ
2
1 √3
1 √3 1 √3 −𝑖
|2 + 𝑖 | = 1, Arg(2 + 𝑖) = 𝜋3 et 2 2
1 =1
2 2 1−( +𝑖√3
2
)
2
D'où, s est la rotation de centre d'affixe 1 et d'angle 𝜋3.
d) 𝑎 = -1 + i, 𝑎 ℂ\ ℝ
2 2(2+𝑖) 4 2
|-1+i| = √2, Arg(-1+i) = 3𝜋 4
et 1−(−1+𝑖) =(2−𝑖)(2+𝑖) = 5 + 5 𝑖
4 2
D'où, S est la similitude directe de centre d'affixe 5 + 5 𝑖, de rapport √2 et d'angle 3𝜋
4
.
Propriété
Le plan rapporté à un repère orthonormé direct.
L’écriture complexe de la similitude directe de centre A, de rapport k et d'angle est :
z’ = k𝑒 𝑖 (z – 𝑧𝐴 ) + 𝑧𝐴
Exercice de fixation
Détermine l’écriture complexe de la similitude directe de centre A d’affixe i, de rapport √2 et
d’angle 4.
Solution
z' = √2𝑒 𝑖4 (z − zA) + zA
√2 √2
z'= √2 ( 2 + 𝑖 2 ) (𝑧 − 𝑖) + 𝑖
z'= (1 + 𝑖)(z – 𝑖) + 𝑖
z'= (1 + 𝑖)z + 1
L’écriture complexe de la similitude directe s est : z'= (1 + 𝑖)z + 1.
Propriété
Soit s une similitude directe de centre A, de rapport k et d'angle ( ]- ; ]).
AM ′ = 𝑘AM
Pour tout point M du plan distinct de A, s(M) = M' { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes (AM , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AM′) = 𝜃
Exercice de fixation
Sur la figure ci-contre, ABCD, AEFG et AHIJ
D C
sont des carrés de sens direct. F
G
On considère la similitude directe s de
𝜋
centre A, de rapport √2 et d’angle 4 . J I
Détermine l’image par s de chacun des
points H, E et B.
A E B
H
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Solution
AI = √2AH
• Dans le carré direct AHIJ, on a : { ̂ donc s(H) = I.
⃗⃗⃗⃗⃗
Mes (AH ⃗⃗⃗ ) = 𝜋
, AI 4
• De même s(E) = F et s(B) = C.
Conséquence
Soit s une similitude directe de centre A, de rapport k et d'angle ( ]- ; ]), soit M un
point du plan distinct de A et d'image M' par s.
Tous les triangles AMM' sont de même nature et de même sens et ont le centre A de la
similitude directe comme sommet commun.
Tableau récapitulatif des triangles MM' associés à certaines valeurs du rapport et de l'angle
de la similitude directe
Nature du triangle MM' pour certaines valeurs de k et de et réciproquement.
Rapport k de la
Valeur de Nature du triangle MM'
similitude directe
MM' est rectangle isocèle en M ou M'
Exemple : = et k = 2
4 2
MM' est
ou - 4 2 isocèle
4
ou 2
2
rectangle
en M' et de
sens direct
Exemple : = et k = 2
3
ou - 3 1 ou 2
3 2 MM' est
rectangle en
M et de sens
direct.
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MM' est
rectangle
en M et de
sens
indirect.
Exercice de fixation
Dans le plan orienté, ABC et ADE sont des
triangles équilatéraux de sens direct.
On note I et J les milieux respectifs des
segments [AB] et [AD].
On considère la similitude directe de centre A,
de rapport 2 et d'angle .
3
Détermine l'image par s de chacun des points I
et J.
Solution
* Le triangle AIC est un demi-
triangle équilatéral, rectangle en
I et de sens direct et I appartient
à [AB].
AC = 2𝐴𝐼
D'où, { ⃗⃗⃗̂ 𝜋
Mes (AI , ⃗⃗⃗⃗⃗
AC) = 3
Donc, s(I) = C.
AE = 2𝐴𝐽
D'où, { ⃗⃗⃗̂ 𝜋
Mes (AJ , ⃗⃗⃗⃗⃗
AE) =3
Donc, s(J) = E.
Propriété
Soit A, M et M' trois points du plan tels que : A M et A M'.
Il existe une unique similitude directe de centre A qui transforme M en M'.
Exercice de fixation
Dans le plan orienté, on considère un carré direct ABCD de centre I.
Démontre qu’il existe une similitude directe de centre A telle que s(B) = C
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Solution
A , B et C sont trois points tels que A B et A C . Donc il existe une similitude directe de
centre A telle que s(B) = C
Propriété
Soit A, B, C et D quatre points du plan tels que : A B et C D.
Il existe une unique similitude directe qui transforme A en C et B en D.
Exercice de fixation 1
Dans le plan orienté, on considère deux carrés de sens direct ABCD et DCEF.
On note O le centre du carré ABCD.
Soit la similitude directe s telle que : s(B) = C et s(O) = D.
a) Détermine le centre de s.
b) Détermine l'image du point C par s.
Solution
a) Les triangles ABC et AOD sont rectangles
isocèles respectivement en B et O et de
sens direct et de sommet commun A.
D'où, le centre de s est A.
b) Les triangles ABC et ACF sont rectangles
isocèles respectivement en B et C, de sens
direct et de sommet commun A.
D'où, s(C) = F.
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Exercice de fixation 2
On donne quatre points A, B, C et D d'un repère orthonormé où l'unité graphique est 1cm.
Solution
s(A) = C, s(B) = D et AB CD.
AB CD donc s n’est pas un déplacement.
(AB) et (CD) ne sont pas parallèles donc s
n’est pas une homothétie.
Soit Ω le centre de la similitude directe s.
Notons K le point d'intersection des droites
(CD) et (AB) et la mesure principale de
l'angle de S.
D'après la propriété caractéristique des
similitudes directes :
⃗⃗⃗⃗⃗̂
(AB , ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗̂
CD) = (KA , ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗̂
KC) = (KB KD) = (θ̂).
, ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗̂
(ΩA ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (θ̂)
, ΩC
{
⃗⃗⃗⃗⃗̂
(KA ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (θ̂)
, KC
D'où, les points , K, A et C appartiennent à
un même cercle (C1).
⃗⃗⃗⃗⃗̂
(ΩB ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (θ̂)
, ΩD
{ .
⃗⃗⃗⃗⃗̂
(KB ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (θ̂)
, KD
D'où, les points , K, B et D appartiennent à
un même cercle (C2).
* est le point d'intersection de (C1) et (C2)
autre que le point K.
Conséquence 1
Soit A, B et C trois points du plan tels que : A B et B C.
Il existe une unique similitude directe qui transforme A en B et B en C.
Conséquence 2
Soit ABC et A'B'C' deux triangles de même sens, de sommets homologues A et A', B et B' et C et
′ ′ ′ ′
̂ ) et 𝐴 𝐵 = 𝐴 𝐶 .
C' tels que mes(𝐴̂ ) = mes(𝐴′ 𝐴𝐵 𝐴𝐶
Il existe une unique similitude directe qui transforme A en A', B en B' et C en C'.
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Vocabulaire
De tels triangles sont dits directement semblables.
Définition
Deux figures ℱ et ℱ′ sont dites directement semblables s’il existe une similitude directe
transformant l’une en l’autre.
Exercice de fixation
Dans le plan orienté, on donne les triangles ABC et DEF suivants :
Solution
DE EF DF
* = 2, = 2 et = 2.
AB BC AC
DE EF DF
* Les triangles ABC et DEF sont de même sens et = = , d'où les triangles ABC et
AB BC AC
DEF sont directement semblables.
4. Similitude directe déterminée par son rapport, son angle, un point et son
image
Propriété
Soit k un nombre réel strictement positif, un nombre réel, A et B deux points distincts du
plan.
Il existe une similitude directe de rapport k, d'angle qui transforme A en B.
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Exercice de fixation 1
L'unité graphique est le centimètre.
On donne deux points distincts A et B du plan orienté tel que : AB = 6.
On considère la similitude directe s de rapport 4, d'angle qui transforme A en B.
4
1) Détermine et construis l'ensemble (E1) des points M du plan tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes(MA MB) = .
, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
4
2) Détermine et construis l'ensemble (E2) des points M du plan tels que : MB = 4.
MA
3) Justifie que le centre K de s appartient à (E1) et à (E2). Place le point K.
Solution
1) (E1) est l'arc capable du segment [AB] et d’angle de mesure .
4
* Traçons la droite passant par le point A et dirigée par un vecteur 𝑢⃗ tel que :
Mes(𝑢 ⃗̂ AB) = .
, ⃗⃗⃗⃗⃗
4
* Traçons la droite (D1) perpendiculaire à la droite (T) en A.
* La médiatrice (D2) de [AB] coupe la droite (D1) au point O, centre du cercle (C) passant par A.
* (E1) est la partie de (C) située au-dessus de la droite (AB) et privée des points A et B.
3.
s
K K
A B
𝐾𝐵
𝐾𝐵 = 4𝐾𝐴 =4
𝐾𝐴
s(A) = B {Mes (KA ⃗⃗⃗⃗⃗̂ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = { ,
, KB
4 ⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes (KA KB) =
, ⃗⃗⃗⃗⃗
4
d'où, le centre K de s appartient à (E1) et à (E2). (Voir construction).
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Exercice de fixation 2
On donne un triangle ABC rectangle en C et de sens direct du plan orienté tel que :
⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes(AB ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = .
, AC
6
On considère la similitude directe de rapport 3, d'angle tel que : s(A) = B.
6
Construis le point D tel que : s(C) = D.
solution de l'exercice 2
s(A) = B { 𝐵𝐷 = 3𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗̂ 𝜋 .
s(C) = D Mes (AC , ⃗⃗⃗⃗⃗
BD) = 6
.
On place un point F tel que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐹 sont colinéaires et de même sens.
⃗⃗⃗⃗̂
On place un point G tel que : Mes(BF BG) = .
, ⃗⃗⃗⃗⃗
6
Le point D est sur la demi-droite [BG) tel que : BD = 3AC.
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IV. Utilisation des similitudes directes
1. Pour démontrer une propriété
Exercice
ABC est un triangle de sens direct.
I, J et K sont des points tels que les triangles IBC, JAC et
KBA sont de sens direct, rectangles et isocèles
respectivement en I, J et K.
1. a) Détermine l'angle et le rapport de la similitude
directe s1 de centre A, qui transforme C en J.
b) Détermine l'angle et le rapport de la similitude directe
s2 qui transforme A en K et C en I.
2) Déduis de ce qui précède que le quadrilatère IJAK est un
parallélogramme.
Solution
1. a) Notons 1 la mesure principale de l'angle de s1
et k1 son rapport.
D'où : 1 = et k1 = 2 .
4 2
b) Notons 2 la mesure principale de l'angle de s et k2
son rapport.
Les triangles BAK et BCI sont de sens direct,
rectangles et isocèles respectivement en I et K et de
sommet commun B.
D'où, le centre de s2 est B et 2 = et k2 = 2 .
4 2
2) Posons : s = s1 o s2-1
* s2-1 est la similitude directe de rapport 2 et d'angle - .
4
* Notons la mesure principale de l'angle de s et k son rapport.
= - = 0 et k = k1 × (k2 )-1 = 1.
4 4
D'où, s est une translation.
* s(K) = (s1 o s2-1)(K)
= s1(s2-1(K))
= s1(A) car s2-1(K) = A
= A car s1(A) = A.
Et, s(I) = (s1 o s2-1)(I)
= s1(s2-1(I))
= s1(C) car s2-1(I) = C
= J car s1(C) = J.
Donc, le quadrilatère IJAK est un parallélogramme.
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2. Pour résoudre un problème de construction
Exercice
Soit (D1) et (D2) deux droites disjointes et horizontales, du plan orienté, telles que (D1) est
au-dessus de (D2).
Et, soit A un point appartenant à la bande de plan comprise entre (D1) et (D2).
Construis un triangle ABC, rectangle en B, tel que : Mes(AB⃗⃗⃗⃗⃗̂ AC) = , B (D2) et C(D1).
, ⃗⃗⃗⃗⃗
3
Solution de l'exercice
𝐴𝐶 = 2𝐴𝐵
AC) = .
* ABC est un demi-triangle équilatéral tel que : {Mes (AB
⃗⃗⃗⃗⃗̂
, ⃗⃗⃗⃗⃗
3
D'où, C est l'image de B par la similitude directe s de centre A, de rapport 2 et d'angle .
3
* B (D2), d'où, C appartient à l'image (D2') de (D2) par s.
Par suite, C est le point d'intersection de (D1) et (D2').
* Soit E et F deux points distincts de (D2).
Construisons les points E' et F' tels que : s(E) = E' et s(F) = F'
(D2') = (E'F'), d'où, le point C.
* La transformation réciproque s-1 de s a pour centre A, pour rapport 1 et pour angle - .
2 3
B = s (C).
-1
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3. Pour rechercher un lieu géométrique
Exercice
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct.
On donne un cercle (C) de diamètre [IJ] et un point A extérieur à (C).
Soit K un point de (C) et B le point tel que le triangle AKB est rectangle isocèle en B et de sens
indirect.
Détermine et construis le lieu du point B lorsque K décrit (C).
Solution de l'exercice
B est l'image de K par la similitude directe s de centre A, de rapport 2 et d'angle - .
2 4
Posons : s(I) = I' et s(J) = J'
Le triangle AII' est rectangle isocèle en I' et de sens indirect.
Le triangle AJJ' est rectangle isocèle en J' et de sens indirect.
K décrit (C).
D'où, le lieu de B est le cercle (C') de diamètre [I'J'] image de (C) par s.
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V. Exercices de synthèse corrigés
Exercice 1
[On suppose que l'image d'une ellipse de sommets A, A', B et B' par une similitude directe s est
une ellipse de sommets s(A), s(A'), s(B) et s(B')].
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O, I, J). L'unité graphique est le centimètre.
On considère la courbe (E) d'équation : 25x2 + 25y2 + 14xy - 144 = 0.
On donne la similitude directe s d'écriture complexe : z' = (1 - i)z.
On pose : z = x + iy et z' = x'+iy' où x, y, x' et y' sont des nombres réels.
Et, on note M' le point d'affixe z', l'image du point M d'affixe z par s.
x = 1 (x '− y ')
2
1) Justifie que : .
y = 1 (x '+ y ')
2
2) Justifie que M appartient à la courbe (E) si et seulement si M' appartient à la courbe (E0)
d'équation : 9x2 + 16y2 - 144 = 0.
3) Justifie que (E) est une ellipse puis détermine les coordonnées de ses sommets.
4) Construis (E) et (E0) dans le même repère (O, I, J).
Exercice 2
[On suppose que l'image d'une ellipse de sommets A, A', B et B' par une similitude directe s est
une ellipse de sommets s(A), s(A'), s(B) et s(B')]
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O, I, J). L'unité graphique est le centimètre.
On considère la courbe (E) d'équation : 25x2 + 25y2 + 14xy - 144 = 0.
On donne la similitude directe s d'écriture complexe : z' = (1 - i)z.
On pose : z = x + iy et z' = x'+iy' où x, y, x' et y' sont des nombres réels.
Et, on note M' le point d'affixe z', l'image du point M d'affixe z par s.
x = 1 (x '− y ')
2
1) Justifie que : .
y = 1 (x '+ y ')
2
2) Justifie que M appartient à la courbe (E) si et seulement si M' appartient à la courbe (E0)
d'équation : 9x2 + 16y2 - 144 = 0.
3) Justifie que (E) est une ellipse puis détermine les coordonnées de ses sommets.
4) Construis (E) et (E0) dans le même repère (O, I, J).
Résolution de l'exercice 2
1) z' = (1 - i)z z = ( 1 + 1 i)z'
2 2
x + iy = ( 1 + 1 i)(x' + iy')
2 2
x + iy = 1 x' - 1 y' + i( 1 x' + 1 y')
2 2 2 2
x = 1 (x '− y ')
2
Donc : .
y = 1 (x '+ y ')
2
x 2 = 1 (x '2 − y '2 − 2x ' y ')
4
2 1 2
2) * y = (x ' + y '2 + 2x ' y ')
4
1 2 2
xy = 4 (x ' − y ' )
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* S est la transformation du plan, on a :
M(E) 25x2 + 25y2 + 14xy - 144 = 0
25 (2x'2 + 2y'2) + 14 (x'2 - y'2) - 144 = 0
4 4
64 x'2 + 36 y'2 - 144 = 0
4 4
16x' + 9y'2 - 144 = 0
2
M'(E0)
Donc, M appartient à la courbe (E) si et seulement si M' appartient à la courbe (E0) d'équation
: 9x2 + 16y2 - 144 = 0.
3) * 9x2 + 16y2 - 144 = 0 9x2 + 16y2 = 144
2 y2
x + =1
144 144
9 16
2 2
y
x + =1
16 9
2 y2
x + =1
42 32
D'où, (E0) est une ellipse de sommets A0(4 ; 0), A0'(-4 ; 0), B0(0 ; 3) et B0'(0 ; -3).
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4)
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EXERCICES D’APPLICATION
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct.
Exercice 1
Dans le plan orienté, on considère un carré direct ABCD de centre I.
Soit la similitude directe de centre A telle que s(B) = C
Détermine l'image du point I par s.
Solution
Les triangles ABC et AID sont rectangles
isocèles respectivement en B et I et, de sens
direct.
s(A)=A et s(B)=C.
AC = 𝑘AB
on a donc { ⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes (AB , ⃗⃗⃗⃗⃗
AC) = 𝜃
AC = √2AB
C’est-à-dire :{
⃗⃗⃗⃗⃗̂
Mes (AB , ⃗⃗⃗⃗⃗
AC) =
𝜋
4
AD = √2AI
De même {
⃗⃗⃗̂
Mes (AI ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜋
, AB 4
D'où, s(I) = D.
Solution
s(B) = C et le triangle ABC est rectangle isocèle en B et de sens direct.
D'après la conséquence de la propriété III.1, pour tout point M du plan distinct de A et
d'image M' par s, les triangles AMM' sont rectangles isocèles en M, de sens direct et de
sommet commun A.
Or, le triangle AID est rectangle isocèle en I et de sens direct.
D'où, s(I) = D.
Exercice 2
On donne un carré direct ABCD, de centre O, du plan orienté.
On considère la similitude directe s telle que : s(D) = O et s(C) = B.
Détermine le rapport et l'angle de s.
Exercice 3
Détermine dans chaque cas, la nature et les éléments caractéristiques de la similitude directe
s définie par son écriture complexe :
Exercice 4
On donne 3 points A, B et C trois points du plan.
On considère la similitude directe s de rapport k telle que :
s(A) = A', s(B) = B' et s(C) = C'.
Démontre que : 𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
′ 𝐵′. 𝐴 ′ 𝐶′ = k2⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 .
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Exercice 5
Soit A et M deux points distincts du plan.
3
Construis l’image M'du point M donné par la similitude directe S(A ; 3 ; 4 ).
Exercice 6
a) Détermine l’écriture complexe de la similitude directe s1 de centre A d’affixe 3-2i, de
3
rapport 2√2 et d’angle − 4 .
b) Détermine l’écriture complexe de la similitude directe s2 de centre B d'affixe i√3, de
2
rapport 4 et d’angle − 3 .
c) Détermine l’écriture complexe de la similitude directe s3 de centre O, de rapport 3 et
5
d’angle .
6
Exercice 7
On donne un losange ABCD de centre O, tel que : (𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗̂ 𝐴𝐷) = ( 3̂ ) et AB = 4 cm.
; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝜋
On note I, J, K et L les milieux respectifs des segments [AB], [BC], [CD] et [AD].
On considère la similitude directe de centre A telle que s(B) = O.
a) Détermine l'image du point C par s.
b) Construis le point E tel que s(E) = C.
c) Etudie la composée s o s o s.
Exercice 8
On donne un triangle équilatéral direct ABC.
On considère la similitude directe de rapport 2, d'angle tel que s(A) = B.
3
Construis le point D tel que : s(C) = D.
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Exercice 9
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct.
On considère l'application du plan dans lui-même, d'écriture complexe :
z' = (-1 + i)z + 3 - 4i.
1) Etudie s.
2) Déduis de l'étude précédente, l'ensemble (C) des points M du plan d'affixes z
telles que : |(-1 + i)z + 3 - 4i| = 2 2 .
3) Retrouve l'ensemble (C) sans utiliser les similitudes directes.
Exercice 10
Soit (D1) et (D2) deux droites disjointes et horizontales, du plan orienté, telles que (D1) est au-
dessus de (D2).
Et, soit A un point appartenant à la bande de plan comprise entre (D1) et (D2).
Construis un carré de sens indirect ABCD, rectangle tel que : B (D2) et C(D1).
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EXERCICE 2
x y
x ' = 2 + 2 +1
On considère l'application s du plan d'expression analytique : .
y ' = − x + y +1
2 2
On donne les points A et B d'affixes respectives 10 et 2.
Pour tout n élément de ℕ, on considère les points An tels que A0 = A et An+1 = s(An).
On note zn l'affixe de An.
1) a) Justifie que s a pour écriture complexe : z' = 1−i z + 1 + i. Déduis-en que s est une
2
similitude directe.
b) Trouve les éléments caractéristiques de s.
( )
n
2) Démontre par récurrence que : n ℕ, zn = 2 + 8 1−i .
2
𝐵𝐴𝑛 ) est : - n .
̂
⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
3) a) Justifie qu'une mesure de l'angle (𝑂𝐼
4
b) Trouve les valeurs de n telles que le point An appartient à la droite (OI).
c) Trouve les valeurs de n telles que la droite (BAn) est perpendiculaire à la droite (OI).
4) a) Justifie que : BAn = 8 .
( 2)n
b) Trouve la plus petite valeur de n telle que le point An appartient au disque de centre B et de
rayon 10-2.
5) Pour tout n élément de ℕ*, on note Ln la longueur de la ligne brisée reliant les points de la
suite (An) de A0 à An [Exemples : L1 = A0A1, L2 = A0A1 + A1A2].
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a) Calcule L1.
n
b) Justifie que : Ln = (8 2 + 8) 1 − 2
2
c) Calcule lim Ln.
n →+
SOLUTION DE L’EXERCICE 2
x ' = x + y +1
2 2
On considère l'application s du plan d'expression analytique : .
y ' = − x + y +1
2 2
On donne les points A et B d'affixes respectives 10 et 2.
Pour tout n élément de , on considère les points An tels que A0 = A et An+1 = s(An).
On note zn l'affixe de An.
x y
x ' = 2 + 2 + 1
1) a) *
iy ' = −i x + i y + i
2 2
z' = x' + iy'
= ( 1 - i 1 )x + ( 1 + i 1 )y + 1 + i
2 2 2 2
1 1 1 1
= ( - i )x + ( - i )iy + 1 + i |on met 𝑖 en facteur dans le bloc en y
2 2 2 2
= ( 1 - i 1 )(x + iy) + 1 + i
2 2
1 i
= ( - )z + 1 + i
2 2
z' = ( 1 - i )z + 1 + i.
2 2
* z' est de la forme az + b où : a ℂ* et b ℂ
D'où, s est une similitude directe.
b) * 1−i = 1 |1 - i| = 2
2 2 2
* Arg( 1−i ) =
2
1 2 2
cos = 2 x 2 = 2
=-
sin = −1 x 2 = − 2 4
2 2 2
* 1+i = 2 = zB
1−1−i
2
* D'où, s est la similitude directe de centre B, de rapport
2 et d'angle - .
2 4
2) z0 = zA = 10.
( )
0
Et, 2 + 8 1−i = 2 + 8 = 10
2
( )
0
On a bien z0 = 2 + 8 1−i .
2
( )
k
Soit k un élément de ℕ, supposons : zk = 2 + 8 1−i .
2
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zk+1 = 1−i zk + 1 + i | Ak+1 = s(Ak)
2
( )
n
= 1−i 2 + 8 1−i + 1 + i
2 2
( )
k +1
= 1 - i + 8 1−i +1+i
2
( )
k +1
= 2 + 8 1−i
2
( )
n
En définitive : n ℕ, zn = 2 + 8 1−i .
2
3) a) mes( OI, BA n ) = arg( z ) + 2k (k ℕ)
BA n
= arg(zn - 2) + 2k (k ℕ)
( )
n
= arg(8 1−i ) + 2k (k ℕ)
2
( )
= arg(8) + n arg 1−i + 2k (k ℕ)
2
= 0 + n − + 2k (k ℕ)
4
= - n + 2k (k ℕ)
4
D'où, une mesure de l'angle ( OI, BA n ) est : - n .
4
b) An (OI) mes( OI, BA n ) = k (k ℕ)
- n = k (k ℕ)
4
n = -4k (k ℕ)
n = 4k (k ℕ) |On remplace k par -k car k est quelconque.
n = 4k (k ℕ)
c) (BAn) ⊥ (OI) mes( OI, BA n ) = + k (k ℕ)
2
- n
= + k (k ℕ)
4 2
n = -4k - 2 (k ℕ)
n = 4k +2 (k ℕ) |On remplace k par -k-1
n = 4k + 2 (k ℕ)
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5) Pour tout n élément de *, on note Ln la longueur de la ligne brisée reliant les points de la
suite (An) de A0 à An (Exemples : L1 = A0A1, L2 = A0A1 + A1A2).
a) * z1 = 2 + 8 1−i = 2 + 4 - 4i = 6 - 4i
2
* L1.= |z1 - z0| = |-4 - 4i| = 4|1 + i|
L1.= 4 2
b) *Après le segment [A0A1], chaque segment est l'image du segment précédent par s.
Et, toute similitude directe de rapport k multiplie les distances par k.
D'où, Ln est la somme de n termes d'une suite géométrique de raison q et de premier terme L1
tels que :
q= 2
2
L1.= 4 2
n n n
2 2 2
1− 2 1− 1−
1−q n = 8 2 2 = 8 2 (2 + 2 ) 2
* L n = L1 =4 2
1−q 2− 2 2
1− 2
2
n
Ln = 4 2 (2 + 2 ) 1 − 2
2
n
Ln = (8 2 + 8) 1 − 2
2
n
c) -1 < 2 < lim 2 = 0
2 n →+ 2
D'où : lim Ln = 8 2 + 8
n →+
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* 1 - i = 1 (1 - i) = 2 ( 2 -i 2 )= 2 (cos(- ) + isin(- )) = 2 e −i 4 .
2 2 2 2 2 2 2 4 4 2
1 i
| - |= 2 1 i
et Arg( - ) = - .
2 2 2 2 2 4
1 i 1
z' = z ( 2 + 2 )z = 2 + 2 i
z=1
Donc, s est la similitude directe de centre I, de rapport 2 et d'angle de mesure - .
2 4
Mes(IM, IM') = −
4 2 2
2) s(M) = M' où : = cos(- ) et 0 < <1
2 2 4 2
IM' = IM
2
D'où, le triangle IMM' est rectangle isocèle en M' et de sens indirect. s
3) * IAB est rectangle isocèle en B et de sens indirect. A B
* IBC, ICD et IDE sont respectivement rectangles isocèles en C, D et E et de sens indirect. B C
(Voir construction) C D
4) Les points Mn sont tels que M0 = A et n ℕ, Mn+1 = s(Mn). D E
n
I I
Pour tout n élément de ℕ, an = aire(IMnMn+1) et An = an .
k =0
a) ua = 1cm x 1cm = 1cm2 (Les an et An sont en cm2) I
M0=A, M1= B, M2=C, M3=D, …
Toute similitude directe de rapport k multiplie les aires par k2.
D'où, la suite (an) est une suite géométrique de 1er terme a0 et la raison q tels que :
a0 = aire(IM0M1) = aire(IAB) = IAxHB 2
= 8x4 = 16 | Base x Hauteur
2 2
2
q = 2
= 12 .
2
b) * Pour tout n élément de ℕ, An = a0 + a1 + … + an
1− ( 1 )n +1
= a0 2
1− 1
2
= 16[1- ( 12 )n+1]
* aire(IABCDE) = A3 = 16[1- ( 12 )4] = 16[1 - 1
16
] = 16 - 1
aire(IABCDE) = 15
* lim ( 12 )n+1 = 0
n→+
D'où, lim An = 16.
n→+
s
5) Toute similitude directe de rapport k multiplie les distances par k.
3 A B
2 2 2 2 2 2 2 2 2
DE =
2
CD =
2
(
2
BC) =
2
(
2
(
2
AB)) = 2 AB = 8
4 2 B C
C D
DE = 2
D E
I I
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CONSTRUCTION
SITUATION COMPLEXE
Deux chevrons (D) et(D’) devraient se couper en un point O hors de la toiture. Pour éviter que
la toiture ne se décoiffe à la suite d’une éventuelle intempérie , le charpentier propose de fixer
un troisième chevron qui doit penser par le point A et l’intersection des deux chevrons. Il
sollicite le fils du propriétaire .Celui-ci te demande de l’aide. A l’aide d’une rédaction
argumentée, réponds à sa préoccupation
SOLUTION
Pour répondre au problème posé je vais utiliser les similitudes directes en particulier les
homothéties.
1
Considérons h l’homothétie de centre A et de rapport 2 .
On choisit un point B sur la droit (D) et on construit son image par h.
On choisit ensuite un point E sur la droite (D’) et on construit son image par h.
On obtient l’image de (D) par h en traçant la parallèle à (D) passant h(B).
On obtient de même l’image de (D’) par h.
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Soit O le point d’intersection des deux droites images, la droite cherchée est la droite (AO)
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Terminale C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Mathématiques
Pour l’organisation de la kermesse de leur Lycée, les élèves d’une classe de terminale proposent le jeu
suivant à un stand :
« Une urne contient trois boules rouges numérotées 100, 200 et 300 et deux boules noires numérotées
2 et 5, toutes indiscernables au toucher ».
Les règles du jeu sont les suivantes :
Le joueur mise x francs CFA et tire successivement avec remise deux boules de l’urne. Si les deux
boules tirées sont de même couleur, la partie est perdue et il perd sa mise. Sinon, le joueur remporte le
montant en francs CFA égal au produit des numéros apparus sur les boules tirées.
On appelle gain algébrique du joueur la différence entre ce qu’il obtient à l’issue du jeu et sa mise. Le
joueur est perdant si son gain algébrique est négatif.
Pour ne pas être perdant, ces élèves souhaitent déterminer la mise minimale du joueur pour que le jeu
leur soit avantageux. Ensemble, ils s’organisent pour trouver cette mise.
[Link] DE LA LEÇON
I. Probabilités conditionnelles
1. Définition
Soit B un évènement d’un univers Ω tel que P(B) ≠ 0.
On appelle probabilité conditionnelle sachant que B est réalisé, l’application PB qui à tout
𝑃(𝐴∩𝐵)
évènement A de Ω associe le nombre réel 𝑃(𝐵) .
𝑃(𝐴∩𝐵)
Le nombre réel est noté PB(A) ou P (A/B) et se lit probabilité de A sachant que B est réalisé ou
𝑃(𝐵)
simplement probabilité de A sachant B ou encore probabilité de A si B.
𝑃(𝐴∩𝐵)
Ainsi on a : P (A/B) = PB(A) = 𝑃(𝐵)
Exercice de fixation
1 3 2
E et F sont deux événements tels que : p(E)=2 ; p(F)=4 et p(E∩ 𝐹)=5
Calcule 𝑝𝐸 (F) et 𝑝𝐹 (E)
Solution
On a :
𝑝(𝐸∩𝐹) 4 𝑝(𝐸∩𝐹) 8
𝑃𝐸 (F) = 𝑝(𝐸) = 5 et 𝑃𝐹 (E) = 𝑝(𝐹) = 15
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2. Conséquence de la définition
Soit A et B deux évènements d’un univers Ω tels que : P(A) ≠ 0 et P(B) ≠ 0
P(A ∩ B ) = P(A) ×PA(B)
P(A ∩ B ) = P(B) × PB(A)
Exercice de fixation
I et F sont deux événements tels que : p(F)= 0,75 et 𝑝𝐹 (𝐼) = 0,45 .
Calcule p(𝐹 ∩ 𝐼).
Solution
On a: 𝑃(𝐹 ∩ 𝐼) = 𝑃𝐹 (𝐼) × p(F)
= 0,45×0,75
= 0,3375
3. Évènements indépendants
Dans la suite de la leçon, A et B sont des évènements d’un même univers
a. Définition
Soit P une probabilité définie sur un univers Ω.
Deux évènements A et B de Ω sont indépendants lorsque : P (A ∩ B) = P(A) × P(B)
b. Conséquence de la définition
Soit A et B deux événements d’un univers Ω tels que A et B soient de probabilités non nulles
A et B sont indépendants si et seulement si PB (A) = P(A) ou PA (B) = P(B)
Interprétation
Les évènements A et B sont indépendants lorsque la réalisation de l’un n’influence pas la réalisation de
l’autre.
c. Propriétés
Si A et B sont deux événements indépendants alors :
𝐴 et 𝐵 sont indépendants ;
𝐴 et 𝐵 sont indépendants ;
𝐴 et 𝐵 sont indépendants.
Remarque :
Ne pas confondre évènements incompatibles et événements indépendants.
Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne peuvent pas être indépendants.
Exercice de fixation
On lance une pièce de monnaie parfaitement équilibrée. Soit A l’événement « obtenir Face au premier lancer »
et B l’événement « obtenir Face au second lancer ».
Justifie que A et B sont deux évènements indépendants.
SOLUTION
Page 2 sur 13
2 1 2 1 1 1 1 1
P(A) = 4 = 2 ; P(B) = 4 = 2 , P (A∩B) = 4 et P(A) × P(B) = 2 × 2 = 4.
Solution
B∩ C = ∅, B∩ D = ∅, B∩ E = ∅, C∩ D = ∅, C∩ E = ∅, D∩ E = ∅ et B∪C ∪D∪E =A.
Donc B, C, D et E forment une partition de l’ensemble A.
Exercice de fixation
Un magasin propose des réductions sur les deux marques d’ordinateurs qu’il distribue. La marque A
représente 64 % des ordinateurs vendus et la marque N, 36 % .
30 % des ordinateurs de la marque A et 60 % de la marque N sont soldés.
On désigne par : A l’évènement « obtenir un ordinateur de marque A », N l’évènement « obtenir un
ordinateur de marque N » et S l’évènement « obtenir un ordinateur soldé ».
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Construis un arbre pondéré décrivant la situation.
Solution
II-Variable aléatoire
Dans toute la suite, 𝛀 est un univers fini.
1 . Définitions
On considère une expérience aléatoire d’univers Ω.
■ On appelle variable aléatoire, toute application X de Ω dans IR.
■ Soit X une variable aléatoire qui, à chaque éventualité 𝑒𝑖 de Ω, associe un nombre réel 𝑥𝑖 .
L’ensemble {𝑥1 ; 𝑥2 ; … ; 𝑥𝑛 } se note X (Ω) et s’appelle l’ensemble des valeurs prises par X ou
l’univers image de Ω par X.
■ Soit P une probabilité sur Ω.
La loi de probabilité de X est l’application qui, à toute valeur 𝑥𝑖 , prise par X, associe P(𝑋 = 𝑥𝑖 ) où
(𝑋 = 𝑥𝑖 ) est l’ensemble {𝜔 ∈ Ω, X(𝜔) = 𝑥𝑖 }.
𝑥𝑖 𝑥1 𝑥2 … 𝑥𝑛
𝑃(𝑋 = 𝑥𝑖 ) 𝑝1 𝑝2 … 𝑝𝑛
Exercice de fixation
Une urne contient six boules indiscernables au toucher dont deux sont blanches et quatre sont rouges.
On tire simultanément trois boules de l’urne et on note X la variable aléatoire égale au nombre de
boules blanches tirées.
1) Détermine les valeurs prises par la variable aléatoire X.
2) Etablis la loi de probabilité de la variable aléatoire X.
Solution
Soit Ω l’univers associé.
1) Dans ce tirage simultané de trois boules nous pouvons avoir soit aucune boule blanche, soit une
boule blanche, soit deux boules blanches. Donc les valeurs prises par la variable aléatoire X sont : 0;1
ou 2. Ainsi X (Ω) = {0; 1; 2}
2) L’univers Ω est l’ensemble de tous les tirages simultanés de trois boules parmi six ;
donc Card(Ω) = C63 = 20.
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𝐶3 4 1
• (X = 0) correspond au tirage de trois boules rouges donc p(X = 0) = 204 = 20 = 5
• (X = 1) correspond au tirage d’une boule blanche et de deux boules rouges donc
𝐶 1 ×𝐶 2 12 3
P(X = 1) = 220 4 = 20 = 5
• (X = 2) correspond au tirage de deux boules blanches et d’une boule rouge donc
𝐶 2 ×𝐶 1 4 1
P(X = 2) = 220 4 = 20 = 5
Nous avons le tableau suivant :
𝑥𝑖 0 1 2
𝑃(𝑋 = 𝑥𝑖 ) 1 3 1
5 5 5
Définitions
Soit X une variable aléatoire prenant n valeurs 𝑥1 ; 𝑥2 ; … ; 𝑥𝑛 avec les probabilités respectives
𝑝1 ; 𝑝2 ; … ; 𝑝𝑛 .
■ On appelle espérance mathématique ou moyenne de X le nombre réel noté E(X) tel que :
E(X) =∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 𝑝𝑖 = 𝑥1 𝑝1 + 𝑥2 𝑝2 + ⋯ + 𝑥𝑛 𝑝𝑛 .
■ On appelle variance de X le nombre réel positif noté V(X) tel que :
V(X) =∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝐸(𝑋))2 𝑝𝑖 = (𝑥1 − 𝐸(𝑋))2 𝑝1 + (𝑥2 − 𝐸(𝑋))2 𝑝2 + ⋯ + (𝑥𝑛 − 𝐸(𝑋))2 𝑝𝑛
■ On appelle écart type de X le nombre réel noté 𝜎(X) tel que : 𝜎(X) = √𝑉(𝑋) .
Remarque
La variance d’une variable aléatoire X peut être donnée par :
V(X) = E(X2) - [E(X)]2 = 𝑥1 2 𝑝1 + 𝑥2 2 𝑝2 + ⋯ + 𝑥𝑛 2 𝑝𝑛 − [E(X)]2
Soit E(X) l’espérance mathématique d’une variable aléatoire X désignant le gain algébrique
(différence entre la somme perçue et la mise).
E(X) est le gain moyen d’un joueur.
♦Lorsque𝐸(𝑋) > 0, le jeu est avantageux pour le joueur.
♦Lorsque𝐸(𝑋) < 0, le jeu est désavantageux pour le joueur.
♦Lorsque𝐸(𝑋) = 0, le jeu est équitable.
Exercice de fixation
La loi de probabilité d’une variable aléatoire X est donnée par le tableau ci-dessous.
Solution
1 3 3 1
. E(X) = (-1000)(8) + 100(8)+ 300(8)+ 600(8)= 100
3 . Schéma de Bernoulli
Page 5 sur 13
a. Définitions
■Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire ne conduisant qu’à deux éventualités
exclusives : l’une est appelée succès notée S et l’autre échec notée S.
■Un schéma de Bernoulli est une expérience aléatoire qui consiste à répéter 𝑛 fois de suite
(𝑛 ≥ 2 ) de façons indépendantes une même épreuve de Bernoulli.
Solution
Le lancer de ce dé cubique conduit à deux éventualités exclusives : « obtenir 6 » avec une probabilité
1 5
de 6 et « ne pas obtenir 6 » avec une probabilité de 6.
1
On a une épreuve de Bernoulli de probabilité de succès 6.
b. Propriété
Soit un schéma de Bernoulli à 𝑛 épreuve et 𝑝 la probabilité du succès (celle de l’échec est 1-p).
La probabilité d’obtenir exactement 𝑘 succès au cours des 𝑛 épreuves est :
𝑪𝒌𝒏 𝒑𝒌 (𝟏 − 𝒑)𝒏−𝒌 où 0 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛.
Exercice de fixation
On lance 5 fois de suite un dé cubique bien équilibré dont les faces sont numérotées de1 à 6 et on note
après chaque lancer, le chiffre apparu sur la face supérieure.
Calcule la probabilité d’obtenir exactement 4 fois le chiffre 2.
Solution
Considérons l’épreuve de Bernoulli qui consiste à lancer le dé et à s’intéresser au chiffre 2.
1
Le succès S « Obtenir 2 » a pour probabilité P(S) = 6.
L’épreuve étant répétée 5 fois de suite et de façon indépendante, on a un schéma de Bernoulli.
L’événement« Obtenir exactement 4 fois le chiffre 2 au cours des 5 lancers » a pour
1 4 1 1 25
probabilité :C54 (6) (1 − 6) = 7776.
4. Loi binomiale
a. Définition
Soit un schéma de Bernoulli à 𝑛 épreuves identiques, 𝑝 la probabilité du succès et X la variable
aléatoire désignant le nombre 𝑘 (0 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛) de succès au cours des 𝑛 épreuves.
La loi de probabilité de X est définie par : 𝑷(𝑿 = 𝒌) = 𝑪𝒌𝒏 𝒑𝒌 (𝟏 − 𝒑)𝒏−𝒌
Cette loi de probabilité est appelée loi binomiale de paramètres 𝒏 et 𝒑.
Elle est notée B(𝑛;𝑝).
b. Propriété
Soit X une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètres n et p.
L’espérance mathématique E(X) et la variance V(X) de X sont données par les formules :
Page 6 sur 13
E(X) = np et V(X) = np(1-p)
Exercice de fixation
Sur une route, un carrefour est muni d’un feu tricolore A. On admet que la probabilité pour que le feu
3
A soit vert est 4 .
Un automobiliste passe 5 fois à ce carrefour muni du feu A.
Soit X la variable aléatoire désignant le nombre de fois où l’automobiliste rencontre le feu vert.
1) Calcule la probabilité pour que l’automobiliste rencontre exactement 3 fois le feu vert.
2.a) Calcule l’espérance mathématique et la variance de la variable aléatoire X.
b.)Donne l’arrondi d’ordre zéro de l’espérance mathématique de X et interprète ce résultat.
Solution
1) Lorsque l’automobiliste se présente au carrefour A, on s’intéresse à deux résultats : S « il rencontre
le feu vert » et S « il ne rencontre pas le feu vert ». Cette expérience est une épreuve de Bernoulli. On a
3
P(S) = 4.
L’épreuve étant répétée 5 fois de suite et de façon indépendante, la variable aléatoire X suit une loi
3
binomiale de paramètres n et p tels que : 𝑛 = 5 et 𝑝 = 4..
La probabilité pour que l’automobiliste rencontre exactement 3 fois le feu vert est :
3 3 1 2 270
P(X = 3) = C53 (4) (4) = 1024 ≈ 0,26.
2.a) Ici, il est préférable d’utiliser les formules E(X) = 𝑛𝑝 et V(X) = 𝑛𝑝(1 − 𝑝) lorsque X suit une loi
3 15 3 1 15
binomiale de paramètres𝑛 et 𝑝. Ainsi, E(X) = 5 × 4 = 4 et V(X) = 5 × 4 × 4 = 16
b.)E(X) ≈ 4 . L’automobiliste rencontre en moyenne 4 feux verts en passant 5 fois au carrefour muni
du feu A.
Exercice de fixation
Détermine et représente graphiquement la fonction de répartition F de la variable aléatoire X dont la
loi de probabilité est donnée ci-dessous.
Solution
• Détermination de F.
Page 7 sur 13
7 1
Pour tout 𝑥 ∈ [600; +∞[, 𝐹(𝑥) = 8 + 8 = 1.
• Représentation graphique de F.
y H J
1
F G
0,875
0,75
0,625
D E
0,5
0,375
0,25
B C
0,125
A
-1400-1200-1000 -800 -600 -400 -200 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 x
Remarque
La fonction de répartition est une fonction définie par intervalles.
La fonction de répartition est une fonction en escalier, croissante.
C. SITUATION COMPLEXE
Lors de la fête de fin d’année, une enquête faite par le conseil scolaire d’un lycée, auprès d’un
échantillon d’élèves de terminales C et D révèle que :
• 25% des élèves aiment jouer au damier sachant qu’ils sont de la terminale C.
• Un tiers des élèves aiment jouer au damier sachant qu’ils sont de la terminale D.
• 3 élèves sur 10 aiment jouer au damier.
Dago, le responsable des jeux et loisirs du conseil scolaire, choisit au hasard un élève de cet
échantillon et note :
Cependant, Dago ne se souvient plus de la proportion des élèves de la de terminale D qui doit figurer
dans son rapport.
Pour cela, étant élève de la terminale C, il sollicite ton aide.
A l’aide de tes connaissances mathématiques, aide Dago à retrouver la valeur de p(E).
Solution
✓ Pour répondre à la préoccupation de Dago, je vais utiliser les probabilités.
✓ J’utilise les probabilités conditionnelles et la formule des probabilités totales
Modélisation du problème :
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On a les probabilités suivantes :
1 2 25 75
𝑃 (𝐸̅ )=1-x ; 𝑃𝐸 (R)= 3 ; 𝑃𝐸 (𝑅̅ )= 3 ; 𝑃𝐸̅ (R)= 100 et 𝑃𝐸̅ (𝑅̅ )= 100 .
En utilisant la formule des probabilités totales, on a :
3
𝑃(𝑅) = 𝑃(𝑅 ∩ 𝐸) + 𝑃(𝑅 ∩ 𝐸̅ ) ; comme (𝑅) = 10 ,
3 1 25 3
alors = 3 x + 100 (1-x) d’où x= 5 .
10
3
Donc finalement p(E)=
5
Je réponds à la préoccupation de Dago
la proportion des élèves de la de terminale D est 60 %.
D. EXERCICES
Exercices de renforcement
Exercice 1
Un joueur lance successivement trois fois de suite une pièce de monnaie parfaitement équilibrée. Il
gagne 600 francs s’il obtient 3 fois « FACE ». Il gagne 300 francs s’il obtient exactement 2 fois
« FACE » et gagne 100 francs s’il obtient exactement une fois « FACE », mais il perd 1000 francs s’il
n’obtient que des « PILE ». On désigne par X la variable aléatoire représentant en francs le gain du
joueur (un gain est positif ou négatif).
1) Détermine la loi de probabilité de la variable X.
2) Calcule la probabilité de gagner strictement moins de 300 francs.
3) a. Calcule l’espérance mathématique de la variable X.
b. Que représente ce résultat pour le joueur ?
c. Interprète ce résultat pour le joueur.
4) Calcule le montant que le joueur devrait payer lorsqu’il n’obtient que des « PILE » pour que le jeu
soit équitable.
Solution
1. Les résultats possibles sont : (F;F;F) ; (F;F;P) ; (F;P;F) ; (P;F;F) ; (P;P;F) ; (P;F;P) ; (F;P;P) ;
(P;P;P).
Les différents résultats possibles donnent les gains suivants : -1000 ; 100 ; 300 ; 600.
L’ensemble des valeurs prises par X est :{−1000 ; 100 ; 300 ; 600. }
1 3
P(X= -1000) = P({(P ; P ; P)})= 8 ; P(X= 100) = P({(P; P; F) ; (P; F; P) ; (F; P; P)}) = 8 ;
3 1
P(X= 300) = P ({(F; F; P) ; (F; P; F) ; (P; F; F) })= 8 ; P(X= 600) = P({(F ; F ; F)})= 8
Page 9 sur 13
4. Soit S le montant que le joueur devrait payer s’il n’obtenait que des « PILE » pour que le jeu soit
équitable.
1 3 3 1 1800−S
E(X) = (-S)(8)+ 100(8)+ 300(8)+ 600(8)= 8 .
Le jeu est équitable lorsque E(X) = 0.
1800−S
E(X) = 0 ⇔ 8 = 0 ⇔ S = 1800.
Le joueur doit payer 1800F lors
Exercice 2
Une urne contient trois boules blanches et cinq boules noires, indiscernables au toucher.
On tire au hasard et simultanément trois boules de l’urne. Lorsqu’on tire une boule blanche
, on marque un point ; lorsqu’on tire une boule noire, on perd un point. Désignons par X
La variable aléatoire égale au nombre de points marqués.
1) Détermine les valeurs prises par X.
2) Etablis la loi de probabilité de X.
Solution
1) Inventaire de toutes les éventualités :
Désignons par B une boule blanche et par N une boule noire.
Les différentes éventualités sont : BBB, BBN, BNN et NNN ; ce qui correspond
respectivement aux points marqués : +3, +1,-1 et -3.
L’ensemble des valeurs prises est {3 ; 1 ;-1 ;-3}
2) Loi de probabilité de X.
𝐶33 1
P(X=-3)= =
𝐶83 56
2 𝐶1
𝐶3× 15
P(X= -1)= 5
= 56
𝐶83
1
𝐶
3×𝐶2 30
P(X=1)= 5
=56
𝐶83
𝐶53 10
P(X=3)= =
𝐶83 56
Exercice 3
Sur un disque, on a enregistré dix morceaux différents. Le temps d’écoute de chacun d’eux est
donné dans le tableau :
Code du morceau
A B C D E F G H I J
enregistré
Temps d’écoute en
280 200 240 280 260 240 280 200 240 280
secondes
Page 10 sur 13
Solution.
1.
On a:
280 14 240 12
𝑃 (𝐴) = 𝑃 (𝐷) = 𝑃 (𝐺) = 𝑃 (𝐽) = 2500 = 125 , 𝑃(𝐶) = 𝑃 (𝐹) = 𝑃 (𝐼) = 2500 = 125 ,
200 10 260 13
𝑃 (𝐵) = 𝑃 (𝐻) = 2500 = 125, 𝑃 (𝐸) = 2500 = 2500.
12 36
2a) 𝑃 (𝐸1 ) = 𝑃(𝐼) + 𝑃(𝐹) + 𝑃(𝐶) = 3 × 125 = 125
20 105
b) 𝑃 (𝐸2 ) = 1 − [ 𝑃(𝐵) + 𝑃(𝐻) ] = 1 − 125 = 125
3.a) L’ensemble des valeurs prises par X est : {200 ; 240 ; 260 ; 280}
La loi de probabilité de X :
20 36 13 56
𝑃(𝑋 = 200) = 125 ; 𝑃(𝑋 = 240) = 125 ; 𝑃(𝑋 = 260) = 125 ; 𝑃(𝑋 = 280) = 125
b) Esperance mathématique de X.
20 36 13 56 31700 1268
𝐸(𝑋) = 200 × 125 + 240 × 125 + 260 × 125 + 280 × 125 = 125 = 5 .
Exercice 4
A la suite d’un sondage effectué à propos de la construction d’un barrage, on estime que : 65% de la
population concernée est contre la construction du barrage et parmi ces opposants, 70% sont des
écologistes. Parmi les personnes non opposées à la construction, 20% sont des écologistes. On
interroge une personne au hasard.
1) Calcule la probabilité que cette personne interrogée soit opposée à la construction du barrage et soit
écologiste.
2) Calcule la probabilité qu’elle ne soit pas opposée à la construction du barrage et soit écologiste.
3) Déduis-en la probabilité qu’une personne interrogée soit écologiste.
NB : Pour faciliter les réponses aux différentes questions, on pourra noter les évènements
Solution
Désignons par E l’événement : « la personne interrogée est écologiste « et par C l’événement : « la
personne interrogée est contre la construction du barrage « .
1) Il s’agit de calculer 𝑃 (𝐶 ∩ 𝐸)
On a: 𝑃 (𝐶 ∩ 𝐸) = 𝑃(𝐶) × 𝑃𝐶 (𝐸) = 0,65 × 0,70 = 0,455
2) Il s’agit de calculer 𝑃(𝐶̅ ∩ 𝐸) = 𝑃 (𝐶̅ ) × 𝑃𝐶̅ (𝐸) = 0,35 × 0,20 = 0,07
3) La formule des probabilités totales donne :
𝑃(𝐸) = 𝑃 (𝐶 ∩ 𝐸) + 𝑃 (𝐶̅ ∩ 𝐸) = 0,455 + 0,07 = 0,525 .
Exercices d’approfondissement
Exercice
Mariam, une jeune diplômée sans emploi, a reçu un fonds et décide d’ouvrir un restaurant. Après un
mois d’activité, elle constate que pour un jour donné :
- La probabilité qu’il y ait une affluence de clients est de 0,6.
- Lorsqu’il y a une affluence de clients, la probabilité qu’elle réalise un bénéfice est de 0,7.
- Lorsqu’il n’y a pas d’affluence de clients, la probabilité qu’elle réalise un bénéfice est de 0,4.
On désigne par A l’évènement « il y a affluence de clients » et par B l’évènement « Mariam réalise un
bénéfice ».
1) On choisit un jour au hasard.
a) Calcule la probabilité de l’évènement E « il y a affluence de clients et Mariam réalise un bénéfice »
b) Démontre que la probabilité P(B) de l’évènement B est égale à 0,58.
Page 11 sur 13
c) Mariam a réalisé un bénéfice. Calcule la probabilité qu’il y ait eu une affluence de clients ce jour-là.
(On donnera le résultat sous forme de fraction irréductible)
2) Mariam veut faire une prévision sur trois jours successifs donnés. On désigne par X le nombre de
fois qu’elle réalise un bénéfice sur les trois jours successifs.
a) Détermine les valeurs prises par X.
b) Détermine la loi de probabilité de X. (On donnera l’arrondi d’ordre 3 des résultats)
c) Calcule l’espérance mathématique E(X) de X.
3) Soit n un nombre entier naturel supérieur ou égal à 2. On note Pn la probabilité que Mariam réalise
au moins une fois un bénéfice pendant n jours successifs.
a) Justifie que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2 : Pn = 1- (0,42)n
b) Détermine la valeur minimale de n pour qu’on ait Pn≥ 0,9999.
Solution
Etablissons un arbre pondéré
0,7
0,3
0,6 B
0,4 B
0,4
0,6
1) a. Calcul de 𝑷 (𝑬)
E « il y a affluence de clients et Mariam réalise un bénéfice »
Ainsi E = A∩B. on a donc P(E) = P(A∩B) = P(A)×P(B/A)
= 0,6×0,7
= 0,42
b) Calcul de P(B)
P(B)= P(A∩B) + P(𝐴̅ ∩B)
= P(A)×P(B/A) + P(𝐴̅)×P(B/𝐴̅)
= 0,6×0,7 + 0,4×0,4
= 0,42 + 0,16
= 0,58
c) On sait que Mariam a réalisé un bénéfice. Calculer la probabilité qu’il y ait eu une affluence de
clients ce jour-là, revient à calculer la probabilité de l’évènement A sachant B.
P(A∩B)
P(A/B) =
P(B)
0,42
= 0,58
42
= 58
21
= 29
Page 12 sur 13
2) a. Sur les trois jours Mariam peut ne jamais réaliser un bénéfice donc X prendra la valeur 0.
Sur les trois jours elle ne peut réaliser un bénéfice qu’un seul jour. X prendra la valeur 1,
Sur les trois jours elle peut réaliser un bénéfice sur deux jours, X prendra la valeur 2.
Et enfin sur les trois jours elle peut réaliser un bénéfice tous les jours. X prendra donc la valeur 3.
On a donc X(Ω) = {0; 1; 2; 3}.
b). X est une variable qui suit une loi binomiale de paramètres n = 3 et P = 0,58.
P(X = 0) = C30 × (0,58)0 × (1 − 0,58)3 = 0,074088 = 0,074
P(X = 1) = C31 × (0,58)1 × (1 − 0,58)2 = 0,306936 = 0,307
P(X = 2) = C32 × (0,58)2 × (1 − 0,58)1 = 0,423864 = 0,424
P(X = 3) = C33 × (0,58)3 × (1 − 0,58)0 = 0,195112 = 0,195
𝑥𝑖 0 1 2 3
P(X = 𝑥𝑖 ) 0,074 0,307 0,424 0,195
3) a. Calcul de Pn
Soit l’évènement F : « Mariam réalise au moins une fois un bénéfice pendant n jours successifs »,
l’évènement contraire de F est l’évènement 𝐹̅ « Mariam ne réalise aucun bénéfice pendant n jours
successifs ».
On a P( 𝐹̅ ) = Cn0 × (0,58)0 × (1 − 0,58)n
= (1 − 0,58)n
=(0,42)n
Donc Pn = p(F)
=1- P( 𝐹̅ )
=1-(0,42)n
b) Pn≥ 0,9999 ⇔ 1-(0,42)n ≥ 0,9999
⇔ -(0,42)n ≥ 0,9999-1
⇔ -(0,42)n ≥ -0,0001
⇔ (0,42)n ≤ 0,0001
⇔n ×ln(0,42)≤ ln(0,0001)
ln(0,0001)
⇔n≥ ln(0,42) .
ln(0,0001)
On a ≈ 10,61, d’où n ≥ 10,61.
ln(0,42)
La valeur minimale de n pour qu’on ait Pn≥ 0,9999 est donc 11.
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Terminale C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Mathématiques
A. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Pendant un cours de physique-chimie dans une classe de Terminale scientifique, le professeur donne
l’exercice ci-dessous à ses élèves :
« Une substance chimique se dissout dans l’eau. On admet que la vitesse de dissolution est
proportionnelle à la quantité non encore dissoute. A l’instant t=0 (t en minutes), on place 20 grammes
de cette substance dans une grande quantité d’eau.
Sachant que les dix premiers grammes se dissolvent en cinq minutes, donne une expression de la
quantité non dissoute f(t), en grammes, en fonction de t. »
Après un temps de recherche, les élèves n’arrivent pas à proposer une solution.
Le professeur leur demande donc de se faire aider par leur professeur de mathématiques. Ce dernier
leur demande de traduire cette situation sous forme d’équation et de la résoudre.
B. CONTENU DE LA LECON
1. Définition
On appelle équation différentielle, toute équation ayant pour inconnue une fonction et dans laquelle
figure au moins une des dérivées successives de la fonction inconnue.
Exemple
(𝐸1 ) : − 2𝑓 ′ + 5𝑓 = 0 ; (𝐸2 ): 𝑓 ′′ − 25𝑓 = 2𝑥 + 1
(𝐸1 ) et (𝐸2 ) sont des équations différentielles avec comme inconnue la fonction f.
Remarques
•Toute autre lettre désignant une fonction peut être utilisée à la place de f.
• Résoudre une équation différentielle sur un intervalle K, c’est déterminer l’ensemble des fonctions
définies sur K qui sont solutions de cette équation différentielle.
N.B.
Dans la suite du cours, nous utiliserons y comme fonction inconnue dans les équations différentielles.
2. Exercices de fixation
Exercice 1
Parmi les équations suivantes, indique celles qui sont des équations différentielles.
1) (𝐸 ): 2𝑦 2 + 𝑦 = 2 ; 2)(𝐸 ): 𝑦 ′ + 4 = 0 ; 3) (𝐸 ): 𝑦 2 = 1 ;
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4) (𝐸 ): 𝑦′′ + 2𝑦′ + 𝑦 = 5 ; 5) (𝐸 ): 𝑦 + 3 = 0.
SOLUTION
Les équations différentielles sont : 2) (E) : 𝑦 ′ + 4 = 0 et 4) (E) : 𝑦′′ + 2𝑦′ + 𝑦 = 5.
1. Équations du type : 𝒚’ + 𝒂𝒚 = 𝒃 , 𝒂 ∈ ℝ , 𝒃 ∈ ℝ
a) Cas où b = 0
L’équation devient : 𝑦’ + 𝑎𝑦 = 0 , 𝑎 ∈ ℝ
Propriété1
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle: 𝑦’ + 𝑎𝑦 = 0 , 𝑎 ∈ ℝ, sont les fonctions :
𝑥 ⟼ 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 , 𝑘 ∈ ℝ.
Exercice de fixation
Résous sur ℝ les équations différentielles suivantes :
1) 𝑦 ′ + 2𝑦 = 0 2) 7𝑦 ′ = 3𝑦
SOLUTION
1) Les solutions sur ℝ sont les fonctions ∶ 𝑥 ⟼ 𝑘𝑒 −2𝑥 , 𝑘 ∈ ℝ.
3
2) Les solutions sur ℝ sont les fonctions ∶ 𝑥 ⟼ 𝑘𝑒 7𝑥 , 𝑘 ∈ ℝ
b) Cas où b ≠ 0
L’équation différentielle devient : 𝑦’ + 𝑎𝑦 = 𝑏 , 𝑎 ∈ ℝ ∗ , 𝑏 ∈ ℝ ∗
Propriété 2
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle: 𝑦’ + 𝑎𝑦 = 𝑏, 𝑎 ∈ ℝ∗ , 𝑏 ∈ ℝ∗ , sont les fonctions :
𝑏
𝑥 ⟼ 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 + 𝑎, 𝑘 ∈ ℝ.
Exercice de fixation
Résous sur ℝ l’équation différentielle :𝑦 ′ + 2𝑦 = 6.
SOLUTION
Les solutions sur ℝ sont les fonctions ∶ 𝑥 ⟼ 𝑘𝑒 −2𝑥 + 3, 𝑘 ∈ ℝ
car a=2 et b =6.
Exercice de fixation
On donne l’équation différentielle (E): 𝑦 ′ − 3𝑦 = 7.
Détermine la solution 𝑓de (E) qui vérifie : 𝑓(0) = 1.
Solution
7
Les solutions sur ℝ sont les fonctions ∶ 𝑥 ⟼ 𝑐𝑒 3𝑥 − , 𝑐 ∈ ℝ.
3
7
𝑓 étant une solution de (E), 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑒 3𝑥 − 3 , 𝑐 ∈ ℝ.
7 7 10
𝑓(0) = 1 ⟺ 𝑐𝑒 3×0 − = 1 ⟺ 𝑐 − = 1 ⟺ 𝑐 =
3 3 3
Donc la solution 𝑓de (E)qui vérifie : 𝑓(0) = 1est la fonction définie sur ℝ par :
Page 2 sur 7
10 3𝑥 7
𝑓(𝑥) = 𝑒 −
3 3
c) cas où 𝑎 = 0
a) Cas où 𝒎 = 𝟎
Propriété
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle ∶ 𝒚’’ = 𝟎 sont les fonctions :
𝑥 ⟼ 𝑎𝑥 + 𝑏 , 𝑎 ∈ ℝ , 𝑏 ∈ ℝ.
b) Cas où 𝒎 < 0
On pose : 𝑚 = −𝜔2,𝜔 ∈ ℝ∗ .
L’équation devient 𝑦′′ − 𝜔2 𝒚 = 𝟎 , 𝜔 ∈ ℝ∗ .
Propriété
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle ∶ 𝒚’’ − 𝜔2 𝒚 = 𝟎 , 𝜔 ∈ ℝ∗ sont les fonctions :
𝑥 ⟼ 𝑎𝑒 −𝜔𝑥 + 𝑏𝑒 𝜔𝑥 , 𝑎 ∈ ℝ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℝ .
Exercice de fixation
Résous sur ℝ l’équation différentielle :𝑦 ′′ − 4𝑦 = 0.
SOLUTION
𝑦 ′′ − 4𝑦 = 0 d’où 𝜔² = 4 ⟺ 𝜔 = 2 𝑜𝑢 𝜔 = −2
Donc les solutions sur ℝ de l’équation sont les fonctions : 𝑥 ⟼ 𝑎𝑒 −2𝑥 + 𝑏𝑒 2𝑥 ,𝑎 ∈ ℝ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℝ.
c) Cas où 𝒎 > 0
On pose :𝑚 = 𝜔2 , 𝜔 ∈ ℝ∗ .
L’équation devient : 𝒚’’ + 𝜔2 𝒚 = 𝟎 , 𝜔 ∈ ℝ∗ .
Propriété
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle ∶ 𝒚’’ + 𝜔2 𝒚 = 𝟎 , 𝜔 ∈ ℝ∗ sont les fonctions :
𝑥 ⟼ 𝑎 cos (𝜔𝑥) + 𝑏 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑥) , 𝑎 ∈ ℝ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℝ.
Exercice de fixation
Résous sur ℝ l’équation différentielle :𝑦 ′′ + 4𝑦 = 0.
Solution
𝑦 ′′ + 4𝑦 = 0 ⇔ 𝑦 ′′ + 22 𝑦 = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜔² = 2². ⟺ 𝜔 = 2 𝑜𝑢 𝜔 = −2
Donc les solutions sur ℝ de l’équation sont les fonctions : 𝑥 ⟼ 𝑎 𝑐𝑜𝑠2𝑥 + 𝑏 𝑠𝑖𝑛 2𝑥,𝑎 ∈ ℝ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℝ.
Page 3 sur 7
Exercice de fixation
1. Résous sur ℝ l’équation différentielle (E) : 𝑦 ′′ + 25𝑦 = 0.
𝜋
2. Détermine la solution 𝑓de (E) qui vérifie : 𝑓(0) = 1 et 𝑓 ′ (5 ) = −2.
SOLUTION
1. 𝑦 ′′ + 25𝑦 = 0 ⟺ 𝑦 ′′ + 52 𝑦 = 0.
Donc les solutions sur ℝ de l’équation (E) sont les fonctions:
𝑥 ⟼ 𝑎𝑐𝑜𝑠(5𝑥) + 𝑏𝑠𝑖𝑛(5𝑥), avec 𝑎 ∈ ℝ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℝ.
2. 𝑓 étant une solution de (E), 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑐𝑜𝑠(5𝑥) + 𝑏𝑠𝑖𝑛(5𝑥) et 𝑓′(𝑥) = −5 𝑎𝑠𝑖𝑛(5𝑥) + 5𝑏 𝑐𝑜𝑠(5𝑥).
3. Tableau récapitulatif
𝑦′′ = 0 𝑥 ⟼ 𝑎𝑥 + 𝑏 , 𝑎 ∈ ℝ , 𝑏 ∈ ℝ
𝑦 ′′ − 𝜔2 𝑦 = 0 , 𝜔 ∈ ℝ∗ 𝑥 ⟼ 𝑎𝑒 −𝜔𝑥 + 𝑏𝑒 𝜔𝑥 , 𝑎 ∈ ℝ , 𝑏 ∈ ℝ
𝑦 ′′ + 𝜔2 𝑦 = 0 , 𝜔 ∈ ℝ∗ 𝑥 ⟼ 𝑎 𝑐𝑜𝑠 𝜔𝑥 + 𝑏 𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑥 , 𝑎 ∈ ℝ , 𝑏 ∈ ℝ
C- SITUATION COMPLEXE
Lors d’une campagne innovante du Fonds des Nations Unies pour la population intitulée « 7 Milliards
d’Actions », qui mettait l'accent sur les défis, les possibilités et les actions nécessaires à notre avenir
commun sur la Terre, les élèves de la promotion terminale d’un lycée ont appris que :
- plus de la moitié de la croissance démographique dans le monde d’ici à 2050 aura lieu en Afrique ;
- la population d'Afrique subsaharienne, par exemple, devrait doubler d'ici à 2050 ;
- selon les projections, la population mondiale devrait augmenter de 2 milliards de personnes au cours
des trente prochaines années, passant de 7,7 milliards actuellement à 9,7 milliards en 2050 ;
- la population d’un pays était de 4, 75 millions d’habitants en 1990 et de 5,5 millions d’habitants en
1995.
Etonnés du boum démographique de ce pays, ces élèves veulent déterminer l’année où la population de
ce pays atteindra 20 millions d’habitants, si on suppose que la vitesse d’accroissement de la population
est proportionnelle au nombre d’habitants. Ils désignent par 𝑓(𝑡) le nombre de millions d’habitants à
l’instant 𝑡.
Ayant entendu ces informations, tu veux tester tes connaissances et aussi les aider.
Réponds, dans ces conditions, à la préoccupation de ces élèves.
SOLUTION
➢ Pour répondre à la préoccupation de ces élèves, je vais utiliser les équations
différentielles ;
➢ Je vais déterminer l’année où la population atteindra les 20 MIILLIONS.
Modélisation
Page 4 sur 7
•Détermination de l’équation différentielle :
Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions f définies sur [0 ; +∞[ par : 𝑥 ⟼k𝑒 𝑎𝑡 ,
k∈ ℝ :
Comme f(0)= 4,75 alors k𝑒 0 = 4,75 d’où k= 4,75 ainsi f(t) = 4,75 𝑒 𝑎𝑡
22
𝑙𝑛
5𝑎
D’autre part de 1990 à 1995, on a t = 5 alors f(5)=5,5 ; ce qui donne 4,75 𝑒 = 5,5 donc a = 19
5
22
𝑙𝑛
19
Par conséquent, f(t)= 4,75 𝑒 5 t
22 80
𝑙𝑛
19 5𝑙𝑛
Pour f(t)= 20 on a : 4,75 𝑒 5 t = 20 d’où t = 19
22 ~= 48 donc ce pays atteindra 20 millions d’habitants
𝑙𝑛
19
en 1990+48 = 2038.
Conclusion :
D. Exercices
Exercices de fixation
Exercice 1
Parmi les équations suivantes, indique celles qui sont des équations différentielles :
(E) : y² +y =2 ; (F) : y’-ln2y = 3 ; (G) : y’’ –y’ =3x² ; (H) : y = 3x
Solution
Les équations (F) et (G) sont des équations différentielles
Exercice 2
Pour chacune des équations différentielles suivantes, détermine la solution vérifiant la condition
donnée :
a. 𝑦 ′ = −2𝑦 , 𝑓(0) = 1.
1
b. 𝑦 ′ − (𝑙𝑛2)𝑦 = 0 , 𝑓(2) = 2.
Solution
a. Les solutions sont les fonctions f définies sur ℝ par f(x)= k 𝑒 −2𝑥 , k 𝜖ℝ
Comme f(0)= 1 alors on a : k 𝑒 0 = 1 ⟺k = 1, donc la solution f qui vérifie f(0)=1 est la fonction
f définie sur ℝ par : f(x) = 𝑒 −2𝑥
b. Les solutions sont les fonctions f définies sur ℝ par f(x)= k 𝑒 𝑥𝑙𝑛2 , k 𝜖ℝ
1 1 1 1 1
Comme f(2)= 2 alors on a : k 𝑒 2𝑙𝑛2 = 2 ⟺ k𝑒 𝑙𝑛4 = 2 ⟺ 4k = 2 ⟺ k = 8 , donc les la fonction f qui
1 1
vérifie f(2)= 2 est la fonction f définie sur ℝ par f(x)= 8 𝑒 𝑥𝑙𝑛2
Exercices de renforcement
Exercice 3
Page 5 sur 7
A chaque instant𝑡, on pose : 𝑥(𝑡) = 𝜃(𝑡) − 30. On suppose que la fonction 𝑥 est dérivable sur ℝ et
vérifie : 𝑥 ′ = −𝑘 2 𝑥 (𝑘 ∈ ℝ∗ ). A l’instant𝑡 = 0, la température de ce corps est 70°C et au bout de 5
minutes, elle n’est plus que de 60°C.
1) Détermine𝜃(𝑡), où 𝑡 est mesuré en minutes.
2) Détermine la température de ce corps au bout de 20 minutes.
Solution
1) On a : 𝜃(t)= x(t) +30 ; or x’(t) = -k²x d’où x(t) = c 𝑒 −𝑘²𝑡 , c𝜖ℝ par suite 𝜃(𝑡) = 𝑐 𝑒 −𝑘²𝑡 +30
1 3
1 3
Comme 𝜃(0)= 70 alors c= 70-30=40 et 𝜃(5)= 60 alors –k² = 5ln4 donc 𝜃(𝑡) = 40𝑒 5𝑙𝑛4𝑡 +30.
2) Pour t= 20, on a : 𝜃(20)= 42,66° , donc la température de ce corps au bout de 20mn est 42,66°.
Exercice 4
On considère dans ℝ l’équation différentielle(𝐸) ∶ 𝑦′ + 2𝑦 = 𝑒 −2𝑥 .
1. Vérifie que la fonction 𝑔 telle que 𝑔(𝑥) = (𝑥 + 1)𝑒 −2𝑥 est une solution de(𝐸).
2. Démontre qu’une fonction ℎ + 𝑔 est solution de (𝐸)si et seulement si la fonction ℎ est solution de
l’équation différentielle(𝐸 ′ ): 𝑦 ′ + 2𝑦 = 0.
3. Détermine les solutions sur ℝde l’équation différentielle(𝐸′).
4. a) Déduis des questions précédentes, les solutions sur ℝ de l’équation différentielle(𝐸).
b) Détermine la solution 𝑓 de(𝐸) vérifiant la condition𝑓(0) = −2.
Solution
1. On a : g’(x)+2g(x) = (-2x-1)𝑒 −2𝑥 +2(x+1)𝑒 −2𝑥 = 𝑒 −2𝑥 donc g est une solution de (E).
2. On a : h+g solution de (E) ⟺ (h+g)’ +2(h+g) = 𝑒 −2𝑥
⟺h’ +2h =0 car g’+2g = 𝑒 −2𝑥
Par suite, h est solution de l’équation différentielle (E’) : y’+2y=0
3. Les solutions sur ℝ sont les fonctions h définies sur ℝ par h(x)= k𝑒 −2𝑥 , k𝜖ℝ
4. a) Ainsi les solutions sur ℝ de l’équation (E) sont les fonctions f définies sur ℝ
Par f(x)= k𝑒 −2𝑥 +(x+1) 𝑒 −2𝑥 = (k+x+1) 𝑒 −2𝑥
b) On a: f (0) = 1 ⟺ (k+1) 𝑒 0 = 1 ⟺k=0 donc f(x) = (x+1) 𝑒 −2𝑥
Exercice d’approfondissement
Exercice 4
Solution
1.Déterminons le nombre réel 𝑚 pour que la fonction ℎ définie sur ℝ par : ℎ(𝑥) = 𝑚e−x soit solution
de (𝐸) ∶ 𝑦′ + 3𝑦 = 2e−x . ∀ 𝑥 ∈ ℝ ℎ(𝑥) = 𝑚𝑒 −𝑥 et ℎ′ (𝑥) = −𝑚𝑒 −𝑥
ℎ est solution de (𝐸) ⟺ ℎ′ (𝑥) + 3ℎ(𝑥) = 2e−x
⟺ −𝑚𝑒 −𝑥 + 3𝑚𝑒 −𝑥 ⟺ 2𝑚𝑒 −𝑥 = 2𝑒 −𝑥
⟺𝑚=1
Page 6 sur 7
Donc la fonction h définie par :ℎ(𝑥) = e−x est solution de (𝐸).
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Terminale C
CÔTE D’IVOIRE – ÉCOLE NUMÉRIQUE
Mathématiques
A. SITUATION D’APPRENTISSAGE
Dans le cadre des recherches pour un exposé, des élèves d’une classe de Terminale ont été accrochés
par les informations suivantes :
La prévision météorologique est une science en pleine évolution. Elle a pour objectif de prédire un
ensemble de paramètres comme la pluviométrie, la pression atmosphérique, la température, etc.
Le tableau suivant donne les pluviométries et températures moyennes de septembre 2018 à août 2019
dans une ville.
Sept Oct. Nov. Déc Jan Fév. Mar Avr. Mai Juin Juillet Août
2018 2018 2018 2018 2019 2019 2019 2019 2019 2019 2019 2019
Pluviométrie
13 23 49 49 50 64 79 48 40 10 5 6
(en mm)
Température
23 17 14 10 10 11 13 15 17 23 27 28
(en °C)
Dans l’affiche la température moyenne d’octobre 2019 était de 32 °C. Les élèves veulent connaitre la
pluviométrie du mois d’octobre 2019. Un des élèves affirme que la pluviométrie n’est pas liée à la
température et qu’on ne peut savoir la pluviométrie d’octobre. Ce que réfutent certains. Toute la classe
ayant été saisi, décide de chercher à savoir si la pluviométrie est liée à la température et si c’est le cas,
de prévoir la pluviométrie d’octobre 2019.
B. CONTENU DE LA LEÇON
1. Définition
On considère deux caractères quantitatifs X et Y sur une même population de n individus.
On note : 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ,…, 𝑥𝑝 les valeurs( ou les modalités)du caractère X ; 𝑦1 , 𝑦2 , 𝑦3 ,…, 𝑦𝑝 les
valeurs du caractère Y et 𝑛𝑖𝑗 l’effectif du couple (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ).
On appelle série statistique double de caractère (X, Y), l’ensemble des triplets (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 , 𝑛𝑖𝑗 ).
Exemple
Une étude statistique porte sur une population de 100 ménages. Deux caractères X et Y sont étudiés :
- le caractère X est le nombre d’enfants.
- le caractère Y est le nombre de pièces de l’appartement occupé.
On obtient le tableau ci-dessous qui représente la série statistique de caractère(X ,Y)
X
0 1 2 3 4 5
Y
1 6 4 1 0 0 0
Page 1 sur 12
2 3 11 10 5 1 0
3 1 3 16 13 4 1
4 0 1 3 5 8 4
Sur la 1èreligne, sont inscrites les valeurs du caractère X, soit 𝑥1 = 0 ; 𝑥2 = 1 ; 𝑥3 = 2 𝑥4 = 3 ;
𝑥5 = 4; 𝑥6 = 5.
La 1èrecolonne affiche les valeurs du caractère Y qui sont 𝑦1 =1 ;𝑦2 =2 ; 𝑦3 =3;𝑦4 =4.
Les nombres qui ne sont pas dans cette ligne et cette colonne, représentent les différents 𝑛𝑖𝑗 .
Ainsi considérons le nombre 4 dans ce tableau. On constate qu’il est dans la colonne de la valeur 1 du
caractère X et dans la ligne de la valeur 1du caractère Y. On dit alors il y a 4 ménages qui ont un
enfant et occupent un appartement d’une pièce.
Ainsi le couple (𝑥2 , 𝑦1 )= (1 ; 1) a pour effectif 𝑛21 = 4.
Combien de ménages ont deux enfants et occupent un appartement de quatre pièces ?
On va donc considérer la colonne ayant la valeur 2 du caractère X et la ligne ayant la valeur 4 du
caractère Y. L’intersection de cette ligne et de cette colonne est 3.
3 ménages ont donc deux enfants et occupent un appartement quatre pièces.
Ce tableau à double entrée ci-dessus est appelé tableau de contingence.
2. Taleau de séries marginales
Considérons le caractère X.
Pour trouver l’effectif de la valeur 0, on additionne tous les 𝑛𝑖𝑗 qui se trouvent dans la colonne de la
valeur 0 c’est-à-dire 6+3+1+0=10. 10 ménages n’ont donc pas d’enfants.
Combien de ménages ont-ils quatre enfants ? Il est question donc d’additionner tous les 𝑛𝑖𝑗 se
trouvant dans la colonne de la valeur 4 du caractère X.
On a donc 0+1+4+8=13 ménages.
On procède de la même manière pour trouver l’effectif des autres modalités du caractère X. Ainsi à
chaque valeur on a son effectif dans la dernière ligne.
𝑥𝑖 0 1 2 3 4 5
𝑛𝑖 10 19 30 23 13 5
Page 2 sur 12
𝑦𝑖 1 2 3 4
𝑛𝑖 11 30 38 21
𝑦𝑖 1 2 3 4
11 30 38 21
𝑓𝑖
100 100 100 100
3. Nuage de points
Définition
On considère deux caractères quantitatifs X et Y sur une même population de n individus.
On note 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ,…, 𝑥𝑝 les valeurs du caractère X,
𝑦1 , 𝑦2 , 𝑦3 ,…, 𝑦𝑝 les valeurs du caractère Y.
On appelle nuage de points associé à la série statistique double de caractère (X, Y) les points de couple
de coordonnées (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ) d’effectifs non nuls.
Exercice de fixation
Le tableau suivant donne le nombre d’exploitations agricoles d’une région selon leur superficie en
hectares.
Superficie X 2 2 3 4 5 6 7 7,6
Nombre d’exploitations Y 14 26 31 29 44 40 54 50
Représente le nuage de points associé à cette série.
Solution
Page 3 sur 12
Remarque
Dans la suite, les séries doubles considérées seront comme la série de l’exemple précédent ; c’est-à-dire
l’effectif 𝑛𝑖𝑗 du couple (𝑥𝑖 ,𝑦𝑗 ) vaut 1.
4. Point moyen
Définition
On appelle point moyen d’un nuage de 𝑛 points 𝑀𝑖 de coordonnées (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑖 ) le point G de coordonnées
(𝑥𝐺 ; 𝑦𝐺 ) telles que :
𝑥 +𝑥 +⋯+𝑥𝑛 𝑦 +𝑦 +⋯+𝑦𝑛
𝑥𝐺 = 𝑋 = 1 2𝑛 ; 𝑦𝐺 = 𝑌 = 1 2𝑛 .
Exercice de fixation
Détermine les coordonnées du point moyen du nuage de points de la série statistique suivante :
Superficie X 2 2 3 4 5 6 7 7,6
Nombre d’exploitations Y 14 26 31 29 44 40 54 50
Réponse
C’est le point de coordonnées (X ;Y).
2+2+3+4+5+6+7+7,6 36,6
On a : X = = 8 = 4,575
8
14+26+31+29+44+40+54+50 288
et Y = = = 36
8 8
Donc : G (4,575 ; 36)
Soit un nuage de points associé à une série statistique double représenté dans un repère orthogonal.
Faire un ajustement de ce nuage de points, c’est trouver une courbe qui passe le plus près « possible »
du maximum de points de ce nuage.
Lorsque cette courbe est une droite, on dit que l’ajustement est affine ou linéaire.
1. Covariance
Définition
On appelle covariance de la série statistique double de caractère (X ;Y),
le nombre réel noté COV(X ; Y) tel que :
Page 4 sur 12
1 ∑ 𝑛𝑖𝑗 𝑥𝑖 𝑦𝑗
COV(𝑋, 𝑌) = ∑ 𝑛𝑖𝑗 (𝑥𝑖 − 𝑥)(𝑦𝑗 − 𝑦 ) ou COV(𝑋, 𝑌) = − X Y.
𝑛 𝑛
Exercice de fixation
Calcule la covariance de la série statistique précédente
Superficie X 2 2 3 4 5 6 7 7,6
Nombre d’exploitations Y 14 26 31 29 44 40 54 50
Solution
∑ 𝑥𝑖 𝑦 𝑗
La covariance COV(X, Y)de cette série statistique est −XY
𝑛
2×14+2×26+3×31+4×29+5×44+6×40+7×54+7,6×50
COV(X, Y) = - 4,575×36
8
1503
COV(X, Y) = 8 − 164,7.
Donc :COV(X, Y) = 23,675.
Définition
Soit V(X) la variance de la série statistique de caractère X, V(Y) la variance de la série statistique de
caractère Y et COV (X ; Y) la covariance de la série statistique (X ; Y).
On appelle coefficient de corrélation linéaire de la série statistique double (X ; Y), le nombre réel noté
COV(X,Y)
𝑟 tel que : 𝑟 = .
√V(X)√V(Y)
Exercice de fixation
Calcule le coefficient de corrélation linéaire de la série statistique du B.1.3.
Superficie X 2 2 3 4 5 6 7 7,6
Nombre d’exploitations Y 14 26 31 29 44 40 54 50
Solution
COV(X,Y)
Le coefficient de corrélation linéaire 𝑟de cette série statistique est: 𝑟 =
√V(X)√V(Y)
On a:
∑ 𝑥𝑖 2 2 22 +22 +32 +42 +52 +62 +72 +(7,6)2
• V(X) = − (X) = − 4,5752
𝑛 8
200,76
V(X) = − 4,5752 ≈ 4,16
8
23,675
Donc :𝑟 = ≈0,92.
√4,16×157,25
Remarques
• Le coefficient de corrélation linéaire permet de voir la dépendance linéaire des deux caractères X et Y.
•Le coefficient de corrélation linéaire 𝑟 est un nombre réel de même signe que COV (X, Y) et
on a : −1 ≤ 𝑟 ≤ 1.
Page 5 sur 12
• Si │r│ est proche de 1, c’est-à-dire en pratique : 0,87≤ 𝑟 < 1 ou−1 < 𝑟 ≤ −0,87, alors on dit qu’il y a une
bonne corrélation linéaire ou une forte corrélation linéaire entre les deux caractères
X et Y.
Exemple
Interprète le coefficient de corrélation linéaire ci-dessus.
Solution
On a :𝑟 =0,92.
Comme 0,87≤ 𝑟 < 1, il y a une forte corrélation entre la superficie et le nombre d’exploitations
agricoles de cette région.
3. Droites de régressions
a) Propriété
Soit V(X) la variance de la série statistique de caractère X, V(Y) la variance de la série statistique de
caractère Y et COV (X, Y) la covariance de X et Y.
i. Droite de régression de Yen X.
En supposant qu’il y ait une forte corrélation entre les caractères X et Y alors, la droite (D) d’équation :
Cov(X,Y)
𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 où 𝑎 = V(X) et 𝑏 = 𝑦 − 𝑎𝑥 est appelée la droite de régression de Yen X par la méthode
des moindres carrés.
ii. Droite de régression de X en Y.
Cov(X,Y)
La droite (D’) d’équation : 𝑥 = 𝑎′ 𝑦 + 𝑏′ avec : 𝑎′ = V(Y) et 𝑏′ = 𝑥 − 𝑎′ 𝑦 est appelée la droite de
régression de X en Y par la méthode des moindres carrés.
Exercice de fixation
On considère la série statistique précédente.
On sait que : 0,87≤ 𝑟 < 1.
1. Détermine une équation de la droite d’ajustement linéaire de Y en X par la méthode des moindres
carrés. On donnera les arrondis d’ordre 2 de a et b.
2. Détermine une équation de la droite d’ajustement linéaire de X en Y par la méthode des moindres
carrés. On donnera les arrondis d’ordre 2 de a’ et b’.
Solution
Cov(X,Y)
1. C’est la droite (D) d’équation : 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 où 𝑎 = V(X) et 𝑏 = Y − 𝑎X
Cov(X,Y) 23,675
𝑎= V(X)
= 4,16
= 5,69 et 𝑏 = Y − 𝑎X = 36 –5,69 ×4,575=9,97
Donc (D) : 𝑦 = 5,69𝑥 + 9,97.
Cov(X,Y)
2. C’est la droite (D’) d’équation : 𝑥 = 𝑎′𝑦 + 𝑏′ avec 𝑎′ = V(Y) et 𝑏′ = X − 𝑎′Y
Cov(X,Y) 23,675
𝑎′ = = 157,25 = 0,15 et 𝑏′ = X − 𝑎′Y = 4,575 – 0,15×36= –0,825
V(Y)
Donc : (D’) : 𝑥 = 0,15𝑦 −0,825.
Remarques
- Les droites (D) et (D’) passent par le point moyen G du nuage de points.
- Si 𝑟 est le coefficient de corrélation linéaire on a :
•𝑎𝑎′ = 𝑟 2 et |𝑟| = √𝑎𝑎′
• Si 𝑎> 0 et 𝑎’> 0, alors 𝑟 = √𝑎𝑎′.
• Si 𝑎< 0 et 𝑎’< 0, alors 𝑟 = −√𝑎𝑎′.
1
• Si 𝑟 2 = 1, alors 𝑎 = 𝑎′ et les deux droites sont confondues.
Page 6 sur 12
b) Estimation
•La droite d’ajustement tracée du nuage de points permet graphiquement une estimation de 𝑦
connaissant 𝑥 (resp. 𝑥 connaissant 𝑦).
•L’équation de la droite d’ajustement permet de calculer une estimation de 𝑦 connaissant 𝑥 (resp.𝑥
connaissant 𝑦).
Exercice de fixation
On considère la série statistique précédente.
En considérant que la tendance se poursuit ainsi, détermine le nombre d’exploitations agricoles pour
une superficie de 9 ha.
Solution
Une superficie de 9 ha correspond à x = 9.
En utilisant l’équation de la droite par la méthode des moindres carrés, on a : y = 5,69 x + 9,97
𝑦 = 5,69 × 9 + 9,97 = 61,8
Donc pour une superficie de 9 ha, le nombre d’exploitations agricoles est estimé à 62.
C. SITUATION COMPLEXE
C. SITUATION COMPLEXE
Le tableau ci-dessous donne le nombre total d’adhérents au club littéraire d’un lycée au cours de
l’année civile 2020.
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Rang 𝑥𝑖 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Nombre 1100 1160 1220 1370 1620 1550 1600 1500 1790 1940 2060 1980
d’adhérents yi
Une Organisation Non Gouvernementale promet d’octroyer une aide financière considérable au club si
le nombre d’adhérents dépasse les 3000 élèves. L’élève de la Terminale A qui dirige le club désire
connaître la date à laquelle ce don pourra se faire. Il te sollicite pour l’aider.
Détermine la date (mois et année) probable de la réception de ce don.
Solution.
➢ Pour trouver la date, nous allons utiliser les statistiques à deux variables,
➢ Je détermine la droite de régression linéaire,
➢ J’estime la date.
Page 7 sur 12
- Les coordonnées du point moyen G
On a:
∑ 𝑥𝑖 78
𝑋̅ = = = 6,5
𝑛 12
∑ 𝑦𝑖 18890
𝑌̅ = = = 1574,167
𝑛 12
- La variance de X
∑ 𝑥𝑖 2 2
𝑉(𝑋) = −X
𝑛
12 + 22 + 32 + 42 + 52 + 62 + 72 + 82 + 92 + 102 + 112 + 122
𝑉(𝑋) = − 6,52
12
650
V(X) = − (6.5)2 = 11,917
12
- La variance de Y
∑ 𝑦𝑖 2 2
𝑉(𝑌) = −Y
𝑛2
1100 + 1160 + 12202 + 13702 + 1620 + 15502 + 16002 + 15002 + 17902 + 19402 + 20602 + 19802
2
𝑉(𝑌) =
12
− (1574,167)2
30889500
𝑉(𝑌) = − (1574,167)2 = 96123,256
12
- La covariance de X et Y
∑ 𝑥𝑖 𝑦𝑖
Cov(𝑋, 𝑌) = −XY
𝑛
1100 + 2320 + 3660 + 5480 + 8100 + 9300 + 11200 + 12000 + 16110 + 19400 + 22660 + 23760
Cov(𝑋, 𝑌) =
12
− 6,5 × 1574,167
135090
COV(X, Y) = − 6,5 × 1574,167 = 1025,4145
12
- Une équation de la droite (D): y = ax + b
1025,4145
𝑎= = 86,046
11,917
𝑏 = 1574,167 − 86,046 × 6,5 = 1014,868
D’où (D): 𝒚 = 86,046𝑥 + 1014,868
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D. EXERCICES
1. Exercices de fixation
Exercice 1
On considère la série statistique suivante :
𝑥𝑖 1 4 7 8 10
𝑦𝑖 2 7 8 10 13
Détermine les coordonnées du point moyen G.
Solution
1+4+7+8+10 30
On a : 𝑥𝐺 = 𝑥̅ = = 5 =6
5
2+7+8+10+13 40
𝑦𝐺 = 𝑦̅ = =5 =8 ; donc G (6 ; 8)
5
Exercice 2
Détermine la covariance de la série statistique de l’exercice 1
Solution
∑ 𝑛𝑖𝑗 𝑥𝑖 𝑦𝑗 1×2+4×7+7×8+8×10+10×13 296
On a : COV(X, Y)= -X𝑌̅= - 6× 8 = -48= 11,2
𝑛 5 5
Exercices de renforcement
Exercice 3
La tension artérielle est une donnée médicale correspondant à la pression du sang dans les artères. On
la mesure chez les patients car une tension anormale peut être le symptôme de pathologies
cardiovasculaires comme l'hypertension artérielle.
La tension artérielle d'une personne comporte deux mesures :
- la Tension Artérielle Systolique (notée TAS) ;
- la Tension Artérielle Diastolique (notée TAD).
Le tableau suivant regroupe les mesures de la tension artérielle pour un groupe de personnes saines :
Ages 26 39 40 50 53 56
TAS (en mm Hg) 128 126 118 136 142 145
TAD (en mm Hg) 80 83 92 91 87 93
Solution
Désignons par 𝐺1 le point moyen des trois points dont l’âge est le plus petit et par 𝐺2 celui des trois
autres points. On a :
26+39+40
𝑥𝐺1 = = 35
3
128+126+118
𝑦𝐺1 = = 124
3
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Donc 𝐺1 (35 ; 124)
50+53+56
𝑥𝐺2 = = 53
3
136+142+145
𝑦𝐺2 = = 141
3
Donc 𝐺2 (53 ; 141)
Exercice 4
On considère la série statistique suivante :
X 0 1 2 3 4 5 6 7 8
Y 160 110 100 72 36 29 20 10 3
Solution
0+1+2+3+4+5+6+7+8
1) On a : 𝑋̅ = =4
9
160+110+100+72+36+29+20+10+3
𝑌̅ = = 60
9
∑ 𝑛𝑖𝑗 𝑥𝑖 𝑦𝑗 1×110+2×100+3×72+4×36+5×29+6×20+7×10+8×3
𝐶𝑂𝑉(𝑋, 𝑌) = -𝑋𝑌 = - 4× 60 =- 125,67
𝑛 9
COV(X,Y) ∑ 𝑥𝑖 2 1²+2²+3²+4²+5²+6²+7²+8²
2) On a : : 𝑟 = ; or V(X) = − (x)2 = - 4² = 6,67 et
√V(X)√V(Y) 𝑛 9
∑ 𝑦𝑖 2 160²+110²+100²+72²+36²+29²+20²+10²+3²
• V(Y) = − (y)2 = - 60² = 2570
𝑛 9
−125,67
Donc 𝑟 = = − 0,96
√6,67×√2570
Comme - 1 < 𝑟 ≤ −0 ,87 alors il y a une forte corrélation linéaire entre les caractères X et Y.
Cov(X,Y)
3) C’est la droite (D) d’équation : 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 où 𝑎 = et 𝑏 = Y − 𝑎X
V(X)
−125,67
𝑎 = = − 18,84 et b = 60 + 18,84×4 = 135, 36 donc(D) : y = - 18,84 x + 135,36
6,67
Cov(X,Y)
4). C’est la droite (D’) d’équation : 𝑥 = 𝑎′𝑦 + 𝑏′ avec 𝑎′ = et 𝑏′ = X − 𝑎′Y
V(Y)
−125,67
a’ = = - 0,049 et b’ = 4+0,049×60 = 6,94 donc (D’) : x = - 0,049y + 6 ,94
2570
3. Exercice d’approfondissement
Exercice 5
Dans le cadre d’un recensement portant sur le nombre de travailleurs dans les champs d’hévéa, un
agent a visité huit (8) exploitations .Un exploitant voudrait estimer le nombre de travailleurs que
prendrait une exploitation de 16ha d’hévéa. Pour cela, l’agent recenseur a recueilli les informations
consignées dans le tableau ci-dessous.
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Nombre 𝑥 de
2 4 4 5 7 7 8 8
travailleurs
Superficie exploitée
3 5 6 7 10 11 8 12
𝑦(en ha)
1) Représente le nuage de points correspondant à la série statistique double (X, Y) dans le plan muni
d’un repère orthonormé.
On prendra sur l’axe des abscisses 1cm pour 1 travailleur et sur l’axe des ordonnées 1cm pour une
superficie de 1ha.
5) a) Justifie qu’une équation de la droite (D) d’ajustement de 𝑋 en 𝑌 par la méthode des moindres
carrés est : y =1,28𝑥 +0,54.
Solution
1) Représentation du nuage de points associé à la série
y
12
11
10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 x
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2) Justifions que le point moyena pour coordonnées (5,63 ;7,75).
Soit G(𝑋̅; 𝑌̅)le point moyen du nuage réprésentant cette série statistique.
On a :
2+4+4+5+7+7+8+8
𝑋̅ = = 5 , 625 ≈ 5,63
8
𝑋̅ = 5,63.
3 + 5 + 6 + 7 + 10 + 11 + 8 + 12
𝑌̅ = = 7,75
8
Donc : G(5,63;7,75).
COV(X, Y) 5,37
𝑟= =
√V(X)√V(Y) √4,18 × √8,44
𝑟 = 0.904 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑟 = 0,90.
5) a)Justifie qu’une équation de la droite (D) d’ajustement de X en Y par la méthode des moindres
carrés est : 𝑦 =1,28𝑥+0,54
Puisqu’il y a une forte corrélation entre le nombre de travailleurs et la superficie exploitée alors
Cov(X,Y)
(D) a pour équation : y =a x + b où 𝑎 = et 𝑏 = Y − 𝑎X
V(X)
5,37
𝑎 = 4,18 = 1,28 et 𝑏 = 7,75 − 1,28 × 5, 63 = 0 , 54.
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