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Interferences Diffraction

This document covers the principles of interference and diffraction in optics, focusing on wave interactions and their graphical representations. It explains the conditions for constructive and destructive interference, the Huygens principle, and the types of diffraction phenomena, including Fresnel and Fraunhofer diffraction. The document also details the mathematical relationships governing these optical phenomena.

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Interferences Diffraction

This document covers the principles of interference and diffraction in optics, focusing on wave interactions and their graphical representations. It explains the conditions for constructive and destructive interference, the Huygens principle, and the types of diffraction phenomena, including Fresnel and Fraunhofer diffraction. The document also details the mathematical relationships governing these optical phenomena.

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OPTIQUE PHYSIQUE

PHENOMENES D’INTERFERENCES ET DE DIFFRACTION


Première Année Pharmacie Pr : A. BOUTEFNOUCHET
1. Rappels : De ce fait,
1.1 Composition de deux mouvements les ondes en M sont constructives si
vibratoires en un point de l’espace cos(φ2-𝜑1)=1 et (φ2-𝜑1)=2n𝜋
Considérons deux mouvements sinusoïdaux et elles sont destructives si :
aboutissant au niveau d’un point M de l’espace cos(φ2-𝜑1)=- 1 et (φ2-𝜑1)=(2n+1)𝜋
avec les élongations suivantes : 1.2 Equation d’une onde progressive
y1= A1sin(ω1t+ φ1) Soit une source « S » de vibration d’ondes
y2= A2sin(ω2t+ φ2) sinusoïdales d’équation y= [Link](ωt) se
Les vibrations sont à égale pulsation propageant dans l’espace avec une célérité « v ».
2𝜋 Au niveau d’un point M distant de r par rapport à
ω= ω1= ω2= avec T période de vibration
T la source S on aura exactement la même
et le déphasage est φ= φ2- φ1 vibration de S mais avec un retard de temps
L’élongation résultante en ce point M est : r
∆t = d’où :
y= y1 + y2 v
D’après la construction de FRESNEL chaque 𝑦𝑀 = 𝐴𝑠𝑖𝑛 𝜔 𝑡 − ∆𝑡
élongation est représentée graphiquement par r
= 𝐴𝑠𝑖𝑛[𝜔 𝑡 − ]
un vecteur (de Fresnel) 𝑃 de sorte que : v
- Le module 𝑃 est égal à l’amplitude A de
𝜔. 𝑟
𝑦𝑀 = 𝐴𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡 −
l’élongation v
- A t = 0 𝑃 fait un angle φ avec l’axe des 2𝜋. 𝑟
= 𝐴𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡 −
abscisses T.v
- 𝑃 tourne autour de « O » avec une vitesse Comme la longueur d’onde  de l’onde est
angulaire ω donnée par :
2𝜋
Il vient : y1 et y2 sont représentées par des T.v et le nombre d’onde k=
𝜆
vecteurs 𝑃1 et 𝑃2 respectivement dont la
𝑦𝑀 = 𝐴𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡 − 𝑘. 𝑟
résultante 𝑃 = 𝑃1 + 𝑃2 représente Il en découle que M aura le même mouvement que la
l’élongation globale au niveau du point M 2𝜋
source S avec un déphasage de −k.r=- . 𝑟
y= y1 + y2 𝜆
2. Interférences lumineuses
En déterminant graphiquement 𝑃 on peut
(Expérience des fentes de YOUNG)
caractériser l’élongation global y en M
S1 et S2 sont deux fentes très fines découpées
dans une plaque (Q). Cette plaque est éclairée
y w par une source lumineuse « S » mono-
chromatique placée à égale distance de S1 et S2.
P Dans ce cas, ces deux fentes se comportent
comme deux sources secondaires émettant en
P2 phase exactement la même lumière que S
A
Au niveau de la plaque Q les deux sources S1 et
A2 j S2 sont distantes de « a ». On place un écran « E »
j2 à la sortie des fentes pour observer les figures
P1
A1 j1 d’interférences. Soit D la distance entre la plaque
x et l’écran « E » (figure)
O
En arrivant au niveau d’un point M de l’écran les
ondes lumineuses provenant des sources S1 et S2
On démontre alors que l’amplitude résultante en vont donner des raies (franges) éclairées sil elles
M est donnée par : sont constructive en M ou des raies obscures si
A= [A12+ A22+[Link](φ2-𝜑1)]1/2 elles sont destructives.
2𝜋
Le déphasage entre S1 et M est φ1 est :− . r1
𝜆
2𝜋
Le déphasage entre S1 et M est φ2 est :− . r2
𝜆 Ondes Ondes
planes sphériques
La superposition des ondes en M se fait alors
avec une différence de Phase :
2𝜋 2𝜋 2𝜋
φ= φ2- φ1=- . r2 + . r1 = . (r1 − r2 )
𝜆 𝜆 𝜆
La distance δ = (r1 − r2 ) est appelée différence 3.2 Principe et construction d’HUYGENS.
de marche entre les ondes provenant de S1 et S2
(Q) (E) Enoncé du principe : Tout point d’un milieu
isotrope atteint par une surface d’onde devient
D>> a une source secondaire (émetteur) d’ondes
S1 d sphériques.

S a/2
r1
a O
q
q x
a/2
r2 M (2)

S2 : Source secondanire
D (1)

Ce raisonnement est vérifié quel que soit la


forme du front d’onde initial.
D’après la figure ci-dessus δ = (r1 − r2 ) = a sinq
𝑥
Comme D >>a on peut écrire que sinq=tanq 𝐷 3.3. Les différents types du phénomène de
𝑥 diffraction.
D’où : δ = (r1 − r2 ) = 𝑎 𝐷
D’après le principe d’HUYGEN’S si on place une
Franges brillantes : source de lumière S devant une pupille
Les franges brillantes sont observées pour les (diaphragme), le front d’onde qui s’appui sur
point M pour lesquels la différence de phases cette pupille se décompose en une infinité
d’ondes sphériques secondaires qui vont
2𝜋 2𝜋 𝑥 s’interférer à la sortie de la pupille. Un écran E
𝜑= . (r1 − r2 ) = .a. = 2𝑛𝜋
𝜆 𝜆 𝐷 placé derrière la pupille permet de voir les
𝜆.𝐷 figures de diffraction.
Il vient : 𝑂𝑀 = x= n.
𝑎
Franges obscures : On distingue habituellement deux types du
Les franges obscures sont observées pour les phénomène de diffraction :
point M pour lesquels la différence de phases
1) Diffractions de FRESNEL.
2𝜋 2𝜋 𝑥
𝜑= . (r1 − r2 ) = .a. = (2𝑛 + 1)𝜋 Ils sont observables à courte distance. La source
𝜆 𝜆 𝐷 S, la pupille et l’écran E sont dans un même
𝜆.𝐷
Il vient : 𝑂𝑀 = x= (2n+1). voisinage.
2𝑎
L’interfrange : Correspond à la distance 2) Diffractions à l’infini dite de FRAUNHOFER
séparant deux franges successives de même La source S et l’écran E sont rejetés à l’infini.
nature et sa valeur est : i = λD/a Conséquence : les rayons incidents sont
3. Phénomènes de diffraction parallèles et à la sortie de la pupille l’observation
se fait à l’infini selon une direction donnée (les
3.1 Introduction :
rayons sortants sont parallèles à cette direction).
En optique géométrique on suppose que la
lumière se propage en lignes droites dans un C’est ce type de diffraction qui sera étudié dans
milieu homogène et isotrope. En réalité lorsque ce cours.
l’onde lumineuse (Ondes E.M en générale)
rencontre un obstacle de dimension comparable 3.4 Diffraction à l’infini (FRAUNHOFFER) par
à sa longueur d’onde, une modification sensible une fonte rectangulaire étroite et très longue.
intervient dans la propagation de cette onde.
C’est le phénomène de diffraction. La fonte est de largeur a << l = sa longueur.
La source « S » se trouve au foyer objet de L1,
L’écran « E » se trouve au foyer image de L2 :
On obtient ainsi une diffraction à l’infini dite de
FRAUNHOFER.
Les rayons // selon q= 0 convergent en P0
Les rayons // selon q1convergent en P1
Les points au niveau de la fonte de largeur « a » III.3.5 Diffraction de Fraunhofer d’un Réseau de
se comportent comme des sources qui émettent Diffraction
de la lumière dans toutes les directions. Pour
une direction donnéeqces rayons convergent On considère N fontes parallèles et identiques de
en un point P de l'écran E. Ce point P peut être largeur « a » et équidistantes de « b » et très
clair ou obscur selon que les ondes arrivant en P longues (l >>a et b). Ces fontes sont éclairées
sont constructives ou destructives. par une source lumineuse monochromatique de
On démontre alors que la condition générale rayons parallèles et perpendiculaires au plan des
pour avoir des ondes destructives En P est : fontes : Chaque point de ces fontes devient un
émetteur secondaire d’ondes sphériques
sinq m.  avec m= entier relatif d’où : synchrones.
a
Pour une observation à l’infini dans une
  
sinq  0  .  2  3  ... direction donnée q, il faut tenir compte de la
a a a superposition de 2 phénomènes.
On démontre aussi que l’onde diffractée selon la
direction q a une amplitude : - Interférences de N sources synchrones
d’intensité i séparées consécutivement de b
𝛼 - La diffraction par chaque fonte d’épaisseur
A=[Link]
2 a qui dépend aussi de q
On démontre alors que le rapport des intensités
A0
R= avec A0 amplitude pour Ө = 0 en tenant compte seulement des interférences
𝛼 des N fontes est :
𝜑
Et une différence de phase par rapport à l’onde i 1 sinN 2 2𝜋[Link]θ
incidente plane :
= 2 . ( sin𝜑 )2 et 𝜑=
i0 N 2
𝜆

2𝜋𝑎 En tenant compte de la superposition des deux


α= .sin𝜃
𝜆
Le rapport des amplitudes de l’onde diffractée
observée en P et en P0 (pour q= 0) est :
A sin 𝛼 2
= 𝛼
A0 2
Le rapport des Intensités correspondantes
étant :
I A 2 sinu 2
= (A ) = ( )
I0 0 u
phénomènes cités on aura en définitif :
𝛼 𝜋𝑎
Avec : u= 2
= 𝜆
.sin𝜃
𝜑
sinu sinu I sinN 2 sinu
1
limu→0 = 1 et limu→nπ =0 )2 ( )2
u u = .(
Il vient : I0 N 2 sin 𝜑 u
2
L’intensité est maximale pour
𝛼 𝜋𝑎 𝛼 𝜋𝑎
u= 2
= 𝜆
.sin 𝜃= 0 d’où Ө = 0 Avec : u= = .sin𝜃
2 𝜆
L’intensité s’annule pour :
𝛼 𝜋𝑎 𝜆
u= = .sin 𝜃=n ⇒ 𝑠𝑖𝑛𝜃 = 𝑛 𝑎 
2 𝜆

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