Indicateurs clés de la macroéconomie
Indicateurs clés de la macroéconomie
Section : A
les économistes et les institutions (OCDE, FMI, banques centrales, etc.) considèrent le produit
intérieur brut (PIB) comme le meilleur indicateur de performance.
• Le produit intérieur brut (PIB) mesure la production globale d’une économie, c’est-à-dire
l’ensemble des richesses créées.
• Il est calculé pour une zone géographique donnée et pour une période de temps.
Le produit intérieur brut (PIB)
• Selon la comptabilité nationale, le PIB peut se calculer selon trois approches (optiques): l’approche (l’optique)
de la production, l’approche (l’optique) de la demande et l’approche (l’optique) des revenus.
• Ces optiques ou approches permettent d’analyser la production globale sous différents angles.
L’optique de la Production
PIB aux prix du marché = ∑ valeurs ajoutées + impôts sur les produits - subventions sur les produits.
VA = P − CI
La valeur ajoutée d’une industrie correspond à la richesse qu’elle crée durant le processus de
production. Cette valeur ajoutée se mesure donc comme la différence entre la valeur de la
production de l’industrie et la valeur de ses consommations intermédiaires.
Les valeurs ajoutées sont évaluées aux prix de base, c'est-à -dire sans les impôts sur les produits
dont, notamment, la TVA. Les valeurs ajoutées étant calculées hors taxes, il faut ajouter les
impôts sur les produits pour avoir le PIB « aux prix du marché ».
On soustrait le montant des subventions car ces subventions permettent aux entreprises de
diminuer leurs prix.
L’optique de la Demande
PIB aux prix du marché = Dépenses de consommation finale + FBC + exportations - importations
La demande provient soit des unités résidentes pour la consommation ou pour l'investissement,
soit des unités non résidentes (cette demande correspond donc à l'exportation qu'il faut ajouter à
la demande intérieure).
Cependant, une partie de la demande intérieure peut être satisfaite par des unités non résidentes
(il s'agit donc des importations qu'il faut enlever de la richesse créée par les unités résidentes).
L’optique du Revenu
PIB aux prix du marché = Rémunération des salariés + EBE (et revenus mixtes) + Impôts (sur la production
et les importations) - subventions.
les revenus primaires proviennent du partage de la valeur ajoutée calculée au prix de base; pour
obtenir la somme des valeurs ajoutées au prix du marché, il faut rajouter à la somme des
revenus primaires le supplément payé du fait de ces impôts (nets des subventions) sur la
production et les importations.
Récapitulatif
Les trois optiques du PIB
Exercice 1
Déflateur du PIB
C’est le rapport entre les prix courants et les prix de l’année de base.
(Il reflète ce qui se passe au niveau général des prix dans un pays)
Déflateur du PIB =
Visualisation des graphiques du PIB réel et nominal pour le Maroc
( [Link] )
La croissance économique
La croissance économique mesure l’augmentation de la richesse produite pendant une période
donnée.
Le taux de croissance correspond au taux de variation entre le produit intérieur brut (PIB) au
début de la période et le PIB à la fin de la période considérée. La croissance est donc exprimée
en pourcentage.
Taux de croissance = =
tout accroissement du PIB réel correspond uniquement à une augmentation des quantités produites
(il s’agit alors d’une progression en volume).
La croissance économique
• Les périodes où le taux de croissance est positif sont appelées des périodes d’expansion
• les périodes où le taux de croissance est négatif sont appelées des périodes de récession
la récession économique correspond à une situation où le taux de croissance du PIB est négatif pendant au moins deux trimestres
consécutifs.
Taux de variation du déflateur du PIB = Taux de croissance du PIB nominal – Taux de croissance du PIB réel
Taux de croissance du PIB nominal = Taux de croissance du PIB réel + Taux de variation du déflateur du PIB
Visualisation et Analyse du graphique de la croissance du PIB réel et nominal pour le Maroc
( [Link] )
Critiques du PIB comme mesure de l’activité
Le PIB réel, indicateur phare de la performance économique d'un pays, permet de mesurer la quantité physique de biens et de
services produits sur une période donnée, corrigée de l'inflation. Si son taux de croissance renseigne sur l'évolution de la
production globale, il ne livre qu'une vision partielle de la richesse et du bien-être d'une nation.
Plus la population d'un pays est nombreuse, plus son PIB est susceptible d'être élevé, tout simplement parce qu'il y a plus
de personnes pour travailler et produire. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement un niveau de vie plus élevé pour tous.
Prenons l'exemple de deux pays avec un PIB réel de 1 000 milliards d'euros. Si l'un a une population deux fois plus grande
que l'autre, le niveau de vie par habitant sera nécessairement plus bas dans le pays le plus peuplé.
Indicateurs économiques du Maroc, Algérie et Tunisie en 2022
Pays PIB (Millions) Population (Millions) PIB/Habitant
Maroc 125 542,48 37 3 300,8 $
Algérie 179 602,02 45 3 999,8 $
Tunisie 48 116,78 12 3 894,2 $
• Le RNB est la valeur totale de la production finale de biens et de services des acteurs économiques d'un pays
donné au cours d'une année donnée.
• À la différence du PIB, le RNB inclut les revenus des facteurs en provenance du reste du monde et exclut les
revenus des facteurs versés au reste du monde.
RNB = PIB + ( revenus des facteurs en provenance de l’extérieur ) – ( revenus des facteurs versés à l’extérieur)
Exercice
RNB = PIB
+ salaires reçus du RDM – salaires versés au RDM
+ revenus de la propriété reçus du RDM – revenus de la propriété versée au RDM
+ subventions reçus du RDM – impôts sur la production versée au RDM
Revenu National Brut Disponible RNBD
• C'est le revenu dont disposent les secteurs résidents pour la consommation et l’épargne, il
s’obtient en déduisant du RNB les transferts courants versés au RDM et en ajoutant les
transferts de même nature reçus du RDM
• RNBD = RNB + les transferts courants reçus du RDM - les transferts courants versés au RDM
C’est le solde final du compte de Revenu et dépense consolidé. Il mesure la fraction du RNDB
qui n’est pas utilisée par les résidents dans la consommation finale aussi bien sur le territoire
économique national que dans le reste du monde.
Ainsi, cet agrégat renseigne sur l’aptitude d’une économie à renouveler ses équipements et
financer ses investissements par ses propres moyens de financement.
Il s’agit d’un agrégat qui mesure la partie du PIB consommée, à titre final, par les nationaux aussi
bien que sur le territoire national que dans le reste du monde.
Il s’agit d’un agrégat qui mesure la partie du PIB consommée, à titre final.
• DF = CFN + FBCF + VS + X
La balance des paiements
La balance des paiements est un document comptable qui enregistre de façon systématique
toutes les transactions économiques et financières d'un pays avec le reste du monde sur une
période donnée. Elle suit une logique de crédits (entrées de fonds) et de débits (sorties de fonds)
pour les différentes opérations internationales.
[Link] compte des transactions courantes : Inclut les échanges de biens et services, ainsi que les revenus primaires
(salaires, revenus d’investissements) et secondaires (transferts courants, tels que les envois de fonds des migrants).
Ce compte donne une vue d’ensemble de la balance commerciale et des transferts.
2. Le compte de capital : Regroupe les transferts en capital (ex. annulations de dettes) et les acquisitions d'actifs
non financiers non produits (comme les brevets). Il est souvent moins significatif mais permet de mesurer des
flux de capitaux liés aux investissements non financiers.
3. Le compte financier : Se compose des investissements directs, des investissements de portefeuille, des
instruments financiers dérivés, et des autres investissements (prêts, dépôts, crédits commerciaux). Ce compte
reflète les mouvements de capitaux entre résidents et non-résidents.
4. Les avoirs de réserve : Représentent les réserves détenues par la banque centrale pour stabiliser la monnaie,
notamment sous forme de devises étrangères et d'or monétaire.
5. Erreurs et omissions nettes : Ce poste d’ajustement compense les incohérences statistiques éventuelles entre les
données de différentes sources, assurant ainsi l’équilibre comptable de la balance.
Voir la structure de la balance des paiements du Maroc en 2023
[Link]
TAF pour la séance du 12 novembre (Décortiquer la balance des paiements)
Récapitulatif
Exercices
Partie II : l’équilibre macroéconomique keynésien
L,K, Terre
Marché des facteurs
RDM L,K, Terre
Salaires, π, Rente
Salaires, π, Rente
C Ménages
X-M Transferts
Marché des biens et
services Dépenses de C
C
Dépenses de C S
SNF
I Revenus
Marché financier Financiers
I
T T
G
G Etat
Flux réels
Flux Monétaires
LES ÉQUILIBRES COMPTABLES VS ÉCONOMIQUES
Sur le marché des biens et services ➔ Approche par la Production : 2) Y = ∑VA +TN
Y = C +I + G+ X- M = C+S+ TN
I + G + X = S + TN + M
la partie du revenu qui n’est ni consommée ni investie
Le principe de la demande effective peut être succinctement résumé ainsi : c'est la demande qui influence l'offre. La
demande totale, englobant la consommation finale et l'investissement privé, détermine le niveau de l'offre, c'est-à-
dire la production des entreprises. Ce même niveau d'offre, via la fonction de production des entreprises, définit la
quantité d'emploi nécessaire pour soutenir cette production.
L’équilibre sur le marché des biens et services est donc assuré lorsque:
Y=D
Y=D
D=C+I
En conséquence, la production, représentée par Y, génère divers revenus tels que les salaires, les dividendes, les
intérêts, etc. Ces revenus sont ensuite répartis entre la consommation (C) et l'épargne (S).
Y=C+S
C+S=C+I
S=I
Cette équation permet d’exprimer d’une autre manière l’égalité entre offre et demande globales
LA DEMANDE AGRÉGÉE (AD)
AD
Y = C+I+G+(X-M)
La demande agrégée (AD) indique la quantité de biens et services produits dans l’économie
domestique demandée par les consommateurs, les investisseurs, le gouvernement et le reste du
monde pour chaque niveau général des prix dans l’économie.
A- La fonction de consommation
Il s'agit de la consommation finale des ménages et des institutions à but non lucratif. Cette composante représente la
part du revenu disponible (Revenu - Impôts) que les agents économiques consacrent à l'achat de biens et services. Il
est à noter que l'épargne est envisagée comme une forme de consommation différée dans le temps.
Motivé par la crise des années 30 et son impact dévastateur sur l'emploi, John Maynard Keynes s'est penché sur le
rôle crucial de la consommation globale dans la détermination du niveau de production.
• Relation entre la consommation et le revenu disponible: La fonction de consommation keynésienne établit une
relation directe entre la consommation des ménages (C) et leur revenu disponible (Yd).
Formellement, cela se traduit par : C = f(Yd).
• Loi psychologique fondamentale: Keynes postule une loi psychologique fondamentale selon laquelle les individus
ont tendance à augmenter leur consommation à mesure que leur revenu disponible s'accroît. Cependant, cette
augmentation de la consommation n'est pas proportionnelle à l'augmentation du revenu. En d'autres termes, la
propension marginale à consommer (Pmc) est toujours inférieure à 1.
Trois implications sont à retenir :
Une fonction simple satisfait ces 3 postulats : 𝐶 = 𝐶0 + 𝑐 𝑌𝑑. On peut remarquer que cette fonction vérifie le
troisième postulat
Selon Keynes, l'épargne est considérée comme le reste du revenu après que les ménages ont déterminé leur niveau de
consommation. Elle est définie comme la différence entre le revenu et la consommation : S = Y - C. Contrairement à
la perspective néoclassique, chez Keynes, la fonction d'épargne est envisagée comme un so 𝐿_ 𝑑e : S = Yd - C.
• Selon la fonction de consommation keynésienne, la propension moyenne à consommer (PMC) diminue à mesure
que le revenu augmente. Cela implique que lorsque les individus gagnent plus d'argent, ils consacrent une
proportion plus petite de celui-ci à la consommation et une proportion plus grande à l'épargne.
• Cette relation entre la PMC et le revenu a d'importantes implications pour les politiques économiques. Pour
stimuler la demande et la production, il est plus efficace de distribuer un revenu supplémentaire aux ménages à
faible revenu plutôt qu'aux ménages à revenu élevé. En ciblant les ménages à faible revenu avec des politiques de
relance économique, on peut obtenir un effet multiplicateur plus important sur la demande et la production.
Chaque euro supplémentaire accordé aux ménages à faible revenu est susceptible d'être dépensé plus rapidement
et de stimuler davantage l'activité économique que le même euro donné aux ménages à revenu élevé.
• En revanche, si l'augmentation du revenu bénéficie principalement aux groupes sociaux aisés, elle tend à accroître
l'épargne, risquant ainsi de laisser cette somme non dépensée, ce qui constitue une fuite du circuit économique.
• Par ailleurs, une comparaison entre les pays révèle que la propension moyenne à épargner est significativement
plus élevée dans les pays à revenu élevé que dans ceux à revenu faible.
B- La fonction d’investissement
L’Etat agit économiquement par le biais du budget. Ce dernier est constitué de recettes et de
dépenses correspondant aux ressources et aux emplois publics.
G est une variable exogène (fixée par des décisions politiques) qui fait déplacer la courbe AD
Le so𝐿_𝑑e commercial
Consommation : Une baisse des prix encourage la consommation des ménages, car elle leur
permet d'acquérir davantage de biens et services avec le même revenu.
Exportations : Une baisse des prix rend les produits nationaux plus compétitifs sur les marchés
internationaux, ce qui stimule les exportations.
Importations : À l'inverse, les importations deviennent moins attrayantes lorsque les prix
nationaux baissent, car les consommateurs ont tendance à privilégier l'achat de produits
nationaux moins chers.
Le diagramme à 45 degrés
Samuelson (1948) est le premier à introduire une représentation graphique des idées de Keynes
concernant l'équilibre de sous-emploi, fournissant ainsi une détermination graphique du revenu
d'équilibre. Cette représentation graphique est connue sous le nom de diagramme à 45 degrés. Il
offre la possibilité de représenter simultanément l'offre globale et la demande globale sur un
même graphique.
La droite à 45 degrés (la bissectrice des axes) représente l'ensemble des points où l'offre et la demande globales sont
égales. Par conséquent, le long de cette droite, nous avons l'égalité suivante : Y = D.
En substituant l'expression de D, cela se résume à : Y = C + I.
Cette équation exprime la condition d'équilibre entre l'offre (les quantités produites) et la demande globale (les
quantités désirées).
La courbe de demande globale est obtenue en additionnant verticalement la droite associée à la fonction de
consommation et celle associée à la fonction d'investissement.
Enfin, nous pouvons faire apparaître sur la même figure la fonction d’épargne S puisque, par définition:
S=Y−C
S=Y − cY- = (1-c)Y –
La condition d'équilibre entre l'offre et la
demande globales (Y = D) est réalisée au point
E. À ce point, les quantités offertes et les
quantités désirées sont égales. Il représente le
point où l'équilibre est atteint sur le marché des
biens et services. Par conséquent, l'abscisse du
point E correspond au revenu d'équilibre,
désigné par Y*.
De plus, on peut également mettre en évidence l'égalité entre l'épargne et l'investissement. Cet équilibre macroéconomique est
réalisé au point E'. L'abscisse du point E' correspond au revenu qui équilibre l'épargne et l'investissement. Il est remarquable que
les points E et E' partagent la même abscisse : Y*. Cette concordance n'est pas surprenante.
Au point E', l'équilibre entre l'épargne et l'investissement est atteint. Or, nous savons que l'équilibre sur le marché des biens et
services est établi lorsque l'offre (Y) est égale à la demande (D), cette dernière étant composée de la consommation (C) et de
l'investissement (I). Ainsi, Y = C + I. Cette relation est cohérente avec ce que nous observons.
En outre, il est bien établi que la production (Y) engendre des
revenus (salaires, etc.), donc elle est équivalente au revenu
national. Ce dernier est distribué entre la consommation (C) et
l'épargne (S). Ainsi : Y = C + S. Nous avons déjà établi que S = I.
On peut, à présent, déterminer analytiquement le revenu d’équilibre. Pour cela, repartons de l’équation (13) qui
assure l’équilibre entre offre et demande globales: Y = C + I (16)
En remplaçant les fonctions de consommation (C) et d’investissement (I) par leurs expressions respectives, on
obtient: Y = cY + + (17)
Dès lors, le revenu d’équilibre, noté Y* , s’écrit: Y =
Conformément à l’approche graphique, on peut également déterminer le revenu d’équilibre à partir de l’égalité entre
l’épargne et l’investissement (équation (11)).
S=I
(1 − c)Y − =
D’où: Y* =
5/LE MULTIPLICATEUR KEYNÉSIEN
𝐶 = + 𝑐 𝑌d
Consommation
Propension marginale
incompressible
à consommer
Yd= C + S
Pmc Pms
• Le but du multiplicateur est d'évaluer l'impact de l'augmentation des dépenses d'investissement sur le revenu.
• Il vise à déterminer dans quelle mesure le revenu pourrait augmenter suite à la réalisation d'un investissement
supplémentaire.
• Selon Keynes, plus la propension moyenne à consommer (PMC) est élevée, plus l'effet multiplicateur est
prononcé. Cela signifie que l'augmentation du revenu est proportionnellement plus importante que celle de
l'investissement qui l'a générée.
Le multiplicateur keynésien élémentaire
• Le multiplicateur étudié ici est connu sous le nom de multiplicateur d'investissement, car il
est basé sur le lien entre le revenu et l'investissement, tel que décrit par la relation d'équilibre
Y* =
Les équations des fonctions de consommation et d'épargne demeurent inchangées ; seule l'équation de la fonction
d'investissement est modifiée, car elle s'exprime désormais comme suit :
Une hausse de l’investissement d’un montant de engendre une augmentation du revenu de :
=
Cette augmentation du revenu induit à son tour une augmentation de la consommation de ∆C
𝐶 = 𝐶0 + 𝑐 𝑌
=
=
Ce supplément de consommation entraîne une augmentation de la production pour répondre à la
demande accrue, ce qui génère à nouveau des revenus distribués supplémentaires.
Ce supplément de revenu provoque à nouveau un supplément de consommation égal à :
( = ==
Ces nouveaux revenus à leur tour suscitent une nouvelle augmentation de la consommation,
engendrant ainsi un nouveau cycle de production et de revenu. Comme l'explique Mankiw (2010),
ce processus forme une boucle "consommation-revenu-consommation".
Comme 0 < c < 1, le supplément de revenu a tendance à décroître au fil du temps.
<
Cependant, à chaque étape de ce processus, le supplément de revenu résultant décroît
progressivement, jusqu'à ce qu'il atteigne finalement zéro. Lorsque ce supplément de revenu
devient nul, l'effet multiplicateur cesse d'opérer.
Au final, on peut écrire le supplément de revenu comme la somme successive de ses variations:
== + + +
c== c++ +
- c= -
Lorsque n → ∞ , → 0. Alors - c=
Y=
Y=
Avec =
Le coefficient k, également appelé multiplicateur d'investissement ou multiplicateur keynésien élémentaire,
joue un rôle crucial dans l'analyse économique. En effet, lorsque l'investissement autonome augmente, cela
entraîne une augmentation du revenu d'équilibre qui est plus que proportionnelle, surtout lorsque 0 < c < 1.
L'ampleur de cet effet multiplicateur dépend largement de la propension marginale à consommer (c). Plus
cette propension est élevée, plus l'effet multiplicateur est important. Il est également remarquable que ce
multiplicateur fonctionne aussi bien en période de récession qu'en période d'expansion économique.
Exemple numérique
Soit une entreprise privée qui décide de réaliser un investissement initial (et unique) de 100 millions d’unités de
compte.
Calculez l’effet multiplicateur
L’équilibre macroéconomique avec l’État
Impôts
Dans une perspective à court terme, le montant des impôts est conditionné par l'évolution conjoncturelle de
l'économie, notamment par le produit intérieur brut (PIB), influençant à la fois les impôts directs et indirects. Par
exemple, en période de croissance économique, la consommation s'intensifie et les revenus distribués augmentent,
entraînant ainsi une augmentation des recettes fiscales provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la
consommation et de l'impôt sur le revenu (IR) pour les revenus distribués. Par conséquent, nous pouvons formuler
la fonction d'imposition comme suit :
T=tY+
• Où T est le montant total des impôts, t est le taux d’imposition marginal, avec 0 < t < 1, Y le PIB et le montant
d’impôt forfaitaire (autonome).
• Cette fonction d’imposition est qualifiée d’endogène.
• Une fonction d’imposition exogène s’écrirait : T = T0 .
• Des impôts totalement exogènes signifient qu’ils ne sont plus fonction du revenu. Un montant « forfaitaire»
(exogène) est décidé par l’État.
Dépenses publics
Outre les intérêts payés sur la dette, les dépenses publiques se répartissent en deux catégories :
• Les achats publics, englobant les consommations intermédiaires, la formation brute de capital
fixe (FBCF), etc.
• Les transferts vers les ménages (comme les salaires des fonctionnaires ou les allocations
chômage) ou les entreprises (par exemple, les subventions).
Les achats publics sont considérés comme exogènes, ce qui signifie que c'est l'État qui décide du
montant des biens et services qu'il souhaite acquérir. Si nous notons G les dépenses publiques,
alors : Cette équation indique que le montant des dépenses publiques, G, est déterminé de
manière exogène par les autorités publiques à un niveau .
Supposons que les impôts prélevés par l’État soient exogènes, i.e. . Ainsi, le revenu disponible des
ménages pour consommer est égal à . Dès lors, la fonction de consommation s’écrit:
𝐶 = + 𝑐 ()
Les dépenses publiques sont exogènes
Supposons que nous sommes dans une économie fermée (absence d’importations et
d’exportations). L’équilibre sur le marché des biens et services s’écrit alors:
Y=C+I+G
Y = + 𝑐 () ++
on peut définir le revenu d’équilibre, i.e. le revenu qui équilibre le marché des biens et services,
c’est-à-dire celui qui assure l’égalité entre l’épargne et l’investissement, comme :
Y* =
Y* =
multiplicateur fiscal
multiplicateur de budget équilibré
multiplicateur de dépenses publiques Y=
Si l'État opère selon un principe de budget
Y= Y= équilibré, alors il financera l'augmentation
Y= des dépenses publiques par une
augmentation strictement proportionnelle de
ses recettes fiscales. Donc =.
Y=
Y=
Les multiplicateurs keynésiens avec imposition endogène
En réalité, les impôts sont fonction du revenu. Afin d’en tenir compte, on peut écrire la fonction
d’imposition comme :
T=tY+
La fonction de consommation s’écrit désormais comme:
𝐶 = + 𝑐 ()
multiplicateur fiscal
Y= Y=
Y= Y= Y=
Y=
Une fonction d'imposition endogène réduit l'efficacité du multiplicateur, quelle que soit sa valeur. Cela s'explique
par le fait qu'un supplément de revenu ∆Y entraîne un supplément d'impôts (égal à t puisque ∆T = t ∆Y ).
Cependant, ce supplément d'impôts "sort" du circuit économique car il ne contribue pas à alimenter la demande.
Ainsi, l'impôt agit comme une fuite qui diminue l'effet multiplicateur.
L’ouverture de l’économie
Soit Y+ m Y = + 𝑐 () ++ +
Y* =
Y* =
Y= Y=
Y= Y=
À l'équilibre en , les marchés des biens et services, de la monnaie et du travail sont tous
équilibrés. Ainsi, l'équilibre macroéconomique à court terme permet de définir une production
agrégée d'équilibre (Y*) ainsi qu'un niveau de prix d'équilibre (P*).
L’équilibre de long terme
Les fluctuations de l’offre et de la demande agrégées suscitent les fluctuations économiques. On appelle politique de
stabilisation les mesures économiques visant à maintenir la production et l’emploi à leurs taux naturels (d’équilibre).
Nouvel équilibre:
•Le nouvel équilibre s'établit au point E2, avec une production
plus élevée (Y2) et un niveau des prix plus élevé (P2).
L’analyse des politiques économiques
Une politique de demande expansionniste•Le modèle OG-DG (Offre Globale - Demande Globale) représente
l'équilibre macroéconomique à court terme.
•L'équilibre initial est situé au point E1, avec une production Y1 et un
niveau des prix P1.
Ajustement à long terme:
•Les prix et les salaires nominaux sont flexibles.
•L'augmentation des prix diminue le salaire réel, ce qui stimule la
demande de travail des entreprises et réduit l'offre de travail des ménages.
•Un excès de demande de travail se crée, entraînant un faible niveau de
chômage.
•Les salaires nominaux augmentent, ce qui réduit l'offre globale
(déplacement de OGCT vers OG'CT).
•L'ajustement se poursuit jusqu'à ce que l'économie atteigne le produit
potentiel (Yp).
Effets de la hausse des salaires nominaux:
•La hausse des salaires nominaux compense la hausse des prix, ramenant
le salaire réel à son niveau initial.
•L'économie retourne à l'équilibre macroéconomique de long terme (point
E3).
•La demande globale diminue (passage de E2 à E3).
Une politique d’offre expansionniste
Politique: Baisse des cotisations sociales pour les
entreprises.
Effets à court terme:
•Augmentation de l'offre globale: Les entreprises
produisent plus pour un niveau de prix donné
(déplacement de OGCT à OG'CT).
•Excès d'offre: Les prix diminuent (de P1* à P2*).
•Augmentation de la demande globale: Effet
d'encaisses réelles positif (déplacement le long de DG).
•Diminution de l'offre globale: Augmentation du salaire
réel (déplacement le long de OG'CT).
•Nouvel équilibre: E2 (production Y2*, prix P2*).
Effets à long terme:
•Déplacement de l'offre globale vers la droite: OGLT à
OG'LT.
•Baisse des salaires nominaux.
•Nouvelle diminution des prix: P2* à P3*.
•Augmentation de la demande globale.
•Nouvel équilibre de long terme: E3 (production
accrue, prix plus bas).
AD-AS et IS-LM
Les modèles AD-AS et IS-LM sont intimement liés. En particulier, il peut facilement être montré que la fonction de
demande agrégée capture tous les couples (Y, P) garantissant l'équilibre simultané du marché des B&S (courbe IS) et
du marché de la monnaie (courbe LM)
La principale différence entre ces deux modèles est que le modèle IS-LM considère le niveau général des prix
comme étant exogène et il n'est donc pas équipé pour analyser les effets de long terme des politiques
macroéconomiques. En revanche, le modèle AD-AS permet de montrer comment le niveau général des prix et le PIB
réel sont simultanément déterminés.
LE MODÈLE IS – LM
1. Présentation du modèle
2. L’équilibre sur le marché des biens et services et la construction de la courbe IS
3. Déplacement de IS suite à une politique budgétaire ou fiscale L’équilibre sur le marché de la
monnaie : la courbe LM
4. L’équilibre macroéconomique global : le diagramme IS-LM
5. L’analyse des politiques économiques
PRÉSENTATION DU MODÈLE
Le modèle en économie :
En économie, un modèle est une représentation simplifiée de la réalité économique ou d'une partie de celle-ci :
(la croissance, le commerce international, la monnaie, une entreprise ou un ménage.)
Les modèles économiques sont issus des théories pour synthétiser les relations entre variables économiques sous
forme mathématique dans l’objet de comprendre le monde réel.
Un modèle est composé d’une variable endogène Y (appelé aussi variable dépendante: déterminée par le modèle ou
variable expliquée : le phénomène à expliquer) et de variables exogènes Xi (variables indépendantes : ont une origine
extérieure , ou variables explicatives).
➢Le modèle IS LM (I pour investissement = Investment, S pour épargne = Saving, L pour la demande de monnaie =
liquidity preference et M pour l’offre de monnaie = money supply) est une reformalisation néoclassique de l’approche
keynésienne développée par John Hicks (premier néokeynésien1904-1989) et Alvin Hansen (1887-1975).
➢C’est une approche de l’équilibre macroéconomique à court terme (prix rigides) qui insiste sur le rôle de la
demande agrégée et son impact sur l’équilibre macroéconomique à CT.
➢Le modèle montre comment le secteur monétaire (LM) et le secteur réel ou des B&S (IS) de l’économie
interagissent. Ainsi, il implique l’équilibre sur au moins deux marchés en même temps : sur le marché des biens et
services IS (la production de biens et services est égale à la demande de biens et services) et sur le marché de la
monnaie LM (c'est-à-dire l’offre de monnaie est égale la demande de monnaie).
➢En vertu de la loi de Walras, il suffit que ces deux marchés soient en équilibre pour obtenir l’équilibre
macroéconomique (l’équilibre sur tous les autres marchés notamment sur celui du travail et celui des capitaux).
PRÉSENTATION DU MODÈLE
= k * (A - ai)
Dès lors, on voit que la relation IS décrit une relation négative sur le marché des biens et services
entre le revenu et le taux d’intérêt. En effet, si le taux d’intérêt augmente, cela provoque, toutes
choses égales par ailleurs, une diminution de l’investissement privé.
Si la demande globale diminue, les entreprises réduisent leur production et leur offre et, par
conséquent, le revenu diminue à son tour. Ce dernier point nous indique que la courbe IS est une
courbe décroissante dans le plan (Y, i).
LES DÉPLACEMENTS DE LA COURBE IS SUITE À UNE POLITIQUE BUDGÉTAIRE G OU FISCALE T
Le nouveau revenu d’équilibre Y2 sur le marché des biens et services est donc supérieur à celui qui prévalait avant la
mise en place de la politique budgétaire expansionniste. Dès lors, la courbe IS se déplace vers la droite (de IS1 à IS2)
où le nouveau revenu d’équilibre (Y2) est supérieur au revenu d’équilibre antérieur (Y1).
Le point E2 correspond au nouvel équilibre sur le marché des biens et services. Ce nouveau point d’équilibre
correspond au couple (Y2 , i ) .
LES DÉPLACEMENTS DE LA COURBE IS SUITE À UNE POLITIQUE BUDGÉTAIRE G OU FISCALE T
La dépense publique G agit sur le revenu global de la même manière que l’investissement, toute chose égale par
ailleurs. Une augmentation de la dépense publique entraîne une augmentation plus que proportionnelle du revenu
grâce au multiplicateur des dépenses publiques :
Y=
LES DÉPLACEMENTS DE LA COURBE IS SUITE À UNE POLITIQUE BUDGÉTAIRE G OU FISCALE T
Supposons à présent que l’État augmente le niveau des impôts. Il s’agit ici d’une politique fiscale restrictive. Si l’État
augmente les impôts, le revenu disponible des ménages diminue. Cela provoque donc une diminution de la
consommation. À taux d’intérêt donné, une diminution de la consommation provoque, toutes choses égales par
ailleurs, une diminution de la demande globale.
Le multiplicateur fiscal:
Le multiplicateur fiscal qui indique de combien se modifie le revenu suite à une variation d’une unité monétaire des
impôts est :
Y=
L’ÉQUILIBRE SUR LE MARCHÉ DE LA MONNAIE : LA COURBE LM
A- Définition et fonctions :
La monnaie joue un rôle très important dans l’activité économique. Elle est définie comme l’ensemble des moyens de
paiement immédiatement utilisable et accepté par la communauté pour le règlement des échanges.
Elle constitue donc un moyen de procéder à des échanges pour et entre les individus. Cependant, il est habituel
d’appréhender la monnaie à travers les trois fonctions qu’on lui attribue.
Ces trois fonctions sont : moyen de paiement, unité de compte et réserve de valeur.
Moyen de paiement: La monnaie sert pour le règlement des différentes transactions dans l’économie. On dit qu’elle
possède un pouvoir libératoire dans le sens ou elle est acceptée par tous. L’utilisation de la monnaie a supprimé le
troc.
Unité de compte: la monnaie est une unité de mesure de la valeur. C’est un moyen – un étalon – pour exprimer tous
les prix, les dettes et les créances dans une même unité. Ce qui permet de limiter le nombre de prix dans l’économie.
Réserve de valeur: La monnaie sert à reporter dans le temps un achat ou le paiement d’une dette : elle peut servir
pour l’épargne. Cependant, elle est un moyen imparfait de réserve dans la mesure où l’inflation diminue ce pouvoir
de report. Elle est concurrence par certains biens ou titres (biens immobiliers, œuvres d’art, or, bijoux, actions, etc.)
dont le pouvoir ne baisse pas avec le temps.
L’ÉQUILIBRE SUR LE MARCHÉ DE LA MONNAIE : LA COURBE LM
Pour mesurer la quantité de monnaie en circulation dans l’économie, la banque centrale définit et utilise ce que l’on
appelle des agrégats monétaires. les agrégats monétaires ont été définis par ordre de liquidité : du plus liquide (M1)
au moins liquide (M3).
L’agrégat monétaire M1 : (monnaie fiduciaire + scripturale) est ce que l’on appelle la monnaie au sens strict. Il
s’agit de la mesure la plus étroite incluant : -le numéraire (les billets et les pièces) ; -les dépôts à vue (des ménages,
des entreprises, des administrations publiques, etc.).
L’agrégat monétaire M2 : est un agrégat intermédiaire entre M1 et M3. Il inclut M1 auquel s’ajoutent les dépôts a
vue non transférables par cheque (livrets d’épargne, etc.)
L’agrégat monétaire M3 : est l’agrégat monétaire au sens large. Il inclut M2 auquel s’ajoutent les dépôts a terme
sous forme de compte et bons a échéance fixe et certificat de dépôt (bons de trésor + titres OPCVM). Dans ce cours,
lorsqu’on parlera d’offre de monnaie ou de masse monétaire on fera référence a l’agrégat M3
L’ÉQUILIBRE SUR LE MARCHÉ DE LA MONNAIE : LA COURBE LM
L’équilibre sur le marché de la monnaie est réalisé lorsque l’offre de monnaie notée Mo est égal a sa demande
notée . Avant de caractériser l’équilibre nous allons d’abord déterminer les variables économiques qui gouvernent
ce marché.
D 1: l’offre de monnaie
L’offre de monnaie (la quantité de monnaie en circulation) émane des autorités monétaires, à savoir la banque
centrale et les banques de second rang mais sous conditions fixées par la banque centrale. Cela signifie que la
banque centrale contrôle l’offre de monnaie.
Par conséquent, cette dernière est une donnée exogène. L’offre de monnaie est donc indépendante du taux d’intérêt
et du revenu. On peut établir l’équation suivante
D 2: la demande de monnaie
La fonction de monnaie est tributaire des motifs pour lesquels les agents
économiques non bancaires détiennent la monnaie.
Pour Keynes, la monnaie est détenue pour trois motifs différents. Les agents
économiques détiennent la monnaie pour des motifs de transaction et de
précautions (fonction moyen de paiement). Le troisième motif est celui de
spéculation qui représente la fonction réserve de valeur de la monnaie.
Il existe deux cas particuliers de la courbe LM : une courbe LM horizontale et une courbe LM verticale.
• Une courbe LM horizontale correspond à une situation de trappe à liquidité. Dans ce cas, la demande de monnaie
est parfaitement élastique au taux d’intérêt. Il s’agit d’une situation où les agents économiques ont une préférence
absolue pour la liquidité (la monnaie). En effet, le taux d’intérêt est si bas qu’il ne peut plus diminuer. Les agents
anticipent alors qu’il ne peut que remonter (donc le prix des titres ne peut que diminuer ; il n’est pas intéressant
d’en acquérir).
• Une courbe LM verticale correspond à une situation où la demande de monnaie est insensible au taux d’intérêt.
La demande de monnaie est alors constituée uniquement par le motif de transaction, conformément à la vision
développée par les économistes classiques, en lien avec la théorie quantitative de la monnaie. On parle alors d’une
zone classique de la courbe LM.
L’ÉQUILIBRE SUR LE MARCHÉ DE LA MONNAIE : LA COURBE LM
Il s’agit donc de résoudre un système de deux équations (IS et LM) à deux inconnues (Y et i). La résolution de ce
système aboutit à un couple unique revenu-taux d’intérêt : Y* et i*. Ce couple assure l’équilibre simultané sur le
marché des biens et services et sur le marché de la monnaie. La résolution d’un tel système aboutit au résultat suivant
:
Y* =
Y= (IS) i* =
Y= + i (LM)
L’ÉQUILIBRE MACROÉCONOMIQUE GLOBAL : LE DIAGRAMME IS-LM
A- La politique budgétaire
A- La politique budgétaire
Y* =
Kg =
L’ANALYSE DES POLITIQUES ÉCONOMIQUES
A- La politique budgétaire
Ainsi l’effet de la politique budgétaire sera d’autant plus
important lorsque :
• La propension marginale à consommer (c) est élevée
• La demande de monnaie réagit peu au niveau de l’activité (l1 )
et fortement au taux d’intérêt (l2 )
• L’investissement est faiblement sensible au taux d’intérêt (a)
B- La politique monétaire
la politique monétaire est d’autant plus efficace que la courbe IS de faible pente et une courbe LM de forte pente
L’ANALYSE DES POLITIQUES ÉCONOMIQUES
C- Le Policy-mix