INTRODUCTION
AUX TELECOMS
PARTIE B:
INTRODUCTION
A LA Commutation
Plan du cours
I. Généralités
I.1. Vue globale des différentes techniques de
commutation
I.2 Introduction
I.3. Evolution de la telephonies
I.4. Principe de la téléphonie
I.5. But de la commutation
I.6. Conclusion
II. Notions de base de la commutation
II.1. Définition
II.2. Schéma de principe de la commutation
II.3. Types de réseaux
II.3.1. Topologie physique des réseaux à
commutation.
II.3.1.1. Les topologies de base :
II.3.1.2. Les topologies construites
III. Techniques de commutation
III.1. Définition
III.2. Les différentes techniques de
commutation
III.3. Mécanismes nécessaires au bon
acheminement
III.4. Réseaux à commutation de circuits
III.4.1. Principe
III.4.2. Schéma de principe
III.4.3. Caractéristiques générales
III.4.3.1. Avantages
III.4.3.2. Inconvénients
III.5. Réseau à commutation de paquets
III.5.1. Principe
III.5.2. Schéma du principe
III.5.3. Caractéristiques générales
III.5.3.1. Avantages
I. Généralité
[Link] globale des différentes techniques de
commutation
I. 2. Introduction
La commutation est, après la transmission, la
deuxième grande fonction des réseaux de
télécommunications.
La préoccupation des pionniers du téléphone était
la transmission de la parole à distance, mais la
fonction commutation a revêtu très vite une
grande importance.
I.3. But de la téléphonie
Initialement la téléphonie a été prévue pour
transmettre la voix humaine entre deux lieux
distants l’un de l’autre.
Elle utilise comme support des lignes
électriques sur lesquelles transite un courant
analogue aux signaux sonores.
8
I.4. Principe de la commutation
A l’invention du téléphone ,uniquement deux postes
pouvaient être mises en liaison dans deux pièces
d’une même habitation.
Conséquence : Un certain nombre de postes reliés
en dérivation sur une même ligne et impossibilité de
communiquer avec un poste raccordé sur une autre
ligne.
La solution: Elle consistait à trouver un moyen
avec lequel chaque téléphone peut être connecté ou
commuté (connecter temporairement) avec
n’importe quelle autre téléphone.
I.5. Conclusion
En effet, si au début on pouvait se contenter de faire
communiquer entre eux quelques usagers, en
embrochant leurs postes sur une même ligne
(principe de la ligne partagée) ou en les reliant deux à
deux par des lignes directes, cela n'était plus possible
lorsque le nombre de personnes susceptibles de
communiquer entre elles dépassait la dizaine.
Il était indispensable alors de mettre en œuvre
d'autres moyens : la fonction commutation s'imposait
d'elle-même.
II. Notions de base de la commutation.
II.1. Définition
La commutation téléphonique est l’ensemble des
techniques que l’on met en œuvre afin de choisir,
d’établir, de maintenir et, à la fin, de libérer les
trajets téléphoniques entre les couples d’usagers
abonnés au réseau.
II.2. Schéma de principe de la
commutation
II.3 TYPES DE RESEAUX
Il existe plusieurs types de réseaux:
II.3.1. Topologie physique des réseaux à
commutation.
II.3.1.1. Les topologies de base :
Topologie d’un réseau : Structure des
interconnections entre les éléments du
réseau.
[Link] topologies construites
III. TECHNIQUES DE COMMUTATION.
III.1. Définition:
Les techniques de commutations
permettent d’ optimiser le partage des
ressources (les commutateurs, les circuits
de données, . . .).
III.2. Les différentes techniques de commutation
Il existe plusieurs techniques de commutation:
commutation de circuit
commutation de messages
commutation de paquets
commutation de trames
commutation de cellules
III.3. Mécanismes nécessaires au bon acheminement
Plusieurs mécanismes sont
nécessaires au bon acheminement des
données :
des informations d'acheminement
l'adressage
des techniques de sélection de route
le routage
un trafic fluide
contrôle de flux et de congestion
III.4.Réseaux à commutation de circuits
[Link]:
Construction physique d'un circuit entre la
source et le destinataire avant tout échange, afin de
créer une liaison de bout en bout.
[Link]éma de principe:
III.4.3. Caractéristiques générales:
III.4.3.1. Avantages:
utilisée dans les réseaux téléphoniques
respect du séquencement des données
bande passante dédiée garantie
débit rapide et constant
les commutateurs ne sont concernés que par
les protocoles de niveaux 1
III.4.3.2. Inconvénients
la source et le destinataire doivent avoir le
même débit
les circuits ne sont pas partagés/blocages
possibles
Mal adaptée au trafic téléinformatique.
III.5. Réseau à commutation de paquets
III.5.1. Principe
Les messages provenant de la couche
supérieure sont découpés en fragments appelés
paquets, puis sont envoyés sur le réseau à
commutation de paquets.
Chaque nœud recevant un paquet l'enregistre puis
le réémet (store-and-forward) sur la voie
adequate.
Chaque paquet est acheminé dans le réseau
indépendamment du précédant.
III.5.2. Schéma du principe
III.5.3. Caractéristiques générales :
III.5.3.1. Avantages:
Les circuits sont partagés, les paquets sont
multiplexés par les nœuds,
Si un lien inter nœud est occupé, le paquet est
mémorisé jusqu‘à ce qu'un lien se libère. Une fois le
transfert réalisé, le lien est libéré;
La charge du réseau peut être repartie;
Les mécanismes réseaux sont allégés; (contrôle de
flux et reprise sur erreur impossibles).
[Link]énients:
Ralentissement du temps de transfert;
non respect du séquencement des paquet;
problème du réassemblage;
pas de réservation de bande passante possible;
non adaptée aux applications temps réel;
Domaine d’utilisation:
Ce mode de commutation est utilisé dans les réseaux
Ethernet.
III.6. Réseaux à commutation de paquets : mode
connecté
III.6.1. Principe:
Le réseau à commutation de paquet en mode
connecté combine les avantages du réseau à
commutation de circuits et le réseau à commutation
de paquet..
Dans ce mode, une route (appelée circuit) entre la
source et la destination est déterminée à la connexion.
III.6.2. Caractéristiques générales :
[Link]:
tous les paquets d'une source vers une destination
suivent la même route et arrivent dans l'ordre.
possibilité de réservation de bande passante;
contrôle de flux et reprise sur erreur possibles.
[Link]énients:
Non resistant à la défaillance;
Gestion des ressources non optimale.
Utilisation: Ce mode de commutation est utilisée dans les
réseaux X25, FR et ATM.
III.6.3. Comparatif des modes connecté et non
connecté
III.7. Commutation de messages
III.7.1. Principe : Transmission “store and forward”:
Message : bloc de données ([Link]. un E-mail).
La source passe le message au premier
commutateur.
Le commutateur stocke le message jusqu’à ce qu’il
puisse établir une connexion avec le prochain
commutateur ou le destinataire.
NB: Temps de transit dépend de la taille du
message, de la taille du réseau et du trafic.
III. 7.2. Caractéristiques générales
III.7.2.1. Avantages:
Utilisation économique des lignes de
transmission.
Transfert même si le destinataire est déconnecté.
Diffusion économique d’un messages à plusieurs
destinataires.
III.7.2.2. Inconvénient:
Délais trop longs pour un dialogue.
IV. Influence de la taille des paquets
Soit:
L : longueur du message à envoyer (en bits)
p : nb de paquets (le message est coupé en p paquet)
N : nb de commutations nécessaires pour atteindre le destinataire
tp : temps de transmission d'un paquet
H : données protocolaires a rajouter à chaque paquet
Alors, le temps de transfert total du message (i.e. des L bits) est :
Tp = (L + pH)/D (1 + N/p)
Avec :
Commentaires:
NB: Plus N est petit plus Tp est petit.
Il est important de rechercher les routes possédant le
moins de nœuds
la taille de l'en-tête du service réseau influe sur les
performances
Pour L = 1500, p = 100 et n = 5 : ATM (H = 5 ) est
presque 2 fois plus rapide que IPv4 (H = 20) et 3 fois
plus rapide que IPv6 (H= 40)
Acheminement dans les réseaux à commutation
de paquets
Dans un réseau, acheminer les
informations signifie assurer le transport
des unités de données de leur point
d'entrée vers un point de sortie du réseau
désigné par son adresse.
Ce processus nécessite l‘ élaboration de
techniques permettant de décider de
l'itinéraire à suivre. L'ensemble de ces
techniques constitue le routage.
En pratique, chaque nœud
recevant un paquet va décider
localement vers quel nœud suivant
le paquet sera transféré. Ainsi, de
proche en proche, le transfert du
paquet sera assuré de la source
jusqu'au destinataire.
Informations nécessaires à chaque
nœud pour prendre la bonne décision :
Chaque paquet doit contenir une information
précisant son destinataire.
Une table d'acheminement enregistrée sur
le nœud, construite à partir d'un algorithme
de routage. Cette table explicite pour
chaque destinataire comment l'atteindre et
avec quel coût.
Elle est généralement constituée de trois
champs : La destination, le nœud suivant,
et le coût.
Routage et commutation
On parle de routage lorsque la décision
d'acheminement est prise en fonction
de l'adresse de destination (mode sans connexion
ou paquets d‘établissement dans le mode
connecté). Dans ce cas :
Les paquets contiennent une adresse destination,
Les nœuds sont alors des routeurs,
La table d'acheminement est une table de
routage,
La décision d'acheminement est prise par chaque
routeur et pour chaque datagramme.
Routage et commutation
On parle de commutation lorsque l'adresse de
destination n'intervient pas dans la décision
d'acheminement (mode connecté après
l‘établissement du circuit virtuel).
Dans ce cas :
Un circuit est établi entre la source et le destinataire,
Les paquets contiennent une étiquette (identifiant) de
circuit,
Les nœuds sont considères comme des commutateurs,
La table d'acheminement est une table de commutation
construite par une opération de routage. Elle contient un
identifiant de flux et la voie à prendre.
Un circuit ayant préalablement été choisi, un
commutateur ne fait que transmettre le paquet au
commutateur suivant le long du circuit.
Routage - cas particulier du mode
connecté
Dans le cas de la commutation par paquets en
mode connecté, une route doit être choisie avant
de commencer l‘échange.
Cette route est choisie par une opération de
routage, en fonction du niveau de qualité de
service requis par la connexion demandée.
La façon de choisir une route dépend
directement du mode de signalisation :
si la signalisation se fait dans la bande, alors
la demande d‘établissement de route est
transportée comme une unité de données
normale. Par conséquent, le processus de
signalisation entre en concurrence avec le
processus de commutation, d'ou une perte
de performances.
Si la signalisation se fait par canal sémaphore,
alors la demande d‘établissement de route utilise
un réseau différent dédié à l‘établissement des
routes.
Les informations de signalisation y transitant
peuvent alors être très riches.
Les performances du réseaux de données ne sont
jamais altérées.
Les Systèmes de
Commutation
Dans le réseau téléphonique commuté, un commutateur
téléphonique met en relation deux correspondants suivant des
règles fondées sur le numéro composé par l'appelant.
Commuter : c'est organiser un ensemble de voie et de moyens pour
pouvoir réaliser une liaison temporaire. Plusieurs commutateurs
peuvent s'enchaîner entre l'appelant et le destinataire
On distingue trois types de commutations:
Commutation de circuits
Commutation de messages
Commutation de paquets
Les Systèmes de
Commutation
Les commutateurs de type commutation de
circuit sont:
Les systèmes de commutation
manuelle
Les Systèmes de commutation électromécaniques
Les Systèmes de commutation électroniques
commutation spatiale
commutation temporelle
Commutation de circuit
Commutation de paquet
Les grandes unités fonctionnelles d'un
commutateur
Dans la plus part des commutateurs nous pouvons noter les mêmes
structures de fonctionnement. Un commutateur comporte:
Les abonnés
Le réseau de connexion RCX
L'unité de commande UC
Le réseau de connexion servira à établir des liaisons entre une entrée
(ligne demandeur - circuit arrivée) et une sortie (ligne d'abonnés demandé
- circuits)
Les grandes unités fonctionnelles d'un
commutateur
Le réseau devra permettre à l'autocommutateur d'écouter chacun des trois
trafics de nature différente. La mise en place de réseaux de connexion se
fait par l'intermédiaire d'organe centralisé appartenant à l'unité de
commande UC
Les grandes unités fonctionnelles d'un
commutateur
Un autocommutateur doit remplir un certain nombre de fonctions parmi
lesquelles:
Rechercher l'abonné appelant ou le circuit arrivé, processus qui
engendre les phases de présélection d'abonné ou de circuit.
Enregistrer le numéro demandé, processus connu sous le terme
d'enregistrement.
Interpréter le numéro demandé et acheminer l'appel, ceci fait l'objet
d'étude de la traduction - sélection
Gérer la commutation établie, ceci se traduit par la supervision et la
taxation.
Alimenter les abonnés.
Les grandes unités fonctionnelles d'un
commutateur
Le réseau de connexion va servir à établir les liaisons entre organes de
rendement différent. Les organes qui vont servir à rechercher les abonnés
appartiendront à un sous-ensemble de réseau de connexion appelé
"réseau de sélection".
Le nombre d'entrée de la chaîne de sélection est tel que le trafic "demandé"
doit s'écouler juste à la qualité désirée
Les abonnés demandeur auront accès au réseau de sélection par un
deuxième sous-ensemble "le réseau de présélection". Ce réseau
travaille en concentration de trafic, le nombre de sortie de réseau de
présélection est égal au nombre d'entrée du réseau de sélection.
Les grandes unités fonctionnelles d'un
commutateur
Une sortie du réseau de PS sera raccordée à une entrée du réseau de
sélection par un organe appelé "circuit de liaison CL", pouvant être
raccordé á l'unité de commande.
On utilise parfois un réseau de brassage où le nombre d'entrée est égale
au nombre de sorties.
Les grandes unités fonctionnelles d'un
commutateur
Le circuit relié temporairement à un ensemble permettant d'aider la mise en
place de la chaîne dans un autocommutateur, joue sensiblement le même
rôle que l'opératrice.
On distingue trois notions essentielles à base de cette structuration :
Traiter c'est:
Recevoir et exploiter les informations caractéristiques de demande
Etablir les liaisons et les rompre en agissant sur les nœuds
Surveiller les liaisons établies
L'unité de commande est un ensemble logique répondant au programme
défini ci-dessus.
Relier entraîne l'existence de circuit permettant la transmission de signaux
électriques par une mise en série d'un certain nombre de point de
connexion et le réseau de connexion peut être défini comme l'ensemble des
points de connexion.
Systèmes de commutation électromécaniques
En 1892 STROWGER invente le premier commutateur rotatif
Ce commutateur est un équipement électromécanique commandé par les
impulsions envoyées sur la ligne d’abonné donc plus d’intervention
humaine pour établir les communications. Vers les années 50, les
premiers systèmes pas à pas rotatifs (appelés aussi ROTARY) ont été
développés par les laboratoires BELL. Inconvénient: bruit et lenteur (la
durée de vie est de l’ordre de 100 ans).
Le commutateur électromécanique a connu son essor dans les années 80,
CP400 fut le commutateur utilisé dans presque tous les pays. Aujourd'hui,
ces commutateurs électromécaniques ne sont plus assez utilisés.
les points de connexion sont des contacts métalliques.
Systèmes de commutation électroniques
L'idée de remplacer les relais électromécaniques par des dispositifs
électroniques, autrement dit les «contacts métalliques» par des «portes
électroniques» paraissait très séduisante; elle ne semblait pas non plus poser
de problèmes insolubles dès lors que l'on avait a sa disposition, non
seulement des tubes à vide mais des transistors.
L'affaire se révéla, plus complexe que prévu, malgré l'importance des moyens et
des programmes mis en jeu, notamment aux Bell Telephone Laboratories, qui
furent les premiers à se lancer dans l'aventure.
Systèmes de commutation électroniques
L'événement majeur, en commutation, sera l'apparition et l'essor de
l’électronique (circuits intégrés) qui bouleversera non seulement la
conception des autocommutateurs mais aura, aussi, de profondes
répercussions sur l'évolution et la structure des réseaux eux mêmes.
Les commutateurs électroniques commutent par l'intermédiaire de
composants transistorisés ce qui étend la plage des applications. La
commutation se fait depuis un ordinateur local ou distant relié par un
modem. Les commutateurs électroniques vous donnent le contrôle à
distance des équipements à commuter.
Systèmes de commutation
électroniques
Systèmes de commutation électroniques
Les moyens mis en œuvre seront considérables, car les problèmes à
résoudre
seront difficiles, tant sur le plan technologique que sur le plan des
structures logiques :
en effet, un central électronique est l'équivalent d'un très grand
ordinateur qui doit réaliser, en outre, dans un temps
extrêmement court, un nombre très élevé d'opérations.
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de circuits peut se faire en commutation spatiale ou
en commutation temporelle
On peut schématiser cette liaison temporaire sous forme d'une
matrice de connexion.
Il y aura connexion entre une ligne entrante et une ligne sortante si
les points de connexion correspondants (contacts de relais, par
exemple) sont fermés.
Si le point de connexion est ouvert (contacts de relais ouverts), la
liaison n'est
pas établie.
Principe d’une matrice de connexion
Systèmes de commutation électroniques
La commutation spatiale
Le principe de la commutation spatiale consiste à établir physiquement un
chemin entre la ligne entrante et la ligne sortante.
Ce chemin est obtenu en connectant bout à bout un certain nombre
d'éléments
de voie appelés mailles, au moyen de points de connexion à deux états :
passant ou bloqué.
Systèmes de commutation électroniques
La commutation temporelle
La commutation temporelle est d'une nature très différente de la
commutation spatiale.
Elle s'appuie sur le principe de la modulation par impulsions et codage
(MIC).
Suivant ce principe, la parole est transformée en trains d'impulsions (8 en
principe) à un rythme de 8 000 par seconde et, sur un multiplex MIC
primaire de 32 voies, 32 de ces trains sont entrelacés dans une trame à 64
kbit/s.
Systèmes de commutation électroniques
Commutation de circuits :
Réservation d’un chemin exclusif pour chaque communication (en affectant
et spécifiant un canal)
Avantages :
Transport en temps réel de l’information
Sans stockage
Sans perte d’informations
Sans duplication de la parole
Inconvénient :
Coûteuse en ressources pour l’opérateur
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de messages
La caractéristique principale de la commutation de messages est que le
message est enregistré par le commutateur et réexpédié ultérieurement:
c’est le principe du Storage and Forward Engine (SFE).
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de messages
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de messages
Ce qui apporte les possibilités suivantes:
en cas d'encombrement sur les lignes sortantes, le message n'est pas
perdu, mais retardé;
si le commutateur détecte un incident empêchant ou perturbant la
transmission, le message peut être répété;
les messages peuvent être classés en différents ordres de priorité et les
messages les plus urgents transmis les premiers;
un même message peut être transmis successivement ou simultanément à
plusieurs adresses.
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de messages
L'ordinateur qui constitue le commutateur de messages peut assurer
certaines fonctions accessoires:
la taxation,
les statistiques de trafic
et l'archivage.
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de paquets
La commutation de paquets est une forme de commutation par stockage et
retransmission, mais qui s'applique à des paquets et non à des messages, et
qui est beaucoup plus rapide (le temps de traversée du réseau est de l'ordre
de la seconde).
Les messages de données sont tronçonnés en blocs de taille déterminée, ne
dépassant pas, en général, 128 octets, auxquels sont ajoutées des
informations de service
permettant d'identifier le message, son destinataire et la position du bloc
dans le message.
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de paquets
L'ensemble constitue un paquet
Dans les commutateurs, les paquets sont stockés, puis retransmis à grande
vitesse sur des circuits vers d'autres commutateurs, jusqu'au commutateur
du destinataire.
Systèmes de commutation électroniques
La commutation de paquets
Au commutateur d'arrivée, les paquets appartenant au même message de
données sont rassemblés dans l'ordre initial pour être transmis au terminal
destinataire.
La commutation de paquets est particulièrement bien adaptée à la
transmission de «données».
GPRS
Avantages :
Elimination de la monopolisation d’un accès (et d’un circuit) pour une seule
communication
Réduction des délais de transfert des données
Partage de la ressource de transmission de l’opérateur
Haut niveau de qualité
Réseaux de télécommunication
• Topologies des réseaux
• Classifications des réseaux
• Ouverture des réseaux: Modèle OSI
• Les couches du modèle OSI
• Réseau téléphonique : RTC
• Réseaux haut débit
• Réseaux locaux
Réseaux de télécommunications:
ensemble des moyens organisé pour fournir des services de
télécommunication entre un certain nombre
d’emplacements où des installations assurent l’accès à ces
services
Topologie des réseaux
La topologie du réseau est son architecture, elle définit la disposition
géographique des différents éléments du réseau, les connexions entre ces
éléments et une hiérarchie éventuelle entre ces éléments.
On distingue deux grands éléments
Les nœuds : les points de connexion des différents entités du réseau. C’est
généralement les bouts des systèmes de transmission
Les arcs sont les grosses entités du réseau reliées entre elles par les
systèmes de transmission
Le terminal est tout simplement l’extrémité du réseau (mobile, user
equipment, ordinateur, TV , etc.)
Cheick Oumar Maiga Technolab
Classifications des réseaux
Différentes techniques sont utilisées pour interconnecter les
différents équipements du réseau (chacune ayant ses avantages et
ses inconvénients):
Topologie en étoile,
•
Topologie maillée irrégulière
•
Topologie maillée régulière
•
Topologie en bus
•
Topologie en arbre
•
Topologie en anneau etc.
•
Cheick Oumar Maiga Technolab
Classifications des réseaux
Cheick Oumar Maiga Technolab
Classifications des réseaux
Les réseaux d’entreprise et l’accès utilisent les
structures en étoiles, bus ou anneaux (FH, sat, fibre,
coax, paire de cuivre)
Ouverture des réseaux: Modèle OSI
Le Modèle de référence ISO (International Organization for
Standartization) pour l’interconnexion des systèmes ouverts a été
proposé en 1984 par l’OSI (Open Systems Interconnection) :
Ce modèle est fondé sur un principe énoncé par Jules César
« Diviser pour Régner »
Le principe de base est la représentation des réseaux sous la forme de couche de
fonctions superposées les unes aux autres. Leur nombre, leur nom et leur fonction
varient selon les réseaux.
L’étude du système de communication revient alors à l’étude de
ses éléments et offre une plus grande :
Facilité d’étude
Indépendance des couches
Souplesse d’évolution
Les couches du modèle OSI
Les principes qui ont conduit à ces 7 couches sont les
suivants :
- une couche doit être créée lorsqu'un nouveau niveau
d'abstraction est nécessaire,
- chaque couche a des fonctions bien définies,
- les fonctions de chaque couche doivent être choisies dans
l'objectif de la normalisation internationale des protocoles,
- les frontières entre couches doivent être choisies de manière
à minimiser le flux d'information aux interfaces,
- le nombre de couches doit être tel qu'il n'y ait pas
cohabitation de fonctions très différentes au sein d'une même
couche et que l'architecture ne soit pas trop difficile à
Les couches basses (1, 2, 3 et 4) sont nécessaires à l'acheminement des
maîtriser.
informations entre les extrémités concernées et dépendent du support
physique. Les couches hautes (5, 6 et 7) sont responsables du traitement de
l'information relative à la gestion des échanges entre systèmes informatiques
Par ailleurs, les couches 1 à 3 interviennent entre machines voisines, et non
entre les machines d'extrémité qui peuvent être séparées par plusieurs
routeurs. Les couches 4 à 7 sont au contraire des couches qui n'interviennent
qu'entre hôtes distants.
La couche physique
La couche physique s'occupe de la transmission des bits de façon
brute sur un canal de communication. Cette couche doit garantir
la parfaite transmission des données (un bit 1 envoyé doit bien
être reçu comme bit valant 1). Concrètement, cette couche doit
normaliser les caractéristiques électriques (un bit 1 doit être
représenté par une tension de 5 V, par exemple), les
caractéristiques mécaniques (forme des connecteurs, de la
topologie...), les caractéristiques fonctionnelles des circuits de
données et les procédures d'établissement, de maintien et de
libération du circuit de données.
L'unité d'information typique de cette couche est le bit,
représenté par une certaine différence de potentiel.
La couche liaison de données
Son rôle est un rôle de "liant" : elle va transformer la couche
physique en une liaison a priori exempte d'erreurs de transmission
pour la couche réseau. Elle fractionne les données d'entrée de
l'émetteur en trames, transmet ces trames en séquence et gère
les trames d'acquittement renvoyées par le récepteur. Rappelons
que pour la couche physique, les données n'ont aucune
signification particulière. La couche liaison de données doit donc
être capable de reconnaître les frontières des trames. Cela peut
poser quelques problèmes, puisque les séquences de bits utilisées
pour cette reconnaissance peuvent apparaître dans les données.
La couche liaison de données doit être capable de renvoyer une
trame lorsqu'il y a eu un problème sur la ligne de transmission. De
manière générale, un rôle important de cette couche est la
détection et la correction d'erreurs intervenues sur la couche
physique. Cette couche intègre également une fonction de
contrôle de flux pour éviter l'engorgement du récepteur.
L'unité d'information de la couche liaison de données est la
trame qui est composées de quelques centaines à quelques
milliers d'octets maximum.
La couche réseau
C'est la couche qui permet de gérer le sous-réseau, i.e. le routage des
paquets sur ce sous-réseau et l'interconnexion des différents sous-réseaux
entre eux. Au moment de sa conception, il faut bien déterminer le
mécanisme de routage et de calcul des tables de routage (tables statiques
ou dynamiques...).
La couche réseau contrôle également l'engorgement du sous-réseau. On
peut également y intégrer des fonctions de comptabilité pour la facturation
au volume, mais cela peut être délicat.
L'unité d'information de la couche réseau est le paquet.
Couche transport
Cette couche est responsable du bon acheminement des
messages complets au destinataire. Le rôle principal de la
couche transport est de prendre les messages de la couche
session, de les découper s'il le faut en unités plus petites et de les
passer à la couche réseau, tout en s'assurant que les
morceaux arrivent correctement de l'autre côté. Cette couche
effectue donc aussi le réassemblage du message à la réception des
morceaux.
Cette couche est également responsable de l'optimisation des ressources du
réseau.
Elle est également responsable du type de service à fournir à la couche
session, et finalement aux utilisateurs du réseau : Elle est donc également
responsable de l'établissement et du relâchement des connexions sur le
réseau.
Un des tous derniers rôles à évoquer est le contrôle de flux.
C'est l'une des couches les plus importantes, car c'est elle qui fournit le
service de base à l'utilisateur, et c'est par ailleurs elle qui gère l'ensemble du
processus de connexion, avec toutes les contraintes qui y sont liées.
La couche session
Cette couche organise et synchronise les échanges entre tâches
distantes. Elle réalise le lien entre les adresses logiques et les adresses
physiques des tâches réparties.
Elle établit également une liaison entre deux programmes d'application
devant coopérer et commande leur dialogue (qui doit parler, qui parle...).
Dans ce dernier cas, ce service d'organisation s'appelle la gestion du
jeton.
La couche session permet aussi d'insérer des points de reprise dans le flot
de données de manière à pouvoir reprendre le dialogue après une panne.
La couche présentation
Cette couche s'intéresse à la syntaxe et à la sémantique des données
transmises : c'est elle qui traite l'information de manière à la rendre
compatible entre tâches communicantes. Elle va assurer l'indépendance
entre l'utilisateur et le transport de l'information.
Typiquement, cette couche peut convertir les données, les reformater,
les crypter et les compresser.
La couche application
Cette couche est le point de contact entre l'utilisateur et le réseau. C'est
donc elle qui va apporter à l'utilisateur les services de base offerts par le
réseau, comme par exemple le transfert de fichier, la messagerie...
Le modèle OSI, qui décompose les différents protocoles d'une pile en sept
couches, peut être utilisé pour décrire la suite de protocoles Internet, bien
que les couches du modèle OSI ne correspondent pas toujours avec les
habitudes d'Internet (Internet étant basé sur TCP/IP qui ne comporte que
quatre couches).
Dans une pile de protocoles, chaque couche résout un certain nombre de
problèmes relatifs à la transmission de données, et fournit des services
bien définis aux couches supérieures. Les couches hautes sont plus
proches de l'utilisateur et gèrent des données plus abstraites, en utilisant
les services des couches basses qui mettent en forme ces données afin
qu'elles puissent être émises sur un médium physique.
Le modèle Internet a été créé afin de répondre à un problème pratique,
alors que le modèle OSI correspond à une approche plus théorique, et a
été développé plus tôt dans l'histoire des réseaux. Le modèle OSI est donc
plus facile à comprendre, mais le modèle TCP/IP est le plus utilisé en
pratique. Il est préférable d'avoir une connaissance du modèle OSI avant
d'aborder TCP/IP, car les mêmes principes s'appliquent, mais sont plus
Réseau téléphonique : RTC
Architecture générale du réseau téléphonique
commuté
Le service offert par le Réseau Téléphonique Commuté (RTC) appelé en
anglais Public Switched Telephone Network (PSTN) est de mettre en
relation deux postes d'abonnés.
L'échange d'informations nécessaires à l'établissement, au maintien et
à la rupture de la relation s'appelle la Signalisation.
Le RTC est organisé en trois sous parties :
Transmission
commutation
et distribution
La transmission désigne l'ensemble des techniques mises en œuvre pour
relier les commutateurs entre eux.
Les supports utilisés peuvent être divers
fibres optiques,
faisceaux hertziens,
câbles métalliques.
L'ensemble des commutateurs et des supports de transmissions entre
commutateurs est appelé réseau de transmission ou réseau de transport.
La commutation est la partie centrale du réseau.
Elle permet de réaliser la mise en relation temporaire entre les
abonnés.
Elle est constituée de commutateurs de circuits.
La distribution désigne l'organisation technique mise en œuvre
pour relier les abonnés au commutateur le plus proche (appelé
commutateur de rattachement).
L'ensemble des dispositifs permettant cette liaison est le réseau
de distribution.
Le réseau de distribution devient de plus en plus numérique
depuis 1998 donnant naissance au Réseau Numérique à
Intégration de Service (RNIS), désigné sous le terme commercial
de Numéris par France Télécom, le réseau de distribution est
entièrement numérique.
L'usager peut donc disposer d'une liaison complètement
numérique entre deux postes d'abonnés reliés au RNIS.
Les trois sous parties du réseau téléphonique
De multiples circuits relient les paires de commutateurs.
L'ensemble des circuits passant par un même chemin
s'appelle un faisceau.
Les différentes techniques de multiplexage permettent de
faire passer plusieurs centaines de circuits sur un même
support.
La nécessité d'assurer un bon fonctionnement du réseau même en cas de
rupture d'un support conduit à dupliquer les faisceaux entre les
commutateurs même lorsque la charge à écouler ne le justifie pas.
A titre d ’exemple, la structure d'origine du réseau de SOTELMA est
hiérarchique avec 3 niveaux :
Commutateur à Autonomie d'Acheminement (CAA),
Commutateur de Transit Secondaire (CTS)
Commutateur de Transit Principal (CTP).
Les CAA sont au bas de la hiérarchie :
Ils accueillent les abonnés et peuvent établir différents types
de communications :
lorsqu'une communication concerne deux abonnés d'un
même CAA, celui-ci gère l'établissement de manière
totalement autonome.
Dans le cas contraire, il fait transiter la communication vers
d'autres commutateurs, CTS voire CTP.
Lorsque le trafic à écouler entre deux CAA le justifie, ceux ci sont
reliés entre eux par des faisceaux directs.
Une étude de dimensionnement de ces faisceaux fait apparaître
qu'au-delà d'un certain seuil, les circuits qu'on rajoute pour
supporter les pointes de charge écoulent en réalité un trafic très
faible : on est donc conduit à les dimensionner pour avoir la
meilleure rentabilité économique et à faire passer le trafic par les
CTS ou CTP lorsque les faisceaux directs sont saturés.
Ce trafic est appelé trafic de débordement.
Un centre de transit peut écouler un trafic normal entre CAA non
Dans les zones à faible densité, les abonnés sont rattachés à
des Commutateurs Locaux (CL).
Ceux-ci sont reliés à un CAA et n'ont pas d'autonomie
d'acheminement : ils servent principalement de concentrateur
de trafic et font transiter toutes les communications par le
CAA.
Architecture Hiérarchique
Hiérarchie des centraux dans un
réseau téléphonique
Fonctions et architecture d'un commutateur
La principale fonction d'un commutateur est la connexion, c'est-à-
dire la liaison temporaire entre deux jonctions.
Une jonction désigne, dans ce cas, soit un circuit (vers un autre
commutateur), soit une ligne d'abonné.
La fonction de connexion est assurée par un réseau de connexion.
L'établissement des connexions nécessite l'échange de
signalisation entre les commutateurs et une logique
d'enchaînement d'actions, désignée sous le terme de traitement
d'appel.
Elle est assurée par la fonction de commande.
Cette fonction comprend de plus
la gestion de la taxation,
de l'exploitation
et de la maintenance.
Les fonctions de signalisation et de commande sont réalisées dans
le commutateur par un ordinateur appelé unité de commande.
Des Unités de Raccordement d'Abonnés (URA) fournissent:
l'énergie suffisante à l'alimentation des postes téléphoniques des
usagers,
adaptent la transmission aux caractéristiques électriques
nécessaires,
détectent le décroché et le raccroché d'un poste.
Sur ordre de l'organe de commande:
elles génèrent une sonnerie vers un poste
et exécutent des tests des lignes d'abonnés.
Fournissent l’énergie pour les postes (-48v)
Détectent l’accrochage et le décrochage
De la même façon un ensemble de joncteurs permet une
transmission adaptée vers les autres commutateurs.
L'unité de raccordement d'abonnés a également une fonction de
concentration
la probabilité que l'ensemble des abonnés d'une même
URA communiquent simultanément étant faible, le nombre
de liaisons entre l'URA et le réseau de connexion est
inférieur au nombre d'abonnés raccordés à l'URA (fig. ci-
contre).
Déroulement d’un appel
Nous allons dans cette partie décrire les étapes élémentaires de
l'établissement d'un appel dans le cas de postes d'abonnés
analogiques.
Nous considérerons un abonné « a » relié à un commutateur
« A » qui désire appeler un abonné « b » relié à un commutateur
« B » différent.
Nous supposerons que les deux commutateurs A et B sont
directement reliés.
Émission simultanée de 2 fréquences dans la
bande vocale (Codage par fréquence
vocale)
Codage 1209Hz 1336Hz 1447Hz 1633Hz
DTMF
695Hz 1 2 3 A
770Hz 4 5 6 B
852Hz 7 8 9 c
941Hz * 0 # D
La prise téléphonique 4x2 fils (masse + signal, ex. 1&3) : 4
lignes en fait
La Structure d’un numéro suit un codage qui permet
de localiser géographiquement un abonné : E Z ABPQ
MCDU
• E : Exploitant
• Z : Zone géographique
• AB : zone départementale
• PQ : commutateur de rattachement
• MCDU : identification de l’abonné
Nous pouvons aisément étendre cette description à
des cas plus généraux.
La description des échanges est faite pour un cas
générique : elle s'applique aussi bien au cas d'une
liaison numérique entre centraux qu'à une liaison
analogique.
La présélection
L'enregistrement et la traduction
La sélection conjuguée
La connexion
La supervision et la taxation
La présélection
L'abonné « a » décroché tout d'abord son téléphone
dans l'intention d'appeler un correspondant.
Le commutateur détecte le décroché et avertit l'abonné,
par une tonalité continue, qu'il est disponible à recevoir
de la signalisation.
Pour ce faire, le commutateur doit connecter la ligne d'abonné à
un équipement appelé enregistreur qui peut décoder cette
signalisation
Il y a évidemment moins d'enregistreurs que d'abonnés reliés au
commutateur.
Ceux-ci doivent donc être dimensionnés soigneusement.
Le choix d'un enregistreur libre et la connexion de l'abonné à
celui-ci s'appelle la présélection.
L'enregistrement et la
traduction
L'abonné « a » compose alors le numéro du demandé sur
le clavier.
Ceci provoque des impulsions par coupures successives
de la ligne ou l'émission de tonalités suivant le type de
téléphone utilisé.
L'enregistreur du commutateur « A » est capable de
décoder cette signalisation et de stocker les numéros
correspondants : c'est l'enregistrement.
Au fur et à mesure qu'il reçoit les chiffres, l'organe de
commande les analyse pour déterminer si le numéro est
complet.
L'enregistrement et la
traduction
Dès que c'est le cas, il détermine la destination de l'appel.
Les premiers chiffres du numéro composé donnent en général le
numéro du commutateur appelé.
L'organe de commande peut déterminer grâce à ses tables de
routage vers quel commutateur il faut acheminer l'appel et quels
sont les joncteurs concernés : l'étape de traduction est terminée.
La sélection
conjuguée
Le commutateur « A » doit réserver un joncteur libre vers le
commutateur « B » et être capable d'établir une connexion
entre l'abonné « a » et le joncteur : il y a donc sélection
conjuguée d'un joncteur et d'une connexion.
Les joncteurs et les circuits entre commutateurs doivent être
dimensionnés pour pouvoir écouler suffisamment de
communication à l'heure de pointe.
S'il n'y a pas de joncteur libre, l'appel échoue et n'est pas
mis en attente : c'est un système à perte.
La sélection
conjuguée
Le commutateur « A » transmet la signalisation nécessaire à
l'établissement de l'appel, c'est-à-dire principalement le numéro du
demandé vers le commutateur « B ».
Celui-ci analyse le numéro transmis et détecte que l'appel est
destiné à l'abonné « b ».
Trois cas peuvent se présenter :
l'abonné « b » est disponible,
l'abonné « b » est déjà en communication,
il est impossible pour le commutateur d'établir la communication.
La sélection
conjuguée
Dans les deux derniers cas, le commutateur « B » renvoie une
signalisation indiquant l'impossibilité d'établir l'appel au
commutateur « A ».
Ce dernier génère alors une signalisation indiquant l'occupation, et
libère le joncteur (et par conséquent le circuit) réservé auparavant.
Dans le cas où l'abonné « b » est libre, le commutateur « B » renvoie
un message de signalisation vers le commutateur « A » indiquant la
progression de l'appel, réserve une connexion entre le joncteur
concerné et le poste « b » et active la sonnerie du
poste « b ».
Le commutateur « B » génère une tonalité de sonnerie vers le
commutateur « A ».
La connexion
Le commutateur « A » établit alors la connexion entre l'abonné
« a » et le joncteur concerné : « a » entend alors la tonalité
correspondant à un retour de sonnerie produit par s« B ».
La supervision et la
taxation
Lorsque l'abonné « b » décroche son téléphone, le commutateur
« B » détecte ce décroché.
Il établit la connexion entre le joncteur réservé et la ligne
d'abonné « b ».
Il transmet au commutateur « A » une signalisation lui signifiant le
début de la communication : le commutateur« A » peut alors
démarrer la taxation.
La supervision et la
taxation
Pendant toute la communication, les commutateurs doivent
surveiller si un des deux intervenants raccrochent ou si une
éventuelle défaillance coupe la communication en cours :c'est la
supervision.
La communication peut être rompue sur action de l'appelant ou de
l'appelé mais dans tous les cas, c'est le commutateur de l'appelant
(commutateur « A » dans cet exemple) qui prend la décision de
Si « b » raccroche le premier, le commutateur « B » envoie une
libérer les connexions.
signalisation de raccroché vers « A ».
Ce dernier lance alors une temporisation.
La supervision et la
taxation
Si « b » décroche à nouveau avant l'expiration de celle-ci, la
communication est maintenue.
Dans le cas contraire, « A » arrête la taxation, transmet un
message de libération vers « B », libère la connexion établie et le
joncteur utilisé ; « B » libère à son tour la connexion.
Dans le cas où l'abonné « a » raccroche le premier, seule cette
phase apparaît (la libération est donc immédiate).
Appel
international
Lorsque les abonnés ne sont pas sur des centraux directement
reliés, l'établissement d'appel s'effectue pas à pas comme décrit
précédemment en passant par un ou plusieurs centraux
intermédiaires.
C'est le cas notamment de l'appel international où entrent en jeu
des CTI, Commutateurs de Transit Internationaux.
L'ITU a défini un plan de numérotation international, bien connu
des usagers, pour repérer chaque abonné par un
numéro unique [E.164].
Celui-ci comprend un code de pays sur 1, 2 ou 3 chiffres suivant la
taille du pays (223 pour le Mali, 33 pour la France, ...).
Signalisation
sémaphore
Jusqu'aux années 1970, le réseau téléphonique était purement
analogique.
La signalisation entre centraux se faisait par transmission de
tonalités spécifiques.
Les réseaux téléphoniques, utilisent maintenant les techniques
numériques : transmission numérique sur voies MIC et centraux
temporels.
Parallèlement à la numérisation du réseau, a été ressentie la
nécessité d'améliorer la rapidité d'échange de la signalisation.
De plus, de nouveaux services comme le transfert d'appel ont été
ouverts.
Signalisation
sémaphore
Il est paru nécessaire de séparer la signalisation de la transmission
et de faire transiter cette signalisation sur un réseau spécifique :
c'est la signalisation par canal sémaphore ou, plus simplement, la
signalisation sémaphore.
Par opposition à la signalisation voie par voie, la signalisation par
canal sémaphore est définie comme une méthode dans laquelle une
seule voie, appelée canal sémaphore, achemine la signalisation se
rapportant à une multiplicité de circuits.
La signalisation sémaphore peut également servir à échanger des
messages de gestion et de supervision entre commutateurs.
Il est couramment appelé SS7 (Signalisation Sémaphore 7), CCITT
n°7 (ancien nom de l'ITU) ou CCS7 (Common Channel Signalling
System number 7).
Signalisation
sémaphore
Son principal objectif est de définir un standard de signalisation au
niveau mondial optimisé pour les réseaux numériques, fiable et
évolutif pour convenir à l'élaboration de services futurs.
Il est particulièrement adapté pour travailler sur des voies à 64
kbit/s.
Un canal sémaphore à 64 kbit/s peut commander typiquement
2000 circuits.
Signalisation
sémaphore
Les avantages de la signalisation sémaphore sont les suivants:
possibilité de transférer de la signalisation pure
indépendamment de l'établissement d'un circuit,
forte réduction des délais de transfert de la signalisation
grâce à la transmission numérique permettant de diminuer
le temps d'occupation inefficace des circuits et d'offrir un
meilleur service à l'utilisateur,
possibilité de réserver les circuits pour un appel seulement
lorsque le correspondant demandé est réellement joignable
(fonctionnalité, appelée test préalable).
Signalisation
sémaphore
Les inconvénients sont :
une plus grande complexité puisqu'il faut désigner le circuit
auquel le message de signalisation se rattache,
une grande sensibilité aux pannes car l'établissement d'un circuit
ne garantit pas que celui-ci fonctionne réellement ; de plus la
rupture d'un canal sémaphore entraîne l'impossibilité d'établir un
ensemble de communications. Il faut donc mettre en place des
mécanismes de défense.
Signalisation sémaphore entre centraux
téléphoniques
Notons que dans cette partie, nous traitons de la signalisation entre
centraux téléphoniques et non de la signalisation dans le réseau de
distribution.
Eléments du réseau
L'ensemble des canaux sémaphores d'un réseau téléphonique
forme un réseau sémaphore qui utilise le principe de la commutation
par paquets en mode datagramme.
Les utilisateurs du réseau sémaphore sont les centraux
téléphoniques qui génèrent et interprètent les messages de
signalisation.
Dans ce contexte, ils sont appelés PS (Points Sémaphores) ou SP
(Signalling Point).
Eléments du
réseau
Pour permettre d'échanger des messages entre deux
commutateurs téléphoniques qui ne sont pas reliés entre eux par
un canal sémaphore, on place des commutateurs de paquets
appelés PTS (Points de Transfert Sémaphore) ou STP (Signalling
Transfer Point).
Comme tout commutateur de datagrammes, un PTS stocke les
messages de signalisation, analyse leur en-tête pour effectuer le
routage et les retransmet au destinataire ou un autre PTS plus
proche du destinataire.
La signalisation sémaphore consiste à séparer logiquement
l'aspect signalisation de l'aspect transmission des informations
usagers (généralement la voix sur un réseau téléphonique
classique).
Eléments du
réseau
Le réseau de transmission achemine seulement les informations
usager, le réseau sémaphore lui, transmet la signalisation.
Cependant, les deux réseaux peuvent réutiliser les mêmes
supports physiques de transmission.
Imaginons une fibre optique entre deux centraux à Bamako et à
Sikasso qui supporte 1920 voies MIC à 64 kbit/s.
Un opérateur déployant un réseau sémaphore ne va évidemment
pas installer une nouvelle fibre optique.
Il va réserver une voie pour la signalisation sémaphore, les 1919
autres étant utilisées pour les conversations téléphoniques.
Eléments du
réseau
Dans les centraux, les dispositifs de
multiplexage/démultiplexage permettent de relier la voie de
signalisation à un PTS et le reste au réseau de connexion via
les joncteurs.
On représente classiquement le réseau sémaphore et le
réseau
Exemple téléphonique
de réseau sur des plans parallèles, comme dans la
sémaphore SS7
figure ci-dessous
Eléments du
réseau
Le principe même de la signalisation sémaphore donne la
possibilité d'échanger de la signalisation indépendamment de
l'établissement d'une communication.
Il peut être nécessaire pour un commutateur de dialoguer avec une
base de données.
Celle-ci appartient au réseau sémaphore mais non au réseau
téléphonique pur car elle ne gère aucun circuit
Réseaux intelligents
Il y a quelques années, les centraux téléphoniques du réseau
commuté étaient seulement capable de commuter des circuits
téléphoniques pour établir des conversations téléphoniques.
Ils offrent maintenant de nombreux autres services (vote,
serveurs d'information, routage des appels en fonction des
horaires et des tarifs) qui ne consistent pas, à établir une simple
communication.
Le concept de réseau intelligent ou d'IN pour Intelligent Network
consiste à séparer, d'une part, les fonctions propres à chacune des
applications ou services et, d'autre part, les traitements communs à
toutes les applications (détection de décroché, attente de
numérotation).
Réseaux intelligents
Les centraux téléphoniques ne gèrent alors que cette dernière
partie et deviennent des commutateurs d'accès aux services ou
SSP, Service Switching Point.
Les traitements spécifiques aux services sont intégrés dans des
SCP, Service Control Point, ou points de commande de service qui
sont des ordinateurs capables d'échanger des messages de
signalisation avec les SSP.
Une telle approche permet de regrouper le
développement de nouveaux services sur quelques
machines.
Réseaux intelligents
Le concept de réseau Intelligent permet de définir et développer
des services, indépendamment des particularités des différents
commutateurs du réseau.
Lorsque l'usager demande un service de type IN, le SSP et le SCP
échangent, en temps réel, des messages de signalisation non liés à
un circuit.
Les réseaux intelligents s'appuient donc naturellement sur le SS7.
Le protocole applicatif défini pour les réseaux intelligents s'appelle
INAP, Intelligent Network Application Part
Le Réseau de
Transmission
Les commutateurs du réseau sont reliés entre eux
(CAA,CTS, CTP, ... ) par des supports de très grande
capacité où de multiples communications sont
multiplexées.
Le multiplex de base est la liaison MIC qui regroupe 30
voies 64 kbit/s avec un débit global de 2,048 Mbit/s.
Sa trame est émise toutes les 125 microsecondes et
contient 32 intervalles de temps dont 30 seulement
véhiculent des communications.
Une hiérarchie de multiplexage est définie dans le
réseau de transmission afin de regrouper un très grand
nombre de voies sur des supports large bande.
La première solution est appelée PDH (Plesiochronous
Digital Hierarchy), on lui substitue progressivement une
nouvelle solution baptisée SDH (Synchronous Digital
Hierarchy).
La Hiérarchie Numérique Plésiochrone
PDH
La première hiérarchie de multiplexage définie et normalisée
par l'ITU [G.704], [G.742], [G.75] suppose plusieurs niveaux
de multiplexage en cascade (figure ci- après)
Hiérarchies TDM (PCM) téléphonique telle qu’utilisée en Europe, en
Afrique, en Australie et Amérique du Sud.
La Hiérarchie Numérique Synchrone
SDH
Issue de travaux de Bellcore aux Etats-Unis et connus sous le
nom de Sonet (Synchronous Optical NETwork), la hiérarchie
numérique synchrone a pour objectif de remplacer à terme la
PDH.
Elle apporte la souplesse et la capacité de gestion
automatique qui manquaient à la PDH.
Elle supprime toute notion de resynchronisation d'un
multiplex à chaque passage dans un étage de multiplexage.
La trame de base, constituée de 2430 octets, est émise toutes
les 125 microsecondes, soit un débit de 155,52 Mbit/s.
Elle est baptisée STM-1 (Synchronous Transport Module
number 1).
Son conteneur peut transporter des données quelconques (voix,
images, etc.), ou, par exemple, une trame de la hiérarchie PDH à
140 Mbit/s.
Réseau de
Distribution
Principes de
câblage
Chaque abonné du réseau dispose d'un poste d'abonné
qui est relié par une paire de fils de cuivre à un
commutateur.
Cette liaison est appelée ligne d'abonné.
Le réseau de distribution est souvent appelé boucle
locale.
Le réseau de distribution a pour objet de rassembler dans
un même câble le maximum de paires afin de minimiser les
travaux de génie civil.
Il est principalement constitué de câbles et d'armoires de
connexion pour avoir une structure arborescente : chaque
armoire, appelé répartiteur, permet un plus grand
rassemblement de paires dans un même câble.
Il n'y a pratiquement aucun dispositif électronique ni
informatique.
La nécessité d'amener une paire de bout en bout jusque chez
l'abonné rend le coût du réseau de distribution important.
C'est pourquoi d'autres solutions, telles qu'une liaison radio entre
l'abonné et le central, sont aujourd'hui envisagées.
C'est la boucle locale radio ou Wireless Local Loop (WLL).
Le Terminal Analogique
Le schéma du poste téléphonique classique est donné dans la figure
ci-dessous
Celui-ci est composé d'un dispositif de sonnerie branché en parallèle
avec le dispositif microphone-écouteur.
Lorsque le poste est raccroché, un inverseur commute la ligne
d'abonné sur le dispositif de sonnerie.
Par l'introduction d'une capacité montée en série dans le
dispositif de sonnerie, celui-ci a une impédance élevée pour le
courant continu et faible pour le courant alternatif.
En revanche, l'ensemble micro-écouteur possède une
impédance faible (à toutes les fréquences).
Au repos, le central fournit une tension continue d'environ 48 V
aux bornes de la ligne : si le poste est raccroché, aucune intensité
ne parcourt le téléphone.
Lorsque l'abonné décroche, l'impédance faible de l'ensemble micro-
écouteur provoque une intensité d'environ 60 mA.
Celle-ci est détectable par le commutateur.
Lorsque le commutateur veut faire sonner le poste, il génère une tension
alternative d'environ 75 V d'amplitude et de fréquence 50 Hz que la
capacité ne filtre pas.
La sonnerie du poste est donc activée.
Dans les postes à fréquence vocale, la composition des
numéros provoque en général une émission de tonalités
appelées DTMF (Dual Tone Mode Frequency) ou Q.23 du nom de
la recommandation ITU correspondante [Q.23].
Chaque numéro correspond à deux fréquences superposées
suivant le tableau ci-dessous.
Le réseau téléphonique avec un accès analogique offre une bande
passante de 300 Hz à 3400 Hz.
Les Réseaux Téléphoniques commutés
Synthèse
La commutation de circuits permet de réserver des
ressources physiques à chaque couple d'équipements qui
désire établir une communication, c'est la technique
utilisée en particulier dans le réseau téléphonique.
Pour établir et maintenir la relation entre deux
correspondants, le réseau doit mettre en œuvre un
échange de signalisation.
Le réseau téléphonique comprend un réseau de distribution, un
ensemble de commutateurs et un réseau de transmission.
Dans les réseaux modernes, on sépare la transmission de la
signalisation et la transmission des informations usagers.
Au sein du réseau téléphonique, entièrement numérisé, le réseau
SS7 (CCITT n°7) assure spécifiquement l'échange de signalisation
entre les commutateurs.
Le réseau GSM
I. Introduction
II. Architecture du réseau GSM
III. Les différentes entités du réseau GSM
VI. Les interfaces entre les différentes entités du
réseau
V. Pile de protocoles du système GSM
VI. La chaine de transmission GSM
VII. Les étapes du déroulement d’un appel
VIII. Le handover:
IX. Les étapes duchangement
déroulement ded’un
cellule
envoi de
SMS
X. Conclusion
Introduction et
Historique
Le réseau GSM (Global System for Mobile communications) constitue au
début du 21ème siècle le standard de téléphonie mobile le plus utilisé en
Europe et en Afrique. Il s'agit d'un standard de téléphonie dit « de
seconde génération » (2G) car, contrairement à la première génération de
téléphones portables, les communications fonctionnent selon un mode
entièrement numérique.
Baptisé « Groupe Spécial Mobile » à l'origine de sa normalisation en
1982, il est devenu une norme internationale nommée « Global System
for Mobile communications » en 1991.
Tel qu'il a été conçu, le réseau GSM est idéal pour les communications de
type « voix ». Le réseau étant commuté, les ressources ne sont allouées
que pour la durée de la conversation, comme lors de l'utilisation de lignes
téléphoniques fixes. Les clients peuvent soit acheter une carte prépayée,
soit souscrire un abonnement.
Introduction et
Historique
•En 1990: séparation des services offerts par le GSM en deux
phases (phase1 et phase2).
•En 1991: test d’un réseau de démonstration
•En 1992: Aboutissement des travaux du GSM avec plus de 130
recommandations (plus de 5000 pages) et commercialisation du
GSM.
•Après, le GSM est devenu une norme mondiale (Global System
for Mobile Communication) avec des adaptations pour les bandes
1800 (DCS 1800), 1900 (PCS 1900).
Les services supportés en GSM
Les services support: tuyau mis à la disposition de l’abonné
•
Les téléservices: voix, SMS, Fax
•
•Les services supplémentaires: identification de numéro, renvoi
d’appel, double appel, facturation, restriction d’appel, conférence ,
messagerie vocale…
Cheick Oumar Maiga Technolab
Le
GSM
Principales bandes de fréquence utilisées en GSM
136
Architecture du réseau GSM
Les différentes Entités du réseau GSM
Un réseau GSM est constitué de quatre (4) sous-systèmes
1. le sous système utilisateur MS (Mobile
Station)
Elle est l’association d’une carte SIM et d’un équipement
mobile (ME). La MS dialogue avec les stations de Base (BTS).
Elle est caractérisé par :
l’IMEI : International Mobile Equipment Identity
l’IMSI: International Mobile Subscriber Identity
TIMSI: Temporary International Mobile Subscriber
Identity
et les clés d’authentification et de chiffrement.
LA STATION MOBILE : MS
Mobile Equipment (ME).
Partie fonctionnelle de la MS composée de l’équipement terminal (TE) et
de la terminaison mobile (MT).
Mobile Termination (MT).
Partie de la MS qui effectue des fonctions spécifiques à la transmission et à
la réception sur l’interface radio (protocoles des couches 1, 2 et 3 du modèle
OSI)
Terminal Equipment (TE).
Partie de la MS où les données de l’application sont générées en émission ou traitées
en réception. Ses fonctionnalités ne sont pas spécifiées par le GSM
Subscriber Identity Module (SIM). Carte s’insérant
dans un équipement mobile GSM et qui contient
toutes les informations d’abonnement
Cheick Oumar Maiga Technolab
2. Le sous-système Radio BSS
(Base Station Sub-system)
Le sous système radio est la partie du GSM qui s’occupe de la
transmission. Sa fonction principale est la gestion de l'attribution
des ressources radio, indépendamment des abonnés, de leur
identité ou de leur communication.
On distingue:
a. La station de base BTS (Base Transceiver Station) :
Elle permet le dialogue avec le mobile sur l'interface Air (aussi appelée
interface Radio ou interface Um).
b. Le contrôleur de station de base BSC (Base Station
Controller) :
Il assure le contrôle d'une ou de plusieurs BTS.
La plupart des fonctions intelligentes de BSS sont implantées au niveau
du BSC , notamment les fonctions de gestion des ressources
radioélectriques :
L'allocation des canaux ;
La gestion de la configuration des canaux ;
Le traitement des mesures et la décision de handovers
3. Le sous-système réseau NSS
(Network Station Sub-system)
Le NSS est la partie du réseau GSM qui s’occupe de la
commutation. Il assure principalement les fonctions de
commutation et de routage.
C'est donc lui qui permet l'accès au réseau public RTCP (PSTN).
En plus des fonctions indispensables de commutation, on y
retrouve les fonctions de gestion de la mobilité, de la sécurité et
de la confidentialité qui sont implantées dans la norme GSM
Le NSS comprend:
a. Le MSC (Mobile Services Switching Center)
C'est la partie centrale du NSS. Il prend en charge l'établissement des
communications de/et vers les abonnés GSM. Le MSC gère la mobilité et
les fréquences et enregistre la localisation des abonnés visiteurs (base
de données VLR).
b. Le HLR (Home Location Register)
C'est la base de données qui gère les abonnés d'un PLMN donné. Elle
contient toutes les informations relatives à l'abonnement et aux droits
d'accès. D'autre part, le HLR est une base de données de localisation. Il
mémorise pour chaque abonné le VLR où il est enregistré
c. Le VLR (Visitor Location Register)
C'est la base de données qui gère les abonnés présents dans une
certaine zone géographique. Ces informations sont une copie de
l'original conservé dans le HLR.
d. L'AuC (Authentication Center)
Il mémorise pour chaque abonné une clé secrète utilisée pour
authentifier les demandes de services et pour le chiffrement des
communications. Un AUC est en général associé à chaque HLR.
4. Le centre d’exploitation et Maintenance OMC
(Operation and Maintenance Center)
Il assure la gestion et la supervision du réseau c’est-à-dire:
Détection de pannes suite aux alarmes aperçues sur les écrans
d’ordinateurs
Mise en service de sites
Modification de paramétrage
Réalisation de statistiques
Entre MSC et BSC se trouve le TRAU (Transcoding and Rate Adapter Unit) :
Permet le transcodage de la parole et l’adaptation de débit des données.
Les interfaces entre les différentes entités du
réseau
Interface Um (entre le Ms et la BTS)
Interface A-bis (entre la BTS et le
BSC)
Interface A (entre le BSC et le MSC)
Interface E (deux commutateurs)
Interface C ( lie le MSC au HLR)
Cheick Oumar Maiga Technolab
Interface Um
L’Interface Um : aussi appelée interface Air est l’interface entre la
station mobile MS et la station de base BTS.
Elle est utilisée pour le transport du trafic et de données de signalisation et
le protocole utilisé est le LAPDm.
FDMA et TDMA .
• Utilisation de plusieurs bandes de fréquences: 900, 1800, 1900…
• Modulation GMSK
• Codage de parole full rate(13kb/s) ou half rate(4,6kb/s), codage de
données à un débit de 9,6kb/s
Pour éviter les évanouissements du signal et réduire les interférences, le
saut de fréquence peut être utilisé.
Les interfaces: L’interface Um ou interface radio
•Multiplexage fréquentiel et temporel
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•Canal physique : Il est défini par un TS (Time Slot) avec sa
position dans la trame. Il est le conteneur de l’information
•Canal logique: il est une spécification du contenu d’un canal
physique.
• Burst: charge d’un TS (burst normal, burst d’accès, burst de
correction, burst de synchronisation).
•Il existe 3 groupes de canaux logiques:
BCH (FCH, SCH, BCCH): Broadcast channel (frequency channel, synchronization
channel)
CCCH (PCH, AGCH, RACH): Common Control Channel
DCCH (TCH, SACCH, SDCCH, FACCH) : dedicated control channel
Multitrame 51/26=51/26 trames
TDMA
Supertrame= 1326 trames TDMA
Hypertrame= 2048 Supertrames
Interface Abis
L’Interface Abis : Cette interface est celle utilisée entre la station
de base BTS et le contrôleur de station de base BSC. Elle s’appuie
sur le protocole LAPD et utilise des liens 2Mbit/s, pour
l’acheminement du flux de trafic et de données de signalisation
Interface Ater
L’interface Ater : Le lien entre le contrôleur de station de
base BSC et le Transcodeur TC ou TRAU (Transcoder Rate
Adaptator Unit) s’appelle Interface Ater et utilise des liaisons
MIC 2Mbit/s
Interface A
L’interface A: L’Interface entre le transcodeur et le centre
de commutation du service mobile MSC s’appelle Interface A
et utilise des liens MIC 2Mbit/s
Interface REM
L’interface REM :
L’Interface REM (Réseau d’Exploitation & Maintenance) utilise des
données de type X25 ou IP et relie le BSS à l’OMC-R et le NSS à l’OMC-S
Les autres interfaces
Interfaces B entre MSC et VLR,
Interfaces C entre MSC et HLR ,
Interfaces D entre HLR et VLR,
Interfaces E entre MSC et GMSC ,
Interfaces F entre MSC et EIR,
Interfaces G entre VLR et VLR
Pile de protocoles du système GSM
Architecture protocolaire
Deux plans protocolaires: Plan trafic utilisateur et Plan
signalisation
Plan trafic utilisateur
Architecture protocolaire: Plan signalisation
Au niveau applicatif, on distingue les protocoles suivants qui,
au travers de différents éléments du réseau, relient un mobile
à un centre de communication (MSC):
Le protocole Call Control (CC) prend en charge le traitement
des appels tels que l'établissement, la terminaison et la
supervision.
Le protocole Short Message Service (SMS) qui permet
l'envoi de courts messages au départ d'un mobile.
Le protocole Supplementary Services (SS) prend en charge
les compléments de services
Le protocole Mobility Management (MM) gère l'identification,
l'authentification sur le réseau et la localisation d'un terminal. Cette application
se trouve dans le sous réseau de commutation (NSS) et dans le mobile car ils
doivent tous deux connaître la position du mobile dans le réseau.
Le protocole Radio Ressource management (RR) s'occupe de la liaison
radio. Il interconnecte une BTS et un BSC car ce dernier gère l'attribution des
fréquences radio dans une zone.
Les trois premiers protocoles applicatifs précités (CC, SMS et SS) ne sont
implémentés que dans les terminaux mobiles et les commutateurs; leurs
messages voyagent de façon transparente à travers le BSC et la BTS.
Chaîne de transmission
GSM
Pour transmettre l’information entre le téléphone mobile et le relais GSM
on va devoir recourir aux techniques de modulation. C'est-à-dire que
l’information va être modifier via un processus de modulation, un signal
HF (ici à 900MHz) qu’on appelle la porteuse. La modulation d’une façon
générale jouera soit sur l’amplitude soit sur la fréquence de la porteuse.
Ainsi l’émetteur va comporter les éléments suivants :
Un oscillateur qui génère la porteuse ;
Un circuit de traitement du signal à transmettre destiné à le
mettre sous une forme adéquate ;
Un modulateur qui va combiner ce signal avec la porteuse ;
Un amplificateur de puissance qui va porter le signal modulé à une
puissance suffisante pour l'émission ;
Une antenne qui reçoit ce signal et transforme le courant en ondes
électromagnétiques qui vont se propager dans l'espace et
atteindre en particulier le relais le plus proche.
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Inversement le relais récepteur comporte:
– Une antenne transformant les ondes électromagnétiques en signaux
électriques ;
– Un circuit sélectif de détection permettant d'extraire parmi tout ce que
reçoit l'antenne le signal utile(filtre) ;
– Un amplificateur dit radiofréquence destiné a augmenter le niveau de
telle sorte qu'on puisse facilement extraire le signal modulant de sa
porteuse pour une utilisation ultérieur ;
– Un démodulateur chargé de cette opération d'extraction ;
– Enfin un amplificateur audio.
Etape de déroulement d’un
appel
Etablissement de l’appel.
Pour que l’abonné puisse appeler, il faut qu’il soit enregistré dans l’aire
où il se trouve auprès du MSC.
Appel sortant.
Le mobile établit un dialogue avec le MSC, qui :
- alloue un canal radio au mobile
- route l’appel vers le destinataire par le réseau GSM.
Appel entrant.
A l’aide du numéro appelé, on déduit la localisation du destinataire grâce
à l’enregistreur de localisation nominal (HLR).
Le HLR fournit l’adresse du MSC, BSC, et BTS couvrant l’aire dans
laquelle se trouve le destinataire.
Connexion
Une fois que le destinataire est trouvé, la connexion est établie.
HANDOVER: changement de
cellule
Pendant la communication
Le lien radio est mesuré
Si la qualité passe sous un seuil : déclenchement
Après la décision d’effectuer le HO
L’ancienne station transmet à la nouvelle les paramètres de
transmission (clé de chiffrement, débit,…)
Réservation (éventuelle) des ressources sur les liens BSC-BTS
et MSC-BSC
Le réseau transmet au mobile un message (référence sur le
nouveau canal de transmission)
L’ancien canal est libéré
Si pas de ressources disponible : échec de handover (call
dropped)
Réservation
changement de
cellule
Si déclenchement
◦ Etablissement du nouveau canal
◦ Transfert de la connexion vers le nouveau lien
◦ Libération de l’ancien
MSC MSC MSC
... ...
...
...
... ...
Le MS ne gère qu’un seul canal
Différents type de HO vus du réseau
. PSTN
Réseau mobile 1 Réseau mobile 2
MS MS 1 : HO intra-
MS
cellulaire
C C C
2 : HO intra-BSC
BSC BSC BSC BSC 3 : HO intra-MSC
4 : HO inter-MSC
5 : HO inter-réseau
1 2 3 4 5
Déroulement d’un handover
1. Phase préliminaire d’observation (remontée des mesures) et
décision d’exécution du HO : le BSC A remonte au MSC l’identité
de la cellule cible : le MSC informe le BSC dont dépend la cellule
cible (BSC B) et lui demande la permission d’exécuter un HO
2. Réservation des ressources du côté de la cellule cible (BTS 2),
après quoi le BSC cible informe le MSC que l’exécution du HO est
possible
3. Exécution du HO : Ce message redescend du MSC jusqu’au mobile
et contient les informations essentielles suivantes : fréquences et
BSIC de la voie balise BCCH de la cellule cible, description du
nouveau canal dédié (signalisation SDCCH/trafic TCH, n° timeslot,
fréquence), n° de référence du HO et puissance d’accès
4. Arrivée du mobile dans la cellule cible : Le mobile envoie à la BTS
2 le n° de référence de son HO et reçoit en échange la valeur du
timing advance : le mobile est détecté dans la nouvelle cellule. La
BTS envoie ensuite un message d’initialisation, comme s’il
s’agissait d’un début de communication classique
5. Réussite du HO : Le lien est bien établi
6. Libération des ressources sur la BTS1 pour pouvoir les allouer à
une autre communication
Les étapes du
déroulement d’un envoie
d’SMS
Il y a deux façons de transmettre un message SMS, soit par
le mode PDU qui est le mode de base ou le mode TEXT. Le
mode PDU est une suite de caractères hexadécimaux qui
codifient le SMS, le mode TEXT n’est rien d’autre qu’une
représentation sous forme de texte des données qui
composent le SMS. Il y a différents types d’alphabets
utilisés pour passer du mode PDU au mode TEXT.
Par exemple votre téléphone portable affiche en mode
TEXT sur son écran les données d’un éventuel SMS
reçu, c’est lui qui détermine automatiquement quel
type d’alphabet à utiliser. Attention, il faut savoir que
certains téléphones portables ne supportent pas le
mode TEXT lorsqu’ils sont interfacés avec un PC. Il est
donc utile de connaître en détail le mode PDU
Lorsqu’un mobile A envoie un SMS au mobile B, le message
transite obligatoirement par un centre de messagerie
baptisé SMSC. Dans son message l’utilisateur du mobile A
doit définir deux adresses, celle du SMSC qu’il souhaite
utiliser et celle du mobile B.
L’acheminement du dit message du mobile A à destination du
SMSC est baptisé SMS-SUBMIT. Une fois le message traité par
le SMSC il est délivré au mobile B, on parle alors de SMS-
DELIVER(figure).Les protocoles SMS-SUBMIT et SMS-DELIVER
sont des PDU, il en existe d’autres, d’importance moindre, qui
permettent de signaler des éventuelles erreurs d’acheminement
:
• SMS-DELIVER-REPORT : le cas échéant, il indique une
défaillance lors du transfert du SMS par le SMSC au destinataire
• SMS-SUBMIT-REPORT : le cas échéant, il
indique une défaillance lors du transfert
du SMS par le mobile au SMSC ;
• SMS-STATUS-REPORT : le SMSC envoie
un rapport d’état au mobile émetteur du
SMS ;
• SMS-COMMAND : le mobile envoie une
commande au SMSC. Les trames codant le
SMS sont différentes suivant le type de
PDU mis en œuvre.
Le réseau GSM
GSM Mobile Originating Call flow
GSM Mobile Terminating Call flow
GSM SMS CALL FLOW
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GSM SMS CALL FLOW
GSM PREPAID CHARGING CALL
FLOW
UMTS
MO
CALL
FLOW
Les limitations du
GSM
Solutions proposées pour faire évoluer le
GSM
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Conclusion
Dans cette dernière décennie on a constaté une évolution
importante de la téléphonie mobile en Afrique.
A partir de 2007, le nombre de souscripteurs de téléphone mobile
était supérieur au nombre de lignes de téléphone fixe dans 191
pays et territoires sur un total de 197 pour lesquels les données
sont disponibles. Il faut cependant être prudent dans ce genre de
comparaisons : les téléphones fixes servent plus souvent à plusieurs
personnes que les téléphones mobiles, et de plus en plus de
personnes possèdent plusieurs téléphones mobiles actifs. D'après
l'Union internationale des télécommunications, 4 milliards
d'abonnements à la téléphonie mobile étaient contractés à la fin de
2008 [soit un nombre égal à 60% de celui de la population
mondiale. Elle a facilité la communication plusieurs populations
dans les zones géographique ou l’installation du téléphone filaire
s’avérait compliqué.il donne la facilité de joindre un partenaire . En
outre les constructeurs de téléphone font la concurrence avec
l’implémentation d’autre service comme Internet la messagerie
électronique, le GPS etc.