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Électronique HF : Adaptation des Impédances

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Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université de Kairouan
Faculté des Sciences et Techniques de Sidi Bouzid

Électronique Haute-Fréquence
Enseignant : RANIA RABHI

Filière : TIC 3

Année universitaire 2025-2026


Circuit « PI » à Qn élevé
z2 z1
y2 y1
y1=yL+b3 =0,17+j6,66

z2=z1+x2=0,004-j0,06
zS=1+j0

zL=6+j0

yL=0,17+j0

y2=1-j16,3
yS=1+j0
z1=0,004-j0,15
Plan de cours

1. Adaptation des impédances

[Link] circuits de couplage

[Link] quadripôles amplificateurs en HF


1. Introduction
Ce qui change à haute fréquence

Exemples lignes de transmission


• À basse fréquence (<100KHz)
• Câble coaxial

-le fil se comporte comme un conducteur parfait


-le signal arrive instantanément
-Effets parasites et réflexions négligeables • Guide d’ondes
-Mesures simples (voltmètre, ampèremètre)
• À haute fréquence :(>3MHz )

• le signal met un certain temps à se propager, • Câble Ethernet

• Réflexion, parasites et couplage si l’impédance n’est pas adaptée,


• il faut utiliser des lignes de transmission
• Mesures spécialisées (analyseur de réseau)
1. Introduction
Domaines d’applications de l’électronique HF

Les hautes fréquences sont présentes partout dans notre quotidien et dans de nombreux domaines

Radars Électronique Objets connectés Automobile et


Télécommunicat médicale (IoT) aérospatial
ions

• IRM, • Montres •
• Téléphonie mobile • Défense, GPS
• Dispositifs intelligentes
• Aviation, • radio
• Wi-Fi portables, implants • Capteurs
• Bluetooth • prévisions météorologique
• satellites
1. Introduction

Défis spécifiques aux hautes fréquences

• Couplage et interférences entre composants

À haute fréquence, les câbles et pistes peuvent rayonner (comme de petites antennes), ce qui crée des interférences.

• Les effets parasites (capacitifs et inductifs)

À haute fréquence, chaque petit détail du montage (longueur de piste, vis, via,, etc.) ajoute des capacités et inductances

parasites.

• Les réflexions et le désadaptation d’impédance

Quand la charge n’a pas la même impédance que la ligne ou la source, une partie du signal est réfléchie au lieu d’être

transmise.

Cela va créer des ondes stationnaires et une perte de puissance


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les conséquence de la
Désadaptation
Source Zs ≠ZL Charge
Zs =50Ω ZL =70Ω
Ondes réfléchie
• Perte de Puissance :
C'est la conséquence la plus évidente. Si 30% de la puissance est réfléchie, votre antenne ne rayonne que 70% de la
puissance fournie. Donc Votre portée Wi-Fi ou la qualité de votre appel téléphone en pâtit.

• Ondes Stationnaires :

L'onde incidente (celle qui va vers la charge) et l'onde réfléchie (celle qui revient) se combinent.
À certains endroits du câble, elles s'additionnent (créant des surtensions), et à d'autres, elles s'annulent. Cela crée un
motif d'ondes fixes appelé "ondes stationnaires".

• Risque pour l'Émetteur :

La puissance réfléchie retourne directement a l'émetteur . Celui-ci n'est pas conçu pour "absorber"
cette énergie et il peut surchauffer et se détruire.
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
L’importance l’adaptation

L’adaptation d’impédance est une notion clé en électronique haute fréquence (HF). Elle consiste à faire
correspondre l’impédance d’une source à celle d’une charge pour :

• Maximiser le transfert de la puissance.

• Minimiser les réflexions sur la ligne de transmission

• Pour éviter les pertes et distorsions dues aux ondes réfléchies.

• Pour protéger les composants HF sensibles.


Chapitre 1 : Adaptation des
impédances

L’impédance z est exprimée en Ohms (Ω) et se représente comme un nombre complexe :


Z= R + j X
Elle est la combinaison de deux composantes distinctes :

• Résistance R:(en ohms, Ω) :


-C'est la partie réelle de l'impédance.
-Elle représente la partie qui dissipe l'énergie sous forme de chaleur (effet Joule).
Elle est indépendante de la fréquence.

• Réactance X(en ohms, Ω) :


-C'est la partie imaginaire de l'impédance.
-Elle représente la partie qui stocke et restitue l'énergie sous forme de champs magnétiques (inductance) ou
électriques (capacité).
-Elle est dépendante de la fréquence.
• L'unité imaginaire (j)
- (j² = -1)
Chapitre 1 : Adaptation des
impédances

• Résistance (R)
L’impédance d’une résistance est purement réelle

• Inductance (L)
L’impédance d’une inductance est purement imaginaire et croît avec la fréquence :
L en henry (H)
w= 2π f rad/s

• Capacité (C)
L’impédance d’un condensateur est imaginaire et décroît quand la fréquence augmente
C in farad (F)
ω=2πf rad/s
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Mesure de la Désadaptation

Pour quantifier la qualité de l'adaptation, on utilise le Taux d'Ondes Stationnaires (TOS) ou en anglais Standing
Wave Ratio (SWR).

tels que (Γ) est le coefficient de réflexion qui représente le ratio de l'onde réfléchie par rapport à l'onde incidente.
Il se calcule à partir des impédances :

ZL est l'impédance de la charge .


Z0 est l'impédance de la source .

|Γ∣=0 → adaptation parfaite (aucune réflexion)


∣Γ∣=1 → charge ouverte ou court-circuit (réflexion totale)

Donc
Chapitre 1 : Adaptation des impédances

Mesure de la Désadaptation

• Fraction de Puissance Réfléchie :

• Puissance transmise a la charge :

Tableau Récapitulatif
TOS Coefficient de réflexion Puissance réfléchie Puissance Qualité d’adaptation
transmise
1.0 :1 0.00 0% 100% Parfaite
1.5 :1 0.20 4% 96% Bonne
2.0 :1 0.33 11% 89% acceptable
3.0 :1 0.5 25% 75% Mauvaise
10 :1 0.82 67% 33% Dangereuse
Chapitre 1 : Adaptation des impédances

Mesure de la Désadaptation

Exemple
Prenons un cas pratique très courant . si on connecte une antenne dont l'impédance est de 250 Ω à un émetteur
et un câble coaxial standard de 50 Ω. Quel est le TOS résultant ?

• On utilise la formule : Γ = • On utilise la formule :

TOS = = = 4.88
• Γ = = 0.66

• Fraction de Puissance Réfléchie |Γ|2 =0.662

• Pourcentage de puissance réfléchie = |Γ|² * 100 =


(0.66)² * 100 = 43 % Le TOS sur la ligne est de 4,88:1 ( TOS mauvais )

• Pourcentage de puissance transmise = 100-43% = 57 %


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Condition théorique de l'adaptation

Pour obtenir un transfert maximal de puissance entre un générateur d'impédance ZS​et une charge ZL​, la condition
d'adaptation est que
ZL​=Zs∗​
tels que Zs∗​ est le conjugué complexe de l'impédance de la source.

Si on décompose les impédances en parties réelles (résistives) et imaginaires (réactives) , La condition ZL​
Charge
=ZS∗​ devient :
ZL​=RL​+j XL​
• Égalité des parties résistives (Réelles) : RL​=RS​
Zs​=Rs​+jXs​
• Parties réactives opposées (Imaginaires) : XL​=−Xs​
Source

Égaler les résistances pour un transfert maximal de puissance (même valeur de R)


Annuler les réactances pour éviter tout déphasage entre tension et courant.
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation

• Pour résoudre le problème de désadaptation , on insère un réseau d'adaptation entre la source et la charge.
• Ce réseau, composé de condensateurs (C) et d'inductances (L), a pour rôle de "transformer" l'impédance de la
charge pour qu'elle apparaisse comme le conjugué de la source

• Réseau d’adaptation en ‘L’

• Réseau d’adaptation en ‘T ’

• Réseau d’adaptation en ‘π’

Concept d’adaptation des impédances


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation

I.1. Réseau d'Adaptation en "L"


• C’est la structure de base la plus simple et la utilisée pour transformer une impédance de charge donnée (ZL​)
en une impédance souhaitée en ajoutant :

une inductance (L) et un condensateur (C)

• Le réseau en L est inséré entre la ligne de transmission et la charge ZL​.

• Le nom "en L" vient de la disposition des deux composants principaux, qui forment visuellement la lettre L

• Il ajoute une réactance capacitive et/ou inductive pour annuler la réactance de la charge et ajuster la partie
résistive.

Quatre configurations possibles


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation


1. Réseau d'Adaptation en "L"

• Cas RL>Rs : (La charge est plus grande que la source )

<
<
L L
C
L
C

Un composant parallèle avec ZL pour baisser l’impédance de la charge


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation


1. Réseau d'Adaptation en "L"

• Cas RL< Rs (La charge est plus petite que la source )

<
<
L
C
L C

un composant série avec ZL pour augmenter l’impédance de la charge


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation

Exemple
On veut adapter une antenne qui fonctionne sur la fréquence de 433 MHz avec Z L=20 - j15 Ω à une ligne Z0 = 50
Ω.

Objectif : Concevoir un réseau d'adaptation en "L" pour que l'émetteur puisse transférer le maximum de puissa nce
à l'antenne.

Questions :

• Quelle topologie de réseau en "L" devez-vous utiliser ? (parallèle t d'abord ou Série d'abord ?)
• Quelles sont les valeurs du condensateur (C) et de l'inductance (L) nécessaires ?
• Dessinez le schéma final du circuit.
1. Choisir la Bonne Topologie
-Puisque on ( RL < RS) , on doit commencer par un composant série .
-Puisque la charge est capacitive (-j15) , pour commencer à la compenser, on a besoin de quelque chose
d'inductif (+j). On choisit donc une inductance.
La topologie est donc Inductance en série , capacité en parallèle (L-C)

2. Calcul des valeurs


Notre objectif est que l'impédance totale vue par la source soit Z_total = 50 + j0 Ω.

[Link] la charge et le premier composant (série) :

L'inductance( L1) a une réactance XL. Donc L'impédance de la charge et de L1 en série est :
charge inductance
2. Ajoutons le deuxième composant (parallèle )

Le condensateur C1 a une réactance XC. Il est en parallèle. Il est plus facile de travailler avec les admittances
(l'inverse des impédances) pour les circuits en parallèle.

On utilise la formule générale :

donc

L'admittance du condensateur est Yc :


L'admittance totale est :

Partie réelle :

Partie imaginaire :

On veut que Z total soit purement résistive et égale a 50 ohm donc :


XL = 39.5 Ω
Partie réelle :

Partie imaginaire : XC = 40.8 Ω

Calculer les Valeurs Physiques de L et de C

Calcul de l'Inductance (L1) ;

Calcul de la capacité (C) ;


Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation


1. Réseau d'Adaptation en "π"
• Un réseau d’adaptation en π est un circuit composé de trois éléments réactifs (L ou C) disposés en forme
de la lettre π.

• Il comporte deux éléments en parallèle : (un à l’entrée et un à la sortie) et un élément série (au milieu).

• Il existe deux topologies possibles :

- La plus courante : Condensateur - Inductance - Condensateur (C-L-C)


-La moins courante : Inductance - Condensateur - Inductance (L-C-L)
<

π
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation


1. Réseau d'Adaptation en "T"
• Un réseau d’adaptation en T est un circuit à trois éléments réactifs (L ou C) disposés en forme de la
lettre T.
• Il comporte deux éléments en série : (un à l’entrée et un à la sortie) et un élément parallèle (au milieu).

• Il existe deux topologies possibles :

-La plus courante : Inductance - Condensateur - Inductance (L-C-L)


-La moins courante Condensateur - Inductance - Condensateur (C-L-C)

T
<
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

I. Les Réseaux d'Adaptation


Tableau comparatif
Critère Réseau en L Réseau en π Réseau en T

Nombre de composants Deux Trois Trois

Topologies possibles Quatre Deux Deux


Complexité Simple Moyenne Moyenne
Avantages principaux -Simplicité Large plage d’adaptation -Très flexible
- Peu de pertes
- Facile à réaliser

Inconvénients -Adaptation limitée -Plus encombrant -Plus encombrant


- Moins sélectif -Trois composants donc -Trois composants donc
plus de pertes possibles plus de pertes possibles
Application -Adaptation d’impédance -Adapter + filtrer -Adapter + filtrer
avec un minimum
d’éléments
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

II. Adaptation avec un stub

• Un stub est une ligne de transmission ouverte ou court-circuitée de longueur ‘l ‘


placée en parallèle ou en série avec la ligne principale.

• On l'utilise donc pour "créer" le composant réactif dont on a besoin pour l'adaptation, mais sans
utiliser de composant physique .

• Le comportement du stub (capacitif ou inductif) dépend de sa longueur et de la façon dont il est


terminé.
– Un stub en circuit ouvert se comporte comme un condensateur.
– Un stub en court-circuit se comporte comme une inductance.
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

II. Adaptation avec un stub


Le Processus d'Adaptation avec un Stub

Étape 1 : Trouver le Bon Endroit (la distance d)

On se déplace sur la ligne de transmission, en s'éloignant de la charge, jusqu'à trouver un point où la partie
résistive de l'impédance est exactement de 50 Ω.
À cet endroit, l'impédance que l'on mesure sera Z = 50 ± jX. La partie résistive est parfaite (50 Ω), mais il reste
une réactance indésirable (±jX).
La distance entre la charge et ce point magique est notée d.

Étape 2 : Concevoir le Stub (la longueur l)

Maintenant qu'on a trouvé le point, on sait quelle réactance il faut annuler : ±jX.
Si l'impédance au point est 50 + jX, il nous faut un stub qui apporte -jX. On utilisera un stub en circuit ouvert
(capacitif).
Si l'impédance au point est 50 - jX, il nous faut un stub qui apporte +jX. On utilisera un stub en court-circuit
(inductif).
La seule chose qu'on peut ajuster est la longueur du stub (l) pour qu'il ait exactement la bonne réactance.
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation

II. Adaptation avec deux stub


C’est un tronçon de ligne de transmission de longueur λ/4 (un quart de la longueur d’onde), placé entre la
source et la charge.

La ligne de transmission doit avoir une impédance caractéristique


L’abaque de Smith

• Avant l’arrivée des ordinateurs et des calculateurs numérique , les ingénieurs


développaient toutes sortes d’aides (règles de calcul , tableaux graphiques ,
etc..) pour faciliter leurs calculs pour la conception et l’analyse

• L’abaque de Smith a été établi par Philip Hagar Smith en 1936 et publié en 1939

• L’abaque de Smith permet une représentation graphique des principaux paramètres caractéristiques de la
propagation le long d’une ligne tels que ( Zin ZL ,TOS , etc ...) en évitant les opérations longues nombres de
complexes
L’abaque de Smith

Bien que nous disposions aujourd’hui de calculatrices scientifiques et d’ordinateurs performants, l’abaque de Smith
reste un outil actuel et largement utilisé en particulier dans les analyseurs de réseau vectoriels et les analyseurs
d’antennes .

• 1950 • 1985-1990 • 2015 • 2017


L’abaque de Smith

• L’abaque de Smith est l'outil essentiel qui permet de :

• Déterminer du taux d’ondes stationnaire (TOS).


• Déterminer le coefficient de réflexion ‘Γ’ .
• Déterminer l’admittance ‘YL’ correspondante a une impédance’ ZL’ .
• Adapter l’impédance .
• Déterminer les circuits d’adaptation d’impédance
• Déterminer l’impédance ramenée ‘Zin’
• etc .....
L’abaque de Smith

Du point de vue mathématique ,l’abaque de Smith utilise une transformation de Möbius pour convertir les axes horizontaux et
verticaux du plan des impédances normalisées en un réseau de cercles formant un maillage circulaire qui représente
graphiquement les résistances et réactances .

+2jΩ Z=3+2j
Réactance
Z=3+2j
+2jΩ
3Ω Z= ???


Résistance
L’abaque de Smith

Impédance
normalisée
• Pour visualiser facilement les impédances complexes sur l’abaque de Smith, on utilise l’impédance normalisée, qui
exprime les valeurs d’impédance par rapport à l’impédance caractéristique de la ligne de transmission.

On suppose que

ZS est l’impédance de de source d’un générateur (sortie d’un émetteur ,tube d’émission ,sortie d ‘un filtre , etc ..).

ZC est l’impédance d’une charge (entée d’un récepteur ,antenne d’émission ,entrée d‘un filtre , etc ..).

Z0 est l’impédance du système ( ligne de transmission) généralement égale à 50 Ω ou 75 Ω.

Alors l’impédance normalisée z ( notamment en minuscule ) est :


L’abaque de Smith

L’abaque de Smith est carrément une graduation du plan complexe permettant de lire la
valeur d’impédance ZL= r+j X liée au coefficient de réflexion , composé de :

• Cercles de résistance constante : partie réelle de l’impédance

• Cercles de réactance constante : partie imaginaire de l’impédance

Une impédance normalisée se situe sur l’abaque de Smith à l’intersection de deux arcs de cercle.
L’abaque de Smith

Réseau des cercles à résistance normalisée


constante Cercle de
résistance
Z=∞
• À l’extrémité gauche du cercle de contour
l’impédance est nulle (court-circuit) ;
• À l’extrémité droite du cercle de contour, Z=0 Z=1
l’impédance est infinie (circuit ouvert).
• Au point central, l’impédance est égale à (z = 1),
ce qui correspond à une adaptation parfaite. Centre
principal

Axe de résistance
L’abaque de Smith
Z=+j
Axe de réactance
Réseau des cercles à réactance normalisée
constante.

• L’axe vertical (Y) de l’abaque représente des


réactances pures .
• À l’extrémité supérieure de l’axe des réactances,
l’impédance est purement inductive (z=+j ) .
• À l’extrémité inférieure, l’impédance est purement
capacitive (z=− j)

Z=+j
L’abaque de Smith

La région de l’abaque située au-dessus de l’axe X représente des impédances à réactance inductive (partie imaginaire positive
de l’impédance complexe)
La région située en dessous de l’axe X représente des impédances à réactance capacitive (partie imaginaire négative de
l’impédance complexe)

Réactance
Axe vertical X inductives Axe des imaginaires pure
(réactance positives)
Axe des imaginaires pure
(réactance négative )
Réactance
capacitives
L’abaque de Smith

Z1
Exemple
Z2
Déterminer l’impédance des points suivants situés
sur l’abaque de Smith :

• Z1= 0.5+j1 Z3

• Z2=1+j2 Z4

• Z3= circuit ouvert =∞

• Z4 = court circuit =0

• Z5= 0.2 -0.5j Z5


L’abaque de Smith

Exemple
Localiser les points d’impédances suivantes sur
l’abaque de Smith

• ZL1= 0.2+0.5 j

• ZL2 =0.5-0.2 j

• ZL3=1.0 +0.5 j
• ZL4= 2+2 j
• ZL5= 0.2-j

• ZL6= +j
L’abaque de Smith

Cercles à TOS constant sur l’abaque de Smith TOS = 2

• Le cercle de TOS constant regroupe toutes les impédances


qui ont le même taux d’ondes stationnaires.

• La lecture de TOS se fait sur la partie droite de l’axe


des résistances pures .

• Plus on s’éloigne du centre, plus le TOS augmente

Centre des cercles Lecture du TOS sur la


concentrique TOS partie de droite de l’axe
constant des résistances pures

TOS = 5
L’abaque de Smith

Cercles à TOS constant sur l’abaque de Smith


Méthode 1
On peut trouver la valeur de TOS / SWR en traçant un cercle a l’origine ‘O’ ,
et qui passe par le point ‘A’ (appelé cercle de |L| constant ), où l’intersection
avec l’axe horizontal (point ‘B’) indique la valeur de TOS :

• Le point ‘O’ est le centre de l’abaque


• Le point ‘A’ est la position, de l’impédance réduite zL sur l’abaque .
• Le point ‘B’ est l’intersection du cercle de centre ‘O’ et de rayon OA
avec l’axe horizontal
L’abaque de Smith

Cercles à TOS constant sur


l’abaque
Méthode 2 de Smith
• Localiser le point correspondant à l’impédance normalisée sur l’abaque.
• Tracer un cercle centré sur le centre principal de l’abaque et passant par z
le point d’impédance.
• Tracer une droite partant de l’intersection d’axe verticale avec ce cercle
vers l’échelle située en dessous
• Lire la valeur du TOS sur le premier échelle SWR
Centre
principal

TOS
L’abaque de Smith

Coefficient de réflexion Γ
Méthode 1
• Localiser le point correspondant à l’impédance normalisée sur l’abaque.
• Tracer un cercle centré sur le centre principal de l’abaque et passant par le z
point d’impédance.
• Tracer une droite partant de l’intersection d’axe verticale avec ce cercle
vers l’échelle située en dessous
• Lire la valeur du réflexion de coefficient ( Γ) sur le troisième échelle
Centre
principal

RFL coefficient Γ
L’abaque de Smith

Coefficient de réflexion Γ
Méthode 2
On peut trouver la valeur de Γ en mesurant la longueur relative du segment
de droite ‘OA’ par rapport à la distance axiale ‘OP’ donc

avec : |Γ| =

• Le point ‘O’ est le centre de l’abaque

• le point ‘A’ est la position d’impédance sur l’abaque

• le point ‘P’ est le point d’intersection entre le cercle purement imaginaire

et la droite ‘OA’.
• Le périmètre du l’abaque de Smith contient 3 échelles concentriques .
L’échelle la plus interne est appelée angle de coefficient de réflexion θΓ
L’abaque de Smith

Coefficient de réflexion Γ
Méthode 2
• Le périmètre du l’abaque de Smith contient 3 échelles concentriques .
• L’échelle la plus interne ( en rouge) est appelée angle de coefficient
de réflexion θΓ

Γ= |Γ|

Exemple
• Utiliser l’abaque de Smith pour trouver les coefficients de réflexion des
impédances normalisés suivantes

• zL1= 2+3j

• zL2= 0.2-0.5j
L’abaque de Smith

L’ Admittance YL correspondante à une


impédance ZL

• Impédance = Résistance + j Réactance


Z= R+j X Y=
• G= ; B=
• Admittance = Conductance +j Susceptance
Y = G+ j B

Résistance en série :R éq = R1+R2+R3 Réactance en série :X éq = X1+X2+X3

Résistance en parallèle :G éq = G1+G2+G3 Réactance en parallèle :B éq = B1+B2+B3


L’abaque de Smith

L’ Admittance YL correspondante à une


impédance ZL
- L’admittance est tout simplement l’inverse de l’impédance.

- Quand on doit calculer l’impédance équivalente d’un circuit série On additionne les impédances.

- Lorsqu’on doit calculer l’impédance équivalente d’un circuit parallèle On additionne les admittances
L’abaque de Smith

L’ Admittance YL correspondante à une


impédance ZL
Exemple
L’abaque de Smith
L’abaque de Smith

L’ Admittance YL correspondante à une y1 : susceptance capacitive z2 : réactance inducti


impédance ZL
• Pour obtenir l’admittance normalisée ‘yL’ correspondante à y1=0,49+j0,61 z2=0,8+j1,6
une impédance ‘zL’​ sur l’abaque de Smith, on trace une
droite passant par le cercle du centre principal et le point
d’impédance ZL , puis on reporte ce point de l’autre côté du
centre. on trouve
YL = gL+ jbL
Exemple

• Utiliser l’abaque de Smith pour trouver les les Centre


admittances des charges normalisées suivantes principal

• Z1 = 0.8-j1
• Z2= 0.8+ j1.6 z1=0,8-j1
y2=0,25-j0,5
52
z1 : réactance capacitive
y2 : susceptance inductive
L’abaque de Smith

Déplacement le long d’une ligne de transmission sur l’abaque de Smith


• Le déplacement autour de l’abaque de Smith est gradué en fraction de longueur d’ondes.

Échelle périphérique graduée en


longueur d’onde en partant de la
charge et en se dirigeant vers la
source
sens horaire

λ/2 • Tour complet = λ/2


λ/4
• Demi Tour = λ/4

Échelle périphérique graduée en


longueur d’onde en partant de la source
et en se dirigeant vers la charge
sens antihoraire
L’abaque de Smith

Déplacement le long d’une ligne de transmission sur l’abaque de Smith

C’est quoi une longueur d’onde de ligne de transmission ?

• Il s’agit d’une longueur physique de ligne de transmission qui correspond à une longueur d’onde pour une
fréquence bien déterminée en tenant compte du facteur de vélocité de propagation des ondes dans cette ligne
de transmission.

• Longueur d’onde dans l’espace : λ = [m]

• Longueur d’onde dans une ligne( longueur physique ) L=Vf* λ

avec Vf : facteur de vélocité de propagation dans la ligne de transmission ( V f est toujours < 1)
L’abaque de Smith Vers la source
0.108λ
Impédance d'entrée à partir de 0,072λ 0,18λ
l'impédance de charge
Vers la source zC=0,40+j0,42

• On commence par normaliser l’impédance : zc= 0.20+j 0.42Ω z=1,2+j1,25

• L’intersection du droite allant de centre principal passant par z c et


l’échelle de longueur d’onde donne 0.072λ

• on ajoute la longueur d’onde de la ligne de transmission pour obtenir la


longueur d’onde de la source en se déplaçant dans le sens horaire

0.072 λ+0.108 =0.18 λ


• L’intersection de ce point et la cercle donne l’impédance normalisé de la source

Z=z*Z0 = (1,2+j1.25)*50= 60+j62.5 Ω


L’abaque de Smith
Vers la charge

2.35 λ
Impédance d’une charge à partir
d'impédance d'entrée

Vers la charge zc=0,62-j0,19


TOS=1.7
:1

z=Z/Z0 = 1.4-j 0.5 z=1,4-j0,5


5 tour complet

0.195 λ+ 2.35λ= 2.545λ= 5* + 0.045

0,045λ
0,195λ
Zc=zc*Z0 = (0.62 -j0.19)*50= 31Ω-9.5jΩ
L’abaque de Smith

Lmin et Lmax
• La position ℓ max sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est maximale V max de l’onde stationnale
• La position ℓmin sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est minimale V min de l’onde stationnale

• ℓmax= 0.25λ-0.23λ =0.02λ


L’abaque de Smith

Lmin et Lmax
• La position ℓ max sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est maximale V max de l’onde stationnale
• La position ℓmin sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est minimale V min de l’onde stationnale

• ℓ min= 0.5 λ-0.23λ = 0.27λ


Circuits adaptateurs d’impédance
• Deux groupes de circuits adaptateurs existent.

2. À réactances distribuées :

• Adjonction de Stubs (portions de ligne de transmission dont la réactance est répartie sur sa longueur).

2. À réactances localisées :

• Association de condensateurs et/ou de bobines d’inductions.

Ces réactances pures ne dissipent pas d’énergie : l’énergie absorbée par une réactance lors d’une alternance d’un
courant alternatif HF est totalement restituée à l’alternance opposée de celui-ci. C’est la raison pour laquelle on
utilise ce type de composants afin de constituer un circuit adaptateur d’impédance.
L’abaque de Smith

[Link] d’impédance avec


stub
• Un stub est une ligne de transmission ouverte ou court-circuitée de longueur ‘l ‘
placée en parallèle ou en série avec la ligne principale.

• Il faut se déplacer le long de la ligne de transmission d’une distance ‘d’ en direction de la


source, jusqu’à ce que la partie résistive de l’impédance devienne égale à celle de la ligne de
transmission (R=50 Ω).

• À cette distance, l’impédance comporte une partie réactive (50Ω+jX ou 50Ω-jX). C’est à cette distance
que va être placé le Stub pour annuler la partie réactive de l’impédance.

On l'utilise donc pour "créer" le composant réactif dont on a besoin pour l'adaptation, mais sans utiliser de
composant physique .

Sur la ligne de transmission là-où est placé le Stub, l’impédance résultante atteint
donc une valeur de 50Ω+j0. La charge sera donc parfaitement adaptée à la ligne.
L’abaque de Smith

Adaptation d’impédance avec


stub
• Quatre configurations possibles de placement d’un Stub
• Série

Court circuit Circuit ouvert

• Parallèle

Court circuit Circuit ouvert


L’abaque de Smith

Adaptation d’impédance avec


stub
• Le stub parallèle est la configuration la plus utilisée pour l’adaptation d’impédance.
• Avantage principal : facile à ajuster sans interrompre la ligne de transmission.
L’abaque de Smith

Adaptation d’impédance avec


stub
Exemple :

On souhaite adapter à 50 Ω une antenne dont l’impédance est 100 Ω + j80 Ω à une fréquence de 145 MHz.
Le feeder est un câble RG213/U (vélocité 0.66)

• À quelle distance de l’antenne faut-il placer un stub en parallèle ?

• Quelle devra être la longueur du stub s’il est en court-circuit ou en circuit ouvert ?

• Quelle sera la solution optimale ?


L’abaque de Smith

Adaptation d’impédance avec


stub
Détermination de la distance
« dstub »
0,172λ
θ1≡NλA=(0,5λ-0,459λ)+0,172λ=0,213λ

Vers la source

y (dStub A)=1+j1,32

zL=2+j1,6

r=1
y (dStub B)=1-j1,32

yL=0,305-j0,244
θ2≡NλB=(0,5λ-0,459λ)+0,328λ=0,369λ
0,459λ SWR=3,42:1

0,328λ
Détermination de la longueur de Stub
0,147λ+0,25λ=0,39
en court-circuit
7λ 0,172λ
bStub B=+j1,32

e c
ur
so
la
y (dStub A)=1+j1,32

rs
Ve
Si y (dStub A)=1+j1,32 alors bStub A=-j1,32
zL=2+j1,6 0,25λ

z=0 r=1 y=∞


y (dStub B)=1-j1,32

yL=0,305-j0,244
Si y (dStub B)=1-j1,32 alors bStub B=+j1,32
0,459λ SWR=3,42:1

bStub A=-j1,32
0,328
λ
0,353λ-0,25λ=0,103λ
Détermination de la longueur de Stub
en0,147λ
circuit ouvert
0,172λ
bStub B=+j1,32

e c
ur
so
la
y (dStub A)=1+j1,32

rs
Ve
Si y (dStub A)=1+j1,32 alors bStub A=-j1,32
zL=2+j1,6

z=∞
y=0 r=1
y (dStub B)=1-j1,32

yL=0,305-j0,244
Si y (dStub B)=1-j1,32 alors bStub B=+j1,32
0,459λ SWR=3,42:1

bStub A=-j1,32
0,328
0,353λ λ
L’abaque de Smith

La solution optimale correspond à celle qui permet d’obtenir :

— Un stub de longueur minimale


— Positionné au plus près possible de l’antenne,

Donc la solution optimale ici et place le stub à291 mm de l’antenne en court circuit avec une longueur
de 141 mm
L’abaque de Smith

[Link] adaptateurs d’impédance en ‘L’


• Un circuit en « L » est constitué de deux composants formant un réseau( une bobine et un condensateur, ou de
deux bobines ou encore de deux condensateurs) qui peuvent être associées en série et/ou en parallèle.
• Il y a huit possibilités d’agencement avec ces deux composants.
L’abaque de Smith

Quel circuit en « L » faut-il choisir ?


Par quoi commencer : un composant série ou parallèle en partant de la charge ?

• Lorsque l’impédance de la charge est plus élevée que celle de la source (RL>RS), on commence par un composant
parallèle du côté de la charge.

• Lorsque l’impédance de charge est plus petite que celle de la source (RL<RS), on commence par un composant
série du côté de la charge.
L’abaque de Smith

Quel circuit en « L » faut-il choisir ?


• Le point sur l’abaque où se situe l’impédance à adapter, en général celle de la charge, doit se situer en dehors de
la « zone interdite » (Forbidden Area) de l’abaque de Smith correspondant au type de circuit « L » concerné.

• Si l’impédance à adapter se situe dans une « zone interdite » d’un type de circuit « L », il suffit de choisir un
autre type de circuit « L ».

• Si plusieurs types de circuits « L » sont compatibles pour l’impédance à adapter, le choix s’effectue en fonction de
la bande passante souhaitée du circuit « L » ou des conditions de schéma dans le cas d’un circuit actif
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 1
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 3 et
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 5 et
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 7 et
L’abaque de Smith

Les quartes chemins de déplacement sur


•l’baque dedeSmith
Sur l’abaque Smith, ajouter une réactance en série dans une ligne de transmission revient à effectuer un déplacement
sur un cercle à résistance constante.

• Ajouter une susceptance en parallèle sur la ligne de transmission revient à effectuer un déplacement sur un cercle à
conductance constante.

Réseau de courbes d’impédance en rouge


et réseau de courbes d’admittance en
L’abaque de Smith

Les quartes chemins de déplacement sur


l’baque de Smith z=r+jx
Sens anti- horaire

Sens horaire

Cercle à résistance
Cercle à conductance
constante
constante
L’abaque de Smith

Calcul des valeurs des bobines et des


condensateurs• : Bobine d’inductance en série

En série
• Condensateur en série

• Bobine d’inductance en parallèle

En parallèle
• Condensateur en parallèle
L’abaque de Smith

Placer une bobine en série

z2=0,4+j0,5
z1=0,4+j0,2
Z2= Z1+XL = 0.4+j (0.2+ +0.3)= 0.4+0.5j

Soit Z0 =50 ohm et soit f= 1GHz

• Bobine d’inductance série :


Z 0 XL 50*0.3
L= = = 2.39 nH
ϣ 2*π* 1*109
L’abaque de Smith

Placer un condensateur en série


z3=0,4+j1
z4=0,4+j0,5

Z4= Z3+X c = 0.4+j (1+ (-j0.5))= 0.4+0.5j

Soit Z0 =50 ohm et soit f= 1GHz

• Condensateur en série :
1 1
C= = =6.37 pF
ϣZ0Xc 50*0.5*2*π* 1*109
L’abaque de Smith

Placer une bobine en parallèle


L’abaque de Smith

Placer une bobine en parallèle


L’abaque de Smith

Principe
• Le but d’un réseau adaptateur est de ramener l’impédance à adapter à la valeur de l’impédance caractéristique
de la ligne de transmission se situant en impédance normalisée au centre de l’abaque.

• Les parcours sur l’abaque démarrent du composant placé du côté de la charge et se terminent au composant
placé du côté de la source.

• Pour arriver au centre de l’abaque, il faut effectuer des déplacements le long d’un cercle à résistance ou à
conductance constante jusqu’à ce que l’on rencontre un cercle de résistance ou de conductance unitaire.

• Dès qu’un cercle unitaire est atteint, le dernier déplacement s’effectue le long de ce cercle qui passe par le
centre de l’abaque et le tour est joué.
L’abaque de Smith

Exemple

Une charge d’impédance ZL= 100Ω + j 100Ω doit être adaptée à une ligne d’impédance caractéristique Z0= 50Ω .
Dimensionner , à l’aide de l’abaque de Smith , un circuit L permettant l’adaptation de la charge à la ligne .

• Indiquez les configurations possibles de réseau L .


• Calculer les valeurs des composants du circuits d’adaptation .
1ère solution avec un circuit « L »
type 1

yL+bC =0,25+j0,42

zL=2+j2

(zL//xC)+xL=1+j0=zS

yL=0,25-j0,25 Cercle à g unitaire zL//xC=1-j1,8


2ème solution avec un circuit « L »
type 2

zL//xL=1+j1,6

zL=2+j2

yL=0,25-j0,25

(zL//xL)+xC=1+j0=zS

Cercle à g unitaire

yL+bL =0,25-j0,43
L’abaque de Smith

[Link] adaptateurs d’impédance en « π


»et « T »
• L’adaptation à l’aide d’un circuit en L peut présenter une limitation lorsqu’il s’agit d’adapter une charge sur une
large bande de fréquences plutôt qu’à une fréquence unique.

• Les circuits « PI » et « T » sont constitués de trois composants dont l’association en parallèle et en série suggère
le nom de ces circuits.
L’abaque de Smith

[Link] adaptateurs d’impédance en « π


»et « T »
Ces Circuits permettent :

• d’obtenir une adaptation entre deux impédances très différentes


• d’adapter n’importe quelle impédance sans restriction (pas de zone interdite sur l’abaque).
• Un contrôle du facteur de qualité (Q).

Le facteur de qualité ’Q’ mesure la capacité d’un circuit résonant à stocker l’énergie par rapport à l’énergie qu’il perd à
chaque cycle.

👉 Q est élevé → le circuit perd très peu d’énergie


👉 Q est faible → le circuit dissipe beaucoup d’énergie
L’abaque de Smith

Un circuit avec un Q élevé :


• A une bande passante étroite
• Sélecte fortement une fréquence particulière
• Stocke plus d’énergie dans ses composants réactifs (L et C)

Un circuit avec un Q faible :


• A une large bande passante
• Filtre moins sélectivement
• Perd plus d’énergie sous forme de chaleur
• Facteur de qualité Q d’un réseau π

Pour un π utilisé pour abaisser l’impédance ( de la charge ) :

Pour un π utilisé pour élever l’impédance ( de la charge ) :


• Facteur de qualité Q d’un réseau T

Pour un T utilisé pour abaisser l’impédance ( de la charge ) :

Pour un T utilisé pour élever l’impédance ( de la charge ) :


Quand choisir un réseau ‘Π’ ou un réseau ‘T’ pour l’adaptation ?

1. Relation entre la charge et la source (RL vs RS)


• Réseau en Π (RL > RS)

Idéal quand on veut adapter une résistance élevée vers une valeur plus faible

Le réseau π commence par un élément parallèle, ce qui permet de réduire la résistance .

• Réseau en T (RL < RS)

Idéal quand l’on veut adapter une faible résistance vers une valeur plus élevée

Le réseau T commence naturellement par un élément série, ce qui permet d’augmenter la résistance .
Quand choisir un réseau ‘Π’ ou un réseau ‘T’ pour l’adaptation ?

2. Partie imaginaire importante de la charge

• Le réseau π permet plus facilement de compenser une réactance capacitive ou inductive importante car il
possède deux éléments en parallèle

3. Bande passante

• Réseau π : Donne un Q plus élevé → filtrage plus fort, bande passante plus étroite
• Réseau T :Donne généralement un Q plus faible → bande passante plus large

4. Niveau de tension et courant

• Réseau T → approprié pour fort courant, car les éléments série supportent bien le courant
• Réseau π → approprié pour forte tension, car les éléments shunt supportent mieux la tension
Quand choisir un réseau ‘Π’ ou un réseau ‘T’ pour l’adaptation ?

Situation Choix recommandé

RL < RS T
RL > RS π

Besoin de bande large T

Besoin de filtrage fort π

Haute tension π
Fort courant T
Charge très réactive π
• Le facteur de qualité chargé (QL) du circuit est choisi pour obtenir une bande passante souhaitée

• Le Q chargé tient compte des impédances qui chargent le réseau adaptateur à son entrée et à sa sortie

• Pour l’adaptation d’un oscillateur à une charge, on privilégie un facteur de qualité élevé pour éliminer les
signaux parasites et harmoniques à la sortie du circuit

• Pour l’adaptation d’un système large bande à une charge, on privilégie un facteur de qualité relativement faible pour
obtenir une adaptation satisfaisante sur toute la bande utile.
• Le facteur de qualité à un nœud de connexion du réseau adaptateur peut aussi être défini comme

• Qn = rapport entre réactance et résistance présente à un nœud du circuit


ou
• Qn = rapport entre conductance et susceptance présente à un nœud du circuit

X : réactance ; x : réactance normalisée G :conductance ; g :conductance normalisée


R : résistance ; r : résistance normalisée B : susceptance ;b :susceptance normalisée

• Cela va nous aider à tracer un quatrième réseau de cercles sur l’abaque de Smith (1 : résistance constante ; 2
: réactance constante ; 3 : SWR constant) ; quatrième réseau : les cercles à Qn constant.
Les cercles à Qn constant sont tracés sur l’abaque de Smith sous forme d’arcs qui commencent tous à r = x = 0 et
se terminent tous à r = x = ∞.
Les coordonnées du centre de ces cercles se situent en abscisse x = 0 et en ordonnée cartésienne y = +/‑(1/Qn) ;
y = +/-1 est situé sur le périmètre en haut et en bas de l’abaque ; les graduations sont linéaires sur l’axe y .

• Dans les conditions d’adaptation parfaite :

Les cercles à Qn constant délimitent des zones en forme d’œil à l’intérieur desquelles devront se situer les
amplitudes de déplacement sur les cercles à résistance ou conductance constante lors du calcul des réseaux
adaptateurs pour un Qn déterminé.
Pour des réseaux adaptateurs à plusieurs réactances en cascade, le Qn à chaque nœud reste constant.
Cercles à Qn constant sur l’abaque de Smith
exemple d’un circuit « PI »

3ème déplacement
(condensateur en parallèle
Q 2ème nœud = +1
sur la source)

ZL=120Ω

ZS=50Ω
2ème déplacement 1er déplacement
(bobine d’induction (condensateur en parallèle
en série) sur la charge)

Q 1er nœud = -2
Décomposition d’un circuit « π » en deux « L » en cascade

Pour calculer le réseau en « π » ,l’élément central doit être décomposé en deux éléments en série.
Le résultat est comparable à deux réseaux en « L » en cascade.
Décomposition d’un circuit « π » en deux « L » en cascade

• L’élément central est fractionné en deux composants en série pour un circuit « PI ».


• Une impédance intermédiaire est déterminée entre les deux cellules « L » : RV (résistance virtuelle).
Pour un circuit « PI », RV sera de faible valeur pour obtenir des Qn élevés et une bande passante étroite.
Décomposition d’un circuit « T » en deux « L » en cascade
Pour calculer le réseau en « T» ,l’élément central doit être décomposé en deux éléments en parallèle .
Le résultat est comparable à deux réseaux en « L » en cascade.
Décomposition d’un circuit « T » en deux « L » en cascade
• L’élément central est fractionné en deux composants en parallèle pour un circuit « T ».
• Une impédance intermédiaire est déterminée entre les deux cellules « L » : RV (résistance virtuelle).
Pour un circuit « T », RV sera de valeur élevée pour obtenir des Qn élevés et une bande passante étroite.
Exemple

on veut adapter à une ligne de transmission de 50 Ω une antenne en dipôle replié dont l’impédance à la fréquence de
résonance à 100 MHz est de 300 Ω. On demande de calculer un réseau « PI » dont la bande passante est plus petite ou égale
à 5 % de la fréquence de résonance.

En décomposant le réseau « PI » en deux réseaux « L » nous allons calculer le facteur de qualité de ceux-ci et choisir le Q maximum
entre Q1 et Q2.
Le réseau en « PI » admet quatre solutions :
• Lorsque l’élément central est composé de deux bobines d’induction en série, elles peuvent se recombiner en
une seule dont la valeur totale du coefficient d’induction est la somme des coefficients d’induction des deux
bobines d’induction.

• Lorsque l’élément central est composé de deux condensateurs en série, ils peuvent se recombiner en un seul
dont l’inverse de la valeur totale de la capacité est la somme des inverses des capacités des deux
condensateurs.

En général,on choisit la solution avec élément central à bobine d’induction pour le réseau en « PI » qui
est connu sous l’appellation de circuit Jones ou circuit Collins du nom de leurs inventeurs.
Tracé du réseau en « PI » sur l’abaque de Smith :
Nous prendrons la configuration du filtre passe-bas. Pour une fréquence de 100 MHz, les valeurs des
composants sont :
ZL = 300 Ω ; CB3 = 212,1 pF ; LX2b = 11,93 nH ; LX2a = 4,86 nH ; CB1 = 518,8 pF. Comme les deux bobines
d’induction en série se recombinent, on aura :
LX2 = 11,93+4,86 = 16,79 nH.
Q1=16,3 Q2=39,9
L’impédance normalisé de la charge est zL = 6. donc nous avons l’admittance de la charge :

Ajouter un condensateur en parallèle sur la charge revient à effectuer un déplacement d’une amplitude de susceptance
capacitive de :

comme nous allons rajouter une bobine d’induction en série, on va devoir convertir l’admittance y1 en impédance z1 en prenant le
point (4) diamétralement opposé au point (3) :

Ajouter une bobine d’induction en série revient à effectuer un déplacement d’une amplitude d’inductance de :
Comme nous allons rajouter un condensateur de 518,8 pF en parallèle sur z2, on va convertir l’impédance z2 en admittance
y2 en prenant le point (6) diamétralement opposé au point (5).

On remarque que nous arrivons pratiquement au centre de l’abaque. L’impédance d’entrée du réseau est z3 :

Du point (6) on se déplace le long d’un cercle à résistance constante vers le point (7) d’impédance lue
correspondant à une admittance y3 de :

on remarque que nous sommes sur le cercle à résistance constante unitaire car 1,0042-j16,329 ≈ 1-j16,329.
Ajouter un condensateur en parallèle sur y2 revient à effectuer un déplacement d’une amplitude de susceptance capacitive de :
Circuit « PI »
z2 z1
y2 y1
y1=yL+b3 =0,17+j6,66

z2=z1+x2=0,004-j0,06
zS=1+j0

zL=6+j0

yL=0,17+j0

y2=1-j16,3
yS=1+j0
z1=0,004-j0,15
Exemple

On souhaite adapter une charge ZL=200+j50 Ω à une ligne de transmission de Z0=50 Ω à la fréquence f = 10 MHz.

• Quelle topologie de réseau on doit choisir : T ou π ? Justifiez.


• Dessinez le schéma du réseau choisi.
• Déterminez le facteur de qualité Q du réseau.
• Calculez les valeurs des composants (L et C) nécessaires pour réaliser l’adaptation.
1. Choix de topologie

Impédance de charge : RL> Rs​( réseau π)

[Link]

De plus, la charge a une partie réactive (+j50Ω), ce qui signifie qu'elle est inductive. La stratégie la plus simple est de
commencer par annuler cette réactance.

Pour annuler le +j50Ω de la charge, nous devons ajouter un composant avec une réactance de −j50Ω. Il s'agira donc
d'un condensateur en série.

Adapter la résistance : Une fois le +j50Ω annulé, il ne reste plus qu'une résistance pure de 200Ω
à adapter à 50Ω. Comme 200>50, nous avons besoin d'un composant en parallèle . Pour abaisser l'impédance, ce
composant doit être une inductance.
3. le facteur de qualité Q

3. les valeurs des composants (L et C)


Calcul du condensateur série

Sa fonction est d'annuler la réactance de la charge.


XCserie​​=−XL​=−50Ω
La réactance d'un condensateur est XC​=2πfC1​
. Donc Cserie​≈318pF
[Link] d’impédance par un transformateur quart
d’onde(QWT) :
Principe :

• Un segment de ligne de transmission d’une longueur d’onde électrique λ/4 est inséré entre la charge et la source

• L’impédance caractéristique du segment λ/4 doit être de la moyenne géométrique de la charge et de la source :

• La condition primordiale pour pouvoir utiliser un adaptateur quart d’onde : l’impédance de la charge doit être
purement résistive.

• Si la charge comporte une partie réactive, alors il faut déplacer la position de l’entrée du quart d’onde par rapport
à la charge le long de la ligne de transmission de façon à annuler la composante réactive de la charge à l’entrée du
quart d’onde.
Principe :

• On se déplace à partir de la charge en se dirigeant vers la source d’une distance dQWT pour obtenir une
impédance résistive pure sans composante réactive.

Vers la source Vers la source

• L’impédance caractéristique ZQWT est la moyenne géométrique entre Z(d QWT) et ZS


Exemple

on veut adapter à 50Ω une antenne dont l’impédance est 150Ω+j100Ω à une fréquence de 145 MHz.

Le feeder est un câble RG213/U.

• Quelle doit être la distance entre l’antenne et l’entrée du quart d’onde ?


• Quelle sera l’impédance à l’entrée du quart d’onde ?

• Quelle sera l’impédance caractéristique de la ligne quart d’onde ?


• Comment trouver une ligne de transmission de cette impédance caractéristique ?

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