Électronique HF : Adaptation des Impédances
Électronique HF : Adaptation des Impédances
Université de Kairouan
Faculté des Sciences et Techniques de Sidi Bouzid
Électronique Haute-Fréquence
Enseignant : RANIA RABHI
Filière : TIC 3
z2=z1+x2=0,004-j0,06
zS=1+j0
zL=6+j0
yL=0,17+j0
y2=1-j16,3
yS=1+j0
z1=0,004-j0,15
Plan de cours
Les hautes fréquences sont présentes partout dans notre quotidien et dans de nombreux domaines
• IRM, • Montres •
• Téléphonie mobile • Défense, GPS
• Dispositifs intelligentes
• Aviation, • radio
• Wi-Fi portables, implants • Capteurs
• Bluetooth • prévisions météorologique
• satellites
1. Introduction
À haute fréquence, les câbles et pistes peuvent rayonner (comme de petites antennes), ce qui crée des interférences.
À haute fréquence, chaque petit détail du montage (longueur de piste, vis, via,, etc.) ajoute des capacités et inductances
parasites.
Quand la charge n’a pas la même impédance que la ligne ou la source, une partie du signal est réfléchie au lieu d’être
transmise.
• Ondes Stationnaires :
L'onde incidente (celle qui va vers la charge) et l'onde réfléchie (celle qui revient) se combinent.
À certains endroits du câble, elles s'additionnent (créant des surtensions), et à d'autres, elles s'annulent. Cela crée un
motif d'ondes fixes appelé "ondes stationnaires".
La puissance réfléchie retourne directement a l'émetteur . Celui-ci n'est pas conçu pour "absorber"
cette énergie et il peut surchauffer et se détruire.
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
L’importance l’adaptation
L’adaptation d’impédance est une notion clé en électronique haute fréquence (HF). Elle consiste à faire
correspondre l’impédance d’une source à celle d’une charge pour :
• Résistance (R)
L’impédance d’une résistance est purement réelle
• Inductance (L)
L’impédance d’une inductance est purement imaginaire et croît avec la fréquence :
L en henry (H)
w= 2π f rad/s
• Capacité (C)
L’impédance d’un condensateur est imaginaire et décroît quand la fréquence augmente
C in farad (F)
ω=2πf rad/s
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Mesure de la Désadaptation
Pour quantifier la qualité de l'adaptation, on utilise le Taux d'Ondes Stationnaires (TOS) ou en anglais Standing
Wave Ratio (SWR).
tels que (Γ) est le coefficient de réflexion qui représente le ratio de l'onde réfléchie par rapport à l'onde incidente.
Il se calcule à partir des impédances :
Donc
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Mesure de la Désadaptation
Tableau Récapitulatif
TOS Coefficient de réflexion Puissance réfléchie Puissance Qualité d’adaptation
transmise
1.0 :1 0.00 0% 100% Parfaite
1.5 :1 0.20 4% 96% Bonne
2.0 :1 0.33 11% 89% acceptable
3.0 :1 0.5 25% 75% Mauvaise
10 :1 0.82 67% 33% Dangereuse
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Mesure de la Désadaptation
Exemple
Prenons un cas pratique très courant . si on connecte une antenne dont l'impédance est de 250 Ω à un émetteur
et un câble coaxial standard de 50 Ω. Quel est le TOS résultant ?
TOS = = = 4.88
• Γ = = 0.66
Pour obtenir un transfert maximal de puissance entre un générateur d'impédance ZSet une charge ZL, la condition
d'adaptation est que
ZL=Zs∗
tels que Zs∗ est le conjugué complexe de l'impédance de la source.
Si on décompose les impédances en parties réelles (résistives) et imaginaires (réactives) , La condition ZL
Charge
=ZS∗ devient :
ZL=RL+j XL
• Égalité des parties résistives (Réelles) : RL=RS
Zs=Rs+jXs
• Parties réactives opposées (Imaginaires) : XL=−Xs
Source
• Pour résoudre le problème de désadaptation , on insère un réseau d'adaptation entre la source et la charge.
• Ce réseau, composé de condensateurs (C) et d'inductances (L), a pour rôle de "transformer" l'impédance de la
charge pour qu'elle apparaisse comme le conjugué de la source
• Réseau d’adaptation en ‘T ’
• Le nom "en L" vient de la disposition des deux composants principaux, qui forment visuellement la lettre L
• Il ajoute une réactance capacitive et/ou inductive pour annuler la réactance de la charge et ajuster la partie
résistive.
<
<
L L
C
L
C
<
<
L
C
L C
Exemple
On veut adapter une antenne qui fonctionne sur la fréquence de 433 MHz avec Z L=20 - j15 Ω à une ligne Z0 = 50
Ω.
Objectif : Concevoir un réseau d'adaptation en "L" pour que l'émetteur puisse transférer le maximum de puissa nce
à l'antenne.
Questions :
• Quelle topologie de réseau en "L" devez-vous utiliser ? (parallèle t d'abord ou Série d'abord ?)
• Quelles sont les valeurs du condensateur (C) et de l'inductance (L) nécessaires ?
• Dessinez le schéma final du circuit.
1. Choisir la Bonne Topologie
-Puisque on ( RL < RS) , on doit commencer par un composant série .
-Puisque la charge est capacitive (-j15) , pour commencer à la compenser, on a besoin de quelque chose
d'inductif (+j). On choisit donc une inductance.
La topologie est donc Inductance en série , capacité en parallèle (L-C)
L'inductance( L1) a une réactance XL. Donc L'impédance de la charge et de L1 en série est :
charge inductance
2. Ajoutons le deuxième composant (parallèle )
Le condensateur C1 a une réactance XC. Il est en parallèle. Il est plus facile de travailler avec les admittances
(l'inverse des impédances) pour les circuits en parallèle.
donc
Partie réelle :
Partie imaginaire :
• Il comporte deux éléments en parallèle : (un à l’entrée et un à la sortie) et un élément série (au milieu).
π
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation
T
<
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation
• On l'utilise donc pour "créer" le composant réactif dont on a besoin pour l'adaptation, mais sans
utiliser de composant physique .
On se déplace sur la ligne de transmission, en s'éloignant de la charge, jusqu'à trouver un point où la partie
résistive de l'impédance est exactement de 50 Ω.
À cet endroit, l'impédance que l'on mesure sera Z = 50 ± jX. La partie résistive est parfaite (50 Ω), mais il reste
une réactance indésirable (±jX).
La distance entre la charge et ce point magique est notée d.
Maintenant qu'on a trouvé le point, on sait quelle réactance il faut annuler : ±jX.
Si l'impédance au point est 50 + jX, il nous faut un stub qui apporte -jX. On utilisera un stub en circuit ouvert
(capacitif).
Si l'impédance au point est 50 - jX, il nous faut un stub qui apporte +jX. On utilisera un stub en court-circuit
(inductif).
La seule chose qu'on peut ajuster est la longueur du stub (l) pour qu'il ait exactement la bonne réactance.
Chapitre 1 : Adaptation des impédances
Les techniques d’adaptation
• L’abaque de Smith a été établi par Philip Hagar Smith en 1936 et publié en 1939
• L’abaque de Smith permet une représentation graphique des principaux paramètres caractéristiques de la
propagation le long d’une ligne tels que ( Zin ZL ,TOS , etc ...) en évitant les opérations longues nombres de
complexes
L’abaque de Smith
Bien que nous disposions aujourd’hui de calculatrices scientifiques et d’ordinateurs performants, l’abaque de Smith
reste un outil actuel et largement utilisé en particulier dans les analyseurs de réseau vectoriels et les analyseurs
d’antennes .
Du point de vue mathématique ,l’abaque de Smith utilise une transformation de Möbius pour convertir les axes horizontaux et
verticaux du plan des impédances normalisées en un réseau de cercles formant un maillage circulaire qui représente
graphiquement les résistances et réactances .
+2jΩ Z=3+2j
Réactance
Z=3+2j
+2jΩ
3Ω Z= ???
3Ω
Résistance
L’abaque de Smith
Impédance
normalisée
• Pour visualiser facilement les impédances complexes sur l’abaque de Smith, on utilise l’impédance normalisée, qui
exprime les valeurs d’impédance par rapport à l’impédance caractéristique de la ligne de transmission.
On suppose que
ZS est l’impédance de de source d’un générateur (sortie d’un émetteur ,tube d’émission ,sortie d ‘un filtre , etc ..).
ZC est l’impédance d’une charge (entée d’un récepteur ,antenne d’émission ,entrée d‘un filtre , etc ..).
L’abaque de Smith est carrément une graduation du plan complexe permettant de lire la
valeur d’impédance ZL= r+j X liée au coefficient de réflexion , composé de :
Une impédance normalisée se situe sur l’abaque de Smith à l’intersection de deux arcs de cercle.
L’abaque de Smith
Axe de résistance
L’abaque de Smith
Z=+j
Axe de réactance
Réseau des cercles à réactance normalisée
constante.
Z=+j
L’abaque de Smith
La région de l’abaque située au-dessus de l’axe X représente des impédances à réactance inductive (partie imaginaire positive
de l’impédance complexe)
La région située en dessous de l’axe X représente des impédances à réactance capacitive (partie imaginaire négative de
l’impédance complexe)
Réactance
Axe vertical X inductives Axe des imaginaires pure
(réactance positives)
Axe des imaginaires pure
(réactance négative )
Réactance
capacitives
L’abaque de Smith
Z1
Exemple
Z2
Déterminer l’impédance des points suivants situés
sur l’abaque de Smith :
• Z1= 0.5+j1 Z3
• Z2=1+j2 Z4
• Z4 = court circuit =0
Exemple
Localiser les points d’impédances suivantes sur
l’abaque de Smith
• ZL1= 0.2+0.5 j
• ZL2 =0.5-0.2 j
• ZL3=1.0 +0.5 j
• ZL4= 2+2 j
• ZL5= 0.2-j
• ZL6= +j
L’abaque de Smith
TOS = 5
L’abaque de Smith
TOS
L’abaque de Smith
Coefficient de réflexion Γ
Méthode 1
• Localiser le point correspondant à l’impédance normalisée sur l’abaque.
• Tracer un cercle centré sur le centre principal de l’abaque et passant par le z
point d’impédance.
• Tracer une droite partant de l’intersection d’axe verticale avec ce cercle
vers l’échelle située en dessous
• Lire la valeur du réflexion de coefficient ( Γ) sur le troisième échelle
Centre
principal
RFL coefficient Γ
L’abaque de Smith
Coefficient de réflexion Γ
Méthode 2
On peut trouver la valeur de Γ en mesurant la longueur relative du segment
de droite ‘OA’ par rapport à la distance axiale ‘OP’ donc
avec : |Γ| =
et la droite ‘OA’.
• Le périmètre du l’abaque de Smith contient 3 échelles concentriques .
L’échelle la plus interne est appelée angle de coefficient de réflexion θΓ
L’abaque de Smith
Coefficient de réflexion Γ
Méthode 2
• Le périmètre du l’abaque de Smith contient 3 échelles concentriques .
• L’échelle la plus interne ( en rouge) est appelée angle de coefficient
de réflexion θΓ
Γ= |Γ|
Exemple
• Utiliser l’abaque de Smith pour trouver les coefficients de réflexion des
impédances normalisés suivantes
• zL1= 2+3j
• zL2= 0.2-0.5j
L’abaque de Smith
- Quand on doit calculer l’impédance équivalente d’un circuit série On additionne les impédances.
- Lorsqu’on doit calculer l’impédance équivalente d’un circuit parallèle On additionne les admittances
L’abaque de Smith
• Z1 = 0.8-j1
• Z2= 0.8+ j1.6 z1=0,8-j1
y2=0,25-j0,5
52
z1 : réactance capacitive
y2 : susceptance inductive
L’abaque de Smith
• Il s’agit d’une longueur physique de ligne de transmission qui correspond à une longueur d’onde pour une
fréquence bien déterminée en tenant compte du facteur de vélocité de propagation des ondes dans cette ligne
de transmission.
avec Vf : facteur de vélocité de propagation dans la ligne de transmission ( V f est toujours < 1)
L’abaque de Smith Vers la source
0.108λ
Impédance d'entrée à partir de 0,072λ 0,18λ
l'impédance de charge
Vers la source zC=0,40+j0,42
2.35 λ
Impédance d’une charge à partir
d'impédance d'entrée
0,045λ
0,195λ
Zc=zc*Z0 = (0.62 -j0.19)*50= 31Ω-9.5jΩ
L’abaque de Smith
Lmin et Lmax
• La position ℓ max sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est maximale V max de l’onde stationnale
• La position ℓmin sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est minimale V min de l’onde stationnale
Lmin et Lmax
• La position ℓ max sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est maximale V max de l’onde stationnale
• La position ℓmin sur la ligne correspond à à l’endroit la
tension est minimale V min de l’onde stationnale
2. À réactances distribuées :
• Adjonction de Stubs (portions de ligne de transmission dont la réactance est répartie sur sa longueur).
2. À réactances localisées :
Ces réactances pures ne dissipent pas d’énergie : l’énergie absorbée par une réactance lors d’une alternance d’un
courant alternatif HF est totalement restituée à l’alternance opposée de celui-ci. C’est la raison pour laquelle on
utilise ce type de composants afin de constituer un circuit adaptateur d’impédance.
L’abaque de Smith
• À cette distance, l’impédance comporte une partie réactive (50Ω+jX ou 50Ω-jX). C’est à cette distance
que va être placé le Stub pour annuler la partie réactive de l’impédance.
On l'utilise donc pour "créer" le composant réactif dont on a besoin pour l'adaptation, mais sans utiliser de
composant physique .
Sur la ligne de transmission là-où est placé le Stub, l’impédance résultante atteint
donc une valeur de 50Ω+j0. La charge sera donc parfaitement adaptée à la ligne.
L’abaque de Smith
• Parallèle
On souhaite adapter à 50 Ω une antenne dont l’impédance est 100 Ω + j80 Ω à une fréquence de 145 MHz.
Le feeder est un câble RG213/U (vélocité 0.66)
• Quelle devra être la longueur du stub s’il est en court-circuit ou en circuit ouvert ?
Vers la source
y (dStub A)=1+j1,32
zL=2+j1,6
r=1
y (dStub B)=1-j1,32
yL=0,305-j0,244
θ2≡NλB=(0,5λ-0,459λ)+0,328λ=0,369λ
0,459λ SWR=3,42:1
0,328λ
Détermination de la longueur de Stub
0,147λ+0,25λ=0,39
en court-circuit
7λ 0,172λ
bStub B=+j1,32
e c
ur
so
la
y (dStub A)=1+j1,32
rs
Ve
Si y (dStub A)=1+j1,32 alors bStub A=-j1,32
zL=2+j1,6 0,25λ
yL=0,305-j0,244
Si y (dStub B)=1-j1,32 alors bStub B=+j1,32
0,459λ SWR=3,42:1
bStub A=-j1,32
0,328
λ
0,353λ-0,25λ=0,103λ
Détermination de la longueur de Stub
en0,147λ
circuit ouvert
0,172λ
bStub B=+j1,32
e c
ur
so
la
y (dStub A)=1+j1,32
rs
Ve
Si y (dStub A)=1+j1,32 alors bStub A=-j1,32
zL=2+j1,6
z=∞
y=0 r=1
y (dStub B)=1-j1,32
yL=0,305-j0,244
Si y (dStub B)=1-j1,32 alors bStub B=+j1,32
0,459λ SWR=3,42:1
bStub A=-j1,32
0,328
0,353λ λ
L’abaque de Smith
Donc la solution optimale ici et place le stub à291 mm de l’antenne en court circuit avec une longueur
de 141 mm
L’abaque de Smith
• Lorsque l’impédance de la charge est plus élevée que celle de la source (RL>RS), on commence par un composant
parallèle du côté de la charge.
• Lorsque l’impédance de charge est plus petite que celle de la source (RL<RS), on commence par un composant
série du côté de la charge.
L’abaque de Smith
• Si l’impédance à adapter se situe dans une « zone interdite » d’un type de circuit « L », il suffit de choisir un
autre type de circuit « L ».
• Si plusieurs types de circuits « L » sont compatibles pour l’impédance à adapter, le choix s’effectue en fonction de
la bande passante souhaitée du circuit « L » ou des conditions de schéma dans le cas d’un circuit actif
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 1
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 3 et
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 5 et
« Zones interdites » pour les circuits « L » des types 7 et
L’abaque de Smith
• Ajouter une susceptance en parallèle sur la ligne de transmission revient à effectuer un déplacement sur un cercle à
conductance constante.
Sens horaire
Cercle à résistance
Cercle à conductance
constante
constante
L’abaque de Smith
En série
• Condensateur en série
En parallèle
• Condensateur en parallèle
L’abaque de Smith
z2=0,4+j0,5
z1=0,4+j0,2
Z2= Z1+XL = 0.4+j (0.2+ +0.3)= 0.4+0.5j
• Condensateur en série :
1 1
C= = =6.37 pF
ϣZ0Xc 50*0.5*2*π* 1*109
L’abaque de Smith
Principe
• Le but d’un réseau adaptateur est de ramener l’impédance à adapter à la valeur de l’impédance caractéristique
de la ligne de transmission se situant en impédance normalisée au centre de l’abaque.
• Les parcours sur l’abaque démarrent du composant placé du côté de la charge et se terminent au composant
placé du côté de la source.
• Pour arriver au centre de l’abaque, il faut effectuer des déplacements le long d’un cercle à résistance ou à
conductance constante jusqu’à ce que l’on rencontre un cercle de résistance ou de conductance unitaire.
• Dès qu’un cercle unitaire est atteint, le dernier déplacement s’effectue le long de ce cercle qui passe par le
centre de l’abaque et le tour est joué.
L’abaque de Smith
Exemple
Une charge d’impédance ZL= 100Ω + j 100Ω doit être adaptée à une ligne d’impédance caractéristique Z0= 50Ω .
Dimensionner , à l’aide de l’abaque de Smith , un circuit L permettant l’adaptation de la charge à la ligne .
yL+bC =0,25+j0,42
zL=2+j2
(zL//xC)+xL=1+j0=zS
zL//xL=1+j1,6
zL=2+j2
yL=0,25-j0,25
(zL//xL)+xC=1+j0=zS
Cercle à g unitaire
yL+bL =0,25-j0,43
L’abaque de Smith
• Les circuits « PI » et « T » sont constitués de trois composants dont l’association en parallèle et en série suggère
le nom de ces circuits.
L’abaque de Smith
Le facteur de qualité ’Q’ mesure la capacité d’un circuit résonant à stocker l’énergie par rapport à l’énergie qu’il perd à
chaque cycle.
Idéal quand on veut adapter une résistance élevée vers une valeur plus faible
Idéal quand l’on veut adapter une faible résistance vers une valeur plus élevée
Le réseau T commence naturellement par un élément série, ce qui permet d’augmenter la résistance .
Quand choisir un réseau ‘Π’ ou un réseau ‘T’ pour l’adaptation ?
• Le réseau π permet plus facilement de compenser une réactance capacitive ou inductive importante car il
possède deux éléments en parallèle
3. Bande passante
• Réseau π : Donne un Q plus élevé → filtrage plus fort, bande passante plus étroite
• Réseau T :Donne généralement un Q plus faible → bande passante plus large
• Réseau T → approprié pour fort courant, car les éléments série supportent bien le courant
• Réseau π → approprié pour forte tension, car les éléments shunt supportent mieux la tension
Quand choisir un réseau ‘Π’ ou un réseau ‘T’ pour l’adaptation ?
RL < RS T
RL > RS π
Haute tension π
Fort courant T
Charge très réactive π
• Le facteur de qualité chargé (QL) du circuit est choisi pour obtenir une bande passante souhaitée
• Le Q chargé tient compte des impédances qui chargent le réseau adaptateur à son entrée et à sa sortie
• Pour l’adaptation d’un oscillateur à une charge, on privilégie un facteur de qualité élevé pour éliminer les
signaux parasites et harmoniques à la sortie du circuit
• Pour l’adaptation d’un système large bande à une charge, on privilégie un facteur de qualité relativement faible pour
obtenir une adaptation satisfaisante sur toute la bande utile.
• Le facteur de qualité à un nœud de connexion du réseau adaptateur peut aussi être défini comme
• Cela va nous aider à tracer un quatrième réseau de cercles sur l’abaque de Smith (1 : résistance constante ; 2
: réactance constante ; 3 : SWR constant) ; quatrième réseau : les cercles à Qn constant.
Les cercles à Qn constant sont tracés sur l’abaque de Smith sous forme d’arcs qui commencent tous à r = x = 0 et
se terminent tous à r = x = ∞.
Les coordonnées du centre de ces cercles se situent en abscisse x = 0 et en ordonnée cartésienne y = +/‑(1/Qn) ;
y = +/-1 est situé sur le périmètre en haut et en bas de l’abaque ; les graduations sont linéaires sur l’axe y .
Les cercles à Qn constant délimitent des zones en forme d’œil à l’intérieur desquelles devront se situer les
amplitudes de déplacement sur les cercles à résistance ou conductance constante lors du calcul des réseaux
adaptateurs pour un Qn déterminé.
Pour des réseaux adaptateurs à plusieurs réactances en cascade, le Qn à chaque nœud reste constant.
Cercles à Qn constant sur l’abaque de Smith
exemple d’un circuit « PI »
3ème déplacement
(condensateur en parallèle
Q 2ème nœud = +1
sur la source)
ZL=120Ω
ZS=50Ω
2ème déplacement 1er déplacement
(bobine d’induction (condensateur en parallèle
en série) sur la charge)
Q 1er nœud = -2
Décomposition d’un circuit « π » en deux « L » en cascade
Pour calculer le réseau en « π » ,l’élément central doit être décomposé en deux éléments en série.
Le résultat est comparable à deux réseaux en « L » en cascade.
Décomposition d’un circuit « π » en deux « L » en cascade
on veut adapter à une ligne de transmission de 50 Ω une antenne en dipôle replié dont l’impédance à la fréquence de
résonance à 100 MHz est de 300 Ω. On demande de calculer un réseau « PI » dont la bande passante est plus petite ou égale
à 5 % de la fréquence de résonance.
En décomposant le réseau « PI » en deux réseaux « L » nous allons calculer le facteur de qualité de ceux-ci et choisir le Q maximum
entre Q1 et Q2.
Le réseau en « PI » admet quatre solutions :
• Lorsque l’élément central est composé de deux bobines d’induction en série, elles peuvent se recombiner en
une seule dont la valeur totale du coefficient d’induction est la somme des coefficients d’induction des deux
bobines d’induction.
• Lorsque l’élément central est composé de deux condensateurs en série, ils peuvent se recombiner en un seul
dont l’inverse de la valeur totale de la capacité est la somme des inverses des capacités des deux
condensateurs.
En général,on choisit la solution avec élément central à bobine d’induction pour le réseau en « PI » qui
est connu sous l’appellation de circuit Jones ou circuit Collins du nom de leurs inventeurs.
Tracé du réseau en « PI » sur l’abaque de Smith :
Nous prendrons la configuration du filtre passe-bas. Pour une fréquence de 100 MHz, les valeurs des
composants sont :
ZL = 300 Ω ; CB3 = 212,1 pF ; LX2b = 11,93 nH ; LX2a = 4,86 nH ; CB1 = 518,8 pF. Comme les deux bobines
d’induction en série se recombinent, on aura :
LX2 = 11,93+4,86 = 16,79 nH.
Q1=16,3 Q2=39,9
L’impédance normalisé de la charge est zL = 6. donc nous avons l’admittance de la charge :
Ajouter un condensateur en parallèle sur la charge revient à effectuer un déplacement d’une amplitude de susceptance
capacitive de :
comme nous allons rajouter une bobine d’induction en série, on va devoir convertir l’admittance y1 en impédance z1 en prenant le
point (4) diamétralement opposé au point (3) :
Ajouter une bobine d’induction en série revient à effectuer un déplacement d’une amplitude d’inductance de :
Comme nous allons rajouter un condensateur de 518,8 pF en parallèle sur z2, on va convertir l’impédance z2 en admittance
y2 en prenant le point (6) diamétralement opposé au point (5).
On remarque que nous arrivons pratiquement au centre de l’abaque. L’impédance d’entrée du réseau est z3 :
Du point (6) on se déplace le long d’un cercle à résistance constante vers le point (7) d’impédance lue
correspondant à une admittance y3 de :
on remarque que nous sommes sur le cercle à résistance constante unitaire car 1,0042-j16,329 ≈ 1-j16,329.
Ajouter un condensateur en parallèle sur y2 revient à effectuer un déplacement d’une amplitude de susceptance capacitive de :
Circuit « PI »
z2 z1
y2 y1
y1=yL+b3 =0,17+j6,66
z2=z1+x2=0,004-j0,06
zS=1+j0
zL=6+j0
yL=0,17+j0
y2=1-j16,3
yS=1+j0
z1=0,004-j0,15
Exemple
On souhaite adapter une charge ZL=200+j50 Ω à une ligne de transmission de Z0=50 Ω à la fréquence f = 10 MHz.
[Link]
De plus, la charge a une partie réactive (+j50Ω), ce qui signifie qu'elle est inductive. La stratégie la plus simple est de
commencer par annuler cette réactance.
Pour annuler le +j50Ω de la charge, nous devons ajouter un composant avec une réactance de −j50Ω. Il s'agira donc
d'un condensateur en série.
Adapter la résistance : Une fois le +j50Ω annulé, il ne reste plus qu'une résistance pure de 200Ω
à adapter à 50Ω. Comme 200>50, nous avons besoin d'un composant en parallèle . Pour abaisser l'impédance, ce
composant doit être une inductance.
3. le facteur de qualité Q
• Un segment de ligne de transmission d’une longueur d’onde électrique λ/4 est inséré entre la charge et la source
• L’impédance caractéristique du segment λ/4 doit être de la moyenne géométrique de la charge et de la source :
• La condition primordiale pour pouvoir utiliser un adaptateur quart d’onde : l’impédance de la charge doit être
purement résistive.
• Si la charge comporte une partie réactive, alors il faut déplacer la position de l’entrée du quart d’onde par rapport
à la charge le long de la ligne de transmission de façon à annuler la composante réactive de la charge à l’entrée du
quart d’onde.
Principe :
• On se déplace à partir de la charge en se dirigeant vers la source d’une distance dQWT pour obtenir une
impédance résistive pure sans composante réactive.
on veut adapter à 50Ω une antenne dont l’impédance est 150Ω+j100Ω à une fréquence de 145 MHz.