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Principes de la datation relative en géologie

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La datation

relative L3
Introduction
La géologie reconstitue la succession des évènements ayant
affecté la Terre depuis sa formation il y a 4,6 milliards d'années
ainsi que les changements du monde vivant au cours de son
histoire. La datation ou chronologie relative conduit à classer
dans le temps les événements les uns par rapport aux autres.
Elle est fondée sur un certain nombre de principes mis
systématiquement en place lors des observations géologiques.

Les géologues ont décrit un ordre dans lequel se sont succédés


les évènements en interprétant la disposition des roches et ont
établi des cartes géologiques qui représentent les roches en
affleurement et donnent des indications sur :
- l'âge relatif des roches ;
- la nature des roches ;
- les failles
- etc.

Différemment de la datation relative, celle dite absolue date un


événement par rapport à maintenant. Cette présente étude
porte exclusivement sur la datation relative.
• Objectif principal
• La succession des phénomènes géologiques
entraîne des modifications des roches et des
paysages qui peuvent échapper à l'observation
directe. Néanmoins, l'ensemble rocheux en
conserve des traces qu'il est possible
d'interpréter, en partant du principe que les
lois physico-chimiques n'ont pas changé
(principe d'actualisme).
• C’est pourquoi ce cours vise principalement à
initier les apprenants aux méthodes d’analyser
et d’interprétation la chronologie des
événements géologiques les uns par rapport
aux autres. Cependant, la grande partie de ce
cours se focalisera sur les usages de la
micropaléontologie et de la palynologie pour la
datation.
Objectifs spécifiques
Les deux objectifs spécifiques
majeurs qui se dégagent sont de :
o Maîtriser les principes de la
chronologie relative
o Comprendre l’échelle géologique
de référence.
o Avoir des notions de
micropaléontologie et de
palynologie
Chapitre 1-Principes de la datation
relative

1.1-Principe de superposition

Il concerne les structures géologiques qui se sont


formées par des dépôts successifs : roches
sédimentaires, empilements de coulées
volcaniques. « Toute couche est plus récente que
celle qu'elle recouvre, à une condition, que la
région ait été relativement stable ».
1.2-Principe de recoupement
« Un évènement qui affecte une
structure lui est forcément postérieur :
lorsque deux structures se recoupent, la
plus jeune recoupe la plus ancienne ».
Les principes de superposition et de
recoupement s'appliquent aussi aux
déformations subies par les roches après
leur génèse.
• 1.2.1-Intrusion
• Une intrusion de granite se met en place par
cristallisation d'un magma au cours de son
ascension et est plus jeune que les roches
traversées (= roches encaissantes). Celles-ci
peuvent être modifiées par la chaleur dissipée
par le magma en cours de refroidissement, il
se forme alors une auréole de métamorphisme
de contact contemporaine à la mise en place
du granite et postérieure aux roches
sédimentaires qui existaient avant.
• Si un massif granitique affleure aujourd'hui, alors
que sa consolidation à partir d'un magma s'est
effectuée à quelques kilomètres de profondeur, cela
signifie que les terrains qui le recouvraient ont été
enlevés par l'érosion. Cette érosion est postérieure à
la mise en place du massif granitique.
• 1.2.2-Faille

• Une faille résulte d'une cassure d'un terrain


avec déplacement relatif des parties
séparées. « Elle est donc plus récente que les
roches qu'elle affecte et plus ancienne que
celles qui ne sont pas déplacées ».
1.2.3-Pli

Anticlinal = La strate située la plus à l'intérieur


de la courbe est la plus ancienne. Synclinal = La
strate située la plus à l'intérieur de la courbe est
la plus récente.
Dans les deux sortes de pli, la déformation (le
plissement) affecte la série sédimentaire, donc
par principe de recoupement le plissement
est postérieur à la mise en place de la série.
• 1.2.4-Discordances
• Lorsqu'une strate X repose à l'horizontale sur
des strates redressées ou plissées Y, la zone
de contact est appelée discordance. Elle
implique une succession d'évènements
géologiques :
• - Dépôt
• - Plissement
• - (Régression)
• - Érosion
• - (Transgression)
• - Dépôt
Palynologie
• 1.2.5-Chevauchement ou Charriage

« Lorsque les terrains d'une région X ont été,


après leur formation, entrainés sur des terrains
d'une région Y le charriage est postérieur aux
terrains de la région Y ».

Pour résumer cette notion, disons qu'a la faveur


de mouvements tectoniques, les terrains
déplacés, ou allochtones, sont venus recouvrir
d'autres terrains, terrains autochtones, dont ils
étaient très éloignés à l'origine
• 1.3-Principe de continuité

• Une strate donnée a le même âge sur toute


son étendue : en deux endroits différents, si
on peut établir qu'il s'agit de la même
strate, par exemple parce qu'elle est
intercalée entre deux couches repères, on
admettra qu'elle a le même âge.
• 1.4- Principe d'inclusion (Datation relative à l
'échelle d'un échantillon)

Quand un échantillon d'une roche est inclus


dans une autre, l'inclusion (ou l'enclave) est
antérieure à la roche qui la contient.

Autrement dit, Les morceaux de roche inclus


dans une autre couche sont plus anciens que
leur contenant. Toute inclusion est plus
ancienne que la structure qui l'entoure. Le
principe de recoupement s'applique aussi à
l'échelle d'un échantillon.
• 1.5-Principe d'identité paléontologique
Deux strates éloignées possédant les mêmes
fossiles ont le même âge
Fossiles stratigraphiques = espèces ayant une
répartition planétaire, remarquables par leur
abondance, permettant des corrélations à grande
distance.
L'association de plusieurs fossiles permet de dater
une strate plus précisément que la présence d'un
seul fossile.
En fonction des fossiles contenus dans une strate,
et en faisant référence à une série sédimentaire
choisie et datée, on peut déterminer l'âge relatif
d'une strate ou d'une roche. On définit ainsi une
biozone (un intervalle de temps pendant lequel
plusieurs espèces vécurent ensemble).
• Les espèces d'ammonites s'étant renouvelées
très rapidement, elles ont eu une durée de vie
très courte. Par contre, elles occupent un vaste
territoire géographique. Grâce à ces
caractéristiques, les ammonites permettent une
datation relative de terrains sédimentaires
même à de très grandes distances. Un
fossile stratigraphique est un fossile ayant une
durée de vie relativement brève mais une vaste
répartition géographique (ex: Cleistopora
geometrica). Il permet ainsi une datation
relative de terrains très distants et n'ayant pas
forcément la même composition grâce au
principe suivant : deux terrains présentant les
mêmes fossiles stratigraphiques sont du même
âge.
1-6
• La chronologie (du grec chrono, temps, et logos, parole) est
l'étude de la localisation des événements dans le temps, ex : une
chronologie de l'évolution, une chronologie des temps
géologiques...
La géochronologie est l'ensemble des méthodes de datation
utilisées pour dater les roches et les différents événements de
l'histoire de la Terre comprenant :
• La stratigraphie et la paléontologie, qui permettent une
géochronologie relative ;
• La radiochronologie, qui est une des méthodes de géochronologie
absolue.
• La chronostratigraphie est une branche de la stratigraphie dont
l'objet est l'étude de l'âge des couches (strates) de roches en
relation au temps.
La biochronologie, basée sur l’étude du contenu paléontologique
(les fossiles) des couches géologiques), permet de connaître l’âge
relatif de certains terrains.
• Divisions chronostratigraphiques
• En stratigraphie, les divisions
chronostratigraphiques sont caractérisées par des
ensembles de couches (" étages, séries, systèmes,
érathèmes, éonothèmes ") et leurs correspondants en
temps (" âges, époques, périodes, ères, éons ").
• Étage n. m. (du latin stare, être debout) : Division de base
de la stratigraphie, l'étage est défini par rapport à un
affleurement type, nommé stratotype qui sert, en quelque
sorte, d'étalon. Le nom donné à l'étage est souvent celui
du point géographique où se situe le stratotype, auquel on
rajoute le suffixe " ien " (Lutécien, Aptien, etc.).
• Âge : C'est l'équivalent, du point de vue
géochronologique, d'un étage ; sa durée est de 5 à 6
millions d'années en moyenne.
• Les divisions plus petites que l'étage sont des " chrono
zones ", leur durée, des " chrones "…
• Plusieurs étages forment une série, équivalent
géochronologique, l'époque.
• Plusieurs séries forment un système, équivalent
géochronologique, la période.
• Plusieurs systèmes forment un érathème, équivalent
géochronologique, l'ère.
• Plusieurs érathèmes forment un éonothème, équivalent
géochronologique, l'éon.
• Les temps géologiques étaient subdivisés en deux éons :
o l'éon Cryptozoïque (ou Précambrien) (de - 3 800 Ma
à- 540 Ma),
o l'éon Phanérozoïque lui même divisé en quatre ères .
• Les temps géologiques sont actuellement subdivisés en
quatre éons divisés en ères :
o l'éon Hadéen de -4 600 à -4 000 Ma ;
o l'éon Archéen de -4 000 à -2 500 Ma;
o l'éon Protérozoïque de -2 500 à - 542±1 Ma; (limite du
Précambrien)

o l'éon Phanérozoïque de-542±1 Ma à aujourd'hui, est
divisé en trois ères :
• l'ère Paléozoïque (ou ère Primaire) (de -570 à -
230 Ma),
• l'ère Mésozoïque (ou ère Secondaire) (de -230 à -
65 Ma)
• l'ère Cénozoïque qui regroupe l'ère Tertiaire (de -
65 à - 1,75Ma) et l'ère Quaternaire (de -1,75 à -
0,01 Ma).
• NB : Ma = millions d'années.
Chapitre 2: Notions de
micropaléontologie
II . FORAMINIFÈRES
• Les foraminifères sont des organismes unicellulaires
du monde animal qui vivent sur le fond des lagunes et
des mers, ou bien parmi le plancton océanique. Le
cytoplasme de la cellule de ces protozoaires est
largement inclus dans une coquille (test) diversement
composée de matière organique, de substances
minérales ou de particules agglutinées. Le test
comporte une ou plusieurs loges présentant (une ou)
plusieurs ouvertures (foramens, terme dont dérive le
nom du groupe) faisant communiquer les loges entre
elles et avec l'extérieur.
• Le cytoplasme sort par (cet ou) ces orifices
extérieurs, recouvre plus ou moins le test et émet
des pseudopodes fins et réticulés avec lesquels le
microorganisme se fixe sur son substrat, se
déplace et capture ses proies. Les foraminifères
sont connus depuis le début de l'ère primaire
jusqu'à l'époque actuelle. Certaines de leurs
lignées ont évolué rapidement, ce qui est très
utile pour la biochronologie et les corrélations
interrégionales précises des strates géologiques.
Leur sensibilité écologique les rend aussi
particulièrement intéressants pour l'étude des
environnements actuels et anciens.
• FIG. 1 – Un foraminifère planctonique actuel. Le
test est la masse sombre, au centre, d’où rayonnent
des pseudopodes. L’unicellulaire est recouvert de
gouttes huileuses qui régulent sa flottabilité et donc
sa position verticale dans la tranche d’eau.
• II.1 Caractères généraux

• Description générale
• Les foraminifères sont des Protozoaires pourvus d'une
coquille (= test) constituée de loges successives
communiquant entre elles par des orifices appelés
foramens. Les loges sont séparées les unes des autres
par des cloisons. La dernière loge communique avec
l'extérieur par une ou plusieurs ouvertures. Le
cytoplasme, qui emplit entièrement toutes les loges, sort
par les ouvertures et recouvre extérieurement le test
d'où il émet des pseudopodes filamenteux fins
granuleux et réticulés ; ceux-ci incluent souvent des
grains ou de fines particules de natures variées et jouent
un rôle important dans les activités vitales :
déplacement, nutrition, construction de nouvelles loges,
etc. Des algues symbiotiques (dinoflagellés) sont souvent
présentes dans le cytoplasme.
• Mode et milieu de vie
• Le cycle de vie des Foraminifères comporte une
alternance de générations. Leur taille est
généralement comprise entre 0,1 et 1 mm ;
certains peuvent atteindre 10 cm ou plus. Ce sont
donc pour certains des unicellulaires géants !
• Ils se trouvent dans tous les milieux aquatiques
marins. Certains sont adaptés à des eaux
saumâtres. Ils sont absents des eaux douces. On
distingue :
• • les formes benthiques (Figs. 1 - 2) qui vivent sur
le fond, soit à la surface du sédiment, soit enfouies
dans celui-ci (endofaune), soit sur des supports
végétaux, rocheux ou des particules (épifaune) ;
• • les formes planctoniques (Fig. 3) qui sont
passivement entraînées par les courants, mais
susceptibles d'effectuer des migrations verticales.
• Les foraminifères à tests organiques sont mal
connus [0rdre des Allogromiida]. Il s'agit
essentiellement de formes uniloculaires qui ont
été très peu étudiées par les
micropaléontologues, du fait de leur piètre
potentiel de préservation dans les assemblages
fossiles. La plupart des foraminifères que nous
étudions ont des tests minéralisés.
2 -Critères de description

• 2-1 Test de nature variable :
• – Agglutiné : accumulation de particules détritiques ;
ex. Famille des Orbitolinidae. La paroi d'un
Foraminifère agglutinant a un aspect composite, avec
un agglutinat (grains de quartz, spicules, Nannoconus,
...) emprunté au milieu et un ciment secrété de nature
"chitinoïde" ou calcitique [ordres des Astrorhizida,
Lituolida, Trochamminida et Textulariida].
Remarque : Depuis le Crétacé, on rencontre quelques
rares formes, parmi lesquelles le genre Rzehakina
(Cushman, 1927), dont le ciment serait (?) siliceux
[Ordre des Silicoloculinida] ;
• – Calcaire microgranuleux : test constitué de
microgranules de calcite (< 5mm). Chez certains
Foraminifères, ils sont alignés en « fibre »et l’on parle
de test pseudofibreux. ex. Famille des Fusulinidae.
• – Calcaire porcelané : test formé de petits cristaux
de calcite (2 à 0,1 mm) dont les axes optiques ne
sont pas parallèles : en lumière réfléchie, sous la
loupe binoculaire, le test apparaît très blanc et
évoque la porcelaine. Au microscope en lumière
polarisée analysée, il n’y a donc pas d’extinction
nette du test. (ex. Miliolidae, Alveolinidae).
• – Calcaire hyalin : test transparents et perforés
d’aspect vitreux.
• Hyalin fibroradié : les microcristaux ont tous la
même orientation de leurs axes optiques, et le test
montre donc une extinction nette en lumière
polarisée analysée. Ex : Famille des Orbitoididae,
Sous-Ordre des Globigerinina (avec les
Superfamilles importantes des Globotruncanacea,
Globorotaliacea, et Globigerinacea).

• Hyalin granulaire : juxtaposition de seulement
quelques cristaux de « grande » taille,
d’orientation optique variable. L’extinction en
lumière polarisée analysée se fait donc par plages.
ex. Famille des Nummulitidae.

• 2-2 Test de formes variables :
• – Uniloculaire : c’est la forme la plus simple, elle
est composée d'une seule loge sphérique ou
tubulaire.
• Le plus souvent, le test est multiloculaire c'est-
à-dire il comporte plusieurs loges. Une loge est
l'unité ajoutée au test préexistant au cours d'une
phase de croissance.
• Elle peut être subdivisée en logettes qui résultent
toutes de la même phase de croissance. Les
nouvelles loges, séparées par des cloisons, sont
de taille croissante. La jonction entre 2 loges
successives, parfois visible à l'extérieur du test,
est appelée suture. Le nombre de loges, leur
forme, leur agencement, et partant l'aspect
général des tests multiloculaires, sont
extrêmement variés..
o Dans le mode rectiligne ou arqué, les loges sont
agencées selon un axe droit ou courbe. S'il n'y a
qu'une série de loges, le test est unisérié. S'il y en a
plusieurs séries, il est bi-, tri- ou multi- sérié.
o Dans le mode enroulé, les loges sont disposées
selon une spire. Si elle est plane, le test
planispiralé possède deux faces identiques et
admet donc une symétrie bilatérale. L'enroulement
est évolute quand tous les tours de spire sont visibles
latéralement. Il est involute quand le dernier tour
recouvre tous les précédents. L'ombilic est situé dans
l'axe de la spire au point de convergence des sutures
• Si la spire est trochoïde, le test
trochospiralé a ses deux faces différentes.
L'une, évolute, est dite spirale, l'autre, involute,
est dite ombilicale.
• Remarque :
• • La direction de l'enroulement n'est pas toujours
uniforme pour tous les individus d'une même
espèce (elle peut être dextre ou sénestre), et
dépendrait des variations climatiques du milieu.
• • Dans la plupart des cas, les loges enroulées
sont unisériées. Elles sont exceptionnellement
bisériées.
o Les tests annulaires ou cycliques ont des
logettes disposées en anneaux concentriques.
o Les Miliolidés présentent une disposition
particulière, dite "pelotonnée". Les loges
arquées, tangentes à leurs deux extrémités à
l'axe d'allongement, sont arrangées en cycle
quinque-, tri- ou bi-loculin.
o À côté de ces modèles simples, de nombreux
tests montrent successivement plusieurs modes
d'agencement ; on parle alors de disposition
mixte ou composite.
2-3 L’ouverture
• Très importante pour les processus
physiologiques du foraminifère, la disposition des
ouvertures va jouer un rôle significatif dans la
classification taxonomique. Chez les formes
benthiques, la face aperturale désigne la partie
de la paroi de la dernière loge où s'insèrent une
ou des ouvertures permettant la communication
avec l'extérieur. Elles montrent une très grande
variabilité dans leur forme et leur disposition.
• L'ouverture principale put être simple et alors ronde, en
fente, en croissant, radiée ou dendritique, quelquefois au
sommet d'un col, bordée d'une lèvre lisse ou crénelée, ou
partiellement recouverte par des productions calcaires
telles que : dent, bulle, etc. Elle peut être au contraire
multiple, avec plusieurs petits orifices disposés en file ou
sans ordre.
• Sa position est variable : elle peut être basale, terminale,
suturale ou périphérique. Dans le cas d'un test
trochospiralé, elle peut être médiane, ombilicale ou
spirale.
• Chez les formes qui vivent dans un environnement
isotrope, chez les planctoniques en particulier, il peut
exister des ouvertures supplémentaires réparties le long
des sutures des loges. Certaines petites formes
benthiques présentent une structure particulière
rattachée au côté interne de l'ouverture, appelée la
"plaque dentale". Si sa fonction exacte n'est pas encore
définitivement élucidée son intérêt taxonomique est
néanmoins significatif.
2-4L'ornementation
• L'ornementation intéresse :
• • la surface du test, lisse ou recouverte de stries,
de côtes, d'un réticule, de tubercules, d'épines,
etc. ;
• • les sutures, simples ou limbées, c'est-à-dire
soulignées par un bandeau plus ou moins large ;
• • la périphérie du test, soulignée ou non par des
épines ou une (ou deux) carène(s) ;
• • l'ombilic, libre ou occupé par un ou plusieurs
boutons.
• Tous ces caractères, en se combinant, conduisent
à l'extrême diversité morphologique des
foraminifères.
Arrangement des loges dans le test
des foraminifères. (D’après Loeblich
et Tappan 1964, De Klasz 1988)
Forme et emplacement des ouvertures principales sur le test des
foraminifères
(D’après Loeblich et Tappan 1964, De Klasz 1988)
Ornementation des tests des foraminifères
(D’après Loeblich et Tappan 1964, De Klasz 1988)
Forme
générale du
test des
foraminifèr
es (Loeblich
et Tappan,
1964 ; De
Klasz, 1988)
Forme
des loges
dans les
tests des
foraminif
ères
(Loeblich
et
Tappan,
1964 ; De
Klasz,
1988)
3 Stratigraphie
• Stratigraphiquement, les foraminifères apparaissent dans
le Cambrien inférieur (les tous premiers, non ambigus,
proviennent du Cambrien basal de l'Afrique de l'Ouest), à
peu près en même temps que les métazoaires à éléments
squelettiques. D'après les données moléculaires, cette
apparition aurait été précédée par une large radiation
d'espèces uniloculaires et nues, non fossilisées, qui
auraient divergé d'un ancêtre Cercozoaire, plusieurs
millions d'années avant le début du Phanérozoïque
(PAWLOWSKI et alii, 2003). Le microfossile tubulaire
Platysolenites, décrit dans le Précambrien terminal de
plusieurs régions, n'a pas été définitivement placé ou dans
les vers ou dans les foraminifères (LANGER, 1999). Les
foraminifères planctoniques sont apparus dans le
Toarcien (Jurassique inférieur). La question de
l'existence possible de taxons "planctoniques" dans
le Trias/Jurassique "offshore" du Nord-Ouest de
l'Australie n'est pas définitivement résolu (HART et
al., 2007).
• Les foraminifères ont été particulièrement affectés
par les grandes crises : extinction du Permo-Trias,
remaniements majeurs lors du passage Crétacé-
Paléogène, par exemple. C'est par leur étude qu'a
été souligné le caractère catastrophique de
certaines transitions majeures pour de nombreux
groupes d'organismes, transitions correspondant à
des coupures importantes des temps géologiques. À
plus petite échelle, la connaissance de la
succession des espèces dans des familles bien
documentées permet de disposer d'un outil de
datation qui peut être des plus précis. Leur
sensibilité aux conditions de milieu en fait, d'autre
part, des indicateurs de conditions (paléo-)
environnementales très performants.
• Nourriture
• Les foraminifères benthiques herbivores actifs
broutent des algues (et des bactéries) en se déplaçant
sur leur substrat. Les herbivores passifs sont des
formes épifaunes sessiles qui capturent la nourriture
(diatomées) au voisinage du site de fixation. Les
proies des carnivores sont de petits arthropodes et
d'autres foraminifères. La digestion dure environ un
jour. Certains sont suspensivores. La majorité des
foraminifères vivant dans les sédiments fins situés
sous la zone photique sont détritivores et
bactérivores. Ils y prédominent dans la partie
superficielle (1-2 cm) immédiatement sous l'interface
eau-sédiment. Beaucoup de foraminifères benthiques
sont d'opportunistes omnivores et beaucoup de
grands benthiques hébergent des algues symbiontes
qui leur fournissent un appoint énergétique.
• Les espèces planctoniques à épines
mangent essentiellement des organismes
zooplanctoniques comme les copépodes.
D'autres crustacés, tintinnoïdiens,
radiolaires, polychètes et larves de
gastéropodes, ptéropodes et tuniciers sont
digérés aussi. Les copépodes calanoïdes
sont digérés en 7 à 9 heures, les copépodes
cyclopoïdes plus longuement, en 9 à 20
heures. Les copépodes harpacticoïdes ne
sont digérés qu'exceptionnellement. Les
besoins sont évalués à une capture puis une
digestion toutes les 24 heures. Les espèces
sans épines mangent essentiellement du
phytoplancton : surtout des diatomées, ainsi
• Ces foraminifères peuvent ingérer des
copépodes, mais seulement quand ceux-ci sont
immobilisés ou morts. Les temps de digestion
sont beaucoup plus longs que ceux observés chez
les espèces à épines (suivant HEMBELEN et alii,
1989).
• Lorsque des foraminifères ont été ingérés par
d'autres organismes (vers, gastéropodes,
crustacés, échinodermes, poissons, ...) ils
parviennent le plus souvent à traverser le
système digestif sans être particulièrement
affectés.
• Fonctions du test
• Les six fonctions possibles du test sont (d'après
MURRAY, 1991) :
• • protéger le foraminifère contre la prédation ;
• • servir de barrière à un environnement
défavorable ;
• • constituer un réceptacle pour de la matière
excrétée ;
• • aider dans le processus de reproduction ;
• • contrôler les mouvements de l'organisme ;
• • assister la croissance de la cellule.
• Les foraminifères hyalins construisent des tests
plus poreux dans les eaux chaudes et les moins
salées (HEMBELEN et al, 1989). Ces eaux sont les
moins denses. La porosité des foraminifères
planctoniques peut donc être utilisée comme un
outil paléocéanographique pour évaluer la
température, la salinité et la densité relatives de
l'eau de mer. Les dimensions et la densité des
"perforations" sont aussi des critères de
distinction systématique chez les planctoniques
actuels et fossiles : on oppose classiquement, par
exemple, les formes microperforées et les formes
macroperforées dans la classification des genres
du Crétacé inférieur (MOULLADE et al, 2002).
• Reproduction
• Sur approximativement 4.000 espèces vivantes, le
cycle de vie d'une trentaine d'entre elles est bien
connu. Étudié en laboratoire chez les benthiques, ce
cycle est haplo-diplophasique, avec alternance d'une
génération haploïde et d'une génération diploïde (Fig.
6). Les formes haploïdes sont appelées gamontes.
Ceux-ci donnent, par division du noyau, des gamètes
(cellules sexuelles indifférenciées). La fusion de deux
gamètes donne un individu diploïde, le schizonte,
plurinucléé, qui se reproduit par mitose. Après méiose
et division du cytoplasme autour de chaque noyau, les
schizontes donnent de nouveaux gamontes.
Gamontes et schizontes se distinguent par leur taille
et surtout par celle de leur loge initiale. Les gamontes
sont aussi appelés formes mégalosphériques et les
schizontes formes microsphériques.
• Chez les foraminifères planctoniques, le dimorphisme est
inconnu et il n'y a probablement pas de reproduction
asexuée en accord avec leur stratégie de vie. Chez de
nombreuses espèces, une couche de calcite est sécrétée
sur les loges du dernier tour pendant la gamétogénèse. La
forme ultime de cette calcification constitue la "croûte
calcitique" ; sa signification est énigmatique (résistance à
la dissolution ?).
• Beaucoup de formes fossiles ont été décrites bien avant
que les modalités de reproduction des foraminifères
n'aient été connues, si bien que de nombreux
morphotypes ne différant que par la taille et la dimension
de la première loge ont été placés dans des espèces
différentes. Des réajustements postérieurs à la découverte
de l'existence des deux phases du cycle ont amené les
micropaléontologues à conserver un double nom
spécifique pour dénommer certains taxons, ce qui est
contraire aux règles de la nomenclature linnéenne. Les
exemples sont multiples chez les Nummulites.
• Productivité
• La longévité des foraminifères, difficile à évaluer, est
comprise entre 15 jours et 16 mois. Les tests de
nombreux foraminifères sont partiellement dissous ou
partiellement désintégrés pendant la phase
reproductive. Sur le substratum, la production
carbonatée, évaluée chez les grands foraminifères
benthiques tropicaux ou subtropicaux, varie de 40 à
2.800 g/[Link]. Les comptages indiquent des densités de
populations variant de 0 à 8.600 Foraminifères par
dizaine de cm2 de surface de fond. Les tests de petite
taille et à paroi fine sont souvent transportés en
suspension. Il s'agit d'adultes de petites espèces et de
juvéniles d'espèces plus grandes qui ont généralement
moins de 200 μm de diamètre ou de longueur (selon
MURRAY, 1991). Dans de nombreux de cas, ils sont
transportés post mortem loin de leur source, souvent sur
des distances de plus de 100 km.
• Le grand intérêt géologique des foraminifères
planctoniques tient à leur immense productivité.
Ils vivent dans toute la colonne d'eau. Les plus fortes
concentrations se trouvent à des profondeurs
comprises entre 10 et 50 m. Les populations vivantes
comptent 1 à 200 individus par m2 en surface.
• Dans la nature actuelle, les individus et les espèces
sont plus abondants dans les eaux chaudes. Il a pu
être compté jusqu'à 10.000 Foraminifères par m3
d'eau, mais jusqu'à moins de 1 individu dans 100 m3
à des profondeurs supérieures à 1000 m.
Actuellement, on estime que 47% des fonds
océaniques, soit 126.000.000 km2, sont couverts par
leurs coquilles qui tombent en pluie constante, à la
vitesse moyenne de 2 cm/s, sur le sol marin.
Plusieurs milliers de spécimens peuvent être
contenus dans un gramme de sédiment.
• Foraminifères et biochronologie
• Intérêt biostratigraphique des foraminifères
• Les foraminifères ont une extension
chronostratigraphique allant du Cambrien
inférieur à l'époque actuelle (Fig. 5). Les
premières formes apparues ont des tests
organiques ou de simples tubes agglutinés. Les
espèces sont rares jusqu'au Dévonien. Les tests
calcitiques microgranulaires culminent au
Carbonifère et au Permien avec le développement
des Fusulinidés qui disparaissent à la fin du
Paléozoïque.
• Les tests porcelanés apparaissent au Carbonifère
avec les Cornuspiridés. Ils sont suivis au cours du
Mésozoïque par la multiplication des tests
agglutinés (les Lituolidés au Jurassique et les
Orbitolinidés au Crétacé) et par la radiation des
tests hyalins (dont celle des Nodosariidés au
Jurassique). Les premières formes sont toutes
benthiques, les formes planctoniques n'existent pas
avant le Jurassique. Les niveaux marins élevés et
les climats chauds du Crétacé favorisent la
diversification des planctoniques dont de
nombreuses formes sont affectées par les
extinctions majeures de la fin du Mésozoïque. Une
rapide explosion évolutive eu lieu dès la base du
Cénozoïque avec l'apparition de morphotypes
rappelant les formes planctoniques actuelles.
L'étude des strates sédimentaires basée sur le
contenu fossilifère, plutôt que sur la lithologie ou
d'autres paramètres géologiques, est la
biostratigraphie. Les (micro-)paléontologues
organisent les couches sédimentaires en biozones
fondées sur les premières et les dernières
occurrences d'espèces sélectionnées. Ces niveaux
d'apparition et d'extinction sont appelés
biohorizons ("datums" en anglais). De tels taxons
sont connus sous une variété de noms, comprenant
"marqueur", "index", "guide" ou "indicateur"
(MCGOWRAN, 2005).
• Les caractéristiques d'une espèce
biostratigraphiquement utile sont les suivantes :
• • extension stratigraphique courte ;
• • dispersion géographique rapide et large ;
• • bonne préservation ;
• • reconnaissance relativement facile.
• La reconnaissance des zones permet d'établir
l'âge relatif, ou chronostratigraphie, d'une
section sédimentaire basée sur la succession
connue d'espèces fossiles au cours des temps
géologiques, suivant les modalités de l'évolution
biologique. Au cours du demi-siècle dernier, les
occurrences des fossiles et les biozones
successives ont été intégrées avec les données
paléomagnétiques et les âges radiométriques
partout dans le Monde de façon à construire et
calibrer une robuste échelle des temps
géologiques.
• La géochronologie est basée sur l'âge absolu
plutôt que sur l'âge relatif. Des biozones bien
datées peuvent être corrélées avec des sections
très distantes dans lesquelles les données
paléomagnétiques ou autres outils de datation
font défaut, étendant l'application de l'échelle des
temps au Globe entier. Ces principes ont été
appliqués à tout le Phanérozoïque (quelques 540
millions d'années), dans des sections
continentales et océaniques.
• Les paléontologues ont reconnu différents types
de biozones basées sur l'extension
stratigraphique d'une ou plusieurs espèces. Le
but de l'utilisation de différents types de zones
est d'établir des intervalles stratigraphiques
distincts représentant de courtes fractions de
l'enregistrement du temps géologique.
• La figure 7 présente quatre types de zones
différentes (A-H représentent les extensions
stratigraphiques de 8 espèces différentes). Leurs
définitions sont les suivantes :
Fig. 7 : Principaux types de zones.

• 1. Zone d'extension totale de l'espèce A : depuis
l'apparition de l'espèce A, jusqu'à la disparition de
l'espèce A.
• 2. Zone d'extension concomitante des espèces B et
C : partie commune des extensions des espèces B et C,
depuis l'apparition de l'espèce C et jusqu'à la disparition
de l'espèce B.
• 3. Zone d'extension partielle de l'espèce D : depuis
l'apparition de l'espèce D, jusqu'à l'apparition de l'espèce
E.
• 4. Zone d'intervalle de l'espèce G : occurrence de
l'espèce G entre la disparition de l'espèce F et l'apparition
de l'espèce H.
• Les techniques
de préparations
micropaléontolo
giques
• L’attaque au peroxyde (eau oxygénée)
• On verse une solution de peroxyde à 10% sur une
quantité d’environ 40g d’échantillon (carotte,
déblais de forage) provenant du forage prélevé (et
broyé si nécessaire dans un mortier) qui permet de
désagréger la roche afin de libérer les microfossiles
(foraminifères, ostracodes…). L’eau oxygénée est
versée dans le bécher de 500ml contenant
l’échantillon jusqu’à immersion totale. Le mélange
(eau oxygénée + sédiment) est agité à l’aide d’une
baguette jusqu’à réaction totale. Si la réaction est
trop vive, on y ajoute de l’eau pour l’amortir. On
laisse reposer le produit pendant 12 heures en
moyenne avant le lavage.
• Le lavage
• Avant d’entamer le lavage, on verse d’abord de l’eau
dans les béchers contenant le peroxyde et les
sédiments. Ensuite, on rince correctement les
contours du béchers pour éviter tout risque de
contamination, et le contenu est déversé dans une
colonne de trois tamis à maille décroissante : 250
micromètres, 100 micromètres et 63 micromètres. Le
refus de chaque tamis est brassé doucement du bout
des doigts sous un jet d’eau relativement puissant
afin d’éliminer les particules fines.
• Les résidus obtenus à la périphérie de chaque tamis
sont reversés dans des crussibles ou creusets à l’aide
d’un léger courant d’eau au revers du fond du tamis.
Après chaque utilisation, les tamis sont nettoyés à
l’aide d’une brosse et plongés dans du bleu de
méthylène qui permet de marquer au bleu les
foraminifères restant dans le tamis.
• Le séchage et la mise en sachets
• Les refus recueillis de chaque crussible sont mis à
l’étuve à une température comprise entre 70 et
100°C. La durée du séjour à l’étuve est d’environ
deux heures. Les échantillons séchés sont vidés
dans trois petits sachets portant le nom du puits,
la cote et la maille du tamis. Le tout est mis dans
un sachet plus grand, portant le nom de la
compagnie qui a réalisée le puits, le nom du puits
et la cote de l’échantillon.
• Le tri (foraminifères et ostracodes)
• Une certaine quantité du résidu est rependue très
légèrement dans un bac à fond noir quadrillé (bac
à tri) et est observée à la loupe binoculaire.
L’analyse du résidu permet non seulement de trier
les microfossiles, mais aussi d’identifier la nature
lithologique des déblais ou des carottes. A l’aide
d’une aiguille montée, les microfossiles sont isolés
de l’échantillon en balayant chaque quadrillage du
bac dans le champ de vision et sont mis dans une
cellule.
Généralités sur la
palynologie
Annexe 2 : Technique de préparation des lames palynologiques
ELEMENTS
FIGURES DE
LA MATIERE
ORGANIQUE
DEFINITION:

On appelle éléments figurés de la matière organique tous les fossiles


contenus dans la matière organique et toutes les structures pouvant aider à
dater et à reconstituer les environnements lors du dépôt des sédiments, Il
s’agit de:

 Dinokystes
 Spores et grains de pollen
 Etc…
DINOFLAGELLES

sont des Algues unicellulaires ayant un noyau ou (dicaryon), des


chloroplastes jaunes ou bruns et deux flagelles perpendiculaires
l’un par rapport à l’autre. Ces flagelles sont situés dans le sillon
ventral (sulcus) et dans la ceinture équatoriale (Cingulum).
Certains dinoflagellés sont nus et d’autres présentent des plaques

apex

plaque

Flagelle
cingulaire rubané

Flagelle sulcal en
fouet

antapex
1-DINOKYSTES

L’enkystement des Dinoflagellés n’est pas bien connu. Ce phénomène


arrive en milieu marin ou lacustre lorsque les conditions du milieu
sont défavorables à la vie des Dinoflagellés. Les Dinoflagellés
s’enkystent en hiver, éclatent en automne et germent au printemps.
CYCLE DE VIE
• Cinq (05) types de caractère vont caractériser les
kystes de dinoflagellé ou Dinokyste, il s’agit de:

La forme

La tabulation (présence ou non de plaques)

La ceinture équatoriale (Cingulum)

L’Archéopyle (ouverture germinative)

L’ornementation
proximate
cavate bicavates DIFFERENTES
FORMES

trabeculaire proximochorate chorate


DIFFERENTS TYPES D’ARCHEOPYLES ET TABULATIONS
Dinokystes suite
• 3- spores et grains de pollen

• Sont les organes de la reproduction des plantes

• Trois (03) types de caractère vont caractériser ces


organes de spores et de grains de pollen, il s’agit de:

La forme

L’ouverture germinative (marque trilète, pore, sillon.)

L’ornementation
Les spores présentent:
•Une diversité de forme avec une taille variant de
quelques µm à 4mm

•Une symétrie bilatérale

•Une ouverture germinative unique, située au pôle


proximale: rectiligne (marque monolète) ou par
trois branches (marque trilète)
Circulaire Triangulaire Ellipsoidale

Droit Convexe Concave

Angulaire Arrondi Tronqué


Orientation des spores
Les grains de pollen présentent également:
•Une diversité de forme avec une taille entre 2µm et 200µm

•Une diversité d’ouverture germinative à savoir: Des pores et des


sillons.

En général ces ouvertures sont au nombre de trois et disposées dans


la zone équatoriale et quelque fois couplées de sillon.

Par ailleurs ces ouvertures sont plus nombreuses et réparti sur toute la
surface du grain de pollen

Remarque: Les spores et grain de pollen présentent une diversité


d’ornementation
Un bon nombre d’auteurs désigne les spores et grains de pollen sous le
vocable de Miospore
• Schéma ouverture
spores et grains de pollen
Spores et grains de pollen suite
Trichoto Monoporate
Inaperturate Zonosulcate
Monosulcate mosulcate

Tricolpate
Syncolpate Dicolpate Tricolpate
P.V

PRINCIPAUX
TYPES
Stephano pericolpate Tricolporate
Tetracolpate Tricolporate
colpate P.V D’OUVERTUR
E ET TYPE DE
POLLEN
Diporate Triporate Stephano
Stephano Periporate
Porate
colporate

Pericol syncolporate Stephano


Stephanoporate Brevitri
porate Colporate
colporate
Plutard, Schrank en 1988 à partir de la reconstitution
diagrammatique, issue des photos au microscope
photonique, avait suggéré non seulement une inversion de la
position des cornes antapicales; (La corne gauche étant la
plus longue et droite la plus courte) mais également une
réconstitution des paraplaques à partir de l’archéopyle.

droite gauche
gauche droite

A= Vue dorsale B= Vue Ventrale


Cette remarque de Schrank n’a pas fait l’objet
d’amendement du Genre Andalusiella
La paratabulation exacte des péridinoïdes a été mise en
évidence a partir de la nouvelle espèce Andalusiella

ivoirensis découverte par Tea J, Yao K R et E.


Masure en 1996,
Cette espèce se présente comme suit :

Matière organique
amorphe
dinokyste
La reconstitution diagrammatique basée sur la description

architecturale des tabulations, proposée par KOFOID en 1909 puis

par Edwige Masure en 1991, a permis de mettre en évidence deux

types de kystes :

- Les kystes Peridinoïdes

- Les kystes Gonyaulacoïdes


a- Les kystes Peridinoïdes: 7’’- 5/6’’’-
2’’’’
apex
plaque
4’ 2’ 3’
1’ suture 1a 3a
6’ 7’ 2’ 2a
1’
’ ’ ’ Flagelle cingulaire 3’
’ rubané
1’’ ’
5’’ 3’’
Flagelle sulcal en
’ ’
2’’ 1’’’ fouet ’
1’’ 2’’’
’’ ’ antapex ’
’’

4’’
2a 5’’’ 1’’’
3a
3’ 1a
4’ 2’ 2’’’’ 1’’’’
1’
7’’ 1’’ 3’’’
b- Les kystes Gonyaulacoïdes: 6’’- 6’’’- 1p -
1’’’’

1’’’
3’ 2’ 3’’
4’ gs
4’’ 6’’’
2’’ 2’’’
6’’ 1’ 1’’ 3’ 2’
ps 1p
5c
6’’’ 1’’’ 5’’ 4’ 5’’’
1’’ 1’’’’ 3’’’
ds
1p 6’’ 1’
4’’’
Cette reconstitution diagrammatique a permis de mieux comprendre
non seulement l’agencement des paraplaques des Andalusiella mais
également de les classer dans le groupe des péridinoïdes.
A savoir qu’ Andalusiella ivoirensis possède :

4’ plaques apicales
3a plaques intercalaires 3
2 4 3a’ 1a
1
7’’ plaques précyngulaires ’ 2’
1’ ’ 2a
7’’ ’ 1c 6’ 5’’ 4’ 3’
4c 2c
4-5 c plaques cingulaires ’ ’ ’ 3c ’ ’
5’’’ 1’’ 2’’
5’’’ plaques postes cingulaires 4’’ 3’’
’ ’ ’ ’
2’’’’ antapicales Ps 1’’’ 2’’’’1’’’
1 ps plaque poste sulcus ’ ’
Vue ventrale Vue dorsale
3’ 4’
Cette reconstitution par 3a 1’
3a 1’ 2’ 1a
2a
numérotation des 3’’ 4’’ 5’’ 6’’ 7’’
1’’ 2’’ 3’’
plaques, reportée sur 3’’’ 1’’’ 2’’’ 4’’’ 5’’’
3’’’
l’espèce vue au MEB, 1’’’’ 2’’’’ 1’’’’ 2’’’’ ps
nous donne ceci :
1. Vue dorsale 2. Vue ventro- 3. Vue dorso--
dorsale ventrale

4’
1’ 2’
2’ 7’’ 1’’ 2’’
2’’
1’’’
5’’’
ps 1’’’’
1’’’’
ps
4. Vue ventrale 5. Vue ventrale
l’espèce Andalusiella ivoirensis nous a permis de revoir un
nombre d’Andalusiella exp: [Link] a été
répositionnée dans le genre Trithyrodinium à cause de l’ouverture
germinative 3a
Des espèces Andalusiella en vue dorsale

A. dubia
A. romboides A. polymorpha
A. m. subsp.
A. mauthei punctata

A. rhombohedral
A. m. subsp.
aegyptiaca
A. spicata A. gabonensis A. ivoiriensis
A. inflata
REPARTITION BIOSTRATIGRAPHIQUE

 Quel est la signification stratigraphique


d’Andalusiella ivoirensis ?

Andalusiella ivoirensis appartient au grand groupe des


Deflandreacea Peridinoïdes qui ont vécu au Crétacé
supérieur.

Ce groupe fait son apparition à la fin du Sénonien inférieur,


atteint son apogée en termes d’explosion du Campanien superieur
au Maastrichtien
Andalusiella ivoirensis quant à lui, apparait et s’éteint au
Maastrichien Inferieur.

Sa présence dans les sédiments au cours d’un forage, signifie que


le trépan à atteint les formations d’au moins 68.3 Ma d’âge. C’est
donc un bon fossile stratigraphique.

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