République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche
Scientifique
Institut de maintenance et sécurité industrielle
Département de Sécurité industrielle & Environnement
O.R.S.E.C
Organisation de la Réponse de la Sécurité
Civile
Chargée du cours : Benomar Fatima 1
I-Introduction
Le plan d'Organisation de la réponse de sécurité civile permet de
faire face à des catastrophes naturelles, industrielles ou sanitaires.
Il a été créé en 1952, a évolué au fil des années. Il a notamment été
réformé en 1987 pour prévoir "une réponse spécifique à chaque
risque. Il a encore évolué en 2004, pour intégrer plus de souplesse.
-1952 création du plan [Link] (Organisation des Secours)
départemental placé sous l’autorité du wali.
-1987 en complément, création :
des plans [Link]. zonaux au niveau des zones de défense,
des plans d’urgence dans chaque département comprenant :
- les Plans Particuliers d’Intervention -P.P.I.- pour les
installations dangereuses fixes,
- les Plans de Secours Spécialisés -P.S.S.- pour les autres risques
technologiques et ceux Chargée
d’origine naturelle
du cours : Benomar Fatima 2
- les « plans rouges » destinés à porter secours à de nombreuses
victimes.
-2004, il devient l’ Organisation de la Réponse de Sécurité Civile.
Le plan [Link].C. devient l’organisation unique chargée de
gérer toutes les situations d’urgence :
-impliquant toute la société
- sous une autorité unique
-mobilisant de nombreuses ressources
-grâce à un dispositif opérationnel
-prenant en compte les risques identifiés
-et s’adaptant en permanence
Chargée du cours : Benomar Fatima 3
ce plan se répartit depuis 2004 en quatre niveaux : on parle de
plans Orsec:
-zonal,
-départemental,
-maritime
-plan communal de sauvegarde, présenter par toutes les communes
Son objectif reste le même : mettre en place des secours efficaces
le plus rapidement possible.
Le plan est conçu pour mobiliser et coordonner, sous l'autorité
unique du wali, les acteurs de la sécurité civile au delà du
niveau de réponse courant ou quotidien des services. Le but est
de développer la préparation de tous les acteurs, publics ou
privés, pouvant intervenir dans le champ de la protection des
population.
Chargée du cours : Benomar Fatima 4
Il s’agit de développer la notion de culture de sécurité civile.
Chaque acteur doit s’approprier les missions relevant de sa
compétence et les retranscrire dans son organisation interne au
travers d’une planification déclinée.
L’objectif est de mettre en place une organisation opérationnelle
permanente et unique de gestion des événements touchant
gravement la population. Il constitue un outil de réponse
commun aux événements quel que soit leur origine : accident,
catastrophe, terrorisme, sanitaire…
Le processus de développement de ce dispositif opérationnel doit
prendre en compte, de manière très pragmatique et précise, tous
les aspects nécessaires à son fonctionnement :organisationnels,
techniques et humains. Mais surtout, pour être pleinement
efficace, cette organisation doit s’appuyer sur des acteurs formés.
Chargée du cours : Benomar Fatima 5
Elle ne doit pas se découvrir lorsque l'événement survient mais être
rôdée par des entraînements et des exercices. Le but final est
d’aboutir à une maîtrise partagé(inter services) et pérenne d’un
savoir faire opérationnel.
L’approche du nouvel ORSEC peut ainsi se résumer en :
un réseau (de sécurité civile),
une doctrine opérationnelle (avec une organisation rénovée),
des exercices (aboutissement du processus de planification),
le retour d’expérience (évolution permanente du dispositif).
L'objectif du plan ORSEC de dernière génération reste la protection
générale des populations, mais avec une ampleur nouvelle. Son
architecture s’articule autour de trois grands éléments novateurs:
Chargée du cours : Benomar Fatima 6
un recensement et une analyse préalable des risques et des
conséquences des menaces communs à tous les services.
L’objectif est d’aboutir à un répertoire unique reconnu par tous les
acteurs concernés permettant, au sein du département, de disposer
d’une culture partagée des aléas et des vulnérabilités;
le dispositif opérationnel, cœur actif du plan, définissant une
organisation unique de gestion d'événement majeur. Cette
organisation globale prévoit des dispositions générales traitant
des éléments nécessaires à la gestion de tout type d’événement,
complétées, le cas échéant, par des dispositions spécifiques pour
faire face aux conséquences prévisibles des risques et menaces
recensées ;
les phases de préparation, d’exercice et d’entraînement
nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle.
Chargée du cours : Benomar Fatima 7
II-Le cadre législatif
Loi n° 04-20 du 13 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 25
décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et
à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement
durable, p.13. J.O.R.A.N° 84 DU 29/12/2004
Section 1
Des plans ORSEC
Art. 52. - Selon l'importance de la catastrophe et/ou des moyens
à mettre en œuvre, les plans ORSEC se subdivisent en :
- plans ORSEC nationaux;
- plans ORSEC inter-wilaya;
- plans ORSEC de wilaya;
- plans ORSEC communaux;
- plans ORSEC des sites sensibles.
Chargée du cours : Benomar Fatima 8
Les plans d'organisation des secours peuvent se combiner,
notamment
lorsqu'il s'agit d'une catastrophe nationale.
Les modalités de mise en place, de gestion et de règles particulières
de déclenchement des plans ORSEC sont fixées par voie
réglementaire.
Art. 53. - Chaque plan ORSEC est composé de plusieurs modules
visant à prendre en charge et à gérer chaque aspect particulier d'une
catastrophe.
Lors de la survenance d'une catastrophe, les modules requis sont
activés selon la nature du sinistre.
Pour chaque catégorie de plans ORSEC, les modules la composant et
les moyens mobilisés au titre de ces modules sont fixés par voie
réglementaire.
Chargée du cours : Benomar Fatima 9
Art. 54. - L'organisation et la planification des opérations de
secours doivent être conçues de manière à prendre en charge par
ordre de priorité les segments d'intervention suivants :
- le sauvetage et le secours des personnes,
- la mise en place de sites d'hébergement provisoires sécurisés,
- la gestion rationnelle des aides,
- la sécurité et la santé des sinistrés et de leurs biens,
- l'alimentation en eau potable,
-la mise en place d'alimentation en énergie.
Art. 55. - Les plans ORSEC sont organisés et planifiés selon les trois
phases suivantes :
- la phase d'urgence ou phase "rouge",
- la phase d'évaluation et de contrôle,
- la phase de réhabilitation et/ou de reconstruction.
Chargée du cours : Benomar Fatima 10
Art. 56. - Outre les moyens mobilisés par l'Etat au titre des plans
ORSEC, lors de la survenance d'une catastrophe et en vertu du
caractère d'utilité publique de la gestion des catastrophes institué
par les dispositions de l'article 54 ci-dessus, l'Etat procède à la
réquisition des personnes et des moyens nécessaires.
Les modalités de mise en œuvre des dispositions du présent article
sont fixées par voie réglementaire.
Art. 57. - L'intervention de l'Armée nationale populaire dans les
opérations de secours dans le cas de catastrophes obéit aux règles
fixées par la loi n° 91-23 du 6 décembre 1991, relative à la
participation de l'Armée nationale populaire à des missions de
sauvegarde de l'ordre public hors des situations d'exception.
la Loi n° 04-20 du 13 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 25
décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs a été
complétée par le Décret exécutif n° 19-59 du 2 février 2019
Chargée du cours : Benomar Fatima 11
Décret exécutif n° 19-59 du 2 février 2019 fixant les modalités
d’élaboration et de gestion des plans d’organisation des secours en
cas de catastrophe, dénommés ci-après « plans ORSEC ». (Joradp
n° 10 du 10 février [Link])
Chapitre I: Disposition générales
Art. 2. — Au sens du présent décret, il est entendu par :
- Catastrophe : Perturbation grave du fonctionnement d'une
communauté par suite d'événements dangereux pouvant provoquer
des dommages importants aux plans humain, social, économique
ou environnemental.
-Module d'intervention : Organisation des ressources humaines et
matérielles nécessaires à la prise en charge et à la gestion de
chaque aspect particulier d'une catastrophe.
Chargée du cours : Benomar Fatima 12
-Site sensible : Infrastructure, établissement, installation ou ouvrage
qui garantissent la disponibilité de biens et de services
d'importance vitale, dont les défaillances de grande ampleur ont
des conséquences graves sur la population, l'économie et
l'environnement.
Art. 3. — Le plan ORSEC a pour objet la prise en charge de tout
évènement grave menaçant les biens, les personnes et
l'environnement, notamment les catastrophes liées aux risques
majeurs prévus à l'article 10 de la loi n° 04-20 du 13 Dhou El
Kaâda 1425 correspondant au 25 décembre 2004, susvisée. Il
recense l'ensemble des ressources humaines et matérielles à mettre
en œuvre en cas de catastrophe et permet d'organiser et de
coordonner les actions à entreprendre.
Chargée du cours : Benomar Fatima 13
Chapitre II: Catégories des plans ORSEC
Art . 4. — Selon la nature, l'ampleur de la catastrophe ou des moyens
à mettre en œuvre, les plans ORSEC se subdivisent en :
— plan ORSEC national ;
— plan ORSEC inter-wilaya ;
— plan ORSEC de la wilaya ;
— plan ORSEC de la commune ;
— plan ORSEC du site sensible. A
Art. 5. — Le plan ORSEC national est constitué de l'ensemble des
plans ORSEC des wilayas du territoire national. Il permet la
coordination de la mobilisation et de la gestion de l'ensemble des
ressources et moyens nécessaires selon la nature et l'ampleur de la
catastrophe, ainsi que l'organisation des interventions et des
secours dans les zones concernées par la catastrophe.
Chargée du cours : Benomar Fatima 14
Art. 6. — Le plan ORSEC inter-wilaya est constitué des plans
ORSEC des wilayas limitrophes concernées par la même
catastrophe. Il permet la coordination de la mobilisation et de la
gestion des moyens prévus dans les plans ORSEC de ces wilayas.
Art. 7. — Les plans ORSEC de la wilaya, de la commune et du site
sensible sont des instruments de gestion et de prise en charge des
effets liés aux catastrophes à l’échelle de la wilaya, de la commune
ou du site sensible. Ils sont composés de plusieurs modules
d'intervention visant à prendre en charge et à gérer chaque aspect
particulier de la catastrophe. Ils recensent l'ensemble des moyens
mobilisables pour chaque module d'intervention et organisent les
modalités des interventions et des secours.
Chargée du cours : Benomar Fatima 15
Chapitre III: Elaboration des plans ORSEC
Art. 8. — Les plans ORSEC de la wilaya et de la commune sont
élaborés par une commission de wilaya ou par une commission
communale, selon le cas, présidée respectivement par le secrétaire
général de la wilaya ou le secrétaire général de la commune. Les
services de la protection civile assurent leur secrétariat. La
composition des commissions prévues à l'alinéa ci-dessus, est
fixée par arrêté du ministre chargé de l'intérieur.
Art . 9. — Les plans ORSEC de wilaya et de la commune sont
élaborés sur la base de :
— la connaissance des risques menaçant la wilaya ou la commune,
en fonction de l'historicité et de la cartographie y afférentes ;
— la synthèse de l'analyse des risques.
Chargée du cours : Benomar Fatima 16
Art. 10. — Les plans ORSEC de wilaya et de la commune sont
approuvés, selon le cas, par le wali après délibération de
l'assemblée populaire de wilaya, ou par le président de l'assemblée
populaire communale, après délibération de l'assemblée populaire
communale. Le plan ORSEC communal est visé par le wali.
Art. 11. — Le plan ORSEC du site sensible est élaboré par
l'exploitant du site conjointement avec les services de la protection
civile. Il est approuvé par le wali. Une copie est transmise au
président de l'assemblée populaire communale du lieu
d'implantation du site sensible.
Art. 12. — Le plan ORSEC du site sensible n'est pas élaboré pour les
installations et ouvrages astreints à l'élaboration d'un plan
particulier d'intervention (PPI) prévu par le décret exécutif n° 15-
71 du 21 Rabie Ethani 1436 correspondant au 11 février 2015
fixant les conditions et modalités d'élaboration et d'adoption des
plans particuliers d'intervention pour les installations ou ouvrages.
Chargée du cours : Benomar Fatima 17
Le wali territorialement compétent fixe par arrêté, la liste des sites sensibles
sur proposition d'une commission de wilaya dont la composition est fixée
par arrêté du ministre chargé de l'intérieur.
Art. 13. — Les modalités d'élaboration des plans ORSEC de wilaya, de la
commune et du site sensible, sont précisées conformément à un guide fixé
par arrêté du ministre chargé de l'intérieur.
Art. 14. — Est instituée au niveau du ministère chargé de l'intérieur, au niveau
de chaque wilaya et au niveau de chaque commune une plate-forme
numérique. La plate-forme numérique au niveau du ministère chargé de
l'intérieur, comprend l'ensemble des données relatives aux ressources des
plans ORSEC de l'ensemble des wilayas ainsi que les autres moyens
mobilisables. La plate-forme numérique au niveau de la wilaya, comprend
l'ensemble des données relatives aux ressources du plan ORSEC de la
wilaya et des plans ORSEC des communes de la même wilaya. La plate-
forme numérique au niveau de la commune, comprend l'ensemble des
données relatives aux ressources du plan ORSEC de la commune. Les
modalités d'organisation et de fonctionnement des plates-formes citées à
l'alinéa 1er du présent article, sont fixées par arrêté du ministre chargé de
l'intérieur........... Chargée du cours : Benomar Fatima 18
III-Le plan d’organisation de la réponse de
la sécurité civile (O.R.S.E.C)
1-Définition
Le dispositif ORSEC est un système polyvalent de gestion de la
crise. Il organise sous l'autorité du wali, la mobilisation, la mise en
œuvre et la coordination des actions de toute personne publique et
privée concourant à la protection générale des populations.
A cet effet, le plan ORSEC définit les conditions :
- de remontée permanente de l’information,
- d’alerte des acteurs du plan ORSEC,
- de mise en œuvre du dispositif ORSEC,
- d’organisation des structures de commandement,
- de communication auprès des médias et de la population.
Chargée du cours : Benomar Fatima 19
Le dispositif opérationnel ORSEC est l’organisation unique et la
structure polyvalente de gestion de tous les événements touchant
gravement la population, quelle qu’en soit l’origine : catastrophe
naturelle ou technologique, attaque terroriste, crise sanitaire... Il
est destiné à faire face à des situations de plus en plus variées et à
multiples facettes.
2-La dénomination
ORSEC était initialement l'acronyme d'organisation des secours ;
devenu en 2004 organisation de la réponse de sécurité civile.
Dans le vocabulaire des secouristes, l’acronyme ORSEC se
généralise et doit être complété soit par le nom de la
fonctionnalité associée (Orsec-Novi, Orsec-hébergement...) soit
du risque traité (Orsec-inondation, Orsec-cyclone, Orsec-accident
ferroviaire...). Cette dénomination ORSEC remplace toutes les
appellations du type « plan de secours », « plans d'urgence » ou
« plan de secours spécialisé ».
Chargée du cours : Benomar Fatima 20
3-Les différents types d’ORSEC
1-le dispositif ORSEC zonal (sous la responsabilité du Wali de zone
de défense et de sécurité)
2-le dispositif ORSEC de la wilaya (sous la responsabilité du Wali
de la wilaya)
3-le dispositif ORSEC maritime (sous la responsabilité du wali
maritime)
4-le plan communal de sauvegarde (sous la responsabilité du maire).
3-1-Le plan ORSEC zonal
Le plan ORSEC de zone recense l'ensemble des moyens publics et
privés susceptibles d'être mis en œuvre en cas de catastrophe
affectant deux départements au moins de la zone de défense ou
rendant nécessaire la mise en œuvre de moyens dépassant le cadre
départemental. Il fixe les conditions de la coordination des opérations
de secours, de l'attribution des moyens et de leur emploi par
l'autorité compétente pour diriger les secours.
Chargée du cours : Benomar Fatima 21
Le plan ORSEC de zone est arrêté par le représentant de l'État dans le
département du siège de la zone de défense.
3-2-Le plan ORSEC départemental (ou de la wilaya)
Le plan ORSEC départemental détermine, compte tenu des risques
existant dans le département, l'organisation générale des secours et
recense l'ensemble des moyens publics et privés susceptibles d'être
mis en œuvre Il définit les conditions de leur emploi par l'autorité
compétente pour diriger les secours.
3-3-Le plan ORSEC maritime
Le plan ORSEC maritime détermine, compte tenu des risques
existant en mer, l'organisation générale des secours et recense
l'ensemble des moyens publics et privés susceptibles d'être mis en
œuvre Il définit les conditions de leur emploi par l'autorité
compétente pour diriger les secours. Il comprend des dispositions
générales et des dispositions propres. Il est arrêté par le
représentant de l'État en mer.
Chargée du cours : Benomar Fatima 22
3-4-Le plan ORSEC communale (ou de daïra)
Connu sous le nom de plan communale de sauvegarde (PCS)
-Le plan communal de sauvegarde regroupe l'ensemble des
documents de compétence communale contribuant à l'information
préventive et à la protection de la population.
-Il détermine, en fonction des risques connus, les mesures
immédiates de sauvegarde et de protection des personnes,
-Il fixe l'organisation nécessaire à la diffusion de l'alerte et des
consignes de sécurité,
-Il recense les moyens disponibles et définit la mise en œuvre des
mesures d'accompagnement et de soutien de la population.
Le plan communal de sauvegarde est le maillon local de
l’organisation de la sécurité civile. Par sa connaissance du terrain
et ses rapports avec la population, le maire est l’élément
fondamental de ce dispositif.
Chargée du cours : Benomar Fatima 23
Toute commune est soumise à l’obligation d’élaborer un PCS dès lors
qu’elle est soumise à des risques majeurs localisés (PPR ou PPI ).
Elle dispose d’un délai de 2 ans à compter de l’arrêté d’approbation
signé du Wali pour le rédiger. Toutefois, la réalisation d’un tel
plan est fortement conseillée pour toutes les communes.
4-Concepts généraux liés au plan ORSEC
Aussi, les modes d'action des dispositions générales peuvent être
identifiés à l’aide de l'acronyme ORSEC suivi de sa fonctionnalité :
➤ ORSEC eau potable (reprend l’objectif spécifique du
« P.S.S. perturbation importante sur un réseau d’eau potable »),
➤ ORSEC nombreuses victimes (appelé plan rouge sous l’ancienne
planification ou ORSEC-NOVI),
➤ ORSEC hébergement (reprend l’objectif spécifique du « P.S.S.
hébergement »),
➤ ORSEC télécom ,
Chargée du cours : Benomar Fatima 24
ORSEC décès massifs
➤ ORSEC patrimoine culturel
Pour les dispositions spécifiques relatifs aux risques technologiques,
naturels, sanitaires… l’acronyme ORSEC seul sera utilisé suivi du
nom du risque traité :
➤ ORSEC inondation,
➤ ORSEC cyclone,
➤ ORSEC matières dangereuses,
➤…
De même, l’acronyme P.P.I. qui est seul à être conservé de l’ancien
système de planification doit être lu comme un raccourci signifiant
« dispositif de réaction face aux risques liés à l'existence d’un
établissement ou site localisé et fixe ». Il impose des obligations
aux exploitants desdits sites. Il peut être appelé ORSEC P.P.I.
raffinerie de X.
Chargée du cours : Benomar Fatima 25
5-Organisation du plan ORSEC
Un plan ORSEC correspond à l'organisation de secours sous une direction
unique (DOS).
Il s'inspire de l'organisation initiale de 1952 répartie en cinq services et
adaptée à la nature et l'ampleur de l'événement :
-Premiers secours et sauvetage, assurés par les sapeurs-pompiers et
les associations agréées de sécurité civile.
-Soins médicaux et entraide, assurés par l'Agence régionale de santé et
le service d'aide médicale urgente (SAMU)
-Police et renseignements, assurés par la Police nationale et
la Gendarmerie nationale
-Liaisons et transmissions, assurées par le Service Interministériel
Départemental des Systèmes d‘Information et de Communication
(SIDSIC).
-Transports et travaux, assurés par la direction interdépartementale des
Routes et le conseil départemental depuis le transfert des
compétences sur les routes.
Chargée du cours : Benomar Fatima 26
Dans le cas d’un événement météorologique exceptionnel (ex.
orages, vents violents, pluie-inondation, canicule...) une mise
en vigilance météorologique est proposée par la Météo avant
l'événement, le Wali organise alors, le cas échéant, la réponse
Sécurité Civile.
Le wali alerte la population, gère les aspects administratifs d'un
événement majeur et veille au retour à la normale (« après-
crise »). Il le fait avec d'autres services de l'État dont la direction
régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
(DREAL),
la direction régionale ou départementale des finances publiques
(DGFIP), mais aussi avec le procureur, les collectivités publique et
les associations agréées de sécurité civile telles que Association
nationale des premiers secours, Fédération nationale de protection
civile, Croissant rouge Algérien, Fédération nationale des
radioamateurs au service de la sécurité civile, , etc.
Chargée du cours : Benomar Fatima 27
6-Architecture du plan ORSEC
La gestion d’un événement majeur passe par la mise en œuvre
d’actions pré-identifiées. Quelques unes sont communes à tout
type d’événement, d’autres peuvent se rencontrer dans de
nombreux cas et enfin certaines sont spécifiques à un risque. Les
deux premières catégories de missions sont organisées au sein des
dispositions générales, la troisième catégorie dans les
dispositions spécifiques.
Le plan ORSEC est organisé en dispositions générales (DG) et en
dispositions spécifiques (DS).
Fig. 1 : Architecture du
plan ORSEC
Chargée du cours : Benomar Fatima 28
Avalanche
Chargée du cours : Benomar Fatima 29
6-1-les dispositions Générales
L’ensemble des dispositions générales constitue à la fois l’ossature
/ l’armature (ou la colonne vertébrale) et la « boite à outils
opérationnels» sur laquelle la wilaya doit s’appuyer en
fonction des circonstances.
Les missions de base commune constituant le socle des dispositions
générales de gestion de tout événement sont :
le commandement,
la communication, l’alerte, l’information des populations,
la veille, l’activation en toutes circonstances des acteurs du
dispositif.
Chargée du cours : Benomar Fatima 30
Pour réaliser ces missions de base, une première série d’outils doit
être élaboré, par exemple pour :
le commandement ; l’organisation du Centre Opérationnel
Départemental (C.O.D.), du Poste de Commandement Opérationnel
(P.C.O.), les règlements de fonctionnement de ces deux structures,
la logistique (lieu, matériel, équipement) nécessaires à leur
fonctionnement …
la communication ; l’alerte et l’information des populations,
il faut organiser notamment, les modalités d’alerte générale de la
population, une Cellule d’Information du Public (C.I.P.), la mise
en place d’un Numéro Unique de Crise (N.U.C.), un plan de
communication départementale de crise regroupant l’ensemble des
moyens de communication des services du département, le
règlement d’organisation et de fonctionnement d’un centre de
presse en wilaya ou sur le terrain…
Chargée du cours : Benomar Fatima 31
la veille, l’alerte en toutes circonstances des acteurs du
dispositif ; l’organisation de la permanence de la wilaya,
des renforts internes des personnels de la wilaya, la permanence des
services départementaux, des autres acteurs, les procédures de
contact, un dispositif de Gestion de l’Alerte Locale Automatisé
(G.A.L.A.) …
Les missions pré-identifiées destinées à traiter des situations types
constituant le second niveau d’organisation de l’ossature sont par
exemple :
le secours à de nombreuses victimes,
l'évacuation des populations,
l’hébergement, le ravitaillement, le soutien et le réconfort des
populations sinistrées,
……
Chargée du cours : Benomar Fatima 32
On les regroupe sous l’appellation « modes d’action ». Ces modes
d’actions constituent une deuxième série « d’outils » utilisables en
fonction des circonstances.
Pour qu’une procédure ou un outil soit considéré comme
opérationnel, il convient en premier lieu que tous les aspects
organisationnels, techniques, humains aient été pris en compte lors
du projet et soient finalisés.
Exemple:
Pour une Cellule d’Information du Public (C.I.P.), le cadre matériel et
technique (salle, équipement téléphonique, Numéro Unique de
Crise…) doivent être prévus, l’organisation fonctionnelle (chef de
cellule, liaison avec le C.O.D., communication…) précisée, et les
volontaires susceptibles de la faire fonctionner recensés et formés.
La procédure doit avoir fait l’objet d’un test pratique de validation.
Ce travail de fond sera un gage d’efficacité du dispositif dans
l’urgence.
Chargée du cours : Benomar Fatima 33
Les dispositions générales pour les différents plans ORSEC
1-au niveau départemental (la wilaya)
- le fonctionnement de la chaîne de commandement,
- la veille, notamment la prise en compte des procédures de
vigilance (météo, crue…)
- l’alerte en toutes circonstances des acteurs [Link].C.,
-l’alerte et l’information des populations,
- la communication,
- les missions pré-identifiées, traitant de situations types telles que :
le secours à de nombreuses victimes,
l’hébergement, le ravitaillement,
le soutien des populations sinistrées,
la prise en charge des graves perturbations des réseaux de
téléphonie, d’électricité, d’eau…
Chargée du cours : Benomar Fatima 34
2- au niveau zonal (la région)
- le fonctionnement de la chaîne de suivi et de coordination des
opérations,
-la synthèse des dispositifs de vigilance et de surveillance,
- l’organisation des renforts au profit d’un ou de plusieurs
départements,
-le recensement des moyens rares,
-les modalités de coordination de l’information lorsque l’événement
présente des incidences communes en mer et à terre.
,
Chargée du cours : Benomar Fatima 35
3-au niveau maritime
-le fonctionnement de la chaîne de direction des opérations,
-les modalités de coordination et d’échange d’informations avec
les walis des départements et des zones de défense des littoraux
- les missions pré-identifiées, traitant de situations types telles que :
le secours à de nombreuses victimes,
la protection des biens et de l’environnement,
-les modalités de mise en œuvre des accords internationaux de
coopération opérationnelle.
Chargée du cours : Benomar Fatima 36
6-2-Les dispositions spécifiques
Elles forment une boite à outils intégrant les éléments spécifiques aux
risques particuliers. Elles intègrent les éléments des anciens Plans de
Secours Spécialisés (PSS) et Plan Particulier d'Intervention(PPI).
Les DS complètent les dispositions générales, en organisant une chaîne
de commandement adaptée et en préparant les réponses adaptées à
certains risques de nature particulière.
Les risques pouvant faire l’objet de Dispositions Spécifiques ORSEC
sont notamment :
-les risques naturels : inondations, avalanches, cyclones, séismes…
-les Plans Particuliers d'Intervention (risques technologiques
localisés) : installations nucléaires, usines chimiques, pétrolières,
installations classées dites « Seveso », stockages souterrains de gaz,
barrages, infrastructures liées au transport des matières dangereuses,
laboratoires utilisant des micro-organismes pathogènes...
Chargée du cours : Benomar Fatima 37
-les autres risques technologiques : transport de matières
dangereuses, de matières radioactives, accident de transport
collectif …
-les risques sanitaires : pandémies, canicules, épizooties…
-Opérations de secours en site spécifique : secours en montagne,
secours en milieu souterrain.
Toutefois, leur contenu est simplifié et redéfini au regard des
dispositions générales. Les dispositions spécifiques doivent
apporter une valeur ajoutée par rapport aux dispositions
générales :
une analyse du risque traité :
■ connaissance de l’aléa : les scénarios possibles, les zones
impactées, les effets …
■ les enjeux : communes concernées, zones vulnérables,
populations, infrastructures et établissements particuliers (écoles,
hôpitaux…) menacés,
Chargée du cours : Benomar Fatima 38
les stratégies de protection des populations et d’intervention
adaptées : mise à l’abri (confinement ou évacuation de la
population), positionnement des structures de commandement et de
secours sur le terrain, missions pour décliner les contre-mesures,
accès au lieu du sinistre.
les mesures particulières d’alerte si nécessaire,
les missions particulières des intervenants, convention
avec des associations …
base de données des acteurs à alerter, liste des experts, autres
bases de données …
L’objectif du travail d’élaboration des dispositions spécifiques
est de s’entraîner à prendre les décisions stratégiques vitales en
fonction de l’événement. Ainsi, même si comme l’expérience le
montre, les événements ne se produisent pas selon les scénarios
envisagés les acteurs auront développé un savoir faire et auront des
repères leur permettant de s’adapter à la situation inédite.
Chargée du cours : Benomar Fatima 39
Chargée du cours : Benomar Fatima 40
La démarche d’élaboration peut être abordée comme une « mise en
situation » consistant à se demander « que faire face à tel
événement généré par l’aléa (naturel ou technologique) étudié ?».
L’intérêt de cette approche est de présenter de nombreuses
similitudes avec le mode de raisonnement utilisé au Centre
Opérationnel Départemental (C.O.D).
Chargée du cours : Benomar Fatima 41
Les réponses apportées à ces questions vont constituer la disposition
spécifique.
La réalisation de la disposition spécifique permet l’établissement
des liens et les échanges d’informations entre les acteurs. De plus, la
démarche de mise en situation devient aussi l’occasion pour
l’ensemble des acteurs qui seront impliqués en cas d’événement de
se préparer et de se former ensemble à la gestion
opérationnelle.
Toutefois, contrairement à la gestion opérationnelle, la démarche
d’élaboration de la disposition spécifique a l’avantage de
permettre :
de s’affranchir de la contrainte chronologique liée à l’urgence
et à la nécessité de prise immédiate de décision,
Chargée du cours : Benomar Fatima 42
de pouvoir mobiliser et faire participer un maximum d’acteurs
et d’experts à la réflexion, ressources qui ne seront pas forcément
disponibles rapidement en cas d’événement,
d’explorer tous les solutions possibles, quitte à s’apercevoir
au cours des travaux qu’elles ne sont pas adaptées ou réalistes. Dans
l’élaboration, l’erreur est possible et ne prête pas à conséquence.
Chargée du cours : Benomar Fatima 43
III-Elaboration du plan ORSEC
Depuis 2004, le plan ORSEC a évolué avec la loi de modernisation
de la sécurité civile.
ORSEC désormais pour organisation de la réponse de sécurité
civile
→ passage d’une culture administrative à un dispositif
pleinement opérationnel
→ le citoyen devient acteur majeur de la sécurité civile « toute
personne concourt par son comportement à la sécurité civile »
Chargée du cours : Benomar Fatima 44
I- Les différents aspects d'une gestion de crise :
1-La préparation : connaissance de son environnement et démarche
de travail interservices.
-l'information préventive et la connaissance des risques
- la planification ORSEC et les exercices de gestion des crises
2-La gestion : attitudes réflexes et organisation solide
- une autorité décisionnelle
- les postes de commandement (COD, PCO...)
- l'information des populations
- la communication de crise
3-L'après : démarche d'amélioration continue
- les RETEX et plans d'action
Chargée du cours : Benomar Fatima 45
II-Les différents acteurs d'une gestion de crise :
1-Les autorités responsables de la sécurité
- président de la République, Premier ministre, ministre de l'Intérieur,
walis, maires
2-Les acteurs terrain
- sapeur-pompier, SAMU, personnels hospitaliers
- policiers, gendarmes, militaires, agents municipaux,
-agents de sécurité privée
- les bénévoles des associations de sécurité civile
3-Les acteurs mobilisés dans les cellules de crise
- tous les services qui permettent d'aider et de conseiller
-les autorités dans leur prise de décision
- les agents d'astreinte, les cadres et opérateurs « métier »
Chargée du cours : Benomar Fatima 46
III-Les plans ORSEC :
- Plans nationaux : plan pandémie grippale, Vigipirate...
- Plans territoriaux :
dispositions générales applicables en toutes circonstances tronc
commun « ORSEC départemental »
dispositions spécifiques ORSEC propres à certains risques
(inondation, transport, infrastructure...)
plans particuliers d’intervention (PPI) liés au fonctionnement
d’installations déterminées (sites SEVESO, grand barrage, centrale
nucléaire (...)
→ exercices réguliers pour tester et améliorer ces documents
→ mise à jour a minima tous les 5 ans
Chargée du cours : Benomar Fatima 47
La figure suivante représente un exemple d’organisation du plan
ORSEC pour la France.
Chargée du cours : Benomar Fatima 48
IV-Objectif :
→ document élaboré à l'échelon départemental pour préparer la
réponse locale à un événement majeur
-Faire face à tous types d’urgence, qu’elles soient prévisibles ou non,
à partir du moment où elles dépassent les limites ou capacités de
réponse d’une commune
- Protéger les populations, biens et l’environnement en situation
d’urgence
- Préparer l’organisation des moyens publics ou privés (Etat,
collectivités territoriales, opérateurs de réseau, associations de
sécurité civile...) pouvant être mis en œuvre sous la direction unique
du wali de la wilaya.
Chargée du cours : Benomar Fatima 49
V-Elaboration du plan ORSEC
La réalisation du dispositif opérationnel ORSEC est un projet de
grande ampleur qui s’inscrit dans le temps.
le dispositif opérationnel est composé d’un ensemble d’outils, de
procédures portant sur des thématiques précises. Dans la phase de
conception, chaque composante peut être considérée comme
indépendante et peut faire l’objet d’un sous-projet, en
s’assurant bien sur de la cohérence de l’ensemble au niveau
opérationnel.
Ainsi, chacun des éléments opérationnels peut être techniquement
élaboré de manière isolée. ORSEC est ainsi construit « bloc par
bloc ».
Le guide ORSEC va donner des directives et des recommandations
pour l’élaboration de chacun des outils opérationnels.
Chargée du cours : Benomar Fatima 50
A- La conduite du projet
I- le commandement
1-Le chef de projet
Pour mener à bien un projet, il faut désigner un chef de projet et
créer un comité de pilotage. Le chef de projet tient une place
centrale dans la réalisation et le comité de pilotage garantit le bon
déroulement de l’ensemble.
Le directeur des opérations de secours (DOS) est l’autorité
administrative responsable de l’organisation des opérations de
secours et de leur mise en œuvre.
Le maire est le directeur des opérations de secours (DOS) sur le
territoire de sa commune, en sa qualité d’autorité de police. A ce
titre, il est chargé de l’organisation des opérations de secours.
Chargée du cours : Benomar Fatima 51
Dans ce cadre, il doit prendre les mesures permettant notamment
d’assurer :
- l’alerte et l’information des populations,
- leur protection (par exemple, mise en place d’un périmètre de
sécurité),
- le soutien aux sinistrés (par exemple, relogement suite à un
incendie),
- l’appui aux services de secours...
Le wali de la wilaya assure la direction des opérations de secours
(DOS) dès lors que l’évènement dépasse les limites ou les
capacités de la commune (en cas par exemple d’un grand
nombre de victimes). Son action s’inscrit alors dans le cadre du plan
départemental ORSEC.
Chargée du cours : Benomar Fatima 52
En cas d’accident, sinistre ou catastrophe dont les conséquences
peuvent dépasser les limites ou les capacités d’une commune, le
wali mobilise les moyens de secours relevant de l’Etat, des
collectivités locales, des établissements publics et des associations
partenaires de la sécurité civile.
En tant que besoin, il mobilise ou réquisitionne les moyens privés
nécessaires aux secours.
lorsqu’elles dépassent le cadre de la wilaya, c’est Le ministre de
l’intérieur ou le président de l’état qui permet également la
mobilisation de moyens complémentaires au niveau national.
Chargée du cours : Benomar Fatima 53
2- Les acteurs du dispositif ORSEC
2-1- Principes généraux
Le dispositif ORSEC associe tant les services de l’Etat que les
collectivités territoriales, les associations partenaires de la sécurité
civile et les partenaires privés.
Chaque personne publique ou privée recensée dans le plan ORSEC
doit :
- être en mesure d’assurer en permanence les missions qui lui sont
dévolues dans ce cadre, y compris dans un contexte
particulièrement dégradé. A ce titre, une permanence ou une
astreinte doit être assurée afin que chacun des services puisse être
joignable et disponible 24H/24H, 7 jours/7. Elle doit notamment
permettre de recevoir et transmettre une alerte à tout moment.
Chargée du cours : Benomar Fatima 54
-préparer sa propre organisation de gestion de l’évènement et en
fournir la description sommaire à la wilaya (SIDPC).
- préciser les moyens et les informations dont elle dispose et pouvant
être utiles dans le cadre de la mission de protection des
populations relevant du wali.
Toutes ces dispositions sont transmises à la wilaya et tenues à jour.
2-2-Les principaux services de l’état
1-La wilaya
Le wali est le directeur des opérations de secours (DOS).
Le Service Interministériel de Défense et de Protection Civiles
(SIDPC) est chargé :
- de préparer la mise en œuvre du dispositif ORSEC,
- d’assurer une veille permanente dans le département par la
remontée d’informations provenant des différents services
Chargée du cours : Benomar Fatima 55
-de diffuser les alertes ORSEC,
- de coordonner l’action des services acteurs du dispositif ORSEC,
- de mobiliser les moyens publics ou privés nécessaires à la mise en
œuvre du plan ORSEC.
Une permanence du corps départemental et de cadre de la wilaya
La wilaya dispose d’un dispositif interne qui détermine les conditions
de mobilisation et de mise en œuvre de ces actions.
En cas de mise en œuvre du dispositif ORSEC, le Centre
Opérationnel Départemental (COD) est installé à la wilaya sous
l’autorité d’un membre du corps préfectoral ou à défaut du chef du
SIDPC.
Un Poste de Commandement Opérationnel peut être activé par la
wilaya sur le terrain, sa direction est également assurée par un
membre du corps préfectoral.
Enfin, la wilaya assure la direction de l’ensemble de la
communication. Chargée du cours : Benomar Fatima 56
2-Le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS)
Le directeur départemental des services d’incendie et de secours ou
son représentant est le Commandant des Opérations de Secours
(COS) en cas d’activation du plan ORSEC.
Le SDIS réceptionne les appels.
Il comporte un Centre Opérationnel Départemental d’incendie et de
secours (CODIS) chargé du contrôle et de la coordination de son
activité opérationnelle.
Le SDIS assure la mise en œuvre des opérations de secours à
personne de protection des biens et de l’environnement, et de lutte
contre l’incendie. En outre, en coordination avec le SAMU, le
SDIS participe aux opérations d’aide médicale d’urgence.
Le SDIS tient à jour la base de données relative aux établissements
répertoriés, notamment les établissements recevant du public
(ERP).
Chargée du cours : Benomar Fatima 57
Le SDIS assure la gestion et la maîtrise de l’ensemble de ses moyens
propres ainsi que ceux mis à sa disposition.
3-Le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU)
Le SAMU, qui comporte un centre de réception et de régulation des
appels est chargé :
- d'assurer une écoute médicale permanente, et de réguler tous les
appels relevant de l'aide médicale urgente, quel que soit leur
cheminement initial,
- de déterminer et de déclencher ou solliciter, la réponse la mieux
adaptée à la nature des appels,
-de s'assurer de la disponibilité des moyens d'hospitalisation, publics
ou privés, adaptés à l'état du patient,
-d'organiser, le cas échéant le transport dans un établissement public
ou privé en faisant appel à un service public ou à une entreprise
privée de transport sanitaires,
Chargée du cours : Benomar Fatima 58
- de veiller à l'admission du patient
4-Groupement de Gendarmerie Départementale
Le commandant du groupement de gendarmerie départementale ou
son représentant est le Commandant des Opérations de Police et
de Gendarmerie (COPG) dans son champ de compétence
géographique.
5-La Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP)
Le directeur départemental de la sécurité publique ou son
représentant est le Commandant des Opérations de Police et de
Gendarmerie (COPG) dans son champ de compétence
géographique.
Chargée du cours : Benomar Fatima 59
2-3-Les collectivités territoriales
1-Les maires du département
Les maires apportent leur concours à l’intervention des services de
l’état avec leurs moyens propres et ceux des établissements
publics de coopération intercommunale.
Afin de se préparer à la gestion de situations d’urgence, ils élaborent
un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) qui constitue un plan
ORSEC à l’échelle communale.
Le PCS est un support pour l’exercice des pouvoirs de police du
maire en cas d’événement de sécurité civile. Sa vocation est
d’organiser les obligations des communes en matière
d’information préventive et de gestion d’un sinistre : diffusion des
recommandations de comportements, alerte des populations,
soutien aux sinistrés et appui aux services de secours.
Chargée du cours : Benomar Fatima 60
3-La mobilisation des moyens publics et privés
3-1-Le recensement des moyens
Dans le cadre de la préparation de la mise en œuvre du dispositif
ORSEC, chaque acteur du plan ORSEC dispose d’un recensement
des moyens matériels et humains nécessaires à la réalisation des
actions qui lui sont dévolues. Ce recensement prend en compte les
moyens qui lui sont propres et qui peuvent être mobilisés
rapidement, de même que les moyens privés recensés dans le
département.
3-2-La mobilisation de moyens publics particuliers
En cas de nécessité, la wilaya procède à des demandes de moyens
publics particuliers auprès du pays.
Ces moyens relèvent des services du Ministère de l’Intérieur :
- formation militaire de la sécurité civile ,
- établissement de soutien opérationnel et logistique
- moyens aériens
Chargée du cours : Benomar Fatima 61
- déminage,
- mission d’appui en situation de crise (MASC).
L’expertise de certaines instances nationales peut également être
sollicitée ; par exemple pour les pays européens : l’Institut
National de l'Environnement Industriel et des Risques (INERIS)
dont la cellule d’appui aux situations d’urgence (CASU) est
chargée de fournir aux services de l’Etat, les informations
scientifiques et techniques pour faciliter les décisions pendant la
phase accidentelle concernant toute situation d’urgence présentant
un danger à caractère technologique.
3-3-La réquisition de moyens militaires
La demande de réquisition de moyens militaires est formulée par la
wilaya auprès du Délégué Militaire Départemental. La demande
est exprimée en termes d’objectifs à atteindre.
Chargée du cours : Benomar Fatima 62
3-4-La mobilisation des moyens des collectivités territoriales
En cas d’activation du dispositif ORSEC, les collectivités territoriales
et les établissements publics qui leurs sont rattachés mettent leurs
moyens matériels et humains à la disposition du wali ou de son
représentant suivant la réglementation en vigueur et les éventuelles
conventions signées avec la wilaya.
Les collectivités territoriales apportent ainsi leur concours à la mise
en œuvre du dispositif ORSEC.
3-5-La mobilisation des moyens privés
La mise en œuvre des moyens privés doit être réalisée dans la mesure
du possible par le biais d’une prestation de service dans le respect
des règles de la commande publique. Ce type de prestation doit
dans la mesure du possible être prévu à l’avance.
Cependant, conformément aux dispositions législatives et
réglementaires, le wali peut procéder à la réquisition de moyens
privés. Chargée du cours : Benomar Fatima 63
D’une façon générale, en cas d’insuffisance des moyens publics et
départementaux recensés ou de la nécessité de disposer d’une
expertise particulière indisponible dans le département, une
demande de moyens est adressée au ministère de l’intérieur.
Chargée du cours : Benomar Fatima 64
II-La communication
Dès l’activation du dispositif ORSEC, le wali ou son représentant assure
la direction de la communication relative à l’évènement. Il désigne le
cas échéant en tant que de besoin les personnes
habilitées à communiquer.
Il détermine la périodicité et les modalités de la communication
médiatique.
Les objectifs de la communication :
- délivrer une information sur l’évènement en cours et les mesures mises
en œuvre par les acteurs du plan ORSEC,
- se positionner comme une source fiable et incontournable d’information,
dès le début et tout au long de l’évènement,
- diffuser des informations et des consignes de comportement à l’adresse
du public,
Principes généraux de l’organisation de la communication :
Au sein du COD et le cas échéant au PCO une cellule communication est
mise en place. Chargée du cours : Benomar Fatima 65
Un porte parole est, le cas échéant, désigné au COD et/ou au PCO.
Cette fonction est en principe assurée par un membre du corps de la
wilaya.
Par principe, les services mobilisés dans le cadre du dispositif ORSEC
ne sont pas habilités à communiquer et répondre directement aux
sollicitations de la presse sauf autorisation expresse du wali ou de
son représentant. Les sollicitations de la presse auprès des acteurs
du plan ORSEC doivent être dirigées vers les représentants de la
wilaya au COD et/ou au PCO.
La diffusion de communiqués de presse écrits ou électroniques relève
de la compétence exclusive de la wilaya.
En complément, sans méconnaître le rôle central du wali en matière de
communication, les Collectivités territoriales disposent de la
possibilité de communiquer sur leurs actions engagées et leurs
moyens propres mis en œuvre. Comme par exemple informer le
public sur l’état du réseau routier départemental ou d’une commune
par tous moyens jugés utiles .
Chargée du cours : Benomar Fatima 66
III-Le dispositif de veille et d’alerte
1- Organisation de la veille ORSEC
Une veille départementale ORSEC est organisée de façon
permanente à la wilaya qui dispose d’un standard opérationnel 24
heures sur 24 tous les jours de l’année.
Tout fait ou évènement marquant, susceptible d’avoir des
conséquences importantes immédiates ou à moyen terme pour la
sécurité des personnes et des biens, l’environnement, le
fonctionnement des services publics ou l’activité économique, doit
faire l’objet d’une information de la wilaya ainsi que des services
de secours (SDIS et SAMU).
L’ensemble des acteurs du dispositif ORSEC doit en conséquence
assurer une veille permanente et rendre compte à la wilaya de
toute situation anormale.
Un partage de l’information est également réalisé entre les acteurs du
plan ORSEC (notamment les services opérationnels).
Chargée du cours : Benomar Fatima 67
La remontée de l’information vers la wilaya et le partage de
l’information entre les acteurs du plan ORSEC doivent permettre
une meilleure anticipation des situations d’urgence et de crise pour
apporter les réponses les plus adéquates.
Une fois informée de situations particulières, la wilaya (notamment le
service interministériel de défense et de protection civiles - SIDPC)
en fonction de la nature de l’évènement peut pré alerter ou
alerter les services concernés pour les mobiliser.
Cette procédure ne fait pas obstacle à la mobilisation directe des
services opérationnels pour toutes les situations d’urgence.
Les faits les plus significatifs font l’objet d’une remontée
d’information par la wilaya auprès des cabinets ministériels
concernés.
Le SDIS réalise une remontée directe de l’information auprès du wali,
directeur des opérations des secours et de la zone de défense dans
le cadre de la veille permanente effectuée dans le département. 68
Chargée du cours : Benomar Fatima
Une session SYNERGI (application informatique dédiée à la gestion
de crise du ministère de l’Intérieur) est créée par la wilaya
(SIDPC) ou le SDIS pour les évènements faisant l’objet d’une
remontée d’information zonale ou nationale, ou suffisamment
significatifs.
Chaque service de l’Etat fait par ailleurs remonter auprès de son
ministère de tutelle les informations relevant de son champ de
compétence.
Chargée du cours : Benomar Fatima 69
Schéma du dispositif de veille ORSEC
Cabinet des ministères concernés
ou le centre opérationnel ministériel particulier
Ministère de l’intérieur
Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises
(COGIC)
Wilaya
(Cabinet, SIDPC,COD)
Partage de l’information entre les acteurs ORSEC
Sapeurs pompiers, Forces de l’ordre, Samu, Les autorités
territoriales, Gestionnaires des réseaux.
Témoins impliqués
Victimes
Chargée du cours : Benomar Fatima 70
2-Organisation de l’alerte
Lorsqu’un évènement implique immédiatement ou à court terme le
déclenchement d’un des dispositifs du plan ORSEC ou une
mobilisation particulière des services, la wilaya (SIDPC) alerte
les acteurs compétents et assure, le cas échéant, l’information des
médias.
Le schéma général de diffusion des alertes ORSEC est le suivant :
Chargée du cours : Benomar Fatima 71
Alerte
Maire (pour activation
Services Alerte Wilaya (SIDPC) éventuelle du PCS)
départementaux
suivant le service Alerte Alerte
Pour action Alerte Services hors
départementaux Services nationaux
CTA/CODIS
SAMU
GENDARMERIE Wilayas limitrophes COGIC
Pour information et Autre ministères
action éventuelle concernés par
Autres gestionnaires l’événement
DDPP
ARS Gestionnaire des
réseaux (électricité Association(Le croissant
Délégué militaire
télécom, eau, gaz..) rouge, sécurité civile..)
départemental
Gestionnaire des Sur décision du
Météo réseaux de transport directeur du cabinet
Médias ( communiqué
Chargée du cours : Benomar Fatima de presse) 72
Les outils de diffusion de l’alerte sont les suivants :
- un appel téléphonique via un message diffusé par un automate
d’appel (Gestion des Alerte Locale Automatisée – GALA) ;
éventuellement complété par une télécopie ou un SMS
- l’ouverture une session sur SYNERGI par la wilaya ou le SDIS,
confirmée par un appel téléphonique (compte rendu immédiat –
CRI) auprès du centre opérationnel zonal (COZ) et du centre
opérationnel de gestion interministérielle des crises COGIC.
- enfin en cas de situation particulièrement difficile, le réseau
national d’alerte (RNA) peut être activé. Il permet le
déclenchement des sirènes rattaché au réseau RNA
Chargée du cours : Benomar Fatima 73
Mise en œuvre opérationnelle
Le caractère permanent de certains éléments du dispositif ORSEC,
tels que les systèmes de surveillances des phénomènes naturels,
l’évolution des moyens de transmission et de communication, la
nécessité d’anticiper le développement des situations et la volonté
d’éclaircir la dévolution des pouvoir de direction des opérations de
secours, conduisent à moderniser la notion de déclenchement du
plan ORSEC. Ainsi, le wali prend la direction des opérations de
secours dans les cas définis par la loi en particulier lorsque les
conséquences de la situation dépassent les limites ou les capacités
d’une commune.
Désormais, le wali ne déclenche plus le plan ORSEC, mais il prend
la direction des opérations de secours avec l’appui de l’ensemble
des acteurs du dispositif.
Chargée du cours : Benomar Fatima 74
Chargée du cours : Benomar Fatima 75
Les outils opérationnels
1-SYNERGI
Le Système Numérique d’Echange de Remontée et de Gestion des
Informations (SYNERGI) est un système de main courante
informatique permettant l’échange et la remontée d’informations dans
le cadre de la veille ORSEC et de la mise en œuvre du dispositif
ORSEC.
Il est utilisé à partir d'une adresse Internet confidentielle exclusivement
réservée aux services désignés.
SYNERGI doit être complété pour tout événement d'importance
nécessitant soit l'information de la Zone de Défense, soit un partage de
l'information entre services départementaux.
L’utilisation de SYNERGI ne se substitue pas aux dispositifs d’alerte
habituels par téléphone et fax veillés.
Le SDIS, l’ARS, la DDTM sont habilités à ouvrir et renseigner
directement les sessions SYNERGI. Le SAMU et les forces de l’ordre
disposent d’un accès en lecture uniquement.
Chargée du cours : Benomar Fatima 76
2-SIZIF
le Système d’Information Zonal contre les Incendies de Forêts
(SIZIF) est un système d'aide à l'évaluation et à la synthèse pour la
gestion opérationnelle de crises.
3-Annuaire opérationnel ORSEC
La wilaya (SIDPC) assure régulièrement une mise à jour de
l’annuaire opérationnel ORSEC des services déconcentrés de
l’Etat, des collectivités territoriales, des associations de sécurité
civiles et des divers opérateurs.
Les numéros de l’annuaire opérationnel ORSEC constituent la base
de données utiles à la mise en œuvre de l’automate d’appel.
Cet annuaire recense également les adresses électroniques
(privilégier les adresses fonctionnelles plutôt que nominatives) qui
pourraient être utiles à la diffusion de messages ou de documents.
Chargée du cours : Benomar Fatima 77
4-L’automate d’alerte GALA de la wilaya
La wilaya dispose d’un automate d’alerte (GALA : Gestion d’Alerte
Locale Automatisée) lui permettant la diffusion de messages
d’alerte adaptés, préalablement enregistrés, à destination des élus
des collectivités territoriales, des opérateurs, des associations de
sécurité civile et des chefs de services de l’Etat.
5-Conférence téléphonique et téléphone satellitaire
Un système de conférence téléphonique, activable 24h/24, permet de
tenir des réunions avec plusieurs interlocuteurs.
6-Le serveur vocal de la wilaya
En tant que de besoin, la wilaya peut mettre en place un serveur
vocal sur lequel il est possible d’enregistrer des messages
d’informations.
Chargée du cours : Benomar Fatima 78
7-La cellule d’information du public
Lors d’un évènement majeur (grand nombre d’impliqués, circulation
hivernale, urgence sanitaire, influenza aviaire...) impliquant des
demandes de renseignements et/ou la diffusion de conseils de
comportement, le standard de la wilaya est susceptible d’être
destinataire d’un grand nombre d’appels téléphoniques.
Dès lors que le nombre d’appels dépasse les capacités du standard
et/ou du SIDPC une Cellule d’Information du Public (CIP) est
activée à la demande du wali ou de son représentant avec la mise
en place d’un Numéro Unique de Crise (NUC).
8-Le réseau national d’alerte
Les sirènes du réseau national d'alerte (RNA) ont pour but d'alerter la
population en cas de danger immédiat afin qu'elle prenne les
mesures de sauvegarde appropriées. Elles peuvent être notamment
utilisées pour faire face à un risque technologique (nuage toxique,
accident nucléaire..) ou naturel (tempête, crues…).
Chargée du cours : Benomar Fatima 79
B-Organisation de la direction des opérations de secours
1-Organisation générale du commandement
1-1-Les fonctions de commandement
Le directeur des opérations de secours(DOS)
Le maire est donc par définition directeur des opérations de secours
(DOS) sur le territoire de sa commune.
Le wali de département ou son représentant assure la direction des
opérations de secours (DOS) dès lors que l’événement dépasse les
limites ou les capacités de la commune (en cas par exemple d’un
grand nombre de victimes).
Son action s’inscrit alors dans le cadre du dispositif départemental
ORSEC.
Chargée du cours : Benomar Fatima 80
En cas d’accident, sinistre ou catastrophe dont les conséquences
peuvent dépasser les limites ou les capacités d’une commune, le
représentant de l’Etat dans le département mobilise les moyens de
secours relevant de l’Etat, des collectivités territoriales et des
établissements publics. En tant que de besoin, il mobilise ou
réquisitionne les moyens privés nécessaires aux secours. Il assure
la direction des opérations de secours.
Le DOS s’appuie sur le Centre Opérationnel Départemental (COD)
qui, en fonction du type d’événement, a notamment pour missions:
- de produire une analyse de la situation et assurer une expertise,
- de coordonner l’action des services ;
- de diriger les opérations de communication ;
- de mobiliser les moyens publics et privés nécessaires
Chargée du cours : Benomar Fatima 81
Selon la nature de l’événement le DOS peut également mettre en
œuvre un Poste de Commandement Opérationnel (PCO) qui a
notamment pour missions :
- de diriger et coordonner les opérations sur le terrain ;
-d’assurer la communication presse en relation avec le COD.
Généralement, la cinétique d’un incident ou d’un accident permet de
dégager deux modes opératoires possibles:
1-Événement à cinétique rapide
Dans une situation de ce type (par exemple : crash d’avion,
carambolage impliquant de nombreuses victimes, accident
ferroviaire important…), la direction des opérations de secours
doit se faire au plus près du terrain.
Dans ce cas le wali ou son représentant prend la direction des
opérations de secours au plus proche de l’évènement depuis un
Poste de Commandement Opérationnel (PCO).
Chargée du cours : Benomar Fatima 82
Le Centre Opérationnel Départemental (COD) assure alors une
mission de soutien au PCO.
2-Evénement à cinétique lente
Dès lors qu’il faut faire face à une situation qui nécessite de
s’installer dans la durée (par exemple : pollution majeure,
évènements météorologiques de grande ampleur, grand
rassemblement…), la direction des opérations de secours est
assurée depuis le Centre Opérationnel Départemental (COD) à la
wilaya.
Cette solution permet au wali , tout en poursuivant les activités du
quotidien, de disposer de l’ensemble de ses moyens de
commandement présent au COD, de se tenir informé de
l’évolution de la situation et de définir les axes stratégiques de
l’organisation des secours sur le terrain.
Dans ce cas, le wali ou son représentant communique ses
directives au PCO qui les fait appliquer sur le terrain.
Chargée du cours : Benomar Fatima 83
Le commandant des opérations de secours (COS)
Le commandement des opérations de secours (COS) désigné est
chargé sous l’autorité du directeur des opérations de secours
(DOS) de la mise en œuvre de tous les moyens publics et privés
mobilisés pour l’accomplissement des opérations de secours.
Généralement le commandement des opérations de secours (COS) est
assuré par le Directeur Départemental des Services d’Incendie et
de Secours ou son représentant.
Il est placé sous l’autorité du wali ou de son représentant, directeur
des opérations de secours, auquel il rend compte de la situation et
de son évolution prévisible.
Le COS doit être aisément identifiable sur le terrain par toutes les
personnes participant aux opérations de secours. De ce fait, il doit
être porteur, dès le début des opérations de secours, d’une
chasuble de couleur jaune portant l’inscription COS.
Chargée du cours : Benomar Fatima 84
Selon la nature du sinistre et le type d’intervention, le COS est assisté
d’un Directeur des Secours Médicaux (DSM) et d’un ou plusieurs
officiers sapeurs pompiers.
En cas de péril imminent, le COS prend les mesures nécessaires à la
protection de la population et à la sécurité des personnels engagés.
Il en rend compte au DOS.
Le directeur des secours médicaux(DSM)
La Direction des Secours Médicaux est assurée par un médecin
désigné par le wali ou son représentant parmi les médecins du
SDIS ou du SAMU.
Le DSM dirige les secours médicaux sur site. A ce titre, il est
responsable de la mise en place et du fonctionnement de la chaîne
médicale.
Il est placé sous l’autorité du commandant des opérations de secours
pour toute autre décision.
Chargée du cours : Benomar Fatima 85
Il assure la mise à jour de la liste des impliqués dont il remet
régulièrement un exemplaire au directeur du PCO et au COS pour
transmission au COD.
Le directeur des secours médicaux est identifiable grâce au port, dès
le début des opérations de secours, d’une chasuble de couleur
jaune portant l’inscription DSM.
Le commandant des opérations de police et de
gendarmerie(COPG)
Le commandement des opérations de police et de gendarmerie est
assuré par un cadre de la gendarmerie ou de la police nationales en
fonction de la zone géographique d’intervention. Il est désigné
suivant les règles de commandement des forces de l’ordre.
Il est placé sous l’autorité du DOS.
Il assure la mise en œuvre de toutes les mesures de police
administrative décidées par le DOS.
Chargée du cours : Benomar Fatima 86
Il assure notamment la mise en place du périmètre de sécurité en
coordination avec le COS, et facilite l’acheminement et la
circulation des moyens de secours.
Il est chargé du respect de l’ordre public sur les lieux de l’évènement.
Le maire
Le maire apporte son appui logistique aux opérations de secours
conformément aux demandes du DOS et/ou du COS.
Il assure par exemple la recherche de solutions d’hébergement
provisoires et le ravitaillement des populations.
En tout état de cause, le maire informe systématiquement le DOS de
des actions envisagées et/ou réalisées. Il coordonne ces
interventions en concertation avec le COS.
Il aménage le cas échéant un dépôt mortuaire sur sa commune.
Chargée du cours : Benomar Fatima 87
2-Le centre opérationnel départemental(COD)
Localisé dans les locaux de la wilaya, le Centre Opérationnel
Départemental (COD) est un organe non permanent dédié à la
direction des opérations de secours.
Il dispose à cet effet d’installations techniques qui lui sont propres
(téléphonie, informatique, logistique…).
Le Centre Opérationnel Départemental (COD) est activé sur instruction
du wali ou de son représentant dès lors qu’un évènement implique
une action de coordination ou de direction renforcée des acteurs du
plan ORSEC.
En fonction du type d’évènement, le COD a pour mission de produire
une analyse de la situation permettant :
- l’anticipation des évènements,
-l’information du DOS,
-le partage de l’information entre acteurs du plan ORSEC,
- la remontée d’informations auprès des instances régionales, zonales ou
nationales, Chargée du cours : Benomar Fatima 88
- de coordonner l’action des services,
- de diriger les opérations de communication,
- de mobiliser les moyens privés et publics nécessaires,
- d’assurer une expertise permettant la prise de décisions par le DOS,
-d’assurer une réponse aux sollicitations du public.
Dirigé par un membre du corps de la wilaya ou par le chef du
SIDPC, le COD est composé des acteurs du plan ORSEC. La
participation de ces derniers est fonction du type d’évènement.
L’organisation du COD est graduée en fonction de l’évènement. Il
permet au minimum à chacun des services de disposer d’une ligne
téléphonique vers l’extérieur et d’un accès Internet.
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En résumé:
le centre opérationnel départemental (COD) a un rôle stratégique
dans la gestion des crises .
C’est un :
-outil de coordination et de décision placé sous la responsabilité du
wali en tant que DOS : présence des différents acteurs et
opérateurs du département (services de l’Etat, collectivités
territoriales, services opérationnels et opérateurs privés…)
- outil de collecte, de synthèse et de remontée des informations
- outil de formalisation des demandes de renforts extra-
départementaux.
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3-Le poste de commandement opérationnel (PCO)
Le Poste de Commandement Opérationnel est activé sur décision du
wali ou de son représentant en cas d’évènement localisé
nécessitant une opération de coordination et d’analyse sur le
terrain.
Le PCO est l’observateur du COD sur le terrain et, à ce titre assure :
- la remontée d’information vers le COD,
- la coordination des services engagés,
- la formulation de demandes de moyens supplémentaires au COD,
- une fonction de communication sur le terrain avec la presse sous la
direction du COD,
- une fonction d’analyse technique sur délégation du COD.
Chacun des services mobilisés au PCO doit disposer de moyens de
communication autonomes.
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Par principe, le PCO est implanté au plus près de l’évènement, à
l’extérieur d’une zone de sécurité le cas échéant définie, afin de lui
permettre de disposer d’une vision directe sur les opérations (sous
préfecture, salle communale…).
La direction du PCO est assurée par un membre du corps de la wilaya.
En résumé:
le poste de commandement opérationnel a un rôle tactique en gestion
des crises.
C’est un :
-outil d’aide à la coordination des
interventions.
-outil d’appui relatif aux modalités
de mise en œuvre des évacuations
de victime.
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-outil qui permet d'avoir une vision « terrain » de l'événement car
placé proche de l'événement tout en respectant les consignes de
sécurité.
VI-Mise en place du dispositif opérationnel ORSEC
départemental
Le guide ORSEC va donner des directives et des recommandations
pour l’élaboration de chacun des outils opérationnels.
L’ORSEC est construit « bloc par bloc ».Ainsi, chacun des
éléments opérationnels peut être techniquement élaboré de
manière isolée.
1-Conduite du projet
Pour mener à bien un projet, il faut désigner un chef de projet et
créer un comité de pilotage. Le chef de projet tient une place
centrale dans la réalisation et le comité de pilotage garantit le bon
déroulement de l’ensemble.
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Comme pour tout projet, la démarche initiale consiste à réaliser
un état des lieux de la connaissance du sujet et des capacités
actuelles des acteurs à traiter la problématique envisagée. Cet
état des lieux va servir à préciser ce besoin en fonction des
particularités du contexte local.
La dernière étape va consister à rédiger le plan d’actions. Il permet
de définir précisément le rôle de chacun durant toute la phase
de réalisation, d’établir un calendrier prévisionnel et de cadrer
ainsi l’ensemble des actions. Il découle donc logiquement des
objectifs fixés. Ce plan d’actions doit ensuite être validé par
l’autorité de la wilaya pour s’imposer à l’ensemble des acteurs.
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2- Amélioration continue
Une fois la phase de rédaction aboutie, pour chaque procédure, il
faut garantir son maintien opérationnel dans le temps ainsi que le
niveau d’appropriation des acteurs. La fin de la démarche
d’élaboration est le début de la phase de vie du dispositif. Des
action de formation, d’entraînement régulières sont alors
nécessaires pour garantir la pérennité et l’efficacité du dispositif.
Chaque mise en œuvre du dispositif opérationnel ORSEC, exercice
ou situation réelle, doit donner lieu à un retour d’expérience pour
le faire évoluer et ainsi être dans un processus d’amélioration
continue permettant de garantir la mobilisation des acteurs et
entretenir la dynamique du projet initial.
En d’autres thermes Pour que le dispositif soit opérationnel,
des formations et des exercices doivent être organisés régulièrement
(au minimum 4 exercices/an).
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Les exercices renforcent le niveau d’appropriation des acteurs et
les habitudes de travail en commun développées lors la planification.
Ainsi même si les événements sont rarement conforme aux scénarios
envisagés ou joués, les acteurs ont acquit:
-un savoir faire
-des reflexes
Leur permettent de s’adapter à la situation inédite.
Chaque mise en œuvre du dispositif OERSEC (exercice ou d’une
situation réelle) doit donner lieu à un retour d’expérience. Les
enseignements et le plan d’action qui en sont issue permettent de
faire évoluer le dispositif et de garantir la mobilisation des
acteurs.
Il est possible d’illustrer le cycle de l’amélioration continue (roue
de Deming) de la façon suivante :
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