Hépatopathies Auto-Immunes : Guide Complet
Hépatopathies Auto-Immunes : Guide Complet
Les hépatopathies
auto-immunes
Une exploration approfondie pour les étudiants en médecine et les
internes en hépatologie.
1 - Définition des
hépatopathies auto-
immunes
Les hépatopathies auto-immunes (HAI) regroupent un ensemble de
maladies chroniques du foie, caractérisées par une inflammation et
une destruction des cellules hépatiques, résultant d'une réponse
immunitaire anormale dirigée contre les propres tissus du foie.
Histologie Hépatique
Caractéristique
Infiltrat lymphoplasmocytaire,
nécrose des hépatocytes.
3 - Les auto-anticorps des hépatopathies auto-immunes
Les HAI sont caractérisées par la présence d'auto-anticorps dont la sensibilité et la spécificité varient selon le type d'auto-Ac et la nature de la maladie.
P-ANCA Inconnue
Dépistage Identification
IFI sur TS
1
Recherche d'anti tissus AML, anti LKM1, anti LC1.
Technique immuno enzymatique (ELISA)
IFI sur frottis de PNN
Typage de l'AML.
3 - Les auto-anticorps : IFI sur triple substrat
Substrat
• Triple substrat : Rein – Foie - Estomac de rat pour une détection complète.
Sérum du patient
Lecture
Avantages Inconvénients
• Détection de presque tous les auto-anticorps spécifiques des • Technique non standardisée et subjective, nécessitant une
HAI, à l'exception de l'anti-SLA. grande expertise pour éviter les faux positifs (anticorps non
spécifiques).
4 - Difficultés d'interprétations
01 02
Définition 1 Clinique
2
06 6 03
Classification 3 Biologie
05 5
4 04
Auto-anticorps Critères diagnostiques
1 - Définition : Les Hépatites Auto-Immunes
Maladie inflammatoire chronique du foie caractérisée par :
Au niveau sanguin :
Âge
•
1 Une hypergammaglobulinémie à IgG, reflet d'une activation immunitaire.
Peuvent apparaître à tout âge, avec deux pics distincts : entre 10 et
• La présence d'auto-anticorps sériques spécifiques, clés pour le diagnostic.
20 ans, et entre 40 et 50 ans.
• Perturbation du bilan hépatique avec élévation des enzymes hépatiques.
Lésions histologiques
Thérapeutique
2 Présence de lésions hépatocytaires nécrotico-inflammatoires avec un infiltrat
Bonne sensibilité aux corticoïdes. En l'absence de traitement, l'HAI lymphoplasmocytaire, en l'absence d'autres causes connues (virales, toxiques,
peut rapidement évoluer vers une cirrhose. etc.).
Prévalence
3
Maladie rare (11,6 - 16,9/10^5 personnes en Europe), à
prédominance féminine, souvent associée aux marqueurs génétiques
HLA DR3/DR4.
Manifestations Hépatiques et Extra-Hépatiques : Présentation Clinique de l'Hépatite Auto-Im
Manifestations extra-hépatiques
• Dysthyroïdie
• Rash cutané
• Arthralgies
2-Clinique
L'HAI présente diverses manifestations :
Bilan hépatique
• Transaminases (ASAT/ALAT) : Très variables, avec une élévation significative.
• γGT et PAL : Généralement normales ou légèrement élevées.
• BLB : Normale ou augmentée.
Hypergammaglobulinémie polyclonale
Souvent très marquée (> 20g/l) avec une prédominance des IgG, constituant un marqueur
essentiel.
Le typage HLA n'est pas reconnu comme un outil diagnostique ou pronostique pour l'HAI.
4-Critères Diagnostiques : Score Original d'HAI (Révisé en 1999)
Le score diagnostique original de l'Hépatite Auto-Immune, révisé en 1999, permet d'évaluer la probabilité de la maladie en attribuant des points à divers critères cliniques et biologiques.
Critères Score
Sexe féminin +2
˂1.5 +2
1.5-2.0 0
˃3.0 -2
˃1/80 +3
1/80 +2
1/40 +1
˂1/40 0
AMA positive -4
Pos -3
Neg +3
Réponse au traitement
Pos -4
Neg +1
Consommation d'alcool
˂25g/j +2
˃60g/j -2
Histologie
Interface hépatique +3
Infiltrat lympho-plasmocytaire +1
Rosette +1
Autres -3
Typique de l'HAI 2
Interprétation du score
• ≥6 : HAI probable
• ≥7 : HAI certaine
ANA: anti–nuclear autoantibodies; SMA: smooth muscle autoantibodies; anti-LKM: anti–liver kidney microsomal antibodies; anti-SLA/LP: antibodies against
soluble liver antigens/liver pancreas autoantigen.
5- Les Auto-anticorps : L'Anti-Muscle Lisse (AML) et son Dépistage
a- L'anti-muscle lisse
1. Dépistage par Immunofluorescence Indirecte (IFI) sur Tissus
Estomac
La fluorescence est observée au niveau des fibres musculaires :
• interglandulaires,
• de la muscularis mucosae,
• de la musculeuse,
• et des parois vasculaires.
5- Les Auto-anticorps : L'Anti-Muscle Lisse (AML) - Dépistage au Niveau Rénal
a- L'anti-muscle lisse
1. Dépistage par Immunofluorescence Indirecte (IFI) sur Tissus
Rein
L'IFI met en évidence une fluorescence spécifique au niveau rénal :
Foie
L'IFI révèle des motifs spécifiques au niveau hépatique :
Seuls les anticorps anti-F-actine sont spécifiques de l'HAI de type I, ce qui en fait un
marqueur diagnostique important.
5- Les Auto-anticorps : L'Aspect de l'Anti-
Muscle Lisse sur HEP2
a- L'anti-muscle lisse
L'aspect de l'anti-muscle lisse sur HEP2 : IFI sur HEP2
Plusieurs auto-anticorps réagissent avec le muscle lisse, entraînant une fluorescence cytoplasmique de type filamenteuse, observable
sous différentes formes :
Actine
Longs câbles en stries traversant l'axe principal de la cellule, Vimentine
passant par le noyau.
Image de fibres s'enroulant autour du noyau.
Tropomyosine
Segments courts espacés le long des fibres.
Les Auto-anticorps et
l'Hépatite Autoimmune
Plongez dans le monde complexe des auto-anticorps, des acteurs
clés dans le diagnostic et le pronostic des hépatites autoimmunes.
Cette présentation explorera l'anti muscle lisse, l'anti-LKM et l'anti-
cytosol hépatique.
5 - Les Auto-anticorps : L'Anti-Muscle Lisse (AML)
1. Identification de l'Anti-Actine F
L'identification de l'anti-actine F est cruciale dans le diagnostic. Elle est réalisée par immunofluorescence indirecte (IFI) sur des lignées cellulaires
spécifiques, offrant une grande spécificité.
IFI sur cellules VSM 47 Image illustrant des câbles droits traversant
IFI sur Hep2 traitée à la colchicine
la cellule
Sérums testés à 1/20 sur une lignée de cellules embryonnaires de muscle lisse vasculaire de l'aorte, montrant de longs câbles droits traversant
l'ensemble de la cellule en passant par le noyau, formant une structure en "tête d'oursin". Cette technique est très spécifique.
AML : Intérêt Diagnostique et Pronostique
Anti-LKM 2 Cytochrome P450 (CYP2D9) Hépatite immuno-allergique induite par l'acide tienilique
Anti-LKM 3 UDP-glycuronysyl-transférase Hépatite virale D (6-14%), HAI de type II (8-19%), HCV (6%)
de type 1 (UGT1)
Anti-LKM : Cibles et
Implications Cliniques
Anti-LKM 1 Anti-LKM 2
Ciblant le cytochrome P450 Dirigé contre le cytochrome
2D6, il est fortement associé à P450 2D9, cet anticorps est
l'HAI de type II et peut être spécifique des hépatites
présent dans les hépatites immuno-allergiques causées
virales. par certains médicaments.
Anti-LKM 3
Reconnaissant l'UGT1, il est
détecté dans l'hépatite virale
D et, de manière moins
fréquente, dans l'HAI de type II
et l'HCV.
Anti-LKM : Dépistage par IFI sur Tissus
Immunofluorescence Indirecte (IFI) sur Tissus (TS)
Le dépistage des auto-anticorps anti-LKM se fait principalement par IFI sur des coupes de tissus, permettant une visualisation
précise de la localisation des anticorps.
Foie Estomac
Rein
Fluorescence intense du cytoplasme
Fluorescence des tubules proximaux, Absence de marquage, ce qui aide à la
des hépatocytes.
les tubules distaux étant éteints. différenciation.
L'identification de ces anticorps est également possible par des techniques comme le dot-blot et l'ELISA.
Anti-LKM : Intérêt Diagnostique et Pronostique
Intérêt Diagnostique
• Sensibilité : L'Anti-LKM 1 est présent chez 85% des patients
atteints d'HAI de type 2. L'Anti-LKM 3 est retrouvé dans 8 à 19% des
HAI de type 2. L'Anti-LKM 2 n'est pas associé aux HAI.
• Spécificité : L'Anti-LKM 1 a une spécificité de 85%, mais peut être
détecté dans 13% des cas d'hépatite C virale.
• Rein et Estomac : Aucune fluorescence détectée, ce qui aide à distinguer cet anticorps.
2. Identification
L'identification de l'Anti-LC est également possible par des techniques comme l'immunodot, l'ELISA et
l'immunodiffusion double.
Foie
• Marquage du cytoplasme des hépatocytes, avec une zone d'ombre caractéristique le long des veines
centro-lobulaires.
Anti-LC : Intérêt Diagnostique et Pronostique
Identification
ELISA par compétition (Technique de référence) Fraction cytosolique de foie de rat
Intérêt diagnostique
• Sensibilité : 15 à 40% dans les HAI-1
• 15 à 30% dans les formes mixtes CBP/HAI
• 20% des hépatites cryptogéniques
• 100% dans HAI-3
Spécificité : >98%
Intérêt pronostique
• Pourrait permettre d'évaluer le risque de rechute à l'arrêt du traitement.
• Permet d'évaluer les récidives chez les patients transplantés.
5- Les auto-anticorps : Anticorps anti-récepteur à l'asialo glycoprotéine (ASGPR
Cible antigénique
Le récepteur de l'asialoglycoprotéine est une protéine transmembranaire de type II, également connue
sous le nom de lectine hépatique, jouant un rôle clé dans la reconnaissance des glycoprotéines asialylées.
Méthode de recherche
La détection s'effectue principalement par la méthode ELISA, en utilisant un antigène ASGPR purifié à
partir de foie pour une identification précise.
1 2
• • Utile pour la surveillance : Leur diminution sous immunosuppresseurs indique une réponse
Hépatites virales (15%).
favorable. Un niveau élevé persistant est associé à un risque accru de rechute à l'arrêt du
• Hépatites alcooliques (15%).
traitement.
• Cirrhose biliaire primitive (0-25%).
• Maladies Auto-Immunes non hépatiques.
5- Les auto-anticorps : Les auto-anticorps anti-nucléaires (AAN)
Dépistage
Le dépistage des AAN s'effectue principalement par Immunofluorescence
Indirecte (IFI) sur cellules HEp-2, une technique de référence pour leur
détection.
• Les AAN sont très fréquents, présents dans 70% des cas d'HAI-1.
• Ils peuvent être isolés (15% des cas) ou associés aux ASMA (54% des cas).
Le dépistage des ANCA atypiques s'effectue par Immunofluorescence Indirecte (IFI) sur frottis de polynucléaires neutrophiles (PNN), avec deux
méthodes de fixation :
Les ANCA atypiques présentent des motifs de fluorescence spécifiques (p-ANCA atypique, c-ANCA atypique), essentiels pour le diagnostic différentiel.
5- Les auto-anticorps : ANCA atypiques (suite)
Spécificité : Faible, car les ANCA atypiques sont également rencontrés dans 50-70% des cas de Cholangite Sclérosante Primitive (CSP), des
Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) et des hépatites virales.
6-Classification des Hépatites Auto-Immunes
Anti-LKM1 5% 85%
Type III
Bien que moins fréquemment utilisé, le type III est parfois évoqué pour les cas où les auto-
anticorps anti-SLA/LP sont les seuls marqueurs positifs, consolidant ainsi la classification
basée sur des profils sérologiques spécifiques.
La cirrhose biliaire primitiv
Un aperçu approfondi de la cirrhose biliaire primitive, une maladie
hépatique auto-immune chronique caractérisée par la destruction
progressive des petits canaux biliaires intra-hépatiques.
1-Définition de la Cirrhose Biliaire Primitive (CBP)
Au niveau sanguin :
La présence d'anticorps anti-mitochondries (AMA) est la signature sérologique pathognomonique de la CBP, constituant un critère
diagnostique essentiel.
2 - La Clinique de la Cholangite Biliaire Primitive (CBP)
La présentation clinique de la Cholangite Biliaire Primitive (CBP) est souvent insidieuse. Il est crucial pour les professionnels de santé de reconnaître les signes, même subtils, car près de 50% des patients sont asymptomatiques au moment du diagnostic et un tiers d'entre eux le restent pendant plusieurs années.
Le Prurit L'Ictère
Symptôme précoce et très fréquent, il peut être invalidant. Coloration jaune de la peau et des conjonctives, signe d'une cholestase avancée.
Arthropathies 4-38
Hypothyroïdie 11-32
L'évolution
3 - La Biologie en cas de Cholangite Biliaire Primitive
Le diagnostic biologique de la Cholangite Biliaire Primitive (CBP) repose sur la mise en évidence de marqueurs spécifiques de cholestase et d'auto-anticorps.
Auto-anticorps
Bien que la cholestase soit prédominante, une légère élévation des transaminases peut être observée.
Syndrome de Cholestase
• Augmentation des PAL (Phosphatases Alcalines) et de la γGT (Gamma-Glutamyl Transpeptidase) : marqueurs clés de la
cholestase, souvent élevés de manière significative.
• Augmentation de la Bilirubine Totale (BT) : indique une altération de l'excrétion biliaire, surtout en phase avancée.
• Augmentation du Cholestérol Total Sanguin et de sa fraction HDL : secondaire à l'accumulation de lipoprotéines X, spécifique de la cholestase.
Présente dans environ deux tiers des cas, avec des taux souvent supérieurs à 2 fois la normale.
4 - Critères Diagnostiques de la CBP
Selon les recommandations de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) et de l'European Association for the
Study of the Liver (EASL) de 2009, le diagnostic de la Cholangite Biliaire Primitive (CBP) est établi si au moins deux des trois critères
suivants sont présents :
1 2 3
L'Antigène M2
L'antigène M2 est localisé dans la membrane mitochondriale interne. Il correspond à un complexe de trois enzymes
essentielles impliquées dans le métabolisme des acides cétoniques à chaînes ramifiées :
Foie
Estomac
Au niveau de l'estomac, on observe une fluorescence des cellules pariétales, tandis que
les cellules principales sont faiblement marquées.
4 - Les Auto-Anticorps de la CBP : Anti-Mitochondrie (Méthodes)
1 - Anti-Mitochondrie
A - Dépistage de l'anti-Mitochondrie sur cellules HEP-2
Le dépistage des AMA-M2 sur cellules HEP-2 révèle un marquage granulaire distinctif, présent dans tout le cytoplasme des cellules, avec un renforcement périnucléaire.
B - L'Identification
L'identification et la confirmation des AMA-M2 peuvent être réalisées par diverses techniques plus spécifiques :
Intérêt Diagnostique
Les anticorps anti-M2 sont cruciaux pour le diagnostic différentiel entre la CBP et les autres formes de cholestases intra-hépatiques. Leur présence oriente
fortement vers une CBP.
Intérêt Pronostique
Il est important de noter que la présence ou le titre des AMA-M2 ne sont pas directement associés à la gravité de la maladie ou à sa progression. Le suivi de
la CBP repose sur d'autres marqueurs cliniques et biologiques.
4 - Les Auto-Anticorps de la CBP : Les Anticorps
Anti-Nucléaires (AAN)
2 - Les AAN : Aspects Observés
Lors du dépistage des auto-anticorps de la CBP, les AAN peuvent présenter des aspects variés en immunofluorescence indirecte, chacun ayant
une signification particulière.
Glycoprotéine de 210 KDa des pores de l'enveloppe nucléaire. Son identification se fait par ELISA ou DOT blot. Protéine soluble de 100-kDa, une composante des corps nucléaires PML.
Kelch like 12
Cette protéine nucléaire intervient de manière essentielle dans l'exportation du collagène, un processus clé pour la
matrice extracellulaire.
Hexokinase 1
Enzyme localisée à l'extérieur de la membrane mitochondriale, jouant un rôle crucial dans le métabolisme
glucidique et la production d'énergie cellulaire.
Détection
La détection de ces nouveaux auto-anticorps se fait principalement
par des techniques d'immunodot ou d'ELISA, offrant une précision
accrue dans le diagnostic.
Intérêt Diagnostique
• Spécificité : Ces auto-anticorps sont très spécifiques des CBP
(≥95%), minimisant les faux positifs.
• Sensibilité : Ils sont plus sensibles que les anti-gp210 et
les anti-SP100, permettant une détection plus précoce ou chez
des patients initialement séronégatifs.
5 - Classification de la Cholangite Biliaire Primitive (CBP)
La CSP est une maladie inflammatoire et fibrosante des voies biliaires, touchant à la fois les canaux intra et/ou extra-hépatiques.
Elle survient de façon isolée ou, plus fréquemment, en association avec les MICI, en particulier la rectocolite hémorragique (50-70% des cas), soulignant un lien immunitaire fort.
3 Épidémiologie
La CSP touche principalement les jeunes adultes avant 40 ans, avec une prédominance masculine (environ 2/3 des cas), suggérant des facteurs génétiques ou environnementaux spécifiques.
4 Progression de la Maladie
La maladie évolue souvent vers une cirrhose biliaire, une insuffisance hépatocellulaire, et un cholangiocarcinome dans 10-30% des cas, nécessitant une surveillance attentive.
5 Prédisposition Génétique
La CSP est associée aux gènes HLA B8-DRB1*0301, indiquant une composante génétique significative dans sa pathogenèse.
2 - Critères Diagnostiques de la Cholangite Sclérosante Primitive
Histopathologie Biologie
• Présence de cholangite fibreuse et de cholestase chronique. • Il n'existe pas d'auto-anticorps spécifiques de la CSP.
• Anomalies des voies biliaires intra et/ou extra-hépatiques. • Les P-ANCA atypiques sont sensibles (26-85%) mais leur spécificité est médiocre, les rendant moins
discriminants.
Radiologie
L'imagerie des voies biliaires (IRM, CPRE) révèle des irrégularités, des sténoses et des dilatations caractéristiques des canaux biliaires.
Le diagnostic est retenu si l'on observe la présence d'au moins 2 de ces 4 critères (histopathologie ou radiologie), en l'absence d'autre étiologie identifiable. L'association à une MICI (surtout colite) est un élément important.
01 - d) Le Syndrome de
Chevauchement
Une condition complexe où les patients présentent des
caractéristiques de deux maladies hépatiques auto-immunes
distinctes simultanément.
1 - Définition du Syndrome de Chevauchement
Regroupement de Désordres Hépatiques Auto-immuns
Ce syndrome englobe des associations de pathologies telles que :
Environ 5 à 10 % des patients présentant une CBP sont également atteints d'HAI.
Un tiers des patients ayant une CSP ont aussi une HAI, une forme particulièrement fréquente chez les enfants, compliquant le diagnostic et le traitement.
2 - Les Critères Diagnostiques du Syndrome de Chevauchement
Le diagnostic repose sur la présence d'au moins 2 des critères habituels de chacune des deux maladies associées.
Critères de la CBP (2 des 3 requis) Critères d'HAI (2 des 3 requis) selon Chazouillères (1998)