Bilan thermique
EN 832, EN 13790, SIA 380/1
LESOSAI 5
Le bâtiment est un tonneau percé
N iveau de
prestations
Bilan thermique d'un bâtiment
Apports
d'énergie
Déperditions
par aération
Niveau de Gains solaires
prestations et internes
Déperditions
par transmission
Bilan thermique
Déperditions Gains
Transmission thermique Gains internes
Aération Gains solaires passifs
Eau chaude Gains solaires actifs
Chaleur stockée Chaleur restituée
Pertes techniques Apports d'énergie
onéreuse
Total des déperditions = Total des gains
Délimitation du système
Volume chauffé Isolation thermique
Délimitation temporelle
Chauffage Refroidissement
Année entière
Délimitation par utilisation
le système de chauffage
l'eau chaude
la cuisson
l'électroménager
l'éclairage
la climatisation
les transports et télécommunications
etc.
Délimitation par vecteur
les combustibles
mazout,
charbon,
gaz,
bois, etc
la chaleur à distance
l'électricité
le soleil
la chaleur humaine et animale
etc.
Les flux d'énergie dans le bâtiment
Soleil
Gains Ventilation
Transmission
Production
de chaleur
Eau chaude
Utilité du bilan
Calcul de la consommation d'énergie
Détection des points faibles
Etude de variantes
Scénarios de rénovation
Mise à l'enquête
Bilan thermique instantané
La chaleur produite dans le bâtiment est
Soit perdue vers l'extérieur
Soit stockée dans la structure,
augmentant ainsi sa température
Calcul détaillé:
Résolution de l'équation de la chaleur pour la
conduction
Equation de Navier Stokes pour la ventilation
Approximation quasi stationnaire
Pc = Pt + Pv + Pw - [Ps+ Pi]+ PA
>0
Qc = >0 Pc dt Qc = Qt+ Qv+ Qw- [Qs+ Qi]
Déperditions
Ql = H ( i- e) t
i est la température intérieure moyenne;
e est la température extérieure moyenne;
t est la durée de la période;
H est le coefficient de déperditions du bâtiment :
Coefficient de déperditions
H = H T + HV
HT coefficient de déperditions
par transmission
HV coefficient de déperditions
par renouvellement d'air.
Coefficient de déperdition par transmission
HD
HT = HD + HS + HN HN
HS
HD transmission directe vers l'extérieur, à travers
l'enveloppe du bâtiment;
HS déperditions par le sol;
HN à travers les espaces non chauffés.
Déperditions par transmission
ΦT θi θe U j A j
j
Pour diminuer ces pertes
Isoler
Réduire les surfaces
Réduire les différences de température
Diffusion de chaleur
q grad q
d
d
R q R
Rayonnement
qr = T4
1
q1,2 ε ' σ (T14
4
T2 ) ε'
1 1
1
ε1 ε 2
3 3
q1, 2 4 ' T dT hr 4 ' T
Convection
hc = 5,0 W/(m²·K)
Intérieur
hc = 2,5 W/(m²·K)
hc= 0,7 W/(m²·K)
Extérieur hc = 4 + 4 v
Coefficients de transfert GLOBAUX
A l'intérieur
hi = 8 W/(m²·K) Rsi = 0,13 m²K/W
A l'extérieur
he = 25 W/(m²·K)Rsi = 0,04 m²K/W
Coefficient de transmission
thermique
RT = Rsi+R1+R2+R3+R4+Rse
1
U q U i e
RT
Coefficient de transmission
thermique
RT = Rsi+R1+R2+R3+R4+Rse Rd
q
i e U RT q
n n1Rnq
Coefficient de transmission
thermique
RT = Rsi+R1+R2+R3+R4+Rse Rn dn
n
0,13 m2K/W 0,04 m2K/W
d3
20°C
QG
HS
i e t 10°C
Transfert de chaleur par
le sol 0°C
Déperditions d'une dalle sur sol
Dalle mal isolée, dt<B,:
dm πB
Rm 2λ
U0 ln 1
πΒ d t d t
Rf
Dalle bien isolée: B < dt::
λ
U0
2A ,457 B d t
B
P
dt = dm + Rf Hs = A U 0
Inertie thermique
Stockage
de chaleur
Extérieur
Atténuation
des
variations
Intérieur
L’inertie thermique du bâtiment
Dépend autant de sa
Capacité
capacité thermique
thermique
que de son niveau
d’isolation
Niveau
d’isolation
H
C
Capacités typiques [kJ/K]
Pièce de 20 m²
Type de construction C C/A
[kJ/K] [kJ/m²K]
Lourd, tout béton 11'300 550
Dalles béton, parois brique 8500 425
Idem, sol avec moquette 7400 370
do, plus faux plafond 5300 275
do, parois placoplâtre 2400 120
Tout en bois massif 4000 200
Tout en bois mince (20 mm) 2000 100
Constante de temps du bâtiment
Rapport entre la capacité thermique du
bâtiment et le coefficient de déperditions
J
C K
H WK H
C
Constantes de temps typiques
Piéce de 20 m², aération 30 m3/h
Lourd, tout béton, isolation U= 0,2 W/(m2K) 10 jours
Lourd, tout béton, isolation U= 0,5 W/(m2K) 8 jours
Lourd, tout béton, façade simple vitrage 1½ jour
Idem, sol avec moquette et faux plafond, U= 1 W/(m2K) 3 jours
Tout en bois massif, façade vitrée U= 1 W/(m2K) 2 jours
Tout en bois mince (20 mm) U= 1 W/(m2K) 1 jour
Serre horticole 8 heures
Déperditions par aération
Q m c 1
V a a i e
r
V a a
P m c 1
r i e
ma masse d'air chauffé
ca chaleur spécifique de l'air, à savoir environ 1000 J/(kg·K)
température
r rendement de récupération de chaleur sur l'air évacué.
Espaces non chauffés
Hne
HN = Hin b
Hin H ne
b
H in H ne
Apports de chaleur
Qg apport total de chaleur "gratuite"
Qi apports internes
Qs apports solaires
Apports internes des personnes
Ph Ph
Ph N A
24 24 D
où :
N est le nombre d'habitants présents dans la zone chauffée
P est la puissance dégagée par habitant
hest le temps de présence par jour
Aest la surface brute de plancher chauffé occupée par les
habitants
Dest la surface disponible par habitant.
Apports internes des personnes
Puissance thermique dégagée par les habitants, selon SIA 380/1
Type de Occupation Présence Puissance
bâtiment [m²/pers] [h/j] [W]
Logement 60 12 70
Bureau 20 6 80
Ecole 10 4 70
Restaurant 5 3 100
Apports internes -
appareils
Pa= Pel fe
Type de bâtiment Consommation annuelle Facteur de correction
MJ/m² fe
Habitation 80-100 0.7
Commercial 80 0.9
Ecole 40 0.9
(fe tient compte du fait que les appareils ne se
trouvent pas tous dans la zone chauffée)
Apports internes
Qi = [Pih + (1-b) Piu]·t = Pi t
où:
Pih est la puissance moyenne des apports internes dans les
espaces chauffés;
Piu est la puissance moyenne des apports internes dans les
espaces non chauffés;
Pi est la puissance moyenne des apports internes;
b est le facteur de déperditions par un espace non
chauffé.
Le rayonnement solaire
Corps noir à 5800 K
Energie [kW/(m²·µ)]
2,0 -
Rayonnement solaire
aux confins de l'atmosphère
1,5 -
Rayonnement solaire
1,0 - au niveau de la mer.
Ciel serein, soleil à 30°
au-dessus de l'horizon
0,5 -
UV visible IR
0-
0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5
Longueur d'onde [µm]
Le soleil en chiffres
A la surface du soleil: 64
MW/m²
Aux confins de l'atmosphère 1367
W/m²
Rayonnement global annuel:
Sahara sud2000 kWh/m²
Zermatt 1480 kWh/m²
Lucerne 1109 kWh/m²
Ra
y on
ne
m
en
Ra td
yo n i re
ne ct
me
nt
d iffu
s
Optimisation des gains solaires
Excellente isolation thermique
Grandes surfaces de captage
Protections solaires efficaces,
extérieures (et intérieures)
Bon contrôle du chauffage
Inertie thermique suffisante
Protections solaires efficaces:
à l’extérieur!
g
g
Protections solaires
Doit être efficace, donc extérieure
Doit être modulable: éviter les vitrages
réfléchissants ou teintés et les protections
fixes.
En investissant 500.-dans un store, on évite
de recevoir 1 kW en pointe.
Il faut plus de 2’000.- pour un groupe de
climatisation capable d’évacuer 1 kW.
Surfaces de captage
Fenêtres et
portes vitrées
Sol et murs des
vérandas
Parois opaques
Captage passif du rayonnement solaire
Direct Direct et
indirect
Indirect Hybride
Gains solaires
Qs Qsj I sj Asnj
j j n
Isj irradiance = énergie du rayonnement solaire par
mètre carré de surface de captage d'orientation j
Asnj Aire réceptrice équivalente de type n et
d'orientation j
Modélisation des éléments
d'enveloppe transparents
Apports d'énergie solaire de la surface j:
Qsj Asj I sj
Isj: Irradiance = énergie du rayonnement
solaire par mètre carré de surface de
captage
Asj: Aire réceptrice équivalente.
Aire réceptrice As = A F o FF g
équivalente
A aire de la surface réceptrice;
Fo facteur d'ombre sur la surface;
FF facteur de cadres;
g coefficient de transmission énergétique.
Rayonnement solaire sur un vitrage
Transmission
secondaire
Rayonnement
solaire incident qs Rayonnement
absorbé q s Rayonnement
Angle global gq s
d'incidence i transmis
Rayonnement
Rayonnement
transmis q
réfléchi
s
qs directement
Caractéristiques de vitrages
Vitrages: gains et déperditions
0.9
0.8
0.7
g [-]; g/U [m²K/W]
0.6 g
0.5
0.4
0.3
0.2
g/U
0.1
0.0
0 2 4 6
U [W/m²K]
Gains solaires des serres
His Hse QSi
QSd QSi
Gains solaires des serres
I
QSs = QSd +(1-b) QSi Qsd
gw
Qes
Aw
i His s Hse
e
H se gp ge
b (1-b)Qsi Ap
H is H se Ae
αp Aj αj
Up
Gains directs QSd = Ip FS FFe ge FFw g w Aw + Sp Ap
U pe
Gains indirects
Parois opaques avec isolation
transparente
Rayonnement
U solaire
Q A F g I incident
s U O TI sj
e Gains de
chaleur
U pour toute la paroi Pertes
Isolation transparente
Surface absorbante
Ue pour la partie extérieure
Parois extérieures opaques
Apports solaires ne représentant
qu'une faible part des
déperditions.
Ils peuvent donc être négligés
Si toutefois on désire les prendre
en compte, il faut aussi tenir
compte des pertes radiatives
vers le ciel froid.
Besoins en chauffage
Besoins: déperditions - gains
utiles
Qh = Ql-·Qg
Facteur d'utilisation, , dépend Qg
du rapport gains/pertes
Ql
de l'inertie thermique du bâtiment,
caractérisé par une constante de C
temps
H
Constante de temps du bâtiment
Rapport entre la capacité thermique du
bâtiment et le coefficient de déperditions
C
H
*
C ck m k 1000 M [ J / K ]
H H T H V U i Ai i li i c V (1 r )
Facteur d'utilisation
si 1 si =1
1 a
a
a a0
1 a 1
a 1 0
a0 0 h
Type de bâtiment
Bâtiments chauffés en continu (plus de 12 h/jour) tels que
logements, hôtels, hôpitaux, etc. Méthode de calcul men- 1 15
I suelle.
Méthode de calcul saisonnière 0,8 30
Bâtiments chauffés de jour seulement (moins de 12 h/jour) tels
II 0,8 70
que écoles, bureaux, locaux de réunion, magasins, etc.
= rapport gains/pertes)
a
1
Facteur d'utilisation a 1
1
Continuously heated buildings
1.0
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5
168
0.4
48
[h]
0.3
24
0.2
8
0.1
0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0
Bilan thermique d'une façade sud
Paroi de 15 m², dont 7 m² de vitrage, placé en façade sud dans
la région lausannoise.
Exercice supplémentaire 4.1
Estimer les pertes par l'enveloppe d'un bâtiment cubique
de 10 m de côté, situé à Lausanne, posé sur un sol bien
isolé (on négligera donc les pertes par le sol), sur
l'ensemble de la saison de chauffage (8 mois d'octobre à
mai y compris).
Caratéristiques du bâtiment:
toiture plate constituée essentiellement d'une dalle de béton
armé de 18 cm, d'une étanchéité et d'une couche d'isolant
résistant aux intempéries (type Roofmate) de 8 cm
(conductibilité thermique = 0.04 W/m K)
murs, coefficient U = 0.8 W/m2K
vitrages isolants doubles d'une surface de 80 m2 (12 mm entre
les verres, U = 3 W/m2K)
Exercice supplémentaire 4.2
Un bâtiment massif et bien isolé
(constante de temps: = 2 jours), chauffé
en permanence, présente des
déperditions de 20 kWh pendant un mois
d'hiver. Ses gains solaires et internes
bruts se montent, pendant le même mois,
à 20 kWh aussi. Combien d'énergie
faudra-t-il approximativement pour
chauffer ce bâtiment pendant ce mois ?
Exercice supplémentaire 4.3
Soit un bâtiment dont le coefficient de pertes thermique
total H vaut 100 W/m2K, dans le climat de Lausanne
(polycopié p 232). On néglige tous les gains gratuits.
Questions:
[Link] Text,min = -6°C, Pmax,chauffage = ?
[Link] durant toute la saison de chauffage = ?
[Link]
estimée par erreur en supposant que le
chauffage fonctionne au maximum durant toute la
saison de chauffage ?