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Défense et Restauration des Sols

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Défense et Restauration des Sols

INFA de Tové
Option Génie Rural -II
(septembre 2016)
Plan du Cours
I. Introduction V. Erosion éolienne
II. Objectifs o Définition
III. Dégradation/Erosion des sols o Origine
o Définition o Facteurs de l’érosion éolienne
o Effets visibles o Mécanismes de mouvement
IV. Erosion hydrique (E. H.) de l’E. E.
o o Estimation de l’E. E.
Définition
o o Conséquences de l’E. E.
Origine et mécanismes
o o Défense contre l’E. E.
Importance du phénomène:
Dégradation spécifique VI. Compaction
o Formes de l’E.H. VII. Ensablement
o Facteurs de l’E.H.
o Quantification de l’E.H.
o Dégâts causés par l’E.H.
o Moyens de lutte contre l’E.H.
Introduction
• Défense et Restauration des Sols = ensemble de
stratégies/mesures qui consistent entre autres à:
i. lutter contre l’érosion et les pertes en terres (par la
revégétalisation de l’amont des bassins-versants et la
stabilisation des ravines) en vue de la restauration la
productivité des terres;
ii. lutter efficacement contre l'érosion pluviale qui menace
les pistes et bas-fonds et emporte les terres arables;
iii. protéger les barrages de l’envasement; etc.
• La DRS a pour tâches essentielles de remédier aux
phénomènes d’érosion et de dégradation des sols et de
restaurer la capacité d’infiltration des sols dégradés
Objectifs du Cours
• Acquérir des connaissances de base sur les
différentes formes de dégradation des sols
• Etudier le phénomène d’érosion et comprendre
les causes et les différents mécanismes qui sont à
la base de ce processus
• Maitriser les différentes méthodes de
quantification des pertes de terres dues à l’érosion
• Avoir une bonne connaissance des principales
méthodes de lutte contre l’érosion ainsi que les
principes sur lesquels elle reposent.
Dégradation des Sols/Erosion des
sols
Dégradation des sols
• Définition:
 Perte du potentiel productif des sols causée par
l’intensification des activités humaines et/ou l’agressivité
climatique.
 Elle est causée par:
o le surpâturage,
o la déforestation,
o les pratiques agricoles inadéquates,
o la surexploitation du bois de chauffage,
o les autres activités humaines,
o etc.
Dégradation des sols
• Processus
 Les processus de dégradation des sols se définissent comme les
mécanismes responsables de la perte de la qualité du sol
 Ils se classent en 3 types:

CHIMIQUE PHYSIQUE BIOLOGIQUE


- Dégradation de la - Perte de la
- Acidification
biodiversité du sol
- Perte des éléments structure
- Erosion - Diminution du stock
nutritifs - Compactage de carbone organique
- Salinisation
-Formation de croûte du sol
Erosion
• Erosion:
 Le terme Erosion vient de ‘‘erodere’’, verbe latin
qui signifie "ronger". Eroder signifie ronger
lentement ou user par frottement.

 C’est l’usure de la partie supérieure de l'écorce


terrestre. Elle se définit comme le détachement et
le transport de particules de sol de son
emplacement d'origine par différents agents
(gravité, eau, vent) vers un lieu de dépôt
Erosion
• Erosion (2 sortes):
 érosion naturelle ou géologique
 érosion anthropique ou accélérée
 Erosion naturelle: correspond +/- à un état d'équilibre
entre la formation des sols et le transport des particules
meubles. Ce processus a modelé le relief terrestre actuel.
Elle est continue mais très lente (1-2 t de terre enlevée par
ha et par an).
 Erosion anthropique: se déclenche lorsque le couvert
végétal naturel est détruit par l’Homme sur des pentes en
vue de cultiver le sol. On estime à 50 t/ha (≈ 400
mm/siècle) la quantité de sols décapée annuellement
Effets visibles de la dégradation des sols
La dégradation des sols a des effets visibles sur
l’environnement physique et des conséquences socio-
économiques négatives. Parmi ceux-ci, on peut citer:
 Les griffes, fines rigoles formées par l’eau, particulièrement en
haut des pentes, sur le bord des pistes ou dans les champs
sillonnés par les labours, elles deviennent des ravines par
élargissement dû à la concentration de ruissellement excessif;
 Les pavages de cailloux et de pierres laissés en surface, une fois
les particules les plus fines du sol emportées par le ruissellement,
observées dans un grand nombre de champs labourés et de
terrains de pâture;
 L’accumulation de poussière au-dessus des arbres, des pierres,
des palissades et des haies sur terrains en pente;
Effets visibles de la dégradation des sols
(suite)

 Les racines d’arbres et arbustes, exposées à l’air, ou mises à nu


dans des cours d’eau, résultats d’une dispersion du sol ou d’un
accroissement de ruissellement suite à la dégradation des bassins
versants;
 Le déplacement du sol par piétinement résultant du pâturage sur
les pistes à bétail au long des courbes de niveau, où les animaux
font progressivement glisser la terre en bas de la pente;
 Les dépôts de sols sur les pentes douces, ou de graviers, sables et
limons, dans les lits de cours d’eau résultant d’une érosion en
amont;
 Les mouvements du sol sous l’action du vent, mis en évidence par
la formation de dunes.
Effets visibles de la dégradation des sols
(fin)

Du point de vue socio économique, outre les baisses


croissantes des rendements les conséquences suivantes
peuvent être citées :
 Envasement des barrages, retenues d’eau, rivières, canaux et
système de drainage par la terre érodée des sols dégradés et la
réduction des stocks de poissons à la suite de tels effets ;
 Inondations dues aux eaux de ruissellement par suite de la
réduction de la capacité d’infiltration des sols dégradés, et la
baisse de niveau ou assèchement des nappes et points d’eau à
cause des pertes d’eau par ruissellement ;
 Les problèmes sanitaires et de qualité de la vie : un
environnement dégradé n’offre que des mauvaises conditions de
vie.
Erosion hydrique
1. Définition
• Erosion hydrique (pluviale):
 L'érosion hydrique est composée d'un ensemble de
processus complexes et interdépendants qui
provoquent le détachement et le transport des
particules de sol.

 Elle se définit comme la perte de sol causée par


l'eau qui arrache et transporte la terre vers un lieu
de dépôt.
2. Origine et Mécanisme
• L'érosion hydrique est un phénomène complexe, qui
menace particulièrement les potentialités en eau et en sol.
• C’est le détachement et le transport de particules de sol de
leur emplacement d'origine vers un lieu de dépôt.
• L’érosion hydrique se déroule en 3 étapes: le
détachement, le transport et la sédimentation.
Cependant, il est à signaler que la pluie et le ruissellement
superficiel sont à l'origine du détachement, du transport et
du dépôt des particules du sol arrachées comme
schématisé dans la figure suivante :
2. Origine et Mécanisme
2. Origine et Mécanisme
• La pluie et le ruissellement superficiel sont à l'origine de
l'arrachage/détachement, du transport et du dépôt de la terre enlevée.
L'arrachage est due à la fois aux gouttes d'eau (par rejaillissement) et aux
eaux de ruissellement et le transport est assuré par ces eaux.
• Impact de gouttes de pluies sur le sol : Les sols subissent un martèlement
considérable causé par les gouttes de pluie. Les premières gouttes
s'infiltrent dans le sol d'autant plus aisément qu'il est meuble et que sa
porosité est élevée. Cette première phase s'accompagne d'un déplacement
des particules et d'un tassement du sol.
• Lorsque la couche superficielle s'humidifie, trois processus se développent
simultanément :
o la dégradation de la structure
o la formation d'une pellicule de battance
o l'érosion par splash ou érosion par rejaillissement.
2. Origine et Mécanisme
2. Origine et Mécanisme
2. Origine et Mécanisme

La taille et l'impact des gouttes sont des facteurs importants dans ce processus
de destruction et d'arrachement (éclaboussement par effet splash).
2. Origine et Mécanisme

Fig. Rejaillissement du sol et de l’eau suite à l’impact d’une goutte d’eau ou effet
splash (photo Le Bissonnais).
2. Origine et Mécanisme
• Ruissellement: Comme les précipitations, le ruissellement agit sur le
sol par des actions de détachement et de transport (figure 2).
2. Origine et Mécanisme
• Selon la nature du sol, la rugosité superficielle et la pente de
terrain, l'une ou l'autre de ces actions est prépondérante.
• D'une manière globale, il est admis que la vitesse de l'eau est
le paramètre prépondérant de l'action érosive du ruissellement
superficiel.
• Réduire la vitesse de ruissellement revient à pratiquer des
techniques anti-érosives. Il s'agira par exemple :
o d'aménagements fonciers réduisant la pente de la parcelle
o de techniques améliorant l'infiltration
o des techniques culturales augmentant la rugosité de la
surface du sol.
3. Importance de l’E. H.
• La dégradation spécifique globale (DS) = tonnage de terre enlevée
annuellement par km2 de bassin versant.
• Fournier a dressé une carte qui expose les dangers de risque
d’érosion pour l’Afrique et qui permet une estimation globale des
risques d’érosion par grandes zones géographiques. Il a établi une
formule en les liant au climat. Il a montré qu’il existe une
corrélation entre l’érosion ou la DS et le coefficient C (indice
climatique de Fournier)

C = (Pmax)2/∑P
où Pmax (mm) = hauteur de pluie du mois le plus pluvieux et
∑P (mm) = hauteur de pluie totale de l’année
DS = 27,12 C – 475,4 (t/km²/an)
• Dans notre sous région le seuil de DS est de 2,2 t/ha/an
4. Formes de l’E. H.
a) Erosion en nappe ou laminaire (sheet erosion)
• C'est le stade initial de la dégradation des sols par érosion.
Cette érosion en nappe entraîne la dégradation du sol sur
l'ensemble de sa surface, autrement dit c’est une forme
d’érosion diffuse. De ce fait, elle est peu visible d'une année à
l'autre.
• L'importance de l’érosion en nappe dépend à la fois :
- de l'intensité maximale des pluies qui déclenchent le ruissellement,
- de l'énergie des pluies qui détachent les particules susceptibles de migrer,
- de la durée des pluies et/ou de l'humidité avant les pluies.

• Lorsqu’il y a l’érosion en nappe, le déplacement des


particules se fait d'abord par effet "splash" à courte distance
et ensuite par le ruissellement en nappe.
4. Formes de l’E. H.
b) Erosion linéaire (micro channel ou rill erosion)
• Lorsque l'intensité des pluies dépasse la capacité d'infiltration de la
surface du sol, il se forme d'abord des flaques; ensuite ces flaques
communiquent par des filets d'eau et lorsque ces filets d'eau ont
atteint une certaine vitesse, 25 cm.s-1 (1935), ils acquièrent une
énergie propre qui va créer une érosion limitée dans l'espace par
des lignes d'écoulement.
• L'érosion linéaire est exprimée par tous les creusements linéaires
qui entaillent la surface du sol suivant diverses formes et
dimensions (griffes, rigoles, ravines, etc.).
• On parle de griffes lorsque les petits canaux ont quelques
centimètres de profondeur, de rigoles lorsque les canaux
dépassent 10 cm de profondeur mais sont encore effaçables par
les techniques culturales.
4. Formes de l’E. H.
b) Erosion linéaire (micro-channel ou Rill Erosion)
• On parle de nappe ravinante lorsque les creux ne
dépassent pas 10 à 20 cm mais que leur largeur atteint
plusieurs mètres et enfin, de ravines lorsque les creux
atteignent plusieurs dizaines de cm (plus de 30 cm) et en
particulier, lorsqu'ils ne sont plus effaçables par les
techniques culturales.
• La ravine est une rigole approfondie où se concentrent les
filets d'eau. La rigole se transforme en ravine lorsque sa
profondeur interdit son nivellement par des simples
instruments aratoires. En d’autres termes, Le ravinement
constitue un stade avancé de l'érosion linéaire.
Griffes (Photo Roose)

Rigole
Erosion par ravinement
4. Formes de l’E. H.
b) Erosion linéaire (micro-channel ou Rill Erosion)
• L’érosion par ravinement est la forme culminante de
l’érosion du sol. Les dégâts causés sont d’autant plus
importants que la stabilisation et la réparation de cette
forme d’érosion sont les plus coûteuses de tous les
travaux de lutte contre l’érosion.
• L'approfondissement des ravines se fait du bas vers le
haut de la pente (érosion régressive). Cette forme
d'érosion peut transformer le paysage en "badlands"
Badlands formés sur argiles rouges
4. Formes de l’E. H.
b) Erosion linéaire (micro-channel ou Rill Erosion)
Tabl. : Formes d’incision dues à l’érosion linéaire.

Formes Tracé Longueur Largeur Profondeur

Griffe Sinueux <1m < 10 cm 5-6 cm

Rill Rectiligne Centaine de m 10-20 cm 5-10 cm

Rigole Sinueux Dizaine de m 5-70 cm 10- 30 cm

Ravine Peu sinueux Centaine de m 50cm à 1 m 30-50 cm

Ravin Peu sinueux Centaine de m 50 cm à 1m 50-200 cm


4. Formes de l’E. H.
c) Erosion en masse
• Alors que l'érosion en nappe s'attaque à la surface du
sol, le ravinement aux lignes de drainage du versant, les
mouvements de masse concernent un volume à
l'intérieur de la couverture pédologique. On attribue à
l'érosion en masse tout déplacement de terre selon des
formes non définies, comme les mouvements de masse,
les coulées de boue et les glissements de terrain.
4. Formes de l’E. H.
c) Erosion en masse
i. Les glissements : sont des décollements d'une couche plus ou
moins épaisse de sol, glissant sur un horizon plus compact
(souvent de la roche altérée), servant de plan de glissement.
Ce phénomène est très courant sur les schistes et sur les
marnes en voie d'altération. Les glissements se produisent
lorsque la contrainte de cisaillement dépasse la résistance du
sol ou lorsque la limite de plasticité ou de liquidité est atteinte.
Glissements de terrains
4. Formes de l’E. H.
c. Erosion en masse
ii. Coulées boueuses :
4. Formes de l’E. H.
c) Erosion en masse
iii. Eboulements rocheux ou effondrements de versants :
entraînent des glissements localisés
4. Formes de l’E. H.
d) Erosion hydrographique
• Forme d’érosion due à la dissipation de l’énergie de
l’eau dans les lits des cours d’eau et les rivières.
L’énergie de ces dernières est capable, de manière
régulière ou accidentelle (lors des inondations)
d’emporter une partie des berges.
• On appelle ce processus le sapement des berges. Il se
produit également dans les ravins en formation
lorsque l’eau du ruissellement attaque les bases du
ravin. Ce type d’érosion est étroitement lié au volume
et à la vitesse de l’eau, qui dépend de la pente et du
débit.
Erosion hydrographique dans le lit d'une rivière
Tableau 3: Quelques ordres de grandeurs de pertes de sol par type d’érosion

Type d’érosion Perte du sol

Erosion en nappe 1 T/ha/an

Erosion en rigole 10 T/ha/an

Erosion par ravine 100 T/ha/an

Erosion en badlands 1 000 T/ha/an

Sapement des berges 10 000 T/ha/an


5. Facteurs de l’E. H.
• Les facteurs de l'érosion qui influencent les phénomènes érosifs
font maintenant l'objet d'un consensus et regroupent le sol,
l'occupation du sol, la topographie et le climat (Wischmeier et
Smith, 1978 ; King et Le Bissonnais, 1992).
• Les paramètres de l'érosion sont les différentes informations qui
peuvent permettre de caractériser les facteurs de l'érosion.
• Par exemple, la pente est un paramètre pouvant caractériser le
facteur topographie, de même que la dénivelée, l'altitude
moyenne, etc.
• Pour caractériser l'influence du climat, l'énergie cinétique
cumulée des pluies serait probablement le paramètre le plus
pertinent, mais il n'est pas disponible, et on retiendra donc les
hauteurs de pluie cumulée, pondérées par une information sur
l'intensité des précipitations.
5. Facteurs de l’E. H.
L’érosion résulte de l’interaction des facteurs suivants:
1. Les activités humaines
• L’Homme qui, par des pratiques inadaptées sur les
versants, est le facteur principal conditionnant l’intensité
de l’érosion. Les défrichements qu’il opère sur les forêts
et les parcours naturels, le surpâturage, la mise en culture
sans précaution des terres susceptibles à l’érosion en
pente, les labours mécanisés dans le sens des grandes
pentes et la non restitution au sol de ses éléments
nutritifs enlevés par les cultures facilitent le ruissellement
et par conséquent l’érosion et ses effets indésirables pour
l’environnement et pour l’économie.
5. Facteurs de l’E. H.
i. Les activités humaines

Techniques culturales
5. Facteurs de l’E. H.
1. Les activités humaines

Le pâturage
5. Facteurs de l’E. H.

i. Autres activités humaines:


o Exploitation minière,
o Urbanisation,
o etc.
5. Facteurs de l’E. H.
ii. Dégradation de la couverture végétale
o L ’absence du couvert végétal expose le sol à l’action
directe des gouttes de pluie. Or, ce ne sont pas les cimes
qu'il faut regarder pour savoir si les arbres protègent
efficacement les sols, c'est plutôt la végétation au sol et la
litière.
o Les arbres forestiers ou les plantes cultivées protègent le
sol contre l’érosion hydrique. En effet, celles-ci protègent
le sol de l’action des gouttes de pluie et les racines
maintiennent en place les particules emprisonnées dans
un réseau racinaire dense qui accroît ainsi la résistance du
sol au cisaillement et limite l’incision.
5. Facteurs de l’E. H.
ii. Dégradation de la couverture végétale
un couvert végétal bien développé protège le sol de l’action des
pluies de diverses manières :
– L'interception des gouttes des pluies permet la dissipation de l'énergie
cinétique, ce qui diminue dans une large mesure l'effet "splash".
– Les plantes ralentissent les eaux de ruissellement par la rugosité
qu’elles donnent au terrain.
– Son système radiculaire maintient le sol en place et y favorise
l'infiltration.
– L'apport en M.O suite à l’activité microbienne dans la zone racinaire
améliore la structure du sol et sa cohésion et par suite diminue les
risques d’érosion
La dégradation du couvert végétal se manifeste suite aux
défrichements, aux feux de brousse, à la fabrication de feux
de bois, etc.
5. Facteurs de l’E. H.
iii. Facteurs climatiques
o Précipitations: les paramètres de pluie liés à l’érosion sont :
 Hauteur des précipitations (peu liée à l’érosion)

Ruissellement
Pluie Erosion
#
(mm) (T/ha) (mm) %
1 917 5.1 91 10
2 908 3.4 50 5.5
3 962 5.7 71 7.4
4 697 3.4 52 7.4
 L'intensité de pluie est le facteur principal de l'érosion. Plus l'intensité est
grande, plus l'effet de battage du sol est prononcé
5. Facteurs de l’E. H.
iii. Facteurs climatiques
o Ruissellement:
L'eau ruisselle sur le sol sous forme d'une lame d'eau en
filets diffus ou en écoulement concentré. Elle exerce sur
le sol une force de cisaillement qui arrache les
particules puis les transporte. Les conditions
d'arrachement, de transport et finalement de dépôt
dépendent de la vitesse du courant et de la taille des
particules.
5. Facteurs de l’E. H.
iv. Facteurs géomorphologiques et hydrologiques
o La géomorphologie du terrain: conditionne la gravité de
l’érosion. En effet, à petite échelle, on note que la rugosité
de la parcelle explique les pertes du sol. Quant à grande
échelle, c'est le relief du bassin versant qui conditionne
l'importance des dégâts occasionnés par l'érosion hydrique.
o L'infiltrabilité des sols: l’érodibilité d’un sol, définie comme
étant la vulnérabilité du sol à l’érosion dans des
circonstances précises, est fonction de la perméabilité de la
surface des sols. En effet, les sols issus de roches tendres
(marnes et schistes feuilletés) sont généralement
imperméables et très sensibles à l’érosion.
5. Facteurs de l’E. H.
v. Facteurs topographiques: morphologie du terrain
o La déclivité de la pente: La pente est un facteur important
d'érosion. Le ruissellement et l'érosion commencent sur des
pentes faibles (1 à 2 %). Toutes choses égales par ailleurs,
l'érosion augmente avec la pente

Fig. Relation entre la densité de la population, l’érosion et la déclivité de la pente (Sautter, 1970).
5. Facteurs de l’E. H.
5. Facteurs topographiques: morphologie du terrain
o La forme de la pente: une rupture de pente concave favorise le
dépôt, à moins qu'elle ne facilite la concentration alors qu'une
rupture de pente convexe se traduit par un accroissement de la
vitesse d'écoulement et de la contrainte de cisaillement exercée
sur le sol si l'eau n'est pas dispersée.
o La longueur de la pente: En principe, plus la pente est longue,
plus le ruissellement s'accumule, prend de la vitesse et de
l'énergie et plus l'érosion s'intensifie.
o Dans l’équation universelle des pertes de terre, le facteur
longueur pente (LS) caractérise l’effet combiné de l’inclinaison
et de la longueur de la parcelle
5. Facteurs de l’E. H.
5. Facteurs topographiques: morphologie du terrain
o Le facteur longueur pente (LS) permet de comparer les
conditions de relief d’une parcelle donnée aux conditions des
parcelles standard qui sont: déclivité (s) = 9%, longueur de la
pente (L) = 22,12 m ou 72,6 pieds, absence de culture (C = 1) et
labour dans le sens de la pente (P = 1)

Système métrique

Système anglosaxon
5. Facteurs de l’E. H.
vi. Le sol
o L'entraînement des particules du sol est facilitée
par les caractères du sol comme sa texture, sa
minéralogie, sa stabilité structurale et la matière
organique qu'il contient.
o Les sols limoneux et limono-sableux sont les plus
sensibles à l'érosion et à la battance, alors que les
sols argileux plus fins résistent mieux à l'action du
cisaillement par l'eau de ruissellement.
5. Facteurs de l’E. H.
vi. Le sol
o Le détachement des particules est important
pour des tailles de grains compris entre 63 et 250
µm. La stabilité des agrégats maintient la
structure du sol et s'oppose à l'érosion.
o Les argiles gonflantes comme les smectites
diminuent la résistance des agrégats. Par ailleurs,
la matière organique favorise au contraire
l'agrégation des particules et l'infiltration.
5. Facteurs de l’E. H.
vi. Le sol
o Le critère le plus important pour apprécier la résistance
d'un sol à l'érosion est la stabilité structurale qui est
l'aptitude de la terre à résister à l'action dégradante de
l'eau. Cette résistance reflète le comportement des
agrégats à l'humectation lorsqu'ils sont soumis à
l'impact des gouttes de pluie.
o La stabilité structurale est influencée par de
nombreuses caractéristiques des sols dont les plus
souvent évoquées sont la texture, la nature
minéralogique des argiles, la teneur en matière
organique et l'histoire hydrique.
6. Quantification de l’E.H.
a. Les mesures directes
i. Mesures topographiques : le principe se base sur le suivi de
l’évolution topographique de la surface du sol
i-1. Mesure par rugosimètre : on estime la variation de la
hauteur du sol par rapport à un plan de référence.
i-2. Suivi de l’évolution des ravines : on mesure la variation des
dimensions de certaines sections des ravines après chaque
évènement pluvieux.
6. Quantification de l’E.H.
Le principe de mesure est comme suit:

- boîte dont le cadre est placé à 90 mm


de hauteur au-dessus du plan de
référence
-quatre peignes espacés tous les 150
mm (Δ y), dont deux se trouvent sur le
cadre et les deux autres sont localisés
ensuite par une translation contrôlée de
la boîte
- chaque peigne a une longueur de 1000
mm et comporte 100 aiguilles espacées
de 10 mm (Δ x)
- chaque aiguille fait 200 mm de
longueur
- on mesure la partie supérieure
dépassant du cadre (Δz, en mm)
6. Quantification de l’E.H.
a. Les mesures directes
ii. Simulation de pluie : l’objectif est de déterminer certaines
caractéristiques hydrodynamiques des sols et ce, à petite échelle et
sous diverses conditions de pluie et de sols
L'utilisation des simulateurs de pluie présente plusieurs avantages:
- Ce sont des dispositifs mobiles
- Ils sont capables de produire à volonté des pluies d’intensité, de
hauteur et d’énergie semblables à celles des pluies naturelles
- Ils permettent de simuler des averses de fréquence rare qui causent
le plus de dégâts
- Ils permettent de raccourcir les temps d’observation sur le terrain.
• Gicleur fixé sur un
système qui se
balance au sommet
d’un derrick de 4m de
haut. La variation de
l'angle de
balancement permet
de simuler des
séquences de pluies
d'intensités
différentes
programmables.
• Le ruissellement, et
sa charge solide sont
mesurés au bas
d'une parcelle de 1
m2
• Ce dispositif permet de
suivre avec précision, la
dynamique de
l'infiltration, et de tester
la détachabilité de la
surface d'un sol, mais
pas l'érosion, car la
faible longueur de pente
ne permet pas à
l'énergie du
ruissellement de
s'exprimer.
• Elle exige malgré tout
beaucoup d'eau (100 à
600 litres), du personnel
(2 à 4 techniciens
entraînés), du matériel
et ne s'applique
facilement que sur des
pentes de 2 à 30 %
Slope b

Slope a

Parcelle
B

H
6. Quantification de l’E.H.
a. Les mesures directes
iii. Mesures par l’étude de la sédimentation dans les retenues :
• L’estimation de la quantité des sédiments déposés dans une retenue
dépend de deux paramètres : la densité et le volume des sédiments.
• La densité des sédiments est variable en fonction du temps et en
fonction de la position dans la retenue. Elle varie en fonction de la
granulométrie, la composition minéralogique, l’épaisseur des dépôts,
le niveau de l’eau dans la retenue et l’âge des dépôts.
• Quant au volume des sédiments, il est déterminé sur la base d’une
comparaison de la topographie de la cuvette avant et après mise en
eau du barrage. La détermination de la profondeur des sédiments par
rapport à la surface d’eau est appelée bathymétrie.
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
i. Les modèles empiriques : cas de l’équation universelle des
pertes de sol (modèle de WISCHMEIER)
• L’ Universal Soil Loss Equation (USLE) est basé sur plusieurs essais
conduits aux Etats Unis depuis 1932.
• WISCHMEIER a abouti en 1959 à cette équation qui évalue les pertes
de terre dues à l’érosion pluviale (pluies et ruissellement)
• Son principe est de comparer l'érosion d'un site quelconque à
l'érosion d'une parcelle témoin ayant une longueur de 22m et une
pente de 9% sur jachère nue, c'est à dire labourée périodiquement de
manière à ce qu'aucune végétation ne puisse s'y développer et telle
que le sol ne puisse former une croûte superficielle.
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
• L'UNIVERSAL SOIL LOSS EQUATION (USLE) exprime
les
pertes en sol comme le produit de différents
facteurs selon la formule :
A=K×R×L×S×C×P
• A est la perte de sol due à l'érosion et constatée
par unité de surface pendant une période de
temps déterminée. A est exprimé dans les
mêmes unités que K
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
• R est appelé facteur pluie ou indice d'érosivité (rainfall factor). Il a
été défini comme le produit de l'énergie de la pluie par son
intensité maximum en 30 minutes. Il peut aussi être considéré
comme l'indice moyen annuel d'érosion par la pluie. Ainsi ont été
dressées des cartes d'iso-érosion hydraulique pour le sud-est des
Etats-Unis.
• Deux seuils empiriques ont été adoptés aux Etats-Unis, l'un
associé à une hauteur de pluie de 12.7mm au-dessous duquel on
ne considère pas les précipitations en considérant que leur indice
d'érosivité est faible, et l'autre qui retient les pluies de 6.35mm
tombées en 15 minutes donc d'intensité supérieure à 25.4mm/h
sur une période de 15 minutes.
6. Quantification de l’E.H.
• K est appelé le facteur sol et caractérise l'érodibilité de ce sol (soil
erodibility factor). Elle peut être définie comme la susceptibilité du
sol à l'érosion et est établie par rapport à une parcelle standard,
évaluée en tenant compte de la texture, de la teneur en matière
organique, de la structure et de la perméabilité du sol sans tenir
compte du couvert végétal et des pratiques culturales. Il a été établi
après le travail sur 8 sols limoneux et varie de 0.58 à 1.12T/ha suivant
les types de sol rencontrés. Pour le calculer, on utilise des abaques
prévus à cet effet.
• S * L Le facteur pente et déclivité tient compte à la fois de la
longueur de la pente (L) et de son inclinaison (S). Dans la pratique, les
deux facteurs de pente, L et S sont combinés en un seul facteur
topographique qui permet d'évaluer globalement l'influence de la
pente sur la vitesse de l'érosion. Des formules, tables et abaques
permettent de quantifier les valeurs du facteur topographique.
6. Quantification de l’E.H.
• C Le facteur de couverture végétale est défini dans l'USLE comme le
rapport entre la perte de sol d'une parcelle cultivée dans des conditions
définies et la perte de sol correspondante d'une parcelle cultivée en jachère
nue continue.
• P le facteur des pratiques de soutien (ou pratiques culturales anti-érosives)
est une mesure des effets des pratiques visant à modifier le profil, la pente
ou la direction de l'écoulement du ruissellement en surface et à réduire
ainsi l'érosion. On y trouve la culture en pente transversale, la culture en
courbes de niveau, la culture en bandes alternées, l'aménagement de
terrasses et l'aménagement de voies d'eau gazonnées. C'est le rapport de la
perte de sol observée sur le terrain étudié travaillé mécaniquement d'une
certaine façon et protégé contre l'érosion d'une certaine façon avec celle
qui aurait lieu si le terrain était labouré fréquemment dans le sens de la
plus grande pente (suivant les pratiques et suivant la pente). Il varie entre 1
sur sol nu sans aucun aménagement antiérosif à 1/10ème lorsque sur une
pente faible, on pratique le billonnage.
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
CRITIQUE DE L‘EQUATION UNIVERSELLE DES PERTES DE SOL
• la principale critique à faire à cette équation est qu'elle ne tient
pas compte des interactions entre facteurs. En effet, elle se
présente sous la forme d'un produit et fait intervenir les facteurs
par leur poids statistique sans tenir compte de leur liaison
causale, négligeant alors des relations complexes.
• Or, dans les régions peu accidentées, à climat peu agressif, les
relations entre les facteurs sont sans doute plus déterminantes
que les facteurs eux-mêmes. Ainsi, la dégradation progressive du
sol sous l'action de la pluie permet à des pluies de plus en plus
faibles de provoquer la formation d'un ruissellement et l'érosion.
L'équation ne prend en compte les interactions entre facteurs que
de manière sommaire puisqu'elle les suppose linéaires.
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
CRITIQUE DE L‘EQUATION UNIVERSELLE DES PERTES DE SOL
• ce modèle présente un certain nombre de points faibles :
- inaptitude à estimer les pertes en terre sur une courte période (saison ou
épisode pluvieux isolé) ;
- il considère les facteurs de l'érosion comme indépendants, alors qu'il
existe des nombreuses interactions entre ceux-ci ;
- il ne s’applique qu’à l’érosion en nappe puisque la source d’énergie est la
pluie. Il ne s’applique jamais à l’érosion linéaire ni à l’érosion en masse.
• Cette brève revue des différents paramètres de l'USLE montre
qu'il est bien difficile de prévoir de manière fiable le risque érosif
sans mesures aux champs. Néanmoins l'équation reste un outil
intéressant dans certaines conditions mais qu'il convient d'utiliser
avec précaution sans vouloir l’extrapoler systématiquement.
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
ii. Les modèles déterministes (physiques):
• Les limites de l’USLE n’ont pu être entièrement dépassées. Les études plus
récentes sur les processus de l’érosion ont notamment mis en avant la
variabilité spatiale et temporelle des paramètres d’érodibilité.

• Pour pouvoir prendre en compte cette variabilité, les recherches en


modélisation se sont tournées vers une approche plus déterministe basée
sur la description des processus physiques au travers de modèles
mathématiques.

• Certains modèles développés CREAMS (Knisel et al., 1980) et ANSWERS


(Beasley et al., 1980). Le gouvernement américain, pour remplacer l’USLE,
n’a opté pour aucun de ces modèles. CREAMS, parce qu’il est en partie
basé sur l’USLE et ANSWERS, était jugé trop difficile d’utilisation pour des
fins appliquées, comme beaucoup des équations utilisées dans les modèles
déterministes (Foster, 1990).
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
iii. La télédétection et le SIG
• les techniques de cartographie numérique, depuis les
traitements d‘images satellitaires jusqu‘aux systèmes
d‘information géographique (SIG) en se fondant sur l‘équation
universelle de pertes en sols de Wischmeier sont de plus en
plus utilisées. Elles permettent d’une part, de quantifier les
pertes annuelles en sols et d‘autre part, d‘identifier et de
cartographier les surfaces des sols nécessitant la plus grande
priorité d‘intervention pour la protection du patrimoine sol afin
de réduire les apports solides au niveau des retenues du
barrage.
6. Quantification de l’E.H.
b. Les mesures indirectes
iv. Utilisation des radioisotopes : le césium-137
• Le 137Cs est un radioélément qui est apporté à la surface terrestre
par déposition atmosphérique. Une fois incorporé dans le sol, il
est fixé aux particules et permet donc de suivre leur devenir.
L’établissement de l’inventaire de ce dernier dans des profils de
sol non perturbé permet d’évaluer le taux d’érosion sur un site
donné. Ensuite, à l’aide de différents modèles, la perte en sol peut
être estimée sur la base des pertes en radioéléments. L’apport
majeur de cette technique par rapport à des suivis ou des
expérimentations sur le terrain est que l’érosion est estimée non
pas à un instant donné mais sur une période de temps couvrant
les 40 dernières années dans le cas du 137Cs. Vu son intérêt et sa
précision, cette méthode est de plus en plus utilisée. Par ailleurs, il
est à signaler que c'est une méthode qui est très coûteuse.
7. Dégâts causés par l’E.H.
Classification des dégâts
i. Dégâts causés sur site
• Pertes en terre et en éléments nutritifs : formation des griffes, rigoles et
ravines

Décapage de la surface du sol Terrain avec Rigoles


7. Dégâts causés par l’E.H.
Classification des dégâts
i. Dégâts causés sur site
• Pertes en terre et en éléments nutritifs : formation des griffes, rigoles et ravines

Décapage de la surface
7. Dégâts causés par l’E.H.
Classification des dégâts
i. Dégâts causés sur site (suite)
• Pertes d'engrais et de matière organique
• Destruction de la structure du sol
• Réduction de la profondeur du sol
• Baisse des rendements,
• etc.
7. Dégâts causés par l’E.H.
Classification des dégâts
ii. Dégâts hors sites (en aval)
• Inondations boueuses
• Ensablement des lits des rivières
• Envasement des retenues d’eau
• Eutrophication des eaux
• Destruction des infrastructures routières
• etc.
Inondations
boueuses

Ensablement des lits de rivières


Envasement
retenue d’eau

Dégâts d’infrastructures routières


8. Stratégies traditionnelles de lutte contre l’E.H.

a. La culture itinérante sur brûlis : la plus ancienne stratégie


utilisée sur tous les continents pour maintenir la productivité
de la terre. Cette stratégie ne s’applique que sur des terres
peu peuplées (moins de 20 à 40 habitants au kilomètre
carré.
b. Les terrasses en gradins et les terrasses méditerranéennes
sur murettes en pierres: . Elles sont apparues là où la
population est dense, les terres cultivables rares et le travail
bon marché. Comme ces aménagements exigent un gros
effort pour la construction des terrasses (700 à 1 200
[Link]/ha), pour l’entretien des talus et la
restauration de la fertilité des sols remués, il faut que la
production soit rentable ou vitale.
8. Stratégies traditionnelles de lutte contre l’E.H.
b. Les terrasses (suite)
• Ce sont des constructions qui arrivent à casser la pente.
Ces terrasses tirent leur nom de la forme qu’elles donnent
au versant lorsque celui-ci est totalement aménagé. Les
successions de terrasses prennent en effet la forme d’un
escalier ou de gradins.
• Ces terrasses, accrochées au versant, doivent s’adapter à
la pente de celui-ci : lorsque la pente augmente les
terrasses rétrécissent tandis que le mur (ou le talus) de
soutènement prend de la hauteur.
• On distingue, parmi ces terrasses, celles qui sont
soutenues par un mur et celles qui sont soutenues par un
talus.
8. Stratégies traditionnelles de lutte contre l’E.H.

c. Les billons, les cultures associées et l’agroforesterie


 Les caractéristiques des billons
• Les billons sont des petits cordons en terre: selon les
courbes de niveau
• Ils ont une hauteur comprise entre 0,2 et 0,4 m.
• Leur largeur à la base est variable, et peut parfois atteindre
0,9 m.
• Ils sont utilisés sur des pentes faibles. Ils sont généralement
construits avec une pente très légère (2 à 3 %), qui permet
l’écoulement d’une cuvette à l’autre.
8. Stratégies traditionnelles de lutte contre l’E.H..

c. Les billons, les cultures associées et l’agroforesterie


 Les caractéristiques des billons (suite)
• Il y a divers types de billons : des billons simples et des
billons cloisonnés. Les billons cloisonnés sont des
petites cuvettes de 2 à 10 m2 entourées par des billons
de terre.
• Ils donnent une rugosité au sol, ce qui facilite
l’infiltration et ralentit le ruissellement.
8. Méthodes de lutte contre l’E.H.

c. Les billons, les cultures associées et l’agroforesterie

 Objectifs des billons


• Augmenter l’infiltration de l’eau.
• Diminuer la vitesse du ruissellement grâce à la
rugosité apportée par ces éléments (et donc
une diminution de la quantité de sol arrachée).
8. Méthodes de lutte contre l’E.H.

c. Les billons, les cultures associées et l’agroforesterie


 Avantages des billons
• Augmentation et stabilisation des rendements par unité de
surface cultivée.
• Concentration de l’eau dans des cuvettes longitudinales,
rectangulaires, losangiques,… ce qui favorise l’infiltration et le
stockage de l’eau dans le sol.
• Ralentissement du ruissellement par une augmentation de
rugosité du sol due aux billons.
• Double culture possible dans le fond des cuvettes et sur les
billons suivant l’exigence des plantes en eau.
8. Méthodes de lutte contre l’E.H.
d. Alignements de pierre et les murettes combinés à l’entretien de
la fertilité par la fumure organique
• Les murettes sont des petits murs construits en pierres sèches
(sans ciment ni enduit) selon les courbes de niveau. Elles
permettent à la fois de débarrasser les parcelles des pierres qui
handicapent leur valorisation, de réduire le ruissellement et sa
vitesse et de piéger les sédiments transportés.
• Sur les pentes moyennes à fortes, on aboutit rapidement à des
terrasses progressives du fait de l’érosion hydrique et
mécanique. Elles constituent des ouvrages de LAE par la cassure
de l’énergie du ruissellement mais aussi d’amélioration des
terres (humidité, profondeur) et donc de la productivité des
sols. Elles sont plus adaptées aux pentes fortes (>15 %).
Exemple de murettes.
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sols
a. Amélioration de la structure du sol
• Cela consiste au renforcement de la résistance du sol à
l'entraînement par l'eau par l’amélioration de la
stabilité de sa structure grâce à:
i. des amendements humifères, des amendements
calcaires qui stabilisent les complexes argilo-humiques
et
ii. par des bonnes pratiques de gestion du sol (mise en
défens, rotations des cultures, travail approprié du
sol, … etc.).
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sol
b. Création d'obstacles au ruissellement
i. Couverture permanente du sol
• La végétation protège le sol de l'impact des
gouttes de pluies, elle ralentit les filets d'eau
superficiels et favorise ainsi l'infiltration.
• La couverture végétale peut être faite de
végétaux vivants ou morts.
Végétalisation de badlands par Eucalyptus
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sol
b. Création d'obstacles au ruissellement
ii. Rideaux Un rideau se forme à la limite d'un champ en pente quand le
labour est fait parallèlement à cette limite. Des broussailles, puis des arbres y
poussent et s'opposent au ruissellement et à l'entraînement du sol.
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sol
b. Création d'obstacles au ruissellement
iii. Banquettes
• Levées de terre de faible hauteur (0.50 m) établies selon les courbes de
niveau; elles sont généralement plantées par des arbres permettant de
valoriser les surfaces marginales, de fixer les ouvrages et améliorer
l'infiltration.
• Elles sont utilisées en DRS. Elles sont des petites terrasses horizontales,
perpendiculaires à la ligne de la plus grande pente, dont le but est de
remodeler une parcelle.
• Le talus à l’amont de la banquette dépasse rarement 1 mètre de haut.
La largeur de la terrasse varie entre 0.5 et 2.5 mètres. La longueur est
comprise entre 4 et 10 mètres
Des coupes transversales de Rideaux et de banquettes.
Coupe transversale d’une banquette associée à un fruitier.
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sol
b. Création d'obstacles au ruissellement
iv. Fossés de protection:
• Ces fossés sont creusés en amont du terrain à protéger pour
intercepter les eaux de ruissellement. Ils sont enherbés. Ils
débouchent dans un exutoire adéquat.
• Les fossés sont construits, perpendiculairement à la plus grande
pente, sur les versants pentus (40 à 60%) afin de valoriser les
terres de montagne.
• Par leur disposition le long des courbes de niveau, ils permettent
de réduire le ruissellement, améliorer le stockage d’eau dans le
sol et favoriser la production fruitière.
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sol
b. Création d'obstacles au ruissellement
iv. Terrasses:
• Leur construction se fait sur les sols profonds afin d’éviter d’aller
dans la roche mère. Il n’est pas recommandé de les construire sur
les pentes faibles (10 %) du fait de leur coût prohibitif.
• Elles ont aussi pour but de créer une surface supplémentaire
utilisable pour les cultures vivrières qui sont associées souvent à
des plantations d’arbres fruitiers.
Schéma descriptif d’une terrasse irriguée
Construction d’une terrasse
Coupe transversale d’une terrasse en construction
Terrasses construites sur berge et consolidées par des
murs en pierres sèches.
Coupe transversale schématique des terrasses avec
talus.
9. Mesures de lutte contre le ruissellement et
l'érosion des sol
b. Création d'obstacles au ruissellement
v. Captation des eaux de ruissellement: utilisation
d’exutoires naturels ou artificiels
• Bandes d’arrêt enherbées
• Haies vives
• Cordons pierreux
• Murettes de pierres sèches,
• etc.
Exutoire artificiel sous forme de bande enherbée.
Haies vives renforçant le cordon de pierres
Cordons de pierres suivant les courbes de niveaux
Epierrage et ramassage des pierres autour des gros blocs
évoluant en cordons le long des courbes de niveau (vue de près).
Murettes de pierres sèches
Terrasses avec murettes sur chemins
Vue de près sur une murette
Erosion éolienne
Définition
L’érosion éolienne est un phénomène de dégradation des
sols sous l’action du vent qui arrache, transporte et dépose
les particules du sol. Généralement, l’érosion éolienne se
manifeste quand :
• Il existe de vents violents et réguliers durant de longues périodes
dans la même direction (vents dominants) ;
• Il s’agit d’un sol à texture grossière notamment les sols sableux ;
• Il existe des reliefs atténués sur des grandes étendues plates ;
• Le climat a une saison sèche entraînant la dessiccation des
horizons superficiels du sol et la disparition du couvert végétal.
Origine de l’érosion éolienne
• Les vents violents constituent le facteur causal de cette érosion.
• L’arrachage, le transport et dépôt des particules de sols sont
fonction de la vitesse du vent, de la taille et de la densité de
ces particules, de l’humidité du sol et du couvert végétal.
• L'arrachage des particules du sol est déterminé par les forces du
vent qui s'exercent à la surface du sol. La vitesse du vent qui se
déplace au dessus de cette surface du sol devient plus
importante dès qu'on s'éloigne du sol. Cette vitesse augmente
en proportion du logarithme de la hauteur:
– entre 0.03 et 2.5 mm d'une surface du sol nu, la vitese du vent est nulle.
– juste sur une très faible hauteur au dessus de ce niveau, la circulation de l'air
est règulière.
– Cependant, dès qu'on s'éloigne de cette hauteur, on assiste à un mouvement de
turbulence entraînant le déplacement des particules du sol.
Mécanismes de l’érosion éolienne
A. Les mécanismes de mouvement à l’échelle des
particules:
La déflation : entrainement par le vent des particules légères
et sables fins du sol. En fait, la déflation entraîne le départ
en suspension des particules légères du sol (argiles, limons
et matières organiques). Ces poussières sont aspirées par
les tourbillons jusqu'à plusieurs milliers de mètres
d'altitude pour être ensuite dispersées sous forme de
brume sèche ou pour circuler sous forme de nuage sur
plusieurs milliers de kilomètres.
Mécanismes de l’érosion éolienne
Le transport des particules mises en mouvement par le vent peut
s’opérer de trois façons différentes suivant la dimension des
matériaux, la vitesse du vent et son degré de turbulence:
i. Saltation :
• Avancement des particules par bonds ou sauts. Celles qui se meuvent
de cette façon ont généralement de 0.05 à 0.5 mm de diamètre.
• Ce mode de transport consiste en une succession de sauts balistiques
dont la concavité des trajectoires est toujours dirigée vers le bas. Un
grain est arraché du lit par le cisaillement, puis retombe plus loin en
délogeant statistiquement dix grains.
• La plupart du matériau érodé est transporté entre 0 et 0.3 m au-
dessus de la surface du sol par saltation. Elle présente 7 à 25 % du
transport.
Mécanismes de l’érosion éolienne
ii. Reptation en surface :
• les particules de plus grande dimension roulent ou
glissent à ras de terre.
• Trop lourdes pour être soulevées par le vent, elles sont
mises en mouvement par l’impact des particules en
saltation plus que par la force éolienne directe.
• Les particules qui se déplacent de cette façon peuvent
mesurer de 0.5 à 2 mm de diamètre, suivant leur densité
et la vitesse du vent.
• Elles représentent 50-80% du transport et constituent le
principal déplacement des grandes mantes dunaires
Mécanismes de l’érosion éolienne
iii. Suspension:
• Elle correspond au flottement dans l’air de particules
fines de diamètres faibles < à 0,1 mm dont le mouvement
initial est également déclenché par l’impact des particules
en saltation.
• Ce type de transport apparaît pour un cisaillement
supérieur à la vitesse de sédimentation. Les grains ont des
trajectoires quasi rectilignes, de sommet ondulé, situées
bien au dessus du lit granulaire. En d’autres termes, c’est
un transport sous forme de poussière, même par vent
léger sous des grandes distances (milliers de Km).
Mécanismes de l’érosion éolienne
B. Les mécanismes à l’échelle des mouvements globaux:
i. L'effet d'avalanche :
• Ce phénomène est la conséquence de la saltation. Les particules
qui ont sauté provoquent, en retombant, le départ d'une quantité
plus importante de particules. Plus le terrain est étendu, plus les
impacts des particules déplacées par le vent sont nombreux.
• En conséquence, à mesure que le processus gagne du terrain dans
le sens du vent, le nombre des particules mises en mouvement
s'accroît. C'est ce qu'on appelle l'effet d'avalanche.
• Aussi, lorsque le vent progresse sur un sol dénudé, sa charge en
particules augmente sans cesse jusqu'à atteindre un maximum tel
que la quantité perdue est égale à la quantité gagnée à chaque
instant.
Mécanismes de l’érosion éolienne
B. Les mécanismes à l’échelle des mouvements globaux:
ii. Le triage :
• Le vent déplace les particules très fines et très légères beaucoup
plus rapidement que les grosses. Plus les particules sont fines,
plus leur vitesse est grande et plus la distance qu'elles parcourent
et les hauteurs qu'elles atteignent sont importantes.
• Le vent sépare ainsi les différents éléments du sol en catégories
suivant leurs dimensions: mottes non érodables, gravier, sable,
argile et loess. Il emporte ainsi les éléments fins et ne laisse sur
place que les éléments grossiers.
• Une autre conséquence de ce triage est la stérilisation progressive
du sol car la matière organique elle-même formée d'éléments fins
et peu denses, est l'un des premiers éléments à être emportés.
Mécanismes de l’érosion éolienne
B. Les mécanismes à l’échelle des mouvements globaux:
iii. La corrasion :
• Attaque mécanique de la surface sur laquelle souffle un vent chargé
de particules. C'est dans les régions arides, une cause aggravante de
l'érosion des sols.
• Dans un matériau cohérent et homogène la corrasion se traduit par
des stries parallèles ou par un remarquable poli. Le polissage affecte
les affleurements comme les cailloux des regs, plus ou moins
alvéolés ou façonnés en facettes.
• Par ailleurs, dans les roches meubles et en particulier dans les terres
agricoles (argile et limons), les vents creusent des sillons parallèles
mettant à nu les racines des jeunes plantes. Lorsque ce phénomène
est poussé plus loin, la corrasion délimite des buttes allongées aux
profils longitudinaux aérodynamiques, hautes parfois de plusieurs
mètres appelées "yardangs" (Figure 6).
Figure 2.6. Yardangs.
Mécanismes de l’érosion éolienne
B. Les mécanismes à l’échelle des mouvements globaux:
iv. L’accumulation :
• Dépôt de poussière et sables transportés quand le vent perd de la
vitesse ou quand il est trop chargé pour donner naissance à des
dunes de formes les plus simples aux plus complexes.

• Il apparaît que la zone d’accumulation est toujours associée à la


zone de déflation et la conséquence est qu’une dune mobile
avance par le mouvement de ses propres sables et est à la fois
zone d’alimentation et d’accumulation.

• C’est pour cela, pour stopper les dunes, il faut traiter dune et
zone d’alimentation où elles se forment et se mettent en
mouvement.
Estimation de l’érosion éolienne
I. Mesures directes
a) Méthode de piquets :
• A l’échelle d’une parcelle d’essai, une des techniques les plus
utilisées pour vérifier l'efficacité des techniques de lutte contre
l’érosion éolienne est celle de la “méthode des piquets”.

• Il s’agit d’un réseau de piquets en fer rond, parfois gradués, dont


la disposition sur le terrain dépend du dispositif expérimental et
de l’objectif de l’étude.

• Ce réseau de piquets sert à quantifier les apports/pertes en sol


(ensablement/érosion) exprimés en hauteur ou en masse et
déterminés à partir de l’évolution naturelle du niveau de la
surface du sol.
Estimation de l’érosion éolienne
I. Mesures directes
a) Méthode de piquets :

• La quantification se fait sur la base du bilan des fluctuations


du niveau du sol à partir d’un état initial pris comme origine.

• Cette technique a montré sa satisfaction dans les études


comparatives entre les diverses techniques de lutte contre
l’érosion éolienne et pour des conditions particulières de
terrain.

• Par contre, elle ne peut fournir qu’une idée très


approximative sur le mouvement du sable à l’échelle de la
parcelle.
Estimation de l’érosion éolienne
I. Mesures directes
b) Méthodes de pièges à sable:

• Pour pouvoir évaluer les quantités de sable déplacées, le


sable est attrapé à l'aide de pièges ou des trappes dont
quelques dispositifs sont illustrés en photo ci-dessous.

• Ce sont des collecteurs qui peuvent être disposés à


différentes hauteurs au dessus du sol.
Estimation de l’érosion éolienne
II. Mesures indirectes: la modélisation
• L’évaluation de l’érosion éolienne peut se faire indirectement par
l’utilisation de l’équation universelle de l’érosion éolienne (Wind
erosion model). L'équation utilisée est la suivante:
E = f (I, K, C, L, V)
o E: Erosion en T /ha/an
o I: érodibilité du sol qui est fonction de la texture de la structure (facilité de
désagrégation du sol)
o K: indice de rugosité du terrain
o C: facteur climatique qui est fonction du vent et de la température
o L: distance couverte par le vent sur le champ dénudé
o V: couverture végétale équivalente
Estimation de l’érosion éolienne
II. Mesures indirectes: la modélisation
La liste des modèles utilisés pour simuler l'érosion éolienne est
longue. On peut citer les méthodes communes et les méthodes
complexes
a/ Méthode commune:

E= K×P
avec E : érosion éolienne
K: Facteur de climat qui dépend de:
1) vitesse du vent (énergie cinétique),
2) force d'entraînement du vent et
3) effet du vent sur le dessèchement du sol (degré d'humidité)
P: Facteur de résistance du sol.
Estimation de l’érosion éolienne
II. Mesures indirectes: la modélisation

b/ Méthodes complexes: modèle de Chepil et Woordruff (1954)


représenté par la formule suivante:

W = 491,3 × I /(R ×K)0,835


avec W: érosion éolienne (T/acre)
I: Facteur d'agrégation du sol (teneur en particules > 0,84 mm)
R: facteur des résidus des cultures
K: facteur de rugosité de la surface du sol.
Estimation de l’érosion éolienne
II. Mesures indirectes: la modélisation

b/ Méthodes complexes: modèle de Chepil (1959) formulé par


l'équation suivante:

E=I×R×K×F×B×W×D
avec E: érosion éolienne
I: facteur d'agrégation du sol (teneur en particules > 0,84 mm)
R: facteur des résidus de culture
K: facteur de rugosité
F: facteur d'arabilité du sol
B: facteur des brises vents
W: facteur de l'étendue de terrain
D: facteur de direction du vent.
Conséquences de l’érosion éolienne
• Parmi les conséquences de l’érosion éolienne, la plus grave est le
tri qu’elle opère entre les particules de sol, dont elle élimine
constamment les plus fines. La répétition de ce processus risque
d’abaisser la productivité du sol et d’en accroître la sensibilité à
l’érosion.
Conséquences de l’érosion éolienne
• Autres conséquences
 Dégradation des croûtes de sédimentation à la
surface des sols dénudés ou encore la
désagrégation des roches, à leur base, au niveau
de leur contact avec le sol (abrasion).
 Les nappes de sable qui circulent à faible altitude
(30 à 50 m) peuvent dégrader les végétaux (en
particulier les jeunes semis).
 Dessèchement du milieu par perte de la capacité
du stockage des nutriments et de l'eau dans le
sol.
Conséquences de l’érosion éolienne
• Autres conséquences
 Pertes du sol et éléments nutritifs.
 Asphyxie des semis et plantules  nécessité de
ressemer.
 Problème de pollinisation/pulvérisation dans
vergers et certaines cultures (vents trop violents).
 Lacération du feuillage  -susceptibilité accrue
aux maladies, diminution de la qualité (exp :
laitue) et baisse possible de rendement,
 etc.
Lutte contre l’érosion éolienne
1. Brise-vent et haies : Inertes (Tôles perforées, grillage, branchage,
pierres sèches...etc.) ou vivants (Plantations)
 Ils permettent de limiter la vitesse du vent. Pour pouvoir être utilisée comme
brise-vent, les essences forestières doivent posséder les caractéristiques
suivantes :
o Les feuilles persistantes
o une croissance rapide
o un encombrement réduit
o un système radiculaire tel que la concurrence des racines soit limitée
 Il est recommandé de planter des arbres comme brise-vent aux limites nord et
ouest des champs. On peut même en planter tout autour des champs là où
l'érosion éolienne est un problème particulièrement préoccupant. Pour les
zones montagnardes, sur les pentes très abruptes ou aux endroits où le vent
balaie les champs, forme des sillons superficiels ou ravine la surface du sol, il
faut maintenir un couvert végétal permanent d'herbe ou d'arbres.
Lutte contre l’érosion éolienne
2. Couverture du sol
 Paillage
Lutte contre l’érosion éolienne
2. Couverture du sol
 Couverture vivante pendant la saison sèche
• Le rôle de cette couverture est qu’elle permet dépendamment du
type de culture :
- Pour les résidus dressés, une diminution de la vitesse du vent
et une captation des particules qui se déplacent par
saltation;
- Pour les résidus couchés, une réduction de
l’évapotranspiration (assèchement) au niveau du sol, ce
qui a un effet bénéfique important en période de
sécheresse.
• Finalement, il convient souvent de combiner la couverture du sol
avec l’implantation des haies vives
Lutte contre l’érosion éolienne
3. Fixation des dunes
 Le principe de la fixation des dunes est d’empêcher le sable
de se déplacer pendant un temps suffisamment long pour
permettre à la végétation naturelle ou plantée de s’y
développer par l’application de la technique de la
stabilisation des sables.
 Cette technique consiste à freiner le mouvement de sables
et pour cela on peut ériger des palissades.
 Ces palissades sont en branches, nattes, planches enfoncées
dans la dune, etc. Ces obstacles doivent être parallèles entre
elles et perpendiculaires à la direction des vents dominants.
Si les vents viennent dans toutes les directions, il faut faire
alors des palissades croisées.
Lutte contre l’érosion éolienne
3. Irrigation
 Solution temporaire permettant une augmentation de la
cohésion des particules sableuses ou en sols organiques. à
freiner le mouvement de sables et pour cela on peut ériger
des palissades.
4. Cultures en bandes alternées
 Exemple: maïs-cucurbitacées (courges, concombre) qui
favorisent la réduction de la vitesse du vent et également
une meilleure pollinisation par insectes.
5. etc.

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