La république algérienne démocratique et populaire
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Faculté des sciences de la nature et de la vie
département des sciences de la nature et de la vie
Domaine: Sciences de la nature et de la vie
Filière: science Alimentaire
2ème Science Alimentaire
Thème:
Les légumes { Tomate Concentré }
Réaliser par: Assurée par:
●Manine zamallache ouri sameh ●Mme , Boukhatmi
Année Universaire : 2022/2023
Plant de travaille:
1- Introduction
2- Processus de fabrication du concentré de tomate
3 - Broyage et raffinage
4- La concentration ou évaporation
5- Le travail en continu
6- Conditionnement
Introduction :
La pâte de tomate est le concentré de jus de tomates mûres après les avoir filtrées de la peau
et des graines (grains) à l' intérieur
Ses usages domestiques en cuisine, ses usages industriels en fabrication (ketchup) et dans
d'autres industries alimentaires. Il a de nombreux avantages pour la santé et la médecine. Il
est disponible sur le marché dans différents emballages et poids
◌ Processus de fabrication du concentré de tomate :
III - 1 - 1 - Lavage du produit frais :
La tomate, récoltée dans les champs, arrive à l'usine pour être travaillée. Le "frais" est contenu
dans des cageots en plastique de 20-25 Kg ou des conteneurs agricoles placés sur véhicule.
Ces dernières sont vidées moyennant l'introduction d'eau et l'écoulement du produit à travers
des cloisons appropriés, reliés temporairement à la cuve de réception ou à la "piscine"
d'alimentation de la ligne de traitement.
Les piscines permettent de réaliser le double but de hâter au maximum le vidage et l'arrêt des
véhicules, et, en même temps, d'opérer une séparation, bien que grossière, des variétés et du
niveau qualitatif du produit en entrée.
Directement ou à travers les réservoirs d'accumulation où le séjour peut être prolongé de
manière significative, la tomate, ayant subi de strictes contrôles quant au contenu et à l'eau de
support (rapport tomate/eau 1 : 2) est acheminée à l'usine pour alimenter les lignes de
traitement et de conditionnement suivant. L'opération de lavage reste capitale : on aura jamais
suffisamment souligné l'exigence d'exécuter cette étape avec le plus grand soin possible.
Tout ce qui reste de pourriture, parties nécrotiques, coloration insuffisante, corps étrangers,
découlant souvent du non-respect des délais de carences, on le retrouve sur le produit fini sous
forme de tâches noires, moisissures supérieures aux niveaux admis, valeurs insuffisantes au
colorimètre.
Il faut donc opérer des lavages soigneux en eau abondante et propre, disposer de personnel en
nombre suffisant principalement là où la qualité peut être douteuse et porter la plus grande
attention aux conditions, même extérieures, où les opérations se déroulent. De ce fait les lignes de
triages doivent être parfaitement éclairées et le personnel éduqué et sensibilisé à l'opération à
laquelle il a été préposé.
L'utilisation de deux sections dans les lignes de lavage et triage, comportant un premier lavage fait
dans la pratique dans une précuve où les eaux à charge plus élevée sont éloignées avant le rinçage
et le triage, a apporté des avantages non négligeables vis-à-vis de la propreté du produit frais
introduit.
Au cours de ces dernières années, des systèmes automatiques de contrôle de la couleur ont pris
pied, assistés essentiellement par l'électronique. Ces machines, d'habitude, canalisent le produit en
l'obligeant à montrer sa surface à l'œil de tétécaméras spéciales réglées de manière à déclencher
des dispositifs d'expulsion automatique si la couleur observée n'est pas comprise entre la gamme
prévue. Dans ce cas également, le prix de l'appareil est limitatif de son emploi à des installations
ayant des débits assez importants, même si, tout dernièrement, on peut trouver des machines
valables à des prix
III - 1 - 2 - Broyage et raffinage :
III - 1 - 2 - 1 - Production de "Cold Break" :
La fabrication de concentré, comme on sait, peut être destinée à la production de concentré à viscosité moyenne (cold
break), ou à la production d'un produit à viscosité élevée (hot break). Dans le premier cas on privilégie la douceur, la
souplesse et la couleur du produit fini qui, à concentration égale, peut, dans le deuxième cas, être très consistant et,
sacrifiant quelque peu la couleur, constituer l'ingrédient idéal pour condiment, sauces, ketchup, etc.
L'usage approprié des températures de fonctionnement et d'installation éventuelle d'appareillages auxiliaires
convenable, permettant de réaliser, dans la même usine, les deux productions à la fois. Le procédé diffère quant au
degré de destruction des enzymes pectolytiques, provoquant la destruction ou non des pectines, dont la présence est
responsable de la viscosité du jus. Pour obtenir une viscosité élevée, l'opération doit donc être conduite à haute
température et empêcher l'action des enzymes. Il faut donc réchauffer immédiatement la pulpe en provenance du
broyeur et limiter ou supprimer tout contact de celle-ci avec l'air.
Le procédé classique de la fabrication en cold break comporte un broyage (broyeur à peigne), une cuve de réception
placée au-dessous, munie d'une pompe de transfert, qui délivre la pulpe à un échangeur de chaleur à faisceau
tubulaire étalonné de façon à assurer un chauffage de la pulpe à environ 60-70°c. Ensuite, la masse amollie est dirigée
au groupe de raffinage.
Des échangeurs à serpentin tournant sont également utilisé, avec des résultats excellents, desquels la pulpe est, de la
même façon, envoyée au raffinage. Pour ce qui concerne cette opération, depuis l'ensemble traditionnel composé de 2
ou 3 corps placés en chute, équipés de tamis cylindriques horizontaux à trous de diamètre décroissant, à l'intérieur
desquels les barres porteuses des brosses pressant la pulpe contre le tamis, tournent coaxialement, on est passé aux
systèmes fonctionnant à haute vitesse, à axe horizontal ou vertical, à chambre cylindrique ou tronc-conique, équipés
d'aubes battant et pressant la pulpe contre le solide tamis. Ou encore on a mis en place des systèmes de type tronc-
III - 1 - 2 - 2 - Production de "hot break" :
La ligne de processus, dans sa forme la plus moderne, assure l'inactivation des enzymes pectolytiques au
moyen de réchauffeurs à circulation forcée qui élèvent la température de la pulpe au dessus de 90°c, avec le
recyclage d'une part de la pulpe réchauffée à la cuve du broyeur de manière à réchauffer immédiatement le
produit.
De plus, cette ligne opère une désaération poussée de la pulpe elle-même, après le broyage, pour éviter que
les chaînes cellulosiques soient de quelque façon attaquées par les enzymes, avant que la température ait
atteint la valeur d'inactivation. Évidemment, ces opérations, réalisées sous de hautes températures, réduisent
les taux chromatiques du produit, en abaissant ses valeurs au colorimètre et produisant, en même temps, une
viscosité marquée.
Le chemin du jus de type "Hot-break", après le traitement thermique, suit le cours du raffinage classique et
arrive aux réservoirs de stockage desservant les unités de concentration.
III - 1 - 3 - La concentration ou évaporation :
III - 1 - 3 - 1 - Le système des boules :
III - 1 - 3 - 2- Le système des "pré-
La premier évaporateur utilisé pour la concentration de la
tomate a été la "boule", récipient ovoïdal à axe vertical (Fig.
concentrateurs" :
• Un premier progrès a été fait par la mise en place d'un pré-
11), à l'intérieur duquel le produit, agité par des aubes concentrateur chaque 3-4 boules. Par cet appareil, le jus était
solidaires d'un arbre coaxial tournant, se concentre, réchauffé et porté à 10-12% de résidu sec à l'aide d'un faisceau
réchauffé par le double fond en cuivre. Une pompe à vide tubulaire vertical où les vapeurs produites par les boules circulaient.
On exploitait évidemment le niveau de vide inférieur du pré-
permettrait de baisser le point d'ébullition et un concentrateur pour évaporer l'eau à une température au-dessous de
condensateur à pluie assurerait l'évacuation des vapeurs. celle des vapeurs produites par les boules.
L'échange thermique était plutôt limité, malgré l'emploi du • Le jus préconcentré était graduellement transporté aux boules où la
chaleur était fournie par la vapeur de chaudière, à une température
cuivre et le rendement économique, en plus de la qualité, plus élevée, et il achevait son cycle après avoir atteint la concentration
décidément faible. fixée.
• Ces groupes travaillant en discontinu ont subi, au fil des ans, des
améliorations : depuis les concentrateurs à pluie, on est parvenu à
ceux à surface; des métaux plus appropriés et hygiéniquement faibles
ont été utilisés (acier à la place du cuivre). Ils sont, à l'heure actuelle,
encore fabriqués avec succès, étant donné leur plage d'utilisation dans
les petites implantations et leur utilité en tant qu'installations
collatérales pour des installations plus grandes.
• Une installation à 4 boules, équipée de pré-concentrateur se révèle
indiquée au traitement moyen de plus de 6 t/h de frais, qui correspond
à 1.2/1.3 t/h de double concentré
III - 1 - 4 - Le travail en continu :
Le principe de base de ces colosses est celui d'atteindre une augmentation de l'échange thermique entre le fluide
réchauffant, la vapeur et le jus, augmentation obtenue grâce à une vitesse élevée du jus au contact de la paroi réchauffée.
Une très grande diversification existe dans la manière de réaliser cette prise de vitesse du processus.
Depuis les premiers systèmes d'un serpentin tournant, assurant l'accroissement de la vitesse au-delà d'un certain mélange
du produit, on est passé aux suivants, composés de faisceaux tubulaires pour le passage du jus. Le jus circulait au moyen de
pompes entraînées par les turbines à vapeurs qui réduisaient la pression de celui-ci avant de l'envoyer aux faisceaux
tubulaires pour être exploité pour son énergie thermique au lieu que propulsive.
On a ensuite mis en place des installation à circulation descendante, puis à couche mince et dotées d'autres variantes, dans
le but d'adapter le système également à la transformation des jus de fruits, ou même à la concentration des moûts.
Le jus chaud passe dans des faisceaux tubulaires aux chambres de séparation où, avec le vide, il "éclate" littéralement. La
vapeur extraite des chambres est transférée aux condenseurs
*Processus de fabrication de la tomate
Le système continu peut être réalisé, en appliquant le même critère des boules à double effets (on trouve même des
installations à 6 effets), ce qui permet de décaler le degré de vide et de tirer un bénéfice économique final maximum.
Au cours de ces dernières années, des améliorations ont été faites, surtout d'ordre gestionnaire, à ce principe
désormais essentiellement très éprouvé. On a, en effet fait appel, en très large mesure, à l'électronique pour obtenir
des assistances gestionnaires exceptionnelles. Le produit qui, unique et final, était autrefois extrait, une fois le résidu
souhaité obtenu, grâce un réfractomètre automatique, peut, à l'heure actuelle, être extrait en même temps à
plusieurs résidus. Ce qui permet l'obtention simultanée se sauces à des résidu ou de concentrés à résidu élevé.
4000 t/jour de produit frais traité ont été désormais atteintes et dépassées. Des usines ont été créées, capables de
travailler, par jour, dans la pratique, les mêmes quantités travaillées, il y a quelques décennies, par une moyenne
industrie au cours de la compagne toute entière.
La grandeur de ces installations exige forcément des étendues agricoles énormes, dotées d'infrastructures
importantes, ce qui ne va pas sans poser de problèmes. Problèmes qui doivent donc être rigoureusement étudiés et
avec la plus grande précision. Cela veut dire qu'aussi l'installation la plus simple, la même installation en discontinu
classique qui, en dernière analyse, a fait le succès de cette sorte d'industrie, connaît encore un champ d'utilisation
très vaste, même dans les grosses implantations, où, du fait des quantités nécessaires aux colosses, des problèmes se
posent, liés à une disponibilité constante, surtout si l'on se heurte à des conditions climatiques contraires, ou
simplement lorsqu'on se trouve à l'étape initiale ou finale de la compagne de production.
Le concentré, quoi qu'il en soit son résidu sec, sort maintenant du concentrateur de façon continue, ou bien, en cas
de production en boules, il est introduit dans les cuves. Il est maintenant prêt pour être déplacé à l'installation de
conditionnement.
III - 1 - 5 - Conditionnement :
Le conditionnement final du produit constitue la dernière étape du traitement. Dans le cas du
concentré, souvent même s'il provient d'une installation continue, il est aspiré dans une boule où on
ajoute éventuellement du sel et puis il est pompé au poste de pasteurisation. On aura intérêt à rappeler
que les températures établies dans les corps des concentrateurs ou dans les boules ne suffisent pas à
stabiliser le produit sur le plan microbiologique. Cela, à bon escient, du fait que la haute température
nécessaire combinée avec les temps de séjour serait telle à gâter, de façon significative, la couleur et les
propriétés organoleptiques du concentré. On élève donc la température de celui-ci au-dessus de 85°c,
pendant quelques dizaines de secondes, par des échangeurs à faisceau tubulaire ou à surface raclée,
avec réchauffage indirecte à la vapeur. L'essentiel est que les échangeurs réussissent à assurer au
produit, à travers la turbulence induite, la température préétablie dans toutes ses parties.
Les échangeurs à surface raclée, corps cylindrique dotés de chemise, à l'intérieur desquels tournent des
cylindres équipés de racleurs convenablement agencés forçant le produit à entrer en contact avec la
surface réchauffée, sont à préférer en cas de produits à haute viscosité, du type "hot-break". Tandis que
les tubulaires sont très performants avec les produits à bas résidu sec et du type "cold-break". Ils offrent
d'ailleurs une très grande facilité d'emploi dans les opérations d'entretient et de nettoyage. Ces
machines, sont équipées de dispositifs de contrôle et de conduite automatique. Des sondes
transmettent à la centrale la température du produit et la valeur transmise détermine l'envoi et le
réglage de la quantité de vapeur nécessaire.
Le conditionnement exige une doseuse, dans la pratique on emploie presque toujours des doseuse à
pistons, bien adaptée aux produits visqueux, mais il faut également prendre toutes les mesures
nécessaires pour éviter l'épandage du produit, ainsi que la possibilité d'une nouvelle contamination et
chercher naturellement d'obtenir la plus grande précision possible du poids introduit dans le contenant.