Ministère de l’industrialisation et de
la production agricole
Formation des opérateurs
d’intensification et des techniciens
sur les maladies et ravageurs de la
tomate
Novembre 2024
Ce qu’il faut aussi savoir
Qui a préparé ce module de
formation :
• Dr MBAIDIRO T. Josué (ITRAD)
Qui a financé la formation ?
• Le RENFORT
Formation RENFORT-ITRAD 2024
La tomate appartient à la famille de plantes appelée
« solanacées » qui comprend :
• Aubergine, poivron,
pomme de terre,
aubergine, piment
Réalisation RECA - INRAN 3
Être de la même famille c’est important à savoir
• De nombreux ravageurs
et maladies sont
communs.
• L’araignée rouge
attaque l’aubergine, la
tomate et la pomme de
terre.
• Les plantes de la même
famille ne doivent pas
se succéder dans la
rotation.
Réalisation RECA - INRAN 4
Les objectifs pédagogiques
• Être capable de décrire les ravageurs de la
tomate au Tchad.
• Être capable de faire des observations sur les
ravageurs et les cultures.
• Être capable de proposer et d’expliquer aux
producteurs et productrices des mesures de
lutte à mettre en place (lutte intégrée) en
fonction des situations.
5
1. Avez-vous ces attaques ?
6
2. Avez-vous ces attaques ?
7
3. Avez-vous ces attaques ?
8
4. Avez-vous ces attaques ?
9
Les ravageurs et maladies de la tomate
Programme En option, en fonction des zones
• Une chenille, la noctuelle de la tomate • Une chenille, la mineuse de la tomate
• Un acarien, l’araignée rouge • Des vers dans le sol, les nématodes
• Trois maladies (virus ou bactéries) Si ces ravageurs sont présents.
• Un insecte vecteur (porteur) de virus,
la mouche blanche
10
Les attaques des chenilles
La vie du papillon (Tuta absoluta)
11
Cette chenille existe depuis longtemps au Tchad (toutes régions).
Elle fait des gros trous dans les tomates.
12
La connaissez vous ?
• Est-elle présente dans vos
parcelles ?
• Fait-elle beaucoup de dégâts ?
• Quels mois est-elle présente ?
• Que faites-vous pour lutter
contre cette chenille ?
• Êtes- vous obligé de traiter avec
des pesticides ?
13
C’est la noctuelle de la tomate : Helicoverpa armigera
• La femelle peut pondre 2000
œufs qui éclosent après 2 – 4
jours
• Les œufs donnent des
chenilles qui se nourrissent
sur les feuilles avant de
rentrer dans les fruits
• Les chenilles se transforment
en chrysalides dans le sol
• Celles-ci peuvent attendre la
culture suivante.
• De l’œuf à l’adulte : autour de
20 jours
14
La chenille de la noctuelle de la tomate peut présenter
des couleurs différentes, toujours avec une bande
15
Des dégâts pouvant
atteindre 100%
Une même chenille peut attaquer
plusieurs fruits, en général d’un même
bouquet
16
Les mesures préventives
• Détruire les résidus de
culture dès la fin de la
récolte
• Ne pas poser les tomates
trouées au bord du champ,
il faut les détruire (écraser)
ou les enterrer profond
• Labourer le champ après la
culture, ce qui remonte les
nymphes à la surface du sol
• Faire une rotation
17
Les mesures préventives (suite)
• Protéger la pépinière
avec une moustiquaire
• Désherber les alentours
de la parcelle avant la
plantation
Attention : un maraîcher n’est pas tout seul sur un site de
production et les ravageurs ne connaissent pas les limites de sa
parcelle. Les mesures préventives doivent être discutées et
appliquées collectivement, autrement leur effet sera limité.
18
Les traitements insecticides / biopesticides
• Neem ou solutions à base de
piment, tabac ou ail, ces
produits sont principalement
des répulsifs.
• A employer précocement dès
l’observation des œufs ou
des petites chenilles.
• Traitement préventif si l’on
connait la date d’apparition
de la chenille.
19
Les traitements insecticides / pesticides
• Un insecticide homologué
• Utiliser un insecticide homologué à la est un produit dont la vente
bonne dose. et l’utilisation ont été
• Pour les petites chenilles il est possible approuvées par les
d’utiliser un insecticide de contact autorités nationales.
comme les pyréthrinoïdes. • Un insecticide de contact
• Si les chenilles sont à l’intérieur des agit si le produit arrive sur
tomates, utiliser un insecticide le ravageur, le touche.
systémique. • Un insecticide systémique
est un produit qui pénètre
dans la sève de la plante
puis se diffuse dans toutes
les parties de la plante.
20
Les traitements insecticides / pesticides
• Pour la noctuelle de la tomate il faut
intervenir avec des pesticides le plus
tôt possible pour éviter que les
chenilles pénètrent dans les fruits.
• Il est donc important d’observer les
parcelles et de traiter dès les
premières chenilles.
• Dès que la récolte commence, il est
difficile d’utiliser un pesticide
compte tenu du « délai de
traitement avant récolte »
21
Une nouvelle chenille / Février 2013
• Elle vient d’Amérique du
• Elle peut tout détruire (feuilles et
Sud et est arrivée en 2006
fruits).
en Espagne,
• Aujourd’hui, présentes dans toutes les
• 2008 au Maroc et Algérie,
régions sauf Diffa.
• 2012 au Sénégal,
• 2013 au Niger.
• C’est devenu l’ennemi n°1
des tomates dans ces pays
• On l’appelle mineuse de la
tomate ou Tuta absoluta
mais on peut l’appeler Tuta
(prononcer touta).
22
Tuta : Ouallam début 2013,
destruction totale
Attaque sur feuilles en mars
2015 à Bourboukabé
(Niamey)
23
Tuta attaque les feuilles et les fruits
24
Cette chenille ne fait pas
des trous mais des
« galeries » à la surface des
tomates
25
Helicoverpa armigera (noctuelle de la tomate) et Tuta absoluta (mineuse de la tomate)
dans le même fruit
Réalisation RECA - INRAN 26
Description
• Tuta est un papillon qui se
caractérise par une très 2 traits noirs sur
forte reproduction. la tête de la
• L’adulte est un tout petit chenille
papillon (6 mm).
• Les chenilles sont de petite
taille. Elles passent par
quatre stades après
éclosion. Le premier stade
est de couleur crème, les
larves du 2ème stade et 3ème
stade sont vertes et celles
du 4ème stade sont rouges
27
La connaissez vous ?
• Est-elle présente dans
vos parcelles ?
• Fait-elle beaucoup de
dégâts ?
• Quels mois est-elle
présente dans vos
parcelles ?
• Êtes-vous obligés de
traiter avec des
pesticides ?
28
Les méthodes de lutte possibles
• L’hygiène des parcelles en • Elimination par le feu ou
éliminant les débris des enfouissement profond des
cultures ; feuilles et des tiges
• Faire un désherbage autour attaquées pour détruire les
des parcelles pour chenilles et éviter qu’elles
supprimer les plantes finissent leur cycle et
sauvages qui peuvent donnent des papillons qui
abriter des œufs et des pourront se reproduire (une
chenilles ; femelle donnera plus de
• La surveillance des 200 œufs) ;
populations de Tuta • Utilisation de pesticides.
absoluta par l’observation
des plants.
29
Les traitements pesticides
• Biopesticides aucune • Plusieurs matières actives
information sur leur ont donné des résultats
efficacité (essayer en dans d’autres pays et
préventif) ; peuvent être utilisées :
• Peu de produits sont l’Acétamipride,
efficaces sur ce ravageur l’Indoxacarbe et
car il est toujours dans la l’Abamectine.
plante. • Ces matières actives sont
• En Afrique du Nord, un disponibles au Tchad avec
insecticide chimique est des produits commerciaux
conseillé dès qu’une plante homologués.
sur cinq présente une larve • Le délai entre deux
vivante. traitements est de 10 à 14
jours.
30
Distinguer les attaques de la noctuelle et de la mineuse
31
L’araignée rouge,
comment la reconnaître?
32
L’araignée rouge
• Les araignées rouges sont
présentes partout au Tchad.
• Elles ont été observées en
toutes saisons.
• On les trouve sur les
solanacées : aubergine,
tomate, poivron et pomme de
terre.
• Les araignées rouges sont des
acariens, ce ne sont pas des
insectes.
• Bien que de petite taille, les
araignées rouges peuvent se
voir à l’œil nu.
33
Réalisation RECA - INRAN 34
Dégâts de l’araignée rouge
• Pour se nourrir les
araignées rouges piquent
les feuilles et aspirent le
contenu des cellules des
plantes.
• Les feuilles apparaissent
piquetées de points blancs.
• Ensuite elles jaunissent puis
se dessèchent et tombent
en cas de forte infestation.
• Il faut savoir les observer en
début d’attaque.
Réalisation RECA - INRAN 35
• En général, les araignées
rouges peuvent se voir à l’œil
nu sur la face inférieure des
feuilles.
• Leur présence peut être
confirmée par l'observation
de fines toiles qui
deviennent visibles à l’œil nu
après vaporisation d'eau sur
la plante.
• Les toiles protègent les
araignées rouges contre le
vent et aussi les pesticides.
Réalisation RECA - INRAN 36
• Les araignées rouges sont
présentes partout au Niger.
• Elles ont été observées en
toutes saisons.
• En absence de nourriture
cet acarien peut rester
longtemps à l’état dormant
dans le sol ou sur les
résidus de plantes.
• C’est pourquoi il faut
détruire systématiquement
les résidus de récolte en cas
d’attaques.
Réalisation RECA - INRAN 37
Cycle biologique
• Les araignées rouges se • La dissémination de cette
développent très vite dans araignée se fait par le vent
des conditions favorables : et l’homme lors de ses
une température de 30°C et déplacements dans la
un temps sec. parcelle.
• La femelle pond entre 100
et 200 œufs qui donnent
des larves et se
transforment en adulte une
semaine après.
• Ces derniers s’accouplent
immédiatement.
38
Méthodes de lutte : le premier principe à respecter
reste la prévention.
• Détruire immédiatement les
résidus de culture pour éviter
l’accumulation de population
dans les champs – Attention
aux vieilles aubergines.
• Surveiller et protéger la
pépinière.
• Ne pas placer des plants à
l’ombre des arbres car
l’attaque commence toujours
sous l’arbre.
• Chercher les plantes abris.
39
Méthodes de lutte : le second principe à respecter est
de contrarier les ravageurs
• Utiliser une irrigation par
aspersion pour augmenter
l’humidité car les araignées se
multiplient en conditions
sèches.
• Ne pas laisser pousser des
mauvaises herbes surtout de
la famille des solanacées
autour du champ.
• Planter des haies autour des
champs pour réduire la
migration d’adultes entre les
champs.
40
Méthodes de lutte : le troisième principe est
d’arracher et d’éliminer les plantes ou les branches
fortement atteintes
• Il faut couper les branches ou
arracher les plants et les
brûler.
• Cet amas contient plusieurs
milliers d’araignées.
• Les araignées rouges vont
aller coloniser d’autres plants
et d’autres cultures.
41
L’utilisation des pesticides
Les biopesticides Les pesticides chimiques
• Les préparations naturelles à base de • Les araignées rouges sont des
savon ou de neem sont efficaces. acariens. Elles doivent être
• Il est indispensable de les utiliser le traitées avec des acaricides
plus tôt possible dès l’apparition des spécifiques.
premiers acariens. • Il faut appliquer l’acaricide
dès l’apparition des premiers
symptômes au cours du stade
de développement primaire
de ces populations, avant
qu’elles ne tissent leur toile.
42
L’utilisation des pesticides
Attention ! Il est difficile de trouver des
acaricides au Tchad.
• Il faut que le terme « acaricide » soit sur
l’emballage du produit.
• Le plus souvent, les producteurs utilisent leurs
insecticides habituels.
• Certains insecticides sont peu ou pas actifs sur
les acariens mais ils peuvent favoriser leur
développement en éliminant leurs prédateurs
(ennemis).
• Se renseigner auprès des agents de la
Protection des végétaux ou de la CRA.
43
Acaricides disponibles au Tchad
• Deux acaricides homologués sont actuellement en vente au Niger (Niamey), les
produits commerciaux BOMEC et ACARIUS, matière active ABAMECTINE.
• L’utilisation d’insecticides contre les araignées rouges présente le risque de
« favoriser » les acariens en éliminant leurs ennemis. Certains producteurs ont
constaté cela.
• D’autres matières actives ont une efficacité contre les araignées rouges : Profenofos,
Diméthoate notamment. Elles appartiennent à la famille des organo-phosphorés.
Les acariens peuvent facilement développer des résistances contre ces produits s’ils
sont mal utilisés.
Réalisation RECA - INRAN 44
Les nématodes
• Les nématodes sont très
courants sur tomate ou
poivron sur terrains
sableux.
• Une forte infestation
provoque un jaunissement
des feuilles, une réduction
de la croissance des
plantes puis leur
dessèchement.
45
Symptômes : comment on peut voir ?
Le formateur présente ces symptômes à partir des photos
Sur les racines
• galles sur racines
• réduction du système
racinaire
• ou prolifération des
racines
Réalisation RECA - INRAN 46
Les nématodes c’est quoi ?
• Ils sont tout petits, mais sont
peut-être les plus graves
ennemis des maraîchers.
• Ce sont des vers invisibles à
l’œil qui piquent les racines.
• Ils bloquent le
fonctionnement normal des
racines.
• Surtout dans les sols sableux
sans inondation.
• Un sol contaminé le reste
longtemps.
47
Biologie des nématodes
• Les nématodes se conservent dans le
sol et les débris de racines sous forme
de juvéniles (jeunes) et d’œufs.
• Après la germination, les jeunes
racines sécrètent des substances qui
attirent les juvéniles qui y pénètrent.
• Une femelle adulte peut pondre 500
œufs
48
Les nématodes sont un problème TRES IMPORTANT
pour la majorité des cultures maraîchères
• Il est très difficile d’éliminer les • Les nématicides (pesticides chimiques)
nématodes, il faut donc apprendre à sont très dangereux pour l’homme et
« les gérer » pour maintenir leur l’environnement.
présence dans le sol à un niveau faible • Il n’existe AUCUN nématicide
ne provoquant pas de dégâts. homologué par le Comité sahélien des
pesticides, dont le Niger est membre.
49
Si un producteur n’a pas de nématodes il doit éviter de les
apporter
• Il ne faut pas acheter des
plants où les apporter d’une
pépinière où il peut y avoir
des nématodes.
• Connaître le terrain d’où
viennent les plants.
• Choisir le producteur de
plants.
• Vérifier les racines avant de
faire votre achat ou de
repiquer.
50
Si un producteur a des nématodes, il doit
apprendre à les « gérer »
Comment lutter ?
Les mesures à prendre en pépinière
Installer des pépinières sur :
• un terrain désinfecté par solarisation ou l’eau
chaude,
• et/ou traité avec des feuilles ou de la poudre de
graines de neem,
• et enrichi en matière organique, pour éviter une
infestation précoce des plants de tomates.
51
Traiter avec le neem
• Feuilles : Cueillir les feuilles assez vertes ; sécher à l’ombre
pendant 7 à 10 jours ; broyer les feuilles sèches à la main et
les conserver dans un endroit sec et aéré.
• Epandre 500 g/m2 de brisures de feuilles (soit 2 tias) ;
incorporer au sol avec la houe ; arroser tous les 4 jours
pendant deux semaines pour permettre leur décomposition
et réduire éventuellement leur phytotoxicité.
• Graines : 400 g/m2 de poudre de graines de neem soit 4 à 5
boites de nescafé avec une utilisation identique aux feuilles
(incorporation au sol, délai de deux semaines et arrosage
régulier).
52
Attention !
• Si des attaques surviennent en • Ne pas repiquer des plants qui
pépinière, les plants affectés présentent des galles.
doivent être impérativement
arrachés. Dans le cas contraire,
leur plantation au champ
contribuera à assurer la
dissémination des nématodes et
la contamination de sols sains.
53
Comment lutter ? Les mesures à prendre
sur la parcelle avant repiquage
• Faire une rotation
• Apporter de la matière organique avant repiquage
• Cultiver de l’arachide
• Eviter les plantes « réservoirs » : moringa, baobab, etc.
• Enfouir des feuilles de neem
• La culture est finie / arracher et brûler les résidus et
surtout les racines
En rouge les mesures les plus importantes / obligatoires
54
Faire une rotation
• Eviter melon, courge,
• Une rotation est la pastèque, gombo
succession des plantes également sensibles aux
sur une même parcelle. nématodes.
• Eviter les plantes de la • Mettre oignon, chou,
même famille céréales comme le maïs
(solanacées) ou le sorgho.
55
Le principe de la rotation
• Le producteur ne doit pas • Mettre en place une
donner de la rotation avec des plantes
« nourriture » aux résistantes ou peu
nématodes. sensibles aux nématodes.
• Sans nourriture, le • Ces cultures doivent être
nombre de nématodes va parfaitement sarclées car
diminuer les herbes peuvent aussi
progressivement. nourrir les nématodes.
• C’est pourquoi il faut • La tomate, le poivron, le
choisir les plantes qui piment ou le melon ne
vont être cultivées, les doivent revenir que tous
unes derrière les autres. les 4 ans.
56
L’idée de rotation ne va pas être acceptée par le producteur ?
• Dans ce cas il sera
comme ce producteur
de tomates qui a perdu
… ses semences, son
engrais, son carburant
et son travail…
• Avec les nématodes, il
faut changer sa façon
de faire.
57
Apporter de la matière organique
• Apporter une à deux semaines avant repiquage une quantité importante de
« vrai » fumier ou de compost (matière organique bien décomposée) sur la
base de 20 à 30 tonnes à l’hectare soit 2 à 3 kg par m 2 soit 3 à 5 pelletées ou 3
à 5 charrettes pour 500 m2.
• Il est à noter qu’entre l’application du fumier et le repiquage, les parcelles
doivent être arrosées au moins une fois pour compléter la décomposition de
la matière organique.
58
L’effet du fumier sur terrain sableux avec des
nématodes (à droite) :
Beaucoup plus de racines, la plante résiste mieux ;
En se décomposant la matière organique détruit des
nématodes.
59
Cultiver l’arachide
• L’arachide est considérée
comme une plante piège. Ses
racines attirent les
nématodes mais elles ne leur
permettent pas de se
développer et abaisse le taux
d’infestation des sols. Elle
peut être cultivée pendant la
saison des pluies.
• Il faut que la culture soit
parfaitement sarclée pour
éviter les plantes adventices
dont se nourrissent les
nématodes.
60
Eviter les plantes « réservoirs »
• Eviter les plantes
« réservoirs » qui ne
manifestent aucun symptôme
mais hébergent les
nématodes dans leurs racines.
Il s’agit entre autres du :
moringa, papayer, baobab,
Prosopis, Acacia. Bauhinia.
• Pour les haies vives ou les
brises vents il faut choisir le
neem ou le citrus. Le neem
est prioritaire car son
feuillage incorporé dans les
parcelles, permet de lutter
contre les nématodes à galles. 61
Incorporer des feuilles ou des graines de neem/
• Feuilles : Cueillir les feuilles assez vertes ; sécher à l’ombre
pendant 7 à 10 jours ; broyer les feuilles sèches à la main et
les conserver dans un endroit sec et aéré.
• Epandre 500 g/m2 de brisures de feuilles (soit 2 tias) ;
incorporer au sol avec la houe ; arroser tous les 4 jours
pendant quatorze jours pour permettre leur décomposition et
réduire éventuellement leur phytotoxicité ;
• Graines : 400 g/m2 de poudre de graines de neem soit 4 à 5
boites de nescafé avec une utilisation identique aux feuilles
(incorporation au sol, délai de quatorze jours et arrosage
régulier).
62
En France, le neem ne pousse pas mais les maraîchers
en culture biologique utilisent le tourteau de neem
pour lutter contre les nématodes.
• « Sur des parcelles de melons infectées à 80 %, on
arrive à diminuer les attaques avec l’utilisation de
tourteau de neem, entre 40 et 60 % dès la première
année d’utilisation. On peut espérer atteindre les 10
à 20 % au bout de quelques années (3-4 ans).
Groupe de recherche en agriculture biologique / France
63
Les produits à base de neem se vendent en
Europe ou aux USA).
Au Tchad, le neem est disponible mais les
producteurs ne l’utilisent pas assez.
Réalisation RECA - INRAN 64
La culture est finie / je ne garde pas mes ennemis
• Il faut tout de suite
arracher les plants avec les
racines et les brûler.
• Pour détruire les œufs, les
larves…
• J’en parle avec mes voisins
pour que tout le monde le
fasse.
• Une seule galle de
nématode contient au
moins une femelle qui peut
pondre 500 œufs…
65
Les maladies de la tomate
• Les maladies ne peuvent pas se traiter.
• Comme le rhume ou la grippe pour
l’homme, on ne voit pas les
organismes qui causent ces maladies,
seulement leurs effets.
• Le maraîcher doit prendre des mesures
pour éviter la maladie.
66
Les maladies : avez-vous vu cela ?
67
Connaissez-vous cette maladie ?
• Avez vous avez déjà vu cette
maladie ?
• Cette maladie est présente
dans quels mois de l’année
ou dans quelle saison ?
• Si vous avez eu cette
maladie, qu’avez-vous fait ?
68
Flétrissement bactérien de la tomate
(Causée par Ralstonia solanacearum)
Méthodes de lutte
• Utilisation des semences certifiées saines (ne pas utiliser
des semences des parcelles malades).
• Nettoyage des parcelles (destruction des résidus de la
culture précédente et contrôle des mauvaises herbes
dont certaines peuvent abriter la bactérie).
• Eviter la rotation avec les plantes de la même famille :
autres solanacées piment, poivron, aubergine.
• Pratique de la solarisation sur de petites superficies.
• Arrachage précoce des plants flétris.
69
Flétrissement bactérien comment vérifier ?
• On peut prendre une tige
sur un plant flétri, couper
un morceau de quelques cm
et le plonger dans un verre
contenant de l’eau claire.
• Après 15 mn, on observe
que l’eau devient trouble si
la bactérie est présente.
70
Les maladies : avez-vous vu cela ?
Décoloration des feuilles qui
prennent une couleur rose
pâle.
71
Connaissez-vous cette maladie ?
• Avez vous avez déjà vu cette
maladie ?
• Cette maladie est présente
dans quels mois de l’année
ou dans quelle saison ?
• Si vous avez eu cette
maladie, qu’avez-vous fait ?
72
Il s’agit d’un virus transmis aux plantes par des insectes
73
Les feuilles s’enroulent, changent de couleur et présentent des
taches qui se nécrosent.
Vérifier : pas de galles sur les racines
Vérifier : pas d’acariens sous les feuilles
74
Comment se fait l’attaque ?
C’est comme le palu avec le moustique, il faut une piqure d’un
insecte, ici la mouche blanche.
75
Maladie de l’enroulement des feuilles de la tomate
(Maladie virale causée par le Tomato Yellow Leaf Curl Virus ou TYLCV, transmis
par les mouches blanches (Bemisia tabaci)
• Protection des
pépinières pour avoir
des plants exempts de
virus.
• Comme pour le palu on peut
protéger avec des moustiquaires
la pépinière. Cela permet de
retarder l’attaque.
76
Semis sous moustiquaire
77
Protéger les tomates
• Nettoyage de la parcelle
pour éloigner les mouches
blanches qui transmettent
la maladie.
• Contrôle des herbes comme
le datura qui est un
réservoir du virus.
• Le virus du TYLCV fait des
dégâts, le producteur doit
observer les plantes qui
abritent des mouches
blanches.
78
Attention aux variétés sensibles – en premier ROMA
• Si cette maladie est présente chaque
année sur vos tomates,
• il ne faut pas cultiver une variété
sensible (ROMA ou UC 82)
79
Utilisation de variétés résistantes / celles-ci et d’autres
(variétés hybrides les plus souvent, marqué F1 – voir le catalogue)
80
Les brûlures du soleil
• Elles peuvent venir de gouttes d’eau qui font loupe.
• Elles sont souvent dues à un faible feuillage dû aux
nématodes ou autres ravageurs.
• La tomate se momifie, brunit et tombe sur le sol.
81
Nécrose apicale de la tomate
• La tomate et le poivron peuvent
être atteints de la pourriture sèche
ou nécrose apicale. Les symptômes
se manifestent surtout sur les fruits
prêts à mûrir.
• Cette nécrose est causée par un
manque de calcium, lequel est lui-
même causé par des conditions de
culture ou climatiques défavorables.
La nécrose apicale survient au
moment où les fruits ont un besoin
élevé en calcium.
82
Avant les pesticides
• La première bataille du maraîcher c’est à la fin de la
récolte précédente. Il faut brûler tous les résidus
tout de suite.
• La seconde bataille contre les maladies c’est à la
pépinière pour avoir des plants forts.
• La troisième bataille c’est une parcelle bien nettoyée
pour ne pas offrir de refuges aux ravageurs
• La quatrième bataille c’est que les producteurs
respectent ensemble les règles.
83
Avant les pesticides / OBSERVER
• Porter une attention particulière à la face inférieure des
feuilles qui abritent généralement des ennemis tels que les
acariens, les mouches blanches, les pucerons ainsi que les
œufs des insectes et autres nuisibles ;
• Une intervention menée dès le début d'une infestation aura
toutes les chances de contrôler efficacement les nuisibles de
manière à les maintenir à un seuil minimum avec de faibles
quantités de pesticides.
84
Mettre en pratique, comment ?
• Vous connaissez votre terrain et certains problèmes que
rencontrent les producteurs ou productrices.
• Pendant ces deux jours à vous de sélectionner des mesures à
essayer afin de les programmer avec les producteurs.
• Par exemple, apporter une
forte quantité de fumier
ou compost sur 3 rangs pour
voir les effets.
• Notez vos idées d’actions
85
RECA - INRAN 86