PLAN
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT
Introduction
I- LE COMMERCANT
1- Définition
2- Conditions à réunir pour être commerçant
3- Les obligations comptables du commerçant
4- Les outils de travails du commerçant
II- L'ENTREPRENANT
1-Definitions
2- Les conditions à réunir pour être entreprenant
3-Les obligations comptable de l'entreprenant
4-Rapport entreprenant et commerçant
Conclusion
Introduction 1
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT
Ce document est un travail portant sur « l’exercice de la
profession de commerçant et de l'entreprenant », et il se veut
être un support fiable quand a l'explication des termes et des
lois juridiques qui régissent ces deux termes, à savoir le
commerçant et l'entreprenant,
Nous expliquerons tout d'abord ce qu'il faut entendre de ces
deux professions ensuite nous présenterons les lois ou articles
les régissant, à savoir, d'une part les conditions à réunir pour
d'être soit commerçant soit entreprenant, ensuite les outils
qu'ils utilisent chacun pour leurs fonctionnements enfin les
obligations comptables qui les soutendent.
Introduction 2
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT
Il faut tout de même noter que le contenu de ce présent travail est
totalement basé sur les normes de l'OHADA (l’Organisation pour
l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), les articles que
nous citerons prendrons donc source dans les différents traités de
ladite organisation
- Vu le Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en
Afrique, signé à Port Louis le 17 octobre 1993, tel que révisé à
Québec le 17 octobre 2008, notamment en ses articles 2, 5 à 10 et
12 ;
- Vu le rapport du Secrétariat Permanent et les observations des
Etats Parties ;
- Vu l’avis N° 001/2010 en date du 30 juin 2010 de la Cour Commune
de Justice et d’arbitrage
I- LE COMMERCANT
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT
1-Definition 1
Selon le Grand Robert dans sa version 1.4 du 20 novembre 2016 le
commerçant est une personne qui fait le commerce, ou qui marchande, le
commerce lui-même étant définit comme une opération de vente, ou
d'achat et de revente d'une marchandise, dans le même dictionnaire une
marchandise est définit comme tout objet destiné à la vente. Un
commerçant est donc toute personne qui fait de l'achat, de la vente ou de
la revente d'objet destiné à la vente sa profession.
Selon le chapitre I du livre I du statut du commerçant et de l'entreprenant
adopté le 15 décembre 2010 en son article 2 : « Est commerçant celui qui
fait de l’accomplissement d’actes de commerce par nature sa
profession. »
En son article 3 il définit de façon juridique ce qu'est le commerce et
l'ensemble des marchandises concernées par un commerce légal
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 1-Definition 2
« L’acte de commerce par nature est celui par lequel une personne
s’entremet dans la circulation des biens qu’elle produit ou achète ou par
lequel elle fournit des prestations de service avec l’intention d’en tirer un
profit pécuniaire. Ont, notamment, le caractère d’actes de commerce par
nature :
- l’achat de biens, meubles ou immeubles, en vue de leur revente ;
- les opérations de banque, de bourse, de change, de courtage,
d’assurance et de transit ;
- les contrats entre commerçants pour les besoins de leur commerce ;
- l’exploitation industrielle des mines, carrières et de tout gisement de
ressources naturelles ;
- les opérations de location de meubles ;
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 1-Definition 3
- les opérations de manufacture, de transport et de télécommunication ;
- les opérations des intermédiaires de commerce, telles que la
commission, le courtage, l’agence, ainsi que les opérations
d’intermédiaire pour l’achat, la souscription, la vente ou la location
d’immeubles, de fonds de commerce, d’actions ou de parts de société
commerciale ou immobilière ;
Les actes effectués par les sociétés commerciales. »
De toutes ces définitions il apparaît clairement qu'un commerçant est une
personne ou une entité qui met à la disposition d'un public (la clientèle)
des produits dans le but d'avoir un profit en qui en fait sa profession par
nature.
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Conditions à réunir pour être commerçant 1
Nous venons de voir qu'un commerçant est une personne qui met à la
disposition d'un public un certain nombre d'article dans le but d'avoir un
profit en qui en fait sa profession par nature. Cependant quelles sont les
conditions juridiques à réunir pour le devenir ? C'est à cette question que
nous répondrons dans cette partie du travail. L'OHADA, dans son Acte
Uniforme (AU) portant sur le Droit Commercial général adopté le 15
Décembre 2010, met à la disposition de tous les Etats membres, un
certains nombres de lois qui définissent les personnes habilitées à être
commerçant, ceux sont entre autre dans le Chapitre II de son Livre 1 :
Article 6 « Nul ne peut accomplir des actes de commerce à titre de
profession, s'il n'est juridiquement capable d'exercer le commerce. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Conditions à réunir pour être commerçant 2
Dès lors toute personnes désirant faire du commerce sa profession a le
pouvoir de le faire à l'exception contraintes imposé par la loi, et ces
contraintes sont les suivants
Article 7 « Le mineur, sauf s'il est émancipé, ne peut avoir la qualité de
commerçant ni effectuer des actes de commerce. »
Article 8 « Nul ne peut exercer une activité commerciale lorsqu'il est
soumis à un statut particulier établissant une incompatibilité.
Il n'y a pas d'incompatibilité sans texte.
Il appartient à celui qui invoque l'incompatibilité d'en rapporter la
preuve.
Les actes accomplis par une personne en situation d'incompatibilité n'en
restent pas moins valables à l'égard des tiers de bonne foi»
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Conditions à réunir pour être commerçant 3
Dès lors toute personnes désirant faire du commerce sa profession a le
pouvoir de le faire à l'exception contraintes imposé par la loi, et ces
contraintes sont les suivants
Article 7 « Le mineur, sauf s'il est émancipé, ne peut avoir la qualité de
commerçant ni effectuer des actes de commerce. »
Article 8 « Nul ne peut exercer une activité commerciale lorsqu'il est
soumis à un statut particulier établissant une incompatibilité.
Il n'y a pas d'incompatibilité sans texte.
Il appartient à celui qui invoque l'incompatibilité d'en rapporter la
preuve.
Les actes accomplis par une personne en situation d'incompatibilité n'en
restent pas moins valables à l'égard des tiers de bonne foi»
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Conditions à réunir pour être commerçant 4
ARTICLE 9- « L'exercice d'une activité commerciale est incompatible avec
l'exercice des fonctions ou professions suivantes :
- fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des entreprises
à participation publique ;
- officiers ministériels et auxiliaires de justice : avocat, huissier,
commissaire-priseur, agent de change, notaire, greffier, administrateur et
liquidateur judiciaire ;
- expert-comptable agréé et comptable agréé, commissaire aux comptes et
aux apports, conseil juridique, courtier maritime ;
- plus généralement, toute profession dont l'exercice fait l'objet d'une
réglementation interdisant le cumul de cette activité avec l'exercice d'une
profession commerciale. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Conditions à réunir pour être commerçant 5
ARTICLE 10 « Nul ne peut exercer une activité commerciale, directement
ou par personne interposée, s'il a fait l'objet :
- d'une interdiction générale, définitive ou temporaire, prononcée par
une juridiction de l'un des États parties, que cette interdiction ait été
prononcée comme peine principale ou comme peine complémentaire ;
- d'une interdiction prononcée par une juridiction professionnelle ; dans
ce cas, l'interdiction ne s'applique qu'à l'activité commerciale
considérée ;
D'une interdiction par l’effet d’une condamnation définitive à une peine
privative de liberté pour un crime de droit commun, ou à une peine d'au
moins trois mois d'emprisonnement non assortie de sursis pour un délit
contre les biens, ou une infraction en matière économique ou
financière. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Conditions à réunir pour être commerçant 6
En résumé, les textes de l'OHADA explique de façon
limpide les conditions à réunir afin d'être commerçant et
dans quelles conditions également on peut se voir soit
refuser le titre de commerçant soit se le faire arracher. Il
est donc plus que claire que la profession de commerçant
est une profession soumise à un certain nombre de loi,
malgré le fait qu'elle soit du domaine du privé. Il
appartient donc aux acteurs qui veulent en faire leurs
profession de se conformer aux lois qui la régi afin
d'assurer la bonne marche de leurs activités et par la
même occasion celle de leur pays.
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 3- Les obligations comptables du commerçant 1
Le commerçant, bien qu'étant un acteur indépendant de l'Etat, celui-ci
doit faire façon cyclique le point sur ce qu'il commerce, afin de permettre
aux acteurs de régulations de s'assurer qu'il opère de façon licite et qu'il
est en tout temps conforme aux lois. A ce sujet l'OHADA a émis des lois
lors de sa séance du 15 Décembre 2010 à ses articles :
ARTICLE 13 « Tout commerçant, personne physique ou morale, doit tenir
tous les livres de commerce conformément aux dispositions de l’Acte
uniforme relatif à l’organisation et à l’harmonisation des comptabilités
des entreprises.
Il doit en outre respecter, selon le cas, les dispositions prévues par l’Acte
uniforme relatif à l’organisation et l’harmonisation des comptabilités des
entreprises et à l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales
et du groupement d’intérêt économique. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 3- Les obligations comptables du commerçant 2
ARTICLE 14 « Les livres de commerce doivent mentionner
le numéro d’immatriculation au Registre du Commerce
et du Crédit Mobilier. »
ARTICLE 15 « Toute personne morale commerçante doit
également établir tous les ans ses états financiers de
synthèse conformément aux dispositions de l’Acte
uniforme portant organisation et harmonisation des
comptabilités des entreprises et de l’Acte uniforme
relatif au droit des sociétés commerciales et du
groupement d’intérêt économique. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 1
a-) le bail à usage professionnel
Selon le dictionnaire wiktionary dans sa version 2.1.2-french de 2014 et
sur sa page [Link] « un bail est un contrat par lequel on donne
à quelqu'un la jouissance d'une chose moyennant un prix convenu et pour un
temps déterminé, c’est un contrat portant sur la location des propriétés
foncières. » Un bail à usage professionnel est donc un type de contrat, dont
dispose un certain nombre de personnes et dans de conditions déterminés afin
de conclure des accords de locations de leurs produits qui sont généralement
des meubles.
Afin de donné aux commerçants un plus grand champs d'exercice, et de leurs
permettre par la même occasion d'accroître son profit, l’OHADA met à la
disposition de ceux-ci nombre de lois leurs autorisant d'utiliser ce contrat.
Dans son même document du 15 Décembre 2010, l'OHADA dans son Livre VI
affirme que :
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 2
ARTICLE 103 « Est réputé bail à usage professionnel toute convention,
écrite ou non, entre une personne investie par la loi ou une convention du
droit de donner en location tout ou partie d’un immeuble compris dans le
champ d’application du présent Titre, et une autre personne physique ou
morale, permettant à celle-ci, le preneur, d’exercer dans les lieux avec
l’accord de celle-là, le bailleur, une activité commerciale, industrielle,
artisanale ou toute autre activité professionnelle. »
Maintenant que nous savons très bien ce qu'est un bail à usage
professionnel, d'une part par la définition que lui donne le dictionnaire et
d'autre part par celle qui lui est donné par l'OHADA, nous pouvons tenter
de comprendre les lois qui le régisse, en analysant de façon détaillé
l'ensemble des éléments concerné par le bail, les conditions de signature
d'un bail, sa durée de vie, les obligations des deux parties et les conditions
de sa rupture le tout sous un regard juridique.
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 3
Les articles concernés par un bail
Ces toujours dans son même document qu'il est écrit :
ARTICLE 101 « Les dispositions du présent titre sont applicables à tous les baux portant
sur des immeubles rentrant dans les catégories suivantes :
1°) locaux ou immeubles à usage commercial, industriel, artisanal ou à tout autre
usage professionnel
2°) locaux accessoires dépendant d'un local ou d'un immeuble à usage commercial,
industriel, artisanal ou à tout autre usage professionnel, à la condition, si ces locaux
accessoires appartiennent à des propriétaires différents, que cette location ait été faite
en vue de l'utilisation jointe que leur destinait le preneur, et que cette destination ait
été connue du bailleur au moment de la conclusion du bail ;
3°) terrains nus sur lesquels ont été édifiées, avant ou après la conclusion du bail, des
constructions à usage industriel, commercial, artisanal ou à tout autre usage
professionnel, si ces constructions ont été élevées ou exploitées avec le consentement
exprès du propriétaire ou portées à sa connaissance et expressément agréées par lui. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 4
Les conditions pour conclure un bail et sa durée de vie
ARTICLE 103 « Est réputé bail à usage professionnel toute convention, écrite ou non,
entre une personne investie par la loi ou une convention du droit de donner en location
tout ou partie d’un immeuble compris dans le champ d’application du présent Titre, et
une autre personne physique ou morale, permettant à celle-ci, le preneur, d’exercer
dans les lieux avec l’accord de celle-là, le bailleur, une activité commerciale, industrielle,
artisanale ou toute autre activité professionnelle. »
ARTICLE 104- « Les parties fixent librement la durée du bail.
Le bail à usage professionnel peut être conclu pour une durée déterminée ou
indéterminée.
A défaut d’écrit ou de terme fixé, le bail est réputé conclu pour une durée indéterminée.
Le bail prend effet à compter de la signature du contrat, sauf convention contraire des
parties. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 5
Les obligations des parties
ARTICLE 105 « Le bailleur est tenu de délivrer les locaux en bon état. »
ARTICLE 106 « Le bailleur fait procéder, à ses frais, dans les locaux donnés
à bail à toutes les grosses réparations devenues nécessaires et urgentes. »
ARTICLE 112 « En contrepartie de la jouissance des lieux loués, le preneur
doit payer le loyer aux termes convenus entre les mains du bailleur ou de
son représentant dûment mandaté. »
ARTICLE 114 « Le preneur est tenu aux réparations d'entretien.
Il répond des dégradations ou des pertes dues à un défaut d'entretien au
cours du bail. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 6
Conditions de résiliation du bail
Les conditions de résiliation du bail sont énuméré dans le livre VII du
journal officiel du 15 Décembre 2010 de l'OHADA et sont cités dans
l'article 133 en ces thèmes :
« Le preneur et le bailleur sont tenus chacun en ce qui le concerne au
respect de chacune des clauses et conditions du bail sous peine de
résiliation.
La demande en justice aux fins de résiliation du bail doit être précédée
d’une mise en demeure d’avoir à respecter la ou les clauses ou conditions
violées. La mise en demeure est faite par acte d’huissier ou notifiée par
tout moyen permettant d’établir sa réception effective par le destinataire.
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 7
A peine de nullité, la mise en demeure doit indiquer la ou les clauses et
conditions du bail non respecté et informer le destinataire qu’à défaut de
s’exécuter dans un délai d’un mois à compter de sa réception, la juridiction
compétente statuant à bref délai est saisie aux fins de résiliation du bail et
d’expulsion, le cas échéant, du preneur et de tout occupant de son chef.
Le contrat de bail peut prévoir une clause résolutoire de plein droit. La
juridiction compétente statuant à bref délai constate la résiliation du bail
et prononce, le cas échéant, l’expulsion du preneur et de tout occupant de
son chef, en cas d’inexécution d’une clause ou d’une condition du bail après
la mise en demeure visée aux alinéas précédents. »
Un bail ne peut donc être résillé du tic au tac, il faut donc au parti décidé à
sa résiliation de poursuivre une démarche judiciaire propre et complète
afin d'obtenir gain de cause en cas de non-respect des clauses du bail
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 8
b-) le fonds de commerce
Dans son titre II de son Livre VI du journal officiel du 15 Décembre 2010
l'OHADA définit le fonds de commerce en ces thèmes :
ARTICLE 135 « Le fonds de commerce est constitué par un ensemble de moyens
qui permettent au commerçant d'attirer et de conserver une clientèle. »
ARTICLE 136 « Le fonds de commerce comprend nécessairement la clientèle et
l'enseigne ou la clientèle et le nom commercial, sans préjudice du cumul de la
clientèle avec l’enseigne et le nom commercial. »
Le fonds de commerce est donc un ensemble d'élément qui permette au
commerçant d'exercer sa profession avec plus d'aisance. Quel mode juridique
doit utiliser le commerçant pour l'exploiter normalement ?
Etant sous juridictions de l'OHADA, nous nous referons toujours aux lois
adoptées par cette dernière.
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE I- LE COMMERCANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4- Les outils de travails du commerçant 9
Ces donc dans le livre dudit document en son article 138 qu'il dit « Le fonds de commerce peut être
exploité directement ou en exécution d'un contrat de location-gérance.
L'exploitation directe peut être le fait d’un commerçant, même s’il est entreprenant, ou d'une société
commerciale.
La location-gérance est une convention par laquelle le propriétaire du fonds de commerce, personne
physique ou morale, en concède la location, en qualité de bailleur, à une personne physique ou morale,
locataire-gérant, qui l’exploite à ses risques et périls.
L’entreprenant ne peut être partie à un contrat de location-gérance.
Le locataire-gérant doit payer au bailleur du fonds un loyer correspondant à la redevance due pour la
jouissance des locaux, et un loyer pour la jouissance des éléments corporels et incorporels du fonds de
commerce tels que décrits dans le contrat de location-gérance. Ces deux éléments de loyer sont
obligatoirement déterminés de façon séparée dans le contrat de location-gérance, même si leurs
échéances sont fixées aux
Mêmes dates. En accord avec le bailleur des locaux, le locataire-gérant peut-être dispensé de lui assurer
directement, à chaque échéance, le paiement du loyer dû à la rémunération de la jouissance des
locaux. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE II- L'ENTREPRENANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 1-Definition 1
Dans le chapitre II livre I du journal officiel de L’OHADA à son titre
II, l’OHADA décrit le statut de l’entreprenant et dis de façon
simple quelle personne est habilité à le devenir.
ARTICLE 30 « L’entreprenant est un entrepreneur individuel,
personne physique qui, sur simple déclaration prévue dans le
présent Acte uniforme, exerce une activité professionnelle civile,
commerciale, artisanale ou agricole.
L’entreprenant conserve son statut si le chiffre d’affaires annuel
généré par son activité pendant deux exercices successifs
n’excède pas les seuils fixés dans l’Acte uniforme portant
organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises
au titre du système minimal de trésorerie. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE II- L'ENTREPRENANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 1-Definition 2
Si l’on veut bien comprendre la définition du que l’OHADA donne à
l’entreprenant il est plus qu’important de définir ce qu’est
l’entrepreneur. selon le dictionnaire wiktionary dans sa version 2.1.2-
french de 2014 et sur sa page [Link] un entrepreneur
est « Celui fait du métier d’entreprendre un travail de construction, ou
de quelque nature que ce soit, quelque services destiné au public»
Notre compréhension étant mieux guidée nous pouvons donc dire
que l’entreprenant est obligatoirement une personne physique qui se
lance dans une entreprise de nature différente et définit par l’Acte
Uniforme de l’OHADA, pour mettre à la disposition du public un
certain nombre de service en vue d’avoir un profit.
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE II- L'ENTREPRENANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 2- Les conditions à réunir pour être entreprenant
Il n’y a pas de conditions stricte qu’il faut obéir afin d’être
entreprenant sauf ceux cité dans l’Article 30 de l’AU du
journal officiel de l’OHADA du 10 décembre 2010, à
savoir.
L’entreprenant doit être obligatoirement une personne
physique.
L’entreprenant, pour conserver son titre à un intervalle
dans lequel son chiffre d’affaire est compris
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE II- L'ENTREPRENANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 3-Les obligations comptable de l'entreprenant
Tout comme le commerçant l’entreprenant est soumis à des obligations
comptable, lesquels obligations sont toujours donné par l’AU du journal
officiel de l’OHADA en ces articles 31 et 32, à savoir.
ARTICLE 31 « L’entreprenant est tenu d’établir, dans le cadre de son activité,
au jour le jour, un livre mentionnant chronologiquement l’origine et le
montant de ses ressources en distinguant les règlements en espèces des
autres modes de règlement d’une part, la destination et le montant de ses
emplois d’autre part. Ledit livre doit être conservé pendant cinq ans au
moins. »
ARTICLE 32 « En outre, l’entreprenant qui exerce des activités de vente de
marchandises, d’objets, de fournitures et denrées ou de fourniture de
logement doit tenir un registre, récapitulé par année, présentant le détail
des achats et précisant leur mode de règlement et les références des pièces
justificatives, lesquelles doivent être conservées. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE II- L'ENTREPRENANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4-Rapport entreprenant commerçant 1
Comme l’explique les différentes définitions mentionnées plus haut un
commerçant est d’abord toute personne qui a profession le fait d’acheter,
de vendre des marchandises. Ensuite un entreprenant est une personne
qui, exerce une activité professionnelle civile, commerciale, artisanale ou
agricole.
Il est donc évident que les professions sont étroitement liées. Ce pendant
quelle est la différence fondamentale qui existe entre ces deux entités ?
En effet le commerçant est à l’origine un entreprenant, il prend le titre de
commerçant lorsque le chiffre d’affaire de son entreprise ici le commerce
dépasse la limite fixée par l’autorité responsable. Ces ce que stipule
l’article 30 du Journal officiel de l’OHADA à l’alinéa 2 :
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE II- L'ENTREPRENANT
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT 4-Rapport entreprenant commerçant 2
« L’entreprenant conserve son statut si le chiffre
d’affaires annuel généré par son activité pendant
deux exercices successifs n’excède pas les seuils fixés
dans l’Acte uniforme portant organisation et
harmonisation des comptabilités des entreprises au
titre du système minimal de trésorerie. »
Exposé: L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE
COMMERÇANT ET DE L’ENTREPRENANT Conclusion
En résumé il faut noter que l’OHADA fait un
véritable travail, quand à l’harmonisation du droit
des affaires dans les pays signataires. Elle définit de
façon claire et irréfutable les droits de chacun, les
conditions d’admissibilité de chaque type de
profession, permettant ainsi à ceux qui disposent
d’un faible chiffre d’affaire de bénéficier d’un certain
nombre de forfait afin pouvoir fortifier leurs
entreprises, c’est le bel exemple de l’entreprenant
et du commerçant.
Merci pour votre écoute et votre
participation.
Avez-vous des questions svp???