LES ACCIDENTS DE TRAVAIL
ET LES MALADIES
PROFESSIONNELLES
OBJECTIF :
vise à protéger le travailleur contre les risques professionnels que sont les accidents du travail et les maladies
professionnelles ou le cas échéant à réparer les conséquences dommageables de la survenance de ces risques.
DEFINITION DE L’ACCIDENT DU TRAVAIL ET DES MALADIES PROFESSIONNELLES
Est considéré comme accident du travail qu’elle qu’en soit la cause, l’accident survenu à
un travailleur :
par le fait ou à l’occasion du travail ;
pendant le trajet de la résidence au lieu de travail et vice-versa dans la mesure où le parcours n’a pas été
interrompu ou détourné pour un motif dicté par l’intérêt personnel ou indépendant de l’emploi ;
pendant les voyages dont les frais sont mis à la charge de l’employeur ;
pendant les voyages du lieu d’emploi au lieu où résidait le travailleur lors du recrutement ; soit à l’expiration
du contrat, soit à sa résiliation ;
pendant les voyages du lieu d’emploi au lieu de recrutement initial et vice-versa, à l’occasion des congés
acquis après deux années de services continus.
Sont considérées comme maladies professionnelles, toutes maladies résultantes du fait de l’exercice d’une
activité professionnelle.
Une liste de maladies professionnelles annexée au code détermine les maladies qui peuvent avoir un lien de
connexité avec le travail effectué.
CONDITIONS D’OUVERTURE :
L’ouverture du droit à la réparation de l’accident du travail n’est pas liée à une condition de durée de l’activité
salariée ; ce droit existe dès l’instant où l’accident et la maladie répondent aux définitions qu’en donne le
Code de Prévoyance Sociale.
Pour bénéficier des prestations du régime de la prévention et des accidents du travail et des maladies
professionnelles, il faut :
être un travailleur salarié ;
être déclaré à l’I N P S ;
accomplir les formalités administratives et médicales (la déclaration de l’accident dans le délai de 48 heures
par l’employeur, la production de certificats médicaux par le médecin traitant, la production d’un procès-
verbal d’enquête de l’inspection du travail ou du chef de la circonscription administrative).
Pour le cas de la maladie professionnelle, la déclaration doit être faite dans les mêmes
conditions que les accidents du travail.
Aussi, toute maladie professionnelle dont la réparation est demandée en vertu des dispositions du Code de
Prévoyance Sociale, doit être déclarée dans les mêmes formes par la victime ou ses représentants dans les
quinze (15) jours suivant la cessation du travail. L’employeur peut valablement faire cette déclaration au nom
de la victime.
Dans tous les cas, le certificat médical doit indiquer la nature de la maladie, ses manifestations mentionnées
aux tableaux et ses suites probables.
La déclaration d’accident ou de maladie professionnelle exige plusieurs opérations administratives qui incombent
soit au travailleur, à l’employeur, au médecin traitant ou à l’organisme. Il s’agit entre autre de :
L’enregistrement de l’accident ou de la maladie professionnelle ;
- La vérification de l’immatriculation de la victime ;
- L’ouverture du dossier de la victime et l’attribution d’un numéro ;
- La réception du certificat médical de première constatation de l’accident du travail ou de
la maladie professionnelle ;
C’est l’employeur qui est responsable de la déclaration de l’accident ou de la maladie dès qu’il en a connaissance.
La déclaration doit être faite immédiatement ou plus tard dans les 48 heures.
La déclaration précise le lieu, la cause, les circonstances, les suites probables de l’accident, les noms, prénoms, âges,
sexe et catégorie professionnelle de la victime, l’adresse de l’entreprise.
Elle est établie en quatre (4) exemplaires sur les imprimés officiels délivrés par l’Institut à cet effet et qui sont
transmis selon le schéma suivant :
- Un exemplaire à l’INPS dans les 48 heures ; (Volet1)
- Deux exemplaires à l’Inspection Régionale du travail du ressort, (Volet 2 et 3)
- Un exemplaire à conserver dans les archives de l’entreprise (Volet 4)
En cas d’accident de trajet, la victime ou ses ayants droit sont tenus de prévenir l’employeur dans les 48 heures
suivant l’accident.
La transmission par l’employeur se fait soit par dépôt manuel contre récépissé, soit par envoi sous pli recommandé
avec accusé de réception, le reçu délivré par la poste tenant lieu de récépissé.
Une enquête légale effectuée par l’Inspection du travail est obligatoire lorsque d’après les certificats médicaux,
l’accident entraîne la mort ou une incapacité permanente partielle de la victime.
LES PRESTATIONS :
LES PRESTATIONS DE L’INCAPACITE TEMPORAIRE :
Les prestations accordées aux victimes comprennent, qu’il y ait ou non interruption de travail :
Les prestations en nature :
la couverture des soins médicaux et chirurgicaux, et les frais pharmaceutiques et accessoires ;
la couverture des frais de transport de la victime de sa résidence habituelle à la formation sanitaire ;
la couverture des frais d’hospitalisation ;
la couverture des frais funéraire, de transport du corps de la victime au lieu de sépulture.
L’indemnité journalière :
L’indemnité journalière est due à la victime pendant la période d’incapacité temporaire qui l’oblige à
interrompre son travail.
Elle est payée sans distinction de jours fériés ou ouvrables pendant toute la période d’arrêt de travail.
Modalités de paiement de l’indemnité journalière
Les indemnités journalières sont versées à la victime à partir du 1 er jour qui suit l’arrêt de travail consécutif
à l’accident, sans distinction entre jours ouvrables et dimanches ou jours fériés pendant toute la période
d’incapacité de travail.
L’indemnité journalière doit être réglée mensuellement. Elle est mise en paiement par l’Institut dès la
réception de tout certificat médical attestant la nécessité d’arrêt de travail.
Le versement est suspendu à compter de lendemain du jour où a été constatée par le médecin traitant, la
consolidation ou la guérison de la blessure ou le décès de la victime.
LES PRESTATIONS DE L’INCAPACITE PERMANENTE OU EN CAS DE DECES
En cas de réduction de la capacité physique du travailleur suite à un accident du travail ou à une maladie
professionnelle, l’INPS sert à la victime une rente.
La rente est due à la victime en proportion de l’incapacité de travail subie du fait de l’accident quel qu’en soit
le taux.
En cas de décès du travailleur suite à un accident ou à une maladie professionnelle l’Institut sert aux ayants
droit (conjoints survivants, enfants, descendants et ascendants) de la victime des rentes.
Modalités de paiement des rentes
Les rentes sont payées à la victime ou à ses ayants droit.
Elles sont payables soit trimestriellement, soit mensuellement soit annuellement en fonction du taux
d’incapacité ou du montant de la rente
En ce qui concerne le taux de rente inférieur ou égal à 10% le rachat de la rente est accordé automatiquement.
FIN