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Introduction aux Systèmes d'Information Géographique

Le programme de SIG2 vise à enseigner les principes fondamentaux des systèmes d'information géographique, y compris leur organisation, leurs composantes et leurs fonctionnalités. Les étudiants apprendront à utiliser des outils SIG pour l'affichage, l'analyse spatiale et la création de cartes. Le module comprend des cours théoriques et pratiques, avec une évaluation basée sur un projet.
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Introduction aux Systèmes d'Information Géographique

Le programme de SIG2 vise à enseigner les principes fondamentaux des systèmes d'information géographique, y compris leur organisation, leurs composantes et leurs fonctionnalités. Les étudiants apprendront à utiliser des outils SIG pour l'affichage, l'analyse spatiale et la création de cartes. Le module comprend des cours théoriques et pratiques, avec une évaluation basée sur un projet.
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Programme de SIG2

UE-Recherche et Traitement de l’Information : 6 crédits


• Recherche bibliographique et communication scientifique
• Techniques et outils de collectes des données
• Statistique et analyse de données
• Systèmes d'information géographique 2 (SIG2)

SIG2 Coef: 1,5


Volume horaire: 15h ( 6 CM; 9h TD/TP)
Evaluation: Projet d’UE

M. THIAM Sina
Enseignant -DEAA/ STI
CSSVE-DEAA
Module SIG
Objectif du module
• Connaître les principes de base des SIG
• Connaître les composantes d’un SIG
• Connaître l’organisation des données dans un SIG
• Connaître le système de projection
• Etre capable utiliser un outil SIG:
– Affichage et création de données,
– Élaboration de Requêtes,
– Géoréférencement d’image
– Analyse thématique,
– Analyse spatiale : géotraitement et requête spatiale
– et édition des cartes: réalisation de mise en page
Contenu du programme
•I- Rappel des notions fondamentales
1. Définitions
2. Discipline impliquée dans les SIG
3. Composantes et fonctionnalités
•II-Notions liées à l’ Analyse spatiale
1. Notion d'Espace
2. Notion de Distance
3. Notion de Centroïde
4. Échelles et Qualité des données.
5. Notion de topologie
6. Structuration de données et représentations (données vecteurs / raster )
III- Prise en main d'un outil: fonctionnalité avancée
• Création et affichage des données
• Jointures attributaire et spatiale
• Création de buffer et création de polygone de thiéssen
• Principe du Géoréférencement
• Mise à jour de données
• Création de données par croisements: géotraitement.
• Utilisation de scripts: calcul de superficie, longueur
• Report de coordonnées GPS
• Utilisation d'extension: calcul de distance, Interpolation IDW ou Spline
• Interrogation des données raster
I- Rappel des notions fondamentales

Définition et composition des SIG


1.1 HISTORIQUE DE SYSTÈME D'INFORMATIONS GÉOGRAPHIQUES

 La notion de Système d'Informations Géographiques (SIG)


est apparue dans les années 60 et résulte de l'extension des
bases de données à tous types de données localisable
(géographique).
 Les SIG apparaissent comme des outils de gestion, de
planification, d'aide à la décision et de suivi-évaluation
prenant en compte la dimension spatiale.
 Les SIG permettent l’analyse multicritère temporelle et
spatiale des données.
Contenu
•I- Rappel des notions fondamentales
2. Définitions

SYSTÈMES D'INFORMATION GÉOGRAPHIQUE (SIG): Un ensemble de


principes, de méthodes, d'instruments et de données à référence
spatiale utilisés pour saisir, conserver, transformer, analyser,
modéliser, simuler et cartographier les phénomènes et les
processus distribués dans l'espace géographique. Les données sont
analysées afin de produire l'information nécessaire pour aider les
décideurs.
(Thériault, 1992)
3. Système d‘Information Géographique

Système informatique permettant, à partir de diverses sources, de


rassembler et d'organiser, de gérer, d'analyser et de combiner,
d'élaborer et de présenter des informations localisées
géographiquement, contribuant notamment à la gestion de l'espace.
(Société française de photogrammétrie et télédétection,1989)

Modélisation
I.4. Le paradigme des SIG
I.5 Les principales disciplines impliquées
Les SIG, une technologie synergique et multidisciplinaire qui intègre
des principes et des méthodes issues de plusieurs disciplines:
·La géographie: identification des classes de phénomènes, des processus, des
modalités d'organisation spatiale et de méthodes d'analyse spatiale.
·La cartographie: méthodes de représentation de l'espace géographique.
·La télédétection: techniques d'acquisition et de traitement de données.
·La photogrammétrie: interprétation de photographies aériennes et
techniques de mesure en trois dimensions.
·La géodésie: méthodes de localisation de haute précision.
·La statistique: méthodes d'analyse, de synthèse et d'interprétation des
données.
·L'informatique: conception assisté par ordinateur, SGBD, etc.
·La mathématique: géométrie analytique, topologie, trigonométrie, théorie
des graphes, algèbre…..
I.6 Quelques domaines d'application des SIG

· Énergie et Électricité: localisation des câbles et tuyaux souterrains,


rééquilibrage des réseaux électriques, planification et entretien des
installations, localisation des dépenses énergétiques, etc.

· Génie civil: Gestion de réseau routier, l’évaluer l’impact de


l’emprise d’une route;

· Eau et assainissement: gestion de réseau d’EAP, gestion des


déchets, gestion de pollution

· Hydraulique: Gestion des ouvrages, zone d’influence des ouvrages


I.6 Quelques domaines d'application des SIG

Les SIG sont utilisés pour gérer et étudier une gamme très
diversifiée de phénomènes et de réseaux de phénomènes:
· Ressources naturelles: protection des zones humides, études
d'impact environnemental, gestion des produits dangereux, etc.
· Réseaux urbains: localisation à partir des adresses civiques,
planification des transports, développement de plan d'évacuation,
etc.
· Administration municipale: gestion du cadastre, zonage, évaluation
foncière, gestion de la qualité des eaux, entretien des infrastructures,
schémas d'aménagement, etc.
· Santé: épidémiologie, répartition et évolution des maladies,
distribution des services sociaux-sanitaires etc;
Les composantes d’un SIG
I.7 Les composantes structurelles d'un SIG

Certaines définitions des SIG


intègrent les procédures
I.8 Les composantes informatiques d'un SIG
I.9 Fonctionnalités d’un outils SIG
• Abstraction: organisation et modélisation des données
(base de données géographique)
• Acquisition: intégration des données dans le système
• Affichage: représentation et mise en forme des données
• Analyse: traitements des données ( requêtes, spatial,
thématique…)
• Archivage: structuration et stockage des données

Création et Affichage de donnée, Gestion des tables


d’attributs, Requête attributaire et spatiale , Croisement de
couche, Géoréférencement, Analyse Thématique, Analyse
Spatiale, Edition des cartes (Mise en page)
I.10 Exemples de questions auxquelles un SIG peut répondre

 Quel est l'état des routes dans une commune?


Quelles sont les habitations concernées par une
éventuelle inondation?
 Quel est le chemin le plus rapide pour aller d’un
point A à un point B?
 Quelles sont les zones à risques si une substance
toxique se déverse à un endroit?
 Où implanter des infrastructures selon un critère
spatial?
 Trouver les zones favorables à une activité
anthropique?
I.11 Données

• Fichier de données (Shapefile)


• Coordonnées (Relevé GPS)
• Base de données
• Images ( carte scannée, photographie aérienne,
image satellitaire…)
• Fichier Grid

Information Géographique
Outils logiciels
ArcGis, MapInfo, Qgis …
I.12 Information Géographique
Une information est dite Géographique lorsqu’elle est localisable ou
lorsqu’elle se rattache à un objet localisable; la localisation des
objets étant applicable dans un repère explicite préalablement
défini » CHAMBON P. 1991

L’information Géographique a principalement trois composantes:


 Géométrique , c’est le mode de représentation (forme) de l’objet
dans l’espace: point, ligne, polygone
 Attributaire (descriptives),c’est une donnée textuelle associée à
une géométrie (objet): colonne ou champ
 Relation topologique, il s’agit de relations spatiales entre les
objets: adjacence, connectivité, proximité, intersection… etc
l’information géographique
Les données géographiques sont des données localisées à la surface
terrestre.
Information Géographique (suite)
Composantes:
 Géométrique : point, ligne, polygone
Exemple: * Forage Route Lac
 Attributaire : colonnes ou champ

Code Nom Cout (Fcfa) Longitude Latitude


Fr01 Forage de 5 200 000 -5,2547821 8,365874
Ouéléssebougou
Fr02 Forage de Sénou 8 351 000 -6,8142574 11,715428

 Relation topologique: adjacence, connectivité, proximité,


intersection… etc.
I.13 Organisation des données: Structurer l'information géographique

Données spatiales Données alphanumériques


organisées en couches structurées en base de données

Modélisation

Réalité terrain Base de données géographique = ensemble de couches


superposables
Exemple de carte
Organisation des données: Modélisation

Représentation simplifiée des objets ou phénomènes


réels

GeoBase: Couche de Données thématiques: Tables d’attributs


données
Code nom Longitude Latitude Nature
E01 -3,59217 12,35874 Ecole
M02 -4,54834 13,48124 Marché

Id nom Longueur Type Description


Rn1 Principale
Rd1 secondaire

Numéro nom Superficie ….. Nature


1
2
Type de données dans les SIG

Vecteurs: Données DAO, GPS, etc.

Rastérisation

Vectorisation
Raster: Images, Grid, etc.
Contenu

•II-Notions liées à l’Analyse spatiale

1. Notion d'Espace
2. Notion de Distance
3. Notion de Centroïde
4. Échelles et Qualité des données.
5. Notion de topologie
6. Structuration de données et représentations (données
vecteurs / raster)
II-Analyse spatiale

1. Notion d'Espace
II.1 Espace
Qu’est-ce que l’espace ?
La notion d’espace est diversement définie.
On entend dans le vocabulaire courant : espace médiatique, espace
sociale, espace mathématique, espace universitaire, espace extra-
terrestre, espace de temps, espace aérien, etc.
L’espace peut être défini comme l’étendue d’un phénomène ou
encore l’étendue définie dans une discipline ou encore l’étendue
entre deux limites.
Dans notre cas l’espace renvoie à la notion d’étendue située dans un
territoire , à la notion de zone.
2. Distance

Qu’est-ce que la distance ?


mesure dans l'espace mathématique de l'écart entre deux points.
La distance est une mesure de l’écart entre deux états, deux
positions. Il existe deux grands ensembles de distance :
la distance mathématique et la distance cognitive.
Plusieurs types de mesure de la distance sont effectués en
mathématique: la distance euclidienne appelée encore distance à vol
d'oiseau ou distance horizontale, la distance rectilinéaire, la distance
topographique.
Les distances mathématiques expriment les écarts en unités
métrique ou angulaire.
Qu’est-ce que la distance ?
Il s'agit par exemple de la distance coût, de la distance horaire.
Ainsi, on dira que Cotonou est à 15 000 F de Ouaga par Bus ou à 175
000F par voie aérienne. Accra est à 1 heures de Lomé par voie
terrestre.
A côté de ces usages très pratiques de la distance, il existe un autre
type de distance : La distance cognitive, la distance affective.
La distance cognitive entraine un éloignement subjectif ou un
rapprochement subjectif entre deux points. Ainsi deux individus
auront tendance à sous-estimer la distance qui les sépare en raison de
considération affectives. Ils feront de la surestimation des distances
dès qu'ils ont un sentiment répulsif.
Qu’est-ce que la distance ?
La distance, l'auto corrélation spatiale sont fortement utilisé en
analyse spatiale pour résoudre des problèmes concrets. Il s'agit de
l'optimisation des positions, l'optimisation des parcours, le
comblement de lacunes dans les données etc. Pour cela l'analyse
spatiale s'appuie sur la cartographie et sur la statistique spatiale.
3. Centroide
Le centroïde d'une distribution spatiale
Dans une distribution spatiale, le centroïde correspond au point moyen ou
au point central. Les coordonnées du centroïde correspondent à la moyenne
des coordonnées en X et Y.
Ce point correspondant au point qui minimise les distances. Le centroïde est
utilisé dans l'optimisation des positions
Le barycentre d'une distribution spatiale
Le barycentre est un centroïde qui est affecté par une propriété
supplémentaire. Il correspond à la moyenne pondéré des coordonnées en X
et en Y.
Le barycentre est utilisé dans l'optimisation des positions dans un ensemble
de point affecté d'une variable.
II.3 Analyse spatiale

Définition de l’analyse spatiale

Etude des relations entre objets géographiques : consiste à établir


des relations entre les objets en fonction de leurs localisations
respectives dans l'espace (distance, proximité, situation).

Elle permet de tester une hypothèse fondamentale selon laquelle, la


position d’un phénomène est liée à celle de la position d’un autre
phénomène.

Exemple:
la distribution spatiale des villages est-elle liée à la distribution des
cours d’eau ?
La distribution de la prévalence du paludisme est-elle fonction de la
distribution spatiale des précipitations ?
ANALYSE SPATIALE
DEFINITION
Que faut-il entendre par analyse spatiale ?
L’analyse est une démarche scientifique qui procède à l’examen des
parties pour comprendre le tout. C’est une démarche de résolution
des problèmes en les décomposant en unités élémentaires
saisissables par l’esprit. Il s’oppose à la synthèse. Pour cela, l’analyse
procède par catégorisation en établissant un ensemble de critères.
Qu’est-ce qu’analyser ?
Analyser un phénomène consiste donc à déterminer sa
composition. Les composantes identifiées doivent donc être
significatives pour être examinés de façon détaillée afin de mieux
comprendre.
Analyser l’espace consister donc à le décomposer en unité
significative pouvant être examiné. Dans cette démarche, on
considère qu’il est plus aisé de comprendre un phénomène lorsqu’il
est petit, simple et que la bonne connaissance de l’ensemble des
parties permet de comprendre le tout.
Qu’est-ce que l’analyse spatiale ?
L’analyse spatiale consiste donc décomposer un phénomène
dans une étendue par réduction de sa complexité. Cette réduction
conduit à l’identification des formes récurrentes ou particulières qui
ont de la signification. Il est important de comprendre les deux
aspects de l’analyse spatiale : l’approche scientifique (l’analyse) et
l’objet de cette approche (l’espace).
Faire l’analyse spatiale d’un phénomène consiste donc à appliquer
une approche scientifique à l’étude de phénomène dans une zone
donnée.

Il s’agit d’une analyse de phénomène distribué dans l’espace.


Les usages de l'analyse spatiale

Les usages de l'analyse spatiale


L'analyse spatiale permet de répondre à de nombreuses questions
pratiques.
 Elle permet par exemple l'optimisation des positions,
 l'optimisation des parcours,
 le suivi de l'évolution des phénomènes dans l'espace,
 d’étudier les relations entre phénomènes distribués dans
l’espace, de faire de la modélisation.
La statistique spatiale
La statistique spatiale regroupe un ensemble de technique
statistiques afférents à l‘analyse de l'information dans l'espace.
C'est une statistique spéciale dans la mesure où elle doit tenir
compte de la position des objets. Elle prend donc toujours en
compte au moins deux variables que sont les coordonnées des
objets dans le plan et une propriété particulière des objets.
La statistique spatiale comprend :
la statistique globale et la statistique locale.
Statistique globale

En statistique globale, on part d'un ensemble de points distribués


dans un espace donné pour produire une statistique qui les
caractérise. La statistique globale produit des informations qui
résument une distribution spatiale.

Quelques indicateurs statistique permettant de résumer une


distribution spatiales : le centroïde, le barycentre, la distance
standard, l'ellipse de déviation standard.
Cela correspond respectivement en statistique classique à la
moyenne, la moyenne pondéré, la médiane, l'écart type, le coefficient
d'asymétrie.
La distance standard
La distance standard est une mesure de la dispersion autour d'un
centroïde ou d'un barycentre.
Elle informe sur la structure de distribution spatiale et peut conduire,
dans certain cas à prendre le point médian à la place du centroïde
dans le même schéma que l'utilisation de la médiane à la place de la
moyenne dans une distribution asymétrique.

Statistique locale (interpolation spatiale)

La statistique locale est le second type de statistique spatiale.


Elle consiste sur un semis de point connu dans un espace, à produire
des informations sur les points non connus dans le même espace. Elle
regroupe l'ensemble des techniques d'interpolation et d'estimation
spatiale ainsi que la détermination de la structure spatiale des
distributions spatiales.
4-Échelles et Qualité des données.
5- Notion de topologie
6-Structuration de données et représentations (données
vecteurs / raster ; cartes par mailles, ...)
II.4 Échelles et Qualité des données.
II.4.1 La notion d’échelle
L’échelle est le « rapport existant entre une longueur réelle
et sa représentation sur la carte »,
« rapport entre les dimensions ou distances marquées sur
un plan avec les dimensions ou distances réelles » (Petit
Robert, édition 1995, 2551p).

La donnée numérique et les outils de zoom des logiciels permettent


une grande liberté dans les échelles de visualisation de la donnée.
Avec les SIG, on parle plutôt d’échelle d’utilisation, c’est à dire le ratio
entre l’échelle à laquelle la donnée a été numérisée et les limites de
son exploitation.

L’échelle d’utilisation dépend de l’usage de la base de


données, de la précision géométrique ainsi que de
l’exhaustivité des informations géographiques voulues.
L'échelle
•L'échelle est la valeur de réduction linaire de la carte. La
terre étant courbe, la projection sur une carte engendre
des déformations peu sensibles à grande échelle mais
remarquables à petite échelle.
•Deux représentations possibles de l'échelle: graphique
(réduction par photocopie et unités anglaises) ou
numérique.

Le plan a une échelle supérieure à 1/10 000


La grande échelle: 1/10 000 à 1/ 25 000
La moyenne échelle: 1/25 000 à 1/250 000
La petite échelle est supérieure à 1/250 000
L'échelle cartographique et l'implantation
Petite échelle

Grande échelle
5. 1 Notion de topologie

La topologie structure les primitives graphiques ( ligne et


polygone) en décrivant les relations spatiales entre ces
dernières. La topologie construit et gère les
informations sur la position mais surtout les relations
spatiales des objets entre eux. Essentiellement les
relations de connexion entre les lignes et d'adjacence
entre les polygones

La topologie permet de garantir un niveau de qualité lors de


la création des données.
5.1 Topologie
• La topologie exprime les relations spatiales entre des
entités vectorielles (points, polylignes, polygones)
connectées ou adjacentes dans un SIG.
• Des données topologiques ou basées sur une topologie
sont utiles pour détecter et corriger les erreurs de
numérisation (par ex. deux lignes sur une couche
vectorielle de routes qui ne se croisent pas parfaitement
à une intersection).
• La topologie est nécessaire pour effectuer certains types
d’analyse spatiale, comme l’analyse de réseau.

La topologie permet de garantir un niveau de qualité lors de la création des


données.
II.5.2 Le modèle topologique

Il existe deux niveaux topologiques :


 La topologie de réseau, décrit la relation entre des ensembles
linéaires (polylignes) par leurs extrémités qui sont les nœuds.
Chaque arc possède un nœud de départ et un nœud d’arrivée
permettant de connaître la relation entre deux arcs, ainsi que son
sens. A partir de ces éléments nous pouvons calculer des
itinéraires, des zones d’attractivités, …

La topologie permet de garantir un niveau de qualité lors de la création des données.


5.2 Le modèle topologique
 La topologie de voisinage permet à partir des arcs constituant le
polygone de connaître les voisins de chaque surface.

La structuration topologique implique en général que :


• on trouve un nœud à l'intersection des lignes qui se croisent,
• une ligne ne s’intersecte pas elle-même,
• et les polygones sont correctement fermés.
La topologie permet de garantir un niveau de qualité lors de la création des données.
6-Structuration et représentation de données (données vecteurs/
raster)
Les données vecteur
Il s'agit d'un mode dans lequel le plan est composé d'éléments géométriques de base
(point, ligne, polygone) s'appuyant sur des points connus par leurs coordonnées.
III. Pratique
III- Prise en main d'un outil: fonctionnalités avancées
•Création et affichage des données
•Report de coordonnées GPS
•Jointures attributaire et spatiale
•Création de buffers et création de polygone de thiéssen
•Principe du géoréférencement
•Mise à jour de données ( attributs et géometrie)
•Utilisation d'extensions: calcul de distance, Interpolation IDW ou
Spline
•Interrogation des données raster
•Edition d’une carte
Géotraitement
• Géotraitement : exécution méthodique d’une séquence
d’opérations sur les données géographiques pour créer de
nouvelles informations.

• Les opérations de géotraitement les plus couramment utilisées


sont: la superposition d’entités géographiques, la sélection et
l’analyse d’entités, le traitement topologique, le traitement raster
et la conversion de données.

• Le géotraitement permet de concaténer des séquences d’outils et


d’alimenter ainsi chaque outil avec les résultats d’un autre. Vous
pouvez utiliser cette fonctionnalité pour composer une variété de
modèles de géotraitement (séquences d’outils) vous permettant
d’automatiser votre travail, effectuer une analyse et résoudre des
problèmes complexes.
Les géoréférences
· Les géoréférences servent à établir une correspondance entre la
position des entités géographiques sur le territoire et leur
localisation dans la géobase.
On peut définir des géoréférences nominales, ordinales et numériques.
· Les géoréférences nominales expriment la localisation en utilisant des
toponymes, des adresses civiques, des codes postaux, etc.
· Les géoréférences ordinales utilisent une grille régulière (matrice, index de
feuillets topographiques, etc.) ou un géocode hiérarchique pour localiser les
objets dans une structure ordonnée.
· Les géoréférences numériques utilisent des systèmes de coordonnées pour
exprimer la position des objets dans l'espace.
Le Géoréférencement est le processus par lequel, on attribue à une entité
cartographique un emplacement spatial en lui donnant des coordonnées
géographiques et en appliquant une transformation. Cette pratique ne doit
pas être confondue avec la géolocalisation qui consiste à localiser un objet sur
un plan.
Géoréférencement
• Géoréférencement :
processus consistant à décrire la position et la forme correctes des
entités, généralement en attribuant les coordonnées d’un système
de référence connu de type latitude/longitude ou UTM (Universal
Transverse Mercator).
Le géoréférencement permet de regrouper différents jeux de
données SIG sous forme de superpositions de couche
d’informations géographiques.
Pour réaliser un géoréférencement d’images, il faut disposer de
points de contrôles ou points de calage. Il s’agit des points
remarquables sur l’image dont les coordonnées sont connues.
Les géoréférences
Les systèmes de coordonnées
· Les géoréférences numériques utilisent des systèmes de
coordonnées pour exprimer la position des objets dans l'espace.
· Les systèmes de coordonnées servent à exprimer la localisation
dans un espace plan (deux dimensions) ou sphérique (trois
dimensions définissant la surface d'une sphère).
· Les coordonnées planes peuvent être exprimées selon le système
cartésien (abscisse et ordonnée définissant des axes X et Y
orthogonaux qui se croisent à l'origine) ou le système polaire
(distance à l'origine et un angle avec une direction de référence).
· Les coordonnées sphériques expriment la position d'un lieu sur la
Terre en utilisant les notions de latitude, longitude, méridien,
parallèle, pôle, équateur etc.
Les géoréférences
Les géoréférences
Les géoréférences numériques
· Les géoréférences numériques traduisent les positions par des ensembles de
coordonnées mesurées sur la Terre dans un plan de projection.
· Les coordonnées projetées sont exprimées dans un système cartésien établi en
fonction d'une référence géodésique.
· La référence géodésique est définie par une projection cartographique, un
ellipsoïde terrestre et un système d'unités (mètres, pieds, etc.).
· Des équations de projection permettent de convertir entre les coordonnées
géographiques (latitude, longitude) et les coordonnées planes (X, Y).
· Les ellipsoïdes permettent de compenser pour l'aplatissement de la Terre sur
les pôles en établissant des différences régionales entre le rayon polaire et le
rayon équatorial.
· Les ellipsoïdes et les références géodésiques utilisées varient selon les régions
et les époques.
Les géoréférences
Les projections
Les surfaces développables
· Une projection est établie en effectuant le report des positions sur la Terre vers un
plan de projection localisé par rapport à la sphère terrestre.
· Une projection peut être décrite par des paramètres de forme, de position,
d'aspect, de méthode, de référence, etc.
· Les surfaces développables définissent les formes de projection de nature
géométrique. Il existe aussi un large éventail de projections basées uniquement
sur des équations algébriques.
Les projections
L'aspect de la projection
· L'aspect de la projection est déterminé par la position et l'orientation des méridiens et des
parallèles de référence utilisés pour définir le plan de projection.
· Une projection est dite en aspect équatorial lorsque le parallèle de référence du cylindre ou
le point central du plan azimutal est situé sur l'équateur terrestre.
· Une projection est dite en aspect transverse lorsque le cylindre touche la terre le long d'un
méridien. Elle est dite en aspect polaire lorsque le sommet du cône ou le centre du plan
azimutal est situé sur ou au-dessus d'un pôle. On distingue les aspects polaire nord et
polaire sud.
· Une projection est en aspect oblique dans tous les autres cas.
La projection transverse de Mercator et le système UTM projections
La projection UTM est largement utilisée pour produire les cartes topographiques
dans de nombreux pays. Ses paramètres de construction permettent de minimiser
les altérations de superficie et de distance lorsque l'échelle est suffisamment
grande. Les angles et les formes sont préservés puisqu'il s'agit d'une projection
conforme.

Le Monde est divisé en 60 fuseaux larges de 6 degrés en longitude.


Les méthodes d'interpolations

L’interpolation consiste à dériver, à partir de points connus, les valeurs


des points non connus en s'appuyant sur un modèle (une fonction
mathématique) qui définit les relations entre les différents points.
Il existe un nombre important de modèle d'interpolation. Il sont
généralement repartis en deux principaux groupes :
 les modèles déterministes ou exactes
 et les modèles probabiliste ou stochastique.
Parmi les modèles déterministes, les plus rependus sont l'IDW
(Inverse Distance Weight) et le spline.
Méthode Inverse Distance Weighted (IDW)

• Permet d'interpoler une surface à partir de points en


utilisant une technique de pondération basée sur l'inverse
de la distance (IDW) .
• L'interpolation IDW (Inverse distance weighted)
détermine la valeur des cellules en calculant une
moyenne pondérée à partir des valeurs des points du
voisinage.
• La pondération est inversement proportionnelle à la
distance séparant le centre de la cellule des points de
mesure du voisinage.
• Les valeurs de sortie de la fonction IDW sont limitées par
les valeurs utilisées pour faire l'interpolation.
Méthode Inverse Distance Weighted (IDW)

• La fonction IDW est une moyenne et une moyenne ne


peut pas être plus grande que la valeur la plus grande.
• Il est donc impossible de créer des crêtes ou vallées si
les valeurs nécessaires ne sont pas présentes dans la
donnée de départ.
• Pour avoir un bon résultat, il faut un échantillon
suffisamment dense et ce en fonction des variations
locales.
• Si les données d'entrée sont clairsemées ou inégales, le
résultat obtenu ne sera pas vraiment représentatif.
Méthode SPLINE

 Permet d'interpoler une surface à partir de points en utilisant


une technique de Spline de courbure minimum.
 La méthode d'interpolation Spline convient à un grand nombre
d'applications. Elle consiste à faire passer une ligne par les
points de voisinage tout en minimisant la courbure de la
surface. Le voisinage est défini par les n points les plus proches.
 Méthode adaptée aux surfaces sur lesquelles les variations sont
peu importantes. Exemple d'une altitude, de la hauteur d'une
nappe phréatique, du degré de concentration d'une pollution,...
 La méthode Spline peut donner des résultats incorrectes lorsque
les variations sont importantes sur une distance horizontale
courte car elle peut se traduire par une surestimation ou une
sous-estimation de la valeur.
Notion de cartographie
Notion de cartographie

La cartographie est ≪ l'ensemble des études et


opérations scientifiques, artistiques et techniques
intervenant à partir d'observations directes ou
d'exploitations d'un document en vue d'élaborer
des cartes, des plans et autres moyens d'expression
ainsi que de les utiliser ≫ Cf. définition de l'ACI (Association
Cartographique Internationale)
Notion de cartographie
Définition d'une carte
La carte est une représentation géométrique, simplifiée et
conventionnelle sur un plan, de phénomènes concrets ou abstraits
définis en fonction d’un but ou des besoins visés.
Elle contient une quantité d'informations et selon la nature des
données cartographiées, on parlera de cartes topographiques ou de
cartes thématiques
Les différents types de carte
La carte topographique
 représentation des éléments de la surface de la terre à savoir le
relief et les éléments du paysage : les réseaux hydrographiques, les
voies de communication ainsi que les ouvrages de franchissement,
le bâti, les forets.
 En d'autres termes: description précise et exhaustive du terrain
avec des renseignements généraux (limites administratives,
toponymie…).
Notion de cartographie

Les différents types de carte

La carte thématique est destinée à l'étude d'une thématique


précise. Elle représente l'état des données à un moment précis.
Exemple de carte thématique:
la carte de végétation,
la carte pédologique ,
la carte scolaire,
la carte sanitaire,
la carte géologique,...

En fonction des besoins, il est possible de croiser plusieurs thèmes


(données) sur une carte thématique afin d'obtenir la synthèse d'un
phénomène donné.
Qualités d'une carte
On distingue les qualités fondamentales qui tiennent à la valeur intrinsèque
du document et les qualités graphiques qui s'apparentent à sa mise en
forme.
Qualités fondamentales
- Adéquation du produit: le lecteur doit pouvoir extraire l'information qui
l'intéresse,
- Précision: des données et graphiques,
- Exactitude: dans la saisie des données et dans l'interprétation
cartographique,
- Fiabilité: l'âge des données, leur valeur explicitée par les sources dont
elles sont issues, nature des techniques utilisées pour la réalisation de la
carte,..
Qualités graphiques
- lisibilité: une bonne perception du contenu
- Sélectivité: densité des objets, niveaux de lectures choisis, nombre de
couleurs utilisé, bonne adéquation des règles graphiques
- Esthétique: gout et sens artistique.
Les informations sur une carte

La figuration des détails du paysage, des données d'un phénomène,


fait de la carte un véritable support mettant en exergue l'occupation
du sol, la synthèse de données,...

La carte véhicule ainsi des données tant qualitatives (routes, type de


route, fleuve, bâtiments, édifices,...) que quantitatives (population
d’une localité, débit d’un forage,...)

Pour faciliter l'usage de la carte topographique, des renseignements y


sont portés sur la marge de la carte. Il s'agit des graduations, des
renseignements administratifs et techniques, de la légende, de
l’auteur, de la sources des données, la daté de réalisation...
Les informations sur une carte
Il s'agit d’informations placées autour du contenu de la carte et qui
fournissent à l'utilisateur les détails pour une bonne compréhension:
 Le titre ou le nom de la carte réalisée,
 Une légende qui identifie la sémiologie graphique,
 Une échelle graphique et/ou numérique,
 La source des données,
 L’indicateur du nord,
 L’auteur (le nom et le logo du réalisateur),
 La date d’édition,
 Une carte de situation (optionnel),
 Un quadrillage,
La légende d’une carte

Ensemble signes conventionnels (adoptés à chaque production d'une carte)


pour la représentation des divers éléments du paysage:
 des réseaux routiers , hydrographiques, etc.
 des services administratifs, infrastructures sociales
 de la végétation, les cultures, les limites distractives
 toponymie (nom des localités, nom des lieux remarquables)

L'abondance de ces informations exige que les cartes topographiques soient


publiées en plusieurs couleurs afin de faciliter leur lisibilité.

Convention: A chaque thématique majeure ( catégorie d’information)


correspond quasi universellement une couleur :
 Rouge,Noir: habitat, voies de communication, toponymie, quadrillage
 Bistre et Jaune: courbes de niveau, nature du terrain
 Bleu: hydrographie, point d’eau, zone humide
 Blanc: aires mises en cultures, espace vide ou sans précision
 Vert : espace vert, foret, zone boisée
Elément d’une carte
• La légende: Dictionnaire exhaustif des signes utilisés sur une carte.
Établie logiquement (ordre croissant,...)
Echelle d’une carte

 1/50 000; --> 1cm vaut 500 m


Exemple d’une carte :
Répartition spatiale des
barrages de la région du
Sud-Ouest du Burkina Faso
Le processus de réalisation d'un SIG
D'une façon synthétique, Les principales étapes à respecter sont :
Etude des besoins pour une (re)formulation des attentes des
utilisateurs du système
Décrire les processus et procédures de traitement des données
 Acquisition du matériel informatique
Identification des données et des sources de données
 Structuration de la base de données et son implémentation
 Acquisition des données de base (fichiers graphiques)
 Constitution de la base de données
 Collecte des informations descriptives
 Eventuellement élaboration d'une interface pour la gestion de
la base de donnée
Utilisation un outil SIG: (Qgis ou ArcGis)

• Création et Affichage de données,


• Elaboration de requêtes
• Analyse spatiale
• Analyse thématique
• Edition de cartes

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