LA MODELISATION
MACROECONOMIQUE : PERSPECTIVE
DES PAYS EN DEVELOPPEMENT
Birahim Bouna NIANG
Professeur titulaire
FASEG/UCAD
1
I- Caractéristiques générales des modèles
macroéconométriques
II- Modèle macroéconométrique type
appliqué à un pays en développement
III- Evaluation des modèles
macroéconométriques
IV- Utilisations des modèles
macroéconométriques : prévision et
variantes 2
I- Caractéristiques générales des
modèles macroéconométriques
Qu’est ce qu’un modèle ?
- le modèle est une représentation simplifiée de la
réalité (outil d’aide à la décision)
- le modèle est à l’économiste ce que la carte est
au géographe
Quels sont les avantages des modèles
appliqués par rapport au « dire d’expert » ?
- la formalisation de relations de comportement
pouvant faire l’objet d’une lecture et d’un contrôle
par une personne extérieure ;
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- la prise en compte d’un nombre illimité de
mécanismes interdépendants
- l’assurance de la cohérence comptable de
l’équilibre obtenu ;
- la possibilité de comparaisons formelles
avec d’autres modèles et la description
objective des différences
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Quel est l’objet des modèles appliqués aux
pays en développement ?
Gouvernements
- faciliter la formulation des stratégies de
développement ;
- quantifier les effets des mesures de
politique économique ;
- analyser la soutenabilité des politiques
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Organismes multilatéraux (FMI, Banque
Mondiale)
- monitoring des programmes de stabilisation et
d’ajustement structurel ;
- formulation de programme d’assistance aux pays
partenaires ;
- instrument de dialogue entre créanciers-
donateurs-emprunteurs
Agences de notation – banques
d’investissement
- évaluation du risque pays ;
- établissement scénarii service de la dette
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TYPE DE MODELE OBJET EXEMPLES LIMITES
CONTRAINTES
- Comportements
- Modèle TABLO non analysés
- Modèle non
Modèle comptable Projections - Modèle RMSM utilisable pour
analyser des
réformes
- Modèle de Khan, - Coût de
Aque, Monteil construction et de
- Prévision gestion
Modèle macro- - Modèle de - Nécessité d’une
économétrique - Simulation programmation actualisation
financière
- Simulation - Modèle 123 - Phénomènes
Modèle d’équilibre (pauvreté, réformes) dynamiques non
général calculable (DSRP) analysés
- Analyse - Lourdeur liée à la
Modèle de prospective taille
dynamique - Analyse de la - Modèle T21 - Exigences en
multisectorielle durabilité (ODD) bases de
données
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Critiques des modèles macro-
économétriques
Critique de SIMS : les modèles macro-
économétriques imposent des a priori sans
aucune justification statistique. L’exogèneité de
certaines variables (de politique économique par
exemple) postulée n’est pas testée.
Solution proposée par SIMS : utilisation d’un
modèle dynamique non contraint, le modèle
Vectoriel Auto - Régressif (VAR)
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Critique de LUCAS
Les paramètres des équations de comportement
des modèles macro-économétriques ne sont
pas invariants à la forme de la politique
économique (hypothèse d’anticipations
rationnelles).
« Critiques de la critique de Lucas » :
- Remise en cause de la validité de l’hypothèse
d’anticipations rationnelles
- Absence de modification des fonctions de
comportement suite à des chocs de politique
économique
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Étapes construction et utilisation modèles
macroéconométriques
spécification du modèle
mise en place de la base de données
estimation du modèle
résolution du modèle
analyse des performances
Utilisations du modèle
- prévisions
- simulations (analyses de chocs)
Gestion du modèle (modification équations,
actualisation base de données, ré-estimation)
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Structure formelle des modèles macroéconomiques
Équations et variables
- Équations comptables : équations de
définition, équation d’équilibre
Exemples :
RDM = RM – T
RDM : revenu disponible des ménages
RM : revenu des ménages
T : impôts directs
Y + M = C + FBCF + VS + X
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Équations économétriques : elles expliquent les
comportements des agents économiques
Variables exogènes : elles ne sont pas expliquées par le
modèle. Leur valeur est supposée connue a priori
On peut distinguer deux types de variable exogène :
Variables réellement externe au domaine modélisé et sur
lesquelles les agents économiques pris en compte n’ont
pas d’emprise (population, conditions climatiques, etc.)
Variables maîtrisables par un agent. Il s’agit d’instruments
ou de variables de commande (dépenses publiques, taux
d’imposition, taux de change, etc)
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Variables endogènes : leur valeur est obtenue
par la résolution du modèle
Le nombre de variables endogènes détermine
la taille du modèle
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Schéma d’un modèle macro économétrique
Variables exogènes
- démographie
- environnement international
- politique économique
Paramètres Équations
- comptables
- économétriques
Variables endogènes
(PIB, consommation, investissement, prix, emploi, etc.)
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II- Modèle macroéconométrique type
appliqué à un pays en développement
Les blocs du modèle
la demande
l’offre
l’emploi
les prix
les finances publiques
le secteur monétaire
la balance des paiements
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Le bloc de la demande (courbe IS)
Composantes :
- Consommation
- Investissement
- Exportations
- Importations
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La consommation privée
CP = CP(YD, r, TD, W)
(+) (+/-) (+) (+)
CP : Consommation privée réelle
YD : revenu disponible réel
r : taux d’intérêt réel
TD : taux de dépendance
W : richesse ou revenu du capital
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L’investissement privé
IP = IP(ΔY, CRECO, IG, DETPUB)
(+) (+) (+/-) (+/-)
IP : investissement privé réel
Y : PIB
CRECO : crédits à l’économie
IG : investissement public réel
DETPUB : encours dette publique
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Les exportations
Première approche : modélisation des
exportations totales (fonction d’offre
d’exportation)
Log X = a + bLogCAP + cLog(PX/P)
X : exportations de biens
CAP : capacité de production (offre de biens
échangeables)
PX : indice de prix des exportations
P : prix intérieurs
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Hypothèses de la fonction d’offre
d’exportation
H1 : hypothèse du « petit pays » : le niveau
d’exportation n’a pas d’impact sur les prix
mondiaux
H2 ou « élasticité de la demande infinie » : le
marché mondial est capable d’absorber les
exportations du pays quel que soit leur
niveau 20
Deuxième approche : décomposition des
exportations en principaux produits
Déglobalisation des exportations (cas du Sénégal) :
- produits arachidiers
- produits pétroliers
- produits de la pêche
- Phosphates (produits des ICS)
- or
- autres produits
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Les importations
Première approche : modélisation des importations totales :
relation de demande d’importations
Log IMP = a + bLogY + cLog(PIMP/P)
IMP : importations de marchandises
Y : PIB réel
PIMP : prix des importations
P : prix intérieurs (déflateur du PIB)
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Hypothèses de la fonction de demande
d’importation :
H1 ou hypothèse du « petit pays » : le niveau
d’importation n’a pas d’impact sur les prix
mondiaux
H2 ou « élasticité de l’offre infinie » : le marché
mondial est capable d’offrir autant d’’importations
qu’on souhaite
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Deuxième approche : décomposition des
importations
Décomposition des importations sénégalaises :
biens d’équipement
biens intermédiaires
produits céréaliers
produits pétroliers
autres produits importés
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Le bloc de l’offre
Approche par une fonction de production
Y = F(K, KH, L)
Y : PIB
K : capital physique
KH : capital humain
L : emploi (main – d’œuvre)
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Problèmes de données statistiques :
– indisponibilité des données sur le capital
physique (comptes de patrimoine)
– problème de disponibilité ou de qualité des
données sur l’emploi sur longue période
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Solutions :
- estimation du capital (méthode de l’inventaire
permanent)
Kt = (1 – µ)Kt-1 + It
- utilisation de l’offre de travail (population
active) comme proxy de la main- d’oeuvre
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Approche sectorielle de l’offre
PIBt = VAPRIMt + VASECt + VATERTt + VANMt
VAPRIM : valeur ajoutée du secteur primaire
VASEC : valeur ajoutée du secteur secondaire
VATER : valeur ajoutée du secteur tertiaire
VANM : valeur ajoutée non marchande
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Le bloc de l’emploi (secteur moderne)
Il décrit :
- la demande de travail (niveau de l’emploi)
- l’offre de travail
- le taux d’emploi
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La demande de travail et le niveau de
l’emploi
DT = DT(PRTC , PIBEHA )
(-) (+)
DT : demande de travail (niveau de
l’emploi)
PRTC : prix relatif travail, capital
PRTC = Taux de salaire par tête/Déflateur
FBCF
PIBEHA : PIB marchand hors agriculture
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Emploi total secteur moderne et emploi
administrations
ESMt = DTt + EADMt
ESM : emploi total secteur moderne
EADM : emploi administrations
EADMt : exogène (contrainte de respect
des critères de convergence)
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Offre de travail (population active)
OTt = (1 + n)OTt-1
n : taux de croissance (exogène) population
active
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Taux d’emploi (proxy taux de chômage)
TEt = EMSt/OTt
TE : taux d‘emploi
EMS : emploi total secteur moderne
OT : offre de travail
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Le bloc des prix
Il décrit :
- les prix domestiques
- le niveau général des prix
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Les prix domestiques
PDt= PD(m , g, TUC, pim)
+ - + +
PD : prix domestiques
m : taux de croissance de la masse
monétaire
g : taux de croissance du PIB
TUC : taux d’utilisation des capacités
pim : taux de croissance des prix à
l’importation
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Niveau général des prix
Pt = PDt*PEt1-
P : niveau général des prix
PE : prix biens échangeables
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Le bloc des finances publiques
L’optique retenue est celle du Tableau des
Opérations Financières de l’Etat (TOFE)
Le bloc décrit :
- les recettes de l’Etat
- les dépenses de l’Etat
- les soldes des opérations de l’Etat
- la dette publique
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Recettes de l’Etat
Les recettes de l’Etat comprennent les recettes
fiscales et les recettes non fiscales :
RTt = RFt + RNFt
RT : recettes totales
RF : recettes fiscales
RNF : recettes non fiscales
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IMPOTS ASSIETTES DE
REMPLACEMENT
PIB au coût des facteurs, RND,
Impôts sur le revenu et les masse salariale principaux
bénéfices secteurs, Bénéfice des
sociétés
Taxes sur b&s
Consommation privée, demande
intérieure,
PIB, RND, production
manufacturière
Droits de douane Valeur et volume importations et
exportations
Autres taxes RND, PIB
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Les recettes fiscales
Les recettes fiscales comprennent les
recettes douanières et les autres recettes
fiscales domestiques (impôts sur le
revenus, autres impôts indirects) :
RFt = RDOUANt + RDOMt
RDOUAN : recettes douanières
RDOM : recettes domestiques
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Les recettes douanières
Les recettes douanières dépendent d’un
taux d’imposition et d’une assiette
correspondant aux importations en valeur :
RDOUANt = RD0 + trdn*(PMt*MBSt)
PM : déflateur des importations de biens et
services
MBS : importations des biens et services en
volume
RDOUAN0 : recettes douanières autonomes
trdn : taux d’imposition 41
Recettes domestiques
Les recettes domestiques dépendent
également d’un taux moyen d’imposition et
d’une assiette approximée par le PIB en
valeur :
RDOMt = RDOM0 + trdm*(PYt*Yt)
PY : déflateur du PIB
Y : PIB en volume
RDM0 : recettes domestiques autonomes
trdm : taux d’imposition domestique 42
Dépenses de l’Etat
G = GC + GI + GTR + GINT + ABS
G : dépenses publiques totales
GC : consommation publique
GI : investissement public
GTR : transferts versés par l’Etat
GINT : intérêts dette publique
ABS : achats de b & s
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Soldes des opérations de l’Etat
Ils comprennent le solde base engagements et le solde
base décaissement :
SBEt = RTt + DONSt – Gt
SBE : solde base engagements
DONS : dons budgétaires et en capital reçus par l’Etat
SBCt = SBEt + ARRt
SBC : solde base décaissement
ARR : arriérés de paiement
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La dette publique
DPt = DPt-1 + DPt
DP : encours dette publique
DPt = SBEt
: proportion déficit des opérations de l’Etat financé par
endettement extérieur
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Le bloc monétaire
La demande de monnaie
Md = Md[Y, i]
Md = M/P
M : masse monétaire
P : niveau général des prix
i : taux d’intérêt
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Le taux d’intérêt peut aussi être remplacé par la
restriction du crédit (RC)
RC = 1 – (CI/PIB)
CI : crédit intérieur
PIB : produit intérieur brut
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L’offre de monnaie
Mt = AENt + PNGt + CEt – OINt
AEN : avoirs extérieurs nets
PNG : position nette du gouvernement
CE : crédits à l’économie
OIN : autres éléments nets
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Le bloc de la balance des paiements
Solde compte courant
SCCt = XBSt*PXBSt – MBSt*PMt + SFt + TRt
SCC : solde compte courant
XBS : exportations de biens et services non facteurs
PXBS : déflateur des exportations
MBS : importations de biens et services non facteurs
PM : déflateur des importations
SF : solde services facteurs
TR : solde transferts sans contrepartie
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Solde compte de capital et solde
global
Compte de capital
SCCAPt = DPt – ADPt + SMCPt
ADP : amortissement dette publique
SMCP : solde mouvements de capitaux privés
Solde global
SGt = SCCt + SCCAPt
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III- Evaluation des modèles
macroéconométriques
Les erreurs de prévision
Erreur moyenne en pourcentage
s o
1 T
Y Y
t t
EMP o
T t 1 Y t
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La prévision des points de retournement
(représentations graphiques)
La sensibilité à des facteurs tels que :
o La période du début de simulation
o La faible variation des coefficients estimés
o La faible variation de la trajectoire des
variables exogènes
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IV- Utilisations des modèles
macroéconométriques : prévision et
variantes
La prévision
Définition de l’horizon temporel
Prévision variables exogènes
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Les simulations de politique économique
Définition du compte central
Les politiques d’offre (augmentation rentabilité
entreprises)
- baisse impôts sur les sociétés
- réduction cotisations sociales à la charge des
employeurs
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Les politiques de demande (modification
composantes de la demande)
- augmentation dépenses publiques
- baisse impôts sur le revenu des ménages
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