0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
84 vues145 pages

Aspects Environnementaux du Code Minier RDC

Le document traite des aspects environnementaux du nouveau code minier en République Démocratique du Congo, en détaillant les obligations et les droits liés à l'octroi de permis miniers et d'exploitation. Il décrit également les rôles des différents acteurs, tels que l'État, le Président, le Ministre des Mines, et les organismes chargés de la protection de l'environnement. Enfin, il souligne l'importance de la réglementation environnementale dans les activités minières et les responsabilités associées.

Transféré par

kiyebwamukokomanu
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
84 vues145 pages

Aspects Environnementaux du Code Minier RDC

Le document traite des aspects environnementaux du nouveau code minier en République Démocratique du Congo, en détaillant les obligations et les droits liés à l'octroi de permis miniers et d'exploitation. Il décrit également les rôles des différents acteurs, tels que l'État, le Président, le Ministre des Mines, et les organismes chargés de la protection de l'environnement. Enfin, il souligne l'importance de la réglementation environnementale dans les activités minières et les responsabilités associées.

Transféré par

kiyebwamukokomanu
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université de Liège

Département des Géoressources, Géotechnologies et Matériaux de


Constuction
Secteur Génie Minéral et Recyclage

Aspects Environnementaux du
Nouveau Code Minier de la
République Démocratique du
Congo
Atelier de formation des experts
environnementaux du Ministère des Mines et
Hydrocarbures
Du 7 au 18 avril 2003, Kinshasa.
Jean Frenay, David Bastin.

Chemin des Chevreuils,1 – B52


4000 Liège – BELGIUM
[Link] Tél.: +32 4 3669122
Email: [Link]@[Link]
[Link]@[Link]
Documents environnementaux recquis
Titres, cartes et attestations
pour l’octroi
Attestation de prospection
Néant, mais engagement Art.20
minière et de produits de carrières
Permis de Recherche Néant (Art.55), mais PAR Art. 50
Permis d’Exploitation EIE et PGEP (Art.69)
Droits Miniers

Ressources financières Art.71


Permis d’Exploitation des Rejets Idem Permis d’Exploitation (Rem.)
EIE et PGEP
Permis d’Exploitation de Idem Permis d’Exploitation
Petite Mine EIE et PGEP (Rem.)
Idem Permis de Recherche
Autorisation de Recheche des
produits de carrières PAR (Annexes VII et VIII)/PAR simplifié (Art. 430
RM)

PAR (Annexes VII et VIII) / RM Art.406


Carrières
Droits de

Autorisation d’Exploitation de
Carrière Temporaire Art.147
Autorisation d’Exploitation de Idem Permis d’Exploitation EIE et PGEP
carrière Permanente Ressources financières Art.154
Cas particuliers Néant, mais Art.133 et 134
Carte d’Exploitant Artisanal Néant, mais engagement Art.111
Titres, cartes et attestations Obligations environnementales
Attestation de prospection Respect du code de conduite
minière et de produits de carrières environnementale (Annexe III) Art.202
Permis de Recherche Respect du PAR / Art.203
Si renonciation ou expiration Art. 60 et 61
Droits Miniers

Mise en oeuvre du PGEP (Art.204)


Permis d’Exploitation
Si renonciation Art.79
Art.212
Permis d’Exploitation des Rejets Idem Permis d’Exploitation
Permis d’Exploitation de Petite
Mine Idem Permis d’Exploitation
Autorisation de Recheche des Respect du PAR / Art.203
produits de carrières Si renonciation Art.60 / Art.212
Carrières
Droits de

Autorisation d’Exploitation de
Carrière Temporaire Respect du PAR

Autorisation d’Exploitation de Mise en oeuvre du PGEP (Art.204)


carrière Permanente Si renonciation Art.164
Art.112: Respect du code de conduite
Carte d’Exploitant Artisanal
environnementale (Annexe V)
Annulation et sanctions pour raisons
Titres, cartes et attestations
environnementales
Sur avis de la Direction chargée de la Prot.
Attestation de prospection
de l’Env. (Titre II-Art.24 (RM))
Permis de Recherche Annulation (Art.291)/Suspension (Art.292)
Droits Miniers

Art.299 / Art.308 / Art.310 / Art.311


Permis d’Exploitation Annulation (Art.291)/Suspension (Art.292)
Art.299 / Art.308 / Art.310 / Art.311
Permis d’Exploitation des
Rejets Idem Permis d’Exploitation
Permis d’Exploitation de Petite
Mine Idem Permis d’Exploitation

Autorisation de Recheche des


Carrières
Droits de

produits de carrières Art.299 / Art.308 / Art.310 / Art.311


Autorisation d’Exploitation de
Carrière Temporaire Art.299 / Art.308 / Art.310 / Art.311
Autorisation d’Exploitation de Annulation (Art.291)/Suspension (Art.292)
carrière Permanente Art.299 / Art.308 / Art.310 / Art.311
Carte d’Exploitant Artisanal Retrait selon Art.114 / Art.311
Conditions environnementales d’extension et
Titres, cartes et attestations
de renouvellement
Attestation de prospection Non renouvlable, mais Attestations successives.
Permis de Recherche Extension autres substances Art.117(RM)
Renouvellement (Art.62 /Art.125 et 127 RM)
Droits Miniers

Extension substances non-associées Art.77


Permis d’Exploitation
Renouvellement Art.80
Extension 30% capacité prod. (Art.233)
Permis d’Exploitation des
Rejets Idem Permis d’Exploitation
Permis d’Exploitation de
Petite Mine Art.233 (Art.262)
Autorisation de Recheche
des produits de carrières -
Carrières
Droits de

Autorisation d’Exploitation
de Carrière Temporaire -

Autorisation d’Exploitation Extension autres substances (Art.162)


de carrière Permanente Renouvellement (Art.165)
Carte d’Exploitant Artisanal Idem carte initiale (Art. 231 et 232 RM)
Sûretés et provisions financières pour
Titres, cartes et attestations
l’environnement
Attestation de prospection minière et
de produits de carrières Néant
Permis de Recherche Défini dans PAR (Annexe II)
Droits Miniers

(Art.204)
Permis d’Exploitation
Provision pour réhabilitation (Art.258)
Confiscation de la provision (Art. 294)
Permis d’Exploitation des Rejets Idem Permis d’Exploitation
Permis d’Exploitation de Petite Mine Idem Permis d’Exploitation
Autorisation de Recheche des
produits de carrières Défini dans PAR (Annexe II)
Autorisation d’Exploitation de
Carrières
Droits de

Carrière Temporaire Défini dans PAR (Annexe II)


(Art.204)
Autorisation d’Exploitation de
Défini dans Plan Environnemental
carrière Permanente
(Annexe II)
Fonds de réhabilitation Art. 417 RM
Carte d’Exploitant Artisanal
(Annexe [Link])
Titres, cartes et Responsabilités environnementales en cas
attestations d’hypothèque, d’amodiation et de mutation
Hypothèque (Art. 174 )
Permis Amodiation (Art.177 )
d’Exploitation
Cession (Art. 182, 184 et 186 / Art.280)/Art. 405 RM
Droits Miniers

Transmission: idem Cession


Permis
d’Exploitation des Idem Permis d’Exploitation
Rejets
Permis
d’Exploitation de Idem Permis d’Exploitation
Petite Mine
Permis de Recherche Transmission (Art 187, 191, 192), Option (Art.195)
Autorisation de
Droits de Carrières

Recheche des -
produits de carrières
Autorisation
d’Exploitation de Amodiation (Art.177 )
Carrière Temporaire
Autorisation
d’Exploitation de Idem Permis d’Exploitation
carrière Permanente
Titres, cartes et attestations Remarques
Attestation de prospection minière
et de produits de carrières Accès à la prospection Art.17
Permis de Recherche Art.8
Art. 276 Force majeure (Art.297)
Usine de traitement (Art.83)
Droits Miniers

Permis d’Exploitation Entreposage prod. Miniers (Art.84)


Art.64
Art. 276 Force majeure (Art.297)
Permis d’Exploitation des Rejets
Art. 276 Force majeure (Art.297)

Permis d’Exploitation de Petite


Mine Art. 276 Force majeure (Art.297)
Autorisation de Recheche des
produits de carrières Art.8 Force majeure (Art.297)
Carrières
Droits de

Autorisation d’Exploitation de
Carrière Temporaire Force majeure (Art.297)
Autorisation d’Exploitation de Art.64 Force majeure (Art.297)
carrière Permanente Entreposage prod. de carrières (Art.166)
Carte d’Exploitant Artisanal Art.416 RM
Les intervenants dans les aspects environnementaux
du nouveau code minier

•L’Etat et ses organismes


•Le Président de la République
•Le Ministre des Mines
•Le Gouverneur de Province
•Le Chef de Division Provinciale des Mines
•Le Cadastre Minier
•La Direction de Géologie
•La Direction des Mines
•La Direction chargée de la Protection de l’Environnement Minier
Titre Premier - Chap. II - Art.8 – Du rôle de l’Etat et de ses organismes

Du rôle de l’Etat et de ses Organismes


•L’Etat peut se livrer, à travers des organismes spécialisés créés
à cet effet (Direction de Géologie), à des activités
d’investigation du sol ou du sous-sol dans le seul but
d’améliorer la connaissance géologique du Territoire National
ou à des fins scientifiques qui ne requièrent pas l’obtention d’un
droit minier ou d’un droit de carrières.
•L’Etat peut également, à travers des personnes morales
publiques ou des organismes spéciaux créés à cet effet, soit seul
soit en association avec des tiers, se livrer à une activité régie
par le présent Code. Dans ce cas, les personnes morales
publiques et les organismes spécialisés de l’Etat à vocation
minière sont soumis aux dispositions du présent Code au même
titre que les personnes privées.
Titre Premier - Chap. II - Art.9

Du Président de la République
Le Président de la République est compétent pour :
•classer, déclasser ou reclasser les substances minérales en mines
ou en produits des carrières et inversement.
•déclarer, classer ou déclasser une zone interdite à l’activité
minière ou aux travaux de carrières.

Le Président de la République exerce les prérogatives ci-dessus


par voie de décret pris sur son initiative propre ou sur proposition
du Ministre après avis de la Direction de Géologie ou du Cadastre
Minier.
Titre Premier - Chap. II - Art.10

Du Ministre des Mines


Le Ministre est compétent pour :
•octroyer ou refuser d’octroyer les droits miniers et/ou de
carrières pour les substances minérales autres que les matériaux de
construction à usage courant .
• retirer les droits miniers et/ou de carrières, déchoir le titulaire
d’un droit minier ou de carrières, donner acte aux déclarations de
renonciation aux droits miniers et/ou de carrières et acter
l’expiration de droit minier et de carrières .
•instituer les zones d’exploitation artisanale .
•accepter ou refuser l’extension d’un titre minier ou de carrières
aux substances associées ou non-associées .
Titre Premier - Chap. II - Art.10

Du Ministre des Mines (suite)


•délivrer les autorisations de traitement ou de transformation des
produits d’exploitation artisanale .
•proposer au Président de la République le classement, le
reclassement ou le déclassement des substances réservées des
substances minérales classées en mines ou en produits de carrières
et inversement ainsi que des zones interdites .

A l’exception des prérogatives prévues au point ci-dessus, le


Ministre exerce les prérogatives ci-dessus par voie d’arrêté.

L’Arrêté du Ministre est publié au Journal Officiel.


Titre Premier - Chap. II - Art.11

Du Gouverneur de Province
Le Gouverneur de province est compétent pour :
• décider de l’ouverture des carrières pour les travaux d’utilité
publique sur les terrains domaniaux (précision des modalités de
remise en état des lieux après exploitation – Art. 133 ).
•Autoriser le titulaire d’un droit minier, à l’intérieur ou à l’extérieur
de son périmètre:
-d’occuper les terrains nécessaires à son activité et aux
industries s’y rattachant.
-d’établir des moyens de communication et de transport de
toute nature.
-de creuser des canaux et des canalisations. (Art. 283 )
•Etablir des périmètres de protection autour des agglomérations,
sources d’eau, voies de communication, ouvrages d’art dans lesquels
les travaux miniers peuvent être soumis à des conditions spéciales de
restriction. (Art. 279)
Titre Premier - Chap. II - Art.11

Du Chef de Division Provinciale des Mines

Le Chef de Division Provinciale des Mines est compétent


pour :
•délivrer les cartes d’exploitant artisanal.
•octroyer les droits de recherche des produits de carrières et
d’exploitation des carrières permanentes ou temporaires pour
les matériaux de construction à usage courant.
Titre Premier - Chap. II - Art.12

Du Cadastre Minier
•Le Cadastre Minier est chargé de la coordination de l’instruction
technique et environnementale des demandes de droit minier ou de
carrières (modalités fixées par le Règlement Minier) ainsi que de
la délivrance de l’attestation de prospection.
•Il émet ses avis en cas de classement, de déclassement ou de
reclassement d’une Zone Interdite.
Titre Premier - Chap. II - Art.13

De la Direction de Géologie
La Direction de Géologie émet ses avis en cas de :
•classement, déclassement ou reclassement des substances
minérales en mines ou en produits de carrières et inversement
•ouverture et fermeture d’une zone d’exploitation artisanale
Titre Premier - Chap. II - Art.14

De la Direction des Mines


La Direction des Mines émet ses avis en cas de :
• octroi des droits miniers et de carrières d’exploitation
•ouverture d’une zone d’exploitation artisanale
Titre Premier - Chap. II - Art.15

Du Service chargé de la Protection de l’Environnement Minier


Le Service chargé de la Protection de l’Environnement Minier a
pour tâches:
• La Définition et la mise en œuvre de la réglementation
minière en matière de protection de l’environnement en ce qui
concerne :
-le régime pour la prospection.
-le régime pour les exploitants artisanaux.
-les directives pour les opérations de recherches et
d’exploitation des mines et des carrières.
-les modalités de contrôle des obligations en matière de
protection de l’environnement.
Titre Premier - Chap. II - Art.15

Du Service chargé de la Protection de l’Environnement Minier


(suite)
• L’instruction technique technique du PAR en relation avec les
opérations de recherches des substances minérales classées en
mines et en carrières .
• L’instruction technique de l’EIE et du PGEP présentés par les
requérants des droits miniers et/ou de carrières d’exploitation.
Titre Premier - Chap. III – Section II - Art.11 – Règlement Minier

Du Service chargé de la Protection de l’Environnement Minier

Les tâches de la Direction chargée de la Protection de


l’Environnement Minier sont notamment :

1.L’instruction et l’évaluation environnementale.


[Link] contrôle et le suivi des obligations environnementales.
[Link] recherche et le développement des normes environnementales.
De l’instruction environnementale et de l’octroi de la demande
des droits miniers ou de carrières
Art. 42 et 43

Le Service chargé de la Protection de l’Environnement instruit les PAR,


EIE et PGEP relatifs aux différents types de droits miniers et de
carrières (en collaboration avec le Ministère de l’environnement Rem. Art.16)
20/15 jours ouvrables 180 jours ouvrables
Selon les délais prescrits, au terme de l’instruction, l’avis
environnemental est transmis au Cadastre Minier.
5 jours ouvrables
Le Cadastre Minier affiche les résultats de l’avis environnemental.

et transmet ensuite le dossier à l’autorité compétente pour décision


(Ministre des Mines)
30 jours ouvrables
qui renvoit sa décision d’octroi ou de refus au Cadastre Minier qui
procède à l’inscription du droit accordé ou de la décision de refus.
Le Cadastre Minier délivre en cas d’octroi les titres
correspondants (moyennant paiement des droits
superficiaires annuels endéans les 30 jours ouvrables à
compter de l’octroi).

Report des droits sur la carte des retombes minières


TITRE XVI
Des dispositions transitoires
Chap.I – Art. 327 : De la liste des titres miniers et de carrières étatiques

Une liste établie et publiée par le Ministre dans les


quarante cinq jours après la date de la
promulgation du présent Code précise les titres
miniers et de carrières des organismes étatiques
qui sont soumis aux nouvelles dispositions du
présent Code. Ces titres conservent leur période de
validité jusqu’à la date d’échéance initialement
prévue. Leur renouvellement, le cas échéant, se fait
conformément aux dispositions du présent Code.
[Link] – Art. 328 : Des demandes d’octroi en instance à la date de la promulgation du présent Code

Les requérants qui ont des demandes d’octroi des


droits miniers et/ou de carrières en instance à la
date de la promulgation du présent Code doivent
les reformuler conformément aux dispositions du
présent Code dans un délai de trois mois à compter
de l’entrée en vigueur du Règlement Minier. Passé
ce délai, ces requérants perdent leur droit de
priorité.
[Link] – Art. 329 : Des demandes de renouvellement et de transformation en instance à la date de la
promulgation du présent Code

Les Titulaires des droits miniers et/ou de carrières


qui ont des demandes de renouvellement et de
transformation en instance à la date de la
promulgation du présent Code doivent les
reformuler conformément aux dispositions du
présent Code dans un délai de trois mois à compter
de l’entrée en vigueur du Règlement Minier. A
[Link] – Art. 330 : Des demandes dde renouvellement et de transformation des droits miniers et /ou de
carrières échus à la promulgation du présent Code

Sans préjudice des dispositions de l’alinéa suivant,


les titulaires des titres miniers ou de carrières qui
ont des demandes de renouvellement et de
transformation à la date de la promulgation du
présent Code et dont les droits miniers arrivent à
échéance après cette date, bénéficient de la
prolongation automatique de leurs droits miniers
jusqu’à la décision de l’autorité compétente.
Ces titulaires des titres miniers ou de carrières
disposent d’un délai de trois mois après l’entrée en
vigueur du Règlement Minier pour conformer leurs
demandes de renouvellement, de transformation ou
de mutation aux dispositions de la nouvelle
réglementation minière. L’absence de reformulation
de leurs demandes dans ce délai entraîne d’office la
[Link] – Art. 332 :Des reconductions des droits miniers ou de carrières

En application du premier alinéa de l’article 332 et


sans préjudice des dispositions des alinéas
suivants, les Permis d’Exploitation, Permis de
Recherches ou les Autorisations des titulaires dont
le projet ou les opérations minières ou de carrières
ont fait l’objet des partenariats avec l’Etat et qui
ont expiré au jour de la promulgation du présent
Code ou qui n’ont pas été renouvelés pour cas de
force majeure ou par le fait de la gestion imputable
à l’Etat sont reconduits.
Toutefois, les titulaires des tels permis sont tenus
de demander le renouvellement de leur validité
conformé-ment aux dispositions du présent Code
dans les trois mois qui suivent l’entrée en vigueur
du Règlement Minier.
[Link] – Art. 333 :De l’établissement de nouveaux titres

En application du premier alinéa de l’article 332, les


personnes de nationalité congolaise ou étrangère,
qui exploitent des périmètres ne faisant pas l’objet
d’un droit ou d’un titre minier dans le cadre d’un
partenariat avec l’Etat, sont tenues de cesser toute
exploitation dans les trente jours qui suivent la
promulgation du présent Code. Passé ce délai, les
activités seront considérés illicites et punies
conformément à l’article 299 du présent code.
Néanmoins, elles ont un droit de priorité dans la
demande des droits miniers sur les périmètres
faisant objet de leur exploitation sans préjudices des
droits miniers et/ou de carrières des tiers.
L’exercice de ce droit de priorité n’est valable que
sur un seul périmètre dans un délai de trois mois à
[Link] – Art. 336 :De la validation des droits miniers et carrières en vigueur

Sous réserve des dispositions de l’alinéa suivant, les


droits miniers et de carrières délivrés en vertu des
dispositions légales antérieures et en cours de
validité sont valables jusqu’à leur date d’échéance
initialement prévue.

Afin de permettre l’installation ainsi que le


fonctionnement du Cadastre Minier prévu par le
présent Code et la gestion des droits miniers et de
carrières, leurs titulaires doivent les valider
conformément à la procédure prévue à l’article 339
ci-dessous.
[Link] – Art. 337 :De la procédure de validation des droits miniers et carrières en vigueur

Dans les quarante cinq jours à compter de la promulgation du


présent Code, le Ministre établit et publie, par voie d’arrêté, la
liste complète des droits miniers et de carrières en cours de
validité ainsi que de ceux expirés ou annulés depuis au moins
1995. La liste est publiée dans le Journal Officiel, dans les
journaux spécialisés, dans les quotidiens locaux et diffusée sur
l’Internet. Elle peut être affichée dans les locaux des
représentations diplomatiques et consulaires. Elle contient
notamment l’identité du titulaire, le numéro du droit attribué, la
durée, la province et territoire concernés par le droit, les
coordonnées géographiques du périmètre, la date d’institution du
droit et, éventuellement, la date de sa cessation.
Dans les nonante jours à compter de la publication de la liste au
Journal Officiel :
-toute personne qui prétend être titulaire d’un droit minier ou de
carrières valide qui n’apparaît pas sur la liste est tenue de
revendiquer son droit en apportant la preuve de la validité et de la
régularité de celui-ci à l’adresse indiquée sur la liste ;
-tout titulaire de droit minier ou de carrière qui apparaît sur la liste
est tenu de confirmer son intention de maintenir son droit et de
porter des corrections éventuelles sur les informations le concernant
en apportant la preuve ou le justificatif correspondant. L’autorité
compétente se réserve le droit d’accepter ou de nier des corrections
si la preuve n’est pas suffisante.
Passé ce délai, les personnes qui n’auront pas réagi conformément
aux dispositions ci-dessus sont censées avoir renoncé à leur droit
d’office.
A l’expiration du délai ci-dessus, le Ministre publie la liste des
droits en vigueur confirmés, celle des droits renoncés et celle des
droits faisant l’objet de réclamation ou de contentieux. Ces
derniers sont déférés à la commission de validation des droits
miniers et des carrières. Tant que le contentieux n’est pas résolu,
le périmètre concerné ne peut faire l’objet d’une nouvelle
demande d’un droit minier ou de carrières.
[Link] – Art. 339 :De la transformation des droits miniers et de carrières existants

Tous les titulaires des droits miniers ou de


carrières validés conformément aux dispositions de
l’article 338 du présent Code doivent, dans les trois
mois de l’entrée en vigueur du Règlement Minier,
transformer leurs droits conformément aux
dispositions du présent Code. Il en est de même
pour les titulaires des droits qui font l’objet de
réclamation ou de contentieux dans les trois mois
qui suivent la résolution de leur cas.
[Link] – Art. 340 :Des droits miniers découlant des conventions minières

Sans préjudice des dispositions de l’article 336 ci-


dessus, les Titulaires des droits miniers découlant
des conventions minières dûment signées et
approuvées par Décret du Président de la
République, conformément à la législation minière
en vigueur à la date de la promulgation du présent
Code, sont régis par les termes de leurs
conventions respectives.
Leurs titulaires peuvent néanmoins opter pour
l’application des dispositions du présent Code dans
leur intégralité en lieu et place de leurs
conventions dans les neuf mois qui suivent l’entrée
en vigueur de celui-ci.
Ils doivent, en tout cas, se conformer, dans les trois
mois de l’entrée en vigueur du Règlement Minier,
[Link] – Art. 342 :Des droits miniers et des carrières se trouvant dans le cas de force majeure

Les droits miniers et/ou de carrières en cours de


validité à l’entrée en vigueur du présent Code dont
l’exercice et la jouissance par leurs titulaires sont
empêchés par un cas de force majeure définie à
l’alinéa premier de l’article 297 du présent Code
restent valables pendant la durée de l’événement
constituant la force majeure.
La durée de validité de chacun de ces droits miniers
et de carrières est étendue d’office pour une période
égale à celle de l’ensemble des cas de force majeure
qui empêchent le titulaire respectif de jouir des
droits en cause.
Toutefois, les détenteurs des droits miniers et de
carrières dont la durée est ainsi étendue sont tenus
de se conformer aux dispositions du présent Code
Titre Premier - Chap. Premier-Sect. 2 - Art.4

Du classement des gîtes minéraux


•Mines: gîtes ou gisements des substances minérales non classées
en carrières, autres que les hydrocarbures solides, liquides et
gazeuses.
•Carrières: gîtes ou gisements des substances minérales non-
métalliques utilisables comme matériaux de construction,
d’empierrement et de viabilité, de l’industrie céramique,
d’amendement pour la culture des terres, y compris notamment : le
sable, la craie, le gravier, les pierres à chaux et à ciment, la latérite,
des terres à foulons et argiles smectiques, de copals fossiles et de
diatomites, à l’exception du marbre, du granite, des phosphates,
des nitrates, des sels alcalins et d’autres sels associés qui sont
classés en mines dans les mêmes gisements.
Le Président de la République peut à son initiative propre ou sur proposition du Ministre, après avis de la
Direction de Géologie du Ministère des Mines, s’il y a opportunité, décider de classer, déclasser ou reclasser une
substance des mines en produits de carrières et inversement.
Titre V - Chap. Premier - Art.132 – Du classement des carrières

Les carrières sont classées en quatre catégories :


a) les carrières permanentes ouvertes soit sur un terrain domanial,
soit sur un périmètre faisant l’objet d’un titre foncier détenu par un
tiers pour l’exploitation commerciale par des personnes privées;
b) les carrières ouvertes de façon temporaire, soit sur un terrain
domanial soit sur un périmètre faisant l’objet d’un titre foncier
détenu par un tiers pour l’exploitation commerciale par des privés;
c) les carrières ouvertes de façon temporaire sur un terrain
domanial pour les travaux d’utilité publique ;
d)les carrières ouvertes de façon temporaire par l’occupant
régulièrement autorisé ou le propriétaire d’un terrain pour
l’exploitation non commerciale ou exclusivement à son propre
usage domestique.
L’exploitation de chaque type de carrières est soumise à une forme
distincte d’autorisation précisée ci-dessous.
Titre Premier - Chap. Premier-Sect. 2 - Art.6

Des zones interdites


A des fins de protection de l’environnement, notamment, le
Président de la République peut, à son initiative ou sur proposition
du Ministre, après avis du Cadastre Minier, déclarer une zone
interdite aux activités minières (y compris exploitation artisanale)
et/ou aux travaux de carrières.
•Pas de limitation de durée.
•Décret publié au Journal Officiel.
•Cartes des zones interdites disponibles au Cadastre Minier.
•Les droits miniers et/ou de carrières préexistant à la déclaration
d’une zone interdite persistent dans la plénitude des droits qu’ils
confèrent et des obligations qu’ils imposent conformément aux
dispositions du présent Code
(indemnisation du titulaire possible–Règlement Minier-Titre 1er –Chap. 2 – Art. 3 – Alinéas 6 à 12 ).
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.2

Des zones Protégées

[Link] protégée : toute aire géographique délimitée en


surface et constituant un parc national, un domaine de chasse,
un jardin zoologique et/ou botanique ou encore un secteur
sauvegardé.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégée – suite 1)

Lorsque la conservation de la faune, de la flore, du sol,


des eaux, et en général d’un milieu sensible présentant
un intérêt spécial nécessite de les soustraire de toute
intervention susceptible d’en altérer l’aspect, la
composition et l’évolution, le Président de la République
peut, par Décret, sur proposition conjointe des Ministres
ayant notamment les mines, l’environnement et la
conservation de la nature dans leurs attributions, délimiter
une portion du Territoire National en zone protégée.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégées –suite2)

Le Décret portant délimitation des zones protégées peut en


déterminer la durée. Il est publié au Journal Officiel.

Il ne peut être octroyé des droits miniers ou de carrières dans


une zone protégée ni y être érigé une zone d’exploitation
artisanale.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégées –suite3)

Aux termes du présent Décret, sont considérées comme zones


protégées : les parcs nationaux notamment Virunga, Garamba,
Kundelungu, Maïko, Kahuzi-Biega, Okapi, Mondjo, Upemba et
Moanda ; les domaines de chasse notamment Azandé, Bili-Uélé
et Bomu, Gangala na Bodio, Maïka-Pange, Mondo-Missa,
Rubi-Tele, Basse-Kondo, Bena-Mulundu, Bushimaie, Lubidi-
Sapwe, Mbombo-Lumene, Luama, Rutshuru, Sinva-Kibali et
Mangaï ; les Réserves notamment le parc présidentiel de la
N’sele, la réserve de Srua-Kibula, de Yangambi, la réserve de
la Luki, de la Lufira, les secteurs sauvegardés et les jardins
zoologiques et botaniques de Kinshasa, Kisangani,
Lubumbashi, Kisantu, Eala.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégées –suite4)

En cas de changement de circonstances ou de besoins nationaux,


une zone protégée peut être déclassée moyennant la même
procédure précisée au premier alinéa ci-dessus pour le
classement.

Si la déclaration de classement d’une zone protégée porte atteinte


à l’exercice des droits miniers ou de carrières préexistants, une
juste indemnité est payée au titulaire des droits concernés
conformément aux dispositions du présent article.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégées –suite5)

Dans les cinq jours qui suivent la date de la signature du


Décret portant classement d’une zone protégée, l’Etat
communique au titulaire endommagé le montant de
l’indemnité proposée et la date précise ou estimée à
laquelle interviendra son paiement, au plus tard six mois
après la date de signature du Décret portant déclaration
de classement. Après la notification, le Titulaire est
obligé à procéder à la fermeture de ses opérations
conformément à son Plan environnemental dans les plus
brefs délais.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégées –suite6)

Sauf s’il demande un délai supplémentaire, le titulaire


endommagé doit réagir dans les quinze jours ouvrables à
dater de la réception de la proposition de l’Etat.
En cas d’acceptation, l’indemnité exprimée en dollars
américains est payée immédiatement en l’équivalent en
monnaie nationale.
En cas de désaccord, la réponse du titulaire doit
comprendre sa proposition quant à la hauteur réelle de
l’indemnité.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.3 (Zone protégées –suite7)

Si l’Etat rejette la proposition du Titulaire lésé, ce dernier peut


requérir que le litige soit statué par le tribunal compétent ou par
la procédure d’arbitrage prévue aux articles 317 à 320 du Code
Minier.

L’exercice du recours judiciaire ou arbitral est également possible


lorsqu’il n’y a pas eu notification de la déclaration de classement,
du montant de l’indemnité ou en cas de notification tardive, ou
enfin, lorsque l’indemnité n’est pas payée six mois après la date
de la signature du Décret portant classement de la zone protégée.
Règlement Minier - Titre Premier - Chap. II - Art.2

Des milieux sensibles

[Link] sensible: le milieu ambiant ou


écosystème dont les caractéristiques le rendent
particulièrement vulnérable aux impacts négatifs
des opérations des mines ou de carrières.
Titre Premier - Chap. I – Sect.I – Art. 1er

Des définitions des termes

[Link] de Prospection : un acte administratif qui


constate la déclaration de prospection délivré par le Cadastre
Minier conformément aux dispositions du présent Code .
[Link]ère : tout gisement des substances minérales classées
en carrières exploitable à ciel ouvert et/ou toute usine de
traitement de produits de cette exploitation se trouvant dans le
périmètre de carrière pour réaliser leur transformation en
produits marchands, y compris les installations et les matériels
mobiliers et immobiliers affectés à l’exploitation.
7. Carte d’Exploitation artisanale : le document qui
autorise toute personne de nationalité congolaise
au nom de laquelle il est établi, à extraire et à
concentrer les substances minérales en utilisant des
outils, des méthodes et des procédés non
industriels conformément aux dispositions du
présent Code .
[Link] de Commencement de l’Exploitation Effective :
Date de l’expédition du premier chargement des
produits marchands, quelle que soit la nature de la
vente commerciale, exception faite des échantillons
envoyés pour analyse et essai.
14. Droit minier : toute prérogative d’effectuer la
recherche et/ou l’exploitation des substances
minérales classées en mines conformément aux
dispositions du présent Code. Le Permis de
Recherches, le Permis d’Exploitation, le Permis
d’Exploitation des Rejets et le Permis d’Exploitation
de Petite Mine sont des droits miniers .
15. Droit de carrières : toute prérogative d’effectuer la
recherche et/ou l’exploitation des substances
minérales classées en carrières conformément aux
dispositions du présent Code. L’Autorisation de
Recherches des Produits de Carrières, l’Autorisation
d’Exploitation de Carrière Temporaire et
l’Autorisation d’Exploitation de Carrière
Permanente sont des droits de carrières
19. Etude d’Impact Environnemental, EIE, en sigle :
l’analyse scientifique préalable des impacts potentiels
prévisibles d’une activité donnée sur l’environnement ainsi que
l’examen de l’acceptabilité de leur niveau et des mesures
d’atténuation permettant d’assurer l’intégrité de l’environnement
dans les limites des meilleures technologies disponibles à un
coût économiquement viable .
20. Exploitation : toute activité par laquelle une
personne se livre, à partir d’un gisement identifié,
et au moyen des travaux de surface et/ou
souterrains, à l’extraction des substances
minérales d’un gisement ou d’un gisement
artificiel, et éventuellement à leur traitement afin
de les utiliser ou de les commercialiser
35. Opération Minière : toute activité de recherche
et/ou d’exploitation des substances minérales .
21. Exploitation Artisanale : toute activité par laquelle
une personne physique de nationalité congolaise
se livre, dans une zone d’exploitation artisanale
délimitée en surface et en profondeur jusqu’à
trente mètres au maximum, à extraire et à
concentrer des substances minérales en utilisant
des outils, des méthodes et des procédés non
industriels Voir
. Art.109, 110 et Règlement Minier

22. Exploitation Minière à Petite Echelle : toute activité


par laquelle une personne se livre à une
exploitation de petite taille et permanente,
exigeant un minimum d’installations fixes en
utilisant des procédés semi-industriels
Voir Art.98 ou
et Règlement Minier
industriels, après la mise en évidence d’un
23. Exploitation des Rejets des Mines : toute activité
par laquelle un tiers, personne physique ou
morale, extrait d’un gisement artificiel des
substances afin de les traiter éventuellement et
de les utiliser ou de les commercialiser .
29. Mine : tout gisement ou gisement artificiel des
substances minérales classées en mines,
exploitable à ciel ouvert ou en souterrain, et/ou
toute usine de traitement ou de transformation
des produits de cette exploitation se trouvant
dans le périmètre minier, y compris les
installations et les matériels mobiliers et
immobiliers affectés à l’exploitation
40. Plan d’Atténuation et de Réhabilitation, PAR en sigle, :
le plan requis pour les opérations en vertu d’un
droit minier ou de carrières de recherches, ou
d’une Autorisation d’Exploitation de Carrière
Temporaire, consistant en l’engagement du
titulaire de réaliser certaines mesures
d’atténuation des impacts de son activité sur
l’environnement ainsi que des mesures de
réhabilitation du lieu de leur implantation, y
compris l’engagement du titulaire, de fournir ou de
constituer une sûreté financière pour assurer ou
garantir le coût d’atténuation et de réhabilitation
de l’environnement
41. Plan de Gestion Environnementale du Projet, PGEP en
sigle : le cahier des charges environnementales du
projet consistant en un programme de mise en
œuvre et de suivi des mesures envisagées par
l’EIE pour supprimer, réduire et éventuellement
compenser les conséquences dommageables du
projet sur l’environnement .
43. Prospection : toute activité par laquelle une
personne se livre à des investigations, au moyen
de l’étude de l’information disponible, des
observations de près ou à distance, de la prise et
de l’analyse des échantillons trouvés sur la
surface de la terre, dans les terrains
subsuperficiels ou dans les cours d’eaux, en
utilisant notamment des techniques géologiques
et géochimiques, y compris diverses méthodes
telles que la télédétection afin de découvrir des
indices de l’existence d’un gîte minéral à des fins
économiques ou scientifiques
Art. 17
44. Recherche : toute activité par laquelle le
titulaire d’un droit minier ou de carrière de
recherche se livre, à partir d’indices de
l’existence d’un gîte minéral, et au moyen des
travaux de surface ou en profondeur, en utilisant
notamment des techniques géologiques,
géophysiques et géochimiques, y compris
diverses méthodes telles que la télédétection, à
mettre en évidence l’existence d’un gisement
des substances minérales, à le délimiter, et à
évaluer la qualité et la quantité des réserves ainsi
que les possibilités techniques et commerciales
de leur exploitation .
46. Rejets des Mines : les stériles ou le remblai
provenant de l’exploitation minière ou tout résidu
solide ou liquide provenant du traitement
53. Titulaire : toute personne au nom de laquelle
un droit minier ou de carrière est accordé et un
titre minier ou un titre de carrières est établi,
conformément aux dispositions du présent Code
et qui réalise ou fait réaliser les opérations
autorisées en vertu de son titre minier ou de
carrières. Toutefois, l’amodiataire est assimilé au
titulaire .
56. Zone d’Exploitation Artisanale : l’aire
géographique, délimitée en surface et en
profondeur, par le Ministre, et contenant un ou
plusieurs gisements d’Exploitation Artisanale
Titre Premier - Chap. III – Section II - Art.11 – Règlement Minier

[Link] l’instruction et l’évaluation environnementale :


a)assurer l’instruction des demandes d’agrément des
bureaux d’études environnementales ;
b)assurer l’instruction environnementale du Plan
d’Atténuation et de Réhabilitation, en sigle PAR ;
c)coordonner et participer à l’évaluation des Etudes
d’Impact Environnemental, en sigle EIE, du Plan de
Gestion Environnementale du Projet, en sigle PGEP et du Plan
d’Ajustement Environnemental, en sigle PAE.
Titre XVII - Chap. V – Section I - Art.455 – Règlement Minier - De l’instruction de l’Étude d’Impact Environnemental du
projet et du Plan de Gestion Environnementale du Projet

Pour l’instruction des Plans d'Atténuation et de Réhabilitation, des


Etudes d’Impact Environnemental et des Plans de Gestion
Environnementale du Projet, il est créé un Comité Permanent
d’Évaluation, en sigle CPE, composé de quatorze membres suivants :
a)le Directeur de la Direction chargée de la Protection de
l’Environnement Minier, plus deux délégués de son service ;
b)un délégué de la Direction des Mines ;
c)un délégué de la Direction de Géologie ;
d)un délégué de la Cellule Technique de Coordination et de
Planification Minière ;
e)un délégué de la Direction de l’Aménagement du Territoire du
Ministère des Travaux Publics et Aménagement du Territoire ;
Titre XVII - Chap. V – Section I - Art.455 – Règlement Minier - De l’instruction de l’Étude d’Impact Environnemental du
projet et du Plan de Gestion Environnementale du Projet (Suite)

f)un délégué de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature ;


g)un délégué de la Direction de l’Environnement du Ministère de
l’Environnement ;
h)un délégué de la Direction de la Protection Végétale du Ministère de
l’Agriculture ;
i)un délégué de la Direction de la Protection Animale du Ministère de
l’Agriculture ;
j)un délégué du Ministère ayant l’élevage et la pêche dans ses
attributions ;
k)un délégué du Ministère de la Santé Publique ;
l)un délégué du Service d’Assistance et d’Encadrement du Small Scale
Mining « SAESSCAM »
Titre XVII - Chap. V – Section I - Art.455 – Règlement Minier - De l’instruction de l’Étude d’Impact Environnemental du
projet et du Plan de Gestion Environnementale du Projet (suite)

Les membres sont désignés, suivant les cas, par leurs Ministres ou
Chef des Services respectifs et nommés par arrêté du Ministre en
charge des Mines. Le Directeur de la Direction chargée de la
Protection de l’Environnement Minier préside la Commission
Permanente d’Evaluation. Son service assure le secrétariat.
La Commission Permanente d’Evaluation se réunit sur convocation par
son président chaque fois que l’instruction du Plan d'Atténuation et de
Réhabilitation, d’une Étude d’Impact Environnemental et du Plan de
Gestion Environnementale du Projet s’impose ou chaque fois qu’une
demande de clarification préalable l’exige. Elle ne peut siéger
valablement que si les trois quarts de ses membres sont présents. Au
cas ou le quorum requis n’est pas atteint, le président fait dresser un
procès verbal de carence et convoque une nouvelle séance dans le
troisième jour au moins après la date de la convocation initiale. Les
décisions de la Commission Permanente d’Evaluation sont prises à la
majorité simple de ses membres.
Titre XVII - Chap. V – Section I - Art.455 – Règlement Minier - De l’instruction de l’Étude d’Impact Environnemental du
projet et du Plan de Gestion Environnementale du Projet (Suite)

La Commission Permanente d’Evaluation peut consulter tout autre


Ministère, Service ou Organisme qui peut être concerné par les
questions du Plan d'Atténuation et de Réhabilitation, de l’Étude
d’Impact Environnemental du projet et du Plan de Gestion
Environnementale du Projet.
Lors de l’instruction environnementale, la Commission Permanente
d’Evaluation détermine si le Plan d'Atténuation et de Réhabilitation,
l’Étude d’Impact Environnemental du Projet et le Plan de Gestion
Environnementale du Projet sont conformes à la directive sur l’Étude
d’Impact Environnemental du projet.
En cas de besoin, elle peut demander tout complément d’information au
requérant de l’approbation du Plan d'Atténuation et de Réhabilitation,
de l’Etude d’Impact Environnemental du projet et du Plan de Gestion
Environnementale du Projet, et recourir aux services d’un Bureau
d’études environnementales agréé pour une contre-expertise.
Titre XVII - Chap. V – Section I - Art.455 – Règlement Minier - De l’instruction de l’Étude d’Impact Environnemental du
projet et du Plan de Gestion Environnementale du Projet (Suite)

L’instruction environnementale se fait dans un délai qui ne peut


excéder cent quatre vingt jours à compter de la transmission de l’Étude
d’Impact Environnemental du projet à la Direction chargée de la
Protection de l’Environnement Minier. Endéans ce délai, la
Commission Permanente d’Evaluation donne son avis.
A l’issue de l’instruction environnementale, la Direction chargée de la
Protection de l’Environnement Minier transmet l’avis environnemental
sur le Plan d'Atténuation et de Réhabilitation, l’Étude d’Impact
Environnemental du projet et le Plan de Gestion Environnementale du
Projet au Cadastre Minier central ou provincial, suivant les cas.
Titre Premier - Chap. III – Section II - Art.11 – Règlement Minier

[Link] le contrôle et le suivi des obligations


environnementales :

a)contrôler la mise en oeuvre des mesures d’atténuation et


de réhabilitation environnementales par les Titulaires des droits
miniers et de carrières ;
b)vérifier l’efficacité sur le terrain des mesures
d’atténuation et de réhabilitation environnementales
réalisées par les Titulaires des droits miniers et de carrières ;
c)évaluer les résultats des audits environnementaux.
Titre Premier - Chap. III – Section II - Art.11 – Règlement Minier

[Link] la recherche et le développement des normes


environnementales :

a)réaliser des recherches sur l’évolution des techniques


d’atténuation des effets néfastes des opérations minières
sur les écosystèmes et les populations ainsi que les
mesures de réhabilitation desdits effets;
b)réaliser des recherches sur l’évolution des techniques de
réglementation de l’industrie minière en matière de
protection environnementale ;
c)compiler et publier les statistiques sur l’état de
l’environnement dans les zones d’activité minière ;
d)élaborer des directives sur les plans
environnementaux et les mesures connexes.
Titre Premier - Chap. III - Art.17

De l’accès à la prospection
La prospection minière est libre sur tout le Territoire National
en dehors :
a) des zones protégées et réserves naturelles de flore et de faune
ainsi que dans les zones de protection régies par des lois
particulières ;
b) des zones déclarées interdites conformément à l’article 6 du
présent Code ;
d)des zones de restriction et d’interdiction conformément aux
articles 279 et 282 du présent Code ;
e)des périmètres des droits miniers et/ou de carrières existants.
Toute personne qui désire se livrer à la prospection minière dans le Territoire
National doit faire une déclaration préalable auprès du Cadastre Minier.
Le Règlement Minier fixe les modalités de déclarations préalables à la prospection.
Titre XI - Chap. II - Art.279

Des restrictions à l’occupation des terrains


Sauf consentement des autorités compétentes, nul ne peut occuper
un terrain :
a)réservé au cimetière ;
b)contenant des vestiges archéologiques ou un monument national ;
c)situé sur, ou à moins de nonante mètres d’un barrage ou d’un
bâtiment appartenant à l’Etat ;
d)proche des installations de la Défense Nationale ;
e)faisant partie d’un aéroport ;
f)réservé au projet de chemin de fer ;
g)réservé à la pépinière pour forêt ou plantation des forêts ;
Titre XI - Chap. II - Art.279 (suite 1)

h)situé à moins de nonante mètres des limites d’un village,


d’une cité, d’une commune ou d’une ville ;
i)constituant une rue, une route, une autoroute ;
j)compris dans un parc national.
Sauf consentement du propriétaire ou occupant légal, nul ne peut
occuper un terrain situé à moins de:
a)cent quatre-vingt mètres de maisons ou des bâtiments
occupés, inoccupés ou temporairement inoccupés ;
b)quarante-cinq mètres des terres sarclées et labourées pour
cultures de ferme ;
c) nonante mètres d’une ferme ayant un élevage de bovins, un
réservoir, un barrage ou une réserve d’eau privée.
Titre XI - Chap. II - Art.279 (suite 2)

Des périmètres de protection de dimensions quelconques à


l'intérieur desquels la recherche et l'exploitation minières peuvent
être soumises à certaines conditions ou interdites, sans que le
titulaire du titre minier puisse réclamer une quelconque
indemnité, peuvent être établis par le Gouverneur de Province, sur
constat du service compétent de l’Administration des Mines, pour
la protection des édifices et agglomérations, sources, voies de
communication, ouvrages d'art et travaux d'utilité publique
comme en tous autres points où ils seraient nécessaires à l'intérêt
général.
Titre 1er - Chap. II - Art.16 – De la restriction de compétence

En dehors du Ministère des Mines, de ses services et de ses


organes prévus dans le présent Code et chargés de son
administration, aucun autre service ou organisme public ou
étatique n’est compétent pour faire appliquer les dispositions
du présent Code et de ses mesures d’application (par ex.
Ministère de l’Environnement).
Titre III - Chap. II - Art.75 et 76
Art.75 – Du délai de l’instruction environnementalede la demande du Pemis d’Exploitation

L’instruction environnementale de l’EIE et du PGEP


afférente à une demande de Permis d’Exploitation
déclarée recevable est réalisée dans un délai qui ne
peut excéder cent quatre-vingt jours ouvrables à
compter de la date de transmission du dossier de
demande par la Direction du Cadastre Minier au service
chargé de la Protection de l’Environnement Minier du
Ministère des Mines.
Art.76 – De la décision du Ministre

Si, les avis cadastral et technique à la suite de


l’instruction de la demande du Permis d’Exploitation
sont favorables mais l’avis environnemental n’est pas
encore émis, le Ministre prend une décision
préliminaire et conditionnelle dans un délai de vingt
jours ouvrables à compter de la date de la réception du
dossier de demande lui transmis par le Cadastre Minier
et diffère sa décision finale d’octroi ou de refus du
Permis d’Exploitation jusqu’à la réception de l’avis
Titre 1er - Chap. III - Art.20 – Des conditions de la prospection

Le détenteur de l’Attestation de Prospection est tenu de :


a) respecter la réglementation applicable en matière de
protection de l’environnement (selon Annexe III du
Règlement Minier);
b) informer l’autorité locale de son arrivée et de son
départ de chaque territoire administratif où il réalise
ses travaux de prospection ;
c) ne pas effectuer des opérations de recherches ou
d’exploitation minière; et
d) respecter la réglementation sur le prélèvement des
échantillons.
Titre VIII - Chap. II – Sect.1 - Art.202 – Pendant la prospection

Toute personne qui se livre à la prospection minière ou des


produits de carrières est tenue de se conformer au code de
conduite établi par le Règlement Minier pour cette activité.
Titre III - Chap. I - Art.55 – De l’instruction technique et environnementale de la demande du Permis de
Recherches

La demande du Permis de Recherches ne peut


faire l’objet des instructions technique et
environnementale.
Titre III - Chap. I - Art.50 – De la portée du Permis de Recherches

Le Permis de Recherches confère à son titulaire le


droit exclusif d’effectuer, à l’intérieur du périmètre
sur lequel il est établi et pendant la durée de sa
validité, les travaux de recherches des substances
minérales classées en mines pour lesquelles le
permis est accordé et les substances associées si le
titulaire demande l’extension du permis à ces
substances. Toutefois, le titulaire du Permis de
Recherches ne peut initier des travaux sur le
terrain sans avoir obtenu au préalable
l’approbation de son PAR conformément aux
dispositions du présent Code.
Titre III - Chap. II - Art.71 – Des conditions de l’octroi du Permis d’Exploitation

L’octroi du Permis d’Exploitation est subordonné


aux conditions suivantes dans le chef du
requérant :
b) démontrer l’existence des ressources
financières nécessaires pour mener à bien son
projet selon un plan de financement des travaux
de développement, de construction et
d’exploitation de la mine ainsi que le plan de
réhabilitation du site à sa fermeture.
Titre III - Chap. I - Art.60 et 61

Art.60 – De la renonciation au Permis de Recherches

...La renonciation totale ou partielle n’ouvre droit à


aucun remboursement des droits et frais payés à
l’Etat pour l’octroi ou le maintien du permis. Elle
ne dégage pas le titulaire de sa responsabilité
relative à la protection de l’environnement.
Art.61 – De l’expiration du Permis de Recherches

A l’expiration du Permis de Recherches, ... le


titulaire n’est pas déchargé de ses responsabilités
en matière de réhabilitation environnementale
après l’expiration de son titre.
Titre III - Chap. II - Art.79 – De la renonciation au Permis d’Exploitation

La renonciation totale ou partielle ne donne droit à


aucun remboursement des droits et frais payés à
l’Etat pour l’octroi ou le maintien du permis. Elle
ne dégage pas le titulaire de sa responsabilité
relative à la protection de l’environnement et de
ses engagements envers la communauté locale.
Titre IV - Chap. II - Art.117 – Règlement Minier

Si la recherche de substances minérales concernées par la


décision d’extension du Permis de Recherches implique un
changement dans l’envergure, le rythme du programme ou
les méthodes de recherches, le Titulaire du Permis de
Recherches est tenu de déposer son Plan d’Atténuation et
de Réhabilitation modifié conformément aux dispositions
des articles 426 à 428 et 442 du présent Décret et d’obtenir
son approbation par la Direction chargée de la Protection
de l’Environnement Minier avant de poursuivre le
programme de recherches modifié.
Titre III - Chap. II - Art.77 – De l’extension à d’autres substances

... L’extension du Permis d’Exploitation aux


substances minérales associées est de droit si le
titulaire du permis démontre qu’elles se trouvent
avec les substances pour lesquelles le permis a été
octroyé dans un état d’association tel qu’il entraîne
nécessairement leur extraction simultanée.

Toutefois, si le titulaire d’un Permis d’exploitation


désire l’étendre aux substances non-associées, il doit
suivre la procédure requise pour l’institution de son
Permis d’Exploitation en cours de validité. Dans ce
cas, il actualise et dépose des documents approuvés
lors de l’instruction de sa demande initiale du permis
en y intégrant les opérations prévues pour
l’exploitation des substances additionnelles.
 Actualiser EIE et PGEP.
Titre III - Chap. II - Art.80 – Du renouvellement du Permis d’Exploitation

Le Permis d’Exploitation est renouvelable pour des périodes


successives de quinze ans si le titulaire :

c) démontre l’existence des ressources financières nécessaires pour


continuer à mener à bien son projet selon le plan de financement et de
travaux d’exploitation de lamine ainsi que le plan de réhabilitation du
site à sa fermeture. Ce plan précise chaque type de financement visé et
les justifications de leur disponibilité probable ;
d)obtient l’approbation de la mise à jour de l’EIE et du PGEP ;

Si la demande est déclarée recevable, le Cadastre Minier déclenche


l’instruction cadastrale, technique et environnementale conformément
aux dispositions des articles 39 à 42 du présent Code.

Le délai d’instruction environnementale pour l’approbation de la mise


à jour de l’EIE et du PGEP du titulaire ne peut excéder nonante jours
ouvrables à compter de la transmission du dossier par le Cadastre
Minier au Service Chargé de la Protection de l’Environnement Minier
du Ministère des Mines.
Titre II - Art.24 – Règlement Minier

Le Cadastre Minier provincial annule l’Attestation de Prospection


sur avis du service concerné dans les cas suivants :
[Link]ès mise en demeure non suivie d’effets dans un délai de vingt
jours ouvrables faite par la Direction chargée de la Protection de
l’Environnement Minier pour manquement à l’une des
obligations suivantes :
a) respecter le code de conduite environnementale du prospecteur ;
...
Titre III - Chap. III - Art.86 – De l’accès à l’exploitation des rejets de mines

Le Permis d’Exploitation emporte le droit


d’exploiter les gisements artificiels situés dans le
périmètre minier couvert par le permis, à moins
que ce Permis d’Exploitation n’exclue
expressément l’exploitation des gisements
artificiels.
...
Le Ministre peut également octroyer un Permis
d’Exploitation des Rejets sur un gisement
artificiel qui ne fait pas l’objet d’un Permis
d’Exploitation.
Titre III - Chap. II - Art.83 – Des usines de traitement ou de transformation

L’implantation et le fonctionnement d’une usine


de traitement ou de transformation des
substances minérales sont soumis à la
réglementation en matière de protection de
l’environnement prévues par le présent Code et
par la législation particulière sur l’environnement.
(Voir EIE Annexe IX)
Titre III - Chap. II - Art.84 – Du transport et de l’entreposage des produits d’exploitation minère

...
Il a, en outre, le droit d’entreposer ses produits
miniers dans des sites clôturés, aménagés à cette
fin, situés aux alentours des lieux de chargement,
à condition de respecter la réglementation sur la
sécurité du site et sur le contrôle de la pollution
industrielle.
Titre III - Chap. IV - Art.98 – Des gisements d’exploitation minière à petite échelle

Lorsque les conditions techniques caractérisant


certains gisements des substances minérales ne
permettent pas d’en faire une exploitation à grande
échelle économiquement rentable, mais permettent
une exploitation minière de petite taille avec un
minimum d’installations fixes utilisant des procédés
semi-industriels ou industriels, ceux-ci sont
considérés comme gisements d’exploitation minière
à petite échelle.
...
Le Règlement Minier fixe les paramètres qui
caractérisent l’exploitation minière à petite échelle,
notamment le volume des réserves, le niveau
d’investissement, la capacité de production, le
nombre d’employés, la plus value annuelle et le
Titre III - Chap. III - Art.64 – De la portée du Permis d’Exploitation

Le Permis d’Exploitation confère ...


Il permet en outre, sans limitation de :
...
c) utiliser les ressources d’eau et du bois se
trouvant à l’intérieur du périmètre minier pour les
besoins de l’exploitation minière, en se conformant
aux normes définies dans l’EIE et le PGEP ;
Titre III - Chap. IV - Art.104 – Des conditions de l’octroi du Permis d’Exploitation de Petite Mine

Outre les conditions prévues aux litera (b) et (c) de l’article 71 du


présent Code, nul ne peut obtenir un Permis d’Exploitation de
Petite Mine s’il ne démontre pas l’existence d’un gisement dont
les facteurs techniques ne permettent pas une exploitation
industrielle rentable en présentant une étude de faisabilité
accompagnée d’un plan d’encadrement technique de
développement, de construction et d’exploitation de la mine.

En plus des conditions énumérées ci-dessus, toute personne


physique de nationalité étrangère doit créer une société de droit
congolais en association avec une ou plusieurs personnes
physiques de nationalité congolaise dont la participation ne peut
être inférieure à 25% du capital social.
Titre IV - Chap. I - Art.109 – De l’institution d’une zone d’exploitation artisanale

Lorsque les facteurs techniques et économiques qui


caractérisent certains gîtes d’or, de diamant ou de toute autre
substance minérale ne permettent pas d’en assurer une
exploitation industrielle ou semi-industrielle, mais permettent
une exploitation artisanale, de tels gîtes sont érigés, dans les
limites d’une aire géographique déterminée, en zone
d’exploitation artisanale.
L’institution d’une zone d’exploitation artisanale est faite par
voie d’Arrêté du Ministre après avis de la Direction des Mines
et du Gouverneur de la province concernée.
Un périmètre minier faisant l’objet d’un titre minier en cours de
validité ne peut pas être transformé en zone d’exploitation
artisanale. Un tel périmètre est expressément exclu des zones
d’exploitation artisanale instituées conformément aux
dispositions de ce chapitre.
Titre IV - Chap. I - Art.109 (Suite)

L’institution d’une zone d’exploitation artisanale est notifiée au


Cadastre Minier qui la porte sur les cartes de retombes minières.
Tant qu’une zone d’exploitation artisanale existe, aucun titre
minier ne peut y être octroyé à l’exception d’un permis de
recherches demandé par un groupement des exploitants
artisanaux qui travaillent dans la zone.
Toutefois, la Direction de Géologie peut à tout moment procéder
aux travaux de prospection et de recherches dans les zones
d’exploitation artisanale.
Le Règlement Minier fixe les conditions d’octroi exceptionnel du
Permis de Recherches au groupement des exploitants artisanaux.
Titre IV - Chap. I - Art.110 – De la fermeture d’une zone d’exploitation artisanale

Lorsque les facteurs qui ont justifié l’institution


d’une zone d’exploitation artisanale ont cessé
d’exister ou qu’un nouveau gisement ne relevant
pas de l’exploitation artisanale vient à être
découvert, le Ministre, sur avis de la Direction de
Géologie, procède à la fermeture de la zone
d’exploitation artisanale.
La fermeture d’une zone d’exploitation artisanale
est notifiée au Cadastre Minier qui en informe les
Exploitants Artisanaux qui sont tenus de libérer la
zone d’exploitation artisanale dans les soixante
jours à compter de la notification de la décision de
fermeture.
Le groupement d’exploitants artisanaux travaillant
dans la zone d’exploitation artisanale concernée
dispose d’un droit de préemption pour solliciter un
Titre IV - Chap. I - Art.110 – De la fermeture d’une zone d’exploitation artisanale (suite)

Ce groupement dispose d’un délai de trente jours à


compter de l’information de la fermeture faite par le
Cadastre Minier pour faire connaître s’il entend faire
jouer son droit de préemption conformément aux
dispositions du présent Code.

Le Règlement Minier détermine les modalités


d’accès du groupement d’exploitants artisanaux à
l’exploitation minière industrielle ou à petite échelle.
Titre IV - Chap. I - Art.111 – De l’autorisation d’exploitation artisanale

Les cartes d’exploitant artisanal sont délivrées par le


Chef de Division Provinciale des Mines du ressort aux
personnes éligibles qui les demandent et qui
s’engagent à respecter la réglementation en matière
de protection de l’environnement, de l’hygiène et de
la sécurité dans les zones d’exploitation artisanale,
conformément aux modalités qui sont fixées par le
Règlement Minier après en avoir pris connaissance.
(Annexe V)
Titre IV - Chap. I - Art.112 – Des obligations du détenteurde la carte d’exploitant artisanal

Le détenteur d’une carte d’exploitant artisanal doit


respecter les normes en matière de sécurité,
d’hygiène, d’utilisation de l’eau et de protection de
l’environnement qui s’appliquent à son exploitation
conformément à la réglementation en vigueur. Il
doit indemniser les exploitants agricoles pour tout
dommage engendré par son activité.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’exécution
des normes en matière de sécurité publique, de
santé publique et d’environnement.
(Annexe V)
Titre IV - Chap. I - Art.114 – Du retrait de la carte d’exploitant artisanal

La carte d’exploitant artisanal peut être retirée par le Chef de


Division Provinciale des Mines ou par son représentant local qui
l’a émise après une mise en demeure de trente jours sans remédier
à la situation par la personne qui détient la carte, pour tout
manquement aux obligations prévues à article 112 du présent
Code.(Par ex. si non respect de la protection de l’environnement
décrite dans le code de conduite de l’exploitant artisanal)
Le cas échéant, la personne à laquelle la carte a été retirée n’est
pas éligible pour obtenir une nouvelle carte d’exploitant artisanal
pendant trois ans, à moins qu’il complète un stage de formation
en technique d’exploitation artisanale appropriée, organisé ou
agréé par l’Administration des Mines.
Le retrait de la carte d’exploitant artisanal donne droit aux recours
prévus dans les dispositions des articles 319 et 320 du présent
Code.
Le Règlement Minier fixe les modalités d’organisation de stage
de formation en techniques d’exploitation artisanale.
Titre VII - Chap. I - Art.204 – Règlement Minier

Conformément à l’article 98 alinéa 7 du Code Minier,


l’exploitation minière à petite échelle présente notamment les
caractéristiques suivantes :
a)le montant de l’investissement requis varie entre USD
100.000 et USD 2.000.000 ;
b)les réserves exploitables ne dépassent pas une durée de vie de
dix ans sous réserve des dispositions de l’article 101 alinéa 2 du
Code Minier ;
c)les opérations d’extraction, de transport et de traitement de
minerais sont suffisamment mécanisées.
Le Ministre peut modifier les caractéristiques de l’exploitation
minière à petite échelle par voie d’arrêté après avis de la
Direction des Mines.
Titre V - Chap. I - Art.133

Cas de l’autorisation d’ouverture de carrières


pour les travaux d’utilité publique
Après avis conforme du service compétent du Ministère des
Affaires Foncières et avis des Autorités administratives provinciales
ou communales concernées ainsi que celui du Cadastre Minier, le
Gouverneur de province peut ouvrir, sur un terrain domanial qui ne
fait pas l’objet d’un Permis d’Exploitation Minière, une carrière
pour les travaux d’utilité publique.
L’arrêté provincial d’ouverture d’une carrière d’utilité publique
précise :
...
g) la durée des travaux et les modalités de remise en état des lieux
après exploitation.
Titre V - Chap. I - Art.134

Cas de l’aurorisation d’exploitation non commerciale de


carrières à usage domestique
L’exploitation de carrières ouvertes de façon
temporaire par l’occupant régulièrement autorisé ou
le propriétaire d’un terrain pour l’exploitation non
commerciale exclusivement à son propre usage
domestique ne nécessite ni autorisation ni
déclaration préalable. Toutefois, cette activité reste
strictement soumise à la réglementation en matière
de sécurité et de protection de l’environnement
Titre XVIII - Chap. IV – Art.435 – Règlement Minier

Dans un délai de vingt jours ouvrables à compter du dépôt


du Plan d’Atténuation et de Réhabilitation, la Direction
chargée de la Protection de l’Environnement Minier prend
une décision d’approbation ou de rejet du Plan d’Atténuation
et de Réhabilitation sur base de l’avis environnemental
favorable ou défavorable émis par le Comité Permanent
d’Evaluation. .
...
A défaut de décision dans le délai prescrit, le Plan
d'Atténuation et de Réhabilitation est réputé selon que l’avis
environnemental est favorable ou défavorable, approuvé ou
refusé.
Rem.: 15 jours ouvrables pour les carrières temporaires (Art.160)
Titre V - Chap. III - Art.147

l’Autorisation d’Exploitation de Carrières


Temporaires fixe la quantité des substances à
extraire, les taxes à payer ainsi que les conditions
d’occupation des terrains nécessaires aux
prélèvements et aux activités connexes. Elle
précise également les obligations du bénéficiaire
notamment en ce qui concerne l’environnement et
la remise en état des lieux après prélèvement.
...
Toutefois, le titulaire peut, avant l’expiration de son
autorisation, demander la transformation de
l’autorisation temporaire en autorisation
permanente. Pour ce faire, il suit la procédure
relative à l’octroi de l’Autorisation d’Exploitation de
Titre V - Chap. III - Art.154 – des conditions d’octroi de l’autorisation d’exploitation des carrières permanentes

Sans préjudice des articles 34 à 42, l’octroi de


l’Autorisation d’Exploitation de Carrières
Permanentes est subordonné aux conditions
suivantes :
...
b)prouver l’existence de ressources financières nécessaires pour
mener à bien le projet selon le plan de financement des travaux de
développement, de construction et d’exploitation de la carrière
ainsi que de réhabilitation du site à sa fermeture. Ce plan précise
chaque type de financement, les sources de financement visées et
les justifications de leur disponibilité probable ;
Titre V - Chap. III - Art.162 – De l’extension à d’autres substances

Pour obtenir l’extension de son autorisation à des


substances autres que celles pour lesquelles
l’autorisation est établie, le titulaire doit suivre la
même procédure que celle prévue pour l’institution
de son Autorisation d’Exploitation en cours de
validité. L’extension est accordée pour la période
non échue de la durée de l’Autorisation
d’Exploitation du titulaire.
 Actualiser EIE et PGEP
Titre V - Chap. III - Art.164 – De la renonciation à l’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanentes

La renonciation totale ou partielle ne donne droit à


aucun remboursement des droits et des frais payés à
l’Etat pour l’octroi ou le maintien de l’autorisation.
Par ailleurs, la renonciation ne dégage pas le titulaire
de sa responsabilité en ce qui concerne le paiement
des frais et des impôts en relation avec l’exploitation
autorisée pendant la période qui précède la
renonciation, la protection de l’environnement, ni ses
engagements envers la communauté locale.
Titre V - Chap. III - Art.165 – Du renouvellement de l’Autorisation d’Exploitation de Carrières Permanentes

...
Toutefois, le titulaire doit obtenir l’approbation
d’une mise à jour de son EIE et de son PGEP pour
continuer ses travaux au-delà du terme du permis
primitif.
...
Titre V - Chap. III - Art.166 – Du transport, de l’entreposage et de la commercialisation des produits de
carrières

...
Il a, en outre, le droit d’entreposer ses produits de
carrières dans des sites clôturés, aménagés à cette
fin, situés aux alentours des lieux de chargement, à
condition de respecter la réglementation sur la
sécurité du site et sur le contrôle de la pollution
industrielle.
Voir EIE (Annexe IX)
Titre VI - Chap. I - Art.174 – De l’effet de la mutation

En cas de réalisation de l’hypothèque et de


mutation du droit minier ou des carrières à leur
profit, le créancier hypothécaire ou le tiers substitué
sont tenus d’assumer toutes les obligations
découlant du titre initial vis-à-vis de l’Etat et des
tiers. ( et donc de respecter ses obligations en
matière de protection de l’environnement).
Titre VII - Chap. I - Art.177 – De l’amodiation et des mutations

...
Les droits miniers et/ou de carrières de recherche
ne peuvent pas faire l’objet d’amodiation
...
Tout contrat d’amodiation comporte la
responsabilité solidaire et indivisible de l’amodiant
et de l’amodiataire vis à vis de l’Etat. L’amodiataire
est, nonobstant toute clause contraire, redevable
des impôts, taxes et redevances dus en vertu du
titre minier ou de carrières. Toutefois, en cas de
défaillance de l’amodiataire, l’amodiant est
responsable vis à vis de l’Etat, sous réserve de son
droit de recours contre l’amodiataire défaillant.
Titre VII - Chap. I - Art.180 – Des droits de l’amodiant

L’amodiant peut nonobstant toute clause


contraire, exercer, soit personnellement soit par
tout expert de son choix dûment mandaté par lui,
un droit de surveillance et d’inspection des
travaux de l’amodiataire.

La Direction des Mines communique à l’amodiant


les observations qu’elle adresse à l’amodiataire et
doit lui faire prendre connaissance de ses rapports
d’inspection.
Titre VII - Chap. II - Section I – De la cession
Art.182 – De l’acte de cession

L’acte de cession doit contenir l’engagement du


cessionnaire à assumer toutes les obligations du
titulaire vis à vis de l’Etat découlant du droit minier ou
de l’autorisation d’exploitation de carrière permanente
concernée.
Art. 185 – du transfert du droit

L’instruction technique consiste à :

b)vérifier la prise en charge des obligations du cédant par le


cessionnaire
c)déterminer, le cas échéant, que tout changement que le
cessionnaire propose d’effectuer dans les documents initiaux sur la
base desquels le droit minier ou l’Autorisation d’Exploitation des
Carrières Permanentes a été octroyé ne modifie pas les conclusions
techniques sur le projet.
Art.186 – Des obligations du cédant après cession

Nonobstant toute clause contraire, le transfert ne


dégage pas le titulaire initial de ses obligations
vis-à-vis de l’Etat pour le paiement des frais et
charges en rapport avec son titre minier ou de
carrières pendant la période où il en était titulaire,
ni de ses obligations de réhabilitation de
l’environnement.
Titre VII - Chap. II – section II - De la transmission
Art. 187 – Des actes de transmision

Les droits miniers et les Autorisations d’Exploitation


de Carrière Permanente sont susceptibles de
transmission en tout ou en partie en vertu d’un
contrat de fusion et pour cause de décès. En
l’absence des dispositions contraires, le droit
commun sur les mutations s’applique.
...
Art.191 – De l’acte de transmission en vertu d’un contrat de fusion et pour cause de décès

Les conditions et procédures de recevabilité et


d’instruction des actes de transmission en vertu
d’un contrat de fusion et pour cause de décès sont
celles prévues pour les actes de cession des droits
miniers organisés par le présent Code.
Art.192 – Des obligations du bénéficiare de la transmission

Nonobstant toute clause contraire, la personne en


faveur de laquelle la transmission est faite reste
redevable vis-à-vis de l’Etat et des tiers de toutes
les obligations du titulaire initial du droit minier ou
d’Autorisation d’Exploitation de Carrière
Permanente.
Titre VII - Chap. II – section III – Du contrat d’option
Art. 195 – Du transfert du droit

Les dispositions applicables à la cession du droit


minier trouvent application pour le transfert du
droit minier en cas d’option.
Titre VIII - Chap. II - Art.203 – Pendant les recherches

Avant de commencer les travaux de recherches


minières ou des produits de carrières, le titulaire
d’un Permis de Recherches ou d’une Autorisation de
Recherches des Produits de Carrières doit élaborer
et obtenir l’approbation d’un PAR pour l’activité
proposée.
Les modalités du PAR et de son approbation sont
fixées par voie réglementaire.
L’approbation du PAR relève de la compétence du
service chargé de la protection de l’environnement
au sein du Ministère des Mines en collaboration avec
le Ministre de l’Environnement.
Titre VIII - Chap. II - Art.204 – Pendant l’exploitation

Tout demandeur d’un Permis d’Exploitation, d’un


Permis d’Exploitation des Rejets, d’un Permis
d’Exploitation de Petite Mine ou d’Autorisation
d’Exploitation de Carrières est tenu de présenter une
étude d’impact environnemental accompagnée d’un
plan de gestion environnementale du projet et
d’obtenir l’approbation de son EIE et PGEP ainsi que
de mettre en œuvre le PGEP.
L’étude d’impact environnemental présente une
description de l’écosystème avant les opérations
minières, y compris la faune et la flore; les sols et la
topographie; la qualité de l’air, des eaux
souterraines et de surface. Elle en précise les
aspects qui peuvent être affectés qualitativement et
quantitativement par l’activité minière ou
l’exploitation de carrières.
Titre VIII - Chap. II - Art.204 – Pendant l’exploitation (suite)

Elle contient en outre, les mesures envisagées


pour la protection de l’environnement,
l’élimination ou la limitation des pollutions et la
reconstitution des sites ainsi que pour vérifier
l’efficacité envisagée desdites mesures.
Le titulaire des droits miniers et de carrières est
tenu de fournir une sûreté pour garantir
l’accomplissement de leurs obligations
environnementales pendant la recherche et/ou
l’exploitation. En outre, le titulaire des droits
miniers, est autorisé à constituer une provision
pour réhabilitation du site conformément aux
dispositions de l’article 258 du présent Code.
Les modalités d’application de cette disposition y
compris la sûreté financière sont fixées par le
Titre VIII - Chap. II – section IV - Art.212 – Des infrastructures

Le titulaire de droits miniers ou d’Autorisations


d’Exploitation des Carrières Permanentes est tenu
de construire et de maintenir toutes les
infrastructures nécessaires aux activités liées aux
titres ou à l'autorisation environnementale afférente
conformément aux dispositions du présent chapitre.
Toute infrastructure à construire par le titulaire fait
l'objet d'un plan soumis à l'autorité compétente de
l’administration pour visa, après consultation de
l’autorité locale territorialement compétente.
Titre IX - Chap. II – section II - Art.233 – Des importations dans le cadre des travaux d’extension

Le titulaire d’un titre minier qui réalise un


investissement d’extension après la mise en
exploitation de la mine ... démontre que les travaux à
réaliser ont pour objet l’augmentation de la capacité
de production de la mine d’au moins 30%. ...
La délivrance d’une autorisation (d’extension) n’est
possible qu’en cas d’avis cadastral, technique et
environnemental favorables. Toutefois en cas de
refus de délivrance de l’autorisation, le titulaire
conserve le droit d’exercer les voies de recours
prévues par les articles 319 et 320 du présent Code.
...
Titre IX - Chap. IV Art.262 – De l’exploitation minière à petite échelle

L’exploitation minière à petite échelle est soumise


au régime douanier prévu aux articles 225 à 235 du
présent Titre.
...
Titre IX - Chap. III – Section IV - Art.258 – De la provision pour réhabilitation du site

Le titulaire est tenu à constituer, en franchise de la


contribution professionnelle sur les bénéfices, une
provision pour réhabilitation du site sur lequel sont
conduites les opérations minières.
Le montant maximal de la dotation au titre de cette
provision est égal à 0,5 % du chiffre d’affaires au
titre de l’exercice au cours duquel elle est effectuée.
Dans l’hypothèse où le titulaire est tenu de
constituer une provision ou de remplir d’autres
obligations financières en application de la
réglementation sur la protection de
l’environnement, le montant de cette seconde
provision ou de ces obligations, est déduit du
montant maximal autorisé pour la dotation au titre
Titre IX - Chap. III – Section IV - Art.258 – De la provision pour réhabilitation du site (suite)

Cette provision doit être utilisée avant l’expiration


d’un délai de dix ans à compter de la clôture de
l’exercice au cours duquel elle a été constituée. Le
solde de cette provision non utilisée est
réintégré dans le bénéfice imposable au titre du
onzième exercice suivant celui au cours duquel
ladite provision a été constituée.
Le solde de cette provision non utilisé à la clôture
du dernier exercice du projet est réintégré dans le
bénéfice imposable au titre de cet exercice
Titre X - Chap. III - Art.276 – De la garantie de stabilité

L’Etat garantit que les dispositions du présent Code ne peuvent être


modifiées que si, et seulement si, le présent Code fait lui-même
l’objet d’une modification législative adoptée par le Parlement.
Les droits attachés ou découlant d’un permis de recherches ou droit
minier d’exploitation octroyé et valide à la date de la promulgation
d’une telle modification législative ainsi que les droits attachés ou
découlant du droit minier d’exploitation octroyé postérieurement en
vertu d’un tel permis de recherches incluant, entre autres, les régimes
fiscal, douanier et de change du présent Code, demeurent acquis et
intangibles pendant une période de dix ans à compter de la date de :
a) l’entrée en vigueur de la modification législative pour les
droits miniers d’exploitation valides existant à cette date ; et
b) l’octroi du droit minier d’exploitation octroyé postérieurement en
vertu d’un Permis de Recherches valide existant à la date de l’entrée
en vigueur de la modification législative.
Titre I - Chap. II - Art.8 – Du rôle de l’Etat et de ses organismes

...
Toutefois, l’Etat peut se livrer, à travers des
organismes spécialisés créés à cet effet, à des
activités d’investigation du sol ou du sous-sol dans le
seul but d’améliorer la connaissance géologique du
Territoire National ou à des fins scientifiques qui ne
requièrent pas l’obtention d’un droit minier ou d’un
droit de carrières.
L’Etat peut également, à travers des personnes
morales publiques ou des organismes spéciaux créés
à cet effet, soit seul soit en association avec des
tiers, se livrer à une activité régie par le présent
Code. Dans ce cas, les personnes morales publiques
et les organismes spécialisés de l’Etat à vocation
minière sont soumis aux dispositions du présent Code
Titre XI - Chap. II - Art.280 – De la responsabilité du fait de l’occupation du sol

...
En cas de mutation d’un droit minier d’exploitation ou
d’une autorisation d’exploitation de Carrières
Permanentes, la responsabilité des dommages
provenant de travaux antérieurs au transfert incombe
solidairement à l’ancien et au nouveau titulaire.
En cas de mutation, l’ancien titulaire est tenu d’en
informer par écrit le nouveau. Il l’informe également,
pour autant qu’il les connaît, des dangers ou
inconvénients importants qui résultent de
l’exploitation. A défaut de cette information, le
bénéficiaire de la mutation a le choix de poursuivre la
résolution de la mutation ou de se faire restituer une
partie du prix. Il peut aussi demander, aux frais de
l’ancien titulaire, l’élimination des dangers ou la
suppression des inconvénients qui peuvent causer
Titre XI - Chap. II - Art.280 – De la responsabilité du fait de l’occupation du sol (suite)

Le titulaire peut être tenu de fournir caution, de


payer toutes indemnités si ses travaux sont de
nature à causer un dommage déterminé, et s’il est
à craindre que ses ressources ne soient pas
suffisantes pour faire face à sa responsabilité
éventuelle.
Les tribunaux sont juges de la nécessité de cette
caution et en fixent la nature et le montant.
...
Titre XII - Chap. II - Art.291 – De l’interdiction

... l’annulation des droits miniers ou de l’Autorisation


d’Exploitation de Carrières Permanentes n’a pas
pour effet de dégager le titulaire de ses obligations
environnementales et fiscales.
Titre XII - Chap. II - Art.292 – De la suspension

Toute faute grave définie dans le Règlement Minier


commise par le titulaire est sanctionnée par la
suspension immédiate des travaux décidée par le
Ministre, après une mise en demeure préalable.
La durée de la suspension est fixée par voie
réglementaire en fonction de la gravité de la faute
commise et de son incidence sur l’environnement,
la santé et la sécurité publiques.
Pour remédier à cette faute grave, l’Administration
des Mines peut, d’office ou sur demande des
autorités locales concernées, imposer au titulaire
les travaux qu’elle juge nécessaires pour la
protection de la santé publique, de
l’environnement, des travailleurs ou des mines
voisines. En cas de défaillance du titulaire,
l'Administration des Mines peut faire exécuter
Titre XII - Chap. II - Art.294 – De la confiscation de la provision pour réhabilitation du site

Lorsqu’à la fin des travaux de recherches et/ou


d'exploitation, le titulaire d'un droit minier ou de
carrières n'exécute pas volontairement les
obligations souscrites dans le PGEP ou dans le PAR,
le tribunal compétent prononce, à la requête de
l’Administration des Mines et au profit de celle-ci, la
confiscation de la provision correspondante
constituée par le titulaire pour la réhabilitation du
site.
Si la valeur de la garantie ou la provision ainsi
confisquée ne suffit pas à couvrir les frais
nécessaires à la remise en état du site concerné,
l’Administration des Mines peut confier à un tiers
l'exécution des travaux correspondant à la valeur
de la différence. Les frais engagés pour la
réalisation de ces travaux complémentaires sont
Titre XII - Chap. II - Art.294 – De la confiscation de la provision pour réhabilitation du site (suite)

À la requête de l’Administration des Mines,


l'exploitant défaillant peut faire l'objet d'interdiction
de sortie du Territoire National prononcée par le
tribunal compétent jusqu’à la fin des travaux de
réhabilitation du site.
Titre XII - Chap. II - Art.297 – De la force majeure

Constitue un cas de force majeure, tout événement


imprévisible, irrésistible, insurmontable et indépendant
de la volonté du titulaire l’empêchant, malgré ses
meilleurs efforts, d’exécuter en tout ou en partie ses
obligations ou occasionnant un retard important dans
l’exécution de celles-ci. Sont notamment considérées
comme cas de force majeure les événements
suivants : grèves sauvages, émeutes, insurrection,
trouble civil, conflits sociaux, fait du prince, sabotage,
catastrophe naturelle, incendies, faits de guerre ou cas
imputables à la guerre.
L’excuse pour cause de force majeure peut être
admise pour les manquements aux seules obligations
qui n’ont pu être exécutées en raison de la survenance
de cet événement.
Un acte, un agissement ou une omission imputable au
titulaire n’est pas constitutif de cas de force majeure.
Titre XIII - Art.299 – Des activités minières illicites

Est puni d’une amende dont le montant en francs


congolais est équivalent de 10.000 USD à 250.000
USD, quiconque se livre, sans autorisation, à des
travaux de recherches ou d’exploitation des mines
ou de carrières en violation des dispositions du
présent Code.

Les substances minérales extraites illicitement sont


saisies et leur confiscation est prononcée par le
tribunal compétent au profit de l’Etat ou du titulaire
du titre d’exploitation des mines ou des carrières
concernées.
Titre XIII - Art.308 – Des destructions, des dégradations et des dommages

Est puni d’une servitude pénale de six à cinq ans et


d’une amende dont le montant en francs congolais
est l’équivalent de 5.000 USD à 10.000 USD ou
d’une de ces peines seulement, quiconque aura
frauduleusement ou méchamment :
...
c)fait une fausse déclaration ou fait usage des documents qu’il
savait faux ou erronés en vue, soit d’obtenir ou de faire obtenir
un droit minier ou une autorisation de carrières, soit d’empêcher
autrui d’obtenir ou d’exploiter des droits miniers ou
autorisations de carrières.
Titre XIII - Art.310 – Des entraves à l’activité de l’Administration des Mines

Quiconque fait obstacle à l’exécution des travaux


ordonnés ou autorisés par les services des mines tel
que prévu par le présent Code et le Règlement
Minier est puni d’une servitude pénale de six mois
et d’une amende dont le montant en francs
congolais est l’équivalent de 2.000 USD à 10.000
USD ou d’une de ces peines seulement
Titre XIII - Art.311 – Des contraventions aux Arrêtés du Ministre et du Gouverneur de Province

Toutes contraventions aux dispositions des Arrêtés


Ministériels et du Gouverneur de Province dans le
secteur minier artisanal ou industriel au titre de
mesures d’application du présent Code sont punis
de sept jours à un mois de servitude pénale et
d’une amende dont le montant en francs congolais
ne dépasse pas l’équivalent de 5.000 USD ou de
l’une de ces peines seulement.
Titre XVIII – [Link] - Art.417 – Règlement Minier – De la contribution de l’exploitant artisanal aux coûts
de réhabilitation de la zone d’exploitation artisanale

En plus de ses obligations définies au code de conduite


de l’exploitant artisanal, le détenteur de la carte
d’exploitant artisanal est tenu de contribuer au fond de
réhabilitation institué en vue de financer la réalisation des
mesures d’atténuation et de réhabilitation des zones
d’exploitation artisanale,
Le taux de cette contribution est fixé à 10% du montant
fixé pour l’obtention de la carte d’exploitant artisanal.
Titre XVIII – [Link] - Art.416 – Règlement Minier – Du code de conduite de l’exploitant artisanal

...
Les Services Techniques Spécialisés du Ministère des
Mines chargés de l’encadrement de l’artisanat minier
assurent la formation des exploitants artisanaux en
philosophie et techniques de protection de
l’environnement dans le cadre des opérations
d’exploitation artisanale des produits des mines et des
carrières.
Titre XVIII – Chap.I - Art.406 – Règlement Minier – Des opérations subordonnées à la présentation et à
l’approbation préalable d’un Plan d’Atténuation et de Réhabilitation

Les opérations de recherches des mines ou des carrières


ainsi que les opérations d’exploitation en vertu d’une
Autorisation d’Exploitation de Carrières Temporaire doivent
faire l’objet d’un Plan d’Atténuation et de Réhabilitation
préalablement établi et approuvé conformément aux
dispositions du Chapitre IV du présent Titre.
Pour les opérations de recherches minières ou de carrières, le
Plan d’Atténuation et de Réhabilitation est déposé après
l’octroi du Permis de Recherches ou de l’Autorisation de
Recherches des Produits de Carrières. Son approbation par
la Direction chargée de la Protection de l’Environnement
Minier est une condition préalable du commencement des
opérations de recherches.
Titre XVIII – Chap.I - Art.406 – Règlement Minier – Des opérations subordonnées à la présentation et à
l’approbation préalable d’un Plan d’Atténuation et de Réhabilitation (suite)

Pour les opérations d’exploitation de carrières temporaire,


le Plan d’Atténuation et de Réhabilitation est déposé en
même temps que la demande de l’Autorisation
d’Exploitation de Carrières Temporaire et son approbation
par l’autorité compétente est une condition d’octroi de
l’Autorisation.
Titre I – Chap.I - Art.2 – Règlement Minier – Des définitions des termes

[Link] Environnemental : le document environnemental qui


comprend le Plan d’Atténuation et de Réhabilitation, l’Etude
d’Impact Environnemental, le Plan de Gestion
Environnemental du Projet et le Plan d’Ajustement
Environnemental.
Ces documents contiennent :
-la description du milieu ambiant ;
-la description des travaux de mines ou de carrières
considérés ;
-l’analyse des impacts des opérations de mines ou de carrières
sur ce milieu ambiant ;
-les mesures d’atténuation et de réhabilitation ;
-l’engagement à respecter les termes du plan et de mettre en
œuvre les mesures d’atténuation et de réhabilitation proposées
Titre III – Chap.I - Art.62 – Du renouvellement du Permis de Recherches

Le Permis de Recherches est renouvelé si le titulaire


...
dépose un rapport des travaux de recherches
pendant la période antérieure de validité de son
titre et les résultats obtenus.
...

Rem.: ce rapport contient notamment la description


et les résultats des travaux d’atténuation et de
réhabilitation effectués (Art 127 RM).
Titre IX – Chap.I - Art.231 – Règlement Minier – Du renouvellement ou du retrait de la carte d’Exploitant Artisanal

La durée de validité de la carte d’Exploitant Artisanal est de un


an.
Sous réserve du respect des obligations à charge du détenteur
de la carte d’Exploitant Artisanal prévues à l’article 112 du
Code Minier, la carte d’Exploitant Artisanal est renouvelable
dans les mêmes conditions que la carte initiale.
En cas de renouvellement, le Chef de Division Provinciale des
Mines apporte sur l’ancienne carte les indications nécessaires
portant les nouvelles dates de validité.
En cas de manquement aux obligations susvisées et à défaut
pour le détenteur de la carte d’Exploitant Artisanal de remédier
à la situation aux termes de la mise en demeure, le Chef de
Division Provinciale des Mines peut lui retirer sa carte
d’Exploitant Artisanal.
Le retrait de la carte d’Exploitant Artisanal donne droit au
recours judiciaire suivant la procédure de droit commun.
Titre IX – Chap.I - Art.232 – Règlement Minier – De l’encadrement technique des exploitants artisanaux

Avant et durant l’exercice de leurs activités, les exploitants


artisanaux sont soumis à un encadrement technique
assuré par les Services techniques spécialisés du
Ministère des Mines notamment sur les modalités du
respect du Code de conduite environnemental, les règles
de l’art, de la sécurité et de l’hygiène.
Cet encadrement est sanctionné par un test d’évaluation
réalisé par les Services Techniques Spécialisés visés à
l’alinéa précédent et dont les résultats sont transmis pour
dispositions au Chef de Division Provinciale des Mines du
ressort.
Toutefois, l’exploitant dont la carte n’est pas renouvelé
peut bénéficier d’un nouvel encadrement dans le but
d’obtenir le renouvellement en cas de réussite au test.
Titre XViII – [Link] – Section I - Art.430 – Règlement Minier – Du modèle et de la directive du Plan
d’Atténuation et de Réhabilitation.

...
Pour les opérations de recherches des produits de carrière,
le Ministre est autorisé à mettre en place un modèle
simplifié du Plan d’Atténuation et de Réhabilitation, sur avis
de la Direction chargée de la Protection de l’Environnement
Minier.
Titre XVIII – Chap.I – Section I - Art.405 – Règlement Minier – De la responsabilité environnementale du
Titulaire.

...
En cas de cession, le Cessionnaire et le Cédant d’un droit
minier font procéder, conformément aux dispositions de
l’article 186 du Code Minier, à un audit environnemental du
site d’exploitation concerné par la cession. Cet audit
détermine les responsabilités et obligations
environnementales du cédant pendant la période où il était
Titulaire du droit minier en cause. Les frais et charges y
afférents incombent au cédant.
Sans préjudice des dispositions de l’alinéa précédent et
conformément à l’article 182 du Code Minier, le Titulaire qui
acquiert son droit minier ou de carrières par cession assume,
pour compte et à charge du cédant, les obligations
environnementales vis-à-vis de l’Etat, à moins que le cédant
ait obtenu l’attestation de libération de ses obligations
environnementales prévue au Chapitre VII du présent Titre.

Vous aimerez peut-être aussi