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Coût de Production en Comptabilité Analytique

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Module N° 207:

Comptabilité
Analytique
Formateur : ABDELILAH
ANI
Année : 2024-2025
CHAPITRE 2 LE COUT DE PRODUCTION EN PRESENCE DE CAS PARTICULIERS :
Déchets, Rebuts, Encours, Sous-produits
Le calcul du coût de production d’un produit, pour une période déterminée, peur soulever un
certain nombre d’interrogations :
- Le processus de production, a-t-il pris en considération les quantités de matières non
retrouvées ?
- Les produits fabriqués, font-ils l’objet dans leur totalité d’une utilisation ou d’un écoulement
normal ?
- Y a-t-il des produits accessoires au produit principal ?
- La production est-elle totalement achevée ?

Les réponses à ces questions conduisent à distinguer les cas suivants :


• Les produits en-cours de fabrication,
• Les produits résiduels : déchets, rebuts,
• [Link]
Les en-cours de fabrication :
sous-produits.
Les en-cours sont des produits dont la production a été commencée sans être achevée à la fin de la
période considérée (Produits non achevé à l’issue d’une période comptable). Ils sont invendables et
inutilisables en l’état. Leur utilisation impose leur achèvement.
L’existence des encours s’explique par le fait que la vie de l’entreprise est divisée en un ensemble
d’exercices comptables en vertu du principe de spécialisation, et en période analytique dans le
cadre de la comptabilité analytique.

Coût de la production de la période = En cours initial + charges de production de la période


En cours final -
Exemple :
- En cours au 28/02/2018 : 6 000 DH ;
- Charges (directes et indirectes) de production engagée pendant le mois de mars 2018 :
220 000 DH ;
- En-cours au 31/03/2018 : 6 400 DH.
Coût de production des produits achevés au cours du mois de mars :

Eléments Q PU MT
En cours initial +6 000
Charges de production de la période 220 000
En cours final -6 400

Cout de production 219 600

II. Les produits résiduels : Rebuts et déchets


 Les déchets sont des matières premières incorporées dans le cycle de production, qu’on ne
retrouve pas dans le produit final. Ce sont des résidus de matières premières (sciure de bois,
chutes de tissu…….). Ils sont soit inévitables soit occasionnels.
 Les rebuts sont des biens fabriqués par l’entreprise impropres à une utilisation ou à un
écoulement normal. (Produits finis défectueux qui n’obéissant pas aux normes de fabrication).

Les déchets et rebuts peuvent être perdus, récupérables ou vendables.


1) Les déchets et rebuts perdus

Ce sont des produits résiduels ne pouvant être ni vendus ni utilisés. Ils sont sans valeur mais leur
évacuation (enlèvement) de l’entreprise peut entraîner des frais (frais d’enlèvement, frais de
transports, frais de nettoyage, frais de lutte anti-pollution…).

 Evacuation sans dépense :


Exemple :

Pour fabriquer un produit, une entreprise a utilisé 1.500 kg de MP au CMUP de 15 dh


le kg
Les frais de MOD se sont élevés à 600 Heures à 30 dh/h, enfin les frais de fabrication sont de
4 DH l’unité d’œuvre (UO est l’HMOD)
TAF : Calculer
Au moment letransformation,
de la coût de production
la MP perd 10% de son poids par élimination d’un déchet sans
valeur.
Eléments Quantités Prix unitaire Montant
Charges directes :
- MP 1.500 15 22.500
- MOD
Charges indirectes : 600 30 18.000
- Frais
600 4 2.400

Coût de production 1.350* 31,77 42.900

*1.350 = [1.500 - (1.500 x 10%)]


Remarque :
Le déchet sans valeur et n’entraînant pas de frais d’évacuation, n’a d’influence que sur la quantité
produite si la production est exprimée en même unité que la consommation de MP.
 Avec frais d’évacuation :
Reprenons l’exemple précédent, et supposons que pour évacuer le déchet l’entreprise a supporté
des frais de port de 0,4 dh/kg
Eléments Quantités Prix unitaire Montant
Charges directes :

- MP 1.500 15 22.500
- MOD 600 30 18.000
Charges indirectes :

frais 600 4 2.400


- frais d’évacuation 150* 0,4 60
Coût de production 1.350 31,82 42.960
*150 = 1500 x 10%

2) Les déchets vendables :


Il s’agit d’un déchet qui a un marché, l’entreprise le revend à d’autres utilisateurs (le déchet vendable
diminue de coût de production).
Exemple :
Une entreprise fabrique un produit « P » à partir d’une seule MP « M », au cours de la transformation
on obtient un déchet « D » que l’entreprise vend à une entreprise voisine au prix de 5 dh le kg.
Pour le mois d’Avril, la CG fournies les renseignements suivants :
- Stock au 01/04 : MP = 2.800kg à 10 dh/kg
- Les achats de M = 1.200 à 8dh/kg
- Frais d’achat = 1.800 DH
- MOD = 400 H à 50dh/h
- Frais de fabrication = 1,5 dh/ l’unité d’œuvre (UO est le kg de MP utilisée)
- Consommation = 2.000 kg
- Le déchet représente 1/5 du poids de « M » utilisée
- Production du mois = 300 unités
- Les sorties de stock sont évaluées au CMUP de la période.

TAF : déterminer le coût de production de « P » sachant que pour la vente du déchet « D »


l’entreprise ne supporte pas de frais de distribution et ne réalise pas de bénéfice.
Coût d’achat :
Coût de production :
Eléments Quantité Prix unitaire Montant
CSMP 2.000 9,85 19.700
Mod 400 50 20.000
Frais de production 2.000 1,5 3.000
CP des déchets 400 5 - 2.000
CP du produit 300 135,66 40.700

a) Les déchets réutilisables :

Ce sont des déchets qui peuvent constitués une MP à une nouvelle production.

Ex : la mélasse obtenue au moment de la transformation de la betterave à sucre, et traitée (avec


adjonction à d’autre matière) en vue d’obtenir des produits d’alimentation pour le bétail.
Exercice d’application :

Au cours de la transformation d’une MP « M » dans l’atelier A pour avoir un produit fini « P1 », une
entreprise obtient en même temps un déchet, ce déchet permet d’obtenir après addition d’une MP « N
», un produit « P2 » au niveau de l’atelier « B ».
- Consommation de « M » : 2.000 kg à 20 dh le kg
- Consommation de « N » : 100 kg à 8 dh le kg
- MOD :
 Atelier A : 1.500H à 60 dh l’heure
 Atelier B : (transformation) 50H à 10dh l’heure
- Frais :
 Atelier A : 10.000 dh
 Atelier B : 800 dh
- Frais de distribution : 6.000dh dont 1/6 pour P2
- Le produit « P2 » est vendu au prix de 20dh le kg avec un bénéfice de 10% du prix de vente.
- Production de P2 : 300

TAF : Déterminer le CP de « P1 » et « P2 » sachant que le déchet « D » représente 1/10 du poids de


« M » utilisée.
Réponse :
PV = CP + FD + B
(300 x 20) = CP + 1.000 + 600
CP = 4.400
CP de « P2 »
Eléments Quantité Prix unitaire Montant
CSMP « D » 200 11,5 2.300
CSMP « N » 100 8 800
Mod. 50 10 500
Frais atelier B - - 800
CP du produit 4.400

CP de « P1 »
Eléments Quantité Prix unitaire Montant
CSMP 2.000 20 40.000
Mod. 1.500 60 90.000
Frais atelier A - - 10.000
(-)Déchet 200 11.5 2.300
CP du produit 137.700
3) Les rebuts et les sous produits :
Les rebuts sont des produits comportant des défauts et par conséquent impropre à l’utilisation normale.
Les sous produits sont des produits finis mais qui n’ont pas la même importance que le produit principal.
Traitement comptable : Même raisonnement pour les déchets vendables et réutilisables.

Exercice :
La société anonyme « SOFAP » a été constituée début 1975 avec un capital formé de 6.000 actions de
100dh l’une. Elle fabrique et vend :
- un produit principal : la farine de poisson FP
- un produit dérivé (sous produit) : l’huile de poisson HP
Ces produits sont élaborés dans deux ateliers : At. broyage et At. séchage.
La fabrication se fait à partir de poisson de basse qualité (MP1) et des déchets des conserveries de poisson
(MP2). Ces deux matières premières ne sont pas stockables. L’entreprise calcule ses coûts
mensuellement. Pour le mois de Janvier 2005, on vous fournit les informations suivantes :
1) Stock au début du mois :
- farine de poisson : 360sacs de 50kg chacun pour une valeur globale de 17.860
- huile de poisson : 70 litres à 13,15dh le litre
2) Achat du mois :
- MP1 : 1.500 quintaux à 0,50dh le kilo (le quintal = 100kg)
- MP2 : 1.000 quintaux à 0,30dh le kilo
3) Ventes de la période :
- farine de poisson : 4.000 sacs de 50kg chacun à 1,50dh le kilo
- huile de poisson : 250 litres à 20dh le litre.
1) Charges directes de MOD :
- l’atelier broyage : a utilisé 1.600 h à 7dh l’heure
- l’atelier séchage à utilisé 1.400h à 6dh l’heure
2) La production du mois :
- farine de poisson : 3.900 sacs de 50kg chacun
- huile de poisson : 250 litres
3) Autres renseignements :
- Les charges de la CG autres que les achats pour la période s’élèvent à 116.140dh.
- Les dotations à caractère exceptionnel pour janvier sont de 4.000dh.
- La rémunération théorique du capital social est estimée à 14% l’an.
Remarque :
Le coût de production du sous produit est obtenu à partir de son prix de vente en tenant compte d’une
déduction de 20% du prix représentant le bénéfice à réaliser et les frais de distribution
• Les sorties du magasin sont évaluées au coût unitaire moyen pondéré avec cumul du stock initial.

Tableau de répartition des charges indirectes du mois de janvier :


Sections auxiliaires Sections principales
Eléments Adm Entretien Transport Approv Broyage Séchage Distrib

Ré[Link] 22.000 6.000 12.000 4.000 ? 24.800 6.740


-
Adm 1/11 2/11 2/11 3/11 1/11 2/11
- -
Entretien 40% - 20% 40% -
- 10% -
Transport 40% - - 50%
Nature d’UO 1 quintal Heure de Heure de 100dh de
de MP MOD MOD CA
achetée

TAF :
1. Compléter le tableau de répartition de charges indirectes ;
2. Calculer les coûts d’achats des MP ;
3. Calculer le coût de production global après séchage ;en déduire le coût de production sous
produit) ;
4. Présenter l’inventaire permanent de ce produit ;
5. Calculer le coût de revient et le résultat analytique du produit principal.
Solution :
CAE = 116.140 - 4.000 + (6.000 x 100 x 14% X 1/12)
CAE = 119.140 - MOD
CAE = 119.140 - [(1.600 x 7) + (1.400 x 6)]
CAE = 99.540
Broyage = 99.540 - (22.000 + 6.000 + 12.000 + 4.000 + 24.800 + 6.740)
Broyage = 24.000

1. Tableau de répartition:

Eléments Sections auxiliaires Sections principales


Adm Entretien Transport Approv Broyage Séchage Distrib
Ré[Link] 22.000 6.000 12.000 4.000 24 000 24.800 6.740
Adm -22.000 2.000 4.000 4.000 6.000 2.000 4.000
Rép. 8.000 16.000 8.000 30.000 26.800 10.740
secondaires
Entretien - -10.000 4.000 - 2.000 4.000 -
Transport - 2.000 -20.000 8.000 - - 10.000
1 Heure de Heure de 100dh de
quintal de MOD MOD CA
Nature d’UO MP achetée

Nombre d’UO 2.500 1.600 1.400 3.050


Coût d’UO 6 ,4 20 22 6,8
2. Coût d’achat :
Elément MP1 MP2
Quantité PU Montant Quantité PU Montant
- prix d’achat 1.500 50 75.000 1.000 30 30.000
- frais d’achat 1.500 6,4 9.600 1.000 6,4 6.400

Coût d’achat 1.500 56,4 84.600 1.000 36,4 36.400

3. Coût de production :
Elément Quantité Prix unitaire Montant
Charges directes :
- MP 1 1.500 56,4 84.600
- MP2 1000 36,4 36.400
- MOD
At. broyage 1.600 7 11.200
At. séchage 1.400 6 8.400
Charges indirectes :
At. broyage 1.600 20 32.000
At. séchage 1.400 22 30.800
Déchet - 250 16 - 4.000
Coût de production 3900 199.400
4. Inventaire permanent « FP »
Libellés Quantit Prix Montant Libellés Quanti Prix Montant
és unitaire té unitaire
- Stock 360 - 17.860 - Sorties 4.000 51 204 000
initial - Stock
- Entrée 3.900 - 199.400 final 260 51 13260
Total 4.260 51 217 260 Total 4.260 51 217260

5. Inventaire permanent « HP » :
Libellés Quantit Prix Montant Libellés Quantité Prix Montant
és unitaire unitaire
- Stock 70 13,15 920,5 - Sorties 250 15,37 3.842,5
initial - Stock
- Entrée 250 16 4.000 final 70 15,37 1.075,9
Total 320 15,37 4920,5 Total 320 15,37 4.290,5

7. Cout de revient :
Elément MP HP
Quantité PU Montant Quantité PU Montant
- CPPV 4.000 51 204000 250 15,37 3.842,5
- frais de dist. 3.000 6,8 20.400 50 6,8 340

Coût de revient 4.000 56.1 224400 250 16,73 4.182 ,5


7. Résultat analytique :

Elément MP HP
Quantité PU Montant Quantité PU Montant
- prix de vente 4.000 75 300.000 250 20 5.000
- Coût de revient 4.000 59.28 237120 250 16,73 4182,5
Coût de revient 4.000 15.72 62880 250 3,27 817,5

1,5dh 1kg
X 50kg X = 75dh
RAG = 75.600 + 817, 5 = 76.417,5
L’une des plus fortes critiques adressées à la méthode des coûts complets est qu’elle fait supporter
la totalité des charges enregistrées par une entreprise, au cours d’une période, aux seuls produits
qu’elle fabrique.
Ainsi vaut-il mieux recourir parfois à des méthodes de coûts partiels qui n’intègrent qu’une partie
des charges totales.
Dans ce cadre, la méthode des coûts variables (ou le direct costing) se présente comme une
méthode d’évaluation des coûts qui permet de calculer des marges par produit en séparant :
 Les éléments de coûts variables propres au produit (dont la somme est appelée coût direct du
produit)
 Des coûts fixes (de production, d’administration et de vente) qui sont rattachés, dans une même
masse, à une période de temps donnée.

I /les charges variables (CV)


Les charges variables –dont le total est appelé coût variable- sont des charges qui réagissent
directement aux variations du volume d’activité. Cette activité est souvent mesurée par le C. A.,
mais peut par exemple, au niveau d’un atelier, être mesurée par la production ; les charges
variables sont donc liées à la quantité d’opérations, d’où une autre appellation : charges
opérationnelles (Main d’œuvre ; Matières premières ; Energie……)
Considérées comme proportionnelles à l’activité, elles sont unitairement fixes.
Exemple : pour 10 unités produites, les charges variables sont égales à 150 DH ; elles sont égales à
300 DH pour 20 unités, et à 1 500 DH pour 100 unités ; et par suite :
Coût variables unitaire = 150/10 = 300 / 20 = 1500 / 100= 15.
II/les charges fixes (CF)

Au terme du plan comptable marocain, les charges fixes sont des : « Charges liées à l’existence
de l’entreprise et correspondent, pour chaque période de calcul, à une capacité de production
déterminée. L’évolution de ces charges avec le volume d’activité est discontinue. Ces charges
sont relativement fixes lorsque le niveau d’activité évolue peu au cours de la période. »
Les charges fixes –dont le total est appelé coût fixe– ne restent constante que pour une
structure donnée de l’entreprise, et varient par palier ; d’où une autre appellation : charges de
structure (Dotations aux amortissements ; Primes d’assurance).
Elles sont unitairement variables.

Exemple : pour une structure donnée, les charges fixes sont égales à 60 000 DH ; et par suite :
Si la production = 10 000 unités Coût Fixe unitaire = 6
Si la production= 15 000 unités Coût Fixe unitaire= 4
Si la production= 20 000 unités Coût Fixe unitaire= 3

III/les charges semi variables

Entre les deux catégories de charges présentées, on trouve une troisième catégorie de
charges qu’on appelle charges semi -variables, composées d’une partie fixe et d’une partie
variable.
IV/Compte de résultat différentiel ou tableau de résultat par
variabilité
Etape 1 ; Chiffre d’Affaires net
Charges variables marge sur CV

Charges fixes résultat courant

Coût total

Le compte de résultat différentiel est un compte de résultat reclassé selon le critère de


variabilité faisant apparaitre 5 grandes masses.

Chiffre d’Affaires
- Coût Variable
=Marge/Coût Variable
- Coût Fixe
= Résultat
Exemple : soit une entreprise pour laquelle C. A. pour un exercice est de 100 000dhs et dont les
charges correspondantes sont analysées comme suit : C. V. = 62 500 DH ; C. F. = 26 250 DH, le
résultat de l’entreprise sera calculé comme suit :
Elément Montant %

C. A. 100 000 100 %


-Charges variables 62 500 62,50 %

= M/C. V. 37 500 37,50 %


-Charges fixes 26 250 26,25 %

Résultat courant 11 250 11,25 %

V/Direct Costing simple

Dans la méthode du Direct Costing simple, on n’incorpore dans les coûts d’un produit que les
charges variables.
Les charges fixes ne sont pas réparties entre les différents produits et activités élémentaire mais
supportées par la période.
La marge de contribution, appelée également marge sur coût variable est calculée au niveau de
chaque activité élémentaire, elle résulte de la différence entre le chiffre d’affaires généré par
l’activité et les charges variables directement identifiables à cette activité.
Exemple : Une entreprise, qui produit des lessives, vend trois marques par l’intermédiaire de
trois canaux de distribution différents :

Eléments Canal 1 Canal 1 Canal 1


Marque A Marque A Marque A

Chiffre d’affaires 150 000 200 000 250 000

- Charges variables - 100 000 - 160 000 - 270 000

= Marge/coût variable 50 000 40 000 - 20 000

Marge/coût variable globale 70 000

Charges fixes - 50 000

Résultat 20 000
VI/ Direct costing évolué

Cette méthode est un perfectionnement de la précédente, elle est basée sur une analyse
plus fine des charges fixes en les répartissant en :
• charges fixes spécifiques : c.à.d. propres à chacun des produit, services…et qui y sont
affectables.
• charges fixes communes à l’ensemble des services, produits (frais d’administration
générale…)

N. B. : La contribution de chaque produit est mesurée par « la marge sur coût spécifique »
Exemple : Reprenons l’exemple précédent de la société qui produit la lessive, le service
Eléments Canal 1 Canal 1 Canal 1
contrôle de gestion a mené une étude lui permettant
Marque A deMarque
distinguer
A les charges
Marque A fixes
spécifiques (directes).
Chiffre d’affaires 150 000 200 000 250 000

- Charges variables - 100 000 - 160 000 - 270 000

= Marge/coût variable 50 000 40 000 - 20 000

- Charges fixes spécifiques directes - 5 000 - 25 000 - 10 000

Marge/Coût spécifique 45 000 15 000 - 30 000

Charges fixes communes - 10 000

Résultat 20 000
-Modèle du compte de produits et de charges différentiel de l’entreprise commerciale :

Montant %
Chiffre d’affaires hors taxes
- Rabais, remises et ristournes accordes
I
= Chiffre d’affaires net hors taxes
Achats de marchandises
- R. R. R. obtenus
= Achats nets
+ charges variables d’approvisionnement
= coût d’achat variable des marchandises achetées
II + ou – variation de stocks
III = Coût d’achat variable des marchandises vendues
IV
V Marge sur coût d’achat variable (I – II)
VI - Charges variables de commercialisation
Marge sur coût variable (III – IV)
-Charges fixes
.d’approvisionnement
.de commercialisation
.d’administration
Résultat courant (V – VI)
Application :
Au 31/12/2018, le reclassement par variabilité des charges d’une entreprise commerciale a
donné les résultats suivants :
Total des charges courantes 21 865 dh dont 14 586 dh de frais fixes et 7 279 de frais variables.
Les frais variables concernant les achats de marchandises pour 1 753 et les ventes pour 5 526.
Par ailleurs le CPC établi à la même date donne les renseignements suivants :
-achat de m/ses : 30 200 DH
-S. I. de m/ses : 1 650 DH
-vents de m/ses net : 52 550 DH
-S. F. de m/ses : 2 400 DH
-R.R.R obtenus : 995 DH

TAF :
Etablir un C. P. C. différentiel faisant apparaitre :
 Marge sur cout variable
 Résultat courant
Modèle du compte de produits et de charges différentiel de l’entreprise industrielle :
Montant %
Chiffre d’affaires hors taxes
- Rabais, remises et ristournes accordes
I = Chiffre d’affaires net hors taxes
Achats de matières premières
- R. R. R. obtenus
= Achats nets de matières premières
+ charges variables d’approvisionnement
= coût d’achat variable des matières premières achetées
+ ou – variation de stocks des matières premières
II
III = Coût d’achat variable des matières premières consommées
IV
V + Frais variables de production
VI = Coût variable de production des produits finis fabriqués (II +III)
VII + ou – variation de stocks des produits finis
VIII
IX = Coût de production des produits finis vendus (IV +/- V)
X + Frais variables de distribution
= Coût variable (VI + VII)
Marge sur coût variable (I – VIII)
-Charges fixes
.d’approvisionnement
.de production
.de commercialisation
.d’administration
Résultat courant (IX – X)
APPLICATION.

1. Enoncé et travail à faire.

Des comptes de l'entreprise FABIOLA, on extrait les informations suivantes :


 Ventes de produits finis: 2 450 000 DH,
 Rabais, remises, ristournes accordées sur ventes de produits finis : 30 000 DH,
 Stock initial de produits finis : 125 000 DH
 Stock final de produits finis : 95 000 DH,
 Achats de matières premières : 320 000 DH,
 Rabais, remises, ristournes obtenues sur achats de matières premières : 10 000 DH,
 Stock initial de matières premières : 90 000 DH,
 Stock final de matières premières : 70 000 DH,
 Charges variables d'approvisionnement : 70 000 DH,
 Charges variables de production : 1 200 000 DH,
 Charges variables de distribution : 170 000 DH,
 Charges fixes : 350 000 DH,
 Produits fixes : 50 000 DH.

TRAVAIL A FAIRE : en utilisant le tableau de résultat différentiel . Etablir le tableau de


résultat différentiel
EXERCICE 1 : CAS CYCLO
L’entreprise CYCLO fabrique des VTT. Au cours de l’exercice N, elle a produit et vendu 45 000 VTT
au prix unitaire de 250 dh. Le comptable vous remet le détail des charges de l’exercice N.
- Matières premières : 80 dh l’unité
- Autres charges variables de production : 18 dh l’unité
- Charges variables de distribution : 8% du chiffre d’affaires
- Charges fixes d’exploitation globales : 5 400 000 dh
- Charges financières : 90 000 dh

1) Calculez le montant des charges


2) Présentez le compte de résultat différentiel pour l’exercice N

Pour l’exercice N+1, l’entreprise CYCLO envisage d’acquérir de nouvelles machines afin d’accroître
ses capacités de production, ce qui entraînerait :
- Une augmentation des ventes en quantités de 10%
- Une baisse du prix de vente unitaire de 15 dh
- Une baisse des charges variables de production de 5%
- Une hausse des charges fixes d’exploitation de 180 000 dh.

3) Déterminez le nouveau montant des charges pour l’exercice N+1


4) Présentez le compte de résultat différentiel pour l’exercice N+1
5) Commentez les résultats obtenus.
1) Calculez le montant des charges

CHARGES Quantité Prix unitaire TOTAL

Matières premières 45 000 80 3 600 000

Autres charges variables de production 45 000 18 810 000

Charges variables de distribution 45 000 20 900 000

Total des charges variables 45 000 118 5 310 000

Charges fixes d'exploitation 5 400 000

Charges financières 90 000

Total des charges fixes 5 490 000

2 ) Présentez le compte de résultat différentiel pour l’exercice N

Éléments Montant % du CA

Chiffre d’affaires 11 250 000 100%

- Coûts variables 5 310 000 47,2 %

= Marge sur coûts variables 5 940 000 52,8 %

- Charges fixes 5 490 000

= Résultat 450 000


Pour l’exercice N+1, l’entreprise CYCLO envisage d’acquérir de nouvelles machines afin d’accroître ses
capacités de production, ce qui entraînerait :

- Une augmentation des ventes en quantités de 10% è ventes N+1 = 45 000 * 1,10 = 49 500 VTT
- Une baisse du prix de vente unitaire de 15 DH è prix de vente N+1 = 250 -15 = 235 dh
- Une baisse des charges variables de production de 5% charges unitaires = 18 * 0,95 = 17.1 dh
- Une hausse des charges fixes d’exploitation de 180 000 DH. charges fixes d’exploitation N+1 =
5 400 0000 + 180 000 = 5 580 000 dh

3) Déterminez le nouveau montant des charges pour l’exercice N+1 :

CHARGES Quantité Prix unitaire TOTAL


Matières premières 49 500 80,00 3 960 000
Autres charges variables de production 49 500 17.10 846 450
Charges variables de distribution 49 500 18.80 930 600

Total des charges variables 49 500 115.90 5 377 050


Charges fixes d'exploitation 5 580 000
Charges financières 90 000
Total des charges fixes 5 670 000

4) Présentez le compte de résultat différentiel pour l’exercice N+1


Éléments Montant en MAD % du CA

Chiffre d’affaires 11 632 500 100%

- Coûts variables 5 377 050 46.22 %

= Marge sur coûts variables 6 255 450 53.78%

- Charges fixes 5 670 000

= Résultat 585 450

5) Commentez les résultats obtenus.


L’acquisition de nouvelles machines provoque une augmentation du résultat entre N et N+1, en
particulier
du fait de l’augmentation des charges fixes.
Si le chef d’entreprise souhaite maintenir son projet, il doit donc accroître encore ses ventes en
quantité
ou augmenter son prix de vente de façon à compenser les dépenses d’investissement.
CHAPITRE 4 LES COUTS PARTIELS : LE SEUIL DE RENTABILITE
I. Définition :
Le seuil de rentabilité est le niveau d’activité qui permet à l’entreprise de couvrir l’ensemble
de ses charges (variables et fixes) et donc de réaliser un résultat sans bénéfice ni perte.

Tout chiffre d’affaires supérieur au seuil de rentabilité implique des bénéfices et dans le cas
contraire des pertes.

Le niveau d’activité peut être exprimé soit par le chiffre d’affaires ou encore le volume de
production
II. Calcul du seuil de rentabilité :
On a :
M/CV – Charges Fixes = Résultat
(Taux M/CV x C. A.) – Charges Fixes = Résultat
Par définition, au seuil de rentabilité, le bénéfice est nul. On peut dès lors relever que :
(Taux M/CV x S. R.) – Charges Fixes = 0
(Taux M/C. V. x S. R.) = Charges Fixes
(Avec taux de marges/ CV = Marges sur coût variable/chiffre d’affaires)
Charges fixes x Chiffre d’affaires
Seuil de rentabilité =
Marge sur coût variable

Charges fixes
Seuil de rentabilité =
Taux de marge sur coût variable

III. Détermination graphique du seuil de rentabilité :

1ère méthode : C. A. = Charges Totales


y
C. T. (Coût total)
CA

Y =X

Bénéfice

Perte CT Y=ax+b

x
SR CA

a : Coût variable unitaire (taux de variabilité =


CV /CA)
x : C. A.
b : Charges fixes
2ème méthode : Marges sur cout variable
=charges fixes
CF M/CV
M/CV y = a’ x

Bénéfice
CF y=b
Perte

SR X=CA

a’ : Taux de marges sur coût variable


x : Niveau d’activité
b : charges fixes

3ème méthode : R=0


Résultat

R Y= a’’ x - b

Bénéfice

x ( CA)
Perte SR

a’’ : taux de marge/CV


x : niveau d’activité
b : charges fixes
IV. Date d’obtention du seuil de rentabilité (point mort)

C’est la date à laquelle on atteint le seuil de rentabilité.

Point mort = (Seuil de rentabilité x 12) / Chiffre d’affaires

V. Marges et indice de sécurité

La marge de sécurité est l’excédent du chiffre d’affaires de l’entreprise sur son S. R. ; c’est
donc l’importance du bénéfice de l’entreprise après avoir couvert l’ensemble de ses
charges.
Elle représente le montant en valeur absolue de chiffre d’affaires dont l’entreprise supporte
la baisse avant de devenirMarge de sécurité (MS) = CA - SR
déficitaire.

on peut également calculer l’indice de sécurité (IS)

Indice de sécurité (I. S.) = Marge de sécurité X 100 / Chiffre d’affaires


APPLICATION 1 : CAS DELL

L’entreprise DELL fabrique des ordinateurs portables. Le comptable vous fournit le détail des
charges de l’exercice N :
- Matières premières : 40% du chiffre d’affaires
- Autres charges variables de production : 12% du chiffre d’affaires
- Charges variables de distribution : 10% du chiffre d’affaires
- Charges fixes: 11 900 000 DH
Au cours de l’exercice N, l’entreprise DELL a vendu 70 000 ordinateurs portables au prix unitaire
de 500 dh HT.

1) Présentez le compte de résultat différentiel de l’entreprise DELL pour l’exercice N (en milliers
DH)
2) Calculez le seuil de rentabilité en valeur
3) Retrouvez le seuil de rentabilité que vous avec calculé à la question 2 de façon graphique.
1) Présentez le compte de résultat différentiel de l’entreprise DELL pour l’exercice N (en milliers d’euros)

Éléments Détail du calcul Montant % du CA

Chiffre d’affaires = 70 x 500 35 000 100%

- Cout variable = 35 000 x 62% 21 700 62%

= Marge sur cout = 35 000 – 21 700 13 300 38%


variable
- Charges fixes Voir sujet 11 900

= Résultat = 13 300 – 11 900 1 400

2) Calculez le seuil de rentabilité en valeur.


SR = charges fixes / taux marge sur coûts variables
SR = 11 900 / 38% = 31 315 790 DH

3) Retrouvez le seuil de rentabilité que vous avec calculé à la question 2 de façon


graphique.
 Complétez le tableau ci-dessous (milliers DH) :
Chiffre d'affaires 0 20 000 40 000
Marge sur coût variable
Charges fixes 11 900 11 900 11 900
Représentation du seuil de rentabilité
16 000 Chiffre d'affaires 0 20 000 40 000
000
Marge sur coût variable 0 7 600 15 200
14 000
000
Charges fixes 11 900 11 900 11 900
12 000 Zone Marge sur coût
000 de variable
10 000 perte
000
Charges fixes
8 000
000
0 20 000 40 000
6 000 000 000
000
4 000 Chiffre d'affaires
000
2 000
000
0
APPLICATION 1 : CAS DELL (suite)
Pour l’exercice N+1, l’entreprise DELL envisage d’acquérir de nouvelles machines afin
d’accroître ses capacités de production, ce qui entrainerait :
- Une augmentation des ventes de 7%
- Une baisse des autres charges variables de production de 3 points
- Une hausse des charges fixes de 1 200 000 DH
1) Présentez le compte de résultat différentiel de l’entreprise DELL pour l’exercice N+1 (milliers
DH)
2) Calculez le seuil de rentabilité en valeur
3) Calculez le seuil de rentabilité en durée puis déterminez la date correspondante
4) Déterminez la marge et l’indice de sécurité.
5) Commentez les résultats obtenus.
1) Présentez le compte de résultat différentiel de l’entreprise DELL pour l’exercice N+1 (milliers
DH)

Éléments Détail du calcul Montant % du CA

Chiffre d’affaires = 70 x 1,07 x 500 37 450 100%

- Cout variable = 37 450 x 59% 22 095,5 59%

= Marge sur cout = 37 450 - 22 095,5 15 354,5 41%


variable
- Charges fixes = 11 900 + 1 200 13 100

= Résultat = 15 354,5 – 13 100 2 254,5

2) Calculez le seuil de rentabilité en valeur.


SR = charges fixes / taux marge sur coûts variables
SR = 13 100 / 41% = 31 951,22 milliers DH

3) Calculez le seuil de rentabilité en durée puis déterminez la date correspondante


SR en durée = SR en valeur x 12 / chiffre d’affaires
= 31 951,22 x 12 / 37 450 = 10,24 mois soit 10 mois et 8 jours
 Point mort = 8/11/N+1
4) Déterminez la marge et l’indice de sécurité.
Marge de sécurité = Chiffre d’affaires – Seuil de rentabilité
= 37 450 – 31 951,22 = 5 498,78 milliers DH
Indice de sécurité = Marge de sécurité / Chiffre d’affaires
= 5 498,78 / 37 450 = 14,68%

5) Commentez les résultats obtenus.


Selon les prévisions, les investissements permettraient d’augmenter le taux de marge sur coûts
variables
(41% en N+1 et 38% en N), ce qui permet de dégager un meilleur bénéfice (2 254 500 DH en N+1
contre
1 400 000 DH en N).
En revanche, le seuil de rentabilité en valeur est en légère hausse, ce qui signifie que l’entreprise
devra
réaliser un CA plus important pour commencer à faire des bénéfices.
Exercice

Des comptes des établissements SURRET S.A.R.L., on extrait les renseignements


suivants.

1- Présenter le compte de résultat différentiel et calculer le résultat.


2- Etablir l'équation de la marge sur coût variable.
3- Déterminer le seuil de rentabilité.
4- Déterminer le point mort.
5- Représenter graphiquement le seuil de rentabilité
CHAPITRE 5 LES COUTS PARTIELS : L’IMPUTATION RATIONNELLE
DES CHARGES FIXES
Exemple introductif :
Pour le 1er trimestre, l’évolution des charges de l’entreprise « OMAR », en fonction de la
production prévue, est la suivante :

Janvier Février Mars


Quantités produites 3 500 2 800 4 025
(nombre d’unités)
Charges variables 8 750 7 000 10 062,5
ou
proportionnelles (2,5 DH/unité)
Charges fixes ou de structure 2 800 2 800 2 800

T. A. F. : Calculer le coût de production total et unitaire ainsi que le coût variable et le coût
fixe unitaires.
Solution :

Janvier Février Mars


Quantités produites 3 500 2 800 4 025
(nombre d’unités)
Charges variables 8 750 7 000 10 062,5
ou proportionnelles (2,5
DH/unité)
2 800 2 800 2 800
Charges fixes ou de structure
Coût de production total 11 550 9 800 12 862,5
Coût de production unitaire 3,30 3,50 3,20
Coût variable unitaire 2,50 2,50 2,50
Coût fixe unitaire 0,80 1,00 0,70
Remarque : Les coûts de production unitaires subissent l’influence des variations des niveaux
de production.
L’origine des variations de ces coûts se trouve au niveau des charges fixes

I : Présentation de la méthode :
L’inconvénient de la méthode des coûts complets est que le coût de revient varie en fonction
du niveau d’activité.
La méthode d’imputation rationnelle est utilisée pour apporter une solution à cette difficulté
en éliminant l’effet du volume de production sur le jugement des performances. Elle rend,
ainsi, l’appareil de production responsable de ses coûts (notamment en cas de saisonnalité de
l’activité ou d’existence d’importantes charges de structure).
En effet, dès que l’activité s’éloigne de son niveau normal, il n’est pas forcément rationnel de
supporter aux coûts l’intégralité des charges fixes qui représentent bien souvent, une forme
d’investissement de capacité et dont l’évaluation est effectuée pour un niveau d’activité dite
normale.
La méthode d’imputation rationnelle consiste, alors, à inclure dans les coûts non pas les
charges fixes réelles, mais des charges fixes adaptées au niveau de production ou au niveau
d’activité de la période.
II : Etapes de la méthode :
1- Définir une activité normale : L’activité normale correspond à l’activité théorique maximale
diminuée des déperditions incompressibles de l’activité liées aux temps de congé, d’arrêt de
travail, de réparations (entretien, pannes, réglages) statistiquement normales et aux
contraintes structurelles de l’organisation (changements d’équipes, goulots d’étranglement).
En pratique, le niveau normal d’activité est déterminé :
 Soit d’après les capacités des facteurs de production (on prend la capacité théorique
optimale de production dont on déduit un % censé représenter les aléas de production) ;
 Soit d’après une moyenne mensuelle de l’activité réelle de l’année précédente.
2- Répartir les charges en charges fixes et variables ;
3- Déterminer le coefficient d’imputation rationnelle (C. I. R.) :
Coefficient d’activité = Activité réelle / Activité normale

S’il est > à 1 il s’agit d’une suractivité (AR/AN)


S’il est < à 1 il s’agit d’une sous activité (AR / AN)

4- Calculer le montant des coûts fixes à imputer aux coûts :

Charges fixes imputées = Charges fixes constatées x taux d’activité

5- Calculer les coûts selon l’imputation rationnelle :


Coût d’imputation rationnelle = Charges variables constatées + Charges fixes imputées

6- Déterminer les différences sur niveau d’activité :


Charges fixes constatées – Charges fixes imputées

Trois situations peuvent se présenter :


C. I. R. < 1 : Les charges fixes réelles > charges fixes imputées : coût de sous-activité ou
coût
de chômage.
C. I. R. > 1 : Les charges fixes réelles < charges fixes imputées : boni de suractivité.
C. I. R. = 1 : Les charges fixes réelles = charges fixes imputées : l’activité réalisée
correspond à
l’activité prévue.
Exemple :
Activité normale mensuelle :
Production et vente de 1000 unité d’un produit P dont le coût est le suivant :
V : 15 200 DH ; F : 9 600 DH

T. A. F. :
-Calculer le coût d’imputation rationnelle pour une activité réelle de 500 U et 1 200 U.
-Calculer la différence d’imputation rationnelle.
Solution :
--Charges variables unitaires : 15 200/1 000 = 15,20

Activité 500 unités 1 200 unités


Eléments Q P. U. Montant Q P. U. Montant
Charges variables 500 15,2 7 600 1 200 15,2 18 240
Charges fixes 9 600 500/1 4 800 9 600 1 200/1 000 11 520
imputées 000
Coût d’imputation 500 24,8 12 400 1 200 24,8 29 760
rationnelle

Différence d’imputation rationnelle


Activité 500 unités 1 200 unités
Charges fixes réelles 9 600 9 600
Charges fixes imputées 4 800 11 520
Différence d’imputation rationnelle + 4 800 -1 920
Coût de sous activité Boni de suractivité
III : L’Imputation rationnelle des charges
indirectes :
Il faut scinder, en deux, les colonnes du tableau afin de faire apparaitre pour chaque charge
la partie variable (non touchée par L’I. R.) et la partie fixe qui sera soumise à L’I. R. : dans
chaque centre, on ajoutera aux charges variables les charges fixes imputées.

Exemple

Entretien Energie Atelier 1 Atelier 2


F V F V F V F V
123 172 2 800 5 572 8 400 11 200 16 800 19 600 25 200 33 600
Taux d’I. R. 0,9 1,2 0,8 1,1
Entretien 10 % 45 % 45 %
Energie 20 % 40 % 40 %

T. A. F. : Etablir le tableau de répartition des charges indirectes par la méthode d’imputation


rationnelle.
Solution :
Entretien Energie Atelier 1 Atelier 2
F V F V F V F V
123 172 2 800 5 572 8 400 11 200 16 800 19 600 25 200 33 600
Taux d’I. R. 0,9 1,2 0,8 1,1
C. F. imputées 2 520 10 080 13 440 27 720
Différence d’I. R. +280 -1 680 +3 360 -2 520
Coût d’I. R. 2 520 + 5 572 = 10 080 + 11 200 13 440 + 19 600 27 720 + 33 600
8 092 = 21 280 = 33 040 = 61 320
Entretien -12 600 1 260 5 670 5 670
Energie 4 508 -22 540 9 016 9 016
T. R. S. 0 0 47 726 76 006

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