M06 :
Chimie liée aux propriétés des
combustibles et des lubrifiants
Élaborée par : Mme. Menyar Stambouli
2021-2022
Les différents types de carburants
Le carburant est un combustible qui transforme
l’énergie chimique en énergie mécanique et qui
alimente ainsi un moteur à combustion interne.
Tous les véhicules à moteur nécessitent du
carburant pour fonctionner, mais le type de
carburant varie selon le moteur : essence,
diesel, GPL…
Les carburants classiques : essence et gazole
L’essence et le gazole ( Diesel) sont les deux
carburants les plus utilisés aujourd’hui. Ils
proviennent tous les deux du pétrole brut. Ils
sont soumis à de plus en plus d’évolutions pour
répondre aux exigences en termes de
réglementation environnementale.
• Le gazole est utilisé avec les moteurs diesel. Il
est plus économique que l’essence, car sa
consommation au kilomètre est plus basse.
Les moteurs essence peuvent utiliser deux
types d’essence : le sans-plomb 95 et le sans-
plomb 98. Les numéros correspondent à
l’indice d’octane contenu dans le carburant.
• Le sans-plomb 98 est le plus ancien. Il est
utilisé pour les véhicules construits avant
juillet 1990. Du fait de son ancienneté, il est
de moins en moins disponible dans les
stations essence, un peu plus cher que le sans-
plomb 95, mais moins énergivore. Le sans-
plomb 95 est compatible avec les véhicules
fabriqués après juillet 1990.
• L’essence et le gazole sont les carburants les
plus polluants en termes de rejet (oxyde
d’azote, gaz carbonique, monoxyde de
carbone) et d’épuisement des ressources, car
ils sont fabriqués à partir d’énergies fossiles
non renouvelables.
• Aujourd’hui, ces carburants sont très critiqués,
tenus pour principaux responsables des
émissions de gaz à effet de serre. Afin de
réduire les méfaits de ces carburants, on
assiste à l’émergence des voitures
électriques et de nouveaux carburants plus
respectueux de l’environnement, appelés les
biocarburants.
Les biocarburants
• Le biocarburant, aussi appelé agro carburant, carburant
végétal ou carburant vert, n’est pas fabriqué à partir de
ressources fossiles non renouvelables, mais à partir de
matières d’origine agricole ou animale.
• Il s’utilise soit en complément du carburant classique,
soit à la place de celui-ci. Il permet de diminuer de
manière significative les émissions de gaz à effet de
serre. Il est considéré comme une solution de
remplacement viable à l’utilisation de carburants
classiques.
Les biocarburants prennent la forme de :
• huile végétale brute
• d’alcool
• de gaz
L’huile végétale brute
• L’huile végétale brute est
entièrement naturelle et très
bonne pour le moteur. Elle
permet de limiter les rejets de
carbone et d’azote. C’est
une énergie renouvelable non
épuisable. Elle peut être utilisée
dans les moteurs diesel, mais
elle est soumise à autorisation.
Elle est majoritairement utilisée
par des tracteurs et les
véhicules agricoles.
Le biodiesel
• Le biodiesel est fabriqué à partir d’huile de colza,
de palme ou d’autres ingrédients naturels. Il est
soumis à des normes et des spécifications
particulières.
• C’est une énergie 100 % renouvelable qui émet
beaucoup moins de gaz à effet de serre et qui n’est
pas toxique. Il peut être mélangé avec du diesel à
hauteur de 2 % à 20 %.
Le bioéthanol
• Le bioéthanol est un alcool éthylique fabriqué
à partir de la fermentation de sucres et
amidons contenus dans certaines plantes et
céréales (canne à sucre, betterave, riz, maïs…).
C’est une énergie renouvelable que l’on
mélange avec de l’essence à hauteur de 5 %,
10 % ou 85 %.
L’algocarburant
• L’algocarburant est fabriqué à partir de micro-algues,
mais il n’est pour l’instant qu’au stade de la recherche
et n’est pas encore déployé industriellement. C’est une
énergie renouvelable, mais son exploitation a un coût
assez élevé. Pourtant, elle est plus intéressante que les
agrocarburants qui impliquent des ressources
alimentaires utilisables à d’autres fins.
Le biogaz
• Le biogaz est fabriqué à partir de la fermentation
de ressources végétales et animales. Le gaz qui s’en
émane est appelé le biométhane. C’est un gaz
composé de méthane (65 %), de CO2 (34 %) et
d’autres gaz (1 %). Il fait partie des énergies
renouvelables, mais ils sont nocifs pour
l’environnement. Il est compatible avec certains
moteurs diesel et avec les moteurs à essence.
Les autres carburants : GPL et GNV
Le GPL
• Le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié), obtenu à partir du butane et du
propane, est un carburant très utilisé comme combustible
(chauffage, cuisine, etc.) en raison de son coût plus faible que les
autres. Lorsqu’il est utilisé comme carburant automobile, on
l’appelle le GPL-c. Il représente une alternative plus écologique à
l’essence et au diesel, car il produit peu de gaz à effet de serre et
est plus économique. Parce qu’il est indolore et incolore, on lui
ajoute souvent une odeur, afin que les usagers détectent une
éventuelle fuite.
Le GNV
• Le GNV (Gaz Naturel pour
Véhicule) est fabriqué à partir
d’hydrocarbures, c’est donc une
énergie fossile non
renouvelable. Pour autant, les
réserves de ce gaz sont
importantes et permettent une
utilisation sur le long terme. Il a
lui aussi un coût très faible et
comme le GPL, une odeur doit lui
être ajoutée. Il reste à l’état
gazeux et est compatible avec les
moteurs à essence.
Statistiques
Les ventes de véhicules par type de carburant
en 2017
Le carburant est essentiel pour permettre à
votre voiture de fonctionner. Cependant, le type
de carburant que vous devrez utiliser varie en
fonction du moteur de votre voiture. Diesel,
hydrogène, bioéthanol… Il peut-être parfois
compliqué de s’y retrouver, et de comprendre
les différences entre tous ces carburants aux
noms pas vraiment parlants.
Comment savoir quel carburant mettre dans votre voiture ?
• Il est important avant tout de savoir quel
carburant choisir à la pompe à essence, sous
peine d’endommager gravement le moteur de
votre voiture. Vous pouvez trouver
l’information concernant le type de carburant
à utiliser au niveau de la trappe à carburant.
Sinon, consultez le guide d’entretien du
véhicule.
Exemple de carburant
Quel prix pour quel carburant ?
• Avant l’achat d’une voiture, il est important de
se renseigné quant aux différents carburants
disponibles, et ceux qui seront compatibles
avec votre voiture. Le diesel a longtemps été
le carburant privilégié, car sur le long terme,
ce carburant est moins cher que l’essence.
• Cependant, de nouveaux carburants pourraient vous
revenir moins cher, comme le bio-éthanol (E85) qui connaît
un essor fulgurant depuis la conversion possible de sa
voiture, grâce à l’installation d’un boîtier. Son prix est bien
en-deça de celui du diesel, puisqu’il varie entre 0.50 € et
0.72 € le litre, alors que le diesel coûte en moyenne 1.50 €.
• L’essence est plus chère que le diesel, bien que cet écart se
soit réduit au fil des années avec l’augmentation des taxes
sur le gazole. En moyenne, l’E5 est le carburant le plus cher,
avec un prix de 1,6 € le litre. Cependant, si vous utilisez peu
votre voiture, il peut être judicieux de vous tourner vers un
modèle à essence, puisque à l’achat ce type de
motorisation est souvent moins onéreux.
• Il est donc important de faire votre calcul en fonction de
l’utilisation que vous ferez de votre véhicule.
Les différents types de lubrifiants et leurs caractéristiques
• Quel que soit le secteur d’activité, les
lubrifiants ont tous la même fonction de base :
réduire les frottements – et donc l’usure –
entre des éléments qui sont en mouvement
permanent les uns contre les autres. Cela peut
donc être le cas d’engrenages, de roulements,
de culbuteurs, etc. En fonction des éléments à
lubrifier ou encore des types de moteur, des
lubrifiants spécifiques ont été mis au point.
DES HUILES POUR PROTÉGER L’ENSEMBLE DE SON MOTEUR
• La première catégorie de lubrifiant – sans doute la
plus connue – est l’huile moteur. Quel que soit
l’engin utilisé (voiture, engin de chantier, camion,
etc.), son moteur contient de l’huile. Il s’agit en
effet d’un ingrédient essentiel à son bon
fonctionnement. Sans elle, les frictions seraient
trop importantes et l’usure du moteur serait
extrêmement rapide. En outre, sans huile, le
moteur chaufferait de manière beaucoup trop
importante.
• Il existe des huiles moteur monogrades et
multigrades :
• huiles monogrades : elles ne présentent qu’un
indice de viscosité (à chaud), celle-ci diminue
donc avec la température ;
• huiles multigrades : elles sont adaptées tant
aux hautes températures qu’aux températures
basses, pour s’adapter à toutes les conditions.
LES HUILES DE TRANSMISSION, UNE PROTECTION POUR LES BOÎTES DE
VITESSE
• L’huile de transmission permet de lubrifier deux
éléments mécaniques présents dans la plupart
des véhicules :
• la boîte de vitesse ;
• le différentiel ;
• Elle dispose également de viscosités variables.
L’huile de transmission, comme l’huile moteur,
finit par s’user. Il faut donc la remplacer de
temps à autre.
HUILES HYDRAULIQUES
• Utilisée dans de nombreux engins, l’huile hydraulique, qui est une
huile minérale incompressible, a plusieurs fonctions :
• transmettre de manière optimale l’énergie de la pompe
hydraulique aux récepteurs ;
• lubrifier les vérins et autres distributeurs ;
• protéger les différents éléments du système hydraulique contre la
corrosion.
• En plus d’avoir un rôle protecteur, l’huile hydraulique est donc
également un fluide fonctionnel, qui peut transmettre de
l’énergie. Elle est utilisée dans des engins actifs dans de nombreux
secteurs : le transport, l’agriculture, l’exploitation marine, la
HUILES 2 TEMPS
• Les huiles 2 temps ont le même rôle qu’une huile
moteur ou de transmission classique si ce n’est
qu’elles sont mélangées au carburant et donc
brûlées par le moteur. Pour éviter que des dépôts
– appelés « calamines » – ne se forment dans le
moteur suite à la combustion, l’huile 2 temps
contient donc moins d’additifs que l’huile
classique. Son point d’éclair est en outre moins
élevé (sous les 100°C).
• GRAISSES
• Les graisses sont des mélanges entre des minéraux ou des
métaux et de l’huile. On en compte deux variétés :
• les graisses infusibles, qui ne fondent pas à haute
température : elles sont constituées à partir d’une huile
épaissie par des composants minéraux (le calcium, par
exemple) ou synthétiques ;
• les graisses obtenues par dispersion dans l’huile de savons
de métaux (lithium, aluminium, etc.).
• Elles ont différentes applications : roulements à bille,
cardans, etc.
la qualité de l’acide de batterie
Acide utilisé dans la batterie
Le terme « acide de batterie » utilisé dans les batteries désigne
généralement l’acide sulfurique utilisé pour remplir d’eau les batteries
au plomb. L’acide sulfurique est l’électrolyte aqueux utilisé dans les
batteries d’accumulateurs au plomb. L’acide sulfurique ou sulfurique est
dilué avec de l’eau chimiquement propre et pure (eau déminéralisée)
pour obtenir une concentration d’environ 37% en poids d’acide. La
concentration de l’électrolyte des batteries plomb-acide ou le ph de
l’acide de la batterie diffère d’un fabricant de batteries à l’autre. La
batterie plomb-acide utilise une combinaison d’électrodes positives et
négatives placées à l’intérieur d’un compartiment en plastique utilisant
un milieu d’électrolyte comme mécanisme de transport pour le
mouvement électronique des ions générés dans les réactions
électrochimiques qui ont lieu à l’intérieur de la cellule.
Quel acide est utilisé dans la batterie ? Lequel des
acides suivants est utilisé dans une batterie ?
• Les acides de batterie sont généralement des
électrolytes aqueux et sont les sels, acides ou
alcalins, qui peuvent se dissoudre dans l’eau pour
former des électrolytes acides, des électrolytes
alcalins et des électrolytes neutres. Les électrolytes
acides comprennent l’acide sulfurique, l’acide
perchlorique, l’acide hydrofluosilicique, etc. Le
chlorure de sodium est un électrolyte neutre.
Achat d'acide de batterie - acide utilisé
dans la batterie
L’acide utilisé dans les batteries n’est
pas un article que vous pouvez acheter
dans un magasin normal. Vous devez
acheter l’acide utilisé dans la batterie
auprès d’un revendeur de produits
chimiques agréé ou d’un fournisseur
d’acide pour batterie. L’achat auprès d’un
fournisseur d’acide de batterie vous
permettra d’obtenir la gravité spécifique
correcte requise pour les petites quantités.
Guide de fabrication de l'acide utilisé dans les accumulateurs au
plomb
• L’acide utilisé dans la batterie doit être dilué pour atteindre la gravité
spécifique requise.
• L’électrolyte est un mélange d’acide sulfurique concentré (gravité
spécifique d’environ 1,840) et d’eau distillée/déminéralisée (gravité
spécifique d’environ 1,000). L’acide et l’eau sont combinés, en ajoutant
l’acide à l’eau, jamais l’inverse, jusqu’à ce que la densité requise soit
obtenue.
• N’ajoutez pas d’eau à l’acide – Ajoutez uniquement l’acide à l’eau.
• L’acide sulfurique de gravité spécifique différente est utilisé dans les
batteries au plomb. Les poids spécifiques courants de l’acide sulfurique
corrigés à 27°C pour différents types de batteries sont indiqués ci-dessous
:
Préparation de l'acide utilisé dans la batterie
Attention :
Lorsque vous préparez l’acide utilisé dans la batterie ou lorsque vous travaillez avec de l’acide ou des
électrolytes, utilisez toujours des lunettes de protection, des gants en caoutchouc et un tablier en
caoutchouc.
• Il faut utiliser des récipients nettoyés de boîtes en caoutchouc dur/plastique, en porcelaine ou
revêtues de plomb.
• L’acide à utiliser dans la batterie pour le remplissage initial est d’une gravité spécifique de qualité
batterie, comme indiqué dans la fiche technique du fabricant.
• Si l’acide est obtenu sous forme concentrée, il est nécessaire de le diluer à la densité requise.
L’acide et l’eau distillée à utiliser pour la dilution doivent être conformes respectivement aux
normes IS : 266-1977 et IS : 1069-1964.
• Rappelez-vous,
NE VERSEZ JAMAIS D’EAU DANS L’ACIDE, MAIS TOUJOURS DE L’ACIDE DANS L’EAU.
Pour la dilution, n’utilisez qu’une tige de verre ou une palette garnie de plomb pour mélanger.
• Mélange de l’électrolyte
Acide de Batterie