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Arthrites Septiques Aiguës : Diagnostic et Traitement

L'arthrite septique est une infection articulaire aiguë nécessitant une prise en charge urgente, avec le genou et la hanche comme sites les plus touchés. Le diagnostic repose sur des signes cliniques, des examens biologiques et d'imagerie, tandis que le traitement inclut une antibiothérapie et une intervention chirurgicale si nécessaire. Un diagnostic précoce améliore le pronostic fonctionnel, tandis qu'un retard peut entraîner des complications graves.

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Arthrites Septiques Aiguës : Diagnostic et Traitement

L'arthrite septique est une infection articulaire aiguë nécessitant une prise en charge urgente, avec le genou et la hanche comme sites les plus touchés. Le diagnostic repose sur des signes cliniques, des examens biologiques et d'imagerie, tandis que le traitement inclut une antibiothérapie et une intervention chirurgicale si nécessaire. Un diagnostic précoce améliore le pronostic fonctionnel, tandis qu'un retard peut entraîner des complications graves.

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ARTHRITES SEPTIQUES

AIGUES

Dr Patrick WH DAKOURÉ
Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar
Maître-Assistant
Orthopédie-Traumatologie
Cours DCEM2 - 2012
INSSA/UPB
GENERALITES
 Arthrite septique = pénétration et pullulation
de germe dans une cavité articulaire
 Toute mono-arthrite aiguë fébrile est une arthrite
septique jusqu`à preuve du contraire.
 Urgence thérapeutique.
 toutes les articulations peuvent être atteintes y
compris les sacro-iliaques.
 Le genou est le site numéro 1 chez l’adulte et
l’enfant.
 La hanche est le site numéro 1 du nourrisson.
 Atteinte polyarticulaire : 10%
DIAGNOSTIC
I- Clinique
1) Monoarthrite aiguë fébrile :
● douleur intense permanente aggravée à la
mobilisation, l’appui et le toucher.
● inflammation locale : rouge vif voire violine, peau
luisante et tendue, gonflement articulaire
(choc rotulien= épanchement du genou), chaleur locale.
● fièvre parfois intense.
2) Tableaux atypiques :
Arthrite subaiguë et arthrite décapitée sont possibles.
Certains germes comme la tuberculose donnent
fréquemment des formes cliniques abatardies.
DIAGNOSTIC
3) Recherche d’une porte d’entrée et terrain :
Localement : geste local récent (infiltration, ponction,
arthroscopie…), morsure, plaie pénétrante.
A distance :
● infection cutanée à distance,
● foyer infectieux profond (ORL, dentaire),
● infection générale source de bactériémie (endocardite infectieuse,
pyélonéphrite, pneumopathie,
MST, urétrite, …)
● gestes récents : extraction dentaire, cathéter veineux, endoscopie…
Terrain :
● contexte de toxicomanie,
● alcoolique,
● immunodépression , splénectomisé, HIV…
● drépanocytose.
DIAGNOSTIC
II- Biologie
● Standard : NFS, VS, CRP, bilan de coagulation = typiquement syndrome
inflammatoire
biologique élevé. Fonction rénale et hépatique en préthérapeutique.
● Ponction articulaire en urgence, indispensable avant toute
antibothérapie :
 = fondamentale au diagnostic.
 Typiquement : liquide, purulent, épais.
 > 2 000 leucocytes (dont >85 % PNN)
 Examen direct au microscope optique ne retrouve pas de cristaux mais parfois
des germes à la
 coloration de gram donnant des arguments pour l’antibiothérapie probabiliste.
● Prélèvement de la porte d’entrée (écouvillonage)
● Hémocultures en systématique et dans les frissons et pics fébriles.
● Sérodiagnostics et prélèvements à visée BK selon le contexte.
● La ponction biopsie synoviale à l’aiguille fine est réalisée si le bilan infectieux
revient négatif
DIAGNOSTIC
III- Imagerie
● Les radiographies simples sont initialement normales (retard radio-
clinique). Elles précisent
 l’état de l’articulation sous-jacente, visualisent un éventuel corps

étranger radio-opaque.
 L’évolution radiologique voit apparaître peu à peu (en l’absence de

traitement) :
 Un pincement de l’interligne articulaire,

 Une déminéralisation osseuse sous-chondrale,

 Des érosions et micro-géodes épiphysaires.

● L’échographie articulaire est d’une bonne aide notamment pour la


hanche chez l’enfant et
peut guider la ponction.
● L’IRM articulaire si elle est réalisée montre un épanchement articulaire,
une tuméfaction des
parties molles
DIAGNOSTIC
IV- Etiologie
 Les mêmes germes que pour les

spondylodiscites peuvent être en cause.


 Là encore prédominance du

Staphylocoque doré pour les portes


d’entrée cutanées et iatrogène.
DIAGNOSTIC
V- Diagnostic différentiel
 La monoarthrite aigüe goutteuse : tableau

pseudo-septique et cristaux à l’examen direct.


 La chondrocalcinose, avec parfois liquide purifomre

 Une infection périarticulaire de type bursite (ex

bursite pré-rotulienne au genou). Intérêt de


l’examen clinique (l’épanchement n’est pas
articulaire, mais dans une bourse séreuse ; les plus
fréquents : hygroma surinfecté du coude et bursite
pré-rotulienne) et de l’échographie.
 Les arthrites réactionnelles (plutôt oligoarthrite)

 Rhumatisme inflammatoire chronique débutant (PR) .


TRAITEMENT
VI- Prise en charge
 Hospitalisation en urgence.

 Immobilisation et décharge de

l’articulation.
 Bilan bactériologique avant tout

traitement : c’est une faute grave


de ne pas ponctionner
 une articulation suspecte d’être

infectée, et d’instaurer une


antibiothérapie à l’aveugle.
TRAITEMENT
1) Antalgie :
 Immobilisation, décharge, antalgiques (paliers de l’OMS), glace sur

l’articulation.
 La ponction diagnostique est aussi évacuatrice.

2) Antibiothérapie :
 Initialement probabiliste secondairement adaptée à l’antibiogramme.

La durée recommandée est :


● parentérale jusqu’à 8 jours d’apyréxie
● puis relais pour une durée totale de 6 semaines.
3) Immobilisation :
 Décharge et repos de l’articulation.

 Rééducation : mobilisation passive et contractions isokinétiques dès

disparition des signes


 locaux.

 Rééducation active progressive à partie de la fin du traitement.


TRAITEMENT
4) Traitement de la porte d’entrée.
5) Drainage/lavage articulaire, arthroscopie
:
 Si l’infection est très importante, ils sont

discutés sachant que pour être efficace, le


lavage doit
 être invasif et que plus on est invasif, plus il y a

de séquelles articulaires.
C’est tout l’enjeu de la prise en charge la
plus précoce possible afin d’améliorer le
pronostic fonctionnel
TRAITEMENT
VII- Evolution
 Guérison habituellement.

 Le pronostic fonctionnel est d’autant

meilleur que la prise en charge est


précoce.
 En absence de traitement, le risque

fonctionnel est doublé d’un risque vital lié


à toute infection Systémique.
 Risque fonctionnelle = raideur voir

ankylose
CONCLUSION
 Pathologie fréquente surtout chez
l’enfant
 Adulte = terrain immunodéprimé
 Urgence thérapeutique

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