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Sécurité en cas d'hypothermie au labo

Le document traite des mesures de sécurité à respecter dans un laboratoire, en abordant les risques physiques, chimiques et les précautions à prendre lors de l'utilisation d'équipements et de substances dangereuses. Il souligne l'importance de porter des équipements de protection individuelle (EPI), de suivre des procédures appropriées pour la manipulation de gaz sous pression, de cryogénie, et d'électricité, ainsi que de respecter les normes d'étiquetage et de stockage des produits chimiques. Une classification des laboratoires selon leur niveau de risque chimique est également présentée, allant de faible à très élevé.

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Sécurité en cas d'hypothermie au labo

Le document traite des mesures de sécurité à respecter dans un laboratoire, en abordant les risques physiques, chimiques et les précautions à prendre lors de l'utilisation d'équipements et de substances dangereuses. Il souligne l'importance de porter des équipements de protection individuelle (EPI), de suivre des procédures appropriées pour la manipulation de gaz sous pression, de cryogénie, et d'électricité, ainsi que de respecter les normes d'étiquetage et de stockage des produits chimiques. Une classification des laboratoires selon leur niveau de risque chimique est également présentée, allant de faible à très élevé.

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La sécurité au

laboratoire
1. Risques physiques

Dangers ?
 Pièces mobiles
 Formes dangereuses (verre brisé, aiguille, etc.)
 Plancher glissant ou local encombré
 Électricité
 Températures extrêmes (chaud ou froid)
 Équipement sous haute pression ou vide
 Point chaud : flamme nue, étincelle ou chaleur capable d’initier un incendie ou une explosion
 Rayonnement non ionisant
 Bruits et vibrations
1-Machines et équipements
Toujours lire le manuel d’instruction avant d’utiliser une nouvelle machine ou un nouvel équipement et suivre

les directives du fabricant. S’assurer d’avoir la formation requise pour opérer une machine ou un équipement.

Maintenir un programme d’entretien. Porter les ÉPI recommandés .


Voici quelques pictogrammes de sécurité à retenir :
2-Gaz sous pression
Il y a un risque d’explosion lorsqu’une bouteille de gaz comprimé est chauffée ou endommagée. Un cylindre de gaz peut
devenir un projectile hautement dangereux en cas de rupture accidentelle de la valve. Une libération rapide de gaz peut
perforer la peau, créer une embolie, rendre l’atmosphère déficiente en oxygène, intoxiquer et peut nécessiter une mesure
d’évacuation.
Mesures préventives
• Porter les ÉPI recommandés.
• Manipuler les bouteilles avec précaution et les transporter avec un diable muni d’une courroie de fixation. Toujours
manipuler avec le capuchon vissé de la bonbonne.
• Attacher solidement les bonbonnes au deux tiers de la hauteur.
• Utiliser le régulateur (détendeur) approprié pour chaque gaz, en se référant au catalogue du fournisseur.
• Ne jamais modifier et forcer un régulateur ou la valve de la bouteille.
• Vérifier la présence de fuite de gaz à l’aide d’eau savonneuse après un raccordement : la présence de bulles indique une
fuite
• Toujours fermer la valve principale de la bouteille après l’utilisation et vider la pression résiduelle du circuit (incluant le
manomètre).
• Identifier les bouteilles en fonctions ou vides et détachant le talon de l’identificateur d’état
Procédure de test de fuite sur un régulateur de gaz :
1. Mettre le régulateur correspondant à la bouteille de gaz (pleine) avec au moins 1500 psi.
2. Tourner la vis de réglage du régulateur dans le sens antihoraire.
3. Ouvrir lentement la valve de la bouteille jusqu'à ce qu'elle soit complètement ouverte.
4. Ajuster le manomètre de basse pression à environ 50 psi, puis fermer la pression en aval (ex. : sur l’équipement
ou sur la valve de sortie du régulateur); noter la pression puis vérifier la pression après 30 minutes et comparer la
donnée.
5. Si le réglage du manomètre de basse pression (le cadran de sortie) a augmenté (ou diminué dans le cas où c’est
la valve sur le régulateur qui est fermée), le régulateur n’est pas conforme et doit être envoyé au fournisseur pour
une évaluation ou réparation.
Azote liquide: -196 °C
Hélium: -269 °C
3-Cryogénie – Azote liquide Glace sèche (CO2): -78°C
Hydrogène : -253°C

Mesures préventives :
• Éviter tout contact avec le liquide.
• Porter les ÉPI recommandés : lunette de sécurité, sarrau, gants thermaux et si nécessaire, couvre-chaussures.
Pour le remplissage de réservoir : ajouter visière, et tablier thermal.
• Premiers soins : doucher à l’eau tiède les parties exposées.
Risque de brûlures par le froid
• Utiliser dans un endroit bien aéré et éviter de respirer les vapeurs.
• Une grande utilisation peut demander la présence d’un détecteur d’O2.
• Manipuler les gros réservoirs à deux personnes.
• Premiers soins : diriger la personne vers un endroit bien aéré.
Risque d’asphyxie
• De liquide à gaz, les liquides cryogéniques ont un fort taux d’expansion.
• Utiliser un réservoir cryogénique en bon état.
• Ne jamais utiliser de récipients fermés.
• Limiter la formation de glace.
Risque d’explosion due à une surpression
• Lors de l’utilisation de trappe branchée sur un système sous vide et refroidi à l’azote liquide, l’introduction
d’air environnant par un défaut d’étanchéité peut amener la condensation de l’oxygène (liquide caractérisé par
une couleur bleutée). L’oxygène liquide représente un risque d’explosion.
4-Danger électrique

La tension de 120 V que l’on retrouve dans tous les laboratoires est suffisante pour créer des blessures
allant du simple choc électrique (électrisation) à l’électrocution (mort). L’homme, étant conducteur
d’électricité, peut être exposé à ce danger lorsqu’un appareil électrique présente une exposition de ses
parties sous tension (perte de son isolation) ou une fuite de courant.
Mesures préventives:
• Vérifier l’état des fils électriques et des fiches des appareils.
• Éviter les raccordements multiples sur une seule prise.
• Ne pas utiliser en cas de dommage et faire réparer immédiatement.
• Disposer les rallonges électriques de manière à ne pas encombrer les espaces de travail et prévenir
les risques de trébuchement.
• L’équipement électrique doit être mis à la terre (présence de la 3e broche de la fiche).
• Prenez garde à l’électricité statique, elle peut générer des étincelles (voir Risques chimiques –
Produits chimiques inflammables).
5-Rayonnement non ionisant (laser, UV et micro-ondes)

Le rayonnement est l’émission d’une énergie à partir de sa source. Dans le cas d’un rayonnement non ionisant, l’énergie
n’est pas suffisante pour ioniser les atomes ou les molécules.

1-Laser

Les lasers sont caractérisés par un rayon étroit et ciblé, ce qui permet d’envoyer une grande quantité d’énergie sur une
petite surface. Le principal risque associé aux lasers est une blessure oculaire
Mesures préventives
• Informer le service de l’équipement préalablement du souhait d’acquérir un appareil laser, 3B ou 4, car des
installations particulières et des aménagements physiques coûteux peuvent être requis.
• Avoir reçu une formation adéquate pour l’utilisation du laser, selon sa catégorie et la longueur d’onde émise.
• Porter des lunettes de protection adéquate, et retirer les objets personnels réfléchissants, tels que montre, bijou, stylo,
boucle de ceinture, fermeture éclair, etc. L’utilisation d’un laser émettant dans les UV nécessite le port de la visière, du
sarrau et de gants jetables.
• Les lunettes de protection pour les lasers sont spécifiques et requièrent une attention et une utilisation particulières;
bien lire les consignes du fabricant sur la vérification de leurs conformités, leur entretien et leur durée de vie
• Ne jamais regarder directement ou indirectement (par réflexion sur des objets tels des miroirs, acier inoxydable) le
faisceau d’un laser.
• Passer un examen d’optométrie tous les cinq ans.
• Restreindre l’accès au laboratoire, spécifiquement lorsque le laser est en fonction. nécessitent une zone de travail
contrôlée et une signalisation spécifique. Un panneau lumineux servant à indiquer que le laser est en fonction, ainsi
qu’un bouton d’arrêt d’urgence doit se trouver à l’entrée du laboratoire.
2-Ultraviolet (UV)
Les risques associés à l’utilisation de lampes UV ou toute autre source de rayons UV sont la blessure oculaire et le
dommage cutané. À titre comparatif, la lumière du soleil contient environ 5 % de rayons UV.
Mesures préventives:
• S’assurer d’avoir la formation adéquate pour l’utilisation d’une source de rayons UV.
Porter les lunettes de protection avec filtre UV, visière, sarrau en coton et gants jetables. Aucune partie du corps ne doit
être exposée.
• Éviter de regarder directement ou indirectement (par réflexion sur des objets tels des miroirs ou de l’acier
inoxydable) la source de rayonnement UV.
• Éteindre la source de rayon UV lorsqu’elle n’est pas utile à votre travail.
• Utiliser dans un endroit bien aéré, car il y a formation d’ozone par ionisation de l’oxygène à proximité des lampes
UV.
3-Micro-ondes
Les micro-ondes servent à chauffer la matière par agitation des molécules d’eau ou toute molécule polaire. Le risque
principal est associé à l’exposition à la chaleur. Les réactions chimiques conduites sous conditions micro-ondes doivent être
effectuées uniquement dans des réacteurs spécifiques à cette fin.
Les fours à micro-ondes pour la recherche ne doivent jamais servir à d’autres fins et ne doivent jamais être utilisés pour
réchauffer de la nourriture pour nos besoins alimentaires.

Les fours à micro-ondes pour la recherche ne doivent jamais servir à d’autres fins et ne
doivent jamais être utilisés pour réchauffer de la nourriture pour nos besoins
alimentaires.
6-Températures extrêmes

Chaleur
Il y a un risque de brûlures lors de la manipulation d’objet chaud ou d’une flamme; portez des gants résistants à la
chaleur et tout autre ÉPI jugé nécessaire. Il y a un risque d’hyperthermie lors de travail en ambiance chaude. Prendre
des pauses régulièrement et boire beaucoup d’eau.

Froid
Il y a un risque de brûlure par le froid lors de manipulation d’objet à basse température et de liquide cryogénique;
portez des gants thermaux, tout vêtement et ÉPI nécessaire. Il y a un risque d’hypothermie lors d’exposition prolongée
au froid.
7-Bruit
Un niveau de bruit supérieur à 85 dBa requiert une protection auditive. Dans un tel environnement, on
doit crier pour se parler à une distance d’un mètre. La dose de bruit sécuritaire pour 8 heures de travail
serait inférieure à 75 dBa. Bien que dans la plupart des laboratoires ce niveau soit inférieur à cette
limite, il ne faut pas oublier qu’un environnement de travail bruyant peut affecter la concentration, la
communication et la qualité du milieu de travail. Il ne faut donc pas banaliser l’impact qu’a le bruit sur
la santé et la sécurité. Lorsqu’il en est possible, toujours prendre les mesures nécessaires pour éliminer
ou réduire la source de bruit (entretien des équipements, substitution d’équipement, éloigner la source
de bruit des aires de travail, etc.).
8-Pression ou vide

Toute manipulation impliquant un équipement ou de la verrerie sous pression (ou vide) présente un risque
de projection. De plus, les changements brusques de pression peuvent entraîner des variations rapides de
température.
Mesures préventives :
• Porter les ÉPI nécessaires.
• S’assurer que l’équipement ou la verrerie peut être utilisé sous haute pression ou vide et qu’ils sont en
bon état.
• En l’absence de pellicule plastique sur le verre ou grillage autour d’un Dewar, mettre du ruban de tissu
ou du ruban adhésif (de type ruban électrique) tout autour du récipient.
• Utiliser des appareils ou montages équipés de dispositif pour limiter ou libérer la pression
• Utiliser un écran protecteur.
• Éviter les chocs et laisser la pression s’équilibrer doucement (ex. chasser doucement le vide d’un
dessiccateur).
2-Risques
chimiques

Proviennent de…
• Absorption de produits toxiques, corrosifs, irritants, réactifs, etc.
• Exposition à des substances asphyxiantes, inflammables et combustibles
• Exposition à des gaz, fumées, aérosols
• Exposition à des poussières ou fibres

Blessures et atteintes…
• Dommage organes cibles
• Brûlure chimique
• Intoxication, irritation
• Maux de tête
• Problème respiratoire
• Asphyxie
• Etc.
Les niveaux de risques chimiques des laboratoires
Tous les laboratoires ont été classifiés selon un niveau de risque chimique allant de 1 à 4. Cette classification sert
principalement à déterminer la priorité des activités de prévention, mais permet également aux utilisateurs de cibler
le ou les risques présents.
Risque 1 : Faible
Laboratoires possédant peu de produits chimiques, en faibles volumes.
• Génie industriel • Physique
Risque 2 : Moyen
Laboratoires possédant une petite armoire de produit chimique et utilisant des gaz inertes. Aucun gaz
inflammable, toxique ou corrosif n’est utilisé.
• Génie mécanique • Biochimie • Écologie • Biologie médicale • Anatomie • Psychologie
Risque 3 : Élevé
Laboratoires possédant des armoires de sécurité de 205 L pour les liquides inflammables ou l’équivalent en
volume de produit dangereux divers. Laboratoires possédant des gaz comprimés inflammables, toxiques et
corrosifs. Laboratoires contenant une quantité importante de gaz inerte ou de liquide cryogénique.
• Génie chimique • Chimie
Risque 4 : Très élevé
Laboratoires possédant les mêmes caractéristiques du niveau de risque 3 et ayant des conditions de travail et
d’environnement plus dangereux
• IRH
Mesures de prévention

L’étiquetage et les fiches de données de sécurité


Étiquettes
L’étiquetage obligatoire des produits dangereux est essentiel; il permet d’identifier la matière dangereuse, d’indiquer ses
risques ainsi que les mesures de sécurité minimales qui s’y appliquent. Il y a les étiquettes du fournisseur et les étiquettes
du lieu de travail. Les étiquettes doivent minimalement identifier le produit, les dangers qui y sont associés, le
fournisseur et faire un renvoi à la fiche de données de sécurité.
• Bien lire les étiquettes avant d’utiliser un produit.
• Toujours bien identifier les produits, incluant leur concentration lorsqu’il y a lieu.
Fiches de données de sécurité
Les fiches de données de sécurité (FDS) fournissent une information plus détaillée que celle de l’étiquette.
Elles contiennent, entre autres, de l’information sur les moyens de protection contre les dangers du
produit, son entreposage et sur les mesures à prendre en cas d’urgence.

La gestion des matières dangereuses


Le transport
Le transport des matières dangereuses entre les locaux ou les pavillons doit se faire de manière sécuritaire, afin
d’éviter toute fuite, tout déversement ou accident.
• Sécuriser les échantillons et produits dangereux dans un autre contenant, récipient ou dispositif de sécurité afin
de prévenir un déversement accidentel.
• L’ascenseur doit être utilisé lors d’un passage d’un étage à un autre. Le transport de toute matière dangereuse
dans les escaliers est strictement proscrit.
• Utiliser un chariot pour les grands volumes. Les contenants en verre doivent être sécurisés pour éviter qu’ils
s’entrechoquent.
Entreposage et inventaire
• Les matières dangereuses doivent être entreposées de manière sécuritaire et faire l’objet d’un inventaire qui doit être
maintenu à jour. Commander des petits volumes, si nécessaire fréquemment, permet de diminuer l’espace d’entreposage,
le danger du lieu et assure une qualité de certains produits qui se dégradent selon les conditions de stockage.
• La tenue de l’inventaire, ou sa consultation seulement, se fait par une des personnes autorisées nommées par le directeur
du laboratoire
• Identifier chaque armoire (ou zone) selon la classe de produit
• Lorsqu’une armoire contient plusieurs zones, isoler les produits par classe de danger
• Utiliser le système de ségrégation des produits chimiques pour déterminer les zones d’entreposage et leurs
contenus.
• Limiter la hauteur de l’entreposage à celle des yeux et ranger les contenants volumineux et lourds au niveau
de la taille ou dans le bas des armoires.
• Entreposer les liquides inflammables et combustibles dans des armoires de sécurité.
Réfrigérer, si spécifié, les produits inflammables (liquides) dans des réfrigérateurs anti-déflagration. Il est
interdit de stocker des liquides inflammables dans un réfrigérateur qui n’est pas conçu à cette fin.
• Dater les matières dangereuses à leur réception.
Élimination

• Aucune matière ne doit être rejetée à l’égout ou dans la poubelle au-delà de la valeur seuil/limite de sa classe de danger
pour la santé et l’environnement.
• Aucune dilution n’est permise pour amener le résidu inférieur à sa valeur seuil/limite.
• Les résidus liquides doivent être placés dans des bidons ou récipients de plastique prévus à cet effet selon leurs natures
(huiles - solvants usés halogénés - solvants usés non halogénés - solutions aqueuses acides - solutions aqueuses basiques
– autres solutions aqueuses). Les résidus solides doivent être placés dans des bacs de plastique prévus à cet effet et
clairement identifiés.
• Les liquides corrosifs (sans autres classes de dangers) sont interdits de rejets à l’égout si ceux-ci produisent un pH
inférieur à 6 ou supérieur à 10.5 (aucune dilution à la source n’est permise).
• Les résidus de verre brisé ou pipettes sont jetés à peu près propres dans des contenants de carton prévus et identifiés à
cet effet.
• Les aiguilles et autres objets piquants et tranchants doivent être placés dans un contenant de plastique prévu à cet effet
(généralement jaune et pourvu du pictogramme infectieux).
• Les poubelles de sécurité (rouge ou jaune, en métal et s’ouvrant à l’aide du pied) sont prévues pour les ateliers de
procédés pour les guenilles et absorbants imbibés d’huiles, de substances inflammables ou combustibles ainsi que pour
des produits comme les hydrures de métal (hydroréactifs et pyrophoriques).
Classification des produits chimiques dangereux 6 catégories de

dangers, selon la nature de leurs effets nocifs


1. Il s’agit des gaz comprimés (A),

2. des matières inflammables (6 divisions de B1 à B6),

3. des matières comburantes (C),

4. des matières toxiques (3 divisions de D1 à D3),

5. des matières corrosives (E)

6. des matières dangereusement réactives (F).


Les dangers que représentent ces produits dépendent, en autres, de leurs modes d’absorption:
• L’inhalation sous forme de gaz, vapeur ou d’aérosol (incluant poussières et fumées).

• L’absorption cutanée ou oculaire sous forme de liquide, solide, gaz ou vapeur. Plus un produit est

liposoluble (ex. solvants organiques), plus facilement il pénètrera l’épiderme.

• L’ingestion sous forme de liquide, solide, aérosol, gaz ou vapeur.

• L’injection (accidentelle) provenant de piqûres d’aiguilles ou

• d’objets tranchants souillés


1. Produits chimiques inflammables (et combustibles)
Ces produits se retrouvent sous forme de liquide, de solide et d’aérosol. Les liquides inflammables, très présents
dans les milieux de travail, émettent des vapeurs dangereuses qui, en présence d’une source de chaleur, d’une
étincelle ou d’une flamme nue, peuvent provoquer des incendies ou des explosions. Il est important de connaître
leurs propriétés toxicologiques et de se protéger adéquatement par la manipulation sous ventilation contrôlée.

Mesures préventives :
• Consulter la FDS.
• Tenir ces produits éloignés des matières comburantes autant lors de l’utilisation que de l’entreposage ainsi que
des sources de chaleur ou de feu (source de chauffage, soleil, flamme, étincelle).
• Entreposer dans une armoire de sécurité ou un réfrigérateur anti-explosion et minimiser les quantités.
• S’assurer que les contenants sont bien fermés en tout temps (aucune fuite de vapeur).
• Utiliser une ventilation adéquate (aspiration à la source, hotte chimique, port d’ÉPI).
• Porter les ÉPI
• Ne pas inhaler les vapeurs (vérifier les propriétés toxicologiques du produit).
• Se protéger de tout contact cutané : les solvants organiques pénètrent facilement la peau.
2-Produits chimiques comburants

Les produits chimiques comburants sont des matières oxydantes qui procurent une source d’oxygène ou un équivalent (ex. :
Cl). Lorsqu’ils sont en présence de produits inflammables (ou combustibles) ou une matière organique (ex. papier, textiles,
etc.). Ils peuvent causer un incendie ou une explosion, même en l’absence de chaleur ou de flamme. Ils peuvent également
en accélérer la combustion par l’apport d’oxygène. Les produits comburants peuvent aussi réagir avec d’autres produits et
en générant des gaz toxiques.

Mesures préventives :
• Consulter la FDS.
• Vérifier les compatibilités avec les autres produits chimiques (génération de gaz toxiques).
• Tenir ces produits éloignés des matières inflammables et combustibles et de toute source de chaleur (décomposition et
génération de gaz toxiques).
• Se protéger de tout contact cutané (ÉPI)
• Gérer le vieillissement de ces produits, la plupart instables, les dater à la réception.
3-Produits chimiques dangereux pour la santé
La toxicité d’un produit est caractérisée par l’effet néfaste qu’il produit sur l’organisme et la durée de cet effet. Dans le cas,
d’une courte durée, on parle d’effet aigu, tandis que dans le cas d’une longue durée, on parle d’un effet chronique. L’impact de
la toxicité d’un produit sur l’organisme va dépendre de son exposition, en termes de dose, de temps et de mode de pénétration,
mais également de la gravité et de la nature du dommage qu’il cause. Dans certains cas, le dommage peut être de la
sensibilisation, de l’irritation, ou des étourdissements, mais dans d’autres cas les effets peuvent être de l’asphyxie, un cancer
ou des mutations génétiques. Certains produits toxiques ont également des effets sur la reproduction et le développement pré et
postnatal ou des effets sur des organes cibles. Pour en savoir plus sur la toxicologie consulter le site Web Répertoire
toxicologique18

Mesures préventives :
• Consulter la FDS.
• Éviter tout contact avec la peau, les yeux et les voies respiratoires.
• Porter les ÉPI recommandés et manipuler sous ventilation contrôlée (hotte, ESB, etc.)
• Utiliser un produit substitut qui est moins toxique ou réduire l’exposition au maximum.
• S’informer comment manipuler le produit de manière sécuritaire.
4-Produits chimiques corrosifs

Les principaux risques reliés à ce type de produit sont la corrosion ou brûlure de la peau, des yeux ou des voies
respiratoires. Les matières corrosives sont principalement des acides et des bases et doivent être entreposées dans des
contenants de verre ou de plastique prévus à cet effet.

Mesures préventives :
• Consulter la FDS.
• Éviter tout contact avec la peau, les yeux et les voies respiratoires.
• Porter les ÉPI recommandés et manipuler sous ventilation contrôlée (hotte, évacuateur, etc.)
• Connaître le pH des matières utilisées.
• Séparer les bases des acides lors de l’entreposage.
5-Produits chimiques réactifs

Les produits chimiques réactifs présentent des risques d’incendie, d’explosion et d’incompatibilité avec
d’autres produits. Il s’agit principalement de produits qui peuvent polymériser, se décomposer ou se
condenser de manières violentes; de produits instables aux chocs, à une augmentation de pression ou de
température et qui réagissent violemment à l’eau, en libérant des gaz toxiques ou en s’enflammant. Ces
substances peuvent être sensibles au vieillissement.
Mesures préventives :
• Consulter la FDS.
• Porter les ÉPI recommandés et manipuler sous ventilation contrôlée (hotte, ESB,
etc.).
• Tenir le produit loin d’une source de chaleur.
• Dater les produits dès leur réception et vérifier leur état régulièrement.
6-Produits chimiques explosifs
Procédures en cas de déversement
Déversement mineur
Assurer votre sécurité et celle de vos collègues: vérifier la toxicité et la réactivité du produit (FDS). Nettoyer le déversement
uniquement si le produit ne représente pas un risque pour la santé et que vous avez la compétence
1. Porter des gants et les autres ÉPI nécessaires (lunette de sécurité, sarrau, etc.).
2. Utiliser des papiers absorbants et/ou une matière absorbante prévue à cet effet (ex. : vermiculite, sable, absorbant
universel). L’absorbant doit être étendu autour du périmètre du déversement, puis vers l’intérieur.
3. Aérer le lieu si des vapeurs (toxiques, inflammables et/ou corrosives) sont présentes en ouvrant les fenêtres et châssis des
hottes.
4. Faire un rapport d’incident/accident ([Link]/ssmte). S’assurer de faire récupérer le résidu identifié et faire remplacer les
absorbants utilisés.
 Dans le cas des matières inflammables :
• Fermer toute source de chaleur ou de flamme avant de nettoyer le déversement.
• Aérer la pièce au maximum
• S’assurer de la disponibilité d’un extincteur près du lieu.
 Dans le cas des liquides comburants :
• Diluer avec de l’eau si la dilution peut être contenue avant de nettoyer le déversement.
• Ne pas, si concentré (DANGER), utiliser d’absorbants organiques; utiliser seulement le sable ou la vermiculite.
 Dans le cas de matières corrosives:
• En cas de vapeurs corrosives, évacuer le laboratoire et contacter la GMD.
 Neutraliser sans générer de réaction violente. Les acides peuvent être neutralisés avec du bicarbonate de sodium ou
du phosphate trisodique. Les bases peuvent être neutralisées avec de l’acide acétique dilué ou de l’acide citrique
dilué. Vérifier le pH.
Déversement majeur

Cesser toute activité en cours, de façon sécuritaire. Demeurer calme et prudent.

• appeler Service de protection publique

• Transmettre les renseignements demandés;

• Assurer un périmètre de sécurité;

• Ne pas mettre sa vie en danger;

• Obtenir et consulter la FDS et suivre les consignes s’y rapportant.


La verrerie
Mesures préventives :

• Utiliser du verre borosilicaté (ex. : Pyrex), il résiste mieux aux chocs thermiques. Ne pas utiliser la verrerie si elle est
endommagée (ébréchures, craquelures ou étoiles).
• Ne pas forcer de la verrerie lors de l’assemblage d’un montage (risque de coupures aux mains)
• Pour le nettoyage non routinier de la verrerie, privilégier les bains de base aux bains d’acide sulfochromique, car cette
solution est très toxique.
• Éliminer la verrerie endommagée dans des poubelles à verre.
Les risques radioactifs
Les matières radioactives
Une matière est dite radioactive lorsqu’elle émet des rayonnements ionisants,
c’est-à-dire une énergie suffisante pour ioniser un atome ou une molécule. Ce
rayonnement se présente sous forme de rayons gamma (), de rayons X, de
particules alpha (), de particules bêta () ou de neutrons. On appelle
radionucléides les isotopes radioactifs. Les fiches signalétiques des
radionucléides sont disponibles sur le site Web de la CCSN.
L’utilisation et l’acquisition de matière radioactive doivent être préalablement
approuvées par le CBGMD. La formation sur la radioprotection est obligatoire
pour toute personne qui a à manipuler, même à l’occasion, du matériel radioactif
dans le cadre de ses activités reliées à l’UQTR. Il existe deux formations à cet
effet: Radioprotection, sources scellées et jauges nucléaires, ainsi que
Radioprotection et sources nucléaires ouvertes.
La radioprotection
Les risques reliés à l’utilisation de matières radioactives dans un contexte
de laboratoire dépendent de plusieurs facteurs, dont le type de
rayonnement, l’énergie du rayonnement et la dose (ponctuelle et
cumulée). L’UQTR a créé un Guide de radioprotection spécifique à ses
besoins qui est disponible sur le site Web du CBGMD et de la GMD. Les
utilisateurs de matières radioactives doivent appliquer les pratiques
sécuritaires générales et spécifiques décrites dans ce guide et tenir
compte de sa règlementation (acquisition, transport, élimination).

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