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Taux de croissance et IPC au Maroc

Le document présente des concepts économiques clés tels que le taux de croissance du PIB, l'indice des prix à la consommation (IPC), le déflateur du PIB et le taux de chômage. Il explique comment ces indicateurs sont calculés et leur importance pour évaluer la santé économique d'un pays. En outre, il aborde la fonction de consommation et ses déterminants, ainsi que la modélisation mathématique de la consommation selon la théorie keynésienne.

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Taux de croissance et IPC au Maroc

Le document présente des concepts économiques clés tels que le taux de croissance du PIB, l'indice des prix à la consommation (IPC), le déflateur du PIB et le taux de chômage. Il explique comment ces indicateurs sont calculés et leur importance pour évaluer la santé économique d'un pays. En outre, il aborde la fonction de consommation et ses déterminants, ainsi que la modélisation mathématique de la consommation selon la théorie keynésienne.

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Exemple de calcul du taux de croissance

Taux de croissance pour 2023


• On compare le PIB réel de l’année 2023, à celui de la période
précédente, soit 2022.
• PIB réel 2023 = 130,32 milliards de dollars américains
• PIB réel 2022 = 126,03 milliards de dollars américains
Ainsi, en 2023, le taux de croissance s’élève à 3,4%

( 𝑌 ¿ ¿ 𝑟 2023 − 𝑌 𝑟 ) 130 , 32 −126 ,03


𝑔= 2022
× 100= ×100=3.4 % ¿
𝑌𝑟 2022
126 ,03
6. L’indice des prix à la consommation IPC
L’indice des prix à la consommation (IPC) mesure le niveau moyen des
prix des biens et des services que consomme habituellement une famille
marocaine qui vit en milieu urbain. Chaque mois, le HCP calcule cet
indice et le rend public. Pour l’établir, cet organisme choisit d’abord la
période de référence, actuellement l’année 2019. On examine ensuite le
profil de la dépense des consommateurs pour définir le contenu d’un
panier type de biens et services que les gens consomment pendant la
période de référence. On se sert d’environ 600 biens et services
différents pour construire l’IPC.

La formule simplifiée de l’IPC:


IPC

Période de référence Période courante

Panier Prix dépense Panier Prix dépense


10 Kg d’oranges 8 dh le kilo 80 10 Kg d’oranges 10 dh le kilo 100
6 coupes de 20 dh chacune 120 6 coupes de 20 dh chacune 120
cheveux cheveux
200 billets de bus 4 dh chacun 800 200 billets de bus 5 dh chacun 1000
Dépense totale - 1000 Dépense totale - 1220

Un panier de B&S dont le contenu est fixe valait 1000 dh pendant la période de référence. Pour la période courante,
le même panier vaut 1220 dh.
6. L’indice des prix à la consommation IPC
Dans la pratique, le calcul de l’IPC suit les étapes suivantes:
 Définir le panier de consommation;
 Relever les prix (chaque mois)
 Calculer les indices élémentaires:

 Pondérer les indices élémentaires: chaque indice élémentaire est multiplié par un
coefficient de pondération représentant la part de ce produit dans les dépenses totales.
 Calculer l’IPC:
L’IPC global est la moyenne pondérée des indices élémentaires :
7. Le déflateur du PIB ou indice implicite du PIB
Le déflateur du PIB mesure le niveau moyen des prix de tous les biens et services qui
entrent dans le calcul du PIB. On le calcule en ayant recours à la formule suivante :

Le PIB nominal désigne la valeur du PIB calculée aux prix courants.


C'est la valeur du PIB en dirhams courants. Quant au PIB réel, il mesure
la valeur du PIB calculée aux prix d’une période de référence donnée.
Exemple: si on a PIB nominal 2024 et PIB réel 2024 avec 2019 comme année
de base, alors
Interprétation : un indice implicite du PIB de 161,29 indique que le niveau des prix pendant la
période courante est 61,27 % plus élevé que celui de la période de base (2019). On peut aussi
dire qu’un panier qui coûtait 100 DH en 2019, coûte en (2024) un montant de 161.29 DH.
8. Le taux d’inflation

 Le taux d'inflation mesure la hausse générale des prix des biens et services dans une
économie sur une période donnée. Il est calculé à l'aide de l'indice des prix à la
consommation (IPC) ou du déflateur du PIB.
8. Le taux d’inflation

a- Calcul à partir de l’IPC (méthode la plus courante)


L’IPC mesure l'évolution du prix d'un panier fixe de biens et services consommés par
les ménages.
Formule :
Exemple:
•IPC janvier 2024 = 110
•IPC janvier 2025 = 115
Taux d'inflation (2024-2025) = ((115−110)/110)×100=4,55%
Interprétation: Le même panier de biens et services coûte 4,55 % plus cher qu’auparavant.
Si un ménage dépensait 1000 DH par mois en 2024, il devrait dépenser 1045.5 DH en
2025 pour la même quantité de biens et services.
8. Le taux d’inflation
b - Calcul via le déflateur du PIB (moins fréquent mais plus large)
Le déflateur du PIB reflète l'évolution des prix de tous les biens et services produits dans
l'économie (pas seulement la consommation).

Formule :
Exemple:
•PIB nominal 2023 = 2 500 milliards; PIB réel 2023=2400 milliards
•PIB nominal 2024 =2700 milliards; PIB réel 2024= 2550 milliards
→ Déflateur 2023 = (2 500/2 400)×100=104,17
•Déflateur 2024 = (2700/2550)x100=105,88
Taux d'inflation = ((105.88-104,17)/104.17)×100=1,64%
Interprétation: 1,64 % calculée via le déflateur du PIB signifie que le niveau
général des prix de l’ensemble des biens et services produits dans
l’économie (PIB) a augmenté de 1,64 % entre 2023 et 2024.
Évolution du taux d’inflation au Maroc
1960-2023
9. Le chômage
Le chômage désigne la situation d’une personne en âge de travailler, sans emploi, disponible
pour travailler, et recherchant activement un emploi.
Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), une personne est considérée en chômage
si elle remplit ces trois conditions :
- Elle n’a pas travaillé pendant une période de référence (généralement une semaine).
- Elle est disponible pour travailler dans les deux semaines suivantes.
- Elle recherche activement un emploi ou attend de commencer un travail déjà obtenu.
Type de
Définition Exemple
chômage
Un jeune diplômé qui
Chômage de courte durée lié aux
cherche son premier
transitions sur le marché du travail
emploi ou une personne
Frictionnel (changement d’emploi, entrée sur
qui quitte volontairement
le marché du travail).
un poste pour en trouver
un autre meilleur.
Causé par un décalage entre les Un ouvrier dont les
Structurel compétences des travailleurs et les compétences ne sont plus
besoins des entreprises. demandées.
Lié aux fluctuations de Licenciements massifs lors
Conjoncturel
l’économie (crise, récession). d'une crise économique.
Lié aux variations d'activité selon Travailleurs agricoles ou
Saisonnier
les saisons. dans le tourisme.
Usine fermée
Technique Suspension temporaire de temporairement pour
(Partiel) l’activité dans une entreprise. cause de pénurie de
matières.
Une personne choisit de ne pas
Refus d’un emploi jugé
Volontaire travailler malgré des offres insatisfaisant.
disponibles.
9. Le taux de chômage
Le taux de chômage est un indicateur clé pour mesurer la santé économique d’un pays. Il
existe plusieurs méthodes de calcul, mais la plus utilisée est celle du BIT (Bureau International
du Travail).
a- Définition du chômage (BIT)
Un chômeur au sens du BIT est une personne qui remplit 3 conditions :
Sans emploi (ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant la semaine de référence).
Disponible pour travailler sous 15 jours.
En recherche active d’emploi (avoir entrepris des démarches dans les 4 dernières semaines).
b- la population active
9. Le taux de chômage
c- Formule de calcul du taux de chômage :

Population active = Chômeurs + Personnes en emploi.


Exclut : étudiants, retraités, inactifs non-rechercheur d’emploi.

Exemple: données (Source : HCP - Haut-Commissariat au Plan)


Population active (2024) : ≈ 12,6 millions de personnes
Nombre de chômeurs (BIT) : ≈ 1,6 million
Taux de chômage officiel (T1 2024) : 12,7 %
9. Le taux de chômage
9. Le taux de chômage

d- taux de participation :
Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), la population en âge de travailler fait référence à
l'ensemble des individus d'une société qui, selon les normes sociales, économiques et légales, sont
considérés comme aptes à participer au marché du travail (plus de 15 ans et moins de 64 dans certains
pays).

Interprétation :Une forte participation indique que la majorité des personnes en âge de travailler sont
engagées dans le marché du travail, que ce soit par le biais de l'emploi ou en cherchant activement un
emploi. Un faible taux de participation peut suggérer qu'une grande proportion de la population en âge de
travailler est inactive, ce qui peut être dû à des facteurs tels que la retraite précoce, l'inactivité prolongée
ou des études à plein temps.
Exemple :Si dans un pays, il y a 50 millions de personnes en âge de travailler et 30 millions de personnes
sont actives (travaillant ou cherchant un emploi), le taux de participation serait :
Taux de participation=(30 millions /50 millions)×100=60%
Ce taux est un indicateur clé pour évaluer l'insertion des citoyens dans le monde du travail.
Chapitre III : Les fonctions de consommation,
d’épargne et d’investissement

16
I- La fonction de consommation
1- Généralités sur la consommation

- La consommation est définie comme étant "l'acte d'un agent économique qui
utilise ou transforme des biens et services".
- Utilisation directe de biens et services : consommation finale
- Transformation des biens et services : consommation intermédiaire.
- La consommation concerne les biens non durables (destruction immédiate: le
pain) et les biens durables (disparition progressive : une voiture).

Le consommateur détruit et le producteur créée!

Définition générale: la consommation est la quantité (ou la valeur) des biens


et services utilisés pour la satisfaction des besoins individuels et/ou collectifs.
2- Déterminants de la consommation des ménages

a- Les déterminants économiques de la consommation des ménages :


• Le revenu disponible que le consommateur peut dépenser (le revenu est
soumis à des prélèvements comme les impôts, taxes…).
• Les prix auxquels les biens peuvent être achetés
• Les goûts du consommateur, qui permettent de classer les différents
ensembles ou combinaisons de biens en fonction de la satisfaction qu’ils lui
procurent
• Niveau de production, coûts, structure de la concurrence locale et
internationale, etc.
b- Les déterminants sociologiques de la consommation
Des éléments plus sociologiques interviennent, car consommer n’est pas seulement un acte
économique, c’est aussi un acte social:
• «Consommation de signes» : on consomme non pas pour l’usage du bien mais pour ce
qu’il peut montrer aux autres.
• En fonction de la classe sociale, certains groupes de niveau social « inférieur » voudront
imiter le groupe social de niveau « supérieur » : effet d’imitation
• La «filière inversée» : dans un marché "classique", on dit souvent que le client est roi : les
entreprises produisent ce que les consommateurs demandent. Mais dans la filière inversée,
ce sont les entreprises qui créent un produit ou un besoin et influencent les consommateurs
par la publicité, la mode, le branding, etc.
• Exemples : Les lancements de nouveaux smartphones chaque année avec peu de
nouveautés. Les tendances vestimentaires imposées par les grandes marques. L’apparition
de besoins nouveaux qu’on ne ressentait pas avant (ex : objets connectés, gadgets, etc.).

20
3- Modélisation mathématique de la fonction consommation

Aspects théoriques:
 Déterminants de la consommation du coté de la demande : revenu,
patrimoine, pouvoir d’achat, comportement des groupes sociaux, accès au
marché, réglementation, endettement de l’Etat, déficit budgétaire, taux de
change, etc.
 Déterminants du côté de l’offre : niveau de production, coûts, structure de la
concurrence locale et internationale, etc.
 Le rôle clé du revenu dans la détermination de la consommation (théorie
keynésienne). Pour Keynes, l’augmentation du revenu se traduit par
l’augmentation non proportionnelle de la consommation.
3- Modélisation mathématique de la fonction consommation

La fonction keynésienne de la consommation:


• C’est l’étude de la relation qui existe entre le revenu et la consommation au
niveau macroéconomique, c’est-à-dire la part des revenus consommés dans
l’ensemble des revenus.
• Mathématiquement, la fonction de consommation relie les niveaux de la
consommation globale et du revenu disponible des ménages, lorsque les
autres facteurs susceptibles d’influencer la consommation restent constants.

• Ces facteurs sont le patrimoine, les possibilités de crédit, les anticipations


de prix et de revenu et les achats antérieurs, etc.
22
La modélisation de la consommation chez Keynes

La formulation algébrique

avec :
 C : Consommation globale des Ménages
 : Revenu global disponible des Ménages
 Si on suppose que cette fonction est linéaire, on écrit:
avec:
t est le temps, et є est une variable aléatoire d’espérance mathématique
nulle et de variance finie.
23
La modélisation de la consommation chez Keynes

 Si on suppose que cette fonction est linéaire, on écrit:


avec:
• : c’est la consommation incompressible (autonome ou indépendante du
revenu) correspondant à la valeur de C lorsque est nul.
• Propension marginale à consommer ()
• : est une variable aléatoire d’espérance mathématique nulle et de variance
finie.

24
La propension marginale à consommer
• Propension marginale à consommer ():
C’est la pente de la droite représentative de C en fonction de .
 C’est aussi la dérivée première de C par rapport à :
Si on dispose des valeurs discrètes, on écrit :
 traduit la loi psychologique fondamentale de Keynes:

« La loi psychologique fondamentale sur laquelle nous pouvons nous appuyer


en toute sécurité, c'est qu'en moyenne, les hommes tendent à accroître leur
consommation à mesure que leur revenu croît mais non d'une quantité aussi
grande que l'accroissement du revenu. » (John Maynard Keynes)

25
La consommation

Consommation, C
Fonction de
consommatio
n

C
pente : b  1
DC  YD

c0
DYD

Revenu disponible, YD 26
Propension marginale à consommer

• C’est la part de la variation de la consommation globale engendrées par


la variation du revenu disponible des ménages.

• Propension marginale à consommer = la variation absolue de la


consommation due à une variation absolue du revenu disponible.

• pmc = part supplémentaire du revenu consacré à un supplément de


consommation.

27
La propension moyenne à consommer ()

• PMC: propension moyenne à consommer est la part du revenu consommé


(consommation). Autrement dit, c’est la part de la consommation globale
dans le revenu global disponible.

• C’est le rapport entre la consommation finale des ménages et leur revenu.

28
Quelques propriétés de PMC :

 La valeur de ce rapport appartient à l’intervalle

• Si un ménage consacre 80 % de ses revenus à la consommation : la PMC


de ce ménage est de 0.80

29
Application :
Nous savons que le revenu dont dispose les ménages est réparti entre la consommation et
l’épargne: , avec S qui représente l’épargne (Saving) considérée par la théorie keynésienne
comme étant la part du revenu qui reste après avoir consommé.
Le tableau suivant donne les évolutions suivantes:

Période N N+1
C 10000 12000
S 2000 3000
Y 12000 15000

Calculer les propensions marginales et moyennes des deux périodes.

30
Période N N+1
PMC = C/Y
-
Y 12000 15000

Quand le revenu augmente :


La propension moyenne à consommer diminue. Pour PMC = 0.80 cela signifie
que les ménages consacrent 80% de leur revenu disponible à la consommation.
La pmc = 0.66 signifie que si le revenu global disponible augmente d’une
unité monétaire nationale (1 DH), la consommation finale des ménages
augmenterait de 0.66 DH.

31
Observation:
• est constante selon le modèle keynésien.
• est par contre variable : elle décroît au fur et à mesure que le
revenu s’élève. En effet, C0/Y décroît lorsque Y augmente.

32
4- L’élasticité- revenu de la consommation

L’élasticité-revenu de la consommation mesure la sensibilité de la


demande d'un bien (ou de la consommation globale) aux variations
du revenu. Elle est essentielle pour comprendre les comportements
des ménages et prévoir l’impact de la croissance économique sur la
consommation.
• C’est le rapport du taux de variation de la consommation au
taux de variation du revenu.

• Elasticité-revenu de la consommation

33
Elasticité revenu pour la consommation globale
• Elasticité-revenu négative : une hausse du revenu entraîne une
diminution de la consommation de la part des ménages.

• Elasticité-revenu nulle : la variation du revenu n’a aucune incidence sur


la consommation globale du ménage, ce qui témoigne d’un
comportement d’épargne.

• Elasticité-revenu positive : une hausse du revenu entraîne une


augmentation de la consommation du ménage.

34
Élasticité revenu de consommation pour la demande d’un bien
• L’élasticité-revenu est < 0 la demande de ce bien diminue quand le revenu
augmente. Il s'agit de « biens inférieurs » qui sont substitués lorsque le revenu
le permet (pain, pommes de terres…).

• L’élasticité est comprise entre 0 et 1 la demande de ce bien augmente


proportionnellement moins que le revenu. Il s’agit de « biens normaux » ou de
« biens nécessaires ».

• L’élasticité-revenu est > 1 la demande de ce bien augmente de façon plus


rapide que son revenu. Il s’agit de « biens supérieurs » ou de « biens de luxe ».

35
Application 1:

Année Revenu (Y) Consommation (C)

2023 10000 8000

2024 11000 8500

Calculer et interpréter l’élasticité revenu

36
Application 1:
Réponse :
Variation absolue de la consommation :
Variation absolue du revenu :
• Variation relative de C (%ΔC) : (500/8000)×100=6,25%
• Variation relative de Y (%ΔY) : (1000/10000)×100=10%
• Élasticité-revenu :

Interprétation :
0 < ε < 1 → La consommation est peu sensible aux variations de revenu.
Une hausse de 10 % du revenu entraîne une augmentation de 6,25 % de la
consommation.
Les ménages épargnent ou remboursent des dettes avec le surplus (ex: crédits
immobiliers). 37
Application 2:
Supposons que les données pour le Maroc en 2023 sont:
• Consommation autonome (C0​) = 200 milliards MAD (même avec un revenu nul).
• Propension marginale à consommer (c) = 0,6 (60 % du revenu supplémentaire est
consommé).
• Revenu disponible () = 1 000 milliards MAD.
Fonction de consommation estimée :
• Calcul de l'Élasticité-Revenu (​)

et d’où
Une hausse de 1% du revenu entraine une hausse de la consommation de 0.75%.
Ou une hausse de 100% du revenu entraine une hausse de la consommation de 75 %.

38
Application 3:
On considère une économie fermée sans État, où la consommation suit la fonction
keynésienne linéaire :
Supposons que et
Soient et
1- Calculer la consommation C pour les deux niveaux de revenu
2- Calculer pour chaque niveau de revenu
3- Interpréter pmc
4- Calculer l’élasticité-revenu de la consommation entre les deux niveaux de revenu
5- Interpréter la valeur de l’élasticité.

39
Application 3:
Réponse :
1) C1​=300+0,6×1000=300+600=900 C2​
=300+0,6×1200=300+720=1020
2)

Interprétation : la PMC diminue avec le revenu, ce qui reflète un comportement keynésien


typique : à mesure que le revenu augmente, la part consacrée à la consommation diminue.
donnée par l’exercice. Pour chaque unité monétaire de revenu supplémentaire, les
ménages consomment 60 centimes et épargnent 40 centimes.

• Calcul de l'Élasticité-Revenu (​)

Il s’agit d’un bien normal. Une augmentation de revenu de 1 % entraîne une augmentation de
la consommation de 0,67 %. 40
5- Le multiplicateur keynésien

La fonction de consommation de Keynes se présente comme suit:


avec Y−T = Revenu disponible (T = impôts).
L’Équilibre sur le Marché des Biens dans une économie fermée (Modèle IS)
Nous savons que la demande globale (Z) est donnée par
D’où (cette équation se réalise toujours)
À l’équilibre, on a la production Y égale à la demande (Z) : condition d’équilibre
(cette égalité se réalise uniquement à l’équilibre)
En résolvant pour Y, on aura:
Le terme est le multiplicateur keynésien.
Si la est égale à 0.8, le multiplicateur vaut 5: une hausse de de 1DH augmente Y de 5 DH.
A court terme (Pour Keynes), I et T sont constants alors le seul élément qu’on peut faire
varier reste G qui est sous le contrôle du gouvernement. Ainsi, si le gouvernement
augmente G de 100 DH, le revenu augmenterait de 500 DH.
41
5- Le multiplicateur keynésien

Application
On considère une économie fermée sans commerce extérieur.
Les données suivantes sont disponibles :
Fonction de consommation : 𝐶=50+0,75(𝑌−𝑇)
Investissement : 𝐼=100; Dépenses publiques : 𝐺=150; Impôts : 𝑇=100
1- Déterminer l'équation de la demande globale Z
2- Déterminer la condition d'équilibre et résoudre pour Y
3- Calculer le multiplicateur keynésien
4- Si le gouvernement augmente G de 50 unités, quel sera le nouvel équilibre ?

42
II- La fonction d’épargne chez Keynes
1- définition de l’épargne

L’épargne (S) est la partie du revenu non consommée immédiatement:

- Réduction du pouvoir d’achat suite à


L’épargne forcée la hausse des prix; ce qui ne permet
Il existe deux types d’épargne

plus aux ménages d’accéder à certains


(Hausse involontaire de S) biens (épargne forcée par exclusion).
- Lorsqu’il n’y a pas assez de biens à
consommer (rationnement, guerre,
pénuries).

Dépend de plusieurs motifs:


L’épargne volontaire précaution, transaction, intérêt

1- Définition de l’épargne

L’épargne (S) permet de constituer un patrimoine :

Accumulation de la monnaie
L’épargne peut être transformée en :

Actifs monétaires (thésaurisation)

épargne non financière: achat de biens


Actifs réels immobiliers (terrain, immeubles… );

placement dans les institutions


Actifs financiers financières (obligations, actions …).
2- La fonction d’épargne chez Keynes

• L’épargne est un résidu, c’est ce qui reste du revenu après la consommation.


• Le niveau de l’épargne est essentiellement influencé par le revenu. Ce niveau
est lié à la propension marginale à consommer.

Puisque l’épargne S est ce qui reste du revenu Y après avoir consommé, alors à
partir de la fonction de consommation, nous pouvons déduire celle de l’épargne.

46
Formulation mathématique de la fonction d’épargne
La partie du revenu disponible qui n’est pas consommée est
épargnée. C'est-à-dire que:

D’où:
Donc
Alors
C’est-à-dire que , avec et

47
Représentation graphique de la fonction d’épargne keynésienne
La proportion moyenne à épargner

L'épargne dépend du revenu.

(propension moyenne à épargner) = 1 - propension moyenne à consommer.

PME = 1 - PMC

49
Propension marginale à épargner :

∆S = ∆Y - ∆C
∆S/∆Y = ∆Y/∆Y - ∆C/∆Y

∆S/∆Y (propension marginale à épargner) = 1 - propension marginale à consommer.

pme = 1 - pmc

50
Le seuil d’épargne
• L’épargne peut être négative ou positive selon le niveau
du revenu disponible.
• Il y a donc un niveau du revenu disponible pour lequel
l’épargne est nulle, c’est le seuil d’épargne (de rupture).
Le seuil d’épargne YE est tel que :
C = Y donc épargne nulle.
D’où
alors

Remarquons qu’au seuil d’épargne, la propension moyenne


à consommer est égale à un et la propension moyenne à
épargner est nulle.
Remarque : Pour Keynes, l’épargne, parce qu’elle réduit la
consommation, empêche la demande d’être au rendez-vous
(demande insuffisante). Pour Keynes, l’épargne est nuisible.

51
Application
Soit la fonction de consommation suivante:
Questions :
1- Déterminer la fonction d’épargne.
2- Calculer l’épargne pour un revenu disponible de 400
3- A partir de quel niveau du revenu l’épargne devient positive?
4- Calculer la propension marginale à épargner
5- Quel est la valeur de la propension moyenne à épargner pour un revenu global de 400.

Correction:
1- Fonction d’épargne
ce qui donne 0.25Y
2- Pour , on aura
3- Le seul d’épargne: si , alors l’épargne est nulle.
alors . On veut une épargne positive (strictement) c’est-à-dire d’où
4- (pour chaque 1 unité monétaire gagnée en plus, les ménages épargnent 0,25)
(Sur 400 unités de revenu, les ménages n’en mettent que 20 de côté)

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