Un système de référence et de
contre-référence
Différentes structures qui offrent des prestations de
prévention et de prise en charge qui vont orienter ou
référer les personnes
L’orientation est réalisée en fonction des compétences
et des intervention des partenaires
Exemple
Référence : Un médecin qui traite une personne
infectée à l’hôpital et se rend compte que cette
personne est déprimée va l’orienter ou la référer vers un
psychologue, une assistance sociale, ou une association
qui fait du soutien psychologique, ou un groupe de
parole, etc. suivant les prestations disponibles au niveau
local.
Contre-référence : Un volontaire d’association qui fait
des visites à domicile découvre au cours d’une visite
qu’une personne infectée a une candidose orale et ne
peut plus s’alimenter. Il va la référer vers le médecin de
l’hôpital qui l’avait orientée vers l’association à l’origine.
Principes
Le système de référence et de contre-
référence s’inscrit dans :
le principe du continuum des soins ou de
la chaîne des soins, et dans le cadre de la
prise en charge globale des Malades
Principes
Le système de référence et contre-
référence s’appuie sur plusieurs constats :
Les personnes malades ont des besoins
multiples et complexes en matière de
prise en charge, à la fois médicale et
psychosociale.
Aucune association n’est capable de
répondre à tous les besoins, multiples
parce qu’ils requièrent des compétences
très larges et différentes, une disponibilité
importante et des ressources énormes.
Avantages d’un système de
référence et contre-référence
permet d’utiliser toutes les compétences des
Il
prestataires de prise en charge disponibles sur le plan
local et national.
Il encourage la collaboration et la coordination des
efforts entre les différents prestataires de prise en
charge
Il permet d’offrir une vaste gamme de services aux
personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA qui
sont mieux en mesure de répondre à leurs besoins.
(Par exemple, une organisation s’occupera plus de
femmes séropositives, tandis qu’une autre se
consacrera aux enfants.)
Il permet une plus grande accessibilité et disponibilité
des services dans la mesure où les prestataires
peuvent intervenir à des moments différents.
Mieux une personne infectée ou affectée est informée
des ressources disponibles, plus elle est à même de
faire des choix éclairés sur les meilleures stratégies à
adopter.
Recommandations pour la
référence
On ne réfère pas une personne simplement parce
qu’on n’a pas le temps ou les moyens de s’en
occuper. Il faut analyser et connaître ses besoins
avant de l’orienter vers un autre prestataire.
Rien ne sert de référer une personne vers un
autre prestataire pour un service dont elle n’a
pas besoin ou pour des services qu’on peut offrir.
La référence doit intervenir au moment
opportun, c’est-à-dire quand la personne référée
en a besoin.
Bien référer suppose qu’on suive quelques règles
consultants et aux autres
prestataires
Le prestataire qui réfère doit informer la
personne référée des éléments suivants :
Nom de l’institution ou organisation à
laquelle la personne est référée.
Nom d’une personne dans cette institution ou
organisation, si cela est possible.
Adresse de l’institution ou organisation et
numéro de téléphone si cela est possible (au
cas où la personne ne puisse pas se rendre à
un rendez-vous fixé par exemple, et pour
fixer un nouveau rendez-vous).
La raison pour laquelle le prestataire envoie
la personne dans cette institution ou
organisation et les services qu’elle peut
attendre.
Informer le prestataire
Nom de la personne, sauf si l’anonymat est
la règle
Un historique de la prise en charge que le
prestataire a déjà mise en œuvre, qui peut
être très brève (exemple : Cette personne
connaît sa séropositivité depuis 2 mois, elle
a eu un certain nombre d’examens et sa
santé est bonne, mais elle est dépressive)
La raison pour laquelle il la réfère.
(exemple : Je pense qu’elle tirerait bénéfice
d’un soutien psychologique)
Respect des règles de
confidentialité
Le contact avec la personne ou l’organisation à
laquelle le consultant est référé peut se faire
oralement (au cours d’un entretien ou par
téléphone) ou par écrit.
Dans les deux cas, le prestataire qui réfère le
consultant doit prendre garde à ce que des tiers
n’aient pas accès à des informations
confidentielles, surtout lorsque cette information
est écrite.
L’information écrite doit être dans une
enveloppe portant le nom du destinataire et
portant la mention « confidentiel ».
Le consultant doit toutefois pouvoir avoir accès
à toute l’information le concernant. (voir le
module sur la gestion des données sur les
personnes prises en charge).