Royaume du Maroc
Ministère de la santé et protection sociale
Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé
Oujda
Master Spécialisé en Leadership et
Management en Santé Sexuelle et
Reproductive
Exposé sur
Droit , Ethique en santé reproductive
Promotion : 2023-2025
Année académique : 2023-2024
Listes des acronymes
• PMA: procréation médicalement assistée
• GPA: grossesse pour autrui
• IVG: interruption volontaire de grossesse
• LGBTi: lesbiennes, Gay, Bisexuels, transgenre, intersexe
Plan
• I. Introduction
• II. Droit national/international et situation éthique :
1 . procréation médicalement assistée (PMA)/
grossesse pour autrui (GPA)
2. interruption volontaire de grossesse
3.L’adoption
• III. Conclusion
[Link] générale :
la santé reproductive dans le contexte politique, légal et éthique est
profondément influencée par des lois spécifiques et des politiques
gouvernementales. Les questions de procréation médicalement
assistée, de gestation pour autrui et de don de gamètes... sont souvent
réglementées pour garantir des normes éthiques. Ces lois varient selon
les pays, reflétant les valeurs sociétales et les perspectives sur la
reproduction. Comprendre ces cadres juridiques est crucial pour
discuter les défis éthiques et sociaux associés à la procréation.
Definition du droit en santé reproductive
le bien etre général, tant physique que mental et social, de la personne humaine, pour tout
ce qui concerne l'appareil genital, ses fonctions et son fonctionnement et non par seulement
l'absence de maladies ou d'infirmités.
Celà implique que les hommes et femmes ont le droit d’etre:
* informer,utiliser la méthode de planification familiale de leur choix , ainsi que d'autres
méthodes de leurs choix de régulation des naissances qui ne soient par contraires à la loi ,
methodes qui doivent etre sures,efficaces et acceptables,
*acceder à des services de sante qui permettent aux femmes de mener à bien la grossesse et
l’accouchement et donnent aux couples toutes les chances d'avoir un enfant en bonne santé.
Definition du CIPD
DROIT
NATIONAL/international
et discussion éthique :
1. procréation
médicalement
assistée (PMA)
• Définition:
Tous les traitements ou procédures qui incluent la manipulation in
vitro des ovocytes et du sperme humain ou d'embryons afin
d'obtenir une grossesse.
• Loi:
La loi 47-14 régissant la procréation médicalement assistée (PMA) a
été publiée le 4 avril 2019 au Bulletin officiel.
Cette loi reconnait juridiquement l’infertilité comme une maladie
qui toucherait, au Maroc, près de 900.00 couples et permettra
d’encadrer la pratique de la PMA au Maroc.
Article 2:
Au sens de la présente loi on entend par :— assistance médicale à
la procréation : toute technique clinique et biologique permettant
la fécondation in vitro , la conservation de gamètes, d'embryons et
de tissus germinaux, l’insémination intra-utérine ou le transfert
d’embryons, ainsi que toute autre technique permettant la
procréation en dehors du processus naturel .
Article 3:
L'assistance médicale à la procréation ne peut être pratiquée que
dans le cadre du respect de la dignité de la personne humaine et
de la préservation de sa vie, de son intégrité physique et
psychique et de son intimité, ainsi que dans le cadre du respect de
la confidentialité des données à caractère personnel la
concernant, conformément aux textes législatifs et réglementaires
en vigueur.
Article 4:
L'assistance médicale à la procréation ne peut porter atteinte à
l’intégrité de l'espèce humaine. A cet effet, sont interdits le
clonage reproductif et l'eugénisme.
Article 5:
Les fonctions reproductives de la personne humaine ne peuvent être
exploitées pour le compte d’autrui ni à des fins commerciales. À cet
effet, sont interdits le don ou la vente de gamètes, d’'embryons et
de tissus germinaux ainsi que la gestation pour autrui.
Article 6:
Il est interdit de concevoir ou d’utiliser un embryon humain à des
fins commerciales ou industrielles.. Îl ne peut être conçu que dans
le cadre de l'assistance médicale à la procréation telle que régie
par la présente loi.
Article 7:
Toute recherche sur des embryons ou des fœtus humains est
interdite.
Est également interdite la conception des embryons ou des fœtus
humains à des fins de recherche ou d'expérimentation ou à des fins
autres que celles qui rentrent dans le cadre de l'assistance médicale
à la procréation conformément à la présente loi.
Article 12:
L'assistance médicale à la procréation ne peut avoir lieu qu'au
profit d’une femme et d'un homme mariés, vivants et
exclusivement avec leurs propres gamè[Link] ne peut y avoir
recours que sur demande écrite et dûment signée des deux
conjoints, accompagnée d’une copie
de l'acte de mariage certifiée conforme à l'original. Le modèle de
ladite demande est fixé par voie réglementaire.
Article 13:
La pratique de toute technique d'assistance médicale à la procréation
est subordonnée au consentement libre été claire des conjoints.
Le consentement des conjoints doit être exprimé par écrit,
conformément au modèle fixé par voie réglementaire , après que le
praticien leur ait fourni dans la langue qu’ils pratiquent toutes les
informations relatives aux risques sur la santé de la mère, aux risques
éventuels pour le futur nouveau-né, aux probabilités de réussite dans
des cas similaires, et à l'estimation du coût de l’opération ainsi qu’au
cadre juridique régissant l'assistance médicale à la procréation.
Article 40:
Est puni de la réclusion de 10 ans à 20 ans et d’une amende de
500.000 à 1.000.000 de dirhams le fait de procéder à l’une des
pratiques interdites en vertu des articles 4, 5 et 7de la présente
loi ou à la conception d’un embryon humain à des fins
commerciales ou industrielles ou à des fins autres que celles de
l’assistance médicale à la procréation telle que régie par la
présente loi.
Article 41:
Est puni d’un emprisonnement de 2 ans à 5 ans et d’une amende
de 50.000 à 100.000 dirhams le fait de :
* procéder aux techniques d'assistance médicale à la
procréation en violation des conditions prévues au premier
alinéa de l’article 12 ci-dessus .
* procéder aux techniques d’assistance médicale à la
procréation sans obtenir la demande des deux conjoints
conformément au 25% alinéa de l’article 12 ci-dessus ou sans
recueillir leur consentement conformément à l’article 13 ci-
dessus.
PMA EN FRANCE :
• Jusqu'en 2021, la PMA n'était autorisée en France que pour les couples
hétérosexuels (mariés, ou en concubinage depuis au moins deux ans) en âge de
procréer et présentant une infertilité pathologique médicalement constatée ou
risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant.
• La révision de la loi de bioéthique, la troisième depuis 1994, a modifié ces
règles. La loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique a élargi la procréation
médicalement assistée à toutes les femmes qui ont un projet parental, aux
couples homosexuels comme aux célibataires. Le critère médical d'infertilité,
qui conditionnait l'accès à la PMA, a donc été supprimé. Une femme a la
possibilité de congeler ses ovocytes, sans motif médical, pour préserver la
possibilité de devenir mère.
La loi de bioéthique du 2 août 2021 ouvre aux personnes majeures
nées d’une assistance médicale à la procréation (AMP) avec tiers
donneur (c’est-à-dire avec don de gamètes – spermatozoïdes ou
ovocytes – ou d’embryons), le droit d’accéder aux données de ces
tiers : le décret d’application de cette loi est paru au Journal Officiel
le 27 août 2022. Le dispositif entrera en vigueur le 1er septembre
2022.
grossess
e pour
autrui
GPA
GPA:
La gestation pour autrui (GPA) est le fait pour une femme,
désignée généralement sous le nom de "mère porteuse", de
porter un enfant pour le compte d’un "couple de parents
d’intention" à qui il sera remis après sa naissance. C’est une
forme d’assistance médicale à la procréation qui consiste en
l’implantation dans l’utérus de la mère porteuse d’un embryon
issu d’une fécondation in vitro (FIV) ou d’une insémination.
GPA au Maroc
• la GPA n’a jamais été légalement pratiquée au Maroc puisqu’elle est
formellement interdite par la loi 47-14 régissant la procréation médicalement
assistée (PMA) qui a été publiée le 4 avril 2019 au Bulletin Officiel.
• Le 3 mars 2023, une centaine d'experts (médecins, psychologues, juristes...) de
75 nationalités ont signé à Casablanca une Déclaration d'abolition de la gestation
pour autrui. Ils appellent les États à établir une convention internationale pour
l'abolition de la GPA.
La GPA DANS LE MONDE:
Pays où la GPA est interdite :
• En France, la GPA a été interdite par la loi du 29 juillet 1994 relative au
respect du corps humain, qui a introduit dans le code civil un nouvel article
16-7 selon lequel "toute convention portant sur la procréation ou la
gestation pour le compte d’autrui est nulle".
• Allemagne, Italie, Espagne, Bulgarie,Arabie
Saoudite,Pakistan,Norvege,Maldive....
Les autres pays où la GPA est légale et courante:
En dehors des Etats-Unis et du Canada, peu de pays ont légalisé la pratique de la GPA de
sorte que le parcours sécurise le droits des parents d’intention, les droits de la mère porteuse et
permettent aux résidents étrangers d’y avoir accès, exemple: L’Ukraine ,La Russie et la Géorgie.
Les pays où la GPA se pratique en l’absence de règlementations:
Mexique, Colombi.
Les Pays où la GPA est réglementée de façon altruiste :
PaysBas, Belgique, Portugal, Danemark, Grèce , Australie et Nouvelle Zélande.
Les pays où la GPA est légale, mais interdite pour les étrangers:
Inde, Thaïlande, Vietnam, Brésil. Royaume-Uni, Afrique-du-Sud.
Les questions éthiques autour de la GPA
Marchandisation du corps de la femme et de
l’enfant ?
• Le Conseil des droits de l'Homme, en 2018 : « la gestation pour autrui à des fins
commerciales doit être considérée comme une vente d’enfant, telle que l’a définit
le Protocole facultatif à la Convention des droits de l’enfant »
• Le 8 janvier 2024, le pape François appelle à une interdiction universelle de la GPA.
• En septembre 2018, Le Comité consultatif national d’éthique CCNE reste
favorable à l'interdiction de la GPA au nom du respect de la personne humaine,
du refus de l'exploitation de la femme et de la réification de l'enfant, de
l'indisponibilité du corps humain et de la personne humaine.
• Le CCNE souhaite, en outre, l'élaboration d'une convention internationale pour
l'interdiction de la GPA. Déjà, dans un avis du 15 juin 2017, le Comité s‘était
prononcé sur les demandes sociétales de GPA.
• Dans les pays où la rémunération de la mère porteuse est autorisée dans le cadre
d'une GPA légale, la présence d'une somme d'argent dans la convention de GPA
soulève des inquiétudes relatives à la marchandisation du corps humain.
Certaines femmes peuvent être en effet poussées par la pauvreté à accepter un
travail qui ne répondrait pas aux règles habituelles du droit du travail.
• On aborde aussi la question du tourisme procréatif qui fait de la gestation pour
autrui une pratique qui contribue à la hausse des inégalités sociales. D'une part
les femmes qui s'y engagent sont généralement des femmes provenant de
milieux plus défavorisés et pour qui offrir le service de mère porteuse constitue
une source importante de profit. D'autre part, dans les pays où la gestation pour
autrui permet une forme de rémunération, le service de GPA est plus facilement
atteignable pour les individus plus fortunés que les personnes plus démunies.
Les défis psychosociaux:
Elles reposent sur l’évidence que la grossesse n’est pas seulement un
événement individuel, ou de couple, mais implique la famille, et la société.
Les questions soulevées sont multiples. Comment, pour la femme porteuse,
gérer les questions d’issue de la grossesse sans enfant, le regard d’autrui, les
questions de ses proches, imaginer un avenir où la mémoire des autres ne lui
permettra jamais de faire abstraction de ce temps de vie ? Que peut être le
vécu de ses enfants, du mari ?
Le risque médical
Sur le plan médical la grossesse, bien que souvent de déroulement
harmonieux, est encore un événement qui peut tuer ou invalider. Toute
grossesse est à risques. Fausses couches, grossesse extra-utérine sont sources
de souffrances et de risques hémorragiques ou de stérilité secondaire.
D’autres événements moins graves, mais non anodins, modifient
durablement le corps et la vie des femmes, tels que problèmes urinaires,
sexuels, veineux, séquelles douloureuses d’épisiotomie, vergetures, prise de
poids, dépression du post-partum.
Les enjeux de filiation: l’argument de la parenté « biologique »
Les nouvelles techniques d’AMP introduisent de nouvelles subtilités (ou
complications) dans le questionnement sur les origines. La généalogie d’un
enfant se fonde-t-elle sur sa conception, ou sur sa naissance biologique et/ou
sociale ? L’argument de la prépondérance du lien gestationnel sur le lien
génétique est évoqué depuis plusieurs décennies en consultations de couples
dont l’infertilité implique le recours au don de gamètes pour conforter leur
projet dans la perspective d’une parenté future sans équivoque.
L’intérêt de l’enfant
Que dire de l’intérêt de l’enfant sans projections abusives ? La relation mère-
enfant qui s’établit pendant la grossesse, étudiée par de nombreux
psychologues n’est plus niée par quiconque. Quoiqu’on pense de ce lien, il est
néanmoins difficile d’envisager que l’on puisse, avant même la conception
embryonnaire, d’en programmer la rupture;
Anxiété de séparation?
interruption
volontaire de
grossesse
l'avortement au Maroc, est considéré
comme un problème de santé
publique et l'une des priorités du
Ministère de la Santé en raison de ses
conséquences néfastes sur la
morbidité et la mortalité maternelles
Définition
• L' IVG ou interruption volontaire de grossesse c’est l'expulsion volontaire hors de
l'utérus de L'embryon ou du fœtus, causant la mort de celui-ci. Une IVG est
provoquée pour un enfant non désiré, dans le cas d'un problème médical il s'agit
d'une ITG (interruption thérapeutique de grossesse)
le Code pénal marocain autorise l’avortement lorsqu’un médecin ou
chirurgien estime que la santé de la mère est en danger, et avec l’autorisation
du conjoint (article 453), il prévoit des peines de prisons et des amendes pour
tout avortement ou tentative d’avortement en dehors de ce cadre (articles
449-452; 454-458). Les discours ou écrits qui incitent à l'avortement sont eux
aussi passibles de peines de prison (Article 455).
Art. 453:
• L’avortement n’est pas puni lorsqu’il constitue une mesure nécessaire pour
sauvegarder la santé de la mère et qu’il est ouvertement pratiqué par un
médecin ou un chirurgien avec l’autorisation du conjoint.
• Si le praticien estime que la vie de la mère est en danger, cette autorisation n’est
pas exigée. Toutefois, avis doit être donné par lui au médecin-chef de la
préfecture ou de la province.
• A défaut de conjoint, ou lorsque le conjoint refuse de donner son
consentement ou qu’il en est empêché, le médecin ou le chirurgien ne
peut procéder à l’intervention chirurgicale ou employer une
thérapeutique susceptible d’entraîner l’interruption de la grossesse
qu’après avis écrit du médecin-chef de la préfecture ou de la province
attestant que la santé de la mère ne peut être sauvegardée qu’au moyen
d’un tel traitement.
Art. 449:
Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manœuvres , violences ou par
tout autre moyen, a procuré ou tenté de procurer l’avortement d’une femme
enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, est puni de
l’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 120 à 500 dirhams.
Si la mort en est résulté , la peine est la réclusion de dix à vingt ans.
Art. 454:
• Est punie de l’emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 120 à
500 dirhams la femme qui s’est intentionnellement fait avorter ou a tenté de le
faire ou qui a consenti à faire usage de moyens à elle indiqués ou administrés à
cet effet.
Art. 455:
Est puni de l’emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une
amende de 120 à 2.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines
seulement, quiconque:
soit par des discours proférés dans les lieux ou réunions publics,
soit par la vente, la mise en vente, ou l’offre, même non publiques, ou
par l’exposition, l’affichage ou la distribution sur la voie publique ou
dans les lieux publics, ou par la distribution à domicile, la remise sous
bande ou sous enveloppe fermée ou non fermée, à la poste, ou à tout
agent de distribution ou de transport, de livres, d’écrits, d’imprimés,
d’annonces, d’affiches, dessins, images et emblèmes,
soit par la publicité de cabinets médicaux ou soi-disant médicaux, a
provoqué à l’avortement.
• Est puni des mêmes peines quiconque aura vendu, mis en vente ou fait
vendre, distribué ou fait distribuer, de quelque manière que ce soit, des
remèdes, substances, instruments ou objets quelconques ,sachant qu’ils
étaient destinés à commettre l’avortement, lors même que ces remèdes,
substances, instruments ou objets quelconques proposés comme moyens
d’avortement efficaces, seraient, en réalité, inaptes à le réaliser
Ces lois les contraignent également à
recourir à des avortements clandestins,
mettant leur santé et leur vie en
danger, et leur fait courir des risques
d’emprisonnement.
• les avortements clandestins ont lieu souvent dans des conditions insalubres qui
ne respectent pas les règles les plus élémentaires de sécurité sanitaire. Ainsi,
les filles et les femmes par crainte des sanctions prévues par le code pénal en
vigueur sur l'avortement, qui punit le prestataire, l’intermédiaire et la
bénéficiaire d’une année à cinq ans de prison, ont recours à des méthodes
archaïques en utilisant des objets tranchants et non stériles ou des herbes
toxiques ou de médicaments inappropriés, ce qui aboutit à des complications
sur la santé telles que l’infection ou l’hémorragie sévère ou l’insuffisance
respiratoire et même hépatique, entrainant le décès dans des conditions très
pénibles.
• De même, la grossesse non désirée et l’avortement clandestin ont des conséquences
sociales très graves qui peuvent aboutir au suicide ou à un crime d’honneur ou à
l'expulsion de la fille du foyer familial avec toutes les conséquences qui découlent de sa
situation dans la rue ou une grossesse à terme avec abandon du nouveau né à la
maternité ou par des moyens illégaux.
Question éthique : avec ou
contre IVG pourquoi?
Contre IVG:
• Le droit à la vie est constitutionnel: Le « droit à l’avortement » ne peut pas
exister: « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa
personne » affirme l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de
l’homme de 1948
• L'embryon est un être humain
• L’avortement peut devenir une pratique eugéniste:
Après sa découverte de la trisomie 21, le professeur Lejeune voit que celle-
ci ne va non pas pousser les médecins à chercher un traitement, mais plutôt
à éliminer les enfants porteurs de cette maladie en la détectant avant la
naissance. C’est ainsi que 97% des enfants à naître détectés comme
porteurs de trisomie sont avortés. Jérôme Lejeune parle de « racisme
chromosomique ».
« Le rôle de la médecine n’est pas de tuer »
Avec l’IVG:
Criminaliser l’avortement ne le fait pas disparaître mais le rend plus
dangereux.
L’ avortement légal est un des actes médicaux les plus sûrs.
À l’inverse, les avortements dangereux sont parmi les causes de mortalité
maternelle à travers le monde.
Presque toutes les morts et lésions dues à des avortements dangereux auraient
pu être évitées.
La criminalisation de l’avortement est une forme de discrimination, qui ne fait
qu’alimenter les préjugés contre les femmes et minorités de genre.
Chacune devrait être libre de disposer de son corps .
la légalisation de l’avortement permet un meilleur contrôle des femmes sur leur
vie reproductive, la contraception ne permettant pas d'éviter toutes les grossesses
non prévues.
• Environ 65% des pays développés ont levé toutes les barrières à
l'avortement et la seule question de différence entre eux réside dans
l’âge de la grossesse où l’avortement peut être pratiqué. Il en est de
même pour certains pays islamiques tels que la Tunisie, la Turquie, le
Kazakhstan et l’Azerbaïdjan.
• d’autres pays islamiques ont travaillé sur la question de l'avortement et
ont levé les obstacles pour certains cas particuliers, comme l'Iran en cas
de viol, d'inceste ou de malformation congénitale. Il est à noter que, dans
la situation actuelle, seuls quelques pays d'Amérique latine et les pays
d’Afrique à l’exception de l'Afrique du Sud ont des législations très
restrictives vis à vis de l'avortement, et ce sont des pays qui souffrent le
plus aujourd'hui de mortalité maternelle élevée.
3.L’adoption
En cas d’ échec au traitement de PMA certains
couples font recours à l’adoption
Entre autre l’adoption n’est pas autorisée dans tous les pays
• Les pays qui interdisent l'adoption sont principalement les pays de droit
coranique à l'exception de la Turquie, de l'Indonésie et de la Tunisie.
l’adoption plénière au Maroc n’existe pas.
Le recueil légal de droit musulman s’apelle la kafala pour les pays du
Maghreb.
• L’adoption plénière au Maroc est interdite. Il est donc juridiquement
impossible de devenir les parents adoptifs d’un enfant.
Si vous souhaitez malgré tout élevé un enfant né au Maroc, vous devrez
faire une demande de Kafala.
Loi n°15-01 relative à la prise en charge (la kafala) des enfants abandonnés
La prise en charge (la kafala) d'un enfant abandonné, au sens de la présente
loi, est l'engagement de prendre en charge la protection,
l'éducation et l'entretien d'un enfant abandonné au même titre que le ferait
un père pour son enfant. La kafala ne donne pas de droit à la filiation ni à la
succession. (article 2)
La Kafala permet de devenir tuteur ou tutrice d’un enfant Marocain
mineur sans pouvoir l’adopter. C’est une procédure de droit
Musulman autorisant une famille d’accueil d’élever un enfant jusqu’à sa
majorité.
L’enfant garde son nom de naissance. La Kafala s’arrête à la majorité de
l’enfant. En cas de décès de ses tuteurs, l’enfant n’aura droit à aucun
héritage.
( selon article 2)
Afin de faire une demande de Kafala, il faut obligatoirement être de religion
Musulmane de naissance ou par la conversion
Le tuteur devra fournir un certificat médical attestant qu’il ne souffre
d’aucunes maladies empêchant d’accueillir un enfant(article 9).
Le Kafil (famille d’accueil) a l’obligation d’entretien, de protection et
de garde de l’enfant accueilli jusqu’à sa majorité pour un garçon ou jusqu’à
son mariage si c’est une fille. En cas de handicap et si l’enfant placé ne peut
subvenir à ses besoins, il restera sous la protection de son Kafil.
Le Kafil est pénalement responsable de l’enfant accueilli durant toute la
période de l’accueil.(article 2)
l'adoption en Tunisie :
• Les femmes célibataires, divorcées ou veuves peuvent adopter un enfant tunisien
sur autorisation expresse du juge tunisien. Les hommes célibataires et les couples
de même sexe ne peuvent pas adopter en Tunisie. L'adoptante doit être âgée de
45 ans maximum, l'adoptant de 50 ans maximum
• Il existe une seule forme d'adoption en Tunisie qui crée un lien de filiation entre
l'enfant et la famille adoptive. La loi tunisienne ne précise pas s'il y a rupture
complète et définitive des liens entre l'enfant et sa famille d'origine.
Adoption plénière :
• En France, l’adoption plénière est une forme d'adoption.
• En cas d'adoption plénière :
• les liens avec la famille d'origine sont rompus, sauf en cas d'adoption du fils de
l'un des deux conjoints. Toutefois le mariage est interdit entre l'adopté et la
famille d'origine. Un nouvel acte de naissance est établi ; et bénéficie des droits
familiaux attachés à son nouveau statut. Elle est régie par les articles 343 à 359
du Code civil français
Les adoptants doivent ou l'adoptant doit être âgé(s) de 28 ans ou plus,
et doivent avoir 15 ans de plus que les enfants qu'ils se proposent
d'adopter. Ils peuvent être célibataires . ou mariés Dans ce cas, le
consentement du conjoint est requis et, si les deux époux ne sont pas
âgés de 28 ans ou plus, ils peuvent adopter dès lors qu'ils sont mariés
depuis plus de deux ans.
• S'ils ont plus de 13 ans leur consentement est requis. Il doit être formalisé
devant l'autorité publique. Le code civil distingue trois catégories d'enfants
pouvant être adoptés :
• ceux pour lesquels les père et mère ou le conseil de famille ont valablement
consenti à l'adoption ;
• les pupilles de l'État ;
• les enfants abandonnés, déclarés comme tels par le tribunal de grande
instance.
• Les enfants étrangers ne peuvent être adoptés que si la loi de leur pays
l'autorise.
L’adoption plénière existe en plus de la
France :
Au Angleterre-Galles, suisse …..
Adoption simple :
• L’adoption simple donne naissance à un nouveau lien de filiation entre l’enfant
adopté et le ou les parents adoptifs qui s’ajoute aux liens de filiation
biologiques qui lie l’enfant à ses parents par le sang.
• Avec l’adoption simple, à la différence de l’adoption plénière, les parents
adoptifs ont l’avantage de pouvoir adopter des enfants de plus de 15 ans.
• Sur le terrain successoral, l’adopté simple a une double vocation successorale, il
hérite de ses deux familles.
L’adoption simple existe au :
Etats-Unis , autruche , Italie , Portugal……..
Adoption homoparentale :
• est l’adoption d’un enfant par un couple homosexuel ou, à titre individuel, par une
personne homosexuelle ou bisexuelle.
• L’adoption par un couple homosexuel ou par une personne homosexuelle ou
bisexuelle est liée au statut légal de l’homosexualité dans la juridiction considérée :
interdite dans les pays où l’homosexualité est interdite ou réprimée, généralement
autorisée dans les pays où le mariage entre personnes de même sexe est légal.
• Il faut aussi signaler le cas de la coparentalité qui concerne, généralement un couple
d’hommes et un couple de femmes, mais n’est reconnu par aucune législation.
Les pays où l'adoption est illégale pour les LGBT
+couples
Statut juridique de l'adoption par les LGBT+ couples dans le monde
en 2020
Aucune loi n'autorise
l'adoption par les couples
du même sexe
Seule l'adoption par le
deuxième parent est
autorisée
Lois limitées sur l'adoption conjointe et
l'adoption par un deuxième parent
Adoption conjointe et
deuxième parent adoption
autorisée
II. Conclusion:
Le droit et l’éthique reste deux éléments
relatifs à chaque pays, proportionnels à la
constitution, la religion, et la culture
Merci pour votre
attention
références:
↑ gouvernement du québec, « Mère porteuses: réflexions sur des enjeux
actuels [archive] »
[[Link]
%5D [archive], sur Conseil du statut de la femme, 2016 (consulté le 10 octobre 2022)
↑ « Baby blues et dépression post-partum [archive] », sur CISSS du Bas-Saint-
Laurent (consulté le 3 novembre 2022).
↑ « Conséquences, effets et risques de la gestation pour autrui [archive] »,
sur Babygest, 5 mai 2017 (consulté le 10 octobre 2022).
↑ Maria De Koninck, Maternité dérobée: Mère porteuse et enfant sur commande,
Éditions MultiMondes, 17 avril 2019 (ISBN 978-2-89773-132-8, lire en ligne [archive]).
↑ Revenir plus haut en :a et b Eve Peeters, Mères porteuses. Une réflexion en
gestation, Bruxelles, Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation, 2014,
27 p. (lire en ligne [archive]).
↑ Maria De Koninck, Maternité dérobée: Mère porteuse et enfant sur commande,
Éditions MultiMondes, 17 avril 2019 (ISBN 978-2-89773-132-8, lire