Le dernier Jour d'un
condamné :
Contexte historique
et politique
La France au XIXème siècle
• Au XIXe siècle, la France vit une période très mouvementée.
Après la Révolution française, le pays passe par plusieurs
régimes politiques : monarchie, république, empire, et encore
monarchie. Ces changements montrent les tensions entre ceux
qui veulent conserver les traditions et ceux qui réclament plus de
liberté et de démocratie.
C’est aussi une époque de grands bouleversements sociaux :
l’industrialisation transforme les villes, mais les inégalités entre
les riches et les pauvres se creusent. Dans ce contexte, Victor
Hugo écrit Le Dernier Jour d’un condamné (1829), une œuvre qui
questionne la justice et l’humanité dans une société jugée
violente et injuste
Une situation
politique tendu
•Le XIXe siècle en France est marqué par une grande
instabilité politique et des tensions sociales fortes. Après la
Révolution française, les régimes se succèdent
(monarchie, république, empire), et chaque changement
s’accompagne de répressions et de contestations. Les
gouvernements, souvent autoritaires, utilisent la violence
pour maintenir l’ordre, ce qui provoque des révoltes et des
manifestations.
Dans les rues, le peuple se soulève régulièrement pour
réclamer plus de liberté et de justice. Les révolutions de
1830 et 1848 sont des moments clés où les Français
descendent dans la rue pour combattre la monarchie et
défendre leurs droits. Ces mouvements montrent une soif
de démocratie et de progrès social.
C’est dans ce contexte que se développent les luttes pour
les droits de l’homme. Des groupes d’intellectuels,
d’écrivains et de militants s’engagent pour défendre des
causes comme l’abolition de l’esclavage, la liberté de la
presse ou, comme Victor Hugo, l’abolition de la peine de
mort. Ces combats s’accompagnent de débats passionnés
La peine de mort
et la guillotine
•La peine de mort est très courante en
France au XIXe siècle. Elle est exécutée
avec la guillotine, une machine qui
décapite les condamnés. Les exécutions
ont lieu en public et attirent beaucoup de
monde.
La guillotine est vue comme un outil
"égalitaire" car elle tue rapidement, sans
distinction de classe sociale. Mais peu à
peu, des voix s’élèvent pour critiquer
cette pratique. Certains la jugent
nécessaire pour faire respecter la loi,
d’autres la trouvent cruelle et
inhumaine. Victor Hugo fait partie de
ceux qui dénoncent la peine de mort, et
il utilise son livre pour montrer son
Position de
Victor Hugo
•Victor Hugo est contre la peine de mort.
Pour lui, tuer quelqu’un au nom de la justice
est une erreur et une violence inacceptable.
Il écrit Le Dernier Jour d’un condamné pour
faire réfléchir ses lecteurs sur ce sujet.
Dans ce livre, il donne la parole à un
condamné à mort. On découvre ses
pensées, ses peurs et ses regrets. Hugo
veut montrer que derrière chaque
condamné, il y a un être humain avec une
histoire. Son but est de dénoncer
l’inhumanité de la peine de mort et de
pousser la société à changer
Le mouvement abolitionniste
• Victor Hugo s’inscrit dans un mouvement plus large : l’abolitionnisme, qui lutte
pour l’abolition de la peine de mort. Au XIXe siècle, ce mouvement prend de
l’ampleur en Europe, porté par des intellectuels, des écrivains et des militants
qui dénoncent la barbarie des exécutions. Hugo devient l’une des
figures représantante de ce combat en France. Son œuvre Le Dernier Jour d’un
condamné est un outil puissant pour sensibiliser le public et faire avancer les
mentalités. Bien que la peine de mort ne sera abolie en France qu’en 1981, les
idées de Hugo et des abolitionnistes ont joué un rôle crucial pour remettre en
question cette pratique et ouvrir la voie à une justice plus humaine.