Introductio
n sur le
TSA
Préparée par :
KHADIJA KABBACH
WISSAL AIT-LKADI
NOUHAILA ZINE
PLAN
Introduction
histoire
définition
Facteurs de risques
conclusion
Introduction
"Au Maroc, ces dernières années, le diagnostic
précoce et la prise en charge des personnes avec
le TSA représentent un défi considérable,
notamment à cause du manque de ressources
humaines informées et formées dans le domaine
du TSA."
Historique de
TSA
historique
• Origines et Premières Observations:
1912 : Eugène Bleuler introduit le terme "autisme" pour décrire le repli sur soi.
1938 : Louise Despert observe des comportements autistiques liés à la schizophrénie infantile.
• Contributions de Kanner et Asperger:
1943 : Leo Kanner décrit l'autisme infantile, caractérisé par l'isolement social et des intérêts restreints.
1944 : Hans Asperger identifie une "psychopathie autistique" avec des compétences linguistiques développées.
• Premières Classifi cations Offi cielles:
1968-1987 : L'autisme est progressivement reconnu comme un trouble distinct dans les classifications psychiatriques
(DSM et CIM) sous les termes de "trouble autistique" et de "trouble global du développement".
• Intégration dans le Spectre Autistique:
1993-2013 : Les classifications DSM et CIM élargissent les catégories, incluant le syndrome d'Asperger et d'autres
troubles dans le Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA).
Aujourd'hui, le TSA est reconnu comme un trouble neurodéveloppemental prioritaire en santé publique, avec un
accent sur la détection précoce et les ressources de soutien, notamment dans des pays comme le Maroc.
Définition
Selon l'OMS :Le TSA est un trouble neuro-développemental caractérisé
par des diffi cultés persistantes dans les interactions sociales, des troubles
de la communication et des comportements répétitifs ou stéréotypés. Les
manifestations varient d’une personne à l’autre, nécessitant des
interventions adaptées.
Selon le DSM-5 :Le TSA est défini comme un trouble neuro-
développemental marqué par deux composantes principales :
1. Troubles des interactions et de la communication sociale.
2. Comportements et intérêts répétitifs ou stéréotypé[Link] symptômes
apparaissent généralement dans la petite enfance, mais peuvent
n’affecter le fonctionnement qu’à des étapes où les demandes sociales
surpassent les capacités de l’individu (par exemple, à l’entrée scolaire
ou à l’adolescence). Le TSA se manifeste de façon hétérogène, avec des
variations de gravité et des besoins de soutien différents.
Les facteurs de
risque
Facteurs liés aux sphères du cerveau
:
• Des chercheurs ont trouvé des anomalies du sillon temporal
supérieur, une région impliquée dans la perception sociale. Le
cervelet de certains enfants ayant un TSA serait moins développé,
ce qui pourrait expliquer les déficits moteurs et cognitifs. D’autres
étude sauraient démontré que le cerveau des enfants ayant un TSA
aurait un volume plus grand.
Facteurs génétiques :
• le TSA est 4 fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles
• Le TSA peut être associé à des syndromes génétiques connus comme le
syndrome de l’X fragile, le syndrome de Rett, la sclérose tubéreuse de
Bourneville ou le syndrome de Prader-Wili. mais L’association entre TSA et
trisomie 21 n’a pas été mise en évidence
• Le TSA est plus présent chez les jumeaux monozygotes (70-90%) que chez
les jumeaux hétérozygotes (0-14%)
• Le risque d’avoir un nouvel enfant avec TSA est de 4% si le 1er est un
garçon et 7% si c’est une fille.
• Dans la fratrie, la probabilité qu’un enfant atteint de TSA était de 22,3%
lorsqu’il a un frère ou une sœur avec TSA, et de 30% si deux enfants d’une
même famille ont ce diagnostic. Si 2 enfants ont le TSA, un 3ème présente
un risque de 25 à 30% d’être porteur du trouble
Facteurs prénataux :
• Age des parents : Un âge avancé des parents à la naissance serait associé à
la survenue
du TSA;
• Le risque est de 2,5 fois si l’âge paternel est supérieur ou égal à 50 ans ;
• Le risque si grossesses très rapprochées « moins de 12 mois » 30 ;
• 1,5 fois en cas d’obésité ;
• 1,48 fois si diabète lors de la grossesse ;
• 1,7 fois si maladie auto-immune chez un membre de la famille ;
• Un épisode d’hypertension lors de la grossesse ;
• Episodes d’hémorragie lors de la grossesse
Facteurs périnataux ayant été associés à un
diagnostic de TSA chez l’enfant incluent :
• Un accouchement par césarienne ;
• Une naissance prématurée (moins de 36 semaines) ;
• Un accouchement induit ;
• Un accouchement spontané ;
• Une présentation du bébé par le siège ;
• Une hypoxie néonatale, avec score d’Apgar inférieur à 7 et recours
à la ventilation ou oxygénothérapie ;
• Exposition à certains médicaments durant la grossesse tels le
Valproate de sodium31.
Facteurs postnataux ou néonataux :
Les facteurs de risque retrouvés significativement associés au TSA
sont :
• Les infections postnatales ;
• Un petit poids de naissance ;
• Une hémorragie à la suite de l’accouchement.
Facteurs de risque non démontrés :
● Vaccination et TSA :
Cette hypothèse trouve son origine dans le fait que les symptômes
du TSA se révèlent à la même période de vaccination entre 12 et 18
mois, âge où le déficit en communication et interactions sociales
devient visible et durant lequel le TSA est habituellement
diagnostiqué. Jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve scientifique
concluante que toute matière employée pour effectuer ou préserver
les vaccins a un rôle quelconque dans le développement du TSA.
• La théorie de mère réfrigérateur :
durant de longues années, l’autisme a été considéré comme un
trouble affectif, et non comme un trouble neurologique, que les
psychanalystes essayaient de soigner. Les enfants seraient victimes
de déficit de relations affectives de par leurs mères surtout, ce qui a
entrainé par conséquence un repli sur soi pour se retirer d’un monde
bien trop dur pour eux. Cette théorie a été rejetée par la suite.
Néanmoins, elle a fait culpabiliser durant de longues années les
parents et leur a créé beaucoup de mal.
• Les écrans et autisme «autisme virtuel» :
la surexposition des enfants aux écrans est de plus en plus incriminée
dans la génération du TSA ; information largement relayée par les médias
qui rapportent des symptômes très semblables au Trouble du Spectre de
l’Autisme (TSA) chez de très jeunes enfants stimulés principalement par
les écrans. Ces symptômes combinant à la fois un retard de
communication qui devient évident à partir de 2-3 ans, un intérêt
devenant exclusif, une agitation, des troubles du comportement et une
instabilité d’attention, ce qui est susceptible de provoquer des confusions
de diagnostic en particulier avec le TSA. Cependant, ces symptômes à
l’inverse de ceux relatifs au TSA peuvent disparaitre une fois l’arrêt ou la
diminution de la durée d’exposition aux écrans.
Conclusion
En conclusion, le trouble du spectre autistique (TSA) est un
trouble complexe dont les causes, bien que partiellement
comprises, impliquent des facteurs génétiques, prénataux et
postnataux. L’évolution des connaissances et des recherches
sur ces facteurs a permis de mieux cerner les mécanismes
sous-jacents du TSA. Toutefois, il est essentiel de se
concentrer également sur l’identification des signes précoces
du trouble, afin de mieux comprendre les besoins des
individus. Le prochain exposé abordera ainsi les principaux
signes d'alerte du TSA et les stratégies mises en place pour
les repérer tôt, dans le but de mieux accompagner les
personnes concernées.
Merci pour
votre
attention !