République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique
Ecole Supérieure d’Agronomie – Mostaganem
Département 2ème Cycle
Cours de nutrition minérale
5ème année Production Végétale
Présenté par :
Dr. KOUADRIA Rabiaa
Septembre 2023
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
I. Introduction :
- La fertilisation est l’action qui consiste à effectuer des apports d’engrais
organiques ou minéraux, nécessaires au bon développement des végétaux.
- Elle peut donc être réalisée sous forme d’amendements humifères (organiques)
ou minéraux (chimiques).
- Les engrais sont le plus souvent des mélanges d’éléments minéraux destinés à
apporter aux plantes des compléments d’éléments nutritifs, de façon à améliorer
leur croissance, et à augmenter le rendement des cultures et la qualité des
produits (N, P, K, oligoéléments).
- Pour éviter la perte de rendement, le gaspillage économique ou la pollution, la
fertilisation d’une culture doit tenir compte :
1. Du potentiel du sol.
2. Des objectifs de rendement.
3. De la disponibilité des éléments dans le sol.
4. De la rotation des cultures.
5. Des aléas climatiques.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.1.
Définition :
- Un engrais est un produit fabriqué qui contient une quantité importante d’un ou
plusieurs macroéléments et microéléments.
- Les termes engrais chimiques, engrais minéraux et engrais inorganiques sont
utilisés pour faire la différence entre les produits fabriqués et les produits naturels
organiques d’origine végétale ou animale qui s’appellent les engrais organiques.
II.2. Intérêt :
- Si le sol est pauvre en l’un des éléments, la croissance de la plante est limitée et les
rendements sont réduits, si on veut obtenir de bons rendements, on doit fournir aux
cultures les éléments dont le sol manque par l’ajout des engrais.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.3. Classification :
- Les engrais peuvent être classés en :
1. Engrais simples : ne contiennent qu’un seul élément nutritif.
2. Engrais complexes : contiennent deux éléments nutritifs ou plus ; ils peuvent
être binaires (contiennent deux éléments minéraux N-P/N-K/P-K) ou ternaires
(contiennent trois éléments minéraux N-P-K). Ces lettres sont généralement
suivies par des chiffres représentant la proportion respective de ces éléments.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.4. Modes d’application :
- Il existe plusieurs modes d’application des engrais chimiques et organiques :
a. Epandage à la volée (application à la surface du sol) : utilisée le plus souvent sur
les cultures denses qui ne sont pas semées en ligne ou qui sont semées en lignes très
serrées (céréales à petites graines) et sur les prairies.
- Pratiquée aussi dans le cas qui nécessite l’enfouissement des engrais dans le sol
après leur application en vue d’obtenir leur utilisation efficace, et éviter des pertes en
azote (Elle peut être appliquée à la main ou à l’aide d’une machine).
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.4. Modes d’application :
b. Localisation en ligne ou en bandes (application dans des endroits choisis au
champ) : elle permet la concentration des engrais dans des parties précises du sol au
moment du semis ou à la plantation. Cette localisation est effectuée en ligne ou en
bandes sous la surface du sol, ou en dessous des semences (sur le coté).
- Cette méthode est à utiliser de préférence pour des cultures en lignes, dont l’espace
entre les lignes de semis est relativement grand (effectuée à la main ou par machine
agricole).
c. Epandage en couverture : l’engrais est apporté à la volée en cours de végétation.
Cette méthode est utilisée sur les cultures à grosses et à petites graines et sur les
cultures fourragères.
d. Localisation latérale : pour des cultures comme le mais, le coton et la canne à
sucre qui sont semée avec de grandes interlignes, on peut appliquer l’engrais à
proximité des lignes de semis. Cette méthode est utilisée aussi sur les arbres et les
cultures pérennes.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.4. Modes d’application :
e. Application foliaire : c’est la méthode la plus efficace pour l’apport des oligo-
éléments aux plantes, mais aussi pour l’apport de l’azote ou de NPK aux cultures
dans une situation de stress.
- Afin d’éviter la brulure des feuilles la concentration recommandée doit être
respectée.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.5. Notion de dose d’engrais :
- La notion dose d’engrais représente la quantité d’engrais qu’il faut incorporer au
sol pour satisfaire les besoins des plantes. Elle devrait donc être suffisante pour
garantir une bonne croissance du végétal et assurer le rendement escompté en
quantité et en qualité.
- La dose d’engrais vraie est en fonction de la culture, de la variété, de l’espèce
utilisée, des objectifs de production, du sol et du climat.
II.6. Calcul de la dose
d’engrais :
- La méthode est simple, il suffit de savoir résoudre une règle de trois. Les
concentrations des unités fertilisantes dans les engrais sont exprimées en % (c’est-à-
dire 100kg de produit commercial), et les besoins des cultures sont données par
hectare. La formule de calcul de la dose est donc :
La dose d’engrais = (Besoins de la plante x 100)/dosage de l’engrais.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.6. calcul de la dose d’engrais :
Exemple 01 : Calculer la dose de fertilisation d’une plante dont les besoins sont de
60unités (kgs) N/ha avec l’urée 46%.
- La dose recommandée est (60 x 100)/46 = 130kg.
- Sachant que dans le commerce l’engrais est conditionné en sac de 50kgs, on
utilisera donc : 130/50 = 2,5sacs.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.6. calcul de la dose d’engrais :
Exemple 02 : Calculer la dose de fertilisation d’une plante dont les besoins sont de
120unités de N/ha, 180unités de P2O5/ha et 200unités de K2O/ha et que l’on
dispose de toute la gamme des fertilisants de FERTIAL.
- Il y a deux façons de calculer la dose d’engrais recommandé :
1. Soit on utilise des engrais simples et à ce moment le calcul de la dose se fait de la
même façon de l’exemple 1, et ce pour les 03 éléments (N-P-K).
2. Soit on utilise un engrais complexe et à ce moment le principe de calcul se fera
sur la base de l’élément minimal des besoins de la plante, qu’il faudra satisfaire en
totalité, et dans ce cas c’est le N (120) et on complètera les autres éléments (P-K)
avec des engrais simples.
- Besoins de la plante : 120-180-200, si l’on utilise le 15-15-15, la dose sera :
120 x 100/15 = 800kg = 16sacs de 50kg
- 800kg va couvrir 120N-120P-120K, on utilise des d’engrais simples pour P et K
pour compléter la dose 180P2O5 et 200K2O :
60P2O5 et 80K2O (calcul selon l’exemple1).
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.7. Types d’engrais :
1. Engrais minéraux : substance d’origine minérale produite par l’industrie
chimique ou par l’exploitation de gisement naturel de P et de K.
2. Engrais organiques : sont généralement d’origine animale ou végétale, il
peuvent aussi être synthétisés comme l’urée (déchets de poissons, résidus des
végétaux).
3. Engrais organo-minéraux : résultent du mélange d’engrais minéraux et
d’engrais organiques).
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
II. Engrais :
II.8. Effets nocifs des engrais :
- L’utilisation non raisonnée des engrais nuit à l’environnement et en particulier aux
sources d’eau ainsi qu’à la santé humaine à travers la nourriture.
1. Effet sur l’environnement : En agriculture, les engrais sont utilisés en vue
d’augmenter le rendement des cultures. Ils sont responsables d’une pollution
massive des sols, mais sont surtout la cause majeure de pollution des eaux
souterraines, principaux réservoir d’eau potable.
2. Effet sur la plante : un excès de N favorise la croissance de la partie aérienne
par rapport à la partie souterraine et retarde la mise en fleur de nombreuses
espèces. Le P stimule la croissance des racines par rapport aux feuilles (effet
inverse de celui de N) un excès de K provoque une carence en Mg et en Bo.
3. Effet sur la santé humaine : l’utilisation des engrais présente des risques
chimiques et ou biologiques pour la santé humaine et surtout pour les
agricultures qui les appliquent.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.1. Notion de fertilisation raisonnée :
- L’agriculture raisonnée est un système de production agricole dont l’objectif est
d’optimisation des résultats économiques en maitrisant les quantités des
pesticides et des engrais dans le but de limiter leur impact sur l’environnement.
- La fertilisation raisonnée est un pilier de ce type d’agriculture ou chaque culture
reçoit une fertilisation adaptée à ses besoins. Les caractéristiques du milieu tels
que le sol, le climat doivent être prises en compte dans le dosage des fertilisants.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.2. Principe de fertilisation raisonnée :
- La fertilisation raisonnée selon le principe des 4B permet d’accroitre la
production, d’augmenter le rentabilité et de préserver l’environnement :
- Les 4B sont :
1. Le bon produit : chaque élément fertilisant peut se présenter sous différentes
formes, dont les caractéristiques s’adaptent mieux soit à certaines cultures, soit à
certaines conditions de sol ou pratiques culturales. D’où l’importance du choix du
produit adéquat pour chaque situation.
2. La bonne dose : il faut calculer la dose requise en fonction des plantes et des sols.
Une fertilisation optimale favorise l’obtention de bons rendements tout en
maximisant la rentabilité des cultures.
3. Le bon moment : savoir quand et à quelle fréquence apporter les nutriments en
fonction de l’absorption des éléments.
4. Le bon endroit : l’application doit se faire la ou l’assimilation se fera plus
efficacement et ou le sol en aura vraiment besoin (application en surface ou en
profondeur).
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.3. Lois générales de la fertilisation :
1. Loi de restitution ou des avances : « il est indispensable de restituer au sol, pour
qu’il ne s’épuise pas, tous les éléments fertilisants que lui enlève les récoltes ».
- Cette loi ne tient compte que des exportations, mais cela ne reflète pas la réalité
car le sol peut subir d’autres pertes comme : le lessivage, et il peut bénéficier
d’apportes naturels tels que la fourniture d’azote par les MCO et la dégradation
des minéraux du sol.
2. Loi de minimum (loi de Leibig) : « l’importance du rendement d’une récolte est
déterminée par l’élément qui se trouve en plus faible quantité relativement aux
besoins de la culture ».
- Dans cette loi, les rendements agricoles sont limités par le 1 er élément de
fertilisation présent dont la quantité minimale vient à manquer, même si tous les
autres se trouvent en quantité suffisante. On l’appelle ‘Facteur limitant’, on le
détermine facilement par des analyses du sol.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.3. Lois générales de la fertilisation :
3. Loi du maximum (loi de Mitscherlich) : « quand on apporte au sol des doses
croissantes d’un élément fertilisant, les augmentations de rendement obtenues sont
de plus en plus faibles au fur et à mesure que les quantités apportés s’élèvent ».
- Un excès de nutriments disponibles réduit l’efficacité des autres nutriments en les
rendant indispensables ce qui réduit également les rendements.
4. Loi des proportions : elle assure les relations correctes entre tous les nutriments du
sol. Une agriculture efficace consiste à garantir une juste proportion de chaque
nutriment du sol par rapport à tous les autres nutriments de façon à ce que le sol
demeure complet dans sa globalité.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.4. Importance des analyses du sol et des plantes pour la fertilisation :
- Les analyses du sol permettent de quantifier des caractéristiques physique et
chimiques, d’évaluer la disponibilité de l’élément nutritif concerné pour les
plantes et donc l’état de la fertilité du sol, ce qui facilite l’établissement d’un plan
de fumure conforme aux besoins des plantes et protégeant l’environnement.
- L’analyse des plantes permet d’optimiser les apports d’éléments nutritifs en
déterminant précisément les quantités minimales requises par une culture pour
obtenir un rendement optimale.
- Elle vise ainsi à minimiser l’impact environnemental des pratiques de
fertilisation en optimisant l’efficacité des engrais apportés. C’est un moyen
complémentaire pour suivre la dynamique de la fertilisation et pour établir un
diagnostic précis lors d’un problème apparent de fertilisation.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.5. Etapes de raisonnement de la fertilisation :
a. Déterminer la biodisponibilité des éléments nutritifs : elle consiste à
l’évaluation de l’abondance des nutriments dans le sol. La plante absorbe
effectivement la fraction présente dans la solution du sol, son épuisement sera
rapidement compensé par une solubilisation de la réserve de l’élément de la
phase solide vers la solution du sol.
- La quantité biodisponible de l’élément est donc la somme de la quantité d’élément
soluble immédiatement disponible et de celle pouvant passer en solution dans un
espace de temps compatible avec la durée d’absorption par la plante. Cette notion est
d’autant plus vrai pour le P, le K et le Mg alors que pour le N, on considère que la
quantité biodisponible est la somme des formes solubles (nitrates, ammonium) et de
la partie des formes organiques pouvant être minéralisées au cours de l’année
culturale.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
III. Raisonnement de la fertilisation :
III.5. Etapes de raisonnement de la fertilisation :
b. Interpréter des mesures et établissement du diagnostic : consiste à donner une
appréciation sur le système sol/plante à partir des mesures.
- Avec un objectif de production, le diagnostic de la biodisponibilité va permettre
de dire s’il est nécessaire de fertiliser compte tenu des objectifs de la production.
- Avec un objectif de protection de l’environnement : sol, eaux, air; le diagnostic
va évaluer les risques de pollution, liés à la situation présente ou en cas d’apport
de fertilisants.
c. Proposer un plan de fertilisation : consiste à quantifier les interventions
nécessaires et à en préciser les modalités : choix du type d’engrais, de l’époque, des
quantités, de la fréquence et du mode d’apport.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
IV. Fertilisation des grandes cultures :
IV.1. Introduction :
- La fertilisation raisonnée des grandes cultures doit prendre en considération
plusieurs facteurs : Les besoins en éléments nutritifs des plantes, la
biodisponibilité des éléments nutritifs du sol, les restitutions des éléments
nutritifs par les résidus de culture, le devenir des éléments nutritifs dans le
système sol-plante-atmosphère, et la rentabilité économique de la culture.
- Les différentes approches de fertilisation des grandes cultures visent à fournir la
quantité appropriée d’éléments fertilisants pour que ceux-ci ne soient pas des
facteurs limitant le développement des cultures.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
IV. Fertilisation des grandes cultures :
IV.2. Raisonnement de la fertilisation azotée des grandes cultures :
- Le raisonnement de la fertilisation azotée se fait par la méthode de bilan, elle
s’applique à la plupart des cultures.
- Ce raisonnement est représenté par la formule suivante :
Dose conseillée = Besoins de la culture – Fournitures
- Besoins (B) : le niveau de rendement à retenir doit être égale à la moyenne des
rendements réalisés sur l’exploitation, pour la culture considérée, au cours des
5dernières années, en écartant la valeur maximale et la valeur minimale, et pour
des conditions comparables de sol et de milieu.
- Ce niveau de rendement est à multiplier par le coefficient d’azote absorbé par
unité de production afin de déterminer les besoins en azote de la culture. A cela
s’ajoute en fin une part d’azote non valorisable par la plante. La méthode des
bilans reprend des valeurs par type de sol et de culture.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
IV. Fertilisation des grandes cultures :
IV.2. Raisonnement de la fertilisation azotée des grandes cultures :
- Fournitures (F) : plusieurs postes sont à prendre en considération et doivent être
cumulés afin de déterminer les fournitures totales de la parcelle :
• Fourniture du sol : reliquat d’hiver + minéralisation de l’humus du sol.
• Contribution des fertilisants organiques.
• Effet du précédent cultural.
- Parmi les différentes ressources du sol, le reliquat sortie hiver représente la poste
la plus variable. Il correspond dans le profil du sol à stocker l’azote, pour le
déterminer d’une façon précise, il est impératif d’analyser la terre après le
lessivage hivernal et sur la profondeur exploitable par les racines, par tranches de
30cm.
- La minéralisation de la matière organique du sol libère une quantité importante
d’azote. Celle-ci est directement liée au type du sol.
- La contribution des fertilisants organiques est également à prendre en
considération dans les fournitures du sol à déduire de même que les effets du
précédent cultural.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
IV. Fertilisation des grandes cultures :
IV.2. Raisonnement de la fertilisation phospho-potassique :
- La stratégie de fertilisation pour le P et le K est basée sur les critères suivant :
1. Exigences des cultures pour chacun des deux éléments P et K : les espèces
cultivées ont des sensibilités différentes au P et au K qui se traduisent par des pertes
de production d’autant plus élevées que l’espèce est sensible.
- La notion de culture exigeante traduit le fait qu’une carence en l’un de ces
éléments P/K risque de fortement pénaliser la productivité des cultures.
2. Analyses de la terre : les teneurs en P et K du sol données par les analyses de
terre, constituent des indicateurs de leur niveau de disponibilité dans le sol. Ces
teneurs s’interprètent différemment selon le niveau d’exigence des cultures.
L’analyses de la terre est interprétée selon deux seuils :
• Seuil haut ou teneur Impasse : au dessus de laquelle, il est possible de réaliser
une impasse (apport de P ou K), l’absence d’apports n’entraine pas de risque de
diminution du rendement de la culture.
• Seuil bas ou teneur renforcée : au dessous de laquelle, il faut renforcer la fumure
au-delà de la compensation des exportations.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
IV. Fertilisation des grandes cultures :
IV.2. Raisonnement de la fertilisation phospho-potassique :
3. Gestion des résidus de récolte : lorsqu’une culture est cultivée pour ses graines
(blé, mais, colza, etc.) l’essentiel du P prélevé par la culture est présent dans la
graine et se retrouve donc exporté. En revanche, la majorité du K présent dans les
tiges et les feuilles, sous une forme très soluble, va retourner au sol.
- La restitution des résidus de récolte du précédent est identique à un apport
d’engrais potassique K2O.
4. Historique de fertilisation : les engrais les plus solubles dans l’eau sont les plus
efficaces pour l’alimentation des plantes à leurs stades précoces. Cependant, ces
éléments vont subir des transformations dans le sol qui vont les conduire vers des
états de moins en moins disponibles. Les effets du climat, l’activité biologique du
sol, et les pratiques de fertilisation modifient l’équilibre de ces éléments dans le sol.
- Pour garantir une bonne alimentation, non limitante de culture, il est conseillé de
ne pas réaliser des apports en P – K sur une même parcelle, plus de 2 années
consécutives, même pour des cultures peu exigeantes.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
IV. Fertilisation des grandes cultures :
IV.3. Raisonnement de la fertilisation soufrée :
- Les besoins des plantes en S sont similaires à ceux du P et du Mg. Les carences
en S sont devenues courantes sur les cultures annuelles.
- Le raisonnement actuel de la fertilisation soufrée est basé sur un bilan
entrée/sortie combiné en prenant en compte les risques de lixiviation (c’est le
flux le plus important des pertes en S du sol).
- Cette méthode consiste à estimer l’ensemble des flux d’entrée et de sortie, puis
faire la somme de chacune de ces entrées et de chacune de ces sorties et pour
pouvoir calculer la différence entre le total des entrées et des sorties.
a. Entrées : 1. Les résidus des cultures et des animaux : minéralisation grâce à
l’activité biologique du sol. 2. La fertilisation qui consiste à l’apport d’éléments
minéraux effectué par les agriculteurs (engrais).
b. Sorties : 1. Lixiviation. 2. Erosion et ruissellement. 3. Absorption des éléments
nutritifs par la culture.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
V. Fertilisation des cultures maraichères :
- La fertilisation raisonnée des grandes cultures maraichères vise à répondre aux
besoins des différentes cultures afin de constituer la base d’une production
durable de légumes de qualité.
- Les besoins en fertilisation des cultures maraichères sont classés en : fumure de
fond et fumure d’entretien.
a. Fumure de fond : réalisée avant la plantation (au moment de la préparation du
sol), elle garantit un apport d’éléments nutritifs, qui peut compenser les
manques en ces éléments, ou même les éléments qui sont indisponibles aux
plantes à cause du pH suite à la présence d’autres éléments en excès.
b. Fumure d’entretien : appliquée en vue de maintenir la teneur analytique du sol à
un niveau jugé satisfaisant dans une succession culturale donnée, appelée aussi
fumure de couverture.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VI. Fertilisation en oligo-éléments :
VI.1. Reconnaissance et correction des carences :
- Il est difficile de détecter des carences en oligoéléments car les teneurs en
oligoéléments dépendent de la partie du végétale étudié, du sol, des conditions
climatiques, …
- Pour détecter les carences, on peut utiliser 3 méthodes :
- La méthode la plus efficace et la plus précise reste le diagnostic foliaire, elle
présente l’avantage de donner souvent une interprétation physiologique aux
phénomènes observés. La visualisation des symptômes est la 1ère étape du
diagnostic, mais elle n’est pas toujours suffisante pour gérer une carence, elle
doit être compléter par des analyses chimiques.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VI. Fertilisation en oligo-éléments :
VI.2. Mode d’apport des oligoéléments :
- On distingue deux modes d’apport des éléments minéraux :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VI. Fertilisation en oligo-éléments :
VI.3. Types d’engrais d’oligoéléments :
- Les engrais d’oligoéléments peuvent être :
1. Engrais organiques : dans la plupart des cas, les effluent d’élevage servent à
couvrir des besoins des cultures, tout en enrichissant le sol en matière
organique.
2. Engrais sous forme granulaire.
3. Engrais liquides.
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.1. Notion et importance de la fertilisation organique :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.2. Types d’engrais organiques :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.2. Types d’engrais organiques :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.3. Avantages et inconvénients des engrais organiques :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.4. Indicateurs de caractérisation des engrais organiques :
a. Indicateurs descripteurs des engrais organiques :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.4. Indicateurs de caractérisation des engrais organiques :
b. Indicateurs estimant le comportement des engrais
organiques :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.5. Raisonnement de la fertilisation organique :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.5. Raisonnement de la fertilisation organique :
Chapitre VI. Raisonnement de la fertilisation :
VII. Fertilisation organique :
VII.5. Raisonnement de la fertilisation organique :