REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
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Ministère de l’Enseignement Ministry of Higher Education
Supérieur ----------------------------
---------------------------- Higher Institute of Science and
Institut Supérieur des Sciences Health
et de la Santé
Syncopes et lipothymies
présenté par:
NZONGANG Hursul Geffried
résident SP 1 en cardiologie
Supervision : Dr, MFEUKEU KUATE L
Pr MENANGA
Année académique 2023-2024 1
cible
• Résidents première année en cardiologie
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OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
• Définir syncope et lipothymie
• énumérer l’étiologie des syncopes en fonction de leurs mécanismes
• Pouvoir confirmer le diagnostique de syncope
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PLAN
INTRODUCTION
DÉFINITION, CLASSIFICATION
DIAGNOSTIC
TRAITEMENT
CONCLUSION
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INTRODUCTION
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INTRODUCTION
• La syncope est un symptôme et non une maladie.
• Le pronostic d’une syncope est généralement bon sauf lorsqu’elle est
d’origine cardiaque.
• Une anamnèse et examen physique associés à un bilan non invasif
comportant un test de Schellong et un ECG permettent de retenir un
diagnostic dans plus de 50% des cas de syncope et de stratifier le
risque des syncopes inexpliquées.
•.
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INTRODUCTION
• Les patients à haut risque de syncope d’origine cardiaque ainsi que
ceux qui présentent des syncopes à répétition nécessitent des
investigations supplémentaires.
• Les données épidémiologiques sont principalement issues de la
littérature anglo-américaine.
• L’incidence et la récurrence augmentent avec l’âge, plus
particulièrement après 70 ans.
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DÉFINITION
• Syncope : perte de connaissance brève
spontanément résolutive (quelques secondes à
moins de 3 minutes en principe), complète (avec
secondairement amnésie lacunaire de l'épisode) qui
s'accompagne par dissolution du tonus(soit d'une
chute brutale, soit d'un affaissement progressif)
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DÉFINITION
• Lipothymie ou Présyncope : sensation de perte de
conscience imminente
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CLASSIFICATION
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CLASSIFICATION
• Quel que soit le mécanisme, une hypoperfusion cérébrale globale et
transitoire peut déclencher une syncope. L’intégrité d’un certain
nombre de mécanismes de contrôle est essentielle pour maintenir un
apport d’oxygène cérébral suffisant.
• Ces mécanismes de contrôle comprennent l’autorégulation cérébro-
vasculaire, le contrôle local métabolique, les adaptations par les
barorécepteurs artériels et la régulation du volume vasculaire.
• Le risque de syncope est plus grand chez les personnes âgées ou chez
les patients ayant des pathologies sévères ou fréquentes. L’HTA, le
diabète et le vieillissement altèrent les systèmes d’autorégulation du
débit sanguin cérébral.
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CLASSIFICATION
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CLASSIFICATION
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CLASSIFICATION
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CLASSIFICATION
Abord selon le mécanisme physiopathologique:
• Hypotension artérielle
• Cardiaque : par baisse du débit sanguin
• Métabolique ou toxique
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A-Hypotension artérielle
syncopes vasculaires réflexes chute des résistances vasculaires systémiques.
• syncopes vasovagales
• syncopes situationnelles
• hypersensibilité sino-carotidienne : survenue lors du massage du sinus
carotidien d'une pause sinusale de 3 secondes au minimum et/ou d'une chute
tensionnelle systolique de 50 mmHg au moins.
• hypotension orthostatique
– sympathicotonique (hyperadrénergique) avec tachycardie importante : par
hypovolémie (globale ou relative)
– asympathicotonique (hypoadrénergique) avec abaissement tensionnel
profond sans accélération cardiaque appropriée : par lésion (organique ou
fonctionnelle) de l'arc réflexe ou par prise de médicaments. 16
A-Hypotension artérielle
hypotension orthostatique
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A-Hypotension artérielle
hypotension orthostatique
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B-Syncopes cardiaques
On distingue 2 mécanismes à l’origine : les arythmies et les causes
structurelles liées à un obstacle à l’éjection ventriculaire.
mécaniques obstructives
• rétrécissement aortique
• myocardiopathies obstructives ou hypertrophiques
• HTA pulmonaire, sténose pulmonaire valvulaire
• embolie pulmonaire
• tamponnade péricardique
• dissection aortique
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B-Syncopes cardiaques
arythmies ou troubles de la conduction
• bloc a-v de haut degré (Adams-Stokes)
• maladie du sinus
• tachycardies ventriculaires
• torsades de pointe
• TSV paroxystiques (flutter, FA)
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C-Syncopes métaboliques ou
toxiques
Hypoglycémie, dumping syndrome
Hypocapnie par hyperventilation intense ou
hypoxie sévère
Intoxication par l'oxyde de carbone
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DIAGNOSTIC
• Le point de départ de l’évaluation d’une syncope est un interrogatoire minutieux et
un examen clinique comprenant la recherche d’une hypotension orthostatique.
• L’évaluation initiale aboutit à un diagnostic certain ou suspecté ou à une syncope
inexpliquée. Parce que son résultat guide la réalisation éventuelle d’investigations
complémentaires, sa qualité est [Link] questions principales doivent être
abordées au cours de cette évaluation initiale :
1 La perte de connaissance est-elle liée ou non à une syncope ?
2 Existe-t-il ou non une cardiopathie ?
3 Existe-t-il des données cliniques importantes orientant vers un diagnostic
étiologique ?
• Un ECG doit être réalisé lors de la prise en charge initiale pour toute première
syncope
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DIAGNOSTIC
Évaluation initiale:
• L’examen clinique:
Il est guidé par les données de l’interrogatoire et comporte notamment
la mesure de la pression artérielle en position couchée (aux deux bras)
puis en position debout, l’auscultation cardiaque et des troncs supra-
aortiques, ainsi que l’évaluation de l’hydratation
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DIAGNOSTIC
L’examen clinique:
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DIAGNOSTIC
L’examen clinique:
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DIAGNOSTIC
• L’ECG :
L’ECG initial est rarement contributif chez les patients ayant une
syncope. Il peut être normal ou
montrer des anomalies (HVG, rotation axiale, BBG, etc.) sans rapport
direct avec la syncope.
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DIAGNOSTIC
L’ECG :
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DIAGNOSTIC
Le diagnostic est certain :
• L’évaluation initiale peut conduire à un diagnostic certain fondé sur les
symptômes, les signes cliniques ou les résultats de l’ECG. Dans de
telles circonstances, il est possible qu’aucune autre évaluation de la
maladie ne soit nécessaire et que le traitement, si besoin, soit débuté.
• Il faut noter que des investigations cardiaques peuvent être
nécessaires indépendamment du diagnostic de la syncope chez un
patient ayant des facteurs de risque (tabac, diabète, dyslipidémie,
surcharge pondérale, etc.) ou une anomalie ECG (BBG isolé, etc.)
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DIAGNOSTIC
• Une syncope vasovagale est diagnostiquée si des événements précipitants
tels qu’une douleur intense, une émotion, une exploration instrumentale ou
une station debout prolongée sont associés à des prodromes typiques.
• Une syncope situationnelle est diagnostiquée si la syncope survient pendant
ou immédiatement après la miction, la défécation, la toux ou la déglutition.
• Une syncope orthostatique est diagnostiquée lorsqu’une syncope est
reproduite lors de la mise en évidence d’une hypotension orthostatique (HO)(
baisse de la PA systolique ≥ 20 mmHg et/ou de la PA diastolique ≥ 10 mmHg
intervenant à 1, 2 ou 3 minutes après l’orthostatisme, quelle que soit la
variation de la FC et en présence ou non de symptômes évocateurs)
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DIAGNOSTIC
• Une syncope en rapport avec une ischémie myocardique est diagnostiquée
notamment lorsqu’il existe des signes aigus d’ischémie sur l’ECG, avec ou sans
nécrose myocardique, indépendamment du mécanisme.
• Une syncope en rapport avec une arythmie ou un trouble de la conduction
est diagnostiquée sur l’ECG en cas de :
- bradycardie sinusale < 40/minute ;
- bloc sino-auriculaire ou pauses sinusales répétées > 3 secondes ;
- bloc auriculo-ventriculaire de 2edegré Mobitz II, ou de 3edegré ;
-bloc de branche alternant ;tachycardie paroxystique ventriculaire ;
dysfonctionnement d’un stimulateur cardiaque avec des pauses cardiaques
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DIAGNOSTIC
Le diagnostic est suspecté :
• Le plus souvent, l’évaluation initiale conduit à un diagnostic suspecté quand un ou
plusieurs critères énumérés dans les tableaux 3 et 4 sont présents. Une suspicion
de diagnostic doit être confirmée par des examens ciblés. La distinction entre une
crise d’épilepsie et une syncope repose principalement sur l’interrogatoire du
patient et de son entourage. Cette distinction est plus difficile en cas de syncopes
avec myoclonies (syncopes myoclonisantes), situation peu fréquente.
• Les syncopes font partie des PC brèves non traumatiques. Il ne faut pas les
confondre avec les pathologies qui ne s’accompagnent pas de PC. Les principaux
diagnostics différentiels des PC brèves non traumatiques sont la syncope et
l’épilepsie. L’anamnèse et l’examen clinique permet généralement de faire la
distinction entre ces 2 pathologies
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DIAGNOSTIC
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DIAGNOSTIC
Explorations complémentaires :
• L’échocardiographie est recommandée pour les patients suspects de
cardiopathie. Elle permet seulement le diagnostic étiologique de la
syncope en cas de rétrécissement aortique serré, de cardiomyopathie
obstructive (CMO), de myxome de l’oreillette ou d’hypertension
artérielle pulmonaire (HTAP)
• Le test d’effort est recommandé seulement chez les patients qui ont
présenté un épisode syncopal pendant ou peu après l’arrêt d’un
effort, en l’absence de contre-indication, après réalisation d’une
échocardiographie
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DIAGNOSTIC
• Massage du sinus carotidien
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DIAGNOSTIC
• Test d’inclinaison ou Tilt test
Le test d’inclinaison doit suivre le protocole établi par l’European
Society of Cardiology Le test est considéré comme positif si la syncope
survient.
• Malgré le caractère rare des complications, leur gravité potentielle
impose que cet examen soit effectué dans un établissement ayant un
plateau technique suffisant, garantissant la sécurité du patient et
permettant une surveillance monitorée avant, pendant et après
l’examen. En cas de positivité, la surveillance est maintenue jusqu’à ce
que le patient ait retrouvé son état initial.
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DIAGNOSTIC
Test d’inclinaison ou Tilt test
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TRAITEMENT
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TRAITEMENT
• Les principaux objectifs du traitement sont la prévention des récidives syncopales
et la diminution du risque de morbi-mortalité. Les risques d’accidents au travail,
en loisir et en conduite automobile doivent être évalués.
• Syncopes réflexes
En général, le « traitement » initial de toutes les formes de syncope réflexe
comprend l’éducation thérapeutique des patients pour :
-éviter les facteurs déclenchant (par ex. endroits surpeuplés et chauds, déplétion
volémique, effets de la toux, cols serrés, etc.) ;
-reconnaître les symptômes annonciateurs ;
-apprendre les manœuvres pour interrompre l’épisode (par ex. position couchée).
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TRAITEMENT
• L’hypotension orthostatique
doit être traitée chez tous les patients. Dans bien des cas, le traitement
se limite à modifier le traitement médicamenteux prescrit pour les
pathologies concomitantes.
• Arythmies cardiaques comme cause principale
Une prise en charge cardiologique est impé[Link] syncope due à des
arythmies cardiaques doit recevoir un traitement approprié à la
cause (médicaments, stimulateur ou défibrillateur implantable) chez
tous les patients chez qui elle met en danger la vie et lorsqu’il existe un
risque élevé de traumatismes secondaires
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TRAITEMENT
• Cardiopathie ou maladie cardio-pulmonaire structurelle Le
traitement concerne, avant tout, la pathologie causale
• Troubles métaboliques et intoxications
Les troubles métaboliques et les intoxications (alcool ou sédatifs) sont
des causes relativement rares d’une véritable perte de connaissance.
Ces pathologies sont le plus souvent responsables d’états confusionnels
ou de troubles du comportement qui durent beaucoup plus longtemps
que la syncope.
Néanmoins, il peut être impossible d’établir par l’anamnèse une
différence claire entre de tels symptômes et une syncope
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CONCLUSION
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CONCLUSION
• Plusieurs pathologies aiguës peuvent se manifester par une syncope.
• Elle s’accompagne généralement de symptômes en relation avec le
diagnostic principal.
• La syncope représente alors en quelque sorte « la pointe de l’iceberg
» d’une catastrophe imminente.
• Au cours de l’anamnèse, il faut donc soigneusement chercher ces
signes et/ou symptômes.
• Leur présence doit déclencher une démarche diagnostique spécifique
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NOUS VOUS REMERCIONS POUR VOTRE
ATTENTION
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