La digitalisation / numérisation
La Digitalisation / Numérisation
(D/N)
Selon une enquête Lindedln/Ernest & Young de 201, la
technologie est perçue par les dirigeant d’entreprise comme un
facteur d’évolution des métiers (41%)
Les impacts du numérique sont donc suivis avec attention.
Les grandes étapes de la D/N
La numérisation a débuté avec l’ordinateur dans les années 30.
Il y a eu 4 grandes phases historiques :
De 1936 à 1959 : invention de l’ordinateur et création du marché informatique
De 1960 à 1984 : diffusion de l'informatique de gestion et prédominance des
ordinateurs dans la sphère professionnelle
De 1984 à 2007 : informatisation de la société, lancement de l'informatique
personnel (Macintosh d'Apple) et déploiement d’Internet
De 2008 à aujourd’hui : généralisation des TIC (technologies de l'information
et de communication) et avènement de l'ère numérique (smartphone, cloud,
big data…)
Les grandes étapes de la D/N
Le numérique est aujourd’hui incontournable dans tous les
secteurs de l’économie : « Le numérique a démarré comme un
outil important d’amélioration de la communication mais s’est
transformé en une technologie universelle soutenant tous les
secteurs de l’économie » OCDE, 2013
Les grandes étapes de la D/N
Nous pouvons identifier 5 phases d’évolution de l’Internet :
La phase actuelle de
digitalisation
Nous somme actuellement dans l’ère digitale. Elle est définit en 3
points :
La course technologique n’est plus tirée par les entreprises
mais par les individus qui peuvent tous être porteurs
d’innovation. (Création d’algorithmes dans son garage)
Les impacts concernent tous les secteurs de la société
(industrie, services, agriculture…)
L’incidence de la technologie sur l’économie se diversifie et
se complexifie (automatisation, dématérialisation)
La phase actuelle de
digitalisation
La transformation digitale ne se résume pas à l’adoption d’outils
et de technologies.
Il faut procéder à un changement de paradigme (nouveaux
modèles économiques, chaine de valeur, environnement
concurrentiel..)
Elle nécessite une métamorphose autour de nouveaux
concepts : l’intelligence collaborative, l’open innovation et
l’innovation en réseau, l’agilité et la résilience, l’évolution
constante des métiers et modes de travail.
La phase actuelle de
digitalisation
Selon Roland Berger, il
existe 6 étapes pour passer
d’une culture traditionnelle
à une culture digitalisée
Les 5 types d’entreprises en fonction
de leur degré d’engagement dans la
digitalisation
Les attentistes
Une catégorie qui englobe un large nombre d’entreprises. Elles attendent, suivent le digital de loin. Et
lorsque ces entreprises passent enfin à l’action, il est déjà trop tard ou les mesures prises sont les
mauvaises. Le livre donne les exemples de la force de vente de Peugeot qui est encore équipé de
Blackberry ou de Kodak qui n’a pas sur réagir à l’arrivée de la photographie numérique.
Les impressionnistes
Ce sont les entreprises qui donnent l’apparence d’être des entreprises digitales mais qui en réalité n’ont
pas de réelle stratégie. Elles soignent leur image avec un site internet ou des créations de poste tel que
Chief Digital Officer mais sans transformer leur organisation.
Les externalisateurs
Cette catégorie représente les entreprises qui ne souhaitent pas intégrer complètement le digital au
sein de leur organisation. Elles s’appuient sur l’excuse que “le digital n’est pas leur métier” et préfèrent
le déléguer à l’une de leur filiale qui sera indépendante de la maison mère. Le livre prend pour exemple
la création de “voyages SNCF” par la SCNF pour traiter les ventes en ligne. Une filiale qui a désormais
dépassé en popularité le système traditionnel de vente de la SNCF.
Les 5 types d’entreprises en fonction
de leur degré d’engagement dans la
digitalisation
Les intégrateurs
Face à l’avancée d’un monde plus digital, ces entreprises choisissent comme stratégie l’acquisition
et l’intégration d’une structure plus compétente dans ce domaine. C’est le choix qu’a fait
notamment le groupe Casino lorsqu’il ont acquis le site d’e-commerce CDiscount. Cette stratégie
permet aux entreprises de type intégrateur d’acquérir rapidement un savoir-faire digital. Dans le cas
du groupe Casino, cette acquisition a permis de jouer sur le levier des produits et du personnel (voir
notre précédent article sur les 5 leviers de la transformation digitale). Casino a pu distribuer des
produits en vente en ligne en profitant du savoir faire de CDiscount.
Les transformateurs
Ce sont les entreprises qui ont atteint le dernier échelon de la digitalisation. En effet, elles ont réussi
à intégrer les 5 leviers de la transformation digitale au sein de leur organisation. Elles réussissent
ainsi à produire des biens et des services de façon optimale et à rester en tête de la course à la
performance. Ces entreprises se caractérisent par une structure plus plate et des projets gérés par
des compétences très différentes (designers, concepteurs, marketeurs…) mais collaborant
ensemble. Enfin, elles ont réussi à construire une culture d’entreprise tournée vers le bénéfice du
client. Dans la catégorie des transformateurs, on retrouve les leaders mondiaux du numérique
comme Google, Facebook, Microsoft, Amazon…
La digitalisation
des entreprises
Ils se sont appuyés sur un
du
CAC
questions,40
questionnaire d’une centaine de
qualitatives et
quantitatives, regroupées autour de
quatre thèmes : présence en ligne
(viabilité sur les réseaux sociaux,
qualité de la relation-client,
engagement auprès des
communautés), ouverture sur
l’écosystème numériques (Fonds
d’investissement, incubateurs de start-
up, ouverture d’API aux
collaborateurs), niveau de maîtrise
technologique (degré de virtualisation
des applications, Big Data) et digitale
(existence d’une direction numérique,
ses rapports avec les direction des
services informatiques….) Le trio de
tête est constitué de Schneider
Electric, Publicis et Vivendi.
L’impact du digital : deux écoles
aux positions extrêmes
L’impact des technologies est irréversible et ne fait que commencer (data,
intelligence artificielle, objets connectés…)
En revanche, certains auteurs sont plus partagés sur les conséquences du
numérique. On distingue :
Les « aficionados » : ils ont une vision idyllique du digital : prolongement
de la durée de vie , fin de la verticalité, culture plus collective et
participative, amélioration de la qualité de vie personnelle et
professionnelle.
Les « critiques » : ils mettent en avant les effets négatifs du numérique :
contrôle permanents des individus, addiction digitale, désocialisation
physique fin du travail, disparition des classes moyennes, « uberisation »
de la société.
L’impact du digital : deux écoles
aux positions extrêmes
L’avenir du digital
La digitalisation est un processus continu qui, par le biais
d’innovation, introduit de nouveaux outils, processus, services
qui transforment la vie des individus et le travail en particulier.
Roland Berger, en 2013, chiffre à 42% les métiers sur le marché
de l’emploi français présentant une probabilité d’automatisation
forte. A l’horizon 2014, l’étude chiffre à 3 millions le nombre
d’emplois menacés de disparition.
L’avenir du digital
Toutes les technologies n’ont pas
le même impacts sur les emplois.
Les auteurs de cette étude
insistent aussi sur le fait que
l’amélioration des outils
numériques permet
d’automatiser des tâches
intellectuelles et de nombreux
emplois de services.
A l’inverse, les tâches préservée
sont celle qui nécessite
créativité, intelligence sociale et
contact humain.
Les huit scénarios d’évolution du
monde du travail
Les huit scénarios d’évolution du
monde du travail