BRONCHOPNEUMOPATHIE
CHRONIQUE OBSTRUCTIVE (BPCO)
Pr DIALLO Boubacar Djelo
Dr DIALLO Thierno Hassane 2
OBJECTIFS
• Objectifs spécifiques
1.Définir la BPCO.
2.Énumérer 3 facteurs de risque de la BPCO.
[Link] 2 signes de distension thoraciques et 2 signes d’obstruction
bronchique.
4.Décrire le diagnostic positif de la BPCO.
5.Énoncer les principes traitement de la BPCO.
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PLAN
3.1 Positif
1. INTRODUCTION
3.2 Différentiel
1.1 Définition
4. TRAITEMENT
1.2 Intérêt
4.1 Curatif
1.3 Rappel
4.1.1 Buts
1.4 Etiopathogenie
4.1.2 Moyens
2. ETUDE CLINIQUE 4.1.3 Indications
2.1 TDD 4.1.4 Surveillance
2.2 Formes cliniques 4.2 Préventif
Conclusion
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3. DIAGNOSTIC
1.1 DEFINITION
1.1-Définition :
La Broncho-pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) se définit
comme une maladie chronique et lentement progressive,
caractérisée par une diminution non complètement réversible des
dédits aériens.
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1.2 INTÉRÊT
Epidémiologique : elle représente la 3 ème cause de mortalité
mondiale avec 3,23 millions de décès en 2019, 80% de ces décès
surviennent dans les pays de faible / intermédiaire revenu.
Affection grave: évoluant lentement, mais inexorablement vers
l’insuffisance respiratoire chronique.
Préventif : L’arrêt du tabagisme est la seule mesure susceptible
de rétablir un rythme de décroissance normale du VEMS.
Pronostique: réservé
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1.3-Rappels :
• 1.3.1- Anatomique :
• Le réseau bronchique ressemble à un arbre renversé : la trachée
est équivalente au tronc et les petites bronches aux fines branches.
A partir de la carène les bronches naissent par divisions
successives.
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1.3-Rappels :
• 1.3.1- Anatomique :
• On distingue, sur le plan anatomique (classification anatomique) :
Les bronches souches (D/G) se divisent en diminuant de calibre :
Les Bronches lobaires : destinées aux lobes pulmonaires (3 à droite et 2 à
gauche),
Les Bronche segmentaire : destinés aux segments pulmonaires
Les Bronche lobulaires: destinées aux lobules,
Les Bronchioles : En diminuant de diamètres, les bronches sont de moins en
moins riches en cartilage et de plus en plus constituées de muscle lisse
(innervé par le Système Nerveux Végétatif). 7
1.4 Etiopathogénie
1.4.1 Lésions anatomiques au cours de la BPCO
La BPCO est une affection complexe associant des lésions
obstructives des voies aériennes (touchant moins les gros
troncs que les voies aériennes distales), et à un degré
moindre, du moins au début, une maladie destructrice
emphysémateuse.
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1.4 Etiopathogénie
1.4.1 Lésions anatomiques au cours de la BPCO
Modification au niveau de la sécrétion bronchique
• Quantitatives : hypersécrétions bronchiques (50 – 150 cc/j)
• Qualitatives : augmentation des mucines acides surtout les
sulfomucines. D’où accroissement dans la viscosité du mucus, stase
favorable à l’obstruction bronchique et à l’infection.
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1.4 Etiopathogénie
1.4.1 Les facteurs de risque
• Les facteurs exogènes :
• Le tabagisme : Le tabagisme est de loin le principal facteur de risque. La
fréquence de la maladie croit très vite au delà de 20 paquets-années (1 paquet-
année = 1 paquet/jour pendant 1 an ou ½ paquet/jour pendant 2 ans).
1
0
1.4 Etiopathogénie
Les facteurs de risque
• Les facteurs exogènes :
• Les pollutions atmosphériques industrielles (silice, poussières de mines de
charbon, …). Elles favorisent aussi la survenue de la bronchite chronique et du TVO,
nettement localisé au début au niveau des petites voies aériennes.
• L’effet de la pollution atmosphérique (domestique, pollution urbaine) est plus
difficile à démontrer : émanation de gaz oxydants (NO) ou acides (SO2).
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1.4 Etiopathogénie
Les facteurs de risque
• Les facteurs endogènes
• Les facteurs endogènes et individuels sont plus difficiles à caractériser : déficit en alpha 1-
antitrypsine, hyper réactivité bronchique, sexe féminin, prématurité, prédisposition familiale,
reflux gastro-œsophagien.
12
[Link]
• 2.1-Type de description : BPCO post-tabagique avec emphysème
Centro-lobulaire
• 2.1.1-Circonstances de découverte :
Le plus souvent c’est un patient de la cinquantaine, présentant des signes
respiratoires (une toux ancienne) auxquels il accorde peu d’importance.
• 2.1.2 Signes
Dyspnée d’aggravation progressive, pouvant s’accompagnée de
sifflement lors de l’effort.
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[Link]
On connaît 5 stades à la dyspnée :
• Stade I : Gène à l’effort important
• Stade II : Gène à la marche en côte
• Stade III : Gène à la marche normale sur terrain plat
• Stade IV : Obligation de l’arrêt à la marche lente sur terrain plat
• Stade V : Gène pour des activités élémentaires : alimentation, déshabillage.
La toux exacerbée par l’effort et par le froid.
L’expectoration est variable et sous la dépendance de l’infection. La toux et
l’expectoration ne sont pas constantes. 14
[Link]
• Examen de l’appareil respiratoire
• Inspection, le thorax est distendu, son diamètre antéropostérieur est
augmenté, réalisant au maximum le thorax en tonneau.
• Palpation, diminution des vibrations vocales.
• Percussion, augmentation de la sonorité.
• Auscultation, Les râles bronchiques (ronchus) sont présents lors de
l’emphysème secondaire à une bronchorrhée chronique hypersecrétante ;
si les râles sibilants prédominent, le patient présente une hyper réactivité
bronchique ; parfois, on a des zones de silence (emphysème bulleux). 15
[Link]
• Examen d’autres appareils : Il faut toujours rechercher les
signes d’insuffisance cardiaque droite : tachycardie, bruit de galop,
souffle systolique au foyer tricuspidien, hépatomégalie + reflux
hépato-jugulaire, œdème des membres inférieurs.
• L’amaigrissement est constant à un stade tardif. C’est un élément
de mauvais pronostic.
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[Link]
• Examens à visée diagnostique
• Radiographie thoracique :
une distension thoracique :
• aplatissement des coupoles diaphragmatiques (de profil),
• augmentation des espaces clairs rétro-sternal et rétro-cardiaque (de profil),
• augmentation du diamètre thoracique antéro-postérieur = thorax en tonneau (de
• profil),
• horizontalisation des côtes (de face).
une hyperclarté pulmonaire, qui traduit une diminution de la vascularisation (de face).
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[Link]
• Examens à visée diagnostique
• Radiographie thoracique :
18
[Link]
• Examens à visée diagnostique
• Radiographie thoracique :
19
[Link]
Tomodensitométrie
La tomodensitométrie n’est pas systématique dans le bilan d’une
BPCO. Elle peut être indiquée lors du bilan initial des formes sévères.
Elle permet :
[Link] orientation diagnostique (emphysème centro-lobulaire,
emphysème paraseptal ou bulleux, emphysème panlobulaire)
[Link] recherche de bronchectasies
[Link] dépistage de cancer broncho-pulmonaire.
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[Link]
Tomodensitométrie
21
[Link]
Tomodensitométrie
22
[Link]
• Examens à visée diagnostique
Exploration fonctionnelle respiratoires (EFR),
La spirométrie permet le diagnostic de certitude, aide au diagnostic
différentiel avec un asthme, évalue la sévérité́.
23
[Link]
• Examens à visée diagnostique
• La spirométrie
• explore les volumes pulmonaires mobilisables
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Etude des volumes et des débits
respiratoires
La courbe débit-volume NORMALE
25
[Link]
• Examens à visée diagnostique
Le coefficient de Tiffeneau (VEMS/CV) : fraction de la CV expirée
en 1 seconde.
Le TVO caractérisé́ par un rapport VEMS/CVF < 0,7 (70%). Ce
TVO persiste après administration de BD.
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Etude des volumes et des débits
respiratoires
Trouble ventilatoire obstructif
(Courbe débit volume pathologique)
Définition : tiffeneau < 0,7 (= 70%)
Caractéristiques:
Courbe : aspect concave v haut
DEM 25/75 : inf 50 %
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Etude
Testdes
devolumes et des débits
réversibilité
respiratoires
Trouble ventilatoire obstructif
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[Link]
La pléthysmographie
Elle permet de mesurer les volumes pulmonaires non mobilisables, et
notamment le volume résiduel (VR) et la capacité pulmonaire totale
(CPT). La distension pulmonaire, souvent associée au TVO est
définie par une augmentation du VR avec un VR/CPT élevé.
29
[Link]
Transfert du CO
La mesure de la capacité de transfert de l’oxyde de carbone (qui
reflète la surface d’échanges gazeux disponible) permet d’évaluer la
destruction alvéolaire. On considère comme pathologique toute
valeur de DLCO (ou TLCO) < 70% de la valeur prédite.
Gaz du sang
La mesure des gaz du sang artériel est indiquée à la recherche d’une
insuffisance respiratoire chronique PaO2 < 70% .
30
[Link]
Evaluation cardiaque
Elle est recommandée en cas de signes évocateurs d’une affection
cardiaque ou de Co- morbidité́ cardio-vasculaire
Electrocardiogramme à la recherche de signes droits (voir
cardiologie).
Echographie cardiaque, recherche chez les sujets hypoxémiques ou
très dyspnéiques : des signes évoquant une hypertension
pulmonaire ou une insuffisance ventriculaire gauche associée.
31
[Link]
La NFS, recherche :
une polyglobulie réactionnelle à l’hypoxémie
une anémie (co-morbidité fréquente) susceptible d’aggraver la
dyspnée.
Le dosage d’alpha-1 antitrypsine est indiqué en cas de
BPCO précoce (< 45 ans)
BPCO non ou peu tabagique
Antécédents familiaux d’emphysème
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[Link]
• Autres formes cliniques
Emphysème de type A ou pan lobulaire ou Pink Puffers (roses
poussifs)
le diagnostic de certitude d’emphysème demande une confirmation
histologique, ce qui est en général impossible du vivant du malade.
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[Link]
• Autres formes cliniques
La bronchite chronique non obstructive
C’est un diagnostic d’interrogatoire.
• Toux et expectoration sans dyspnée permanente ; symptômes
quotidiens souvent jugés normaux, au moins 3 mois par an, 2 ans
de suite.
• L’examen physique, la radiographie thoracique et l’exploration
fonctionnelle respiratoire (EFR) sont normaux. 34
[Link]
• EVOLUTION
Le cours évolutif de la bronchite chronique est émaillé :
• d’infections
• Les germes les plus fréquemment rencontrés au cours de ces
infections sont : Pneumocoque, H. influenzae et Branhamella catarrhalis
• d’exacerbations
Ces exacerbations, dans les formes évoluées de la maladie, peuvent
mettre le pronostic vital en jeu ; on parle alors de décompensations.
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3 DIAGNOSTIC
3.1 DIAGNOSTIC POSITIF
Le diagnostic de BPCO est évoqué́ sur
• la présentation clinique (facteurs de risque, symptômes et signes
physiques)
• Et confirmé par la spirométrie avec test de réversibilité́ ;
La sévérité et le pronostic de la BPCO sont apprécies sur les EFR.
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[Link]
• 3.2 DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
• Devant le syndrome ventilatoire obstructif :
• Asthme bronchique : l’histoire clinique et le test aux corticoïdes
permettent de trancher.
• Dilatation des bronches : l’abondance de la bronchorrhée, et l’absence
de tabagisme permettent de décider.
• Bronchiolites, un syndrome obstructif des bronches distales ; survenant
dans un contexte particulier post-infectieux, au cours de certaines maladies
diffuses, après inhalation de certains toxiques ou exposition iatrogènes.
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4. TRAITEMENT
4.1 TRAITEMENT CURATIF
BUT
Améliorer la dyspnée, la capacité d’exercice et la qualité́ de vie
Réduire les risques futurs :
• de déclin de la fonction respiratoire
• d’évolution vers le handicap et l'insuffisance respiratoire
• d’exacerbations et leur gravité (et d’hospitalisations, notamment en
réanimation)
• de mortalité́ 38
4. TRAITEMENT
Moyens
Hygiéno-diététiques : Suppression du tabagisme, Réorientation
professionnelle, Reprise d’une activité physique prudente, Régime
alimentaire équilibré sans alcool, Lutte contre l’obésité.
Kinésithérapie respiratoire : Toux volontaire …
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4. TRAITEMENT
Médicaments
• Les antibiotiques : Amoxicilline-acide clavulanique Macrolides (Erythromycine 1 à
2g/j).
• Broncho-dilatateurs au besoin (Bêta 2 mimétiques ou anticholinergique en
aérosol)
• La corticothérapie de préférence en aérosol (Béclométhasone 250g)
• Diurétiques : Furosémide (lasilix cp 40 mg 1 cp/j)
• Oxygénothérapie : seules les oxygénothérapies prolongées dans le temps et
durant le nycthémère (plus de 12 heures par jour) ont fait la preuve de leur
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efficacité thérapeutique.
4. TRAITEMENT
Indications
Les mesures hygiénodiétiques sont indiquées dans tous les cas
Réduction de l’inflammation et de l’hypersécrétion : Kinésithérapie,
Antibiotiques, Broncho-dilatateurs, Corticoïdes
Réduction de l’obstruction bronchique : Broncho-dilatateurs,
corticoïdes ;
Traitement des complications : Antibiotiques, Diurétiques,
Oxygénothérapie. 41
4. TRAITEMENT
4.2 Prévention
Arrêt du tabac, Eradication des foyers infectieux ORL, Vaccination
antigrippale, Suivi médical régulier
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CONCLUSION
• La BPCO est une affection liée au tabagisme. Devant ce facteur de
risque, il est nécessaire de rechercher une obstruction bronchique
incomplètement réversible en vue d’un suivi et d’un traitement
adaptés. La spirométrie est l’examen minimal recommandé
permettant le diagnostic et le suivi.
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