S A N T É ET
S ÉC U R I T
AUÉ
TRAVAIL
1È R E PA RT I E
Pr. A. SABBAR
INTRODUCTION
Dans une conjoncture mondiale actuelle marquée
par une concurrence de plus en plus accrue,
l’entreprise est amenée non seulement à
maîtriser la qualité de ses produits et
services mais aussi à maîtriser les risques
menaçant son personnel suivant ainsi
l’évolution des exigences des parties intéressées
internes et externes, pour lesquelles la maîtrise
des conditions de la santé et de la sécurité au
travail est primordiale.
L’assurance et la satisfaction du personnel passe par la
maîtrise des risques et par l’anticipation des
circonstances susceptibles d’entraîner des accidents de
travail (AT) ou des maladies professionnelles (MP).
DA N G E R ?
Le danger peut être décrit comme une situation qui
mettrait en présence un événement, une cause, une
source ayant le potentiel de générer un effet néfaste,
un dommage sur un enjeu ou une cible.
Parfois une définition ambiguë du danger, où la
source
de danger et le danger lui-même se confondent.
DA N G E R ?
Il y a danger lorsqu'un objet, une substance, une
situation, une personne… possède une capacité à
provoquer un effet dommageable.
C'est le cas par exemple :
* des trottoirs irréguliers,
* des machines sans protection,
* des routes verglacées,
* des incendies,
* des explosions et des fuites soudaines de
gaz
toxique.
DA N G E R ?
a b
DA N G E R E T R I S Q U E ?
La présence d'une victime potentielle et son
éloignement par rapport au danger déterminent le
niveau du risque.
Par exemple, un incendie ou une explosion peut
endommager les bâtiments avoisinants et leur contenu,
ou encore les véhicules et les installations situées à
proximité, mais ne causera pas de tort aux personnes si
la zone est déserte au moment du sinistre.
« un tremblement de terre en plein désert n’affecte
pas grand monde ».
Rousseau
DA N G E R E T R I S Q U E ?
Pour qu’un risque ait lieu, il faut qu'il y ait à la fois un
danger E T une exposition à ce danger. Sans ces deux
conditions, il n'y a pas de risque.
Risque = danger + exposition
DA N G E R E T R I S Q U E ?
Exemple: cas d’un animal dangereux.
Animal dangereux : représente un « danger ».
Animal dangereux en liberté : les personnes qui se
trouvent à proximité sont exposées à ce
danger
Existence d’un risque : personnes victimes
d'une attaque.
Animal dangereux enfermé : le danger
existe toujours Pas de risque.
DÉFINITIONS NORMALISÉES
BS OHSAS 18001 : 2007
Prévention et précaution ?
Laprévention vise les risques avérés, ceux dont
l'existence est démontrée ou connue empiriquement.
Exemple : Roulette russe
La précaution vise les risques potentiels, dont
ni l'ampleur ni la probabilité d'occurrence ne peuvent
être calculés avec certitude, compte-tenu des
connaissances du moment.
Exemple : Emissions des téléphones portables
lorsque les progrès scientifiques ne peuvent pas transformer un risque
potentiel en risque avéré, le principe de précaution recommande d’agir
sans attendre.
"la précaution peut être comprise comme le prolongement des
méthodes de prévention appliqué aux risques incertains".
L’identification et l’évaluation des risques sont une
démarche indispensable, nécessaire et fondamentale,
pour chaque processus, pour veiller à la Santé et la
Sécurité des travailleurs
D É M A R C H E D E L A MAÎTRISE D E S R I S Q U ES
L'évaluation des risques est le processus qui consiste à :
Identifier les dangers et les risques associés à ces dangers;
Rechercher les causes ;
Evaluer ces risques et les classer par ordre de priorité;
Déterminer puis adopter les moyens appropriés pour
éliminer ou maîtriser (réduire au minimum acceptable)
ces risques;
Contrôler les moyens adoptés.
Identification des risques et
recherche des causes
OUTIL
?
Recherche des causes: méthode de 5M ou 7M
Milieu Méthode Matière Main d'œuvre
s
Causes Effet
Machine Monnaie Managemen
t
I M P O RTA N T !!!!!
P UO R É VA LU E R L E S R I S Q U E S , I L EST
NÉCESSAIRE DE COMPRENDRE L E
P RO C E S S U S Q U I CO N D U I T À
L’APPARITION
17
D’UN DO M M AG E
QUELQUES DEFINITIONS
-Phénomène dangereux: Cause capable de provoquer une
lésion ou une atteinte à la santé.
-Situation dangereuse: Toute situation dans laquelle
une personne est exposée à un ou plusieurs risques .
-Événement dangereux : Gestes ou
comportements involontaires pouvant engendrer un
dommage.
IMPORTANT!!!
La fréquence et la durée des mises en situations dangereuses
CO N D I T I O N S D E S U RV E N A N C E
D’UN D O M M AG E
Un dommage n’a lieu que si les 3 conditions sont réunies:
Pr A. SABBAR
-Une personne est exposée à un phénomène dangereux ou à
un danger: elle se trouve donc en situation dangereuse;
-Un événement dangereux se produit, en activant
l’apparition d’un accident;
- Aucune possibilité d’éviter le dommage n’est mise en œuvre.
Phénomène
Personne dangereux
Situation
dangereuse
Evénement
dangereux
Dommage
P R O C E S S U S D'APPARITION
D'UN D O M M AG E
événement
situation dangereuse
dangereux
phénomène Personne
dangereux
- blessure superficielle sans arrêt l’événement dangereux
- blessure grave avec arrêt de travail est caractérisé par sa
- blessure avec séquelle probabilité d’apparition
- décès dommage
le dommage est caractérisé par sa gravité
EXE M PLE
travailler à proximité de contact avec pièces
pièces nues sous tension nues sous tension
énergie électrique personne
électrocution
EXEMPLE DE
SITUATION
Danger Situation Evénement Dommage
dangereuse dangereux
Travail en Le salarié est monté Les pieds de la Fractures
Hauteur sur un escabeau, personne glissent
pieds nus
Gravité Probabilité
2 (moyen) 4 (Très probable)
Evaluation des risques
Gravité
très grave 4 réduction du risque
PRIORITAIRE
grave 3 X
moyen
2 réduction du
risque NON
faible 1 PRIORITAIRE
1 2 3 4 Fréquence
très
improbab probable très probable
improbable
le
Analyse des Modes de Défaillances, de leurs
Effets et de leur Criticité
Pr A. SABBAR
C =G *F
G R I L L E D’OBSERVATION
EXEMPLE
Analyse des risques
Description Danger Evénement dommage G F Réduct. Action
de l’activité dangereux du proposée
risque?
L’opérateur Charge Chute de la atteinte de
travaille sous instable masse l’opérateur (ex:
3 2 OUI Blocage de la
une charge fracture)
charge
instable
Un risque se caractérise donc par deux grandeurs:
►La fréquence F qui mesure la
probabilité d’occurrence de la situation
dommageable
►La gravité G qui mesure les
conséquences du sinistre
Le produit F x G est un indicateur de l’ampleur du
risque, appelé : La criticité (C)
Criticité = Fréquence x Gravité
Les risques à traiter en priorité sont ceux qui affectent les
ressources critiques c’est-à-dire ceux avec
une fréquence et une gravité fortes
Réduire un risque : on cherche à agir sur sa fréquence ou sa
gravité ou les deux à la fois
⚫ Quand on agit sur la fréquence, on fait de la prévention
⚫ Quand on agit sur la gravité, on fait de la protection
Echelles de fréquence d’occurrence selon la norme NF EN 50126 (2000)
Pr A. SABBAR
Echelles de gravité selon la norme NF EN 50126
(2000)
Matrice Gravite - Occurrence selon la norme NF EN
50126
Pr A. SABBAR
Classification des principales méthodes qualitatives d’analyse des risques
SABBAR
Pr A.
Santé et Sécurité
au Travail
2ème partie
Les indicateurs de santé et sécurité
au travail
Taux de fréquence : TF
Taux de gravité : TG
INDICATEURS DE SANTÉ ET SÉCURITÉ
AU TRAVAIL
La maitrise des risques professionnels dans l'entreprise
implique la mise à disposition régulière d'indicateurs de SST
permettant de connaitre quantitativement l'importance des
problèmes liés aux conditions de travail et aux expositions
professionnelles.
INDICATEURS DE SANTÉ ET
SÉCURITÉ AU TRAVAIL
Le nombre d'accidents du travail est la valeur la plus
communément calculée. Mais on s'aperçoit que cette valeur
en soi a assez peu d'intérêt :
une baisse signifie-t-elle qu'il y a amélioration,
- Si en même temps il y a eu réduction d'effectifs ?
- Si ce nombre inclut plus d'accidents graves ?
C'est pourquoi, il est indispensable de calculer des ratios,
qui rapportent ce nombre à d'autres qui permettent d'avoir
une meilleure estimation relative de la situation.
TAUX DE FRÉQUENCE (TF)
- Le taux de fréquence (TF) conventionnel des accidents avec arrêt mesure le nombre
d’accidents avec arrêt (supérieur à 1 jour) pour 200.000 d’heures travaillées pendant
une période, qui est souvent annuelle.
(C’est une définition utilisée dans plusieurs pays. Dans certains pays, cet indicateur
est rapporté à 1000 000 heures travaillées.)
Taux de fréquence = (Nombre d’accidents avec arrêt)*200000/
(Nombre d’heures travaillées)
Ce taux (TF) s’exprime pour 200000 d’heures travaillées.
TAUX D E G R AV I T É
(TG)
Le taux de gravité mesure quant à lui le nombre de jours
d’arrêt indemnisés par 200.000 heures travaillées pendant
une période, qui est souvent annuelle.
Taux de Gravité = (nombre de journées indemnisées)*200000/
(nombre d’heures travaillées)
Ce taux (TG) s’exprime pour 200000 heures travaillées.
IMPORTANT !!
Pour être pertinents et permettre une action ciblée, ces indicateurs
(TF et TG), doivent être déterminés sur une segmentation assez
fine :
- Par statut (CDI / CDD / intérimaires),
- Par genre (hommes / femmes),
- Par tranche d'âge,
- Par type d'accidents (bruit, TMS, affections respiratoires...)
Cette segmentation permet de prendre en compte les variabilités,
car un même contexte de travail peut avoir des effets différents, et
cela permet de détecter des groupes « à risques », méritant des
mesures de prévention particulières par rapport à d’autres.
CALCUL DE TF ET TG
Le nombre d’heures de travail annuelles pour un salarié
qui effectue 35 heures par semaine, 47 semaines par an (
dans la mesure où il bénéficie de 5 semaines de congé par
an) sera de: 47 X 35, soient 1645 heures pour un salarié
temps plein de cette entreprise.
Il suffit ensuite de multiplier ce nombre par l’effectif
équivalent temps plein de l’entreprise pour obtenir le
nombre d’heures travaillées qui apparaît au
dénominateur du taux de fréquence
Le nombre d’heures travaillées = effectif équivalent temps plein de
l’entreprise X nombre d’heures de travail effectuées chaque année par une
personne à temps plein.
EXEMPL
EL'entreprise
1 A a connu l'an passé, en 250 000 heures travaillées, un seul arrêt
de travail déclaré à la suite d’un accident du travail. Le nombre de jours de cet
arrêt de travail a été de 200 jours.
L'entreprise B a enregistré l'an passé, en 250 000 heures travaillées, 40 arrêts
de travail déclarés à la suite des accidents du travail. Le nombre de jours de ces
arrêts de travail a été, chaque fois, de cinq jours.
- Calculer le taux de gravité TG pour les deux entreprises ?
Réponse : l'entreprise A et l'entreprise B ont le même taux de gravité,
soit :
TG = ?
Exemple 2
ENTREPRISE A ENTREPRISE B
150 TRAVAILLEURS 25 TRAVAILLEURS
12 ACCIDENTS AVEC ARRÊT 8 ACCIDENTS AVEC ARRÊT
84 JOURS PERDUS 32 JOURS PERDUS
301 972 HEURES TRAVAILLÉES 50 284 HEURES TRAVAILLÉES
- CALCULER LES INDICATEURS TF ET TG POUR LES DEUX
ENTREPRISES ?
-Le taux de fréquence nous montre que l'entreprise A, même si
elle a plus d’accidents que l'entreprise B, a une meilleure
performance, compte tenu du plus grand nombre d’heures
travaillées.
-Le taux de gravité confirme la faible performance
de l'entreprise B qui bien qu'elle compte moins de jours
perdus que l'entreprise A, affiche un TG de plus du double
de cette dernière, compte tenu du plus petit nombre d’heures
travaillées.
Pyramide de BIRD
Tout accident est précédé d’incidents précurseurs
600 événements précurseurs pour un accident grave
Pyramide de BIRD
Cette pyramide a été élaborée par Frank E. Bird Jr à la suite d’une étude
menée par la compagnie d’assurance « Insurance Company of North
America » en 1969. L’étude a porté sur 1 753 498 accidents déclarés par
297 entreprises. Celles-ci, qui représentaient 21 groupes industriels
différents, employaient 1 750 000 personnes qui ont travaillé
trois millions d’heures durant la période étudiée.
Le principe de la pyramide de Bird exprime le fait que la probabilité qu’un
accident grave survienne augmente avec le nombre de presque accidents et
d’incidents. Par conséquent, si une entreprise réussit à réduire le nombre
d’incidents au bas de la pyramide, le nombre d’accidents sera forcément
réduit d’autant.
Plus le nombre d’incidents est élevé, plus la probabilité d’avoir
un accident est élevée.
PYRAMIDE DE
BIRD
Cet outil nous apprend que statistiquement, pour 600 incidents mineurs,
l’on peut s’attendre à un accident majeur (décès, pathologie
grave ou irréversible...).
On peut alors analyser la prévention de 2 façons : soit l’on s’acharne à
étêter la pyramide en prévenant l’accident majeur, soit l’on dépense son
énergie à lutter contre la base de la pyramide représentée par les incidents
afin qu’ils deviennent plus rares. Leur diminution entraînant de façon
mécanique la baisse du risque d’accident majeur, qui n’arrivera plus ou
beaucoup moins souvent. La pyramide de Bird met également en
relief la notion de « presque-accident ».
La société se trouve face à deux objectifsqui
semblent a priori contradictoires :
*Développer l’innovation (nouvelles technologies, démarches
et organisations, nouveaux produits, procédés et services, etc…)
qui est source intrinsèque de risques, et
SABBAR
Pr A.
* Garantir un haut niveau de sécurité aux citoyens.
ISO et le management des risques ???
Management des risques
SABBAR
Pr A.
I S O 31000 : 2018
PRINCIPES ET L IGN ES DIRECTRICES DE MISE E N
ŒUVRE POUR L E MANAGEMENT D ES RISQUES
I S O 31000
Propose une approche générique et globale du Management des
risques mais ne préconise pas de moyens opérationnels de mise en
œuvre.
SABBAR
Pr A.
Suggère de bonnes questions pour aborder le sujet complexe de la
gestion des risques et non de bonnes pratiques pour y répondre
Les moyens de mise en œuvre du Management des risques sont développés dans les
documents métiers sectoriels : (avionique, ferroviaire, nucléaire, procédés, pharmacie,
etc...).
Concerne tout type d’organisme, de tous secteurs et de toutes tailles
(entreprise, gouvernement, O N G , individu, etc.).
Ne constitue pas un référentiel de certification.
Maîtrise des risques
Conditions de travail ????
L E TRAVAIL ?
Le travail c’est ce qui est accompli par
l’individu pour atteindre l’objectif.
SABBAR
Pr A.
Le management aura pour objet d’optimiser
l’ensemble des activités « travail » pour atteindre
cet objectif.
En Physique : W=F *d
D’après l’International Labor Organization (OIT),
Chaque année, à travers le Monde, 270 millions de
travailleurs sont victimes d’accidents sur leur lieu de
travail et 160 millions de maladies liées à leur activité.
2,2 millions en décèderont (6000/jour) dont 350.000 sur
leur lieu de travail.
Au Maroc, Chaque année, les accidents du travail font près
de 2.000 morts. Ces statistiques ont été révélées à
l’occasion de la journée mondiale de la sécurité au travail
célébrée chaque 28 avril.
Le Maroc enregistre, selon le Bureau international du
travail, 47,8 accidents de travail mortels pour 100 000
employés.
De même, le taux de risques en matière des accidents de
travail est 2,5 fois supérieur au taux de risque dans
les pays de la région M E N A (Middle East and North
Africa).
MALADIES PROFESSIONNELLES
Définition
Conséquence directe de l’exposition d’un travailleur à un
risque physique, chimique, biologique, ou résulte des
conditions dans lesquelles il exerce son activité professio-
nnelle.
PROFIL PSYCHOLOGIQUE DU STRESS
Chaque personne étant différente, la réaction au stress
va prendre des formes variées, ce que l’on va appeler «
profil du stressé »
Personnalité type A Personnalité type B
C L A S S I F I C AT I O N S
Selon les traits relatifs à l’adaptation affective:
⚫ La personnalité de type A: caractérisée par l’impatience, le désir
de la réussite et le perfectionnisme;
⚫ La personnalité de type B: caractérisée par un caractère calme et
un faible esprit de compétition.
Test de
personnalité
ENCERCLEZ LE CHIFFRE
QUI VO U S D ÉC R I T L E MIEUX
Je suis souvent en retard 1 2 3 4 5 6 7 8 Je ne suis jamais en retard
Je n’ai pas l’esprit de compétition 1 2 3 4 5 6 7 8 J’ai l’esprit de compétition très poussé
Je ne me sens jamais pressé(e) ni 1 2 3 4 5 6 7 8 Je me sens souvent pressé(e) et
bousculé(e) bousculé(e)
Je fais une chose à la fois 1 2 3 4 5 6 7 8 J’essaie de faire plusieurs choses à la
fois
J’agis en prenant mon temps 1 2 3 4 5 6 7 8 J’agis rapidement
J’exprime mes sentiments 1 2 3 4 5 6 7 8 Je ne manifeste pas mes sentiments
Beaucoup de choses m’intéressent 1 2 3 4 5 6 7 8 Peu de choses m’intéressent en dehors
en dehors du travail du travail
FA I T E S L E TOTAL D E VO S POINTS, MULTIPLIEZ-L E
PA R 3 ET SERVEZ-VO U S D U B A R È M E CI-D E S S O U S
P O U R D É T E R M I N E R L’ORIENTATION D E VOT R E
P E RS ONNALITÉ.
RÉSULTAT (total des points) PERSONNALITÉ DE TYPE…
Moins de 90 B
De 90 à 99 B+
De 100 à 105 A-
De 106 à 119 A
120 ou plus A+
M O D È L E D E H A N S S E LY E
Le stress est l’ensemble des moyens physiologiques et
psychologiques mis en œuvre par une personne pour
s’adapter à un événement donné.
Le changement brutal survenant dans les habitudes
d’une personne est susceptible de déclencher un
bouleversement dans sa structure psychique et même
somatique.
La somatisation est un terme utilisé en psychiatrie pour
désigner la conversion de conflits psychiques en
symptômes somatiques.
M O D È L E D E H A N S S E LY E E T S GA
Le modèle de Selye, ou « théorie du Syndrome Général
d’Adaptation », est un ensemble de symptômes non
spécifiques qui apparaissent quelle que soit la nature de
l’agression.
Ce modèle distingue trois phases:
Phase d’alerte : temps de préparation, mobilisation des
ressources pour faire face au stress (phase en dessous du
niveau de résistance normale, puis passage au-dessus)
Phase de résistance : utilisation des ressources (phase
au-dessus du niveau de résistance normale)
Phase d’épuisement : apparition de différents troubles
somatiques (phase de déclin du niveau de résistance de la
phase précédente au niveau normal)
M O D È L E D E H A N S S E LY E
EXPÉRIENCE DE JAY
WEISS
DÉVELOPPER LE POUVOIR
D'AGIR
Expérience de Jay Weiss
Développer le pouvoir d'agir
Jay Weiss, en 1971, a montré que l’animal se protège contre
les effets du stress s’il peut exercer un contrôle sur la situation.
Pr A. SABBAR
Deux rats en cage reçoivent les mêmes chocs électriques mais
l’un d’eux, en faisant tourner une roue, peut bloquer le courant,
protégeant ainsi l’autre rat branché sur le même circuit. À
l’issue de l’expérience, le rat qui était en position de passivité
et de soumission face à la situation, présente des ulcérations
gastriques alors que le rat qui était en position active et de
contrôle de la situation est comparable au 3ème rat témoin qui
n’a reçu aucune décharge électrique.
Expérience de Jay Weiss
Développer le pouvoir d'agir
L'expérience de Weiss révèle un élément très important:
les conditions objectives ne permettent pas de rendre
compte de la survenue des pathologies du stress. Le fait
Pr A. SABBAR
de pouvoir rester dans une position active, de disposer
d'un contrôle même partiel, constitue un facteur majeur
de préservation de la santé.
En revanche, une amélioration partielle de la situation n'a
pas d'effet bénéfique si le sujet a le sentiment de n'être
pour rien dans cette amélioration.
Ces éléments biologiques mettent l'accent sur une
question centrale en matière de santé au travail: celle de
la préservation et du développement du pouvoir
d'agir.
D’OÙ V I E N T L’ÉTAT D E
STRESS ?
État de STRESS
Perception des
CONTRAINTES
liées à l’environnement
Perception des
RESSOURCES
à disposition pour faire face
au contraintes
T Y P E S D E STRESS
Stress aigu : l’individu doit faire face à un
événement ponctuel exigeant. Le stress
disparaît à la fin de l’évènement
Stress chronique : l’individu est confronté à
des contraintes durables de travail
(accumulation de substances, épuisement de
l’organisme dû à cette hyperstimulation)
CONSÉQUENCES
• Physiques :
-Cardiovasculaire : atteintes
coronariennes, accidents cardiaques et vasculaires
cérébraux
- Musculosquelettique (TMS)
• Mentales :
- dépression,
- anxiété,
- suicide.
Les risques psycho-sociaux
le modèle de Karasek
Il postule qu’une situation de travail est génératrice de stress si elle associe :
- Une demande psychologique élevée
- Une autonomie décisionnelle faible
- U n soutien social faible de la part de l’équipe de travail ou de la hiérarchie
SABBAR
Pr A.
* L a demande psychologique fait référence à
la quantité de travail à accomplir, aux
exigences mentales et aux contraintes de temps liées au
travail.
SABBAR
Pr A.
* L’autonomie décisionnelle renvoie à la capacité
de prendre des décisions dans la conduite de son
travail mais surtout à la possibilité d’être créatif et
d’utiliser et de développer ses compétences. La
combinaison d’une faible autonomie et d’une
forte demande psychologique est appelée « Tension au
travail» ou job strain.
* Le soutien social intervient comme un modulateur
qui tempère ou accentue la tension au travail.
P R I N C I P E D U MK
Les axes d’analyse sont
- L a latitude décisionnelle (Q1 à Q9)
- L a demande psychologique (Q 10 à Q18)
- L e soutien social (Q 19 à Q26)
On calcule trois scores
Chaque question est cotée de 1 à 4
Un score est calculé par axe
Les réponses proposées sont :
Pas du tout d’accord (1), Pas d’accord (2), D’accord (3), Tout à fait d’accord (4)
Latitude décisionnelle
Q1 - Dans mon travail, je dois apprendre des choses nouvelles
Q2 - Dans mon travail, j’effectue des tâches répétitives
Q3 - Mon travail me demande d’être créatif
Q4 - Mon travail me permet de prendre souvent des décisions moi-même
Q5 - Mon travail demande un haut niveau de compétence
Q6 - Dans ma tâche, j’ai très peu de libertés pour décider comment je
fais mon
travail
Q7 - Dans mon travail, j’ai des activités variées
Q8 - J ’ a i la possibilité d’influencer le déroulement de mon travail
Q9 - J ’ a i l’occasion de développer mes compétences professionnelles
Le score de latitude décisionnelle est donné par la formule :
2x(Q1)+2x(5-Q2)+2x(Q3)+4xQ4+2x(Q5)+4x(5-
Q6)+2x(Q7)+4x(Q8)+2x(Q9)
Demande psychologique
Q10 - Mon travail me demande de travailler très vite
Q11 - Mon travail me demande de travailler intensément
Q12 - On me demande d’effectuer une quantité de travail
excessive
Q13 - J e dispose du temps nécessaire pour exécuter correctement mon travail
Q14 - J e reçois des ordres contradictoires de la part d’autres personnes
Q15 - Mon travail demande de longues périodes de concentration intense
Q16 - Mes tâches sont souvent interrompues avant d’être achevées, nécessitant de les
reprendre plus tard
Q17 - Mon travail est très bousculé
Q18 - Attendre le travail de collègues ou d’autres départements ralentit souvent mon propre
travail
Le score de demande psychologique est donné par la
formule :
Q10+Q11+Q12+(5-
Q13)+Q14+Q15+Q16+Q17+Q18
Soutien social
Q19 - Mon supérieur se sent concerné par le bien-être de ses subordonnés
Q20 - Mon supérieur prête attention à ce que je dis
Q21 - Mon supérieur m’aide à mener ma tâche à bien
Q22 - Mon supérieur réussit facilement à faire collaborer ses subordonnés
Q23 - Les collègues avec qui je travaille sont des gens professionnellement
compétents
Q24 - Les collègues avec qui je travaille me manifestent de l’intérêt
Q25 - Les collègues avec qui je travaille sont amicaux
Q26 - Les collègues avec qui je travaille m’aident à mener les tâches
à bien
Le score de soutien social est donné par la formule
:
Q19+Q20+Q21+Q22+Q23+Q24+Q25+Q26
RÉSULTA
T«Job strain» ou « tension au travail » est la combinaison faible
•
latitude/forte demande.
E n pratique, si le score de demande psychologique est
supérieur à 21 et le score de latitude décisionnelle
inférieure à 71, le salarié est dans le cadran « tendu », et
SABBAR
Pr A.
donc considéré en situation de « job strain ».
J o b strain = D P ˃ 21 et L D ˂ 71
• «Isostrain» est la combinaison d’une situation de job strain et
d’un faible soutien social, inférieur à 24.
Isostrain = J o b strain + S S ˂ 24
RÉSULTAT
Demande psychologique
30
Pr A. SABBAR
28
26
Tendus = "job strain" Actifs
24
22
21
20
Passifs Détendus
18
16
50 54 58 62 66 70 74 78 82 86
71 Latitude décisionnelle
L E MODÈLE DE
SIEGR IST
Le déséquilibre entre Efforts et Récompenses
Atteintes à la santé
76
Modèle de Siegrist
Selon Siegrist (1986), le stress professionnel pourrait
également provenir d'un déséquilibre entre «les efforts
consentis pour satisfaire les exigences du travail et les
récompenses attendues par l’individu».
Siegrist distingue deux types de sources d’efforts :
Les sources extrinsèques et les sources intrinsèques.
EFFORTS
Sources extrinsèques (exigences développées dans le
modèle de Karasek)
Dépassements de temps de travail
Efforts physiques
Responsabilités élevées
Sources intrinsèques (qui représentent des facettes de la
personnalité)
Surinvestissement
Sens du devoir
Besoin de dépassement de soi
78
RÉCOMPENSES
Estime et respect
Rémunération
Promotion et sécurité d’emploi
79
MODÈLE DE
SIEGRIST
Le questionnaire (2 versions) : Version longue : 46 questions et
Version courte : 23 questions
Efforts (6 questions) : q1 à q6 : 5q effort et 1q charge
physique
Récompenses (11 questions) : q7 à q17 : 1q rémunération et
5q estime et 5q pour le contrôle et
le statut professionnel
Surinvestissement (6 ou 29 questions) : q18 à q23 (VC)
ou
q46 (VL)
MODÈLE DE
SIEGRIST
Echelle des efforts extrinsèques
Score E E = Q1+Q2+Q3+Q4+Q5+Q6
(le score des efforts varie de 6 (Faibles
efforts) à 30 (Forts efforts))
Echelle des récompenses
Score R = Q 7+…………….
+Q 17
le score des récompenses varie de 11 (faibles R) à 55 (Fortes R)
Plus le score des efforts extrinsèques est élevé plus les efforts extrinsèques sont
forts. Plus le score des récompenses est élevé, plus les récompenses sont
faibles.
Donc plus les scores sont élevés, plus les efforts sont élevés et les
récompenses faibles.
M MODÈLE DE
SIEGRIST
11 Score des efforts extrinsèques
Score = —- X ———————————————
6 ( 66 – Score des Récompenses )
Un ratio de 1 s’interprète comme un équilibre entre efforts et récompenses. Par
contre, un rapport supérieur à 1 indique un déséquilibre entre les efforts
extrinsèques élevés et des récompenses faibles, puisque le poids des efforts est
plus élevé que celui des récompenses.