Socioconstructivisme
INTRODUCTION
• Le socioconstructivisme est une théorie
qui met l'accent sur la dimension
relationnelle de l'apprentissage.
• La construction du savoir s'effectue dans
un cadre social. - Les informations
proviennent à la fois de ce que l'on pense
et de ce les autres apportent comme
interactions.
Du constructivisme au socioconstructivisme
• Behaviorisme
• Gestalt
• Constructivisme
Apprendre est un processus interactif dans lequel les
gens apprennent les uns des autres » (Bruner)
• Cognitive: situation problème / tâches,
résolution, construction
• Affective: motivation qui conditionne le
comportement des apprenants en
situation d’apprentissage ( les
sentiments / émotions, les attitudes /
représentations, les croyances, etc.)
• Sociale: interactions, collaboration, Co-
constructivisme ….
Les principaux concepts de Vygotsky
• Vygotsky ne veut donc pas dissocier l’enfant du monde social, ne pas
le couper des situations dans lesquelles il est inséré. C’est dans les
situations quotidiennes que les outils sont inscrits
• L’éducation, c’est l’action des générations adultes sur des jeunes
générations. L’action de l’adulte consiste à mettre à la disposition des
enfants, les productions culturelles d’une société, à un moment donné.
• On ne conçoit pas le développement d’un enfant isolé, mais plutôt
en interaction étroite avec les contenus culturels et l’ensemble des
pratique par lesquelles les adultes essaient de rendre possible
cette appropriation
Quelques concepts
caractéristiques de l’approche
socioconstructiviste
Zone proximale de
développement
Le concept d’étayage
• Selon LAROUSSE, étayer est le fait de soutenir un élément, une
partie de construction au moyen d’étais.
• Le terme ‘’ étayage’’ caractérise les interactions pédagogiques
qui prennent place au sein d’une communauté d’apprenant
• Aspects socio-affectifs:
l’enseignant fait en sorte que la tâche soit plus agréable à réaliser
avec son aide, tout en évitant que l’élève soit trop dépendant de lui.
Au premier aspect correspond l'effort d'enrôlement pour intéresser
l’élève à la tâche, solliciter sa motivation, le mettre davantage
devant les exigences de la tâche. Le deuxième aspect se veut
doublement dynamisant : garder l’élève dans le champ de résolution
du problème sans qu'il perde de vue le but à atteindre ; l'encourager,
faire preuve d'entrain et de sympathie pour que sa motivation ne
s'éteigne pas.
• Aspects cognitifs:
Le premier point correspond à la nécessité d'alléger la tâche de certaines de ses
difficultés en la simplifiant quelque peu afin qu'elle soit momentanément davantage à
la portée de l’élève. Le second point a trait à la possibilité que l’enseignant a de pointer
certaines caractéristiques de la tâche pouvant mettre sur la voie de la résolution. C'est
souvent une manière, pour lui, d'apprécier l'écart qui sépare ce que l’élève vient de
faire de ce qui aurait dû être fait. Le dernier aspect, probablement le plus formateur et
le plus difficile à mettre en œuvre aux yeux de Bruner, consiste à montrer ce qui peut
être fait sans pour autant donner la solution, à partir de ce que l’élève a déjà réalisé,
soit parce que c'est une manière de lui faire voir qu'il est sur la bonne voie, ou au
contraire pour l'alerter par rapport à une procédure de réalisation inadéquate.
• Effets de ce processus d’étayage :
Effets immédiats : celui qui est aidé parvient à faire des choses qu’il ne
réussirait pas à faire correctement tout seul ; - effets d’apprentissage à plus
long terme : ils sont le fruit du travail verbal d’explicitation et de
compréhension des exigences de la tâche à réaliser et des procédures de
résolution.
Le conflit sociocognitif
• Le conflit sociocognitif est un conflit cognitif qui
apparaît à la suite d’un échange social explicite
(de type tutelle, coopération, observation…) ou
implicite (via un marquage social) lié à la prise
en compte simultanée de répertoires de réponses
différents, l’un émanant de représentations
sociales pertinentes et l’autre de représentations
directement liées au problème à résoudre.
Socioconstructivisme et la pédagogie
L’apprentissage coopérant
• L’apprentissage coopérant (ou coopératif) marque
la construction de l’apprentissage par les
apprenants eux-mêmes. Il va de pair avec une
pédagogie à base de communication interactive
entre les élèves dont l'enseignant reste le maître
d'œuvre. Cette interactivité passe par la prise en
considération de ce que les élèves peuvent
s'apporter les uns aux autres.
L’apprentissage coopérant à travers
le travail de Pléty
• Un travail de terrain de grande ampleur, étalé
sur 7 ans et qui a concerné l'enseignement de
l'algèbre chez plus de 1000 élèves de classes
de 4e d'un collège, sur la base de groupes de
2, 3 ou 4 élèves. Le chercheur étant lui-même
enseignant, les élèves ont travaillé en
situation réelle de classe, pendant 14 les
heures habituelles de cours, sur des notions et
à partir d'exercices et de problèmes tout à fait
en conformité avec le programme d'algèbre de
4e .
Les fonctions du tutorat selon
Marchive
• il considère qu'un dispositif de guidage entre
élèves peut remplir 3 fonctions différentes,
souvent complémentaires :
une fonction initiatique qui vise à mieux
intégrer à la classe celui qui est aidé
une fonction domestique faite d'une multitude
d'aides ponctuelles, de coups de pouce
concernant les aspects matériels du travail
scolaire tout autant que les tâches à réaliser
une fonction didactique centrée sur les
savoirs et les apprentissages .
L'élève en position de tuteur fait un
travail de transduction
• Marchive (1997) qualifie le tuteur de transducteur. L'effort
fait par ce dernier pour revenir sur ce que son camarade
n'a pas compris en le reformulant, en produisant des
explications correspond bien à ce double travail
complémentaire de transmission et de traduction. le
transducteur est à la fois un transmetteur et un
traducteur : - un transmetteur d'informations, de
connaissances, - un traducteur de celles-ci dans un langage
compréhensible par l’autre.
L’effet-tuteur
• Le tutorat entre pairs aide au développement de la
capacité à apprendre - notamment pour les élèves
placés en position de tuteurs - en sollicitant leur
capacité à expliquer, à enseigner. Tel qu’il est pratiqué
aujourd’hui, le tutorat entre pairs cherche à favoriser
la prise de confiance en soi, à aider au renforcement
et à l’acquisition des connaissances des tutorés, mais
aussi à accroître la capacité à apprendre des tuteurs
en développant leur capacité à enseigner (Barnier,
2001)
Comment enseigner avec le socioconstructivisme?
• Exemple d’une activité: ‘’ 1ère période d’enseignement’’
• Dans un premier temps, je demande aux élèves sur
quels critères un pays est jugé pour être déclaré
développé.
• Les élèves proposent des critères de santé,
d’éducation, de richesse, etc… et je leur demande
donc des éléments mesurables. En les aidant un peu,
on sélectionne les critères suivants :
Produit Intérieur Brut par habitant (Richesse)
Taux d’alphabétisation
Taux de mortalité infantile
Espérance de vie à la naissance
Taux de fécondité
• Je trouve les statistiques sur le site de l’INED
ou de l’ONU et je choisis un étalonnage. Je
demande aux élèves de construire des cartes
en précisant certains éléments et en leur
fournissant quelques béquilles.
• Je répartis les élèves en 5 groupes en prenant
garde que chaque groupe compte un
spécialiste issu des anciens groupes. Le
groupe 1 compte un spécialiste A, un B,
un C, un D et un E. Je reviens à ma
problématique et leur demande d’y répondre.
• Pour finir nous comparons et discutons des
travaux de chaque groupe.
• Cette activité permet aux élèves de
s’approprier eux-mêmes leurs savoirs. Ils
constatent qu’il existe des Suds avec
différents niveaux de développement et
qu’une simple ligne entre le Nord et Sud
est très discutable.
• De plus, les élèves n’ont pas reçu une
réponse de la part de l’enseignant mais ils
ont du argumenter leurs réponses pour
les justifier vis à vis de leurs camarades.
L’enseignant veille, en chef d’orchestre,
au bon déroulement de l’apprentissage
des élèves.
Les apports de socioconstructivisme
• Il permet une découverte progressive du
savoir
• Les apprentissages sont plus rapides que
dans le constructivisme car on ne sert du
collectif pour construire ses
connaissances. Il s’agit de la collaboration
• Il donne un véritable statut à l’erreur
Les limites
• Gestion dans une classe n’est pas simple
• Gestion des situations-problèmes n’est
pas simple ( classes surchargées- facteur
temps)
• Gestion de groupes et la mise en place de
la collaboration n’est pas toujours aisée
car dans un groupe , généralement, il y en
a un qui fait tout pour les autres
Le rôle de l’enseignant
• Créer un climat de confiance et
d’acception pour une cohésion de groupe
• Adopter une approche d’enseignement
motivante
Écouter les intérêts des apprenants
Éveiller la curiosité, rechercher du plaisir
Guider les apprenants
Sélectionner un matériel stimulant
CONCLUSION
Constructivisme vs
socioconstructivisme
WEBOGRAPHIE
• [Link]
ories_apprentissage.pdf
• [Link]
nflit-socio-cognitif/