LEISHMANIOSES
Préparé par: Dr. CHINBO Mehdi
1 Corrigé par: Pr. MOUTAJ Redouane
PLAN
INTRODUCTION
I/ EPIDEMIOLOGIE
1/ Agent pathogène
2/ Réservoir
3/ Vecteur
4/ Transmission
5/ Cycle parasitaire
6/ Répartition géographique
II/ PHYSIOPATHOLOGIE
III/ CLINIQUE
1/ Leishmanioses Viscérales
2/ Leishmanioses cutanées
3-Leishmaniose cutanéo-muqueuse (LCM)
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1/ Eléments d’orientation
2/ Diagnostic direct
3/ Diagnostic indirect
4/ IDR à la leishmanine (réaction de Monténégro)
V/ TRAITEMENT
VI/ PROPHYLAXIE
CONCLUSION
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INTRODUCTION
• maladies à transmission vectorielle liées à l´infection par un
protozoaire flagellé appartenant au genre Leishmania
• Parasite intracellulaire obligatoire (système phagocytaire mononuclée)
• Le vecteur :phlébotome femelle
• grandes variations épidémiologiques et cliniques d’une région à
l’autre
• Leishmaniose viscèrale: mortelle en absence de traitement
• problème de santé publique et maladie à déclaration obligatoire
• 2 millions de nouveaux cas/an
• Estimation au Maroc:100 cas de Leishmaniose viscèrale/an
• Problème de la résistance aux traitements
• Rôle primordial du laboratoire dans le diagnostic
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I/ EPIDEMIOLOGIE
1/ Agent pathogène :
Protozoaire flagellé
Ordre : Kinétoplastidés
Famille : Trypanosomatidés
Genre : Leishmania :
parasite dimorphique
amastigotes /promastigotes
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I/ EPIDEMIOLOGIE
1/ Agent pathogène : :
Formes amastigotes :
hôte définitif (homme, chien,
rongeurs)
obligatoirement endocellulaire
(macrophages),immobile
ovoïdes, 2 à 6 μm, cytoplasme
clair, noyau rouge violacé
blépharoplaste + rhizoplaste
Division par sésciparité
5
6
I/ EPIDEMIOLOGIE :
1/ Agent pathogène :
Forme promastigote :
tube digestif de l'hôte
intermédiaire (phlébotome)
allongées et très mobiles
grâce à un flagelle antérieur
corps de 20 µm et flagelle de
25 µm
Forme infestante pour l
´Homme
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
1/ Agent pathogène :
plusieurs espèces [≈20]
• morphologie, l’expression clinique et la répartition
géographique différentes
• classification est actuellement basée sur les
caractéristiques biochimiques et moléculaires des
leishmanies
• la méthode de référence pour différencier les espèces
(analyse des iso-enzymes) nécessite un laboratoire très
spécialisé.
• analyse biomoléculaire: alternative plus récente
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CLASSIFICATION SIMPLIFIÉE DU GENRE
LEISHMANIA
Sous genres et complexes Forme clinique courante
I . Sous genre Leishmania
L. donovani
L. Infantum
LV
L. major
L. tropica LC
L. killicki
L. aethiopica
L. arabica
L. mexicana
L. amazonensis
II . Sous genre Viannia
L. Braziliensis LCM
L. guyanensis LC
L. naiffi 9
L. lainsoni
I/ EPIDEMIOLOGIE :
1/ Agent pathogène :
Au Maroc on retrouve les espèces suivantes :
Leishmania major: LC dite rurale ou humide
Leishmania tropica: LC forme urbaine ou sèche
Leishmania infantum: leishmaniose viscérale voir
cutanée
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
2/ Réservoir:
On distingue 3 entités épidémiologiques:
• Formes Zoonotiques : le réservoir est constitué
d’animaux (hôtes) ; l’Homme constitue dans ce cas un
hôte accidentel
• Formes Anthropozonotiques: les animaux domestiques
(chien) représente le réservoir, contamination de l
´homme à travers le vecteur
• Formes Anthroponotiques++ : l’Homme est le seul
réservoir et la seule source d’infection pour le vecteur
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Réservoirs Espèces Formes cliniques
Canidae (chien, loups, renard, chien viverrin) L. infantum LV/LC
L. peruviana LC
Rongeurs Gerbillidea (gerbilles, mérions) L. major LC
Muridae (Arvicanthis) LC
Cricetidea (Nectomys, L. mexicana LC
Oryzomys)
Echimyiadae L. amazonensis LCD
Hyracoïdes (damans) L. aethiopica L.C/LCD/LCM
Edentés (paresseux) L. guyanensis LC
L. panamensis
Homme L. donovani LV
L. tropica LC
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
3/ Vecteur:
Le phlébotome = moucheron de sable
2 à 3 mm de long, velus avec de longues pattes
capable de passer les mailles d’une moustiquaire
Seule la femelle est hématophage
vol est silencieux et de courte portée
piqûre est douloureuse mais ne laisse pas de trace
Larves: terriers, anfractuosités des roches, murs
adultes gîtent durant la journée dans les recoins
sombres des terriers, des termitières, des niches de
chiens, des étables, ou des maisons
actifs à la tombée de la nuit.
Au Maroc: [Link], [Link], [Link], [Link], [Link]
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
Taxonomie :
• Ordre : Diptères
• Famille : Psychodidae
• Sous-F: Phlebotominae
• Genres : Phlebotomus
(Ancien Monde)
Lutzomyia
(Nouveau Monde)
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
4/ Transmission:
Vectorielle
La plus importante,
assurée par la piqûre de phlébotome infectieux
Autres modes (rares)
contact directe avec les sécrétions animales
L'inoculation parentérale (toxicomanie)
transmission congénitale
transmission par transfusion sanguine
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
5/Cycle parasitaire:
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
5/Cycle parasitaire:
Multiplication intracellulaire des
amastigotes localisée aux macrophages et
cellules dendritiques du site d’inoculation
Lésion cutanée localisée
Transport des parasites aux ganglions
lymphatiques drainants, diffusion à
d’autres sites cutanés
Inoculation Leishmaniose cutanée diffuse
intradermique
Transport des parasites aux ganglions
lymphatiques drainants, diffusion aux
muqueuses de la face
Leishmaniose cutananéomuqueuse
Diffusion des parasites à tous les organes
du système des phagocytes mononucléés
(rate, foie ganglions lymphatiques, moelle
osseuse mais aussi peau)
Leishmaniose viscérale
I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ Répartition géographique:
Selon l'OMS :
• 350 millions personnes sont exposées au risque dans 88
pays.
• Prévalence : 12 millions de personnes atteintes.
• Incidence : 2 millions de nouveaux cas chaque année à
l'échelle mondiale dont environ 500 mille pour la
leishmaniose viscérale.
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ Répartition géographique:
6.1/ Leishmanioses viscérales :
Dans le monde : 500000 nouveaux cas/ an
Zones d’endémies réparties dans les différents continents
• LV à [Link] (anthroponotique): gros foyer en Inde et
quelques foyers en au Soudan, en Ethiopie et au Kenya
• LV à [Link] : cas sporadiques parfois épidémiques
dans le pourtour méditerranéen, Amérique du Sud,
Moyen-Orient, en Asie Centrale et en Chine.
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE:
6.2/ Leishmanioses tégumentaires (LC, LCD, LCM) :
Répartition géographique des LC
LC de l´ancien monde
LC du nouveau monde
Deux entités nosologiques différentes leishmanioses de l’Ancien Monde (Afrique, Asie, Europe) souvent bénignes et celles du Nouveau Monde (Amérique)
habituellement mutilantes menaçant le pronostic vital
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ Répartition géographique:
6.2.1/ LC de l’Ancien Monde :
Vaste distribution dans le monde : pourtour
méditerranéen, Proche Orient, Moyen Orient, Europe
Orientale, Inde, Afrique Noire
4 espèces : L. major, L. tropica, L. infantum, L.
aethiopica
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ Répartition géographique:
6.2.2/ LC du Nouveau Monde :
• Répartition : du Sud des USA (Texas) jusqu’en
Argentine.
• Zoonoses : touchant essentiellement les rongeurs
sauvages, édentés et marsupiaux et affectant
l’homme en un mode sporadique (hôte accidentel)
• Agents responsables : L. mexicana (LC) ; L.
panamensis (LC/LM), L. amazoniensis (LCD), L.
braziliensis (LCM), L. chagasi (= L. infantum : LC)…
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RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE: MAROC
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ Répartition géographique:
Leishmanioses au Maroc
LV à L. infantum : zoonose, réservoir : chien
LC à L. major : zoonose, réservoir : M. shawi
LC à L. tropica : anthrponose, réservoir: l’Homme
LC à L. Infantum : variété dermotrope
Le bilan des cas déclarés en 2006 selon (D.E.L.M) du ministère de la
santé publique est le suivant :
78 nouveaux cas à Semara, 857 à Sous-Massa-Deraa, 71 à El-Gharb-
Chaouia, 441 à Marrakech-El Haouz et 793 à la région orientale.
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I/ EPIDEMIOLOGIE :
6/ Répartition géographique:
Leishmanioses au Maroc
Au Maroc, les leishmanioses sont des maladies diverses et complexes
pour
plusieurs raisons :
Multiplicité et complexité des cycles parasitaires : anthroponotique
pour
L. tropica et zoonotique pour L. major et L. infantum
Diversification des réservoirs de parasites : des rongeurs pour L. major
et des canidés pour L. infantum
Distributions géographiques différentes : L. major dans les régions
sahariennes, L. tropica dans les zones semi-arides et L. infantum dans
le nord et les régions centrales et sub-humides
25
II/ PHYSIOPATHOLOGIE :
dépendant de deux facteurs majeurs
la virulence du parasite
les mécanismes de défense de l’hôte infecté.
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II/ PHYSIOPATHOLOGIE :
la virulence du parasite
Un lipophosphoglycane et une glycoprotéine (gp63) de
surface représentent les facteurs de virulence du parasite
en interférant dans l’action des macrophages et en le
protégeant de l’action du complément
perturbe les mécanismes de défense anti-leishmaniens
des macrophages.
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II/ PHYSIOPATHOLOGIE :
les mécanismes de défense de l’hôte infecté
réponses inflammatoires locales, spécifiques ou non
activité anti-leishmanienne complexe (neutrophiles, des
monocytes, des macrophages, cytokines).
immunité spécifique humorale non protectrice (IgG)
protection contre dissémination systémique du parasite
la LC procure une immunité durable, stérilisante et
protectrice++
28
III/ CLINIQUE :
29
III/ CLINIQUE :
1/ LEISHMANIOSES VISCÉRALES :
envahissement des phagocytes mononuclées du SRE :
foie, rate, Ganglion, M.O
2 entités nosologiques différentes
L. donovani : (kala azar): forme anthroponotique
L. infantum : espèce zoonotique qui sévit à l’état
endémique
dans le pourtour méditerranéen et en Amérique du sud
30
III/ CLINIQUE :
1/ LEISHMANIOSES VISCÉRALES :
1.1/ Formes asymptomatiques :
Portage asymptomatique très fréquent
facteurs de risque:
prédisposition génétique,
immunodépression acquise ou iatrogène,
quantité de parasites inoculés,
virulence de la souche
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III/ CLINIQUE :
1/ LEISHMANIOSES VISCÉRALES :
1.2/ Formes symptomatiques :
Le tableau clinique complet est de diagnostic facile chez l’enfant.
Incubation de durée variable : 3 à 6 mois (de 10 jours à 3 ans).
Invasion progressive: 2 à 3 semaines. fièvre irrégulière 37,8-38,5°C
Etat
Fièvre désarticulée avec splénomégalie volumineuse, dépassant
l’ombilic chez l’enfant (signe précoce et fréquent), hépatomégalie,
micropolyadénopathies, pâleur cutanéomuqueuse, atteinte marquée
de l’état général avec amaigrissement.
Evolution
- spontanée : chronique, mortelle en plusieurs mois, voire plusieurs
années, avec le risque de surinfections bactériennes, broncho-
pulmonaires et intestinales.
- traitée : favorable si traitement précoce et en l’absenc
d’immunodépression.
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HÉPATOSPLÉNOMÉGALIE
33
III/ CLINIQUE :
1/ LEISHMANIOSES VISCÉRALES :
1.3. Formes cliniques de la L.V
La LV de l’adulte.
• La présentation est moins évocatrice
• La fièvre et la splénomégalie peuvent manquer
• L’anémie est le signe le plus fréquent, mais est souvent discrète.
Le kala-azar indien
• intensité des signes cutanés+++ (#L. infantum)
• pigmentation diffuse faite de taches brunâtres ou noires
• nodules post-kala-azar siégeant au visage (à différencier de la lèpre
lépromateuse) décrits en Inde et en Afrique de l’Est et dus à L.
donovani.
Les co-infections LV/ sida
localisations inhabituelles : digestive, pulmonaire, cutanée (lésions 34
nodulaires ou ulcérées) traduisant la diffusion polyviscèrale du
parasite en l’absence de contrôle immunitaire de l’hôte.
III/ CLINIQUE :
2/ LEISHMANIOSES CUTANÉES :
lésions d’aspect polymorphe
évolution lente chronique, indolore
classiquement sans signes généraux
sans lésion muqueuse ni viscérale.
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III/ CLINIQUE :
2/ LEISHMANIOSES CUTANÉES :
Clinique
- incubation : longue > 1 à 4 mois (de quelques
jours à 1 an et plus)
- invasion : à l’endroit de la piqûre, papule indurée,
indolore, non prurigineuse, arrondie ou ovalaire, le
plus souvent déjà croûteuse
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LC AU MAROC
(FORMES TYPIQUES)
Leishmanioses cutanées à L. tropica (Forme sèche) :
Atteintes exclusives de la peau, sans extension aux organes
profonds ni aux muqueuses
Incubation: muette, très longue( moy 1 à 4 mois)
Petite macule rouge sombre au point d’inoculation
Evolution lente vers le bouton caractéristique
Nodule dur, infiltré, recouvert de nombreuses squames
blanchâtres sèches et fines
Centre occupé par une croute épaisse et très adhérente
Evolution: +++ mois vers guérison spontanée mais cicatrice
indélébile
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LC AU MAROC
(FORMES TYPIQUES)
Leishmanioses cutanées à Leishmania tropica (Forme
sèche) :
38
LC AU MAROC
(FORMES TYPIQUES)
Leishmanioses cutanées à Leishmania major (Forme
humide) :
Incubation: muette, 4 semaines ou plus
Evolution: rapide vers une ulcération centrale large, +/–
profonde
Fond irrégulier bourgeonnant, papillomateux
Ce fond est recouvert d’un enduit purulent, à bords éversés
pauvre en leishmanies
Lésion souvent surinfectée, s’accompagnant de lymphangite
et d’adénopathie satellite
Guérison spontanée en six mois, laissant une cicatrice
importante et inesthétique 39
LC AU MAROC
(FORMES TYPIQUES)
Leishmanioses cutanées à Leishmania major (Forme
humide) :
40
III/ CLINIQUE
3/ LEISHMANIOSE CUTANÉO-MUQUEUSE (LCM)
• Limitée géographiquement au continent sud-
américain
• due à L. braziliensis.
• atteinte cutanée initiale classique, puis 1 à 40 ans
plus tard, apparaissent des métastases muqueuses
de la sphère ORL (nez, bouche), entraînant une
perforation de la cloison nasale causant mutilations
et problème d´alimentation et de respiration.
• Le diagnostic repose sur l’examen d’une lésion 41
muqueuse prélevée à la pince à biopsie.
LEISHMANIOSE CUTANÉO-
MUQUEUSE
42
IV/ DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE :
43
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
1/ ELÉMENTS D’ORIENTATION:
1.1/ LV :
• Pancytopénie: L’anémie normochrome
arégénérative apparaît d’abord. La leucopénie
intéresse surtout les granulocytes. La thrombopénie
est plus tardive.
• Hypergammaglobulinémie polyclonale (IgG) avec
hypoalbuminémie.
• Syndrome inflammatoire. La vitesse de
sédimentation est de plus de 100 mm, CRP élevée.
44
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
1/ ELÉMENTS D’ORIENTATION :
1.2/ LC :
RAS
Surtout éléments épidémiologiques et cliniques
45
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
2/ DIAGNOSTIC DIRECT :
2.1/ prélèvement :
a / Pour LV :
Myélogramme (+++)
Ponction Gg : si ADP
Rate: après splénectomie
Sang périphérique : co-infection VIH
Autres prélèvements : Des biopsies digestives ou
cutanées, ainsi que des lavages bronchoalvéolaires
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IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
2/ DIAGNOSTIC DIRECT :
2.1/ prélèvement :
b / Pour la LC :
• Produit de raclage de la périphérie de la lésion
(lésions les plus récentes en cas de lésions multiples)
• Prélèvement de sérosités après scarification d’une
lésion nodulaire ou lupoïde
• Aspiration du contenu de la lésion après injection de
quelques ml de sérum physiologique
• Biopsies cutanées : examen de 2ème intention en cas
de doute Dic 47
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
2/ DIAGNOSTIC DIRECT :
2.2/ Examen direct :
• frottis colorés au MGG
• Biopsie apposition colorée au MGG
• L'observateur doit être bien exercé et doit prendre
son temps pour examiner la lame
• formes amastigotes : Ovoïdes, 2 à 5 μ et présentent
deux inclusions pourpres juxtaposées
caractéristiques : le noyau, arrondi, et le
kinétoplaste en bâtonnet plus sombre.
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FORMES AMASTIGOTES INTRA-
MACROPHAGIQUES DANS UNE MOELLE OSSEUSE
(MGG X 1 000)
49
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
2/ DIAGNOSTIC DIRECT :
2.3/ Culture
lente, nécessite une incubation à 24-26° et 3 repiquages
à 1 semaine d’intervalle avant de conclure à la négativité.
croissance de formes promastigotes flagellées mobiles en
cas de positivité.
Sur gélose au sang de lapin : milieu NNN ( Novy-Mc Neal-
Nicoll)
Inoculation à l’hamster : mais la durée d’évolution de la
maladie est longue
Intérêt : plus sensible que l’ED et permet une
identification de l’espèce par isolement de la souche et 50
même de tester la sensibilité aux anti-leishmaniens.
PROMASTIGOTES DE CULTURE COLORÉS AU MAY-GRÜNWALD-
GIEMSA
51
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
2/ DIAGNOSTIC DIRECT :
2.4/ Identification :
Typage isoenzymatiques (zymodèmes): par
électrophorèse des isoenzymes (méthode de
référence reconnue par l’OMS)
PCR: maximum de spécificité et de sensibilité,
applicable à tout type d’échantillon (Sg, MO, foie,
rate..), réponse rapide
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IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
2/ DIAGNOSTIC DIRECT :
2.5/ Histopathologie :
LV :m.e.e des leishmanies intracellulaires au sein du
granulome macrophagique.
LC: granulome histio-lympho-plasmocytaire
LCD, le granulome contient une majorité de
macrophages bourrés de leishmanies.
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IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
3/ DIAGNOSTIC INDIRECT :
Applicable seulement quand il y a une réponse de type humoral
(LV, LCD) et chez l’immunocompétent
• IFI : la plus utilisée. Pratiquée sur promastigote fixé sur lame
multispot. Seuil de positivité :1/100.
le Dic positif (se positive en 3-4 semaines).
• ELISA : mal standardisée (automatisation). suivi post-
thérapeutique. Ses performances sont fonction de l’Ag utilisé
• Épreuve d’agglutination directe (DAT) : sur promastigote fixés
lyophilisée. Seuil : 1/1600 à 1/3200
• L'immunoempreinte ou western blot, très sensible et très
54
spécifique
IV/ DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
4/ IDR À LA LEISHMANINE (RÉACTION DE
MONTÉNÉGRO) :
suspension tuée de promastigotes entiers
HSR à la leishmanine
lecture se fait entre 48h et 72h
positive quand le diamètre est > 5mm.
Résultats :
• Négative : LCD, LV évolutive
• Positive : LCL, LCM, LV après guérison
(plusieurs semaines ou mois)
Intérêt :
• Epidémiologie autour des cas index pour
évaluer le taux d’imprégnation de la
population par le parasite.
55
• Diagnostic rétrospectif d’une lésion
cicatricielle
V/ TRAITEMENT :
56
V/ TRAITEMENT :
1/ BUT :
Eradiquer Leishmania de l´organisme
2/ Moyens:
a) Traitement symptomatique :
-Transfusion sanguine : pour corriger l’anémie
-Corticothérapie
-dénutrition
-Antibiothérapie : en cas de surinfection bactérienne
b) Traitement spécifique :
57
► Chimiothérapie antiparasitaire :
V/ TRAITEMENT :
2/ Moyens:
3 classes thérapeutiques:
A/ stibiés:
1/ Méglumine antimoniate : GLUCANTIME®
injectable en IM ou périlésionnelle
2/ stibiogluconate de sodium: PENTOSTAM®
B/ diamidine:
Isothionate de pentamidine: PENTACARINAT®
C/ polyène:
1/ amphotéricine B: FUNGIZONE®
58
2/ ampotéricine B liposomale: AMBISOME®
V/ TRAITEMENT :
3/INDICATIONS:
A/ LV :
1/ Dérivés pentavalents de l'antimoine (DPA) ou
sels d'antimoine pentavalents (SbV)
• Modalités du traitement : Par voie sous-cutanée,
intramusculaire ou intraveineuse, la posologie est
de 20 mg/kg/jour de Sb5+ pendant 4 semaines
• Avantage : cout peu onéreux
• Inconvénients : hospitalisation obligatoire, toxicité
cardiaque, rénale et pancréatique 59
V/ TRAITEMENT :
A/ LV :
2/ L’amphotéricine B (désoxycholate) :
Fungizone®, administrée en perfusions lentes
souvent mal tolérées
0,6 à 1 mg/kg 1 jour/2 pendant 3-4 semaines.
60
V/ TRAITEMENT :
A/ LV :
3/ L’amphotéricine B (formulations liposomale) :
La forme liposomale est la plus utilisée
(Ambisome®).
Perfusion quotidienne de 4 mg/kg pendant 5 jours et
le 10ème jour.
Meilleure tolérance mais cout très élevé.
61
V/ TRAITEMENT :
A/ LV :
4/ La miltéfosine :
C’est le premier antileishmanien actif par voie orale (2,5
mg/kg pendant 28 jours).
62
V/ TRAITEMENT :
B/ LC :
• Abstention thérapeutique dans les formes bénignes
d’évolution rapide épargnant le visage (L. major)
• Traitement local pour LCL par infiltration
périlésionnelle de Glucantime 2 fois/semaine
(6semaines) ±traitement physique (cryothérapie,
chirurgie)
• Traitement général si nombre de lésions>5 : 20
mg/kg/jour de Sb5+ pendant 20 jours
63
VI/ CONTROLE POST-THERAPEUTIQUE :
Basé sur le myélogramme et la sérologie à la fin de
chaque cure pour LV
Le myélogramme doit se négativer en 2-3 semaines
La sérologie se négative en 6 mois à 1 an. (si rechute :
réaugmentation des Ac)
La cicatrisation avec disparition de l’ulcération et de
l’induration sont les éléments de suivi de la leishmaniose
cutanée.
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VII/ PROPHYLAXIE :
Programme National de lutte contre la
leishmaniose (1997)
• Enquêtes autour des cas, cas similaires, Recherche
et lutte contre les réservoirs (chiens, rongeurs)
• Lutte contre le vecteur : insecticide, moustiquaire a
maille fine, collier insecticide en zone d’endémie
• Lutte contre les habitats insalubres, assainissement
(ordures)
• Education de la population exposée
65
CONCLUSION :
Répartition mondiale
Problème de santé publique au Maroc
« maladie à déclaration obligatoire »
Eléments d'orientation épidémiologiques et cliniques
rôle du laboratoire: confirmation, suivi post-thérapeutique
et la réponse aux différents traitements.
66
RÉFERENCES
-[Link]
-Parasitologie-mycologie (ANOPHEL) 7eme édition
-Traité de parasitologie
-Cours du Pr. Moutaj
-[Link]-Thèse Présentée pour obtenir le grade de
Docteur de l’université Louis Pasteur Strasbourg:
Epidémiologie des leishmanioses dans la région de
Marrakech
-Direction de l’Epidémiologie et de la Lutte Contre les
Maladies (D.E.L.M) : Maroc en chiffre, 2006
67
MERCI
68