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Statut de la femme en littérature maghrébine

Transféré par

Hamza Imelouane
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Le statut de la femme dans

la littérature maghrébine
d’expression française

ENCADRÉ PAR :

Présenté par :

Hajar ghalitte
Hamza
MME RAIS
imelouane
Souhail jalal
Anouar berima
Plan de l’exposé
introduction

1. Le statut de la femme dans la littérature marocaine d’expression

française

1-1-le statut de la femme dans "il était une fois un vieux couple

heureux" de khair Eddin. "l'enfant de sable" de tahar Ben jelloun , "la

civilisation ma mère" de driss chraibi, ″et Les yeux baissés ″de Tahar

Ben Jelloun

1 .2 La littérature marocaine féministe d’expression française

2. Le statut de la femme dans la littérature algérienne d’expression

française

2.1 le statut de la femme dans «Le printemps n’en sera que plus » «
3. Le statut de la femme dans la littérature
tunisienne d’expression française

3.1 représentation des femmes

3.2 une femme sensuelle, une femme totale

3.3 la femme ou l’emblème de l’idéal sacré

[Link]

5. bibliographie
Introduction
.
L’histoire de la littérature maghrébine montre dans son
ensemble une prédominance des écrits au masculin. L’une des
premières analyses de l’histoire de la littérature du Maghreb a
été établie par Khatibi, Abdi et Meddeb dans un avant-propos
d’un numéro des Temps Moderne consacré au Maghreb: Pour
eux, la production féminine est « quasi absente »

Cependant, malgré les discours d’engagement de tous les


écrivains, une seule vision nous est donnée de la femme par ces
auteurs : la femme est toujours reliée à la tradition. Ses rôles sont
déjà écrits : mère, belle-mère, épouse, sœur, fille obéissante,
mariée, répudiée ou veuve, elles nous sont présentées comme les
gardiennes du foyer et des valeurs ancestrales.
L’explication très souvent avancée est de
l’ordre du combat entre le colonisateur qui
avait compris que pour casser les
fondements sociaux du pays occupé et le
soumettre totalement, il fallait s’attaquer à
la femme enfermée dans les traditions en la
poussant à se dévoiler, à sortir et à se
révolter en se faisant entendre.
Dans notre exposé, on va évoquer le regard que
l’écrivain-homme maghrébin porte sur la femme.
Le statut de la femme dans La
littérature
marocaine
La littérature marocaine d’expression française
est apparue d’abord par ses plumes
masculines, mais la condition féminine était
souvent mise a nu. Sa situation tragique reflétait le
dysfonctionnement de toute une société, contrôlée
par des archaïsmes socioculturels qui voient la
femme comme étant inferieure et la placent sous
son autorité.
Le statut de la femme
dans

″Il était une fois un


vieux couple heureux

1. Une femme soumise :

La figure féminine la plus dominante dans cette œuvre de


Mohammed Khair Eddine est la vieille. La femme de Bouchaïb.
L’auteur n’a pas révélé le nom de la vieille, qui sombre dans
l’anonymat. Une femme qui passe son temps à « s’occuper des
corvées journalières », surtout à préparer des tajines et du thé
pour son vieux époux, et qui doit sous-estimer heureuse dans
toutes les situations et toutes les conditions, un bonheur qui
semble être un mode de vie plus qu’un sentiment, une obligation
plus qu’un choix car on voit la femme ici, confirme son bonheur
même si elle ne pourra jamais être mère. La femme à l’époque
n’existait que dans l’ombre et devait accepter son sort d’épouse
fidèle et heureuse :
« -Je dois t’apprendre une
chose, femme, dit le vieux. Une chose
très importante. On est heureux
ensemble, n’est-ce pas ?
-Oui, mais sans enfants…
-Bah ! C’est mieux ainsi. Dieu l’a
voulu, la lignée est finie. Même des rois
ont subi ce sort.» (p.37)
2− Une femme traditionnelle :
Le changement que la société a subi à
cause de l’intervention européenne et
américaine a une grande influence sur les
gens, ils sont devenus avides d’argent. Les
principes et les valeurs humaines deviennent
une mode archaïque sans importance. Quant
à la vieille, elle aime beaucoup les traditions
et la culture en générale, et cela se voit
clairement :
« Seule la vieille épouse de Bouchaïb
continuait de moudre ses céréales à la
maison. Elle trouvait, disait-elle, plus
de goût à la farine qu’elle produisait
elle-même » p. 43

« - Eh bien ! Tu vois la différence.


- Non, je ne vois pas. Je suis mieux
ainsi. Pourquoi m’exhiber comme une
moins-que-rien ? C’est de la vanité, de
l’ostentation, que sais-je? Je n’ai jamais
eu que des bijoux en argent pur. C’est
noble et c’est berbère. » p. 44
Le statut de la
femme dans
″La civilisation, ma
mère…″
Une femme renfermée
Dans ce roman, premièrement, la mère est
décrite comme une personne analphabète,
soumise à l’autorité du père, renfermée et
idiote, à tel point qu’elle apporte à manger à
la radio, symbole de la modernité.
Selon les images et le discours du père, la
femme est épanouie, heureuse d'accomplir
ses devoirs de ménagère. Elle semble être
génétiquement programmée, être élevée,
et de la vie quotidienne. La femme
représentée semble
souriante, bien coiffée, soignée et elle
bénéficie de tout
le confort moderne qui transforme les
tâches les plus
ingrates (vaisselle, cuisine) en moment de
plaisirs.
« Quand je t’ai épousée, tu avais treize ans.
Orpheline
depuis toujours. Aucune famille. D’aucune sorte.
Une femme révoltée :
Ensuite, la mère se révolte contre la
conception traditionnelle du père et
revendique le droit à l'instruction et plus
largement à une liberté d'agir et de penser.
Elle s’indigne de l’inégalité de traitement
entre ses fils et elle. Elle reproche à son mari
de l'avoir dressée comme un animal, et de
l’avoir cantonnée aux tâches ménagères, sans
se préoccuper de son épanouissement
personnel de son « âme ».
«Les rênes dont tu me brides et les œillères dont
tu

m’aveugles» p.130
La mère qui, pendant toutes ces années, a
accumulé
les rancœurs et les frustrations libère sa
parole qui
semble être un flot intarissable. Comme
l'océan, elle se
déchaîne et tempête contre son mari qui
l'a jusqu'à
répéter pour que le mari comprenne. Le
père représente
le rocher immobile qui campe sur sa
vision du monde,
la mère représente l’océan en mouvement
qui vient éroder
Le rocher, l'obliger à changer. Elle le
responsabilise
de son état actuel et condamne
implicitement toute la
société qui est injuste envers les femmes.
« …Elle a encore haussé le ton jusqu’à se briser la voix et
à
briser son océan contre ce rocher qui s’appelait son
Ses deux fils l’emmènent au cinéma et
au parc. Ils lui font cadeau d’une robe
moderne et des bottes à la française.

Elle adhère le mouvement féministe


et milite pour l’émancipation de la
femme marocaine. Mais, l’histoire finit
par l’échec de ce projet et l’amertume
du narrateur et de sa mère qui seront
obligés d’aller en France pour s’y
installer définitivement.
Le statut de la
femme marocaine
immigrée dans ″Les
yeux Baissés″ de
Tahar
Benjelloun
Dans les yeux baissés, Ben Jelloun reprend un
thème abordé à plusieurs reprises dans son
écriture, thème auquel, lui aussi il s’identifie : il
s’agit du problème des immigrés magrébins en
France qui cherchent leur identité impossible. La
question se complique parce que le personnage
central de son écrit est une jeune fille marocaine
ce qui vend sa quête identitaire encore plus
difficile vu le statut de la femme dans la culture
arabo-musulmane. On dirait une histoire simple,
banale, décrite, maintes fois, ennuyeuse à cause
de l’inflation des récits sur le même thème. Et
« j’avais l’impression d’être devenue, du jour
au lendemain , Sourde- muette, jetée et
oubliée par mes parents dans une ville où
tout le monde me tournait le dos, où
personne ne me regardait ni me parlait, peut-
être que j’étais transparente, invisible, que la
couleur sombre de ma peau faisait qu’on me
confondait avec les arbres »
Tahar Ben Jelloun « Les yeux baissés ».op-cit p :71 .
Ben Jelloun sert montrer aux femmes
marocaines et à l’aide d’une poétique croisée,
la possibilité de fonctionner dans le monde
d’aujourd’hui sans renier leur passé ou leur
racines, le difficile retour aux sources dans le
milieu parisien de l’héroïne de ‘Yeux baissés’
démontre la possibilité de se retrouver sur la
fameuse troisième voie, qui selon Ben Jelloun
n’est ni le Maroc, ni la France, mais son propre
pays métissé, comprenant les richesses des
deux cultures ; le pays où on peut vivre sans

avoir les Yeux baissés.


Le tragique de
la femme dans
L’enfant de
sable de Tahar
Ben Jelloun
Inspiré d'un fait divers authentique, ce
roman raconte la vie d'Ahmed, huitième
fille d'un couple qui, sans héritier mâle,
décide d'élever celle-ci comme un garçon.
Découvrant peu à peu dans le trouble et
l'incertitude ce qui est dissimulé aux yeux
de tous, Ahmed choisit d'assumer la
révolte de son père, de vivre en homme et
d'épouser une fille délaissée, bientôt sa
complice dans une vertigineuse descente
aux enfers du mensonge social le plus fou.
I- La marginalisation de la femme
I.1. L'indifférence diabolique de l'homme
La femme souffre de sa relation à l'homme. Elle est
victime d'un énorme déficit affectif, lequel prend sa
source dans l'indifférence cruelle que l'homme éprouve
à son égard. Les sept filles de Hadj Ahmed sont privées
de l'amour paternel.
″Comme il ne pouvait pas s'en débarrasser,
il cultivait à leur égard non pas de la haine,
mais de l'indifférence. Il vivait à la maison
comme s'il n'avait pas de progéniture. Il
faisait tout pour les chasser de sa vue″
(p.17).
I.2. Une violence masculine protéiforme
Le personnage masculin est un agent de
dégradation. La femme est sous son emprise
et souffre le martyre. La violence se décline
sous ses deux formes classiques. Elle est
d'abord physique, dès l'instant que l'épouse
est meurtrie dans sa chair. Cette souffrance
s'origine dans la pénitence qu'on lui impose.
Voici les révélations du narrateur à ce sujet:
"Il avait même amené sa femme séjourner
dans un marabout durant sept jours et sept
nuits, se nourrissant de pain sec et d'eau.
Elle s'était aspergée d'urine de chamelle"
Elle avait bu un liquide saumâtre et très
amer préparé par une vieille sorcière. Elle
eut de la fièvre, des nausées
insupportables, des maux de tête. Son corps
s'usait. Son visage se ridait. Elle maigrissait
et perdait souvent conscience (p. 18).
Le personnage ressemble à un cobaye,
un bol d'expérimentation au regard des
affres endurées par ce corps biologique.
"la femme, dans cette œuvre, habite un
corps brûlé et noirci par toutes les formes
d'oppression imposées par la société et
l'idéologie patriarcale.
" Pour étouffer la féminité d'Ahmed et
entretenir la mise en scène savamment
orchestrée par son mari, la femme va
torturer le corps de sa fille :
(…) elle s'inquiétait pour ma poitrine qu'elle
pansait avec du lin blanc ; elle serrait très
fort les bandes de tissu fin au risque de ne
plus pouvoir respirer. Il fallait absolument
empêcher l'apparition des seins. La bande
Aussi, essuie-t-elle au quotidien des propos
qui développent chez elle le sentiment de
culpabilité :
"(…) son époux, toujours mécontent, à la
fierté froissée, à l'honneur perdu, (…) la
rendait responsable du malheur qui s'était
abattu sur eux" (p.19).
Le parallèle est vite tracé entre cette mère
et le bouc chargé de toutes les iniquités puis
expulsé dans le désert par les Juifs, ou
encore entre elle et Eve, figure biblique
rendue responsable du péché originel et de
la déchéance de l'humanité.
(…) au bout de ta septième fille, j'ai
compris tu portes en toi une infirmité : ton
ventre ne peut concevoir d'enfant mâle ; il
est fait de telle sorte qu'il ne donnera - à
perpétuité - que des femelles. (…) Ça doit
être une malformation, un manque
d'hospitalité qui se manifeste
naturellement et à ton insu à chaque fois
que la graine que tu portes risque de
donner un garçon (p. 21-22).
I.3. La réclusion de la femme

- Moi, je n'ai rien décidé.


- C'est vrai ! Dans cette famille, les femmes
s'enroulent dans un linceul de silence…, elles
obéissent ; toi, tu te tais et moi j'ordonne !
(p.53).
L'homme a développé une stratégie de communication où la femme n'a pas
à réagir , il est la norme. L'allégeance de la femme à ce discours se lit dans
ces propos de Hadj Ahmed :

L'enfant que tu mettras au monde sera un


mâle, ce sera un homme, il s'appellera Ahmed
même si c'est une fille ! J'ai tout arrangé, j'ai
tout prévu. (…) Toi, bien entendu, tu seras le
Aperçu historique sur
la littérature féminine
marocaine d’expression
française
La première Marocaine
publie en 1982 le Badia Hadj Naceur,
roman: -« Le Voile mis à nu »
(Paris, Arcan­tère, 1985)
« Aïcha la rebelle » Leila Houari
- «Zeida de nulle
part »
(Paris, L'Harmattan)
Farida Elhany Mourad
-« La fille aux pieds nus »
(Casa­blanca 1985)
Nafissa Sbaï
« L'Enfant endormi » l987
«Les féminismes

d e Fa t i m a

Mernissi »
Trois poètes ont publié des recueils de
1978 à 1983:
Saïda Me-nebhi, Poèmes, lettres et écrits
de prison ( Paris 1978). Née en 1952, S.
Menebhi est morte en 1977 alors qu'elle
faisait la grève de la faim après son
arrestation et sa condamnation à sept ans
de réclusion pour adhésion à
une organisation marxiste-léniniste.
Rachida Madani publie en l98l Femme, je
suis ( Vitry). Ces deux recueils sont d'une
bonne tenue. Enfin Fatima Chahid Abaroudi
publie en l983 Imago.
Quelques Marocaines sont connues pour
leurs essais comme Fatima Mernissi et
Ghita El Khayat-Bennaï sur :
On ne peut parler de l’œuvre de F. Mernissi
sans
revenir au roman « Rêves de femmes » publié
en 1944, qui est une véritable fresque
historiographique.
Dans ce livre, il y a une superposition de
personnage
(femmes, hommes et enfants), de lieux
(intérieur/
extérieur, espaces privés et communs, étages et
terrasse) et de temps (jour et nuit) qui
progressivement
va immerger le lecteur au cœur du « harem »
d’une
famille traditionnelle de notables de Fès des
années 40 du siècle dernier.
″Rêves
de
femmes ″
Une enfance au
Harem
Avec une écriture mixant arabe et français, la vie

quotidienne des femmes y est déroulée sous le


regard et
les interrogations de deux enfants (une fille et un
garçon),
face aux intrigues et subterfuges dont elles doivent
user pour

braver « les hududs » et interdits dressés devant


elles en tant
que femmes. On y vibre avec des femmes de statuts et
de personnalités multiples.
Les femmes divorcées ou veuves sont
confinées dans leurs douleurs, leurs
blessures et leur révolte . Et les femmes
plus jeunes y sont considérées comme
subversives par les aînées gardiennes
du temple ; parce qu’elles sont dans la
contestation et le désir de transgression
des règles du harem. Tout cela est
décliné en un panel de nuances et
d’ambivalences entre les complicités et
Le statut de la femme dans La
littérature
algérienne
Rachid Mimouni estRachid un MIMOUNI
écrivain
algérien né le 20 novembre 1945 à
Boudouaou (Alma) (à 30 km à l'est
d'Alger), mort à Paris le 12 février
1995 d'une hépatite aigüe. Il est issu
d'une famille paysanne pauvre.
Étudiant à Alger, il obtient sa licence
en sciences commerciales en 1968.
Après un bref passage par le monde
professionnel (assistant de
recherche), Mimouni part au Canada
pour terminer son post-graduation, à
l'École des hautes études
commerciales de Montréal. Il étudie
À les sciences
partir de 1976, à ill'Université
enseigne dansd'Alger
cette même école ; puis
avantà l'école
après d'enseigner
supérieure du à commerce
l'École à Alger, dans les
supérieure
années [Link] commerce.
Menacé de mort, il s’installe en 1993, avec sa famille, au
Maroc où il tiendra pendant deux ans sur la radio Medi 1 des
chroniques hebdomadaires sur l’actualité politique et la
dérive du monde.
Rachid Mimouni meurt à quarante-neuf ans, d’une hépatite,
Son œuvre est constituée essentiellement de
romans :
1978 : Le printemps n'en sera que plus beau, SNED
1982 : Le Fleuve détourné, Stock
1984 :: Une
1983 Tombéza,
paix àStock
vivre, ENAL
1989 : L'Honneur de la tribu, Stock
1990 : La Ceinture de l'ogresse, 1991 : Une peine à
vivre, Stock
1992 : De la barbarie en général et de l'intégrisme en
particulier,
De toute
1993 : Laévidence, le lecteur
Malédiction, Stock se rend compte très vite que le
Personnage fémininde
1995 : Chroniques dans les romans
Tanger, Stock mimouniens n’a que le
statut
du personnage secondaire et ne pèse point sur le destin de
l’intrigue et les transformations fictionnelles ; la femme n’est
jamais
un actant héros, autant dire qu’elle n’est jamais une héroïne à
proprement dit.
Le personnage féminin, victime de ses conditions sociales, issu
d’un milieu social généralement très précaire, tient le rôle de
la prostituée, un type qui s’inscrit par sa récurrence ; son
apparition dans la diégse est parfois furtive mais elle traverse
toute la production de Mimouni. Cette représentation n’est que
partie intégrante de la conception du personnage féminin et
Le printemps n’en sera que plus beau
Dans le premier roman de Mimouni, la femme
reflète plusieurs facettes allant des femmes
belles insouciantes à vieille sorcière. Elle est
soumise et prisonnière d’un ensemble de
préjugés et de stigmates qui lui confère des
images multiples et variées qui versent dans le
négativisme. Elles se distinguent par le
mutisme partiel.
Ce roman dont les évènements se déroulent
avant l’indépendance , raconte l’ , deux
militants pour l’indépendance de l’Algérie et
qui travaillent pour une organisation secrète
dirigée par siHassan.
A la fin de ce roman Hassan a ordonné à Hamid
de tuer
Les Djamila car
personnages elle représente
féminins, un danger
sont en nombre de 15 dont trois ont un
pour l’organisation.
prénom :Djamila, Hassina et Monique. Quatre sont désignés par
leurs fonction : l’infirmière, leprofesseur de français, la directrice
d’école des filles et enfin la vieille sorcière. Unautre type de
désignation pour les personnages féminins met en jeu les liens
familiaux :la mère de Hamid, la femme du commandant, la mère de
Malek, la fille du directeur, l’épouse du directeur et la mère de
Djamila.
Le personnage de Djamila, cette maitresse de charme et de la
beauté s’impose dans le roman malgré ses timides apparitions.
Djamila est originaire de l’Oranie. Elle est âgée de 20 ans. Selon les
adjectifs et les noms attribués à Djamila par les différents
personnages masculins, elle incarne la beauté, le virginal, la
jeunesse, la soumission, l’instabilité et la malédiction. Tous ces
thèmes contribuent à façonner ce personnage. Djamila, personnage
très fuyant, peu loquace ne parle pas de ses origines, d’elle-même,
de sa naissance et de son enfance qu’avant sa mort, le boulet
d’instabilité que traîne Djamila en essayant de ne pas en parler
exprime l’éducation latente et larvée qu’elle a reçue de sa mère dès
son jeune âge, en la protégeant de tout et de rien, elle vécut isolée
du monde extérieur jusqu’à la mort de sa mère.
La représentation des personnages féminins dans ce roman laisse
entrevoir un rôle secondaire et une forme de soumission de la femme
qui véhiculent culturellement tune forme de résistance au sein de la
société.
Le fleuve de tourné
Dans ce même contexte, surgit le thème de la
claustration de la femme dans le fleuve
détourné ; la femme du narrateur dénonce cette
forme de persécution exercée sur la femme parla
morale sociale ; les énoncés sont emphatiques
par le modalisation du discours, par la répétition
d’une même idée :« La naissance d’une fille est
une tare qui vient frapper la famille. [ On n’en
parlejamais , on essaie d’oublier son existence,
de la cacher aux autres . Fruit tentateur, elle est
élevée dans de sombres alcôves, comme une fleur
d’ombre, sans jamais voir
le soleil, loin, loin, loin, ] hors de portée des
mâles qui se pavanent dans les rues entrimbalant
leur
Dansconvoitise. »p.178 Le portrait des prostituées,« matrone » et «
le fleuve détourné,
filles », se construit sur une opposition de l’âge, des accessoires, du
physique. La « matrone » est la tenancière discrète d’une maison
close ;cette dernière est confinée dans un hangar, un atelier de
tissage où travaillent des ouvrières, « un vivier de filles pour
personnages haut placés » (p.162).Pour le narrateur, ces filles sont «
bien jeunes et bien jolies, trop jeunes et trop jolies » (p. 160)
Le narrateur décrit une autre prostituée : sa propre
femme, Houria. Al 'indépendance, croyant son
époux mort au maquis, elle émigre en ville avec son
enfant pour obtenir une pension de veuve de
chahid. Le hasard fait qu’elle se trouve en contact
avec des responsables administratifs, des autorités
qui exploitent ses difficultés pour transformer la
villa qu’ils lui octroient en maison de tolérance.
Ainsi Houria devient par la force des choses une
prostituée. Son époux la retrouve. Il est sidéré par
les changements de son apparence.
Le statut de la femme dans La
littérature
tunisienne
Ali Bécheur
Ali Bécheur est un écrivain, romancier, essayiste et
nouvelliste tunisien de langue franç[Link] a reçu
plusieurs prix littéraires en Tunisie. Il est
actuellement l'animateur d'un atelier d'écriture au
sein de la Médiathèque Charles-de-Gaulle de Tunis.
Ses ouvrages :
Romans
• De Miel et d'aloès, Tunis, Cérès, 1989
• Les Rendez-vous manqués : roman, Tunis,
Cérès, 1994
• Jours d'adieu : roman, Tunis, Cérès, 1996
• Tunis blues, Tunis, Clairefontaine, 2002
• Le Paradis des femmes : roman, Tunis, Elyzad, 2006
• L'Attente, Tunis, Cérès, 2007
• Chems Palace, Tunis, Elyzad, 2014
• Les Lendemains d'hier : roman, Tunis, Elyzad, 2017
Nouvelles
• Les Saisons de l'exil, Tunis, Cérès
Productions, 1991
• Dernières nouvelles de l'été, Tunis, Elyzad, 2005
• Amours errantes, Tunis, Déméter, 2009
Essai
• La Porte ouverte : essai sur la mémoire et
I) Représentations féminines
a) La thématique de la Femme dans le contexte littéraire et socioculturel
L’acteur féminin, chez l’auteur jouit d’une présence significative et distinguée, car outre les
prédispositions et influences socioculturelles, la figure féminine détermine la réception du
roman et crée à travers le genre opposé, cet agencement de soi dans l’altérité.
De fait, les éléments narratifs relatifs aux personnages féminins adoptent plusieurs postures.
Le rôle des diverses intervenantes lorsqu’elles ne se saisissent pas de leurs voix dans le
mouvement fictionnel, laisse une empreinte profonde sur le lecteur et le renseigne sur la
démarche socioculturelle entreprise par l’écrivain dans son travail esthétique. Qu’elles
composent une mosaïque des estampilles mémorielles chez Ali Bécheur, ces figures
romanesques ne s’arrêtent pas à l’apparat d’un agencement narratif structurel figuratif, mais
constituent le pivot autour duquel évoluent les différents personnages de ses œuvres.
L’écho, sur la pertinence de la présence féminine autour de la question du statut social et de
sa fonction chez l’auteur, nous donne à voir plusieurs réflexions critiques qui nous
permettent de mettre en parallèle l’approche esthétique avec le féminin et la manière avec
laquelle il fait réagir ses personnages face aux évocations plus ou moins factuelles de ces
présences dans un registre narratif. À ce titre, la dimension féminine, sous sa plume, varie
selon ses désirs, qu’ils soient rattachés à la mémoire ou à la réalité sociales. En outre, la
femme est incontestablement présente dans ses écrits et outrepasse toutes les frontières
géographiques et culturelles.
b) Une Femme sensuelle, une femme totale
Evoquer ou parler du personnage féminin revient le plus souvent, dans l’ensemble des
écrits de l’auteur, à projeter un faisceau esthétique sur le prolongement naturel voire
organique de l’homme. Une dualité réceptive se profile dans cet attrait à la femme et
esquisse de ce fait une attitude scripturale qui dépasse le simple cadre spatial et
culturel de la dimension objectale féminine correspondante à une tentative de
simplification sociétale entre les deux rives de la méditerranée ou encore du monde
occidental.
Outre la frontière géoculturelle, la conception des évocations féminines dans les textes
trace une motivation et une portée afférente à un agencement narratif et personnel
inspiré du vécu de l’auteurs. Ce qu’on a pu constater chez Ali Bécheur c’est son attrait
continu au fil de ses romans à la dimension créative des femmes et à son impact sur le
personnage premier. De la même façon, le rapport entre ce dernier et son versant
féminin retentit chez l’auteur comme une évidence canonique et classique d’une
fiction proche de son auteur où l’évolution scripturale s’adapte à une conformité
biologique revendiquée. Ainsi, nous retrouvons chez Ali Bécheur, dans son roman
« Le Paradis des Femmes », à titre d’exemple, cette entité féminine fréquente le long
du roman : Luz . L’implication narrative du personnage central qui communie avec
« On les élève dans la terreur du mâle, toutes, les petites Siciliennes, les petites Maltaises, les
petites juives et même les filles de profs ou d’officiers de l’armée française, les petites Arabes
n’en parlons pas. Dans la terreur de leurs discours enjôleurs, de leurs mains fureteuses,
tripoteuses, peloteuses et surtout du couteau caché entre leurs jambes qui déchire les femmes,
qui leur fait enfler le ventre, qui déshonore la famille, ban et arrière-ban. »

L’évocation de la femme chez l’auteur, assure une présence dans l’agencement


romanesque mais également dans le parcours quasi initiatique des personnages
centraux, et ce, à travers leur antonyme corporel et ouvertement symbolique.
L’objet à travers lequel le détour des normes sociales est engagé, se retrouve,
sujet d’interprétation culturelle à polémique car en étroite relation avec la
dimension de la femme et le regard que porte la société sur elle. Ali Bécheur
dénonce cette initiation à la vie d’adulte dans « la terreur » réductrice de la
considération objectale de l’homme, mais souligne en même temps cette
affectation culturelle propre à la société maghrébine.
Ali Bécheur incorpore l’écriture dans sa vision onirique de la femme en tant
qu’élément pivot de son roman « Le Paradis des Femmes ». Il va, semble-t-
il, jusqu’à une personnification à l’extrême de cette écriture en lui octroyant
le nom allusif de « Luz », laissant ainsi planer le doute chez le lecteur quant
à l’existence réelle et physique de cette entité esthétique qu’il assigne à
réagir avec le personnage narrateur dans une élévation purement féminine.

La représentation figurative féminine dans l’oeuvre bécheurienne et sous


son premier aspect épicurien, représente une compréhension prismatique de
l’effet socioculturel tunisien encore imprégné par l’expérience coloniale.
L’auteur catégorise son approche de l’élément féminin charnel à celui de son
écriture qu’il considère d’ailleurs comme un contact fécond et l’associe
thématiquement et esthétiquement à celui de la femme aimée et désirée.
II) La Femme ou l’emblème de l’idéal sacré
a) La Femme comme pair intellectuel redoutable ou le motif de l’échange
ubéreux entre les deux sexes
la complicité esthétique et intellectuelle se retrouve indissociable de l’appréciation
scripturale des œuvres littéraires bécheuriennes, cependant, l’échange fécond au sujet de
l’écriture entre les personnages est rarement manifeste dans son univers. Ce dernier
privilégie largement les monologues intérieurs et la critique sociale qui rentre dans une
originalité analytique et qui accentue par là même le fossé intellectuel et socioculturel
tunisien entre les deux sexes.

Il importe donc pour l’auteur tunisien d’évoquer la femme sous ses multiples facettes et de
recréer ces confrontations sociales tunisiennes entre les différents types de ces compagnes
narratives qui gravitent autour du sujet de culture essentiellement « orientale ». Car si le
personnage narrateur dans les romans bécheuriens est souvent en contact avec des figures
féminines, il est important de souligner la palette comportementale que ce dernier offre
devant ces présences fictionnelles. Ces dernières préfigurent la richesse sociale d’une
Ali Bécheur incorpore la femme dans son élément esthétique comme une richesse culturelle
propre à son univers affectif et mémoriel. La démultiplication des personnages féminins semble
entretenir sa lecture sociétale et nourrir sa vision globale des interactions et des tiraillements
personnels de ses personnages narrateurs en proie à des questionnements internes récurrents.
L’auteur se penche plus sur les sens des interdépendances hommes/femmes et sur leurs
retentissements dans une construction identitaire située entre souvenirs et imminence des désirs.
Dans une même correspondance analytique, nous retrouvons la symbolique des rôles féminins
dans les œuvres bécheuriennes avec l’exploitation des représentations sociales tunisiennes dans
une construction attributive mémorielle ou inhérente à l’agencement narratif. En effet, en usant
d’une large palette féminine romanesque, Ali Bécheur constitue une dualité entre l’image d’un
souvenir maternel dans la femme lénitive, vectrice d’une lecture identitaire psycho-constitutive
et celle dissimulée dans un dessein transcendantal physique ou intellectuel, présent et assujetti
dans un rapport de prépondérance avec le personnage masculin central. Ainsi, la figure
maternelle bécheurienne prend place dans ses incarnations propres aux souvenirs et joint un
exercice autobiographique dans sa ligne de cohérence assignée à une sorte de pacte de fidélité
contractuelle avec le lecteur. Inversement, la femme bécheurienne, dans sa posture charnelle et
convoitée dévoile un aspect fictionnel où la liberté interprétative cadence au sein des romans
une appétence de la part de l’auteur qui crée tout un jeu d’errance sensitive et critique, assimilé
à chacune des figures rencontrées.
b) Transfictionnalité et objets féminins
Une lecture des présences féminines semble détenir une ossature cohésive entre
les composants fictionnel, les espaces cathartiques chez l’auteur tunisien se
balancent entre la mémoire onirique et la conception sociétale d’une simulation
romanesque. Le cadre spatial de la fiction s’inscrit alors dans la réalité avec des
présences personnelles qui puisent dans le substrat d’une réminiscence familiale
particulièrement évocatrice mais surtout une errance toujours associée à des
prénoms féminins qui viennent donner une crédibilité fantasmagorique à l’appel
d’une possible transfictionnalité.
La présence des femmes promet une importance capitale chez l’auteur qui va
jusqu’à intituler son cinquième roman « Le Paradis des Femmes ». L’auteur
détient bien plus qu’une thématique littéraire à consonance sociale car il cherche à
la repositionner en la traitant comme le point névralgique d’une présence
stylistique symbolique et d’un croisement identitaire dans la recherche d’un soi
animé par un imaginaire féminin dense et hérité culturellement. Outre l’évocation
suggestive de tous ces personnages spécifiques, leur ponctualité se matérialise
dans les romans de Ali Bécheur à travers une combinaison émotive qui touche
 Les œuvres bécheuriennes soutiennent les dispositions sociales
totalement reconsidérées et repensées au sein des communautés
tunisiennes et françaises et parcourent cette constriction du sujet face à
son désir géminé. Les personnages narrateurs dans les écrits de l’auteur
tunisien présentent une tournure sinueuse, composite, car elle révèle une
hésitation entre l’attrait épicurien présent chez le sujet corporel féminin et
celui, incorruptible, de la spiritualité lettrée de la femme éclairée. Un
modèle féminin que les passages textuels traitent avec une certaine
réserve et une incontestable vigilance par rapport aux autres femmes
englouties par le dogmatisme socioculturel d’avilissement phobique.
Conclusion

En guise de conclusion, la littérature maghrébine


d’expression française demeure un cahier de doléances, tant
qu’elle est la seule annonciatrice des maux qui guettent une
société obsédée par son désir de recentrement sur une
authenticité mythique. En somme, la littérature maghrébine
d’expression française demeurera un enjeu essentiel, c’est
pour cela qu’elle vivra, pour la raison qu’elle est capable de
se nourrir du
Finalement, réellapour
c’est s’ouvrir
raison à l’universel.
pour dire que la condition de la
femme est inséparable de la condition de la société. Leurs
souffrances vont de pair. La femme se mêle à la société non
seulement parce qu’elle représente la moitié de la
population, mais, dans les romans de notre auteur, elle est
son représentant et son reflet.
Bibliographie

 1. Tahar Ben Jelloun, L'Enfant de sable, Paris, Editions


du Seuil, 1985.
 2. Assaraf, A. "Quand dire, c'est lier"" in Les Nouveaux
actes de sémiotique, Limoges : Pulim, 1993, p. 7-29.
 3. L'Enfant de sable, Tahar Ben Jelloun in http : //
[Link]/[Link].
 4. Béatrice, Rangina Gallimore, L'œuvre romanesque de
Calixthe Beyala, Paris, L'Harmattan, 1997, p.36
 5. Andréa, Cali, "Du drame individuel à la tragédie
collective : une lecture de Perpétue ou l'habitude du
malheur" in Mongo Beti : la pertinence réaliste et
militante, Interculturel Francophonies no13, Juin-Juillet
2008, Alliance française de Lecce, p. 89
 Mohammed Khair Eddine, Il était une fois un vieux
couple heureux, Paris, Seuil, 2002
 6. Fatima [Link], Rêves de femmes,
publié en anglais en 1994, en français en
1996, et en arabe en 1998 ; traduits depuis
dans une vingtaine d’autres langues.
 Fatima Mernissi, Le Maroc raconté par ses
femmes, SMER, 1986, p.13.
 Fatima Mernissi, Sexe, idéologie, Islam,
Editions Tierce, 1983, Editions maghrébine,
1985, Tome 1 et 2[6] Fatima Mernissi,
Chahrazad n’est pas marocaine. Autrement
elle serait salariée !, Editions Le fennec,
1988.
 Bendjelid, Faouzia. 2005. L’Écriture de la
Rupture dans l’œuvre Romanesque de Rachid
Mimouni
 Bendjelid, Faouzia. 2005. L’Écriture de la
Rupture dans l’œuvre Romanesque de Rachid
Mimouni
 Kouadria, S. 2008. Les représentations de la
femme dans Le printemps ne sera que plus
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