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Puberté et reproduction chez les bovins

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Puberté et reproduction chez les bovins

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La conduite de la reproduction

La puberté :
La puberté est le moment où l’individu devient apte à produire des gamètes. C’est un
phénomène graduel, au terme duquel les phases folliculaires et lutéales se succèdent
comme chez l'adulte.
Le premier signe de la puberté, visible chez la vache est l’apparition des signes de
chaleurs. Mais la mise à la reproduction ne doit se faire que plus tard, généralement au 2/3
du poids
adulte. L'âge à la varie fortement suivant la race, de 10 à 12 mois pour certaines
races
laitières jusqu'à 24 mois chez certaines races locales. Plus que l'âge, la puberté est liée
au poids de l'animal.
Les Facteurs de variation de l’âge de la
puberté L’alimentation
L’alimentation équilibrée et soutenue favorise l’apparition précoce de la puberté.
La saison
La date de naissance des espèces saisonniers, influent sur l’âge de la puberté.
Le climat
Le climat chaud et humide accélère la puberté.
L’environnement
Les animaux élevés en plein air sont plus précoces qu’en
stabulation. Pour certaines espèces, l’introduction de male peut
induire la puberté.
Le développement corporel
La puberté est surtout liée au développement corporel de l’animal. Il est considéré comme
un indicateur important permettant de prédire l’âge de la puberté.

Le moment de la mise à la reproduction :

La mise à la reproduction des génisses doit prendre en considération certains


paramètres complémentaires notamment
- l’âge, variable selon l’espèce, la race et le sujet.
- le poids, il faut au moins deux tiers de poids adulte.
- la conformation, la génisse doit avoir une bonne conformation et une hauteur à la
croupe suffisante : plus de 1 m 30 cm pour la race Holstein.
Le cycle de reproduction :
Le cycle de la reproduction est la période qui sépare 2 mises bas successives.
Il comporte plusieurs étapes :
La mise bas, l’anoestrus post-partum, la remise à la reproduction, la
mise bas. Le cycle de reproduction peut être donc divisé en deux
intervalles distincts :
Le premier débute de la fin de l’anoestrus jusqu'à la fécondation, sur laquelle
l’éleveur peut intervenir.
Le deuxième, de la fécondation jusqu'à la fin de l’anoestrus, pendant laquelle,
on ne peut pas agir, (gestation + involution utérine).
Le cycle oestral
Le cycle œstral ou sexuel est la période entre deux œstrus consécutifs.
Il peut être divisé en quatre parties distinctes :

également appelé chaleurs.

Le dure 8- 9 jours et correspond à la destruction du corps jaune.


L'oestrus
L'œstrus ou chaleurs est la période du cycle où la femelle attire et accepte le
mâle. Cette période est caractérisée par un comportement particulier,
accompagné de modifications physiologiques.
Signes de chaleurs :
Chevauchement
Agitation de la vache
Emission fréquente
d'urine Manque
d’appétit
Diminution de la production laitière
Recherche de la proximité des mâles
Beuglements fréquents
Reniflement et léchage fréquent ses congénères
Vulve gonflée et rosée
Elimination de la glaire (mucus) par le vagin.

Ces signes ne sont pas toujours présents ou évidents, seul le chevauchement reste le signe
le plus représentatif et important de l’œstrus.
Des filets de sang au niveau vulvaire peuvent être observés chez certaines femelles.
En climat chaud, les chaleurs se manifestent souvent pendant la nuit et au petit matin
(fraîcheur).

Signes de chaleurs
Durée de l'œstrus
La durée des chaleurs est variable d'une vache à l'autre, avec une durée moyenne de 18 à
24
heures. Toutefois, celles-ci peuvent durer de moins de 6 heures jusqu'à 30 heures.

La détection des chaleurs


La bonne détection des chaleurs, constitue le facteur essentiel de la réussite de
l’insémination ou de la saillie. Elle doit respecter les règles suivantes :
L’observation doit se faire toujours par la même personne qui connait bien le troupeau.
Les vaches doivent être bien identifiées.
L’observation doit se faire à des moments où le troupeau est calme, en dehors des périodes
de distribution d’aliments ou de traites
Elle doit se faire au minimum 2 fois par jour, d’une durée de 30 min pour chaque
observation et à 12 heures d’intervalles. Les moments les plus propices sont : le matin
avant la traite (entre 5h et 8h) et le soir après la traite (entre 17h et 20h).
Les animaux détecteurs
Il s'agit plus fréquemment de taureaux vasectomisés (opération consistant à stériliser
l'animal. Il est possible d'équiper les animaux détecteurs de colliers marqueurs.
Les détecteurs de chevauchement
Il s’agit le plus souvent de patch auto-adhésif à coller en avant de l’attache de queue,
ou d’une ampoule mise sur le sacrum qui se colore après le chevauchement.
Les détecteurs d’activité
Des capteurs placés sur l’animal au niveau des pieds (podomètres) ou du cou (collier)
enregistrent en permanence l’activité (déplacements, accélérations, mouvements de la
tête…). Ces informations sont communiquées à une base par un signal radio ou infrarouge
qui compare l’activité récente à l’historique de l’animal et du troupeau. Suivant
l’écart, l’éleveur est averti et peut contrôler la vache repérée.
Le planning d’étable
C’est un calendrier de conduite de la reproduction du troupeau qui doit permettre
à l’éleveur :
D’observer plus efficacement son troupeau en attirant son attention sur les animaux
pour lesquels des événements clefs de la reproduction vont se produire très
prochainement.
De prévoir les actions à entreprendre en temps voulu au cours du cycle
de reproduction : Vêlage, IA, diagnostic de gestation, tarissement …
D’enregistrer éventuellement les évènements successifs de la reproduction pour
chaque animal.
Les plannings peuvent être linéaires, circulaires, ou revêtir la forme de calendriers
informatisés. L'important est de les utiliser correctement. Ils permettent ainsi de savoir où
en est chaque vache.
L’idée est de marquer tous les événements qui accompagnent la vie de la vache,
(Date et conditions de vêlage, date de venue en chaleur, date d’IA, retour
éventuel…).
L’insémination artificielle :
C’est une technique qui consiste à introduire le de male préalablement prélevé et
conservé, pour le déposer dans les voies génitales de la femelle.

Les taureaux donneurs sont d’abord sélectionnés selon des critères sanitaires et
zootechniques. Le sperme prélevé subit un certains nombre d’examens pour déterminer
sa concentration en spermatozoïdes fiables, avant d’être dilué et conservé dans l’azote
liquide.

Pour récolter le sperme, on utilise un vagin artificiel qui est composé d’un manchon rigide
externe de 30 à 36 cm de long et 6,5 cm de diamètre, d’un tube en en caoutchouc qui
double le manchon et d’un coté en caoutchouc qui est fixé à l’extrémité et auquel est relié
un tube gradué qui va recevoir Le sperme
Le vagin artificiel est rempli d’eau chaude (37 à 40°C) et lubrifié avec la vaseline.
Examen macroscopique :
Le volume (4 à 6 ml)
La couleur (blanchâtre à jaunâtre)
La viscosité ou consistance
(1 Milliard de spermatozoïdes / ml)

Examen microscopique :
Mobilité des spermatozoïdes (Note 1 à 5) :
Mobilité massale (Mouvement en vague des
spermatozoïdes) Mobilité individuelle (En ligne droite et
rapides)
Estimation du nombre de spermatozoïdes (Un éjaculat compte 8 à 10 milliard de
spermatozoïdes):
Détermination du % de spermatozoïdes vivants : + 60 % (utilisation des colorants spéciaux
: éosine, bleu de bromophenol.
Dilution :
Diluant non toxique et apport énergétique pour les spermatozoïdes :
Lait préchauffé et écrémé + 10% de jaune d’œuf de poule +
antibiotiques Solution de citrate de sodium (2,9%) + jaune d’œuf
(25%)
Milieu industriel (Glycérol)
Conditionnement :
Après dilution, la semence est ensuite conditionnée en paillettes: il s’agit d’un petit
tube de plastique de 2 mm de diamètre et de 135 mm de long.
Elle est remplie de semence par aspiration. Lorsque la semence entre en contact avec
l’alcool polyvinylique, celui-ci se fige, rendant cette extrémité hermétique. L’autre
extrémité est fermée
Conservation et congélation :
Les paillettes remplies de semences sont congelées et conservées dans l’azote liquide
à -196 °C.
Les informations notées sur la paillette permettent une parfaite traçabilité de la
semence et concernent le code du centre de production, la date de la récolte, le
numéro de l’éjaculat, le numéro et le nom du géniteur.
La phase de congélation des paillettes comporte 3 étapes :
Une phase d’équilibration à + 4°C
Une phase de congélation: Paillettes disposées dans les vapeurs d’azote à quelques
cm au-dessus du niveau d’azote liquide de la cuve.
Le refroidissement est obtenu selon une courbe classique à savoir: (+ 4°C à -10°C) ,
(- 10°C à -140°C)
La congélation est obtenue et les paillettes sont plongées dans l’azote liquide à -196°C

Insémination
Préparation du pistolet (chauffage sous l’épaule) et de la paillette, (décongélation à
35°C).
La femelle à inséminer est maintenue avec douceur par la tète, la queue est relevée
sur la colonne vertébrale de manière à bien dégager l’orifice vulvaire.
L’inséminateur se protège le bras d’un gant en plastique à usage unique, la main
gantée est introduite en cône dans le rectum après avoir éliminer les matières fécales,
après quoi la vulve sera bien nettoyée.
L’operateur procède ensuite à l’insémination artificielle proprement dite
par l’introduction du pistolet dans l’orifice vulvaire et le vagin et le dépôt de la
semence au- delà du col de l’utérus.

La technique est presque la même pour toutes les espèces.


La congélation du sperme n’est possible qu’en bovin et caprin.
La zone de dépôt de la semence peut être avant ou après le col de
l’utérus.
Avantages et limites
L’IA permet d’éviter la transmission des maladies entre animaux, améliore le
niveau génétique du troupeau, contribue à la sélection de la race et permet
d’économiser les dépenses de l’entretien d’un male reproducteur. Cependant, elle ne
peut se faire que par un professionnel, qui est peut être absent au moment ou la femelle
doit être saillie.
Moment de l’insémination par rapport aux chaleurs :
La maîtrise du moment de l’insémination dépend surtout de la détection des chaleurs.
Le moment le plus favorable à l’I.A, se situe dans la deuxième moitié des chaleurs.
En pratique, l’insémination suit la règle du « matin/soir » qui dicte que : ‘’si les chaleurs
sont détectées le matin, l’insémination peut se faire en fin d’après-midi du même jour
et si les chaleurs sont détectées l’après-midi ou le soir, l’insémination doit être effectuée le
lendemain matin’’
NB : le moment opportun de l’insémination artificielle est lorsque la vache accepte
les chevauchements avec un réflexe d’immobilité et un regard fixe.
Le diagnostic de gestation
Le diagnostic de gestation permet de détecter si une femelle est gestante ou
non. Un diagnostic négatif doit être précoce pour remettre la femelle à la
reproduction. Le diagnostic de gestation repose sur :
L’examen clinique :
Enquête
Exploration vaginale
Examen transrectal
Examen trans
abdominal

La cessation des chaleurs : Chez la vache la non réapparition des chaleurs 21 jours
post- insémination ou saillie est considérée comme un élément indicatif de la
gestation.

L’exploration vaginale : c’est une méthode précoce et délicate de confirmation de la


gestation qui consiste à introduire la main à travers la voie vaginale en pénétrant un
doigt dans le col de l’utérus, dans le cas positif, ce dernier est bouché par un mucus
durci.

La palpation ventrale, consiste à exercer une pression forte et lente sur le bas du flanc
droit pour détecter le déplacement du fœtus. Dès le 5ème mois chez la vache et à partir de
3 mois chez la brebis.
La palpation transrectale constitue l’examen de confirmation de la gestation. Elle
est généralement effectuée à la fin du deuxième mois de gestation. Elle consiste à
introduire la main par la voie rectale pour toucher et comparer la taille des cornes
utérines à travers le rectum.

L’examen de laboratoire
Le dosage de la progestérone, dans le sang ou le lait par des kits à partir de 21 jour
ème

après l’IA chez la vache et 18ème jour chez la brebis.

Le dosage des œstrogènes placentaires dans le lait à partir du 120 jour après IA chez la
ème

vache, 60 j chez la chèvre et 70 jour chez la brebis : trop tardif


ème ème

Le dosage de PAG (Protéine Associée à la Gestation), détectable dans le lait de la brebis


à partir du 32ème jour (ou 20ème jour dans le sang).
Echographie, C’est une sonde interne ou externe, qui détecte le corps jaune ou le fœtus.
La visualisation de l’écho des ultrasons par les tissus, se fait sur un écran. Les os sont
en
blancs, les liquides sont gris et les tissus sont noirs, la silhouette du fœtus apparaît.
La gestation
Une fois le diagnostic de gestation est confirmé, il faut veiller à l’application
des recommandations suivantes :
Le contrôle de l’alimentation de la vache surtout pendant les trois derniers mois,
Le sui de l’état de la vache et
La non utilisation des médicaments sans l’avis de vétérinaire (risque d’avortement).
La pratique du tarissement à partir du 7ème mois de
gestation, L’isolement de la vache en fin de gestation.

Le vêlage
Au moment du vêlage, la vache doit être isolée dans un box de vêlage sec, propre et calme.
Préparer de l’eau propre, de l’eau chaude, un antiseptique, du savon (nettoyant et
lubrifiant), des cordelettes …
Laver l’arrière de la vache avec un antiseptique.
Observer le comportement de la vache et le rythme des contractions.
L’expulsion du fœtus dure en moyenne 30 à 60 min, il est conseillé de ne pas intervenir tant
que le vêlage progresse, même lentement.
On peut éventuellement effectuer une palpation pour connaître la présentation et la
dilatation du col.

Les soins de nouveau né


Il faut couper le cordon ombilical à 15 cm environ du veau, qu’il faut désinfecter
régulièrement par trempage dans la teinture d’iode ou dans un autre antiseptique jusqu'à
ce qu’il tombe.
Il faut dégager la bouche et les voies respiratoires, par nettoyage et en suspendant le
nouveau né par ses membres postérieurs et le présenter à sa mère pour le lécher.
Il faut lui donner de colostrum le plus tôt possible.
Les soins de la mère
Faire lever la vache et vérifier qu’elle boive et mange dans les heures qui suivent le
vêlage Surveiller la délivrance (2 à 8 heures après le vêlage).
La reprise du cycle ovarien
Chez la vache, les chaleurs reprennent en moyenne 40 jours après le
vêlage. Cependant, l’allaitement peut prolonger l’anoestrus.
Pour avoir un veau par an, la mise à la reproduction doit intervenir dès les premières
chaleurs (50 + 270 = 320 jours ; il reste donc 45 jours, soit 2 cycles de 21 jours)

Les paramètres de reproduction :


C’est un ensemble d’indicateur qu’on doit calculer pour évaluer l’état de troupeau sur le plan
de reproduction.
La fertilité :
La fertilité est l’aptitude de la femelle à concevoir et maintenir une gestation.
Les taux de gestation et de réussite à l'IA permettent d'apprécier la fertilité d'une vache.
Le taux de gestation s'exprime en pourcentage et se calcule de la façon suivante : nombre
de femelles gestantes/nombre de femelles mises à la reproduction sur la campagne.

Le taux de réussite à l'IA se calcule de la façon suivante : nombre d'IA1


fécondantes/nombre de femelles ayant vêlé à l'issue de la campagne. L'idéal est de
dépasser les 45 % en lait est de se situer entre 70 et 80 % en viande.
La fécondité
C’est l'aptitude à avoir un veau dans les délais requis ; c'est une notion quantitative.
La fécondité comprend donc la fertilité, le développement embryonnaire et fœtal, la mise bas et
la survie du nouveau né.

Les critères de mesure de la fécondité :


Différents critères sont à prendre en considération, à savoir :

L’âge au premier vêlage :


Un âge situe entre 27 et 29 mois pour les vaches laitières est considéré comme acceptable. Mais,
on peut opter pour un âge plus précoce de 24 à 26 mois.
L’intervalle vêlage – première insémination :
La mise à la reproduction des vaches sera préférable à partir du 50 à 60 jours post-partum, c’est le
ème

moment ou 85 à 95 % des vaches ont bien repris leur cyclicité.

L’intervalle vêlage – Insémination fécondante :


Le temps entre deux vêlages successif est le meilleur critère annuel de la reproduction, mais il est
tardif, on peut donc le substituer par l’intervalle saillie - saillie fécondante ou l’intervalle
vêlage – insémination fécondante.
Une vache est dite inféconde lorsque l’intervalle vêlage – insémination fécondante est supérieur à 110
jours. Pour l’ensemble de troupeau, l’objectif optimum est un intervalle vêlage - insémination
fécondante moyen de 85 jours, mais il peut aller jusqu'à 116 jours.

Notion de l’état corporel et reproduction :


L’état corporel est l’évaluation de l’état d’engraissement superficiel de l’animal, il permet
d’apprécier indirectement le statut énergétique d’un animal. Sa fiabilité est supérieure à celle de la
pesée de l’animal, sujette à des variations suivant le poids des réservoirs digestifs et de
l’utérus, mais aussi la production laitière.
La note d’état corporel est attribuée à l’animal sur la base de l’apparence des tissus recouvrant
des proéminences osseuses des régions lombaire et caudale.
Système de notation de l’état corporel (EDMONDSON et al. 1989).
Les variations de l’état corporel :
Au vêlage, la note moyenne d’état corporel doit être de 3.5 et la perte d’état corporel ne doit
pas dépasser 0.5 ou 0.7 en début de lactation, quelque soit le niveau de production laitière. A cette
période, une perte de poids se traduira par un retour tardif de la cyclicité après la mise bas.
La fréquence des vêlages difficiles est plus élevée chez les vaches maigres ou grasses que celles dont
l’état corporel est jugé satisfaisant. Une note supérieure à 4, a des effets défavorables sur la
reproduction, d’où un retard dans l’involution utérine, et de l’intervalle vêlage-insémination
fécondante.
La synchronisation des chaleurs
Consiste à grouper les chaleurs, pour pouvoir inséminer les femelles sans observer les signes de
chaleurs. La synchronisation des chaleurs permet d'induire les chaleurs chez plusieurs femelles
simultanément, à une date choisie.
Elle présente plusieurs avantages, comme une meilleure organisation du travail et une bonne gestion
de l'emploi du temps en ciblant la détection sur des périodes plus courtes, elle facilite le recours à
l'insémination, elle améliorer les performances de reproduction en provoquant l'ovulation chez
des femelles dont la reprise de cyclicité est tardive.
Chez les espèces saisonnières, elle permet la reprise de l’activité sexuelle a contre saison.

Les techniques :
Pour maîtriser les cycles sexuels des femelles, on utilise des produits de synthèse ayant les mêmes
rôles que des hormones agissant sur la reproduction:
Le mode opératoire pour la
vache : Les génisses
On fait une double injection des PGF2α à 11 j d’intervalles, pour détruire le corps
jaune. Les chaleurs apparaissant 3 à 4 jours après.
On peut activer la reprise de cycle par une injection au j11 de la FSH, ou la PMSG. L’IA se fait 72-80
h après.

Les vaches laitières


Les oestrogène-progestérone pendant dix jours pour bloquer le cycle,
Une injection des PGF2α au j8 , pour détruire t le reste du corps jaune et préparer l’utérus
Une injection de PMSG au j10, pour amorcer la folliculogenèse et permettre une prévision plus
précise de l’ovulation.
L’IA se fait 56 h après.

Génisses et vaches allaitantes


On n’utilise pas de PGF2α car il n’y a pas de corps jaune en anoestrus. La PMSG est indispensable
pour induire le cycle.

(receveuses). Cela permet notamment de produire un nombre de plus élevé par des vaches
ayant de meilleures performances génétiques de production.

Le sexage
La détermination du sexe d’un embryon ou sexage est réalisée par prélèvement de quelques
cellules d’un embryon pour détecter la présence ou non du chromosome Y dans l’ADN.

Contrôle de la mise bas


Se fait par injection d’hormones qui entrent dans le processus de la parturition, la mise bas peut
être induit pour stopper la gestation d’une génisse saillie trop jeune, mettre fin a une gestation qui
se prolonge après le terme.
Chez la vache, on injecte des prostaglandines PGF2α. Le vêlage intervient 30 à 40 heures plus tard.
Mais on note souvent une rétention placentaire.

Chez la brebis, l’injection de corticoïdes de synthèse (ex : la dexaméthasone) provoque un agnelage


40 heures après.

Les particularités de la reproduction chez les ovins

Notion de saisonnalité
Les ovins et d’autres espèces ne peuvent se reproduire que pendant certaines périodes de
l’année, ce sont des espèces saisonnières.
La saison sexuelle est la période de l’année au cours de laquelle, les animaux saisonniers
peuvent se reproduire.
Pour les ovins, cette saison coïncide généralement avec les jours courts (l’automne et
l’hiver). Cependant, Il existe des variations entre les races, les individus, l’alimentation,
la gestion, la localisation et l’environnement.

La photopériode
C’est la durée d'éclairement, elle détermine en grande partie le début et l'arrêt de la
saison d'activité sexuelle chez les ovins.
Des modifications majeures dans la période d'éclairement naturelle permettent d'amorcer
la reprise de l'activité de reproduction à un moment de l'année où elle est naturellement
diminuée.
Pendant la nuit, les ovins produisent de la mélatonine, une hormone qui stimule l’activité
sexuelle.
Le cycle sexuel de la brebis
L'âge de la puberté est environ 6 mois, il est précoce pour certaines races (D'man) et tardif pour
d'autres.

Le cycle sexuel est en moyenne de 17 jours chez la brebis, et peut varier entre 14 et 19 jours selon
les races, l’âge, les individus et la période de l’année, il comporte :

Le pro oestrus, deux jours, développement folliculaires.


L’oestrus, deux jours également, correspond aux chaleurs.
L’ovulation a lieu quelques heures avant la fin des
chaleurs.
Le post oestrus, 9 jours. formation de corps jaune.
Le di oestrus, trois jours, destruction de corps
jaune.
Les chaleurs (oestrus)
Chez la brebis, la durée des chaleurs est en moyenne 48 heures (il existe des variations en fonction
de la race, de l’âge: les brebis adultes ont des chaleurs plus longues que les antenaises et les
agnelles) et la période (début ou fin de la saison sexuelle).

La détection des chaleurs


La brebis présente des signes de chaleurs très discrets, d’où la présence obligatoire de bélier
pour les détecter.
On utilise soit un bélier vasectomisé ou muni d’un tablier.

L’anoestrus :
Chez la brebis, l’anoestrus résulte de l’agnelage (post-partum), de la lactation et de la
saison (anoestrus saisonnier).
Dans l’anoestrus saisonnier, on distingue
l’anoestrus profond, pendant les jours longs, où il n’y a, aucune activité sexuelle, et
l’anoestrus léger (début et fin d’une saison sexuelle), où il peut y avoir ovulation mais sans
aucun comportement oestral.

Le bélier
L'âge de la puberté pour le belier est de 6 à 8 mois, variable selon l’individu, la race,
l’alimentation et la saison de naissance. Mais la mise en reproduction ne doit pas se faire avant 10
a 12 mois (deux tiers de poids adulte).

Le Comportement sexuel
Le comportement sexuel du bélier peut s’observer à n’importe quel moment de l’année.
cependant, il est maximum pendant la saison sexuelle.
Une fois stimulé par la brebis, le bélier montre différents signes, comme le reniflement de la vulve
et de l’urine de la brebis, entrées et sorties rapides de la langue, coups de tête dans le flanc de la
brebis, le flehmen

Le flehmen
La lutte
La lutte consiste à lâcher les béliers préalablement préparés dans le troupeau des femelles après
une séparation d’au moins 40 jours. Il vaut mieux séparer les agnelles des brebis (le bélier est
parfois plus attiré par les brebis que par les agnelles).

La lutte libre
On introduit le nombre suffisant de béliers, dans le troupeau des femelles. Dans ce cas la
paternité n’est pas établie, et il peut y avoir une compétition entre les béliers.
La lutte par lot
Un seul bélier est placé avec un groupe de brebis. Il y a un risque d’attroupement de brebis
en chaleur autour du mâle, et certaines brebis seront donc préférées à d’autres. Ainsi, les
premières brebis à être en chaleur seront saillies plusieurs fois, au dépend des autres femelles,
qui seront ignorées par le bélier.
La saillie en main ou contrôlée :
L’éleveur assiste à la lutte et intervient pour s’assurer que chaque brebis aura été saillie au moins
une fois. Cette technique exige beaucoup de temps puisqu’il faut présenter les brebis une à une
au bélier.
L’utilisation de harnais marqueur : on introduit un seul bélier menu d’un harnais dans un
groupe de brebis pour marquer les femelles saillies. Elles seront retirées du groupe au fur et à
mesure qu’elles soient saillies. Une fois toutes les brebis en chaleur saillies, le bélier est retiré du
parquet pour lui permettre de se reposer.

La préparation a la lutte:
Pour La brebis, il faut choisir des femelles, ayant un développement corporel suffisant (au
moins deux tiers de poids adulte). Il faut leur donner une alimentation énergétique, riche en
vitamines et minéraux, 1 mois avant la lutte, pendant la lutte et même quelques semaines après
la lutte (flushing).
Pour le bélier, il faut également choisir des males ayant un poids suffisant, vitrifier l’intégrité de
leurs appareils génitaux, les tondre, les déparasiter et leur faire le parage

Deux mois avant la lutte, il faut donner aux reproducteurs une alimentation suffisamment
énergétique et un fourrage de bonne qualité, sans oublier un apport de vitamines et de minéraux
surtout le phosphore.
Dans les régions chaudes, il vaut mieux pratiquer la lutte pendant la nuit et retirer les béliers
pour se reposer pendant le jour.
La gestation :
La durée de la gestation est d’environ 145 jours (entre 140 et 150 jours), selon les races (plus
courte chez les prolifiques). La taille de la portée et le rang de la gestation (primipare ou
multipare).

Intervalle post-partum
La première chaleur suivie d’un cycle oestral normal survient généralement entre 40 et 50
jours après l’agnelage en saison sexuelle, et 60 a 70 en contre-saison. Cet anoestrus postpartum
peut être prolongé par l’anoestrus saisonnier pour les brebis qui mitent bas en fin de la saison
sexuelle.
Calcul des paramètres de reproduction chez les
ovins La fertilité
La fertilité est la capacité d’un couple à assuré la formation d’un oeuf. L’incapacité de
cette fonction est appelée l’infertilité ou stérilité.

La fertilité est calculée à partir de nombre de femelle mettant bas par apport au nombre de
brebis mises au bélier pendant une période fixée. Elle est en général exprimée en
pourcentage. Par conséquent en distingue :
La fertilité réelle = (nombre de brebis plaines / nombre de brebis mise à la lutte)*100.
La fertilité apparente = (nombre de brebis agnelant / nombre de brebis mise à la
lutte)*100. La fertilité varie avec la race, la saison, l’âge, l’alimentation, les méthodes de
conduites de troupeau et les conditions d’élevage.

La prolificité
C’est le nombre d’agneaux nés par brebis mettant bas, elle mesure l’aptitude d’une
brebis à avoir des jumeaux, triplés…
C’est le nombre d’agneaux nés sur le nombre de brebis agnelant fois cent.
La prolificité varie avec la race, la saison, l’âge, l’alimentation, les méthodes de
conduites de troupeau et les conditions d’élevage.

La fécondité
C’este le nombre d’agneaux nés par brebis saillie dans un temps déterminé. Elle se
calcule comme suit, nombre d’agneaux nés sur nombre de femelles mises en
reproduction fois cent.

Les techniques d’induction des chaleurs


Techniques naturelles
Effet bélier
L'introduction d'un bélier dans un troupeau de brebis après une séparation de 30 à 40
jours permet de déclencher les chaleurs, C'est l'effet bélier.

Effet brebis
Certaines recherches montrent que la présence de brebis en chaleur peut stimuler l’activité
oestrale dans un groupe de brebis en anoestrus. C’est ce qu’on pourrait appeler l’effet
brebis.

Techniques hormonales

L’éponge vaginale,
C’est une éponge insérée dans le vagin de la brebis pendant environ 14jours. Elle contient
une substance analogue à la progestérone naturelle, pour bloquer le cycle des brebis.
Environ 36 heures après le retrait de l’éponge, les brebis tombent en chaleur.

Le CIDR ( Control Internal Drug Release )


C’est un distributeur intra vaginal de progestérone. Il est inséré dans le vagin de la
brebis pour une période de 7-14 jours, pour bloquer la venue en chaleur. À son retrait, la
majorité des brebis vient en oestrus dans les trois jours suivant.

MGA
L’acétate de mélangestrol, ou MGA, est un analogue de la progestérone actif par voie orale.
La consommation de MGA pendant 12 jours inhibe la venue en chaleur des brebis. L’arrêt
du traitement permet la reprise de l’activité sexuelle menant à l’oestrus et à l’ovulation.
La reproduction chez les caprins

Comme la brebis, la chèvre est une espèce saisonnière. La saison sexuelle se caractérise par la
succession de cycles sexuels d'une durée moyenne de 21 jours. Les chaleurs durent en moyenne
36 heures, mais elles peuvent varier de 24 à 48 heures.
L’âge à la puberté est de 6 a 8 mois, Les jeunes boucs sont pubères vers 5-6 mois. Comme chez
la femelle, une grande variabilité est observée entre les races
Les signes de chaleurs :
Les chaleurs durent 24 à 48h chez la chèvre et sont caractérisées par des changements importants de
comportement. La chèvre exprime plus visiblement ses chaleurs que la brebis; elle est agitée,
chevauche ses congénères et se laisse chevaucher, bêle fréquemment, agite rapidement la queue, et
présente un appétit réduit ainsi qu'une production laitière diminuée. Sa vulve est rosée,
congestionnée, souvent humide, parfois dilatée et laisse écouler un liquide qui devient visqueux et
plus transparent à la fin des chaleurs.

L'ovulation a lieu environ 36 heures après le début des chaleurs.


Le moment idéal pour la saillie ou l’insémination artificielle se situe entre 9 et 24h après le début
des chaleurs
La gestation chez la chèvre dure 150 jours, avec une variation de 13 a 15 jours en fonction de la race
et
de l’individu.
Le photopériodisme :
La saisonnalité de l'activité sexuelle est gèré par la sécrétion d'une hormone : la mélatonine.
L'information photopériodique (éclairement ou obscurité) est reçue par l'œil. Elle est transmise par
voie nerveuse à la glande pinéale. Celle-ci sécrète la mélatonine, secrétée uniquement pendant la nuit.
Si la durée des nuits est courte, la sécrétion de la mélatonine est faible, insuffisante pour déclencher
l’activité sexuelle.

Maitrise de la reproduction
Plusieurs techniques peuvent être proposées pour contourner les mécanismes
physiologiques naturels liés à la saisonnalité de l’activité sexuelle de la chèvre. Ces
méthodes permettent de regrouper les chevretages à la date désirée et d’accoupler les
chèvres à contre-saison sexuelle afin d’intensifier le rythme des mises bas.

Effet bouc
Voir effet bélier

Traitement lumineux
Le traitement photopériodique prmet de stimuler l’activité sexuelle en dehors de la
saison naturelle. Il consiste à utiliser la lumière artificielle et des implants sous cutanés
de mélatonine, pour les deux sexes.

La pose d’éponge vaginale :


Ce traitement consiste à poser une éponge vaginale imprégnée de progestagène pendant 11
jours et de réaliser une injection de PMSG (hormone gonadotrope sérique de la jument
gravide) 48h avant le retrait de l’éponge. L’insémination est ensuite réalisée 43 à 45h après
le retrait.
Le protocole le plus utilisé est le
suivant : J0 : pose de l’éponge
J9 : injection PMSG
J11 : retrait de l’éponge
J12 : détection des chaleurs (28 à 30h après le retrait de l’éponge)
J13 : insémination (43h après retrait de l'éponge) ou mise à la
lutte.
Le traitement des chèvres avec un implant de mélatonine permet d’avancer la saison
sexuelle. Ce traitement est particulièrement efficace chez les races les moins saisonnées.
Une activité sexuelle à contre-saison peut être obtenue en exposant les animaux à des
jours longs et en les traitant ensuite avec un implant de mélatonine.

L’insémination artificielle
Pour réaliser l’IA, il faut soit synchroniser les chaleurs, soit utiliser un bouc vasectomise
ou muni d’un tablier avec harnais marqueur. On peut utiliser deux méthodes,
l’insémination cervicale (même principe qu’en insémination bovine) ou l’insémination
intra-utérine par endoscopie. La semence peut être fraiche ou congelée

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