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Cancer Prostate

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Le cancer de la prostate

Médecin colonel Babacar DIAO


Ancien Interne des Hôpitaux
Professeur Titulaire d’Urologie-Andrologie
Généralités

• Définition: Prolifération maligne primitive développée aux


dépens du parenchyme prostatique.
• Intérêt
• Epidémiologique
• Diagnostique: Antigène spécifique de la prostate (PSA)
• Thérapeutique
• Prostatectomie radicale
• Avancées majeures dans hormonothérapie
• Maladie chronique d’où prévention et traitement des
évènements osseux
• Thérapies ciblées : immunothérapie : Sipuleucel-T, anti-
PD1/PDL1/L1 et anti-CTLA4/CD80/CD86
Rappels anatomiques
• Coupe saggitale du pelvis masculin
• Anatomie zonale McNeal
• Cartographie de la prostate en cinq zones différentes pour le développement
des tumeurs de la prostate :
• la zone périphérique ou zone de prédilection du cancer de la prostate 70% des
cancers),
• la zone de transition (zone de développement de l’HBP et de 30% des cancers),

• la zone centrale (où s’abouche les canaux éjaculateurs),

• la zone péri-urétrale où débute l’HBP

• la zone fibromusculaire antérieure.


Bases physiologiques et
physiopathologiques
• Deux sites de synthèse des androgènes :

• Testicules : 95%

• Surrénales: 5%
Sites de sécrétion physiologique
des androgènes
Métabolisme intraprostatique des
androgènes
Diagnostic positif

• Circonstances de découverte
• Troubles urinaires du bas appareil

• Hémospermie, douleurs périnéales

• Signes d’extension régionale

• Evènements osseux : douleurs osseuses, fracture pathologique, compression


médullaire

• Sciatalgie, ganglion de Troisier

• Découverte fortuite
Diagnostic positif

• Examen clinique

• Etude de la miction

• Examen des fosses lombaires à la recherche d’un gros rein

• Examen de l’hypogastre à la recherche d’un globe vésical.

• Toucher rectal (TR) : anomalie principale=induration

• Evaluation de la fonction érectile (en vue du choix thérapeutique).

• Examen de l’abdomen à la recherche de métastases ganglionnaires ou d’une

hépatomégalie, recherche ganglion de Troisier.


Score ECOG
Grade Description

0 Pleinement actif - Le malade peut exercer son activité normale sans aucune
restriction
Restreint dans les activités physiques fatigantes, mais pouvant exercer une
1 activité sans contraintes physiques importantes - activité domestique légère,
bureau, etc.

2 Patient ambulatoire et capable de s'occuper de lui-même pour ses soins


personnels, mais incapable d'activité professionnelle. Debout plus de 50% de
la journée.

3 Ne pouvant faire que le minimum pour ses soins personnels. Confiné au lit ou
à la chaise plus de 50% de la journée.

4 Complètement handicapé dans sa vie, confiné au lit ou à la chaise,


nécessitant l'assistance pour sa toilette et ses soins quotidiens.
5 Patient décédé
Diagnostic positif

• Examens biologiques
• Antigène spécifique prostatique (PSA)

• Échographie endorectale

• Ponction-biopsie prostatique (PBP)


• Score histo-pronostique de Gleason.

• Etudes immuno-histochimiques
Classification histopronostique

• L’architecture des cellules tumorales est classée en 5 grades


numérotés de 1 à 5.
• Etablissement du score de Gleason
• Grade primaire: aspect architectural le plus représenté
• Grade le plus élevé
• Cinq groupes de la société Internationale d’Uro-pathologie

• Groupe 1: Gleason 6(3+3)

• Groupe 2: Gleason 7(3+4)

• Groupe 3: Gleason 7(4+3)

• Groupe 4 : Gleason 8

• Groupe 5: Gleason 9-10


Bilan d’extension et
classification

•IRM pelvienne: volume tumoral, extension local et recherche de ganglions

régionaux

•Tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne (TDM-TAP): Métastases

pulmonaires, hépatiques, ganglions non régionaux

•Scintigraphie osseuse ou IRM du squelette axial : Métastases osseuses

•Radiographies standards: Métastases osseuses


Classification TNM 2009
• T : Tumeur
• To: absence de tumeur
• T1 : tumeur de découverte histologique ou sur une élévation du PSA
• T2: tumeur décelable au toucher rectal mais limitée à la prostate
• T3: tumeur ayant dépassé la capsule
• T4: atteinte des organes de voisinages ou de la paroi pelvienne

• N : Node =ganglion
• No : absence d’envahissement ganglionnaire
• N1 : atteinte ganglionnaire régionale

• M : Métastase
• M0 : absence de métastase
• M1 : métastase
• M1 a : ganglions non régionaux
• M1 b : osseuses
• M1c : autres sites
Diagnostic différentiel

• Hypertrophie bénigne de la prostate

• Prostatite chronique

• Lithiase prostatique

• Tumeur vésicale
Traitement

• Buts

- Guérir le patient du cancer

- Améliorer sa survie

- Améliorer sa qualité de vie

- Eviter ou traiter les complications


Moyens et méthodes

• Médicaux

• Surveillance active : active monitoring

• Surveillance traitement différé : Watchful and waiting


Moyens et méthodes
• Médicaments du traitement hormonal

• analogue de la LHRH : Goséréline (Zoladex®), Triptoreline (Décapeptyl®),


Leuproréline (Enantone®), Buséréline (Bugonist®)

• antagoniste de la LHRH : Degarelix (Firmagon®)

• anti-androgènes : stéroïdiens (acétate de ciprotérone : androcur®), non


stéroïdiens (bicalutamide ou casodex®, Nilutamide ou Anandron®, Flutamide )

• Nouveaux traitements hormonaux

• Nouveaux anti-androgènes : RD162, MDV 3100


• Acétate d’abiratérone (zytiga® 250) inhibe la synthèse des précurseurs
surrénaliens

• Œstrogènes, glucocorticoïdes, Kétoconazole


Moyens et méthodes

• L’immunothérapie :

• Immunothérapie active : Sipuleucel-T

• Inhibiteurs des check points : Anti-PD1, Anti-PDL1, anti-CTLA4/CD80/CD86

• Thérapies ciblées pour les métastases osseuses

• Les inhibiteurs de Receptor Activator of Nuclear Factor Kappa -Ligand :


Denosumab
• Bisphosphonates : oral ou injectable (Zolédronate)
• Radium 223
• Cabozantinib : inhibiteur tyrosine kinase multi-cibles : MET et VEGF

• Chimiothérapie : docétaxel, cabazitaxel


Moyens et méthodes

• Prostatectomie radicale

• Chirurgie palliative :

- résection trans-urétrale de la prostate;


- évidemment cervicoprostatique;

- urétérostomie cutanée;

- néphrostomie;

- chirurgie orthopédique;

- Castration chirurgicale : pulpectomie.


Prostatectomie radicale classique: 35 patients

Photos. Urologie HALD-Dakar


Moyens et méthodes
• Physiques
• Radiothérapie curative
• radiothérapie externe conformationnelle :

• Radiothérapie interstitielle ou curiethérapie :

• Radiothérapie palliative
• irradiation externe

• radiothérapie métabolique

• Ultrason focalisés de haute intensité (HIFU)

• Cryothérapie

• Traitement symptomatique
Curiethérapie par implants
permanents
HIFU
Cryothérapie
Indications

• Cancer localisé de la prostate

• Espérance de vie ≥ 10ans

-prostatectomie radicale ± curage ganglionnaire

-sujet jeune tumeur de fable volume : surveillance active


• Espérance de vie < 10 ans

-surveillance et traitement différé

-moyen physique
Indications

• Cancer de la prostate localement avancé

• Contrôle local de la tumeur + traitement systémique :

- irradiation+hormonothérapie

-prostatectomie radicale + hormonothérapie

• Cancer de la prostate métastasé

- déprivation hormonal + traitement symptomatique

- prévention des événements osseux : bisphosphonates ou inhibiteurs de Rank-L

- En cas de résistance à la castration: nouveaux traitements hormonaux,


chimiothérapie, radium 23 ou immunothérapie
Conclusion

• Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme âgé. L’amélioration
des moyens diagnostiques, a contribué à l’augmentation de l’incidence même dans les
pays en voie de développement.

• Le traitement de référence dans les stades localisés demeure la prostatectomie radicale.

• L’allongement des protocoles d’hormonothérapie et les progrès réalisés dans


l’immunothérapie en font une maladie chronique d’où la nécessité de prévenir et traiter
les évènements osseux.

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