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Direct Costing : Principes et Applications

Transféré par

Othmane Benzakour
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Présenté par :

DIRECT COSTING BENZAKOUR Othmane



Expert-Comptable
DPLE
CARACTÉRISTIQUES
PROPRES AUX DEUX
FORMES DE COMPTABILITÉ
 La comptabilité générale est tout à la fois d’ordre économique,
financier, juridique et fiscal.

 La comptabilité analytique d’exploitation tout en étant d’ordre


économique se fonde surtout sur des supports d’ordre technique
qu’ignore la comptabilité générale.

 La comptabilité analytique est plus « autonome ».


OBJECTIFS DE LA
COMPTABILITÉ ANALYTIQUE
La comptabilité analytique permet :

 De connaître les coûts des différentes fonctions ;


 D’évaluer certains éléments du bilan (stocks,
immobilisations…..) ;
 De calculer les coûts des produits ;
 D’établir des prévisions des charges et des produits.
CAUSES D’AUGMENTATION
DES COÛTS
Les cause d’augmentation des coûts sont d’ordre :

 Interne : diminution des rendements soit un problème de


productivité ;

 Externe : hausse des prix qui se traduisent par une augmentation


du montant des charges (hausse des salaires, des matières…..).
COÛTS VARIABLES ET
COÛTS FIXES
Parmi les charges qui entrent en compte dans le calcul des coûts, on
distingue deux
types de charges : les charges fixes et les charges variables.
1- Charges Fixes ou de structure :
Les charges sont celles dont le montant est indépendant du niveau
d’activité. Elles existent même en l’absence d’activité.
Un coût fixe est un coût constitué de charges dont le montant reste
constant quel que soit le niveau d’activité, pour une capacité ou une
structure donnée
 Exemples :
• La dotation aux amortissements
• le loyer
COÛTS VARIABLES ET
COÛTS FIXES
2- Charges variables :
Un coût variable est un coût constitué uniquement de charges dont le
montant varie en proportion directe de l’activité.
 Exemples :
• La consommation de matières premières ;
• les frais de transport ;
• les commissions versées aux représentants, etc.
EXEMPLE DE CHARGES PAR
NATURE
CHARGES DIRECTES ET
CHARGES INDIRECTES
Variables :
• matières premières entrant
dans le produit « p »
• Salaires à la pièce pour la
fabrication de « p »

CHARGES
DIRECTES
Fixes :
• Amortissement de la machine
servant à fabriquer « p »
• Salaire du contremaître chargé
de la fabrication de « p »
CHARGES DIRECTES ET
CHARGES INDIRECTES
Variables :
• Matières premières, consommables,
énergie consommés par l’atelier « A »
fabriquant plusieurs produits

Charges indirectes

Fixes :
• Salaire du chef d’atelier « A »
COÛT, MARGE ET RÉSULTAT
COÛT
Un coût est une somme de charges s’appliquant à un moyen
d’exploitation ou à un produit ou à un stade d’élaboration du produit ».
MARGE
Une marge est la différence entre un prix de vente et un coût.
RÉSULTAT
Un résultat est la différence entre un prix de vente et le coût complet
correspondant.
COÛT

Coût Prix Charges d’approvisionnement


d’achat = d’achat +correspondantes

Coût de Coût d’achat des Frais de production


production= Matières +correspondants
consommées

Coût de Coût de production Frais de


revient =Des produits vendus+ distribution
correspondants
MARGE

Marge brute ou
Commerciale =Prix de vente – coût d’achat

Marge sur coût


de production =
Prix de vente – coût de production

Marge sur coût


Prix de vente – coût variable
=
variable
DIRECT COSTING - PRINCIPE
DE BASE
 La méthode consiste à répartir entre les produits ou activités les seules
charges variables ;
 Pour dégager pour chaque produit une marge sur coût variable (M.C.V.).
Les charges fixes sont imputées sur la marge sur coût variable globale
(tous produits confondus), pour calculer le résultat global de l’entreprise.
 La méthode se propose de reclasser les charges incorporables en
fonction du critère de variabilité afin d’obtenir :

- des charges variables par produit, par commande ou par activité, qui
sont proportionnelles au niveau d’activité.
- des charges fixes ou de structure qui sont supposés fixes à court terme,
insensibles aux variations du niveau d’activité et qui ne sont pas
réparties sur les produits, les commandes ou les activités.
DIRECT COSTING - PRINCIPE
DE BASE
DIRECT COSTING - PRINCIPE
DE BASE
.. ..

Prix de Coût Charges


vente variable variables
(global) (global) (globales)
opérationnelles

Charges de
Marge structure globale

(globale) Résultat
.. sur coût …………………………. global
variable
DIRECT COSTING - PRINCIPE
DE BASE
… ………………………..
Ventes Coûts variables
A A
V
Marge sur A
E … Charges
N variables
Ventes Coûts variables B
T B
Marge sur B
E …
S Ventes ….
C Coût variables C Charges .
Somme de structure .
Marge sur C des marges .
… .
……………………….
DIRECT COSTING – EXEMPLE
D'APPLICATION
DIRECT COSTING – EXEMPLE
D'APPLICATION
SEUIL DE RENTABILITÉ :
DÉFINITIONS
 Le seuil de rentabilité est une information utilisée par plusieurs
dirigeants et s’avère très utile lors de l’élaboration d’un plan
d’affaires.
 Le point mort ou le seuil de rentabilité est le niveau d’activité
pour lequel le résultat est nul.
 Quand le point mort est exprimé en chiffre d’affaires, on parle de
chiffres d’affaires critique.
LE SEUIL DE RENTABILITÉ ET
POINT MORT :
Le seuil de rentabilité : c’est le chiffre d’affaires que l’entreprise doit faire :
 Pour couvrir l’intégralité de ses charges (variables et fixes)
 Et pour lequel elle ne dégage donc ni perte ni bénéfice.
 C’est donc le niveau de chiffre d’affaires pour lequel la MCV finance le
montant des charges fixes.
Il est calculé à partir du compte de résultat différentiel. Ce seuil de rentabilité
permet à l’entreprise de :

 Calculer le montant du CA à partir duquel l’activité est rentable


 Déterminer la date à laquelle l’activité devient rentable
 Apprécier le risque d’exploitation

Le point – mort : représente la date, dans le courant de la période, à laquelle


le seuil de rentabilité est atteint.
DÉTERMINATION DU SEUIL
DE RENTABILITÉ ET DU
POINT MORT:
La définition du point mort entraîne trois relation permettant de
connaître le seuil de rentabilité

Relation 1 : S* → CA = Charges variables + Charges fixes

Relation 2 : S* → Résultat = 0

Relation 3 : S* → Marge/coût variable = charges fixes


ILLUSTRATION :
Soit une entreprise dont l’activité est mesurée en Dhs de CA.
Durant une période déterminée,

 Le CA correspond à la vente de 10 000 articles à 100 DH chacun ;


 Les charges fixes se sont élevées à 250 000 ;
 Les charges variables se chiffrent à 600 000.

Quel est le chiffre d’affaires critique ?


CALCUL DU POINT MORT
Soit :
 CA : le chiffre d’affaires
 MCV : la marge sur coût
variable
 CF : les charges fixes
S* : le seuil de rentabilité
S* = (C.A/ MCV) *CF
Taux de marge = MCV/C.A S*= CF/ t
=t
1/ t = C.A / MCV
CALCUL DU POINT MORT A
POSTERIORI
L’entreprise GOLF DUNE, qui a vendu 200 000 articles d’un modèle unique, dispose
des renseignements suivants pour l’année écoulée (N):

Chiffre d’affaires : 5 000 000


 Charges variables d’approvisionnement 1 200 000
 Charges variables de production 1 800 000
 Charges variables de distribution 250 000
 Frais fixes 1 225 000

Travail à faire : calculer le point mort


CALCUL DU POINT MORT
PRÉVISIONNEL
GOLF DUNE pense vendre pendant l’année (N+1) à nouveau 200
000 articles.

Le prix de vente sera porté à 26 DH, le coût variable


d’approvisionnement et de production passera à 16.12 DH. Celui
de la distribution restera égal à 5% du chiffre d’affaires. Les frais
fixes devraient atteindre 1 287 000 DH.
POINT MORT DANS LES
ENTREPRISES SAISONNIÈRES
Supposons que l’entreprise GOLF DUNE ait une
activité saisonnière répartie de la façon suivante (en
% du CA annuel ) :

Compte tenu des conditions d’exploitation


inchangées, le seuil de rentabilité est toujours le
même.

Travail à faire :
On vous demande de déterminer la date ou le CA
critique sera atteint.
RENTABILITÉ, SÉCURITÉ ET
SEUIL DE RENTABILITÉ
la marge de sécurité (MS)

Elle se définit comme la différence entre le chiffre d’affaires annuel et le


chiffre d’affaires critique.
MS = CA – S*

Indice ou coefficient de sécurité (IS)

Cette marge est souvent rapportée au chiffre d’affaires annuel. On parle


d’indice de sécurité (IS).
IS = (CA-S*) / CA
DIRECT COSTING ÉVOLUÉ

La méthode consiste à affiner l’analyse des charges fixes en les reclassant :


 en charges fixes spécifiques ou propres à chaque produit, à chaque activité ou à
chaque commande. Ce sont les charges fixes directes.
 en charges fixes communes qui ne peuvent être réparties entre les produits, les
activités ou les commandes.
Elle permet de décider le maintien d’un produit en portefeuille de produits ou non
sur la base de sa marge sur charges fixes spécifiques ou sur la base de sa
contribution propre ou nette
LIMITES DE LA MÉTHODE DU
DIRECT COSTING (COÛTS PARTIELS)
Les coûts variables comprennent l’ensemble des charges variables
directes et indirectes.
Le modèle repose sur une hypothèse fondamentale, à savoir que les
coûts variables sont exactement proportionnels aux quantités
fabriquées. Ces derniers sont d’ailleurs également appelés pour cette
raison, coûts proportionnels.
L’hypothèse de proportionnalité est acceptable sous les conditions
suivantes, qui posent autant de limites au modèle :
- les tarifs des fournisseurs de matières premières et autres fournitures
sont censés varier proportionnellement aux quantités. En réalité, on se
doute que cela n’est guère vrai, car les fournisseurs proposent
généralement des tarifs dégressifs ;
- les frais d’approvisionnement sont également censés être
proportionnels en fonction des quantités transportées. Mais, il est rare,
là aussi, que ne soient pas accordés des tarifs dégressifs ;
la variabilité des charges peut dépendre quelquefois, autant du
LIMITES DE LA MÉTHODE DU
DIRECT COSTING (COÛTS PARTIELS)
- enfin, on suppose nuls les stocks en raison d’une part, des variations
possibles de valeur d’une période à l’autre et d’autre part, du problème
posé par l’existence de produits non encore vendus : toutes les
quantités produites ou achetées sont donc censées être vendues. A ces
diverses conditions, qui concernent uniquement les coûts variables, on
peut en ajouter deux autres :
- la première tient au fait que les tarifs de vente aux clients ne sont
pas, eux non plus, fixes à l’unité. De fait, si l’entreprise ne vend pas
exclusivement au détail et sans distinction à l’égard de ses clients, elle
sera elle aussi, amenée à pratiquer des tarifs dégressifs. Ceci modifiera
par conséquent son chiffre d’affaires et par là même les conditions de
calcul de son seuil de rentabilité ;
- la seconde remarque porte sur les frais fixes. Outre que ces derniers
ne sont pas forcément fixes en raison des variations de coût toujours
possibles dans l’absolu, ils évoluent généralement par paliers. Aussi,
lorsque l’on franchit un certain seuil de chiffre d’affaires, on peut
s’attendre pour une quantité donnée de produits fabriqués, à passer à

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