UNIVERSITÉ TECHNIQUE M’SIRI 1
FACULTÉ DES SCIENCES
INFORMATIQUES
COURS DE
TÉLÉCOMMUNICATIONS 2
BAC 2 Informatique
0
OBJECTIF GENERAL.
Concevoir et dimensionner un système de
télécommunications en présence du bruit et
en fonction de l’intensité du trafic
PLAN DU COURS
SECTION I RAPPELS SUR LES PRINCIPES
FONDAMENTAUX DE TÉLÉCOMMUNICATIONS
SECTION II. SIGNAL ET BRUIT EN
TÉLÉCOMMUNICATIONS
SECTION III SYSTÈME D’ ÉMISSION, DE TRANSMISSION
ET DE RÉCEPTION
SECTION IV. DESCRIPTION ET DIMENSIONNEMENT DES
SYSTEMES DE TELECOMMUNICATIONS
SYSTÈME PAR FAISCEAUX HERTZIENS
SYSTÈME PAR SATELLITES
SYSTÈME PAR FIBRE OPTIQUE
SYSTÈME MOBILE
SECTION 1
RAPPELS SUR LES PRINCIPES
FONDAMENTAUX DES
TÉLÉCOMMUNICATIONS
A. PROBLÉMATIQUE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS ?
Comment acheminer les informations entre deux
points quelconques de manière fidèle et fiable en
présence de perturbations ?
Þ Fidélité(sans perte ni altération: Transparence):
Intelligibilité en téléphonie, conformité d’images en TV et
pureté musicale en transmission de musique
Þ Fiabilité: service disponible en toute circonstance
circonstance (en dépit des pannes partielles,
imprévisibles et inévitables)?
Þ DISPONIBILITÉ D
L'indisponibilité est I = 1 – D
MTBF(Mean Time Between Failure)
= valeur moyenne de temps entre 2 défaillances consécutives
Pour un organe doublé on a:
La disponibilité devient :
MTTR((Mean Time To Repair)
= temps moyen pour réparer le système
Pour rendre un système plus efficace et disponible, on peut
jouer sur deux valeurs :
1. augmenter la MTBF
- composants réseaux plus onéreux: haute fiabilité
- Systèmes redondants ou Structure avec duplication de
systèmes
2. diminuer les temps d’indisponibilité la maintenance qui
devient plus coûteuse.
NB Le coût est compensé par des frais d’exploitation réduits:
moins de pannes, donc moins de réparation
Exigences de fiabilité pour un réseau de télécoms
on peut évaluer une panne selon deux critères :
1° Gravité
= perte relative de qualité de service ressentie par
les usagers touchés
Exemple:100% = à une interruption totale de
service
2° Etendue
= proportion des usagers touchés
Exemple: 0% représente le cas limite d’un seul
usager concerné, alors que 100% représente une
perte de qualité de service sensible à tous les
usagers).
La probabilité tolérable pour l’apparition d’une panne
dépend de sa gravité et de son étendue.
NB. En particulier, la panne totale d’un système ou d’un
réseau, qui prive tous les usagers (étendue de 100%) de
tout service (gravité de 100%), doit rester un événement
extrêmement improbable.
ordre de grandeur réaliste exigé pour fiabilité des
réseaux publics de télécommunications(ISO):
- durée cumulée des pannes totales du système:
à 2 heures pendant une durée d’exploitation de 30 ans.
Taux de défaillance (t)
Estimateur de la fiabilité(en pannes/heure)
Vie d’un équipement en 3 phases: « courbe en baignoire »
(Informatique)
B.TÉLÉCOMMUNICATIONS ?
0
FIBRE OPTIQUE
C. OBJECTIF DES TÉLÉCOMMUNICATIONS ?
1
Ensemble des moyens techniques nécessaires à
3 4 2
l’acheminement fidèle et fiable d’informations entre
5 6
deux points quelconques, à une distance
7
quelconque, avec des coûts raisonnables
INFORMATION ET SERVICE
,Visioconférence, vidéoconférence
Triangle de partenariat des services de télécoms
Différentes relations entre ces trois partenaires
[Link] des charges
[Link]
[Link]
[Link]
[Link] de commande
[Link]
Fabricant :
conçoit, développe, produit et vend les équipements
nécessaires à la réalisation du service.
Exemple : SAMSUNG, ALCATEL, MOTOROLA, ERICSSON,
SAGEM, SIEMENS, NOKIA, ZTE, HUAWEI,etc…
Exploitant(opérateur) :
planifie, spécifie et installe le réseau, puis veille à son bon
fonctionnement et à une saine gestion du service (VODACOM,
AIRTEL, ORANGE, AFRICELL,MICROCOM
Usagers ou consommateurs de service :
clients exigeants mais inconscients des difficultés
techniques. Ils sont abonnés au réseau de l’opérateur de
télécommunications.
D. BRANCHES EN TÉLÉCOMMUNICATIONS ?
2
1
1.
1 TRANSMISSION
transport des signaux vecteurs d’informations d’un point à
un autre :
Þ Problématique: Comment transmettre des signaux
vecteurs d’informations d’un point à un autre en présence du
bruit?.
contraintes temporelles, techniques de transmission et
supports de transmission
contraintes temporelles délai d’acheminement de
l’information entre deux entités communicantes
Vitesse de propagation d’un signal
NB Le signal se propage sur une voie de transmission à la
vitesse V:
-de la lumière (Célérité c): 3.108 m/s dans le vide (espace
libre; air) et pratiquement la même valeur dans une fibre
optique.
-2.108 m/s (2/3 c) environ dans des voies filaires
métalliques(UTP, FTP, STP,…)
- V = c/n avec n: indice de réfraction
V est fonction de la nature du milieu (n) dans lequel le signal
se propage.
- n=1 dans l’air (vide) et n de la fibre optique proche de 1.
Retards de commutation
temps de traitement par les systèmes d’interconnexion:
routeurs, commutateurs
Débit
vitesse physique de transmission de signaux élémentaires ou
moments dans le temps
Débit= Quantité d’information / temps (en bits/sec)
Application
Déterminer le délai total d’acheminement d’une information
de 2 Mo(Mégaoctets) entre deux points A et B transmise à 80
Mo/s sur une liaison satellitaire en orbite GEO sachant que le
retard dû au routage est de 2 ms(millisecondes).
GÉOSTATIONNAIRE
36.000 Km
Solution
NB un satellite en orbite géostationnaire GEO se trouve à 36.
000 Km de la terre
Délai total d’acheminement =
Délai transmission + délai propagation + retards
Délai transmission = 2 Mo/80Mo/s = 0,025 s = 25 ms
Délai propagation= 72.000 Km/300.000 Km/s = 0,24 s =
240 ms
Délai total d’acheminement =
Délai transmission + délai propagation + retards
= 25 ms + 240 ms + 2 ms
= 267 ms
Techniques de transmission :
Amplification des signaux
Augmenter la puissance du signal sans modifier sa fréquence.
x(t): signal d'entrée; y(t): signal d'entré amplifié en sortie
a: facteur d'amplification(Av, Ai, Ap: Gain G)
P1 P2
(P2<P1): Affaiblissement et (P2P1): Amplification
- Modulation et changement de fréquence:
moyen permettant d’adapter un signal aux caractéristiques
fréquentielles d’une voie de transmission.
- Démodulation :
transformer les informations contenues dans le signal reçu en
informations basse fréquence utilisables.
- filtrage :
élimination de certaines composantes indésirables(bruit) afin
de mettre en évidence l’information utile contenue dans le
signal.
FILTRE
SIGNAL BRUITE SIGNAL UTILE
Supports de transmission
Milieu physique de transmission de l’information:
air(vide),UTP, câble coaxial, fibre optique, guide d’ondes,
lignes planaires, antennes,…
Il constitue le lien entre l’Emetteur et le Récepteur
PAIRES TORSADÉES
CÂBLE COAXIAL
FIBRE OPTIQUE
GUIDE D’ONDES
ANTENNES
Dipôles verticaux d’un émetteur FM
Antenne parabolique
2.
2 COMMUTATION
Aiguillage de l’information sur base de l’adresse de
destinataire
MODE CIRCUIT
Problématique: Comment mettre en relation,
conformément à leurs ordres, deux usagers quelconques?
Un nombre d’organes (circuits, m ressources) nécessaires
et conformes au trafic .
BANDE PASSANTE
La bande passante est affectée en permanence à un utilisateur,
(bande passante fixée par le réseau)
ÉLÉMENTS DE DIMENSIONNEMENT
Planification du réseau
La mesure du trafic doit se faire pendant l’heure chargée (l'heure
pendant laquelle le volume de trafic est le plus important) pour
déterminer le nombre d'organes nécessaire pour acheminer
l'ensemble des communications avec un taux de qualité fixé.
Trafic: appropriation du support pendant une unité de temps
TRAFIC
Intensité de trafic ou charge du trafic ou trafic A
A s’exprime en ERLANG E
A= λ θ (Erlang E)
λ appels par unité de temps avec une durée moyenne des
communications de θ.
A sur une ligne représente le taux de connexion (= temps
d’appropriation de l’organe par unité de temps).
Le trafic offert par un ensemble d'abonnés ayant chacun un
trafic Ai est égal à A =Σ Ai.
Signification de E
• 1 E: occupation permanente d’un organe pendant 1 heure, ou
occupation effective de 2 organes à 50 % (1/2 heure chacun)
pendant la même période.
• 10E = occupation de 10 équipements pendant une heure
d’observation ou occupation de 20 équipements pendant ½
heure.
Autres unités
• Communication minute (CM) : 1 E = 60 CM;
• Conversation – Heure CH (France) : 1 E = 1 CH;
• Centaine de Seconde de Conversation (CCS) : 1 E = 36 CCS
et 1CCS=100/3600=1/36 E;
• Trafic Unit TU (Grande Bretagne) : 1TU = 1 E
Conversion E vers Mo/Heure
1 E = 64 Kbps*3600 sec*1 octet/8 bits= 28,8 Mo/heure
Kbps vers E
- 1 Kbps = 1 E/3600*8/64= 0,0000347 E
Classification des abonnés
• Abonné résidentiel (monsieur tout le monde): A = 0,03 à 0,07 E
• Abonné professionnel (PME, cabine publique ...): A = 0,2 à 0,7
E
• Abonné affaire (lignes groupées, grandes entreprises) A > 0,7 E
Accès des réseaux télécoms: nombre de canaux
• Accès de base S0 (2B+D): 144 kbits/s subdivisé en trois sous-
débits
2 canaux dénommés B (B1 et B2) de 64 kbits/s chacun: 2
liaisons téléphoniques numériques commutées indépendantes ou
pouvant être utilisées pour différents services numériques.
Un canal dénommé D de 16 kbits/s destiné à la signalisation
(SS7) et à la transmission de données.
• Accès primaire S2 (30B+D) – Niveau E1
30 canaux B de débit 64 kbit/s et un canal D de débit 64
kbit/s est principalement destiné aux flux de débits élevés.
NB Le multiplexage successif des trames permet d'obtenir de
hauts débits
Probabilité de rejet (perte, échec ou blocage) Pr
C'est le rapport du nombre d'appels rejetés ar au nombre de
tentatives d'appels offerts a dans un intervalle de temps donné
(temps d'observation).
Pr = ar/a
Abaque d’Erlang
Pour faire le calcul de dimensionnement, 3 paramètres
interviennent :
1) A : trafic en Erlang (charge téléphonique)
2) Pr : probabilité de rejet ou de perte (GoS) ou facteur de
blocage par suite d’encombrement ou autre
3) N : nombre de circuits nécessaires (ressources à disponibiliser)
Pr=
NB Cette formule permet d’établir un abaque de
dimensionnement: abaque d’Erlang.
Exemple 1
Donner le nombre de circuits nécessaires pour transporter
avec un taux d’échec de 1 % le trafic de 1000 abonnés
ayant un trafic 0.07E chacun
Trafic Offert Ao : 1000 x 0.07 = 70 E
• Exemple 2
Donner le nombre de circuits nécessaires pour transporter avec un
taux d’échec de 1 % le trafic de 900 abonnés qui utilisent leur
téléphone une fois par heure avec une durée moyenne de 5 minutes
par appel.
• Exemple N°3
Donner le nombre de circuits nécessaires pour transporter avec
un taux d’échec de 0,1 % le trafic de 600 abonnés qui utilisent
leurs téléphones deux fois par heure avec une durée moyenne
de 3 minutes par appel
• TRAVAIL DIRIGE N°2
Donner le nombre de circuits nécessaires pour transporter avec
un taux d’échec de 0,01 % le trafic de 300 abonnés qui utilisent
leurs téléphones deux fois par heure avec une durée moyenne
de 2 minutes par appel
MODE PAQUET
Il y a écart de débit entre les systèmes locaux et les liens
d’interconnexion L’organe d’interconnexion du système de
transmission (routeur, modem...) constitue un goulot
d’étranglement. Conséquences: les messages ne seront pas
transmis instantanément, ils seront placés dans une file
d’attente (queue) avant d’être traités par le système de
transmission
PROBLÉMATIQUE
Le problème consiste à calculer le temps de queue
BANDE PASSANTE
pas de ressource affectée, la bande passante est partagée.
pas de relation directe entre le débit de la source et celui du
réseau, le mode de transfert est dit asynchrone.
Ce type de réseau est sensible à la congestion.
TEMPS DE RÉPONSE ET FILES D’ATTENTE
calcul de temps de réponse Tr du système pour un message
= temps d’attente de l’opérateur entre le moment où il valide
une requête et celui où la réponse est affectée.
Tr = Tp + Ttr +Tt + Tq
Tp: temps de propagation sur le support
Ttr: temps de traitement par les systèmes d’interconnexion
Tt: temps de transmission
Tq: temps de queue ou de séjour dans les systèmes.
Système à délai (attente) : Modèle d’Erlang à attente(Modèle C)
Dans ce modèle, les appels excédentaires sont mémorisés dans
une queue (fil d'attente) jusqu'à la libération d'une ressource
(cas des calculateurs de commande, routeurs).
Dans le modèle d’Erlang C, la probabilité Pa de mise en attente
est donnée par la relation :
m ou N: nombre d’organes de traitement
E ou A: trafic offert
Pa: probabilité de mise en attente
k places: taille de la file d’attente
E. SYSTÈMES DE TÉLÉCOMS
5
1
4
2
3
F. TYPES DE CONFIGURATION DES LIAISONS
Simplex
L'une des stations émet et l'autre reçoit. La communication est
donc unidirectionnelle pure.
-Exemple :
station émettrice terrestre/satellite vers un poste de
télévision ou de radio,
la télécommande du poste téléviseur ou
liaison souris - ordinateur.
Semi-duplex (half duplex ou alternatif)
La communication est unidirectionnelle, mais le sens de
transmission change alternativement : une station émet,
l'autre reçoit ; puis c'est la station réceptrice qui devient
émettrice et réciproquement ; etc...
- Exemple : walkie-talkie.
Full duplex
Les deux stations peuvent émettre et recevoir simultanément.
La communication est bidirectionnelle
- Exemple :
Réseau téléphonique filaire
Réseaux téléphoniques mobiles.
G. STANDARDISATION
1. NÉCESSITÉ D’UNE COORDINATION
a. Sur le plan international
Il faut s’entendre de part et d’autre des frontières nationales
sur un certain nombre de points fondamentaux pour garantir la
qualité de service
Sur le plan national
Une standardisation stricte du réseau et des équipements
est absolument nécessaire pour :
-Garantir la compatibilité des éléments de systèmes
provenant de fournisseurs différents ;
-Assurer la même qualité de service minimale à tous les
usagers ;
-Respecter les conventions internationales.
SECTION 2
SIGNAL ET BRUIT DANS UN SYSTÈME DE
TÉLÉCOMMUNICATIONS
Bruit externe: une foudre
REMARQUES IMPORTANTES
1. En Télécommunications, on transmet une information
(voix, musique, images, vidéo, données…) sous forme d’un
signal de l’ Émetteur à un Récepteur situé à distance.
Je pense à toi !!!(signal)
Quelles bonnes nouvelles?
(Signal)
Signal: électrique, lumineux ou électromagnétique
2. Un signal sans bruit n’existe pas.
Þ Si s(t): signal utile, n(t): bruit rapporté
Þ le signal transporté x(t) est la somme du signal utile s(t), et
du bruit rapporté n(t).
3. Le bruit dépend de l’intérêt de l’utilisateur.
NB Les notions de signal et bruit sont très relatives
- Ir en télécoms par satellite: le signal d’une source
astrophysique (soleil, astres,…) est un bruit.
- Astronome (qui s’intéresse à la source astrophysique): le
signal du satellite est un bruit
SIGNAL
DÉFINITION
Entité (courant électrique, onde lumineuse, onde
électromagnétique) engendrée par un phénomène physique et
véhiculant une information (musique, parole, son, image,
température).
C’est donc la représentation physique de l’information
Selon la grandeur physique, trois types d’ondes sont utilisées:
ondes électriques (câbles, fils, ...),
ondes radio (faisceau hertzien, satellite),
ondes lumineuses (fibres optiques, infrarouge).
CARACTÉRISATION D’UN SIGNAL s(t)
Le signal est caractérisé par :
- son amplitude A (niveau en puissance ou en tension),
- Sa fréquence f et
- Sa phase φ
T= t2-t1
f=1/T avec T= t2-t1
= le nombre de fois qu'un signal va se répéter par seconde.
C’est la vitesse de répétition d’un signal
NB En numérique, c’est la rapidité de modulation R(en
Bauds) .
= c/f= c.T
VISUALISATION DU SIGNAL
1. Aspect temporel du signal: OSCILLOSCOPE
2. Aspect fréquentiel du signal: ANALYSEUR DE
SPECTRE
CLASSIFICATION GÉNÉRALE DES SIGNAUX
1. Classification temporelle ou phénoménologique
La nature de l’évolution du signal en fonction du temps
a. Signal certain ou déterministe
Þ Le signal est connu pour tout instant t et obéit à une loi f(t)
b. Signal aléatoire (probabiliste ou stochastique) :
Les valeurs qu’il prend sont imprévisibles.
Il obéit à une loi statistique en utilisant des outils
probabilistes.
NB La plupart des signaux sont aléatoires car ils sont souvent
bruités ou leur position sur l’axe des temps est inconnue.
2. Classification morphologique
4 classes des signaux:
SIGNAUX PHYSIQUES USUELS
1. SIGNAL AUDIO: SONS ET AUDITION
Caractéristiques principales de l’audition humaine
• Spectre sonore audible
- Les fréquences centrales normalisées du spectre audible sont :
2. SIGNAL DE TÉLÉVISION
un mélange du signal vidéo et du signal audio : signal
composite une bande de 8 [MHz] par signal vidéo .
- Le signal vidéo comporte:
des informations visuelles, exprimées pour une image sous la
forme de trois couleurs fondamentales(RVB) pour tout point de
l’espace,
et une information temporelle née du mouvement des objets.
• Constitution des informations visuelles
Luminance (Y): visualisation Noir et Blanc d’un signal couleur
Chrominance (C): informations sur la couleur (RVB)
Y et C sont liées comme suit:
Y = 0,30.R + 0,59.V + 0,11.B
avec 0 pour le noir et 1 pour le blanc.
• Signaux transmis et reçus
(2) et (3): signaux de différences couleur
(1): signal de luminance
• Pourquoi ne pas avoir choisi
Amplitude du signal V importante: 59% du signal Y.
La différence Dv = V-Y faible
Þ signal le plus susceptible d'être perturbé(plus sensible aux
bruits de transmission).
NB L’information de couleur verte (V) Dv sera calculée par le
récepteur.
3. DONNÉES
Code DCB
Code « plus 3 »
Code cyclique (code de Gray)
Þ Code alphanumérique: des caractères alphabétiques, des
chiffres et des caractères de ponctuation ou de contrôle( Code
ASCII : American Standard Code for Information Interchange)
NIVEAUX DES SIGNAUX
Quelques valeurs courantes:
Détermination du niveau d’un signal LX
C’est la valeur du signal en un point quelconque par rapport à
une référence
Niveau en puissance
Px : puissance du signal en un point x et Préf : puissance prise
comme référence
Niveau en tension
Ux : Tension du signal en x
Uréf : Tension de référence
Deux catégories de niveaux
1. NIVEAU ABSOLU D’UN SIGNAL
Niveau mesuré par rapport à une référence connue
(1W,1mW, 1V,…).
- Lx(réf 1mW) en BF et HF
Lx (re 1V)= 20 log Ux /1 V (dBV)
Exemple: Lx (re 1V) = 0 dBV correspond à Ux= 1V
Exemples:
1. Px = 2W
P (dBm) = 10 log 2W/1mW = 33 dBm c’est-à-dire une
puissance de sortie de 33 dBm signifie 2W de puissance à la
sortie.
2. Quelle est la puissance en dBm, en mW et en W générée par
l’antenne 1 et 2 ?
3. Déterminez la puissance de sortie en dBm de l’amplificateur
d’antenne TV représenté ci-dessous sachant les deux filtres
utilisés ont respectivement une perte de 3dB et de 6dB.
2. NIVEAU RELATIF D’UN SIGNAL NR
= Rapport entre le niveau d’un signal pris sur un point
quelconque de la ligne et un signal pris comme origine de la
ligne.
NB le niveau relatif est toujours nul par définition au point à
l’origine.
Exemple:
Soit le niveau absolu d’entrée L1 de -23 dBm d’un système de
télécommunications, quel est le niveau relatif correspondant?
NP au point 1(L1): - 23dBm
NrP au point 1(L1): 0 dBr
PLAN DE NIVEAU OU HYPSOGRAMME
Þ visualiser d’un seul regard l’évolution de la puissance
d’un signal lors de son trajet sur un canal physique.
Þ donner le niveau absolu ou relatif en tout point d’un
système.
Þ Reporter toutes les baisses (affaiblissements) et les
hausses de niveau (gains) intervenant au cours de la
transmission sur les lignes, les trajets par ondes et dans
les amplificateurs.
Exemple 1 :
Soit un hypsogramme relatif à une ligne de transmission
dont l’affaiblissement vaut 6 dB par kilomètre et munie de
deux amplificateurs de gain identique égal à 35 dB situés à
5 et 13 km du début de la ligne. Le niveau absolu d’entrée
L1 est de -12 dBm. Déterminer le niveau de sortie L2
(niveau absolu et niveau relatif).
Exemple 2: Hypsogramme d’un système de télécoms par
satellite
Equation des télécommunications ou de FRIIS
L’équation des télécommunications :
En dBm
Echelle linéaire
Bilan de puissance sur un canal de transmission
• Exemple
On peut considérer d’autres atténuations
BRUIT
DÉFINITION
Phénomène perturbateur gênant la perception ou
l’interprétation d’un signal.
C’est un signal aléatoire superposé au signal utile
AMPLITUDE DU SIGNAL ET SEUIL DE BRUIT
Tout signal de fréquence F dont l’amplitude est inférieure ou
égale à celle du bruit, ou sous le seuil de bruit, à la fréquence F
ne pourra être différencié du bruit par un dispositif
électronique de réception
NATURE DES BRUITS
1. Bruits d’origine interne
bruits des équipements électroniques: bruit
provoqué par les éléments mêmes constituant le système de
transmission.
Il est essentiellement thermique et dépend de la
température (en Kelvin) et la bande passante (en Hertz) des
filtres de bruit considérés.
Ce bruit est déterminé par relation de Boltzmann :
La puissance de bruit N dans une bande de fréquence B est:
Bruit d’un circuit actif et facteur de bruit
- Les circuits actifs sont constitués de nombreux éléments
capables de générer du bruit (transistors, diodes…).
- Ainsi, les amplificateurs introduisent une part non
négligeable de bruit dans les récepteurs.
Modèle équivalent de bruit :
- On caractérise le bruit interne d’un système électronique par
le facteur de bruit ou Noise Figure NF.
- NF est égal au rapport entre la puissance de bruit mesuré en
sortie sur la puissance de bruit mesuré en entrée d’un
système électronique.
- NF indique donc la quantité de bruit ajouté par le système
électronique.
Plusieurs systèmes électroniques cascadés,
- NF du système complet dépend des facteurs de bruit NFi de
tous les éléments et de leurs gains Gi.
- Il peut se calculer à partir de la relation de Friis
Applications:
Un amplificateur A2, non performant, a un gain de 30 dB
et un facteur de bruit de 6 dB, il est précédé par un ampli
de gain 20 dB et facteur de bruit de 1 dB. Déterminer le
facteur de bruit global pour les 2 amplificateurs.
Si le gain de l’étage d’entrée vaut 10 dB, que vaut le facteur de
bruit global des deux étages en cascade?
pour diminuer la puissance du bruit thermique: 3 moyens
directs
1. Réduire la température T
• usage de systèmes de refroidissement: ventilateurs, etc…
2. amplificateurs faible bruit (LNA – Low Noise Amplifier).
Tête de réception pour télévision satellite: Low Noise Bloc LNB
- un amplificateur faible bruit LNA (Low Noise Amplifier) et
- un LNC (Low Noise Converter) qui abaisse la fréquence de
réception du signal (entre 10,7 et 12,75GHz) à des valeurs
comprises entre 1 et 2 GHz.
NB A cette fréquence les atténuations dans le câble de liaison sont
moins importantes.
Quelques exemples de facteurs de bruit
Amplificateur fonctionnant dans la gamme 400 -500 MHz :
amplification importante :G 20 dB
facteur de bruit le plus faible possible:
NF 0,95 dB
Tête de réception pour télévision satellite: Low Noise Bloc LNB
3. Réduire le bande de fréquence B.
usage de filtre adapté: un filtre est un circuit électronique
qui a pour but d’éliminer ou affaiblir des fréquences
parasites indésirables
NB Au cours de la phase de conception, il faudra donc opter
pour un compromis entre performance et largeur de bande
Þ Moyens indirects pour diminuer la puissance N du bruit dans
une transmission :
• Les taux de modulations élevés en transmission analogique
• Numérisation des signaux
• codages détecteurs et correcteurs d’erreurs
2. Bruits d’origine externe au système:
Þ Les parasites qui provoquent des perturbations
électromagnétiques EM: étincelles, alimentation à découpage,
onduleurs, moteurs électriques ou à combustibles, lignes
d’alimentations, lignes de transport d’énergie,foudre, soleil,
rayons cosmiques, émetteurs radio, TV ou radar, fours micro-
ondes éclairage fluorescent, soudure à l’arc, système
d’allumage de moteur automobile, ouvertures et fermetures
de contacts électromagnétiques ou statiques.
La perturbation se fait de deux manières:
a) par conduction sur les fils (alimentation électrique,
téléphonique, câble d’antennes…)
b) par rayonnement électromagnétique
Determination de la puissance du bruit externe
électromagnétique ambiant
Les sources de bruit externe sont multiples: Bruit de la
foudre, Bruit galactique, Bruit atmosphérique,Bruit lié à
l'activité humaine.
Determination de la puissance du bruit externe
électromagnétique ambiant
Les sources de bruit externe sont multiples: Bruit de la
foudre, Bruit galactique, Bruit atmosphérique,Bruit lié à
l'activité humaine.
On peut modéliser ce bruit par Pn : puissance de bruit
disponible en sortie d'une antenne isotrope connectée à un
récepteur.
- La recommandation définit le facteur de bruit externe fa (ou
Fa si on l'exprime en dB) .
- Il s'agit d'un terme équivalent au facteur de bruit d'un
récepteur électronique.
- Il traduit l'augmentation du niveau de bruit lié aux sources de
bruit externe. Il est défini comme l'élévation du niveau de
bruit par rapport au seuil de bruit thermique kTB.
Le traitement peut être:
• Les anneaux de ferrite sur les câbles métalliques
• Les éclateurs (parafoudre) sur les descentes d’antenne
• Le blindage métallique des équipements ou des locaux
ÉVALUATION DE LA QUALITÉ D’UN SIGNAL
Transmission Analogique: S/N ou SNR (Rapport Signal à
Noise)
Þ SNR ou S/N: rapport minimum à respecter entre Ps sur PN
afin de garantir une réception de qualité du signal.
Þ Exemples de S/N: Qualité du Signal audio pour l’oreille
humaine
Þ S/N = 30 dB : le signal est 1000 fois plus puissant que le
Bruit(Noise)
Þ Plus grand est le SNR (Signal Noise Ratio), meilleure est la
qualité du signal, plus grande est son intelligibilité
Þ Rapport Signal à Bruit global: S/I
• Bruit global
1. Bruit intrinsèque: Bruit thermique N
2. Signaux interférents: provenant des autres émetteurs I
Transmission numérique : TEB ou Eb/No
La principale contrainte d’une communication numérique est le
taux d’erreur binaire: TEB ou BER (Bit Error Rate)
TEB (Taux d’erreur binaire) ou BER (Bit Error Rate)
Eb/No
-Eb: Énergie transportée par bit(en W.s/bit)
-No: Densité spectrale de Bruit(en W/Hz)
la dégradation d’un signal numérique dépend du rapport
entre l’énergie transportée par un bit Eb et celle du bruit No
En combinant les 2 équations ci-dessus, on relie le rapport S/N et
le rapport Eb/No par l’équation suivante :
Þ Avec la présence des signaux interférents: Eb/Io
Avec Io: densité spectrale de bruit intrinsèque No augmentée
de la densité spectrale de puissance des signaux interférents.
On peut lier TEB ou BER au rapport Eb/No
fixer une contrainte en termes de TEB revient à fixer
une contrainte sur le rapport Eb/No..
SECTION 3
SYSTÈME D’Émission, de transmission et de
réception
A. ARCHITECTURE DÉTAILLÉE D’UN SYSTÈME DE
TÉLÉCOMMUNICATIONS
Exemple: Schéma bloc d’un Téléphone cellulaire
B. SYSTÈME D’ ÉMISSION ÉMETTEUR
créer ou d’´élaborer le signal afin d’y incorporer
l’information
2 fonctions principales d’un émetteur
1) engendrer un signal électrique S(t): signal émis( en bande
de base ou sur fréquence porteuse).
2) transformer le signal S(t) par un traitement adéquat pour
l’adapter au milieu physique dans lequel il va se propager:
Traitement en bande de base: Numérisation, compression et
codage canal
filtrage passe-bas
Modulation
Amplification
Filtrage passe-bande
transformation d’un signal électrique en signal
électromagnétique (a l’aide de dispositifs tels que les
antennes) ou lumineux( DEL ou DL)
1. TRANSDUCTEURS A L’EMISSION
Þ Un transducteur est un Dispositif capable de transformer
une grandeur physique à une autre pour une bonne
exploitation.
Microphone
Capter les ondes sonores et les transformer en un signal
électrique appelé signal audio
caméra couleur
Conversion des rayons lumineux réfléchis d’une scène en un
signal électrique (Luminance Y et chrominance RVB).
NB ces signaux sont numérisés dans une caméra numérique.
2. TRAITEMENT BANDE DE BASE
1. NUMÉRISATION OU CAN (Convertisseur Analogique
Numérique)
Intérêt du numérique
Vulnérabilité moindre du signal numérique aux
perturbations extérieures par rapport à un signal
analogique
il est plus difficile d’entraîner la modification d’un bit dans un
signal numérique que de perturber sérieusement un signal
analogique de quelques dizaines de millivolts.
Faible taux d’erreurs en numérique TEB/BER
-analogique : amplificateurs pour compenser les
affaiblissements ) amplification également du bruit et des
distorsions + effet cumulatif
-Numérique: répéteurs qui identifient le signal (détectent la
séquence de bits 0/1), le régénèrent et le réémettent pas
d’ajout de bruit, pas d’effet cumulatif régénération du
signal meilleure qualité de transmission
Possibilité de manipulation d’un signal numérique et de
le soumettre à différents traitements (image, son,
vidéo….).
-Compression des données pour améliorer le débit
d’information CODEUR DE SOURCE
- Codages détecteurs et/ou correcteurs d’erreur : rendre le
signal plus robuste aux perturbations extérieures (bruit)
CODEUR DE CANAL
Meilleur interfaçage avec les données issues d’un
ordinateur ou tout autre système informatique
Meilleur usage de la bande de fréquences
une optimisation de l'exploitation de la bande des fréquences
grâce à une amélioration de l'efficacité spectrale
- compare la bande passante B de la représentation analogique
du signal d’information numérique au débit D véhiculé dans ce
canal.
- est le flux binaire par Hz
D = débit binaire et B = largeur de
bande d'un canal.
Exemple: TV analogique (MALAIKA, MWANGAZA,…) vers la TV
numérique (RTNC Kin, France 24, …)
Canal pour signal analogique PAL(NTSC, SECAM): largeur de
bande de 8 MHz
TV numérique PAL (NTSC, SECAM) de qualité: 5 Mb/s
Avec une efficacité spectrale de 6 b/s/Hz un canal de 8
MHz offre un débit de 48 Mb/s
Grâce au numérique: 48 Mb/s: 5 Mb/s= 9,6 ~ 10 signaux de
TV numérique (10 chaines) au lieu de 1 chaine de TV
analogique.
Architecture de la numérisation de l’information
L’amplificateur (pré-ampli BF)
Il redonne au signal physique un niveau de tension suffisant
pour le convertisseur analogique-numérique (CAN).
Le filtre (ou filtre anti-repliement)
Il doit permettre un échantillonnage dans le respect du
théorème de Shannon.
L’échantillonneur
Il ne garde du signal initial qu’une série de valeurs discrètes.
Réalisation d’un échantillonneur
un INTERRUPTEUR COMMANDÉ par un signal d’horloge
cadencé à la fréquence Fe.
Un condensateur, placé entre deux amplis suiveurs, est
chargé à la valeur d’un échantillon lorsque l’interrupteur
électronique est fermé (phase d’échantillonnage).
Il conserve la tension de charge lorsque l’interrupteur est
ouvert entre deux prélèvements (phase de blocage)
Quelques applications
Exemple des lignes téléphoniques numériques
Cas des cartes de numérisation du son
Autres applications
Le quantificateur
Il permet une quantification des valeurs échantillonnées sur
une échelle adaptée.
associer une valeur d’amplitude à chaque échantillon
NB l’amplitude de l’échelle de quantification doit être
suffisante pour reproduire la dynamique du signal (différence
d’amplitude entre la valeur la plus faible et la valeur la plus
forte) ;
Principe
On code les valeurs du signal échantillonné S(t) par des
valeurs discrètes fixées a priori. Ces valeurs de tension sont
ensuite représentées sous forme binaire.
Calcul du débit associé à un signal
En multipliant le nombre de bits nécessaires à coder l’amplitude
par Fe, on obtient le débit associé à un signal en bits/seconde
n = nombre de bits n sous lequel est quantifiée la valeur
échantillonnée
codage et le traitement numérique
Ils donnent une chaîne d’éléments binaires conforme à la
transmission.
transformer la valeur numérique de l’amplitude en valeur
binaire càd la transformation des différentes valeurs quantifiées
en langage binaire.
Exemple:
-Complément à 2: nombres signés négatifs
-DCB: Décimal Codé Binaire
-Code « plus 3 »
-Code ASCII
-Code Gray
CODAGE ET NUMÉRISATION DU SIGNAL VIDEO
signal de luminance Y(t) échantillonné à 13,5 MHz (Fmax =
6,75 MHz)
signaux de chrominance Cr(t) et Cb(t) échantillonnés à 6,75
MHz(Fmax = 3,375 MHz)
échantillons codés sur 10 bits(n bits de quantification)
D = Fe.n =13,5. 106 .10 bits+ 2.6,75.106 .10 Bits= 270
Mbits/s
Þ Nécessité de la compression de débit
- Un canal TNT a un débit numérique limité à 40 Mbits/s
- La réduction de débit est très impressionnante car le MPEG2
fait passer le débit de 270 Mbits/s à 4 Mbits/s avec une
perte de qualité quasi insensible.
2. CODAGE SOURCE: COMPRESSION
Réduire la longueur du message (taille ou quantité de
l’information) sans en altérer le contenu.
Tt (Temps de transmission) = Longueur du message en
bits /débit de la liaison
VOIR THÉORIE DE L’INFORMATION POUR LES DÉTAILS:
-Compression sans pertes
-Compression avec pertes
3. CODAGE CANAL :
NB il se place dans l’architecture système avant la
modulation et l’adaptation au canal
Protéger les données à transmettre contre les signaux
parasites en rajoutant une redondance structurée (cela
augmentera le débit), qui sera utilisée lors de la réception pour
détecter les erreurs, puis les corriger ou éventuellement
demander une retransmission.
VOIR THÉORIE DE L’INFORMATION POUR LES DÉTAILS:
- Code détecteurs d’erreurs et codes correcteurs d’erreur
RELATION ENTRE LE DÉBIT, LA LARGEUR DE BANDE ET LE
BRUIT
Dans un canal donné de largeur B, on cherche tout d’abord
le débit maximum d’informations.
Ce débit maximum découle du théorème d’échantillonnage
de Nyquist- Shanon.
le bruit place une limite pour le débit maximum sur un
canal de largeur B donnée. Le débit maximum théorique pour
lequel la transmission s’effectue sans erreur sur un canal de
largeur B est donné par la loi de Hartley- Shannon 1948.
3. FILTRAGE PASSE-BAS
Le circuit garde les signaux ayant une basse fréquence
(inférieure à un certain seuil fmax)
L’ordre n d’un filtre passif= nombre de L(inductance) et de
C(condensateur)
NB L’ordre indique la complexité du filtre: plus l’ordre est
élevé, plus le filtre est compliqué
L’ordre n d’un filtre actif dépend du nombre de circuits
RC(appelés pôles) qu’il contient ou simplement de n= nombre
de condensateurs
-Filtre passe-bas de premier ordre
• BF:
C: interrupteur ouvert et L: interrupteur fermé
Ainsi pour le filtre RC et RL: Vs = Ve
• HF:
C: interrupteur fermé et L: interrupteur ouvert
Ainsi pour le filtre RC et RL: Vs=0
Ce filtre laisse passer les BF et coupe les HF: FILTRE PASSE-BAS
Ce système avec bobine est moins répandu pour des
inconvénients de la bobine:
- Rayonnement électromagnétique
- Encombrement et masse
- Prix élevé
Filtre actif
4. MODULATEUR
Transmission large bande: adapter le signal à transmettre au
canal de communication entre la source et le destinataire.
DIFFICULTÉS DE TRANSMISSION DES SIGNAUX EN BANDE DE
BASE les messages émis: La bande occupée est comprise
entre la fréquence 0, ou une valeur proche de 0 et une
fréquence maximale fmax.
1. si les fréquences du signal sont basses, il y a un risque de
superposition du bruit lié au fonctionnement des dispositifs
industriels(50 Hz et ses harmoniques)
2. il est difficile d’avoir une bonne adaptation de la taille de
l’antenne vis-à-vis des fréquences transmises en basse
fréquence ; la transmission est optimale lorsque les
dimensions de l’antenne sont du même ordre que la longueur
d’onde,
3. pour certaines fréquences, il est impossible d’avoir une
transmission dans de bonnes conditions sur un canal de
propagation(Exemple: le canal hertzien ne laisse pas passer les
BF: Basse Fréquence)
4. il n’est pas possible de transmettre simultanément
plusieurs signaux. Multiplexage impossible
COMPORTEMENT DU SIGNAL EN BANDE DE BASE
la bande spectrale du signal est du type large :
fmax – fmin = Δf
(fmax + fmin) / 2 = fmoy
fmax/fmin = différence relative entre les fréquences extrêmes
Exemples:
- En téléphonie: fmin=300 Hz et fmax= 3400 Hz Δf= 3100 Hz
et fmoy=1850 Hz et fmax/fmin=11
- En télévision: fmin=0-1 Hz et fmax= 8 MHz Δf= 8 MHz et
fmoy=4 MHz et fmax/fmin=8 000 000
- Signal sonore (spectre audiofréquence): fmin=20 Hz et fmax=
20 kHz Δf= 19,98 kHz ~ 20 kHz et fmoy=10 kHz et
fmax/fmin=1000
une grande différence relative entre les fréquences
extrêmes: Les différentes fréquences sont transmises dans
des conditions différentes
SOLUTION AUX DIFFICULTÉS DE TRANSMISSION EN BANDE DE
BASE
Transposition de fréquence par la Modulation: transmettre
un signal modulant au moyen d’un signal dit porteur v(t) :
COMPORTEMENT EN LARGE BANDE
la bande spectrale du signal est du type étroit :
Exemples:
- Signal sonore (spectre audiofréquence): fmin=20 Hz et fmax=
20 kHz
- Si on décale ce signal de 1 MHz, il sera transmis et reçu avec
fmin=20 Hz + 1MHz et fmax= 20 kHz + 1 MHz soit Δf~ 20 kHz
mais fmoy =1,01 MHz et fmax/fmin=1,02 ~ 1
Pas de différence relative entre les fréquences extrêmes:
Les différentes fréquences sont transmises dans les mêmes
conditions permettant une bonne reconstitution du signal
d’origine.
Conséquences
1° Toutes les fréquences sont transmises dans les mêmes
conditions, permettant une bonne reconstitution du signal
d’origine.
2° Mise en place des antennes de dimensions raisonnables.
NB La longueur d’onde est liée à la fréquence f de la porteuse
3° Multiplexage
La transmission d’une bande spectrale étroite présente
l’avantage de permettre de multiplexer fréquentiellement les
signaux à émettre, donc d’en transmettre un grand nombre en
leur allouant un décalage de fréquence distinct, ainsi ils ne
s’interfèrent pas.
PRINCIPE DE BASE D’UN MODULATEUR
"Mélange" d'une onde BF (signal informatif= signal
modulant) avec une onde HF (porteuse: fréquence pure et
raie unique) pour obtenir signal modulé.
NB La fréquence pure est générée par un oscillateur: il produit
un signal périodique sinusoïdal de grande précision.
DIFFÉRENTES TYPES DE MODULATIONS
Deux types de modulations :
1. modulations analogiques
le signal modulant est un signal analogique, un ou plusieurs
paramètres de la porteuse sont modifiés de manière continue:
amplitude, fréquence ou phase
Les modulations analogiques sont fortement altérées par le
bruit et les distorsions introduites par le canal.
Modulation d’amplitude
Modulation de fréquence
Modulation de phase
2. modulations numériques.
Synoptique d’une transmission numérique
le signal modulant est un signal numérique synchrone, qui
a subi un échantillonnage et une quantification. La porteuse
voit ses propriétés modifiées à chaque période binaire du signal
modulant et prendre un ensemble fini de valeurs.
Les modulations numériques étant bien plus robustes que
les modulations analogiques, elles sont massivement
employées dans les systèmes de télécommunications modernes.
3 principaux types :
en amplitude (Amplitude Shift Key ou ASK), l’amplitude varie
à chaque période de bit
en fréquence (Frequency Shift Key ou FSK), la fréquence
varie à chaque période de bit
en phase (Phase Shift Key), la phase varie à chaque période
de bit
CHOIX DE LA MODULATION
Le type de modulation choisi dépend du canal de transmission
les critères de choix sont l'efficacité spectrale et la
robustesse vis à vis du bruit.
L’efficacité spectrale en bit/s/Hz et est comprise entre 2 et
8 pour les modulations dites performantes :
Exemple: 4G,LTE: modulations adaptatives(QAM 64, QAM 16,
QPSK
5. FILTRE PASSE BANDE
association d’un passe haut et un passe bas
Comportement du filtre
• BF:
C: interrupteur ouvert et L: interrupteur fermé
Ainsi pour le filtre RC et RL: Vs=0
• HF:
C: interrupteur fermé et L: interrupteur ouvert
Vs=0
Ce filtre coupe les BF et coupe les HF: FILTRE PASSE-BANDE
C. SYSTÈME DE TRANSMISSION
chargé de transmettre le signal afin de transporter
l’information:
1. Amplification
Accroitre la puissance du signal présenté à son entrée, sans en
modifier la représentation spectrale.
2. TRANSDUCTEUR ÉLECTRO-OPTIQUE
une conversion des données électriques en données
optiques.
- Elle se fait avec les DEL ou LED (Light Emitting Diode) ou
LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of
Radiation ou amplification de la lumière par émission
stimulée de rayonnement).
a) LED
Principe:
La circulation du courant électrique provoque la luminescence
l’intensité lumineuse est proportionnelle au courant.
Fonctionnement sous polarisation directe: U(Tension
alimentation U seuil (1,3V: AsGa)
Caractéristiques
Emetteurs incohérents: la lumière émise contient plusieurs
longueurs d'ondes Dispersion.
rendement lumineux assez faible.
Puissance émise peu élevée ( ∼= 1 mW).
Bande passante: ∼= 100 MHz.
Largeur de spectre 50nm pour 1/2OEmax
Temps de réponse tm = 10ns
b) LASER
- Ce sont des oscillateurs optiques cohérents (spectre très étroit)
Les LASER émettent un faisceau lumineux plus puissant qu’une
LED. La fréquence de modulation peut alors atteindre plusieurs
dizaines de GHz.
Caractéristiques
Phénomène de dispersion moins important.
Puissance optique: 5 mW
Durée de vie inférieure à celle d’une LED.
Utilisation: liaisons à haut débit.
largeur de bande: 800 MHz.
Largeur de spectre 1nm pour 1/2OEmax
Temps de réponse: 1 ns
Objectif des émetteurs optiques
Þ L’objectif est de convertir le courant d’entreé i E en puissance
optique OE
OE= η[Link] [Watt]
Avec ηO : rendement optique en W/A
3. ANTENNE
Principe d’une liaison radiofréquence
Un conducteur rectiligne alimenté en courant haute fréquence
HF ou radiofréquence RF peut être assimilé à un circuit oscillant
ouvert qui rayonne une énergie OEM.
Antenne: un transducteur qui convertit l’énergie électrique
d’un signal en énergie électromagnétique transportée par une
onde électromagnétique (ou inversement).
ANTENNE EN ÉMISSION:
génération d’OEM provoquée par le courant dans l’antenne
Lorsqu’elle est excitée par un signal électrique
(tension/courant), fourni par un générateur (émetteur),
l’antenne rayonne ce signal en espace libre sous forme d’onde
électromagnétique.
UNE ANTENNE EN RÉCEPTION
Elle capte des ondes électromagnétiques OEM et fournit au
récepteur un signal électrique.
une OEM provoque l’apparition de courant dans l’antenne
Réciprocité
- Dans une liaison mettant en jeu deux antennes, une pour
l’émission et l’autre pour la réception, il est possible de les
échanger sans rien changer à la qualité de la liaison(en
Théorie).
- Remarque: En pratique, il existe une dissymétrie entre
l’antenne émission et l’antenne réception pour des raisons
techniques et économiques.
les différents facteurs de dissymétrie :
la puissance, élevée à l’émission et faible à la réception
la taille , selon les applications et les fréquences,…
Gain G
Le gain G d’une antenne dans une direction est le rapport
entre la puissance rayonnée dans une direction donnée sur la
puissance que rayonnerait une antenne isotrope sans pertes.
En général, le gain G correspond au gain dans la direction de
rayonnement maximal.
Si l’antenne est omnidirectionnelle et sans pertes, son gain
vaut 1 ou 0 dB
Quand on compare une antenne quelconque à une antenne
isotrope, on parle de gain absolu (en dBi pour dB isotrope).
Quand on compare une antenne quelconque à une autre
antenne quelconque, on parlera de gain relatif.
NB
-Ce gain isotrope n’amplifie pas le signal émis mais
concentre la puissance dans une direction privilégiée.
Antenne à réflecteur parabolique
Avantage et inconvénient
• Avantage: un gain et une directivité(concentration de la
puissance rayonnée dans un seul faisceau) aussi grands que
souhaités.
• Inconvénient: difficile à installer et se retrouve souvent à la
merci du vent.
Gain de l’antenne parabolique
augmente avec son diamètre D
G=η(D/)2
η =rendement entre 0,6 et 0,85 ; D=Diamètre [m] ; λ=Longueur
d’onde [m]
Application :
On vous communique les données suivantes après utilisation
d’une antenne parabolique à une fréquence de 2,4 GHz. Le
gain G est de 1000. Le rendement donné dans le catalogue du
constructeur est de 0,7. on a oublié de donner le diamètre D
de l’antenne. Faites en une estimation.
Ouverture du lobe principal de l’antenne
Κ =coefficient entre 50 et 70 ; D=Diamètre [m] ; λ=Longueur
d’onde [m]
Plus D est grand, plus G augmente et plus l’antenne sera
directive.
Orientation de l’antenne
Le pointage de l’antenne consiste, d’une part à aligner la
station sur la visée du satellite afin d’obtenir le meilleur gain
et donc la meilleure puissance de signal en réception pour
avoir une bonne qualité de transmission.
POUR REPÉRER UN POINT A LA SURFACE DE LA TERRE
(coordonnées géographiques)
Latitude= valeur angulaire, expression du positionnement
Nord ou Sud d’un point sur la terre.
Elle s’étend de 0° à l’ Équateur à 90 ° aux pôles(-90° au sud à
90° au N
Longitude: coordonnée géographique qui identifie la
distance d’un point E-O du premier méridien
Angle de site ou angle d’élevation ou Hauteur dans le ciel
= angle que fait la direction du satellite avec le plan
vertical de la station.
• calcul par les formules
- angle en élévation.
Si α = latitude de la station et λ = différence de longitude
entre la station et le satellite
Avec r= rayon de la terre (6400km) et do= altitude du
satellite(36000km si GEO)
r+d0 = distance centre de la terre - satellite (42400 km si GEO)
d = distance station - satellite calculé par la formule :
Azimut
= angle dans le plan horizontal qu’elle doit faire avec le sud
• calcul par abaque
Exemple
On désire pointer Eutelsat (hot bird) (13° Est) à Brest
(longitude = 4°30’ Ouest et latitude = 48°25’ Nord).
Par calcul :
1. Latitude de la station α A= 48°25’ = 48,5°
2. Longitude du satellite C = 13°E
3. Longitude de la station B = 4°30’ O= 4,5° O = - 4,5° E
r = 6400 km, d = 36000 km, on calcule que do = 42.400 km
d’où cos θ = 0,849 θ = EL= 31,8°
Sin Az = 0,388 Az = 22,8° (vers l’Est).
Sur l’abaque :
Latitude = 48,5° et différence longitude λ (C– B) = 17,5°
donnent site (EL) ≈ 32° et
Azimut ≈ 23°
• calcul par abaque
23°
48,5°
32°
17,5°
Critères de choix d’une antenne
1. Fréquence de travail :
Une antenne est construite pour une fréquence ou une gamme
de fréquences donnée
2. Directivité :
Elle peut être omnidirectionnelle (brin vertical) ou directive
(Yagi, parabole…)
3. Gain :
Les meilleurs gains sont obtenus avec des antennes très
directives, jusqu'à plus de 50 dB pour les grandes paraboles
4. Impédance caractéristique:
Elle est adaptée à celle du câble soit en général 50 ohms sauf
pour la télévision qui travaille en 75 ohms
5. Puissance :
pour l’émission, l’antenne doit accepter la puissance de
l’émetteur sans trop de pertes Joule
4. TYPES DE COMMUNICATIONS SELON LE SUPPORT DE
TRANSMISSION
COMMUNICATION FILAIRE ELECTRIQUE:
paires torsadées(UTP, FTP,STP), câble coaxial
MODÉLISATION D’UNE LIGNE
1. Modélisation microscopique
Modèle électrique d’une ligne: paramètres primaires
• Résistance linéique R en /m :
Elle est responsable des pertes ohmiques
• Inductance linéique L en H/m:
- L est responsable de la modification du courant le long de la
ligne
• Conductance linéique G en Siemens/m :
G=1/R
- Pour un bon diélectrique, la résistance de fuite est très
élevée et on prend souvent G = 0
- G est responsable des pertes ohmiques
• Capacité linéique C en F/m :
- C est responsable de la modification du potentiel le long de
la ligne
NB Dans un modèle simplifié et en HF: R<< Lω et G<<1/Cω
G = 0 S/m : On néglige les fuites dans le diélectrique.
R = 0 Ω /m: On néglige les pertes dans le métal.
Une ligne = ensemble des C en parallèle et de L en série.
La propagation est un phénomène progressif de résonnance
par un transfert intégral de l’énergie emmagasinée dans la
capacité vers l’inductance :
CV2/2 (Energie électrique) = LI2/2 (Energie magnétique)
I = V/L
CV2 = LV2/ (ωL) 2
C = L/ ω2L2 = 1/ ω2L ou ω2LC = 1 ou ωL= 1/ωC
2. Modélisation macroscopique 2 paramètres
secondaires
® Paramètres directement mesurables même sur une très
longue ligne
® Paramètres décrivant concrètement le comportement de la
ligne
a. Impédance caractéristique Zc
Définition
C’est l’impédance d’une ligne supposée de longueur infinie
dans laquelle un signal se propage sans être jamais réfléchi
vers l’entrée. En tout point de cette ligne infinie, le
rapport de la tension et de l’intensité vaut Zc de la ligne.
Importance de Zc
Elle permet de déterminer la valeur optimale à donner à la
charge terminale Zload de la ligne pour assurer la meilleure
transmission du signal.
Ligne adaptée
Une ligne est dite adaptée si on vérifie l’égalité suivante :
Zg=Zc = Zload
Zg: impédance du générateur
Zc: impédance caractéristique de la ligne
Zload: impédance de charge
une ligne adaptée: toute
l’énergie de l’onde
incidente est fournie à la
charge terminale.
b. Coefficient de propagation
=+j
: Constante d’atténuation ou affaiblissement linéique en
[Np/m] qui exprime les pertes subies par le signal électrique
lors de la propagation le long de la ligne.
: Constante de phase ou déphasage linéique en [rad/m]qui
est liée à la longueur d’onde et à la vitesse de propagation
de l’onde électromagnétique v. provoque une rotation de la
phase du signal le long de la ligne.
=2/ = 2/v/f = 2f/v = ω/v
3. Relations entre paramètres primaires et
secondaires
COMMUNICATION OPTIQUE:
Présentation de la fibre optique
Þ 3 parties principales
• Cœur : partie centrale de la FO conduisant la lumière
d’indice de réfraction n1
• Gaine optique : d’indice n2<n1 réfléchissant la lumière
• Revêtement de protection : il permet de rendre la FO souple
et manipulable.
Guidage du signal lumineux dans la Fibre optique
Principe
A. Si n1>n2 : le rayon lumineux change de direction et de vitesse
Grâce à des indices de réfraction différents mais proches (n1
pour le cœur et n2 pour la gaine optique), le rayon lumineux
est guidé dans le cœur de la fibre sur le principe de la réflexion
totale.
B. Réflexion et Réfraction
Réflexion et angle d’incidence limite max
1 : angle d’incidence du rayon lumineux
max : angle d’incidence maximal (limite)
1< max : réflexion
Réfraction et angle d’incidence limite max
1>max : réfraction
Types de fibres
a. Fibres monomodes
-Diamètre trop petit du cœur (1 a 9μm): trajet suivi par la
lumière quasiment rectiligne et l'atténuation des signaux
est minimisée.
-Les FO monomodes sont dédiées aux réseaux métropolitains
et longues distances MAN et WAN.
b. Fibres multimodes
- Diamètre du cœur grand: injection simultanée de la lumière
selon différents angles. Plusieurs trajectoires(modes) sont
autorisés pour se propager.
- Les domaines d'utilisation sont principalement les LAN.
RADIOCOMMUNICATION (CANAL HERTZIEN)
Þ Canal radioélectrique ou hertzien:
1° Propagation d’une OEM dans l’atmosphère
2° Utilisation des antennes pour transmettre ou recevoir le
signal
A. TYPES D’ONDES ET MODES DE PROPAGATION
50-400Km
0-10Km
B. ATTÉNUATIONS DANS UN CANAL HERTZIEN
NB Ces relations sont essentielles pour dimensionner une
liaison radiofréquence
1° PATH LOSS : Pertes de propagation ou AEL
a) atténuation du signal en fonction de la distance entre
l’émetteur et le récepteur
diminution de la puissance du signal due à l’éloignement
b) atténuation du signal en fonction de l’environnement de
propagation
des obstacles dans le milieu,
On cherche alors une ou plusieurs approximations (expériences
et mesures) pour faire une estimation du bilan de liaison
Formule approchée pour estimer
l’atténuation
L’indice n est utilisé pour qualifier le type de milieu
(environnement).
- n=2: espace libre
- n comprises entre 2,7 et 3,5: milieu urbain dégagé
- n entre 3 et 5: milieu urbain avec beaucoup
d’obstacles(urbain dense)
- n entre 1,6 et 1,8: l’intérieur bâtiments type
bureau(avec trajet direct)
- n entre 4 et 6: à l’intérieur des bâtiments type
bureau(sans trajet direct)
NB Le choix du paramètre n est assez délicat car il peut
conduire à des sous-dimensionnements ou surdimensionnements
importants, par exemple sur la puissance nécessaire à
l’émission.
2° SHADOWING : (effet de masque)
atténuation lorsqu’un objet de grande taille (par exemple
une tour) s’interpose entre l’émetteur et le récepteur
conséquences : Variations de la puissance due à de (gros)
obstacles Effet : chutes importantes du SNR
C’est un phénomène aléatoire (car obstacles aléatoires)
Evaluation de l’Affaiblissement de masquage A ou L(dB)
Plus spécifiquement, l'atténuation de masquage L est la somme
des N contributions.
En dB
3° FAST FADING: Evanouissements rapides
déplacement relatif du mobile et des objets dans son
environnement
Þ Conséquence: multi trajets qui provoquent des
évanouissements de très fortes valeurs
Solution : techniques de diversité : proposer différents
chemins de transmission à un même signal.
La technique de diversité consiste à transmettre
simultanément un message sur plusieurs canaux totalement
indépendants qui présenteront des caractéristiques
différentes.
Différentes formes de diversité:
• diversité fréquentielle :
- L’information est transmise sur différentes porteuses
suffisamment espacées en fréquence pour qu’elles ne
subissent pas le même évanouissement.
- Exemple: OFDM: Orthogonal Frequency Division Multiplexing
• diversité temporelle :
- l’information est transmise sur une seule et même porteuse
mais plusieurs fois à des instants différents.
• diversité spatiale ou de réception :
- Plusieurs antennes sont utilisées au niveau de l’émetteur et
du récepteur. Celles-ci sont espacées d’un multiple de λ/4 ou
λ/2 pour optimiser la diversité.
D. SYSTÈME DE RECEPTION
chargé d’interpréter le signal afin d’y extraire l’information
a. Démodulation : transformer les informations contenues
dans le signal reçu en informations basse fréquence utilisables.
b. filtrage :
élimination de certaines composantes indésirables(bruit) afin
de mettre en évidence l’information utile contenue dans le
signal.
FILTRE
SIGNAL BRUITE SIGNAL UTILE
Un filtre est un sélecteur de fréquences et la bande
de fréquences transmise s’appelle bande passante
c. Transducteur à la réception
fournir une information exploitable par le destinataire en
transformant le signal électrique en grandeur physique (son,
image,etc..)
Transducteur optoélectronique (récepteur optique):
photodiode PIN ou à avalanche
Principe de fonctionnement
-une photodiode laisse passer le courant en présence de
lumière et est branchée dans le sens inverse
iR : photocourant proportionnel à la puissance OR
iR= o.OR
- iR : photocourant en Ampères (A) proportionnel à la puissance
OR : puissance optique reçue
- o en A/W : coefficient de réponse.
- : 500nm à 1/2OEmax
- Coefficient de réponse omax: 0,5A/W pour photodiode PIN
et 5A/W pour photodiode à avalanche
- Temps de réponse: 1 ns
Utilisation du phototransistor
Les photodiodes à avalanche sont caractérisées par un très
grand gain, mais aussi de façon inhérente par un bruit
important.
Les phototransistors moins bruités permettent de détecter des
signaux lumineux avec un grand gain.
SECTION 4
DESCRIPTION ET DIMENSIONNEMENT DES
SYSTEMES DE TÉLÉCOMMUNICATIONS
CONCEPTION
Þ Mise en œuvre de l’ ingénierie (ensemble des activités qui
concourent à la conception et à l’élaboration) du système de
télécom en tenant compte de 3 facteurs:
[Link] objectifs à atteindre (besoins qualitatifs et quantitatifs)
- Desserte d’une région,
- introduction d’un nouveau service,
- augmentation de la capacité de transmission,…
2. Les contraintes à respecter
- Rentabilité,
- respect de recommandations et des normes nationales et
internationales,
- compatibilité avec d’autres systèmes existants,
- conditions climatiques,…
3. Les moyens disponibles (hardware et software)
- Composants,
- circuits,
- méthodes de calcul,
- programmes,
- ressources en personnel de développement et en expérience.
1. SYSTÈME DE TÉLÉCOMS PAR
FAISCEAUX HERTZIENS(entre 400 MHz et
100 GHz
PRINCIPE: Liaison sol-sol
- Les ondes sont émises d'un relais à l'autre en ligne droite.
- La courbure de la Terre implique une distance maximum
entre les relais (entre 10-60 km mais en pratique 50km)
- L’antenne de réception doit être visible de l’antenne
d’émission .La portée de tels systèmes est donc limitée par la
rotondité de la terre et la hauteur des antennes.
Définition et principe des FH
-C’est un système de transmission numérique ou analogique,
entre deux points fixes par ondes électromagnétiques de
l'espace.
-Ces ondes radioélectriques sont très fortement concentrées
à l'aide d'antennes directives(Pour diminuer les puissances
d’émission).
Utilisation des FH:
Réseaux d’infrastructure:
téléphonie, diffusion d’émission de télévision
Réseaux de desserte
Liaisons BTS - BSC en GSM, …
Champ créé par une antenne directive
l’intensité du champ électrique E au niveau de l’antenne de
réception :
Avec une antenne d’émission isotrope, une surface S au
niveau du récepteur reçoit une densité de puissance :
l’antenne d’émission ayant un gain G1 dans la direction utile,
la densité de puissance devient
le champ électrique E au niveau du récepteur devient donc :
Exemple : avec un gain G1=12dBi = 15,8 un émetteur de 10W
produit à 5 km un champ E
calcul de portée D
-En pratique, la limite de portée est atteinte lorsque le niveau
du signal reçu est égal à la sensibilité S du récepteur.
-Le calcul de la portée d’une liaison radio est simple si on se
place dans une situation idéale, sans obstacles ni parasites
- la puissance reçue Pr correspond à une tension reçue Vr sur
la résistance d’entrée R du récepteur :
- la distance limite théorique ou portée d=D est atteinte
lorsque la tension reçue Vr est égale à la sensibilité S :
Remarque importante :
ce calcul donne toujours une portée très optimiste et la portée
réelle sera D’=k.D avec k < 1
-En présence d’arbres ou de collines, k = 0,3 à 0,6 soit
environ D’ = 4 km
-En milieu urbain, k = 0,1 à 0,4 et peut descendre jusqu’à
0,02 à l’intérieur d’un immeuble en béton armé soit D’ = 250
m
l’antenne d’émission ayant un gain G1 dans la direction utile,
la densité de puissance devient
le champ électrique E au niveau du récepteur devient donc :
Exemple : avec un gain G1=12dBi = 15,8 un émetteur de 10W
produit à 5 km un champ E
calcul de portée D
-En pratique, la limite de portée est atteinte lorsque le niveau
du signal reçu est égal à la sensibilité S du récepteur.
-Le calcul de la portée d’une liaison radio est simple si on se
place dans une situation idéale, sans obstacles ni parasites
- la puissance reçue Pr correspond à une tension reçue Vr sur
la résistance d’entrée R du récepteur :
- la distance limite théorique ou portée d=D est atteinte
lorsque la tension reçue Vr est égale à la sensibilité S :
Remarque importante :
ce calcul donne toujours une portée très optimiste et la portée
réelle sera D’=k.D avec k < 1
-En présence d’arbres ou de collines, k = 0,3 à 0,6 soit
environ D’ = 4 km
-En milieu urbain, k = 0,1 à 0,4 et peut descendre jusqu’à
0,02 à l’intérieur d’un immeuble en béton armé soit D’ = 250
m
Zone de Fresnel
Pour qu’une transmission entre deux points puisse être
considérée comme une transmission en espace libre, une
zone, dite zone de Fresnel, doit être complètement dégagée.
h
Ce 1er ellipsoïde qui délimite l'espace où la plus grande partie
de l'énergie se propage entre E et R doit donc être dégagé de
tout obstacle.
NB Même si deux antennes sont en vue directe l’une de
l’autre, un obstacle situé dans la zone de Fresnel apportera
une atténuation car les ondes radio rebondissent sur
l’obstacle et reviennent sur l’antenne diffractées ou
courbées. Solution: Cette zone doit être complètement
dégagée
Conclusion importante sur la Zone de Fresnel
- En radiocommunication on admet que l’énergie est
transmise dans un volume ellipsoïdal
- La zone de Fresnel est une zone où le champ
électromagnétique se forme (jusqu’à quelques kilomètres
selon la fréquence: premier ellipsoïde de Fresnel).
- Transmission avec conditions optimales
Le premier ellipsoïde de Fresnel est libre de tout obstacle
Les autres causes de réflexions (plans d’eau,…) sont
négligeables
Nous pouvons déterminer le rayon de l’ellipsoïde h comme suit:
Formule pratique:
h D en km et f en GHz et h en m
• Exemple ,à f=100 MHz ;D = 20 Km on aura : h= (rayon de
l’ellipsoïde) = 122,5 m
NB Le premier ellipsoïde nous permet de déterminer la
hauteur minimale des antennes au sol connaissant la flèche f
due à la courbure terrestre
Þ La Flèche f due à la courbure terrestre est proportionnelle au
carré de la distance D
c= D= distance
f = D2/8R’
Hauteur H minimale des antennes au-dessus du sol en terrain
plat
H= (f,h)
- Exemple : Deux antennes sont distantes de 50Km (D) et
émettent à la fréquence de 6 GHz. Déterminer la hauteur des
antennes pour une transmission dans les conditions optimales.
=c/f=5 Cm
h=25 mètres et f=37 mètres
H= f + h = 62mètres ; d’où l’intérêt de placer les
stations hertziennes sur des sites élevés et dégagés.
Calcul de la portée D d’une antenne de hauteur h
Avec h: hauteur de l’antenne, R: Rayon de la terre (6400 km)
La rotondité de la terre limite la
portée de l’onde entre l’émission et
la réception en cas d’éloignement
des deux antennes. On peut calculer
la portée D de l’antenne comme suit:
Exemple:
Quelle est la portée maximale d’une antenne de 300 m de
hauteur?
Réponse: D = 62 km
Problème de courbure terrestre
• L’indice de réfraction diminue avec l’altitude En réalité,
les ondes sont quelque peu courbée en direction du sol. Elles
vont donc plus loin.
• Pour palier au problème des ondes radios courbées, il est
plus commode d’admettre une propagation rectiligne en
corrigeant la courbure de la terre par l’augmentation
artificielle du rayon terrestre R. Ainsi le rayon terrestre fictif
R’ a été fixé par convention, sur la base de nombreuses
observations à :
R’= 4/3 R= 8500Km (Rayon radioélectrique)
• en reprenant l’exemple précédent, on a alors une portée
de : D=70 Km augmentation de la portée D
® En considérant he (antenne en émission) et hr(antenne en
réception): La portée D max peut être calculée comme suit:
Détermination de l’Atténuation apportée par un obstacle
dans la zone de premier ellipsoïde de Fresnel
Si dans cette zone , il y a présence d’un obstacle obstacle
près de l’une des antennes, on peut approcher l’ellipsoïde par
un paraboloïde dont le foyer est l’antenne concernée.
Si D: distance entre l’antenne et l’obstacle(immeuble, arbres,
montagne,…)
h: rayon de l’ellipsoide approché au paraboloïde
: longueur d’onde
d: distance entre le sommet de l’obstacle et la droite de
liaison E-R
h= D*
Þd/h= 0 A= 6 dB Valeurs généralement rencontrées en
Þd/h= 1 A= 14 dB pratique
Þd/h= 2 A= 20 dB
- Exemple:
Soit une antenne de Faisceaux Hertziens émettant sur 4 Cm
de . A 100 mètres de l’antenne se trouve un immeuble
empêchant la visibilité optique. Si on trace une droite entre
les antennes, on constate que l’immeuble dépasse de 2
mètres au-delà de cette ligne. Déterminez l’affaiblissement
apporté par l’immeuble.
h= 2mètres
d =2mètres---->d/h=1 : atténuation A apportée par
l’immeuble est de 14 dB.
2. SYSTÈME DE TÉLÉCOMS PAR
SATELLITES
Liaison sol-air
PRINCIPE D’UNE LIAISON SATELLITAIRE
une connexion station terrienne/satellite/station
terrienne.
Segment station terrienne/satellite: liaison montante (up
link)
Segment satellite/station terrienne (down link): liaison
descendante.
® utiliser le satellite en orbite comme un relais entre deux
antennes terrestres qui ne sont pas en vue directe.
TYPES DE SATELLITES ET RÔLES
• Satellite transparent
Répéteur: amplifie le signal
Transpondeur: transpose le signal dans une autre gamme de
fréquences un signal fort émis sur uplink(voie montante)
brouillerait le signal faible reçu sur downlink(voie
descendante).
• Satellite régénératif: nouvelle génération (OBP= On
BoardProcessing)
applications de commutations de paquets de données
Répéteur: amplifie le signal
Transpondeur: transpose le signal dans une autre gamme de
fréquences
Remodulation (downlink),Démodulation (uplink)
Correction d’erreurs
Signalisation
Routage
Multiplexage,…
ORBITES DES SATELLITES
Définitions
- Orbite : trajectoire courbe d’un corps céleste naturel ou
artificiel ayant pour foyer un autre corps céleste.
- Apogée : le point le plus haut du satellite auquel sa vitesse est
la plus lente.
ω= 2T
- Périgée : Le point le plus bas du satellite auquel sa vitesse est la
plus rapide.
- L’inclinaison : c’est l’angle formé entre le plan orbital et le plan
équatorial. Plus l’angle est important, plus la surface couverte
par le satellite est grande.
CEINTURES DE VAN ALLEN
= zones contenant une grande densité de particules
énergétiques où le niveau de radiations radioactives pourrait
être mortel pour un spationaute sans protection (Entre 1500 et
5.000 km et 15.000 et 20.000 km) et il est déconseillé d’y
placer un satellite en permanence.
CATÉGORIES D’ORBITES
Les orbites autour de notre terre sont regroupées en quatre
types d’orbites favorables
PRINCIPALES BANDES UTILISÉES
PARAMÈTRES USUELS
1. PIRE: Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente en dBW
= puissance équivalente émise par un amplificateur de
puissance Pe associé à une antenne de gain Ge et en tenant
compte des pertes Le.
Pe
Le
Ge
PIRE(dBW)=
2. Facteur de mérite ou de qualité G/T
G/T est lié aux performances de l’antenne de réception
Þ Deux paramètres à prendre en compte: G et T(Ta:bruit
pénétrant dans l’antenne de l’extérieur: sol, ciel, soleil…
et Tr: bruit des équipements de réception ramenés à
l’entrée de récepteur)
Il est exprimé en dB par rapport à 1°K
Ta= Ga(Tsol+Tciel) [K]
3. Affaiblissement en Espace Libre AEL
4. Affaiblissement de propagation Ap
CALCUL DU BILAN DE LIAISON SATELLITE-STATION TERIENNE
1. Liaison montante
P1= PIRE(Station terrienne) – Ap + G/T(satellite) - 10logk
k:constante de Boltzman
3. Liaison descendante
Pr= PIRE(Satellite) – Ap + G/T(station terrienne) - 10logk
CHARGE UTILE DU SATELLITE
= partie du satellite qui lui permet de remplir la mission pour
laquelle il a été conçu: recevoir, traiter et réémettre vers la
terre des signaux
INFRASTRUCTURES SATELLITES
1. STATIONS TERRIENNES
Objectif
Emettre et recevoir les signaux utiles(TV, téléphonique ou
données) ;
Suivre l’orbite du satellite ainsi que son bon fonctionnement
et la qualité des services qu’il assure.
Parties essentielles
antenne de grand gain
équipements d’amplification
équipements de traitement du signal
régie des signaux télécoms
équipements d’alimentation en électricité
2. SEGMENT SPATIAL : SATELLITE
LOIS UNIVERSELLES DE LA MÉCANIQUE CÉLESTE ET
DE LA MECANIQUE CLASSIQUE
Mécanique céleste
1. les trois lois de Képler (1609) Forces d’entraînement
du satellite: Modèle Képlerien
Elles décrivent les caractéristiques des orbites et sont
appliquées à tous corps en orbite (satellite) autour d'un autre
(terre).
Première loi de Kepler
Le satellite se meut dans un plan (plan orbital) et sa
trajectoire est une ellipse dont la Terre occupe un foyer
Deuxième loi de Kepler
Les aires balayées par le vecteur corps – satellite sont
identiques pendant une durée identique.
Troisième loi de Kepler
Le rapport du carré de la période de révolution T au cube
du demi grand axe a de l'ellipse est le même pour tous les
satellites
Elle exprime une relation mathématique entre la période
de révolution T(durée de l'orbite) et la distance moyenne du
satellite à la planète Terre
Mécanique classique: modèle Newtonnien
[Link] de Newton Forces contradictoires sur le satellite
® décrit l'attraction potentielle ou gravitationnelle à laquelle
est soumis un corps.
Durée de révolution d’un satellite autour de la terre T
Forces contradictoires agissant sur le satellite
Le choix de l’orbite résulte de l’équilibre des forces
contradictoires qui agissent sur le satellite
Force d’attraction (Fa)
Cette force attire le satellite vers la terre(astre central) et
dépend de la masse de 2 corps(satellite et terre) et de la
distance entre leurs centres de gravité.
Force centrifuge (Fc)
Cette force repousse le satellite de la terre et dépend de la
masse du satellite, de la distance et de sa vitesse angulaire
NB Le satellite atteint une orbite stable lorsque les deux forces
sont égales (Fa = Fc). Cet équilibre des forces conduit à la
relation suivante entre la périodicité et distance du satellite à
la Terre :
® Newton déduit le lien entre les lois de la mécanique
classique et la troisième loi de Kepler
ACCES SATELLITES
contraintes
Autoriser le partage d’un support unique entre des
utilisateurs multiples
de garantir une utilisation optimale en terme de ressources
(spectrales et temporelles) selon le nombre d’utilisateurs et
leur mode de partage.
Þ Il faut avant tout éviter le “gaspillage”.
Le multiplexage est une technique qui consiste à faire passer
plusieurs signaux porteurs d’informations à travers un seul
transpondeur du satellite.
3. SYSTÈME DE TÉLÉCOMS PAR FIBRE
OPTIQUE
PRINCIPE
ÉLÉMENTS SDU SYSTÈME DE TRANSMISSION
1 Modulateur électrique
Mettre l’information à transmettre sous une forme
adéquate (PCM,PPM, FM,..) avant de l’offrir au transducteur
électro-optique(Emetteur) 22
2 Transducteur électro-optique(Emetteur optique):
modulateur d’amplitude
a) LED
b) LASER
3 Fibre optique et problème d’atténuation et
dispersion
Amplification optique: Fibre dopée à l’Erbium EDFA
le signal optique est régénéré à l’aide des répéteurs placés tout
au long de la ligne pour compenser l’atténuation et la dispersion.
- Le signal est converti (optique-électrique O/E) remis en forme,
resynchronisé,… et enfin reconverti électrique-optique (E/O).
Valeurs typiques du pas de régénération
Transducteur optoélectronique (récepteur optique):
4
photodiode PIN ou à avalanche
TECHNIQUES DE MULTIPLEXAGE
Þ pour accroître la capacité: partager le débit numérique à
transmettre Db entre N porteuses optiques à différentes
longueurs d’onde transmettant chacune un débit Db/N.
a) Multiplexage en longueur d’onde (WDM, Wavelength
Division Multiplexing) ou DWDM (Dense WDM) lorsque le
nombre de longueurs d’onde est très important
Þ Une seule fibre permet de transmettre N canaux à N
longueurs d’onde différentes et dans le récepteur, un
démultiplexeur sépare les différentes longueurs d’ondes.
Þ NB Capacité actuelle: mille longueurs d’onde sur une même
fibre optique.
b) Multiplexage temporel (TDM, Time Division Multiplexing)
- L’émetteur est constitué par N sources en parallèles modulées
au débit de Db/N bit/s dans des modulateurs dont les signaux
de sortie sont multiplexés.
- C’est le temps qui est partagé entre les différents utilisateurs
avec chacun une tranche temporelle pour émettre et les
différents signaux sont mis ensemble pour être transmis sur
une porteuse optique unique.
BILAN ÉNERGÉTIQUE: Dimensionnement
L’évaluation du budget optique de la liaison est indispensable
avant sa mise en service
Il permet d’assurer que le rapport signal sur bruit optique à la
réception est suffisant pour respecter la probabilité d’erreur
tolérée.
Il consiste à évaluer tous les affaiblissements optiques entre
Emetteur et Récepteur(fibre, connecteurs, épissures,…)
dont la somme doit rester inférieure à Aomax, compte tenu
d’une marge de sécurité et de maintenance.
-une marge de sécurité
marge de fonctionnement qui tient compte de la variation des
caractéristiques des composants avec la température et le
vieillissement.
- une marge de maintenance
correspond aux incidents que peut subir le câble optique
(sectionnement accidentel par une pelle mécanique et réparé
avec une épissure qui entraîne des pertes supplémentaires).
La marge totale recommandée est de 3dB
Affaiblissement maximum tolérable pour la liaison optique
Aomax
Avec:
OE: puissance optique produite par l’émetteur
ORmin: puissance optique minimum nécessaire pour une réception
satisfaisante
LOE: niveau absolu de puissance optique de l’émetteur
LORmin: niveau absolu de puissance optique minimum pour une
réception suffisante.
AOmax>somme de tous les affaiblissements
A0max=10 log OE/ ORmin= LOE – LORmin
ÉVALUATION DES PERTES
1. Pertes liées à la fenêtre de transmission
1ere fenêtre
2e fenêtre
3e fenêtre
Ce qui signifie que la lumière peut parcourir 100 km avant que
son niveau de puissance ne soit divisée par 100.
2. Pertes intrinsèques liées au matériau utilisé: par diffusion et
par absorption
- Absorptions
Dues à la présence d’impuretés dans le matériau qui absorbent
à certaines longueurs d’onde: ions OH-
o Absorption propre à la silice
- Diffusion
due à des variations locales de l’indice de réfraction de la
Silice liées à des inhomogénéités et des impuretés.
o diffusion dite de Rayleigh
* Atténuation: 0,14 dB/km à λ = 1,55 μm.
3. Pertes extrinsèques dues aux facteurs extérieurs à la fibre
Il s’agit des fuites de lumière hors du guide provoquées par des
discontinuités ou des déformations:
- épissures (raccordements définitifs)
- connecteurs (raccordements démontables).
- défauts de positionnement relatif des 2 fibres
- Pertes par courbures
Atténuation dépendant de la longueur d’onde de travail, du
diamètre du cœur et du nombre de modes.
Pertes dans les connecteurs (débrochables) et épissures
définitives
Pertes par micro-courbures (suite à des contraintes
mécaniques: allongement, écrasement, torsion...).
Pertes de couplage Emetteur-fibre et fibre-récepteur Aef et
Afr (en dB)
Perte due au passage d’une source de diamètre du cœur D1
et d’ouverture numérique ON1 à un récepteur D2 et ON2 :
AD= 20 log D1/D2 et AON=20 log ON1/ON2 (dB)
Perte due au passage d’un milieu d’indice n1 dans un milieu
d’indice n2 :
An=10 log [1/2+1/4(n1/n2+n2/n1)] (dB)
CONNECTIQUE DE LA FIBRE OPTIQUE
Dans l'établissement d'une liaison par fibre optique on est
contraint de relier :
1. La source émettrice à la fibre optique.
2. Les fibres optiques entre-elles.
3. La fibre optique au récepteur optique.
Trois méthodes de raccordement des fibres optiques :
a) Jointage ou épissurage par fusion
Il consiste à souder deux fibres entre-elles, bout à bout, par
fusion des matériaux constituants en utilisant une fusionneuse
automatique.
b) Epissurage mécanique :
Il consiste aussi à assembler bout à bout deux fibres, et de coller
le tout par l'apport d'une colle spéciale de même indice optique
que les fibres à raccorder.
c) Connexion amovible :
• Il consiste à utiliser deux pièces mécaniques (connecteurs) qui
s'emboîtent ou se vissent pour amener les deux fibres en vis-à-
vis.
• Les connecteurs couplent mécaniquement les fibres optiques et
les alignent afin que la lumière puisse être transmise.
EXERCICES
1
2
4. RÉSEAUX MOBILES
Constitution
Un réseau mobile est constitué de deux parties:
transmission : sans fil (« radio ») et
Transmission filaire (« fibre optique, câble,… »)
La mobilité
Au niveau radio : mobilité à l’intérieur d’une cellule, autour
de l’antenne émission-réception
Au niveau réseau : mobilité entre les cellules, sur toute la
zone de couverture du réseau
Notion de réseaux cellulaires: une cellule étant une zone
couverte par une antenne
Propriétés (contrairement aux réseaux fixes)
Spectre et débit limités
Organisation en cellules
Qualité fluctuante de transmissions
Paramètres usuels d’une liaison par satellite
1. PIRE: Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente en dBW
= puissance équivalente émise par un amplificateur de
puissance Pe associé à une antenne de gain Ge et en tenant
compte des pertes Le.
Pe
Le
Ge
PIRE(dBW)=
2. Facteur de mérite ou de qualité G/T en dB/K
G/T est lié aux performances de l’antenne de réception
Avec T(Ta: bruit pénétrant dans l’antenne de l’extérieur: sol,
ciel, soleil…et Tr: bruit des équipements de réception
ramenés à l’entrée de récepteur)
Ta= Ga(Tsol+Tciel) [K]
Calcul du bilan de liaison satellite-station terienne
1. Liaison montante
P1= PIRE(Station terrienne) – Ap + G/T(satellite) - 10logk
k:constante de Boltzman
3. Liaison descendante
Pr= PIRE(Satellite) – Ap + G/T(station terrienne) - 10logk
Charge utile du satellite
= partie du satellite qui lui permet de remplir la mission pour
laquelle il a été conçu: recevoir, traiter et réémettre vers la
terre des signaux
TRANSMISSION PAR FIBRE OPTIQUE
Pour compenser les pertes et également réduire le bruit,
on utilise un amplificateur à fibre dopée erbium, EDFA
(Erbium Doped Fiber Amplifier).
Fibre optique: amplification avec une fibre
optique dopée à l’erbium
le signal optique est régénéré à l’aide des répéteurs placés tout
au long de la ligne pour compenser l’atténuation et la dispersion.
Le milieu amplificateur est le cœur d’une fibre optique
monomode dopée avec des ions de terre rare et associée à un
pompage optique(diode laser de pompe) et un multiplexeur
permet de coupler le flux lumineux puissant provenant de la
diode laser de pompe
L’ensemble module de pompe, multiplexeur et fibre dopée
forme l’amplificateur le plus rudimentaire.
Valeurs typiques du pas de régénération