Surveillance
hémodynamique et
monitorage
Dr BARKAT SAMIR
ANESTHESIE REANIMATION
PEDIATRIQUE
INTRODUCTION – DEFINITION
La surveillance hémodynamique en continu se réalise avec
l’aide d’un scope ou moniteur.
Le scopage ou monitorage désigne :
• La surveillance des paramètres vitaux, associée à la
présence d’alarmes sonores en cas d’anomalie des
valeurs.
• La PA ou la TA
• La FC
• La FR
• La SpO2
INTRODUCTION – DEFINITION
D’autres paramètres peuvent être monitorés en
continu tels que :
• Le débit cardiaque et l’index cardiaque
• L’ ETCO2 (patient intubé nécessitant une
capnométrie )
• La pression intra craniênne
• La température…
La fréquence cardiaque
• C’est le mécanisme électrophysiologique de la
contraction des ventricules. C’est-à-dire le
nombre de battements cardiaques
(pulsations) par unité de temps (généralement
la minute).
• Normes : 60 à 80 pulsations/min au repos
• Surveillance :
• Tachycardie : > 100 pulsations/min
• Bradycardie : < 50 pulsations/min
La pression artérielle
• La pression artérielle correspond à la pression
du sang dans les artères.
• On parle aussi de tension artérielle, car cette
pression est aussi la force exercée par le sang
sur la paroi des artères, elle tend la paroi de
l’artère.
• La « tension » résulte de la « pression » et de
l’élasticité de la paroi.
• Le résultat sera exprimé en mmHg.
• Elle est exprimée par 2 mesures :
• La pression maximale au moment de la
contraction du cœur (systole),
• La pression minimale au moment du
« relâchement » du cœur (diastole).
• Si on énonce la tension sous la forme d'un
seul chiffre, il s'agit alors de la pression
artérielle moyenne (PAM) exprimée en
mmHg.
• Normes : 120/80
• Surveillance :
• Hypertension artérielle : en général > à 150 de
systole
• Hypotension artérielle : en général < à 80 de
systole.
La fréquence respiratoire
• nombre de cycles respiratoires (inspiration et
expiration) par minuteNorme : 15 mouvements
par minutes plus ou moins 2.
• Surveillance :
• Apnée : désigne l'arrêt de la ventilation. On
parle aussi d'arrêt respiratoire ou d'arrêt
ventilatoire.
• Polypnée : Désigne une augmentation de la
fréquence respiratoire > 25 mvts/mn
• Norme : 15 mouvements par minutes plus ou
moins 2.
• Surveillance :
• Apnée : désigne l'arrêt de la ventilation. On
parle aussi d'arrêt respiratoire ou d'arrêt
ventilatoire.
• Polypnée : Désigne une augmentation de la
fréquence respiratoire > 25 mvts/mn
La SpO2
• Permet de détecter les carences en oxygène
et d’adapter la conduite à tenir.
• SpO2 : saturation de l’hémoglobine en
oxygène par oxymétrie de pouls. Le « P »
signifie saturation pulsée.
• Norme : 92 à 100 %
L’ETCO2
• La mesure du CO2 dans l'air expiré donne 2 types
de renseignements :
• L'élimination du CO2 par les poumons,
• Les changements de la production du CO2 au
niveau tissulaire et son transport vers les
poumons par le système circulatoire.
• La capnographie permet de monitorer la
production de CO2, la perfusion pulmonaire et la
ventilation alvéolaire.
• Norme : 38 à 42 mmHg
• Surveillance :
• Hypocapnie : hyperventilation, baisse du débit
cardiaque, baisse du métabolisme,
hypothermie.
• Hypercapnie : hypoventilation, augmentation
du débit cardiaque, hyperthermie maligne
per-anesthésique.
• En l'absence de CO2 expiré chez un patient
intubé
2 solutions :
- Intubation œsophagienne
- Arrêt cardiaque
Les autres paramètres monitorables
• PIC : Pression intra craniênne. N<10mmHg
mesure de la pression régnant dans le
parenchyme.
• PIV : Pression intra vésicale. N<10mmHg
mesure de la pression intra abdominale.
• Température centrale (rectale ou
œsophagienne) essentiellement pour les
patients curarisés.
Conclusion
• Ne pas oublier que le monitorage ne dispense
pas de l’observation des signes cliniques.
• L’IDE doit surveiller l’apparition de sensation de
soif, de froid, pâleur, conjonctives décolorées, de
marbrures, d’une baisse brutale de la diurèse…
• L’association du monitorage et de la surveillance
clinique permet une réduction du délais
d’intervention et donc une optimisation de la
prise en charge du patient.