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Évaporateur et systèmes frigorifiques

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Systèmes frigorifiques

Présenté par:
HIRECHE OMAR
omar_hireche@[Link]
Plan du cours

Historique
Les fluides frigorifiques
Impact sur l’environnement
Réglementation
Les mélanges binaires
Les machines à absorption
Les machines à compression
Historique
Un peu d’Histoire

 L’écossais William Cullen (1710-1790) observa que


l’évaporation de l’éther éthylique en abaisse la
température. Il obtient, en 1755, un peu de glace en faisant
évaporer de l’eau sous une cloche à vide.
 L’américain Oliver Evans (1755-1819) décrit pour la
première fois le cycle de compression
 L’américain Jacob Perkins (1766-1849) invente premier
modèle fonctionnant à l’éther éthylique
 Le français Jean Charles Peltier (1785-1845) découvrit,
que le passage d’un courant continu dans une jonction de
deux métaux différents provoque, selon le sens du courant
un dégagement ou une absorption de chaleur
Un peu d’Histoire (suite)

 Le français Ferdinand Carré (1824-1900) breveta en


1859 la première machine à absorption continue utilisant
le couple frigorigène : ammoniac –eau.
 L’écossais Alexander Kirk (1830-1892) réalisa une
machine à cycle fermé qui produisit régulièrement,
pendant une dizaine d’année, à partir de 1864, une
température de -13 °C
 Les années 40 ont vu apparaître, aux Etats-Unis, la
machine à absorption eau-bromure de lithium, où l’eau
est le frigorigène; cette adaptation du cycle de Carré est
depuis largement utilisée en climatisation
Machines frigorifiques: Classification

On distingue deux grandes classes de systèmes frigorifiques :


Les systèmes mécano-frigorifiques qui consomment, de
l’énergie mécanique
 Les machines à compression de vapeurs liquéfiables
 Les machines utilisant des cycles à gaz
Les systèmes thermo-frigorifiques qui consomment
essentiellement de l’énergie thermique
 Les machines à absorption,
 Les machines à adsorption et thermo-chimiques
 Les machines à éjection
Fluides frigorigènes
Fluides frigorigènes

Les fluides frigorigènes sont des substances ou mélanges de


substances facilement liquéfiables, utilisés dans les circuits
des systèmes frigorifiques. On peut les classer de la manière
suivante:
Les substances inorganiques pures
Les hydrocarbures
Les hydrocarbures halogènes
Les autres produits
Fluides frigorigènes: inorganiques pures

L’eau  H2O  (R718)


L’ammoniac  NH3  (R717)
Dioxyde de carbone  CO2  (R744)

L’ammoniac et le dioxyde de carbone ont été utilisés


au début du XXème siècle puis abandonnés du fait
de leurs dangerosités
Fluides frigorigènes: Les hydrocarbures

 Le butane  C4H10 (R600)


 L’isobutane  i-C4H10 (R600a)
 Le propane  C3H8 (R290)
 Le cyclopropane  C3H6 (RC270)

Caractéristiques
Ces composées présentent des dangers d’inflammabilité
important. Ils sont donc utilisés à des quantités très faibles.
Fluides frigorigènes: Les hydrocarbures
halogènes
 CFC (Chlorofluorocarbures): 1er génération, molécules très stables et seule le
rayonnement solaire et intersidéral peut "casser" les liaisons de ces molécules
une fois qu'elles sont dans l'atmosphère
 HCFC (Hydrochlorofluorocarbures): 2ème génération, molécules instables donc
moins destructrices
 HFC (Hydrofluorocarbures): 3ème génération, ils font leurs apparition un peu
après la mise en application du Protocole de Montréal (1987). Ils se veulent une
alternative de rechange aux CFC et aux HCFC.

Caractéristiques
 Absorbent très fortement les infrarouges, beaucoup plus que le gaz carbonique à
poids égal (effet de serre).
 Appauvrissent la couche d’ozone pour les CFC et HCFC.
 L’absence de propriété toxique ou inflammable explique leur utilisation massive
dans de nombreuses applications frigorifiques.
Fluides frigorigènes: Autres produits

Certains fluides frigorigènes ont pu être utilisés ou sont utilisés de façon très
ponctuelle ou rare
Les éthers oxydes: étherdiéthylique
Les amines aliphatiques: méthylamine R630
Les alcools: méthanol, éthanol
Les composés trihalogénés: fluorés, chlorés et bromés (HBCFC, BCFC)

Caractéristiques
Les éthers composés extrêmement inflammable et susceptible de former des
mélanges explosifs. A forte concentration ils peuvent entrainer des troubles
neurologiques.
Les amines sont très inflammable et peuvent induire des manifestations
allergiques.
Méthanol connu pour sa toxicité envers le système nerveux notamment le nerf
optique
Fluides frigorigènes Nomenclature

Les fluide frigorigènes ont pour formule générique:

Cx Hy Fz Clk

avec :
y+z+k=2x+2

Exemple:
CFC : chlorofluorocarbones si y=0
HCFC : hydrochlorofluorocarbones si y <> 0
HFC : hydrofluorocarbones si k=0
Fluides frigorigènes: Nomenclature (suite)

Le nom d'un fluide est condensé dans un symbole de la forme

Rabc = R(x -1) (y+1) (z)

Exemple : éthane C2H6 :

x-1 = 1 x = 2
R170  y+1=7y=6
z=0
k=0
Fluides frigorigènes: Nomenclature (suite)

Si le symbole ne comporte que deux chiffres : Rbc il convient


de le considérer comme un nombre à trois chiffres de la
forme R0 b c :

Exemple : dichlorodifluoromèthane C F2 Cl2 :

x -1 = 0 x = 1
R12 y+1=1y=0
z=2
k=2x+2-z-y=2
Fluides frigorigènes: Nomenclature (suite)

Lorsque la lettre C précède le numéro, le composé est


cyclique avec y +z+k=2x

Exemple : octofluorocyclobutane C4 F8:

x -1 = 3 x = 4
Rc318 y+1=1y=0
z=8
k = 2 x –y-z = 0
Fluides frigorigènes: Nomenclature (suite)

Si le composée commence par un 7, le fluide est un composée


inorganique et le nombre suivant le 7 représente la masse
molaire du fluide exprimée

Exemple :
R717  NH3 (Ammoniac)
R764  SO2 (Dioxyde de soufre)
Machine à compresion
Machines à compression: Principe

• Le fluide frigorigène se vaporise à la température T0 et à la pression P0 en


prélevant la quantité de chaleur Q0.
• La vapeur est compressée et refoulée la pression Pk.
• Dans un deuxième échangeur la vapeur est condensée à la pression Pk et la
température Tk constantes, en rejetant la chaleur Qk.
• Le liquide est détendu de la pression Pk à la pression P0.
Propriétés du diagramme T- S

Les isothermes sont horizontales


Les adiabatiques réversibles sont
verticales
Les adiabatiques irréversibles sont des
courbes inclinées vers des valeurs
croissantes de S
Le cycle de Carnot est représenté par un
rectangle ( deux adiabatiques réversibles
et deux isothermes)
Machines à compression: Cycle
thermodynamique

Le cycle frigorifique est composé des transformations suivantes :


Une compression polytropique (adiabatique pour le cycle
théorique)
Une condensation isobare,
Une détente isenthalpique,
Une vaporisation isobare

Hypothèse : La fin des changements d’état se situe


exactement à la sortie des échangeurs (point A en x = 1 et point C
en x = 0).
Machines à compression: Exemple

 Point 1: Vapeur saturée à -20°C  h1 = 342,682 kJ/kg s1 = 1,56672 kJ/(kg K)


 Point 2: Vapeur surchauffée à 40° C  s2 = s1 = 1,56672 kJ/(kg K) h2 = 375,496 kJ/kg
 Point 3: Liquide saturé à 40°C  h3 = h4 = 238,535 kJ/kg
 W = h1 - h2 = 342,682 - 375,496 = -32,814 kJ/kg
 QL = h1 - h4 = 342,682 - 238,535 = 104,147 kJ/kg

 ε= = = 3,174
QL 104,147
W 32,814
Machines à compression étagée: Motivations 2

 Baisse de la température d'évaporation et l'augmentation du taux de


compression ont pour conséquence une élévation importante de la
température des vapeurs refoulées.

 Le refroidissement des vapeurs peut être réalisé de plusieurs façons,


correspondant à des cycles différents :
 cycle a injection totale ;
 cycle a injection partielle ;
 cycle avec échangeur sous refroidisseur. Pour ces trois cycles, on met en œuvre deux
compresseurs mono étagés distincts. Le concepteur doit alors choisir la pression
intermédiaire Pi

 On se limite en général a deux étages de compression : au-delà, la


complexité de 1'installation et son prix deviennent rédhibitoires vis-à-
vis de l'amélioration des performances.
Machines à compression : le bi-étagée

 La vapeur surchauffée est compressée dans le compresseur basse pression.


 La vapeur est refroidie dans un échangeur à pression constante.
 La vapeur surchauffée est compressée dans le compresseur haute pression.
 Les autre étapes du cycle se poursuivent normalement
Machines à compression : le bi-étagée

 A2B1 : compression basse


 C2C3 : condensation isobare
 B1B2 : refroidissement isobare
 C3C4 : sous-refroidissement isobare
 B2C1 : compression haute
 C4A1 : détente isenthalpique
 C1C2 : désurchauffe isobare
 A1A2 : évaporation isobare
Impact sur l’environnement
Impact sur l’environnement

Les gaz fluorés contribuent à deux effets majeurs modifiant la


constitution de l'atmosphère :
1. L‘effet de serre,
2. La modification de la concentration d'ozone.

Type de Gaz Effet de serre Couche Ozone


CFC Oui Très important
HCFC Oui Effet important
HFC Oui non
Impact sur l’environnement: Couche Ozone

Un atome de chlore peut ainsi détruire plus de 100 000 atomes d'ozone

 En 1974, les américains, Mario MOLINA et F. SHERWOOD


ROWLAND formulent la théorie de l’appauvrissement de la couche
d'ozone sous l'impact des (CFC).
 En 1985, J. FARMAN du British Antarctica Survey (BAS) annonce
qu'un "trou" temporaire mais important apparaît chaque printemps
dans la couche d'ozone au dessus de l'Antarctique depuis 1979 et se
résorbe au début de l'automne.
Impact sur l’environnement: Couche Ozone

Evolution du trou dans la couche d'ozone depuis 1979.

Source : The Earth Observing System (NASA)


[Link]
Impact sur l’environnement: Effet de serre

On distingue :
Les gaz à effet de serre naturels :
 la vapeur d'eau  H2O
 le gaz carbonique  CO2
 le méthane  CH4
 le protoxyde d'azote  N2O2
 l'ozone  O3
Les gaz à effet de serre industriels
 Les halocarbure
Impact sur l’environnement: Effet de serre

Répartition des contributions à l'effet de serre naturel des différents gaz


présents dans l'atmosphère : l'eau, sous toutes ses formes, en représente les
3/4. La partie "autres gaz" est essentiellement due au gaz carbonique ou CO 2.
Source : GIEC
[Link]
Impact sur l’environnement: Effet de serre

Le PRG (Pouvoir de Réchauffement Global) est indice qui caractérise la


participation d'une molécule à l'effet de serre. Il est défini par le produit de:
la quantité du flux radiatif réfléchi
la durée de vie dans l'atmosphère.
Le PRG de chaque gaz est comparé a celui du CO2 dont la durée de vie dans
l'atmosphère est estimée à 100 ans et dont le PRG est fixé à l'unité.
Gaz Formule PRG (CO2) sur 100 ans
Gaz carbonique CO2 1
Méthane CH4 23
Protoxyde d’azote N2O 298
Hydrofluorocarbures CnHmFp 140 à 11700
(CnHmFp)

Source : GIEC
[Link]
Impact sur l’environnement: Effet de serre

La combustion d'une tonne de carbone produit bien


une tonne de carbone,
Le rejet d'un kilogramme de CO2 équivaut à la
combustion de 273 g de carbone,
Le rejet d'un kilogramme de CH4 équivaut à la
combustion de 6,27 kg de carbone,
Le rejet d'un kilogramme de CF4 équivaut à la
combustion de 1 555 kg de carbone
Réglementation

FLUIDES FRIGORIGÈNES
Réglementation: Protocole de Montréal
 Le Protocole de Montréal 16/09/1987 est un accord mondial visant à
diminuer jusqu’à l’élimination totale les substances qui appauvrissent la couche
d'ozone. Il impose la suppression de l'utilisation des CFC sauf pour des
utilisations qualifiées de critiques ou principales
 Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne. En
2009 ils sont déjà 191.
 Signature de l’Algérie le 20-10-1992.
 Protocole de Londres 1990 : Il ajoute des nouvelles substances chimiques (le
tétrachlorométhane et le méthylchloroforme); il prévoit des mesures de transfert
de technologies et un Fonds multilatéral d'assistance.
 Protocole de Copenhague 1992 : Il accélère l'élimination de plusieurs
substances telles que le bromure de méthyle, ou HBFC et les HCFC.
 Amendement de Montréal 1997: Il bannit l'importation ou l'exportation de
certaines substances et établit un dispositif mondial pour contrôler le commerce
mondial des substances réduisant la couche d'ozone.
 Amendement de Pékin 1999 : Il concerne le bromochlorométhane
Les principaux textes réglementaires applicables aux gaz frigorigènes
utilisés dans les appareils de climatisation / réfrigération sont :
Le règlement européen n° 2037/2000 du 29 juin 2000 ;
Le règlement européen n° 842/2006 du 16 mai 2006 ;
L’arrêté du 07/05/2007 ;
Le décret du 07/05/2007 (transposé dans le Code de l’Environnement).
Réglementation: Production maintenance

 La production, la mise sur le marché et l’utilisation en maintenance


des CFC sont interdites (ex. R11 et R12).
 La récupération des fluides frigorigènes est obligatoire dans tous
les systèmes de réfrigération et climatisation (dégazage interdit).
 Interdiction totale des HCFC (ex. R22) prévue à l’horizon 2010-
2015. Le rechargement avec des HCFC neufs des installations lors
des opérations d’entretien et de maintenance est interdit à partir
du 01/01/2010.
 Le rechargement avec des HCFC recyclés est interdit à partir du
01/01/2015.

Source: Synthèse d’Olivier COURTEIX, octobre 2007


[Link]
Réglementation: Contrôle

Le contrôle des fuites est obligatoire :


 Tous les ans dans les appareils contenant de plus de 2 kg de gaz
frigorigène ;
 Tous les 6 mois dans les appareils de plus de 30 kg de gaz frigorigène
 Tous les 3 mois dans les appareils de plus de 300 kg de gaz frigorigène
 Au moins un mois après l’apparition d’une fuite sur l’appareil.
 Un système de détection de fuite doit être présent sur l’installation
contenant plus de 300 kg de HFC.

Source: Synthèse d’Olivier COURTEIX, octobre 2007


[Link]
Réglementation: Synthèse des principales
exigences

Source: Synthèse d’Olivier COURTEIX, octobre 2007


[Link]
Les mélanges Binaires
Mélange binaire: Fractions molaire

Fraction molaire en phase liquide


Soit de corps A et B en équilibre avec leur vapeur. On appelle xA et
xB les fractions molaires en phase liquide:

nb de moles du liquide A nb de moles du liquide B


xnb
A =total de moles liquide xB = nb total de moles liquide

Fraction molaire en phase vapeur


Soit de corps A et B en équilibre avec leur vapeur. On appelle x’A et
x’B les fractions molaires en phase vapeur:
nb de moles de vapeur A nb de moles de vapeur B
x’A = nb total de moles vapeur x’B = nb total de moles vapeur
Mélange binaire: Fractions molaire (suite)

Pression partielle
La pression partielle d'un gaz A est la pression qu'exercerait ce gaz
s'il occupait seul le volume total.
Pression de vapeur saturante
La pression de vapeur saturante est la pression maximale atteinte
par une vapeur en équilibre avec sa phase liquide. Elle dépend de la
température.
Relations entre les fractions molaires et les pressions
partielles

PA PB
PA+PB=P x’A = x’B = x’A+
P P
x’B=1
Mélange binaire: Loi de Raoult

Pour une solution en équilibre avec sa vapeur, la pression partielle


de vapeur est proportionnelle à la pression de vapeur saturante et à
la fraction molaire en phase liquide.

Pi = xi P0i

avec:
Pi : pression partielle de vapeur
P0i : pression de vapeur saturante
xi : fraction molaire en phase liquide
Mélange binaire: Loi de Raoult

Soit un mélange binaire ( corps A et B ) en équilibre avec sa vapeur:

PA = xA P0A
PB = xB P0B
xA+ xB=1
avec:
Pi : pression partielle de vapeur
P0i : pression de vapeur saturante
xi : fraction molaire en phase liquide
Machine à absorption
Machines à absorption

Technologie moins utilisée que celle des systèmes à


compression
La circulation du frigorigène n’est pas assurée par un
compresseur mécanique mais par une pompe.
Le travail mécanique nécessaire pour le
fonctionnement est très réduit
Le système, consomme de la chaleur.
Machines à absorption liquide: Principe

Le schéma de principe des machines à absorption est le


même que celui des machines à compression mécanique

Vaporisation à basse température


Condensation à haute température
Concentrateur
(bouilleur)

La machine est constituée de 4 éléments :


1 : Condenseur 3 : Concentrateur (Bouilleur)
2 : Evaporateur 4 : Absorbeur
Machines à absorption liquide (suite)

 Concentrateur (Bouilleur) : Vaporise à l’aide de la


quantité de chaleur Qb la solution (eau-ammoniac)  Le
titre d’ammoniac liquide diminue
 Le condenseur: L’ammoniac gazeux se condense à la
température Tatm et à la pression Pb
 L’évaporateur : Après détente à la pression Patm
l’ammoniac absorbe la quantité de chaleur Q0
 L’absorbeur : les vapeurs d’ammoniac se mélangent à la
solution pauvre (eau-ammoniac) l’absorption des vapeurs
dégage une quantité de chaleur QA
Machines à absorption (suite)

Concentrateur
(bouilleur)
Machines à absorption: l'évaporateur

 Dans l'évaporateur, le réfrigérant


(ici de l'eau) est pulvérisé dans une
ambiance à très faible pression.
 L'évaporateur est parcouru par un
circuit à eau.
 En s'évaporant, le réfrigérant
soustrait sa chaleur à cette eau qui
est ainsi refroidie.
 Une partie du réfrigérant pulvérisé
ne s'évapore pas et tombe dans le
fond de l'évaporateur où elle est
pompée pour être à nouveau
pulvérisée.
Machines à absorption: l'absorbeur

 La vapeur d'eau crée dans l'évaporateur est amenée à l'absorbeur.


 L'absorbeur contient la solution absorbante au bromure de lithium (LiBr) qui
est continuellement pompée dans le fond du récipient pour y être pulvérisée.
 Le LiBr absorbe la vapeur d'eau hors de l'évaporateur et y maintient ainsi la
basse pression nécessaire à la vaporisation du réfrigérant.
Machines à absorption: le concentrateur

 La solution est donc régénérée


dans le concentrateur.
 Elle est réchauffée, par une
batterie à eau chaude (environ
85°C) et une partie de l'eau
s'évapore.
 La solution régénérée retourne à
l'absorbeur
Machines à absorption: le condenseur

 Enfin, la vapeur d'eau extraite du


concentrateur est amenée dans le
condenseur
 Elle est refroidie par une
circulation d'eau froide.
 L'eau condensée retourne à
l'évaporateur.
Machines à absorption: plus d’Efficacité

 Une circulation d'eau froide dans


l'absorbeur. Le phénomène
d'absorption génère de la chaleur. La
circulation d'eau froide dans le fluide
absorbant évite sa montée en
température, ce qui diminuerait son
efficacité.
 Un échangeur de chaleur sur le
circuit du fluide absorbant. Le
fluide chaud sortant du concentrateur
qui retourne à l'absorbeur préchauffe le
fluide qui va vers le concentrateur,
économisant ainsi une partie de
l'énergie nécessaire pour chauffer le
fluide à régénérer.
Machines à absorption: plus d’Efficacité

 Une circulation d'eau froide dans


l'absorbeur. Le phénomène d'absorption
génère de la chaleur. La circulation d'eau
froide dans le fluide absorbant évite sa
montée en température, ce qui diminuerait
son efficacité.
 L’eau de refroidissement de l'absorbeur peut
ensuite passer dans la batterie de
refroidissement du condenseur.
 Le fluide chaud sortant du concentrateur qui
retourne à l'absorbeur préchauffe le fluide
qui va vers le concentrateur, économisant
ainsi une partie de l'énergie nécessaire pour
chauffer le fluide à régénérer.
Machine à absorption: Cycle d'Oldham
Machine à absorption: Exemple de Calcul

 Données:
Bouilleur Tb = 130°C Pb = 10 atm
Condenseur Tatm = 25°C Pcond = Pb
Evaporateur T0 = - 33°C Peva = Patm = 1 atm
Absorbeur Tabs = Tatm = 25°C Pabs = Patm = 1 atm

 Bouilleur:
P = 10 atm et Tb = 130°C
P0H2O = 2,70 atm
P0NH3= 108 atm

PH2O = xH2O P0H2O P- P0NH3


PNH3 = xNH3 P0NH3  xH2O =P0
H2O - P NH3
0

P = PH2O + PNH3
Machine à absorption: Exemple de Calcul

xH2O  0,9306 xNH3 = 6, 93 10-2


PH2O  2, 51 atm PNH3 = 7, 48 atm
x'H2O = 0, 251 x’NH3= 0, 748

 Condenseur:
P = 10 atm et Tcond = 25°C
P0H2O = 3,16 10-2 atm
P0NH3 = 10,03 atm

PH2O = xH2O P0H2O


P- P0NH3
PNH3 = xNH3 P 0
 xH2O = 0
NH3
P H2O - P0NH3
P = PH2O + PNH3

xH2O  3 10-3 xNH3 = 0,9969  1


PH2O  0 atm PNH3 = 10 atm
x'H2O = 0 x’NH3= 1
Machine à absorption: Exemple de Calcul

 Evaporateur:
S'il y avait de l'eau celle-ci serait congelée.
P = 10 atm et Tevap = -33°C
NH3 pur xNH3= x’NH3= 1

 Absorbeur:
P = 1 atm et Tcond = 25°C
P0H2O = 3,16 10-2 atm
P0NH3 = 10,03 atm

PH2O = xH2O P0H2O


PNH3 = xNH3 P0NH3  xH2O =
P = PH2O + PNH3
Machine à absorption: Exemple de Calcul

xH2O = 0,902 xNH3 = 0, 0971


PH2O = 2,85 10-2 atm PNH3 = 0, 971 atm
x'H2O = 2,85 10-2 x’NH3= 0, 971

Les titres en phase liquide de l'absorbeur et du bouilleur sont équivalents :


seuls les titres en phase vapeur et les pressions différent.
Machines à compression étagée: Motivations

Pour certaines utilisations telles que la production de froid à basse


température, on peut être amené à adopter des températures
d'évaporation et de condensation très éloignées. Le taux de compression
de la machine frigorifique est alors très élevé, avec les conséquences
suivantes :
Le débit massique de vapeurs a l'aspiration du compresseur augmente ;
Forte augmentation du volume massique des vapeurs aspirées (si l’on
travaille a basse température d'évaporation) : le débit volumique de
vapeurs aspirées par le compresseur augmente beaucoup ;
Diminution du rendement volumétrique du compresseur : la cylindrée à
installer est plus importante;
Diminution du rendement effectif de compression : le rendement
thermodynamique de l'installation est notablement dégradé ;
Machines à injection totale: Principe

 Le compresseur BP aspire les vapeurs formées dans


l'évaporateur 9-10, à la pression Po.
 II refoule ces vapeurs dans une bouteille
intermédiaire a la pression Po, ou elles sont
désurchauffées.
 Le compresseur HP aspire des vapeurs dans cette
même bouteille et les refoule a la pression Pc.
 Apres condensation, le fluide frigorigène est détendu
de Pc a Pi, et le mélange liquide vapeur est introduit
dans la bouteille intermédiaire.
 Une fraction du débit liquide injecte s'évapore pour
permettre la désurchauffe des vapeurs refoulées par
le compresseur BP.
 Le débit liquide restant, a saturation, est alors
détendu jusqu'a Po et injecte dans l'évaporateur.
Machines à injection totale: Etapes

 1-2 : compression des vapeurs de Po à Pi;


 2-3 : désurchauffe des vapeurs refoulées dans la
bouteille intermédiaire. Cette désurchauffe est
assurée par la vaporisation d'une faible fraction
du liquide contenu dans la bouteille ;
 3-4 : compression des vapeurs de Pi a Pr. Notons
que le point 3 peut aussi correspondre à des
vapeurs surchauffées (selon la qualité de
l'isolation thermique) ;
 4-5 : désurchauffe, condensation à Pc, et sous
refroidissement du liquide formé ;
 5-6 : sous refroidissement et pertes de charge
éventuelles dans la conduite liquide ;
 6-7 : détente isenthalpique du liquide de Pc à Pi;
 7-8 : séparation du liquide dans la bouteille
intermédiaire.
Machines à injection totale: Etapes 2

 8-9 : détente du liquide saturant de Pi à Po ;


 9-10 : vaporisation sous la pression Po ;
 10-1 : surchauffe et chutes de pression éventuelles dans la tuyauterie
d'aspiration.
 7-3 : séparation des vapeurs dans la bouteille intermédiaire ; aspiration
par le compresseur HP.

-Débit massique de vapeurs aspire par le compresseur BP

Débit massique de vapeurs aspire par le compresseur HP


 On déduit ce dernier d'un bilan enthalpique sur la bouteille séparatrice :
Machines à injection totale: Paramètres 1

 la somme du débit mB dans le circuit BP et d'un débit de vapeur provenant de la


bouteille intermédiaire résultant, d'une part, de la vapeur produite au cours de
la détente dans le circuit HP et, d'autre part, du liquide vaporise pour assurer la
désurchauffe des vapeurs provenant du compresseur BP.

Le débit de liquide résultant de la détente (5-7)


dans la bouteille est:

 Notant mldes le débit de liquide vaporisé, on obtient en écrivant l'égalité


des bilans enthalpique sur les deux débits
Machines à injection totale: Paramètres 2

 Le débit liquide sortant de la bouteille est donc donné par:


Machines à injection totale: Paramètres 3

Si l’on néglige les pertes par l'isolation de la bouteille intermédiaire, le bilan


enthalpique de cette dernière exprime l'égalité entre deux
puissances thermiques. Il s'écrit :

puisque la production frigorifique massique entre 7 et 3 est s inférieurs à la


production calorifique massique entre 2 et 8, le débit masse HP doit être supérieur
au débit masse BP.
le transfert de chaleur entre les deux étages de compression s'effectue à la
pression Pi, sous un pincement nul.
Machines à injection totale: Paramètres 4

 Le COP effectif
Machines à injection totale: Inconvénients

Ce cycle présente quelques inconvénients pour la


mise en œuvre pratique. Le liquide quittant la
bouteille intermédiaire en 8 est pratiquement à
saturation. Dans la conduite liquide jusqu'au
détendeur BP, il est susceptible
de recevoir de la chaleur, puisque sa température
est inférieure a la température ambiante. Son point
représentatif se décale alors dans le domaine
liquide/vapeur (8a) ;
de subir une chute de pression : son point
représentatif se déplace aussi dans le domaine
liquide/vapeur (8b)
Machines à injection partielle: Description 2

Le liquide issu du condenseur est séparée en deux parties :


 L'une passe par un détendeur auxiliaire R2
 elle est détendue de la pression Pk à la pression Pi. Ce mélange liquide vapeur est

ensuite envoyée dans une bouteille intermédiaire ou il rencontre les vapeurs issues de
la compression basse. Or la température des vapeurs issues de R2 est inférieure à la
température des vapeurs issues de la compression basse. Cette portion de fluide qui ne
subit pas de changement d’état, sert à refroidir les vapeurs issues de la compression du
premier étage.
 L'autre partie du liquide passe dans un serpentin située dans la partie basse de la bouteille
intermédiaire afin de subir un sous-refroidissement.
Machines à injection partielle: Remarques

 Le débit du détendeur R2 est déterminé de façon à ce que les vapeurs


issues de B1 soient refroidies jusqu‘à la courbe de condensation.
 La température des vapeurs issues de la compression basse (point B1)
est supérieure à la température du mélange issu du détendeur R2. La
bouteille intermédiaire provoque donc un refroidissement des vapeurs
B1B2 et une évaporation du mélange B3B2.
Machines à injection partielle: Etapes
 1-2 : compression des vapeurs de P o à Pi;
 2-3 : désurchauffe des vapeurs refoulées dans la
bouteille intermédiaire. Cette désurchauffe est assurée
par la vaporisation d'une faible fraction du liquide
contenu dans la bouteille ;
 3-4 : compression des vapeurs de Pi à Pc. Notons que le
point 3 peut aussi correspondre à des vapeurs
surchauffées (selon la qualité de l'isolation thermique)
;
 4-5 : désurchauffe, condensation a Pc, et sous
refroidissement du liquide forme;
 5-6 : sous refroidissement et pertes de charges
éventuelles dans la conduite liquide;
 6-7 : détente isenthalpique d'une partie du débit
liquide de Pc à Pi;
 7-3 : séparation des vapeurs dans la bouteille
intermédiaire ; aspiration compresseur HP ;
Machines à injection partielle: Etapes 2

 5-8 : sous refroidissement du débit masse BP


dans la bouteille intermédiaire. Ce sous
refroidissement ne permet pas d'atteindre la
température intermédiaire ;
 8-9 : détente isenthalpique du liquide sous-
refroidi ;
 9-10 : évaporation du débit masse BP ;
 10-1 : surchauffe et chutes de pression
éventuelles dans la tuyauterie d'aspiration.
Débit massique de vapeurs aspire par le compresseur BP

Débit massique de vapeurs aspire par le compresseur HP


 On déduit ce dernier d'un bilan enthalpique sur la bouteille séparatrice :
Comparaison partielle et totale

 Dans le cycle a injection partielle, le débit massique BP est sous-refroidi au


moyen d'un échangeur place dans la bouteille intermédiaire. L'échange
thermique n'étant pas parfait, le liquide en 8 (avant détente) ne peut atteindre
la température i : le pincement généralement retenu est de l'ordre de 3 à 10 °C.
La production frigorifique massique a l’évaporateur est donc plus faible que
dans le cycle a injection totale.
 Dans le cycle a injection partielle, la production frigorifique massique à
l‘évaporateur est donc plus faible que dans le cycle a injection totale : pour les
mêmes pressions de fonctionnement, et pour produire la même puissance
frigorifique, il faudra une cylindrée plus forte a l‘étage BP
Machines à injection partielle: Remarque

On montre que pour obtenir le meilleur rendement, la pression


intermédiaire doit être choisie de façon à avoir :

En augmentant le nombre d’étages il est possible d'abaisser la température de


vaporisation du fluide, mais le volume massique du fluide augmente rapidement
ce qui peut conduire à des volumes considérables. De plus en abaissant la
température de vaporisation, on se rapproche du point triple, le fluide pouvant
alors passer de l’état liquide à l’état solide. Les machines en cascades permettent
d'abaisser la température de vaporisation du fluide tout en restant éloigné du
point triple. Elles sont constituées de plusieurs machines frigorifiques utilisant
des fluides différents, la source froide d'une machine constituant la source chaude
de la machine inférieure.
Inconvénients du cycle avec bouteille

Dans les deux cycles précédents, on met en œuvre une bouteille intermédiaire, ce
qui contribue à augmenter la charge en fluide frigorigène des installations
frigorifiques, avec les inconvénients suivants :

Augmentation du TEWI direct;


Mise en œuvre de systèmes spécifiques pour assurer le retour d'huile aux
compresseurs ;
Augmentation du coût de l'installation. C'est pourquoi, depuis quelques années,
on cherche a minimiser la charge en fluide, et donc, à limiter autant que possible
l'utilisation des réservoirs.
Total Equivalent Warming Impact : TEWI
Le TEWI est défini comme étant la somme de l’incidence directe des émissions de fluides
frigorigènes et de l’incidence indirecte des émissions de CO2 (dues à l’énergie primaire utilisée
pour le fonctionnement de la pompe à chaleur).

TEWI = Effet de serre direct + Effet de serre indirect


TEWI = (PRP100 . L . n) + (PRP100 . m . (1 – αrecovery)) + (n . Ea .β) [kg CO2]

avec
PRP100 = Potentiel de réchauffement planétaire du fluide frigorigène [kg équiv CO2]
L = Quantité annuelle de fluide frigorigène perdu par fuite [kg/an]
n = Durée de vie de l’installation [an]
m = Quantité de fluide frigorigène présent dans la pompe à chaleur à son installation [kgfl]
αrecovery = Taux de récupération de fluide frigorigène lors du démontage de la pompe à chaleur
[-]
Ea = Consommation annuelle en énergie [kWh/an]
β = Emissions en CO2 due à la production d’énergie [kg CO2/kWh]
Cycle sans bouteille intermédiaire

 1-2 : compression des vapeurs de Po à Pi;


 2-3 : désurchauffe des vapeurs refoulées. Cette
désurchauffe est assurée d'une part grâce au mélange
2+11, et d'autre part grâce au débit d'injection (6-7a) ;
 3-4 : compression des vapeurs de Pi à Pc;
 4-5 : désurchauffe, condensation a pc, et sous
refroidissement du liquide forme ;
 5-6 : sous refroidissement et pertes de charges
éventuelles dans la conduite liquide ;
 6-7a : détente isenthalpique d'une partie minj du débit
liquide de Pc à Pi, (pour désurchauffe par injection entre
les points 2 et3;
 6-7 : détente isenthalpique d'une partie mdet du débit
liquide de Pc à Pi (pour sous refroidissement du débit
liquide mB avant sa détente de Pc a Po) ;
 7-11 : évaporation de ce même débit pour le sous
refroidissement du débit liquide mB
Cycle sans bouteille intermédiaire 2

 6-8 : sous refroidissement du débit masse BP


dans l’échangeur sous refroidisseur; le liquide
n'atteint cependant pas la température
intermédiaire;
 8-9 : détente du débit mB de Pc à Po ;
 9-10: évaporation ;
 10-1 : surchauffe et chutes de pression
éventuelles dans la tuyauterie d'aspiration.
Cycle sans bouteille intermédiaire : Paramètres

Débit massique de vapeurs aspire par le compresseur BP

Débit massique de vapeurs aspire par le compresseur HP


 Bilan enthalpique sur l'échangeur intermédiaire :

 Avec h7a = h6 ce système de trois équations permet d'écrire les


relations suivantes :
Cycle sans bouteille : Paramètres 3

Il n'existe pas d'expression simple pour le rapport ; cependant, en

utilisant les deux bilans sur la tuyauterie 2-3, on obtient:


Rendement volumétrique du compresseur 1

Définitions
 Cylindrée ou volume balayé : C'est le volume balayé par le piston au cours
de la course d'aspiration, pendant un tour de l'arbre-manivelle.
 Volume mort : Espace situé entre le point mort haut (PMH) du piston et le
fond du cylindre

Cycle du compresseur
Ce cycle peut se décomposer en quatre phases :
 A - B : aspiration à la pression P0
 B - C : compression de la pression P0 à la pression Pk
 C - D : refoulement à la pression P1
 D - A : détente de la pression Pk à la pression P0
Rendement volumétrique du compresseur 2

Définition du rendement volumétrique


On définit le rendement volumétrique comme le rapport du volume aspiré sur le
volume balayé

Expression du rendement volumétrique résultant d'un espace mort

A -D adiabatique soit : , le rendement devient :


e
Effets réduisant le rendement volumétrique

 Si le volume mort augmente, il en résulte


un déplacement du point d'ouverture de la
soupape d'admission, qui provoque une
diminution du volume aspiré

 Si le taux de compression augmente il en


résulte également un déplacement du point
d'ouverture de la soupape d'admission.
e
Effets réduisant le rendement volumétrique

 Pertes dues aux pertes de charge et aux échanges de chaleur...


 Pertes dues aux effets de parois...
 Pertes dues aux défauts d’étanchéité des segments et des clapets

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