Exposé en didactique de la langue française
sous le thème :
«Les méthodologies et les approches
d’enseignement»
é par :
YAZIDI Ahmed abdelmounaim
• sous la direction du :
UZKRI Amina
•Dr. KHATTALA Ismail
2023/2024 1
Plan
Méthodologie traditionnelle
Méthodologie directe
Méthodologie active
Méthodologie audio-orale
Méthodologie SGAV
Approche communicative
Approche actionnelle
M.E.M.O 2018/2019
2
Introduction
Les méthodes d’enseignement font une partie intégrante de la didactique du FLE. Au cours de l’histoire
ces méthodes se sont toujours développées et perfectionnées, ce qui joue un rôle très important dans
l’enseignement des langues étrangères aujourd’hui.
Le changement des méthodologies est suscité par les facteurs suivants: les besoins, les objectifs des
concepteurs et le public cible (apprenants). Adoptée par des experts (chercheurs, didacticiens,
linguistes, éditeurs et enseignants), la méthodologie est une démarche qui permet de réaliser une
méthode. Elle fournit un ensemble de procédures d’apprentissage aux concepteurs de méthodes en vue
de concevoir leurs lignes de réalisations. On dénombre plusieurs méthodologies au fil de l’histoire de la
recherche en didactique .
La méthodologie traditionnelle (18ème
et19ème Siècle)
Elle est appelée aussi la méthodologie de la grammaire - traduction.
Elle se basait sur la lecture et la traduction de textes littéraires en
langue étrangère ce qui plaçait donc l’oral au second plan .La langue
étrangère était décortiquée et présentée comme un ensemble de règles
grammaticales et d’exceptions, qui pouvaient être rapprochées de
celles de la langue maternelle.
La méthodologie traditionnelle
• Ses racines commencent déjà au moyen-âge où elle était utilisée dans les écoles
latines.
• Le commencement de l’enseignement du français est classé jusqu’à la seconde moitié
du 17ème siècle. Néanmoins on peut constater que cette méthodologie était utilisé
jusqu’au 19ème siècle plus ou moins sans changement considérable.
• La langue était considérée comme un ensemble de règles et d’exceptions. Les élèves
apprenaient des mots et toutes les phrases par cœur et ils traduisaient des textes
mots à mots ce qui plaçait la production orale au second plan.
Méthode traditionnelle
La grammaire était enseignée de manière déductive:
• Par la présentation de la règle, et, en suite, on l’appliquait à des cas particuliers sous
forme de phrases et d’exercices répétitifs.
• Il existe une langue « normée « et de qualité, celle utilisée par les auteurs littéraires
qui devait être préférée à la langue orale et imitée par les apprenants afin d’acquérir
une compétence linguistique adéquate. La culture était perçue comme l’ensemble
des œuvres littéraires et artistique réalisées dans le pays où l’on parle la langue
Méthode traditionnelle
• Le professeur n’a pas besoin de manuel, il pouvait en fait choisir lui-
même les textes en fonction de leur valeur littéraire ( subjective bien
évidemment) sans tenir compte de leurs difficultés grammaticales et
lexicales.
• C’est l ’enseignant qui dominait entièrement la classe et qui détenait
le savoir et l’autorité ( choisir les textes, poser les questions, corriger
les réponses)
• La langue utilisée en classe était la langue maternelle et l’interaction
se faisait toujours en sens unique du professeur vers les élèves.
Méthodologie traditionnelle : CENTRÉ SUR L’ENSEIGNANT ET LE
MESSAGE À TRANSMETTRE
Que fait l’enseignant ? Que fait l’apprenant ?
Il détient l’autorité et maîtrise le savoir, son Il n’est pas en activité. Son but est
but est de le transmettre. d’écouter le discours de l’enseignant afin
de le mémoriser pour ensuite restituer ses
connaissances. Pour cela, son écoute et
Pour cela, il est attentif à la clarté de son son attention sont centrales.
discours et à la qualité de son exposé.
Et si l’apprenant fait une erreur ?
L’erreur est vue comme une faute à éradiquer. La responsabilité de l’erreur repose sur
l’apprenant qui doit faire preuve de plus
d’attention, d’écoute et de concentration, afin de mieux restituer le savoir transmis.
Méthode traditionnelle
• Avantage : cette méthode a pour avantage principal de constituer le modèle le
plus économe en termes de temps et de moyen. Dans le milieu universitaire, nous
pouvons le retrouver en application lors d’un cours magistral.
• Limite :les rythmes d’apprentissage des apprenants sont peu pris en compte et ne
sont pas individualisés. Cela signifie que cette pratique conviendra à certains
apprenants, mais pas à tous.
La méthodologie directe (fin 19è et début 20è)
• En réaction à la méthodologie traditionnelle, le recours à la traduction est
éliminé, prohibé. C’est une méthode active dont le principe est d’acquérir une
langue au contact de ceux qui la parlent,
• Elle se caractérise par l’apprentissage du vocabulaire courant, la grammaire est
envisagée sous sa forme inductive et implicite, c'est-à-dire on conduit l’apprenant
à découvrir les régularités de certaines formes ou structures et induire la règle.
• L’accent est mis sur l’acquisition de l’oral, l’écrit est envisagé comme auxiliaire
de l’oral.
Méthodologie directe
• sans recours à l’écrit, le professeur explique le vocabulaire à l’aide d’objets,
d’images ou des gestes….
• Cette méthode est imitative; l’apprenant imite son enseignant, de sa
prononciation, de ses gestes… comme elle est répétitive, à force de répéter,
l’apprenant retient les informations jusqu’à l’assimilation.
Méthodologie active (1920-1960)
• Appelée méthodologie de synthèse, elle est considérée comme une
réelle évolution des méthodologies directe et traditionnelle
« méthodologie éclectique » « méthodologie mixte » « méthodologie
orale » …
traditionnelle directe
active
Méthodologie active
• La méthodologie active représente un compromis entre le retour à certains
procédés et techniques traditionnels et le maintien des grands principes de la
méthodologie directe. C’est pourquoi on peut dire que la méthodologie active se
veut une philosophie de l’équilibre.
• cet éclectisme technique n’a pas modifié le noyau dur de la méthodologie directe,
ne faisant qu’introduire certaines variations. On constate ainsi un
assouplissement de la méthode orale qui rendait au texte écrit sa place comme
support didactique. Cependant les textes de base étaient plus souvent descriptifs
ou narratifs que dialogués.
Méthodologie active
• privilégie l’enseignement de la prononciation à travers les procédés de la méthode
imitative directe.
• un assouplissement de l’enseignement du vocabulaire :on n’interdisait plus le recours
à la langue maternelle comme procédé d’explication( il était permis d’utiliser la
traduction pour expliquer le sens des mots nouveaux)
• L’enseignement de la grammaire s’est également assoupli: On a privilégié
l’apprentissage raisonné en considérant que l’apprenant avait besoin de se rendre
compte du pourquoi des phénomènes.
Méthodologie
active
• De même la méthode active était
amplement valorisée afin d’adapter les
méthodes utilisées à l’évolution
psychologique de l’élève et de créer
une ambiance favorable à son activité
puisque la motivation de l’apprenant
était considérée comme un élément clé
dans le processus d’apprentissage.
Méthodologie audio orale(1950-1960)
• L’origine de cette méthode est la 2ème guerre mondiale ,
pour répondre aux besoins de l’armée américaine, de
former rapidement des gens qui parlent des autres
langues ( japonais, arabe) que l’anglais.
• Appelée aussi la méthode de l’armée ayant pour but de
réussir à communiquer en langue étrangère dans le volé,
dans l’ordre suivant; ( comprendre, parler, lire et écrire) ,
où la compréhension se fait en manière de répétition et
de pousser l’élève à ne penser seulement à une langue
étrangère mais une langue cible.
méthodologie audio-orale
• L’accent est mis sur l’oral, on a recours à des exercices de répétition et
l’acquisition des structures syntaxiques se fait sous la forme d’automatismes. En
grammaire, on privilégie la forme plutôt que le sens.
• Ainsi les éléments de la phrase sont mis en relation sur l’axe
paradigmatique en opérant des substitutions, sur l’axe syntagmatique en
additionnant les mots de la phrase, en opérant des transformations de la phrase
simple à la phrase complexe.
méthodologie audio-orale
• Cette méthode a besoin pour s’appliquer des instruments comme les
exercices structuraux et les laboratoires de langues pour réaliser
progressivement une acquisition linguistique.
• Cette méthode a été contestée en linguistique par la Grammaire
Générative et Transformationnelle de N. Chomsky.
Critique:
. le manque de transfert hors de la classe de ce qui a été appris, les
exercices structuraux ennuient les élèves et les démotivent.
Méthodologie SGAV
• Parution :
• La méthodologie SGAV ( structuro-globale audio-visuelle) élaborée à
partir des années 50 du 20e par P. Guberina de l’université de Zagreb.
• Des équipes de recherches (linguistes, littéraires et pédagogues)
s’activent en France et à l’étranger pour trouver les meilleurs outils
pour diffuser le FLE.
• La langue étant considérée comme un ensemble acoustico-visuel, la
grammaire, les clichés, la situation et le contexte linguistique
avaient pour but de faciliter l’intégration cérébrale des stimuli
extérieurs.
Méthodologie SGAV
• La cohérence de la méthode audiovisuelle était construite autour de
l’utilisation conjointe de l’image et du son. Le support sonore était
constitué par:
des enregistrements magnétiques et le support visuel par des vues fixes. En
effet,
les méthodes audiovisuelles avaient recours à la séquence d’images
pouvant être
de deux types: des images de transcodage qui traduisaient l’énoncé en
rendant visible le contenu sémantique des messages ou bien des images
situationnelles qui privilégiaient la situation d’énonciation et les
composantes non les gestes, les attitudes, les rapports affectifs
Méthodologie SGAV
• Dans le cas des langues, l’apprentissage passerait par l’oreille et la vue.
La langue étant considérée comme un ensemble acousti-covisuel, la grammaire, les
clichés, la situation et le contexte linguistique avaient pour but de faciliter
l’intégration cérébrale des stimuli extérieurs
.
Approche communicative
• C’est dans les années 70 que les notions de communication et de compétence
de communication sont introduites en didactique des langues ; une nouvelle
approche est née : l’approche communicative.
• Cette approche est une révolution dans l’apprentissage des langues. Car les
leçons entièrement basées sur le besoin de communication des apprenants.
• L’essentiel est de savoir comment utiliser la langue dans un système donné et
non connaître le système linguistique de la langue.
Approche communicative
• 1- Créer une situation authentique qui se ressemble à la situation réelle
• 2-se centrer sur l’apprenant: il est communicateur, partenaire et négociateur ( on
prend on compte ses besoins, ses intérêts, ses problèmes)
• 3- interagir : l’enseignant favorise les moyens et crée le climat d’échange pour qur
l’apprenant puisse interagir.
• 4- contextualiser: utiliser la langue d’une manière appropriée en fonction du
contexte social.
Le souhait est de créer une classe où la communication établie autant
vraisemblable que possible.
Approche actionnelle
• Apparait au début du 21ème siècle
• L'approche actionnelle favorise l'organisation de l'apprentissage par le biais de
scénarios réalistes et fédérateurs, qui couvrent plusieurs leçons et mènent à une
tâche/projet final qui implique un travail collaboratif. (CECR: cadre européen commun de
référence pour les langues)
• Lorsque les apprenants s’engagent activement dans la résolution de problèmes de
la vie réelle ou dans la création de projets ciblés, ils sont non seulement impliqués
dans une communication significative, mais ils sont également exposés à un contenu
cognitif stimulant tout en recherchant, évaluant et organisant des ressources et des
informations pour réaliser les tâches.
Approche actionnelle
• L’enseignant peut proposer à ses élèves de réaliser des actions concrètes ou résoudre
des problèmes comme : organiser une fête d’anniversaire, préparer un week-end
entre amis à la campagne, etc.
• Si par exemple il faut organiser une fête d’anniversaire, les apprenants devront :
• choisir une date qui convient à tout le monde, décider du lieu (restaurant,
appartement, …); le moyen d’informer les invités (email, téléphone, Facebook, SMS,
etc.) ;la musique (qui s’en occupe, quels styles, etc.); la nourriture (quels plats
apporter, le style de cuisine)
• Mobiliser les compétences de vos apprenants !
• Les situations vont mobiliser un maximum de compétences langagières dans un
contexte favorisant les échanges tout en maintenant la motivation de l’apprentissage.
• Ces échanges en milieu contextualisé permettent à l’enseignant de faire le point non
seulement sur les connaissances, mais aussi sur le savoir-faire ainsi que sur les
lacunes des apprenants en français.
conclusion
• les méthodes d’enseignement en didactique et en pédagogie jouent un rôle
crucial dans la promotion des compétences fondamentales, telles que la
lecture, l’écriture et les mathématiques, en particulier pour les apprenants en
difficulté et à risque d’échec.
• Il est donc primordial de reconnaître que ce que les élèves apprennent dépend
non seulement du contenu enseigné, mais également de la manière dont il est
enseigné, de leur niveau de développement, de leurs intérêts et de leurs
expériences passées. Cela souligne l’importance de choisir avec soin les
méthodes d’enseignement pour garantir un enseignement efficace et adapté à
chaque élève.
références
• Anderson, L. W., Krathwohl, D. R., Airasian, P. W., Cruikshank, K. A., Mayer, R. E., Pintrich, P. R., Raths, J. et Wittrock, M. C. (2001). A
taxonomy for learning, teaching, and assessing: A revision of Bloom’s taxonomy of educational objectives. Longman.
• Dehaene, S. (2018). Apprendre ! Le talent des cerveaux, le défi des machines. Odile Jacob.
• Desjardins, J. et Sénécal, I. (2016). La pédagogie active. Profweb.
[Link]
• Howden, J. et Kopiec, M. (2000). Ajouter aux compétences : enseigner, coopérer et apprendre au postsecondaire. Chenelière.
• Poumay, M. (2014). L’innovation pédagogique dans le contexte de l’enseignement supérieur. Dans G. Lameul et C. Loisy (dir.), La
pédagogie universitaire à l’heure du numérique (p. 69 81). De Boeck.
• Romainville, M. (2007). Ignorante du passé, la pédagogie universitaire est-elle condamnée à le revivre ? Dans M. Frenay (dir.), Actes du
4e colloque Questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur (p. 181 188). Presses universitaires de Louvain.
• Vanpee, D., Godin, V. et Lebrun, M. (2008). Améliorer l’enseignement en grands groupes à la lumière de quelques principes de pédagogie
active, Pédagogie médicale, 9(1), 32 41