Université Badji Mokhtar ANNABA
Module :
Audit Comptable et Financier
Master professional Chargé de cours :
Comptabilité , controle , BENKARA .I
Audit
L/O/G/O
Objectif de module
Donner aux étudiants les concepts
fondamentaux, les techniques et les outils les
plus efficaces en audit (audit financier et audit
interne) leur permettant d’acquérir la
méthodologie de conduite des missions
d’audit, dans le respect des normes
internationales (ISA) définies par
l’International Federation of Accountants
(IFAC).
CONTENU DU COURS
L’audit est un métier en pleine expansion liée à la
nécessité de fiabiliser les paramètres financiers et
les informations à la disposition de ceux qui ont
la charge de définir les orientations de
l’entreprise et de la gérer quotidiennement. Les
concepts fondamentaux de cette discipline très
technique seront exposés dans la partie 1,
concepts fondamentaux : définitions, normes
internationales, risque d’audit et matérialité.
CONTENU DU COURS
L’audit se déroule selon une démarche sélective,
structurée et progressive qui permet d’atteindre ses
objectifs en allant du général au particulier. Cette
démarche sera déclinée dans ses phases principales : prise
de connaissance et orientation de la mission, évaluation du
contrôle interne et élaboration de la stratégie d’audit,
exécution des contrôles substantifs et validation des
comptes, finalisation de la mission et rédaction des
rapports d’audit dans la partie 2: la démarche d’audit
avec une focalisation sur les techniques et les outils
permettant de mettre en œuvre chaque phase.
PLAN DU COURS
Partie 1: Les concepts fondamentaux de l’audit
1. Définitions de l’audit
2. Les normes d’audit
3. Cadre conceptuel des missions d’audit
4. Le risque d’audit et la matérialité.
PLAN DU COURS
Partie 2 : la démarche d’une mission d’audit
comptable et financier
1. phase de préparation,
2. Phase de réalisation,
3. Phase de conclusion.
PLAN DU COURS
Partie 3 : Audit des différents poste de bilan
1. audit des stocks ,
2. Audit des immobilisations ,
3. Audit de la trésorerie .
Les Références
-Jacques RENARD, Théorie et
pratique de l’audit interne,
Editions d’organisation.
-Bernard GRAND et Bernard
VERDALLE, Audit comptable et
financier, Economica.
Partie 1
Les concepts fondamentaux
de l’audit
1) Signification du Mot Audit
A = Avoir un objective précis
Audire = écouter U = Utiliser rigoureusement la
(Entendre) méthodologie
Auditer =échanger D = donner envie de progresser
les informations I = Informer
donc écouter et T= Travailler en groupe
parler
To audit = vérifier,
contrôler
Qu’est ce que l’audit ?
• Une appréciation indépendante des diverses
opérations et contrôles d'une entreprise, pour
déterminer si des politiques et des procédures sont
suivies, si des normes établies sont atteintes, et si les
objectifs de l'organisation sont atteints.
• Donc l’audit est une démarche d’observation,
d’analyse et d’interprétation.
Nécessité de confirmer la
validité des informations l’audit: Pour quoi ?
données par l’entreprise.
l’audit : Pour qui ?
• Les dirigeants(qu’a-t-on fait? peut-on faire mieux? )
• Les actionnaires actuels (résultats, situation
financière peut-on faire mieux? )
• Les actionnaires potentiels (doit-on acheter? )
• Les salariés (je suis dans une situation d’emploi
stable? )
• Les fournisseurs(puis-je traiter? serai-je payé? )
• Les clients (puis-je traiter? serai-je servi
durablement? )
• L’Etat (résultat fiscal? )
2) Différents Types d’audit
L’Audit Externe L’Audit Interne
C’est un examen pratiqué par C’est une activité
un professionnel externe à indépendante et objective
l'entité indépendant et qui donne à une organisation
compétent, sa mission une assurance sur le degré
consiste à certifier les de maîtrise de ses opérations,
comptes annuels de l’entité lui apporte ses conseils pour
et qu’elle présente une les améliorer et contribue à
image fidèle de l’entreprise. créer de la valeur ajoutée.
Audit Externe:
Audit Interne:
L’audit contractuel • Audit Financier
(ponctuel, exceptionnel) • Audit Fiscal
L’audit légal • Audit Opérationnel
(prescrit par la loi ): • Audit de qualité
• Commissariat aux • Audit de régularité
comptes
• Audit Informatique
• Expertise en
Comptabilité • Audit social
L’Audit Externe (l’audit légal)
L’expert comptable: Les commissaires aux
c’est celui qui fait comptes:
profession habituelle de Les C.A.C certifient, en
justifiant de leurs
réviser et d’apprécier les
appréciations, que les
comptabilités des comptes annuels sont
entreprises auxquels il réguliers et sincères et
n’est pas lié par un contrat donnent une image fidèle du
de travail. résultat des opérations de
Il est également habilité à l’exercice écoulé ainsi que de
attester la régularité et la la situation financière et du
sincérité des états patrimoine de la personne ou
financiers. de l’entité à la fin de cet
exercice.
L’Audit Interne
1) l’audit Financier:
L'auditeur financier est un salarié dans
l’entreprise, il intervient ponctuellement pour
contrôler les comptes. Pour mener à bien sa
mission, il examine tous les documents pouvant
nourrir son analyse et s'entretient avec les
dirigeants afin d'établir des recommandations.
Leur action peut être complémentaire à celle des
auditeurs externes.
L’Audit Interne
2) l’audit de qualité:
L'audit de qualité est un examen périodique et
indépendant en vue de déterminer si les
activités et résultats relatifs à la qualité
satisfont aux dispositions préétablies, si ces
dispositions sont mises en œuvre de façon
efficace et si elles sont aptes à atteindre les
objectifs.
L’Audit Interne
3) l’audit Fiscal:
L'audit fiscal est une mission spécialisée
permettant d'obtenir des indications sur l'ampleur
du risque encouru par l'entreprise.
Il vise donc à identifier les risques fiscaux
auxquels s'expose l'entreprise et permet aussi
l'évaluation de sa gestion fiscale.
L’Audit Interne
4) l’audit Social:
l'audit social évaluant la conformité des pratiques
internes à un référentiel normatif externe (Droit
du travail, Conventions Collectives, accords
d'entreprise), et, au delà des frontières de
l'entreprise (pour les sous-traitants et
fournisseurs), à des normes liées à la RSE
(responsabilité sociale de l'entreprise).
L’Audit Interne
4) l’audit de régularité (conformité):
L’audit de conformité consiste à évaluer de façon
indépendante si un sujet considéré donné est
conforme aux textes législatifs et réglementaires
applicables qui servent de critères.
Un audit de conformité consiste à évaluer si les
activités, les transactions financières et les
informations sont, dans tous leurs aspects
significatifs, conformes aux textes législatifs et
réglementaires qui régissent l’entité auditée.
L’Audit Interne
5) l’audit Opérationnel:
C’est l’examen critique des performances et
de l’efficacité des fonctions dans
l’entreprise; systèmes d’information,
méthodes de direction, conditions
d’exploitation , stratégie…
L’Audit Interne
6) l’audit Informatique:
L'audit informatique a pour objectif de s'assurer
que les activités informatiques ou le système
informatique d'une entreprise se déroulent
conformément aux règles et aux usages
professionnels, appelés de manière traditionnelle
les bonnes pratiques.
3) Les normes d’audit
La réalisation de toute mission d’audit, quels
qu’en soient les objectifs, implique l’existence
au préalable de règles précises, formalisées,
connues et acceptées des émetteurs et des
récepteurs de l’information soumise à l’audit :
les normes.
L’IFAC a édicté des normes internationales
d’audit (ISA) appelées à s’imposer sur le plan
mondial à l’audit des états financiers et à l’audit
d’autres informations et aux services connexes.
3) Les normes d’audit (suite)
Les principales normes utilisées par les auditeurs sont :
Les normes d’audit, parmi lesquelles ont distingue
généralement :
Les normes générales ou de comportement.
Les normes de travail ( qui régissent la nature et
l’étendue du travail).
Les normes de rapport.
Les normes de l’information financière ou principes
comptables.
Eventuellement des normes spécifiques à certains
secteurs: banques, assurances, etc.
A- Normes générale (comportement):
L’auditeur doit respecter le code d’éthique
professionnelle(code déontologie) publié par l’IFAC,
notamment les règles d’éthique ci-après:
Objectivité
Indépendance
Compétence professionnelle, soin et diligence
Confidentialité
Professionnalisme
Respect des normes techniques et professionnelles…
B-Normes de travail:
Le travail d’audit doit être effectué avec soin, avec une
bonne planification, un respect des calendriers et
supervision des collaborateurs, la tenue correcte des
dossiers et papiers de travail en tant que moyens de
preuve des conclusions d’audit. (ISA 220 et 230).
L’audit doit comporter une évaluation du contrôle
interne, un contrôle de qualité de la mission d’audit, la
prise en considération des risques de fraudes et erreurs :
(ISA 240), des textes législatifs et réglementaires : (ISA
250), la collecte des éléments probants suffisants… etc
C-Normes de rapport:
Nécessité de la rédaction de rapports d’opinion (de
certification ou non) ;
Rapport de recommandations sur le contrôle interne
et parfois sur la conformité avec les lois et
règlements en vigueur ;
Rapport spécial pour les missions de commissaire
aux comptes ;
Qualité des rapports : datés et signés et discutés avec
les responsables de l’entité auditée.
Partie 2
la démarche d’une mission
d’audit comptable et
financier interne
La Méthodologie de l’audit
La mission d’audit est un travail temporaire qu’il
sera chargé d’accomplir dans l’intention de la
direction générale de l’entreprise.
A- Le champ d’application:
Le champ d’application d’une mission d’audit
peut se varier de façon significative en fonction
de deux éléments : l’objet et la fonction.
Selon l’objet Selon la fonction
La mission générale La mission plurifonctionnelle
ne connait aucune limite celle où l’auditeur est concerné
géographique: par exemple par plusieurs fonctions au cours
l’audit des magasins , l’audit d’une même mission , se
de la sécurité…. rencontre en général dans deux
cas.
La missions spécifique porte
La mission unifonctionnelle
sur un point précis en un lieu qu’elle soit spécifique ou
déterminé: par exemple générale , ne va concerner qu’une
l’audit des ventes de seule fonction, on réserve
l’unité… généralement ce terme aux
L’audit du centre missions générales, comme l’audit
informatique de l’unité… du recrutement….
Le premier cas Le second cas
Celui des filiales:
les audits informatiques:
Lorsque les auditeurs
Auditer les systèmes
internes se déplacent pour
informatiques d’un secteur
aller auditer une filiale ,ils
, d’une filiale ou d’une
auditent en général tout ou
entreprise n’a en général
une partie des activités de la
que les apparences d’une
filiale sans se limiter à une
approche unifonctionnelle,
seule fonction.
car les systèmes
Cette approche n’est en informatiques en question
général pas retenue pour les vont couvrir plusieurs
filiales de grande fonctions.
importance, sauf à faire une
mission longue.
Il faut noter que la pratique d’audits
multifonctionnelles exige une certaine
pluridisciplinarité au sein de l’équipe de l’audit
interne.
Les frontières entre l’approche unifonctionnelle et
l’approche plurifonctionnelle ne sont pas stricte :tout
est affaire de pratique , d’habitude ,et de culture.
B - La durée:
Une mission d’audit peut durer 10 jours ou 10
semaines , il n’y a pas de règle en la matière et
tout est fonction de l’importance du sujet à
auditer.
On peut distinguer les missions « courtes »
(inférieur ou égales à quatre semaine) et les
missions longues (plus d’un mois).
Les missions longues La mission courte
sont des missions dans
lesquelles on déroule exige une
tout le processus condensation des
méthodologiques de actions pour
l’audit ; on utilise une parvenir au résultat.
quantité et une elle bénéficie d’une
diversité importante logistique réduite et
d’outils d’audit et on un budget plus
conclut par un rapport faible.
riche.
Une mission d’audit n’est jamais à l’avance cataloguée
courte ou longue , certes il y a une prévision de durée
mais l’auditeur n’arrète jamais une mission non achevée
au motif qu’il a atteint le délai ou budget prévu.
-la méthodologie , est toujours respectée dans ses
principes et en particulier dans ses trois phases
fondamentales.
Toute mission d’audit est effectuée par une équipe de
collaborateurs hiérarchisée dirigée par un responsable
mandaté. Chaque collaborateur doit être soucieux de
travailler avec les autres membres en communiquant les
points intéressants identifiés et les difficultés rencontrées.
La supervision des tâches des collaborateurs par les
supérieurs est nécessaire. La structure d’une équipe
d’audit est la suivante :
Associé responsable (ou responsable mandaté)
Superviseur (ou Directeur)
Chef de mission
Collaborateurs
Assistants.
LES TROIS PHASES FONDAMENTALES DE LA
MISSION D’AUDIT
Phase de Phase de Phase de
préparation réalisation conclusion
Critère géographique:
Le chiffre trois correspond à la situation géographique de
l’auditeur au cours de son intervention :
dans la première partie de sa mission, l’auditeur est
essentiellement dans son bureau et dans son service.
Ses déplacements sont courts et brefs ; à la limite ils
peuvent ne pas exister ;
dans la deuxième partie, au contraire, l’auditeur est la
plupart du temps sur le terrain, donc absent du service;
les retours au bureau sont rares, parfois inexistants ;
dans la troisième partie, retour à la sédentarité
également ponctuée –comme dans la première phase–
de quelques déplacements possibles, brefs et rapides.
Phase de Préparation
La phase de préparation ouvre la mission d’audit, exige des
auditeurs une capacité importante de lecture, d’attention et
d’apprentissage. En dehors de toute routine, elle sollicite
l’aptitude à apprendre et à comprendre, elle exige également
une bonne connaissance de l’entreprise car il faut savoir où
trouver la bonne information et à qui la demander.
C’est au cours de cette phase que l’auditeur doit faire preuve
de qualités de synthèse et d’imagination.
Elle peut se définir comme la période au cours de laquelle
vont être réalisés tous les travaux préparatoires avant de
passer à l’action
A- L’ordre de mission :
l’ordre de mission formalise le mandat donné par
la direction générale à l’audit interne et répond à
trois principes essentiels:
1) l’audit interne ne peut se saisir lui-même de ses
missions. Il est là pour réaliser les missions qui
lui sont confiées et dont la décision ne lui
appartient pas.
2) l’ordre de mission doit émaner d’une autorité
compétente ; c’est le plus souvent la direction
générale ou le comité d’audit s’il existe.
3) l’ordre de mission permet l’information à tous
les responsables concernés.
On À partir de ces trois principes, se dégagent donc deux
fonctions essentielles :
• une fonction de mandat ;
• une fonction d’information.
Pour que ces fonctions soient remplies, l’ordre de
mission doit comporter un certain nombre de
mentions essentielles.
Remarque:
On le nomme aussi « lettre de mission »: est une lettre,
elle ne saurait donc être un document interne à
l’entreprise.
C’est le document contractuel échangé entre une
entreprise et un intervenant extérieur (auditeur externe).
mentions obligatoires mentions facultatives
a désignation précise du Les mentions
mandant et sa signature. facultatives ainsi
l’indication des noms nommées parce que
des destinataires et en s’il est indispensable
premier lieu celui du de présenter au
mandataire(l’auditeur). minimum un texte
l’objet de la mission court, le texte long,
clairement défini. par contre, n’est pas
un texte. obligatoire.
Types caractéristique
Ordre de mission général: C’est le
Ordre de mission court: plan d’audit, il comporte autant de
ne connait aucune limite lignes que de missions à réaliser.
géographique: par exemple On peut donc affirmer que chaque ligne
l’audit des magasins , l’audit du plan vaut « ordre de mission ».
de la sécurité…. Il s’agit donc là d’ordres de missions «
courts » puisque l’objet est résumé en
Ordre de missions long: Indique une seule ligne.
non seulement – et comme il se doit
– objectifs et champ d’application Ordre de mission spécifique:
mais il précise également les Utilisé dans les entreprises qui ne
modalités de l’intervention, les disposant pas de plan d’audit «
dates, les lieux, les moyens à approuvé ».
utiliser… et même ceux à ne pas C’est-à-dire des missions
utiliser. Certains ordres de mission correspondant
vont jusqu’à indiquer l’organisation à des problèmes urgents, imprévus,
logistique de la mission. nés de situations nouvelles.
Remarque:
L’ordres de mission « long » est toujours
ordre de mission « spécifique» mais l’inverse
n’est pas vrai systématiquement.
L’ordres de mission « court » est toujours
ordre de mission «général» mais l’inverse
n’est pas vrai systématiquement.
B- La prise de connaissance:
Connaitre l’entreprise passe s’organise autour de
5 objectifs:
1) avoir une bonne vision d’ensemble des contrôles
internes spécifiques de la fonction audité .
2) aider à identifier les objectifs de la mission d’audit.
3) identifier les problèmes de la fonction audité.
4) éviter d’omettre des questions importantes et qui
sont pour le management des préoccupations
d’actualité.
5) permettre l’organisation des opérations d’audit.
C- Evaluation du système de CI et
identification des risques:
cette phase d’identification est essentielle car
elle va conditionner la suite de la mission.
Elle s’agit de voir où ils se situent (les risques) et
non pas de les analyser dans le détail.
Il ne faut pas perdre de vue l’objectif de cette
étape qui est l’établissement du programme de la
mission , et rien de plus.
D- Programme d’audit préliminaire.
Phase de Réalisation
La phase de réalisation fait beaucoup plus appel
aux capacités d’observation, de dialogue et de
communication.
L’auditeur va , cette fois-ci « sortir de son
bureau» non plus de façon épisodique mais pour
des travaux qui vont le maintenir durablement au
sein de l’unité auditée.
La réunion qui ouvre cette phase se nomme:
réunion d’ouverture ou réunion d’orientation ou
réunion de début des opérations.
La Réunion D’ouverture
Comment est-elle organisée et quels sont les
points qui sont abordés au cours de cette
rencontre?
1-Organisation :
Cette réunion doit se tenir sur les lieux mêmes de
la mission d’audit.
« C’est toujours l’auditeur qui va chez l’audité et
non pas l’inverse ».
Cet aspect purement géographique n’est pas
accessoire, il a son importance symbolique et
pratique .
La Réunion D’ouverture
L’importance symbolique:
Afin que les audités et les auditeurs prennent bien
conscience que cette fois-ci les préparatifs sont
terminés et le train est parti.
L’importance pratique :
C’est à l’endroit de la réunion que l’on dispose du
maximum d’informations et de documents .
2-Quels vont être les participants à cette réunion ?
° tout d’abord les auditeurs en charge de la mission;
° En face d’eux, à la table de réunion vont s’asseoir
les audités.
La Réunion D’ouverture
Lorsqu’on parle « d’audités » il faut comprendre
par là les responsables du service ou de la
Fonction auditée.
Remarque :
Cette réunion ne marque pas le début de la
mission mais le commencement des opérations de
réalisation et on ne peut la tenir tant qu’il n’y a
pas de « programme » à présenter à l’audité.
3-ordre du jour:
avant d’aborder l’ordre du jour de la réunion , on
désigne un rapporteur parmi les participants afin de
rédiger un compte rendu puisse être rédigé en cours
de réunion et soit disponible dès la fin de la
rencontre.
Six points, et pas un de plus, sont à aborder au cours
de cette réunion : ils ont été indiqués dans l’ordre du
jour envoyé avec la convocation aux participants et
accompagné du rapport d’orientation.
Ce rapport constitue en effet l’essentiel de l’ordre du
jour, le « morceau de bravoure » de la réunion
d’ouverture ; compte tenu de cet aspect, convocation
et ordre du jour sont envoyés aux participants
suffisamment longtemps à l’avance (8, 10 jours…)
pour permettre la lecture et la réflexion.
Quels sont les six points à aborder ?
L’ordre du jour contient généralement les points
suivants:
1) présentation: axée essentiellement à la
présentation des hommes(auditeurs)et leurs CV.
2) rappel sur l’audit interne :
un rappel fondamental s’impose donc sur les
objectifs généraux de l’audit interne dont la
connaissance est indispensable pour réaliser une
parfaite collaboration auditeurs/audités.
3) rapport d’orientation ou référentiel de
l’auditeur: l’examen de ce document ,dont chacun
a eu connaissance ,constitue l’essentiel de l’orde
du jour.
Ainsi les auditeurs annoncent au préalable et sans
ambigüité ce qu’ils ont l’intention de faire.
Après lecture et modification , ce document devient un
CONTRAT entre les deux parties (l’une s’engageant à le
réaliser et l’autre à permettre sa mise en œuvre est aussi
le RÉFÉRENTIEL de l’auditeur. Ce contrat va être
complété par des dispositions pratiques.
4) rendez-vous et contacts: cette réunion est l’occasion
de définir avec précision les personnes que les auditeurs
doivent rencontrer soit pour réaliser des tests sur leurs
travaux , soit pour pratiquer des interviews et collecter
des informations.
5) logistique de la mission : c’est la définition des
conditions matérielles de la mission d’audit , à savoir:
transport , bureau , téléphone , impression ,déjeuner
6) rappel sur la procédure d’audit: Il est important de
mentionner ce qui va se passer après la phase
d’intervention sur le terrain:
-la réunion de clôture ;
-la rédaction du rapport d’audit (quand et comment va
être rédigé le rapport d’audit et à qu’ il va être distribué ),
-la procédure de suivi des recommandations,
-l’existence éventuelle d’un comité d’audit et son
rôle,...etc
À la fin de ce Rappel, les audités savent
clairement que rien ne sera dit, ni écrit, qui ne
leur ait été communiqué au préalable.
Au terme de cette réunion (deux heures… ou une
journée), on va apporter au rapport d’orientation
les modifications ou retouches décidées en
commun.
Un autre document contractuel reste à établir,
mais celui-là ne concerne que le service d’audit
interne.
Le programme de l’audit :
On l’appelle aussi « Programme de vérification »
ou encore « planning de réalisation » ; quelle que
soit sa dénomination, il s’agit du document
interne au service et dans lequel on va procéder à
la détermination et à la répartition des tâches.
Ce programme d’audit est établi par l’équipe en
charge de la mission, sous la supervision du chef
de mission et en général au cours d’un bref retour
dans les bureaux du service. Ce document répond
à 6 objectifs, son contenu est essentiellement
technique.
Les six objectifs :
1) Un document « contractuel »:
Quelles que soient les modifications qui peuvent être
apportées en cours d’audit, le programme constitue la
référence utilisée pour apprécier le travail effectué.
Ce qui signifie que les modifications, rectifications,
annulations ou ajouts ne peuvent être décidés qu’en
accord avec la hiérarchie de l’auditeur. De ce point de
vue, l’existence d’un « contrat » est aussi l’assurance
que personne ne fera cavalier seul au risque de
s’aventurer en dehors des objectifs fixés.
2) Un « planning » de travail:
Sur ce document, on répartit les tâches entre les
différents membres de la mission : aux auditeurs juniors
les tâches élémentaires, aux auditeurs seniors les
analyses plus complexes, à tel auditeur spécialisé
l’exploration du domaine qu’il connaît bien, etc..
3) Un fil conducteur :
C’est un « fil conducteur » pour chaque auditeur qui
n’ira pas « à l’aventure », cherchant des pistes par
intuition mais procède ainsi de façon logique en suivant
les différentes étapes de son programme.
4) Point de départ du QCI:
C’est un document qui va indiquer le détail de ce qu’il
convient de faire pour explorer les différentes zones à risque
identifiées lors de la phase préparatoire.
5) Suivi du travail:
Le programme permet également au responsable de la
mission de mieux suivre, Ce suivi s’exerce à un double
niveau:
• globalement: il permet de s’assurer du déroulement normal
des opérations dans le temps, et donc d’anticiper les avances
ou retards par rapport au planning préétabli ;
• Individuellement: il permet de savoir où en est chaque
auditeur dans les tâches qui lui ont été assignées.
6) Documentation:
l’existence d’un programme de travail précis pour
chaque thème ou sujet d’audit constitue au sein du
service d’audit interne une documentation
particulièrement précieuse et qui sert de modèle pour les
audits à venir.
À chaque fois qu’une mission est envisagée sur un thème
déjà audité antérieurement,
l’établissement du programme se fait en partant du
programme
antérieur, et de même pour le questionnaire de contrôle
interne correspondant.
.
Le contenu :
Il contient deux points essentiels:
Le premier est l’indication des travaux préliminaires à
accomplir pour mettre en œuvre les techniques et outils,
Ces travaux préliminaires sont le plus souvent à réaliser
par les auditeurs eux-mêmes : inventaires,
rassemblement de documents, sélections diverses.
Le second est l’indication de quelle technique, de quel
outil, il faut envisager l’utilisation. Pour chaque tâche à
accomplir et bien identifiée,
Ainsi, non seulement l’auditeur sait quelles tâches il doit
accomplir (Quoi ?) selon quel planning (Quand ?) mais
également avec quels outils (Comment ?).
Travail sur terrain (outils de travail):
1) Le Questionnaire de contrôle interne QCI:
Il s’agit d’évaluer le dispositif de contrôle interne au
travers de questions concernant une organisation ou une
fonction précise, il est spécifique à chaque Mission.
va permettre de passer du général au particulier et
d’identifier pour chaque fonction quels sont les
dispositifs spécifiques de Contrôle essentiels.
cinq questions universelles permettent de regrouper
l’ensemble des interrogations concernant les points de
Contrôle:
Qui ? , Quoi ?, Où ?, Quand ?, Comment ?
Travail sur terrain (outils de travail):
2) Les observations:
observation immédiate,
Les observations spécifiques.
3) Les interviews :
4) Les tests :
Tout test peut faire l’objet d’une « Feuille de couverture
de test », annonciatrice de la FRAP dans le cas où le test
révèle un dysfonctionnement, une erreur ou une
insuffisance
la FRAP :
C’est un document (sur une ou deux pages), qui
va conduire le raisonnement de l’auditeur à seule
fin de l’amener à formuler une recommandation.
Elle est divisé en cinq parties : problème, constat,
causes, conséquences, recommandations.
La FRAP est remplie par l’auditeur à chaque fois
qu’il rencontre un dysfonctionnement, une erreur,
une malversation, une insuffisance.
Phase de Conclusion
La phase de conclusion exige également et avant tout
une grande faculté de synthèse et une aptitude certaine à
la rédaction.
L’auditeur revient à son bureau avec l’ensemble de ses
FRAP et de ses papiers de travail.
Pour permettre la validation générale, il rédige un
document : c’est le projet de rapport d’audit. Puis a lieu
la réunion de clôture et validation,
d’où sort le rapport d’audit en son état final et auquel il
faut assurer un suivi ?
Phase de Conclusion
1) LE PROJET DE RAPPORT D’AUDIT INTERNE:
Il est ainsi nommé pour trois raisons :
1er raison: Les observations qu’il contient n’ont pas encore
fait l’objet d’une validation générale ; elles ne peuvent donc
pas être considérées comme définitives,
même si chaque FRAP a fait l’objet d’une validation
spécifique.
2ème raison: Ce document, s’il comporte déjà les
recommandations des auditeurs, ne comprend pas les
réponses des audités à ces recommandations. C’est donc un
document incomplet.
Phase de Conclusion
3ème raison: Il ne comporte pas encore le plan
d’action qui est ce document joint au rapport
définitif et sur lequel l’audité indique quand et
par qui seront mises en œuvre les
recommandations qu’il a acceptées.
donc cette forme de projet de rapport
présente donc la totalité des constats, assortis
des causes, conséquences et
recommandations.
Phase de Conclusion
2) LA RÉUNION DE CLÔTURE:
Tout comme la réunion d’ouverture, la réunion de
clôture se déroule sur les lieux mêmes de l’audit ; elle
réunit les mêmes personnes qui vont ainsi renouer le
dialogue pour valider et conclure.
3) Le rapport final d’audit interne:
Le rapport d’audit obéit à un certain nombre de
principes ( 4 principes), il respecte une certaine forme et
son contenu obéit à des normes.
Phase de Conclusion
Les 4 principes sont :
° Pas d’audit interne sans rapport :
Le « Je n’ai rien à dire » ou « nous n’avons rien trouvé »
n’a pas cours en audit interne. De même que l’auditeur
externe doit en tout état de cause porter un jugement sur
les comptes de l’entreprise, de même l’auditeur interne
doit fournir une appréciation sur les contrôles internes de
la fonction auditée.
° Document final: Ce document est le dernier acte de la
mission d’audit parce que cette dernière ne se termine
qu’avec la mise en œuvre des recommandations.
Phase de Conclusion
° Présentation préalable aux audités:
Rappelons ici que c’est un document final parce que la
précaution a été prise au cours de la Réunion de clôture,
d’en présenter et d’en expliciter le texte.
° Droit de réponse de l’audité: Le caractère définitif du
document et sa présentation impliquent un droit de réponse
qui s’exerce d’une double façon :
de façon orale et informelle au cours de la réunion de
clôture. Au cours de cette réunion l’audité a même la
possibilité de faire admettre son point de vue et de faire
apporter des corrections, c’est une possibilité ce n’est
pas un droit ;
Phase de Conclusion
de façon écrite et formelle, et précisément
parce que la précédente forme n’est pas un
« droit ».
Sur le rapport lui-même et avant sa diffusion,
l’audité est invité à communiquer ses « réponses
aux recommandations » : chaque « réponse » est
insérée dans le rapport d’audit à la suite de
chaque recommandation.
Phase de Conclusion
La forme du rapport d’audit interne :
Le rapport d’audit interne présente une structure très
généralement admise à quelques nuances près.
Le rapport d’audit interne doit être un document
d’information pour la hiérarchie.
À la simple lecture du rapport, les supérieurs
hiérarchiques doivent savoir si le domaine audité est ou
non convenablement maîtrisé et quelles sont
éventuellement les mesures importantes à prendre pour
améliorer la situation.
Phase de Conclusion
Mais le rapport d’audit interne doit être également et
pour l’audité cette fois, un outil de travail.
C’est à partir du rapport d’audit que les responsables
audités vont entreprendre les actions correctives, ce qui
ne saurait se faire sur des indications générales.
Le rapport d’audit va concilier ces deux impératifs par
l’adoption d’une structure originale que l’on peut
analyser en quatre parties :
Phase de Conclusion
1) Page de garde et lettre d’envoi:
Selon les règles de l’entreprise et sa culture, le rapport est
accompagné d’une brève lettre d’envoi mais très souvent la
lettre d’envoi est absente, et on fait figurer sur la page de
garde l’essentiel des mentions à ne pas omettre.
Dans l’ordre :
• Le titre de la mission et la date d’envoi du rapport qui
signe très exactement la date de clôture des opérations
d’audit.
• les noms des auditeurs ayant participé au travail, avec
ceux des chefs de la mission.
• les noms des destinataires du rapport d’audit.
Phase de Conclusion
une mention obligatoire de « confidentialité »
(elle peut parfois figurer sur la couverture). Cette
exigence de confidentialité conduit à numéroter
les différents exemplaires et à indiquer le
numéro en face du nom de chaque destinataire.
Les règles internes au service d’audit doivent
normalement interdire édition ou photocopie en
dehors des exemplaires numérotés.
Phase de Conclusion
2) Sommaire – introduction et synthèse:
L’introduction: est en général assez brève. Elle doit
obligatoirement comporter deux informations :
le rappel du champ d’action et des objectifs de la
mission.
un très bref descriptif de l’organisation de l’unité ou
de la fonction auditée, et ce non pas à l’intention des
audités directs mais pour répondre à la première
fonction du rapport : l’information de la hiérarchie.
la synthèse: Elle doit être brève et précise , l’objectif de
cette partie est d’informer la hiérarchie et répondre par là à
la première fonction du document.
Phase de Conclusion
3) Le corps du rapport – ou « rapport détaillé » :
C’est le document intégral destiné en premier lieu à l’audité
et qui comporte :
constats, recommandations et réponses aux
recommandations, le tout présenté dans l’ordre logique et
cohérent du sommaire.
4) Conclusion – plan d’action – Annexes :
La conclusion d’un rapport d’audit ne s’impose pas la
véritable conclusion est la note de synthèse en tête du
document.
Phase de Conclusion
On peut toute fois prévoir une courte conclusion (15
lignes), non pas pour répéter ce qui est dit dans la
synthèse, mais pour ouvrir deux autres directions
possibles :
ou bien pour annoncer – ou suggérer – d’autres
missions dont l’intérêt aurait été révélé par la
présente mission d’audit ;
ou bien pour rappeler – en se référant au plan
d’audit approuvé – à quelle date se situera la
prochaine mission de l’audit interne sur le même
thème.
Phase de Conclusion
le plan d’action:
Le document suivant cette brève conclusion est un papier
qui a été rempli par l’audité, envoyé avec les réponses aux
recommandations et joint au rapport .
C’est un simple formulaire, dessiné par l’audit interne, et
qui permet à l’audité d’indiquer pour chaque
recommandation, qui fera quoi et quand.
Pour répondre à ces objectifs le papier joint en fin de
rapport comporte, en face du numéro de chaque
recommandation l’indication de la personne responsable de
la mise en œuvre et le délai dans lequel celle- ci sera
entreprise et menée à bonne fin.
Partie 3
Audit des différents postes
de bilan
1. audit des stocks
2. Audit des immobilisations
3. Audit de la trésorerie
Audit des stocks
Les stocks comprennent l’ensemble des biens
acquis ou crées par l’entreprise, destinés à être
vendus ou fournis ou à être consommés par les
besoins de la fabrication ou l’exploitation.
Dans cette partie on va aborder :
- Les irrégularités rencontrées dans les stocks,
- Conditions requises pour un contrôle interne
au niveau des stocks,
- Description des procédures administratives et
détermination des incompatibilités.
1) irrégularités rencontrées dans les
stocks
Elles sont généralement de deux sortes, d’une part les
détournements qui sont le fait d’employés; et d’autre
part les falsifications des montants des stocks dont les
auteurs généralement les dirigeants d’entreprise.
Détournements: Falsification des montants :
Ce sont les vols de Les dirigeants et chefs
marchandises par les d’entreprise sont souvent tentés
employés du magasin, et par la minoration de leurs stocks
parfois il y a fréquemment afin de diminuer le bénéfice de
complicité avec le personnel l’exercice taxable à IBS, cela bien
des services comptables ou sur pour avoir le moins possible
des services commerciaux d’impôts à payer
2) Conditions requises pour un contrôle interne au niveau
des stocks
1) l’existence d’un inventaire permanent
quantifié, valorisé et rapproché des comptes
du grand livre, au jour le jour si possible.
2) L’utilisation de bons de réception et de bon
de sortie permettant la tenue du fichier et
d’un livre d’inventaire détaillés et permettant
ainsi un enregistrement en comptabilité.
3) la réalisation d’un inventaire physique le plus
souvent possible ou au moins une fois par an,
par des personnes autres que des magasiniers.
3) Description des procédures administratives et
détermination des incompatibilités
Pour évaluer le degré de fiabilité du contrôle interne
au niveau de la gestion des stocks on suggère un
questionnaire couvrant toutes les opérations
susceptibles d’être effectuées. Exemple:
Nature des tâches Noms des Incompatibilité
exécutants décelée
1) Qui reçoit les marchandises ?
2) Qui tient les livres d’inventaire
permanent ?
3) Qui autorise les réquisitions de
matériel ?
4) Qui surveille les inventaires
physiques ?
Entrée de marchandises en stocks dans le
magasin:
1- Entrepose-t-on systématiquement tous les
stocks en magasins dès leur réception?
2- Rend-t-on responsables les magasiniers des
quantités de marchandises et produits qu’ils
détiennent dans les magasins?
3-d’autres personnes accèdent-elles aux
magasins en dehors des magasiniers?
4- Existe-t-il des règles concernant les retours de
marchandises effectuées par les clients?
Sorties de marchandises :
1- Procède-t-on aux sorties par utilisation de bons
de réquisitions ou par bons de livraison ?
2- Si oui, ces bons sont-ils préparés par quelqu’un
d’autre que le magasinier?
3- ces bons sont-ils signés par une personne dûment
habilitée et dont l’autorité est connue du
magasinier?
4- les bons sont-ils pré-numérotés? Et la suite
numérique est-elle vérifiée?
5- ces bons sont-ils signés par les réceptionnaires
des matériels et marchandises.
Les inventaires permanents et leur
valorisation:
1- la tenue des fichiers stocks est-elle assurée par
des agents que ceux employés au magasin?
2- existe-t-il des contrôles pour s’assurer que tous
les mouvements d’entrées de sorties internes
(réquisitions et expédition) font l’objet
d’enregistrement par service chargé de la tenue du
fichier stocks?
Une fois les insuffisances et lacunes mises à jours il
faudra procéder à l’élaboration d’un programme de
contrôle inspiré des procédures suggérées ci après:
Contrôle des procédures:
1- s’informer de l’existence au sein de l’entreprise, d’une
procédure écrite tendant à déceler systématiquement les
articles dépréciés ainsi que les rebuts.
2- contrôler la mise en application de ces procédures
écrites.
3- a défaut d’une telle procédure, examiner comment en
pratique cette sélection qui a été effectuée afin
d ’apprécier s’il existe un risque que des articles dépréciés
aient échappé à toute provision.
4- rechercher par comparaison avec les inventaires
précédents ou par tout autre moyen approprié: les stocks
périmés, les stocks excessifs et les stocks à rotation lente.
5- apprécier les procédures utilisées par l’entreprise.
Contrôle de l’application des règles:
1- demander et observer les comptes utilisés.
2- apprécier si le jeu des comptes utilisés est conforme
aux règles du SCF.
3- vérifier les éléments comparés pour la détermination
des provisions à condition que les bases de valorisation
soient : coût d’achat majoré des frais d’approche et coût
de production moyen pondéré.
4- examiner les modes de calcul et notamment la
concordance avec les exercices antérieurs.
5- vérifier le coût du change retenu pour calculer les
provisions sur stocks détenus à l’étranger.
Contrôle relatifs à certaines dispositions fiscales:
1- Vérifier que les règles de déductibilités fiscale ont bien
été respectées.
2- S ’assurer que les provisions non déductibles ont bien
été réintégrées d’une manière extra -comptable pour la
détermination de l’impôt sur les bénéfices des Sociétés
IBS.
Contrôle à effectuer sur les marchandises:
1- Voir les dispositions générales: d’entrées, sorties,
inventaire permanent, valorisation des stocks, contrôle
relatif à certaines dispositions fiscales, contrôle des
procédures en vigueur et de l’application des règles.
2- rapprocher les prix retenus pour la valorisation avec
factures d’achats.
3- s’assurer si le coût des stocks au jour de l’inventaire est
inférieur au coût moyen pondéré retenu pour l’évaluation.
2- s’assurer que les opérations débitées au compte achats
stockés ont bien été reprises, sinon justifier le solde et
expliciter celui-ci par des informations complémentaires.
Contrôle à effectuer d’un inventaire permanent:
1- si les inventaires physiques sont arrêtés sur la base
d’inventaires tournants en cours d’année ou bien à une
époque autre que la date du bilan, vérifier que l’écarts ont
bien été portés sur les livres d’inventaire et que ces écarts
ont été valorisés et enregistrés sur comptes stocks au grand
livre.
2- vérifier par sondages dans les livres d’inventaires les
quantités et les valeurs des achats, réquisitions, productions,
expéditions.
2- vérifier par sondages les expéditions enregistrées dans la
listes de vente avec les factures de ventes.
3- observer les méthodes de calcul des coûts et des prix de
revient des produits finis et des produits en cours.
4- examiner les listings de stocks par familles et sous
familles.
5- demander aux tiers des confirmations concernant les
stocks qu’ils détiennent pour le compte de l’entreprise.
6- vérifier la valorisation des stocks en tenant compte : des
prix et coûts réels des produits, des prix de marché, des prix
de cession inter-unité ou groupes.
7-s’assurer que les principes comptables généralement
admis ont bien été respectés et que les méthode
d’évaluations et de présentation des documents n’ont pas
varié d’un exercice à l’autre.
Élaboration du rapport:
La justification du contrôle des stocks suppose que les dossiers
de travail comportent la description des procédures d’audit
appliquées par les auditeurs, ces derniers devront formuler les
conclusions auxquelles il sont parvenus, ils devront expliciter les
points suivants:
1- nature des produits et marchandises et description de la
méthode d’établissement de coûts et prix revient.
2- examiner tout ce qui se rapporte à la méthode de valorisation.
3- détailler la structure actuelle des stocks et le plan de
développement futur des produits.
4- analyser tous critères ayant influé sur le changement des
stocks.
5- détailler tous les engagements de l’entreprise relatifs aux
nantissement de stocks.
Audit des Immobilisations
Définition:
Les immobilisations comprennent l’ensemble
des biens et valeurs durables acquis ou crées par
l’entreprise.
Inventorisation des immobilisations:
À la clôture de chaque exercice, les entreprises
dressent un inventaire valorisé complet et
détaillé de leurs investissement dont le fichier
manuel ou informatisé doit être constamment
tenu à jour.
Audit des Immobilisations
Evaluation des immobilisations:
Les immobilisations sont inscrites en
comptabilité pour leur cout d’acquisition. Ceux
crées par l’entreprise sont comptabilisés pour
leur cout réel de production.
Amortissement des immobilisations:
Les amortissements figurent à l’actif du bilan en
déduction de la valeur d’actif de chaque nature
d’une immobilisation.
Audit des Immobilisations
Réévaluation des immobilisations:
Le mécanisme de réévaluation permettait ainsi de
déterminer correctement les dotations aux
amortissement qui sont en charge d’exploitation
permettant donc de fixer à leur juste niveau les couts de
production, d’élaborer une véritable politique des prix.
Les réévaluations dont de deux sortes:
Soit imposées par l’état,
Soit libre, mais des textes doivent procéder les
conditions dans lesquelles celles-ci peuvent etre
effectuées.
2) irrégularités rencontrées dans les
immobilisations
Il est très souvent constaté des erreurs d’imputation, celles-ci
consistent à enregistrer en charges des éléments à
immobiliser. Les sommes sont donc amorties la première
année au lieu de l’être sur plusieurs exercices. Ceci a pour
conséquence, donc de diminuer le bénéfice imposable
afférent à l’année d’acquisition.
L’enregistrement en comptabilité de biens n’appartenant pas
à l’entreprise permet à cette dernière de bénéficier de
dotations supplémentaires d’amortissement.
Dans les nouvelles sociétés, les fraudes le plus fréquemment
constatées sont la comptabilisation de bien inexistants ou
seulement surévalués. Ces pratiques permettent alors à
l’entreprise la dotation d’amortissement qui vont minorer
leurs bénéfices.
2) irrégularités rencontrées dans les
immobilisations
Les entreprises omettent bien souvent volontairement de
comptabiliser les immobilisations fabriquées par elles et pour
elles-mêmes, avec objectif de ne pas avoir à amortir sur
plusieurs exercices. Elles préfèrent bien sur laisser en charges
d’exploitation les matières, fournitures et autres frais
afférents à ces investissements.
Bien souvent, lors de cessions de bien le montant de la plus
value de cession n’est pas enregistré au compte 7 (produits),
lequel ce compte est viré en fin d’exercice au contre résultat
hors exploitation, l’erreur consiste à ne faire jouer que les
comptes caisse et investissements en tenant de dissimuler la
plus value dégagée à l’occasion de cette opération.
Une autre fraude constatée assez souvent est l’omission totale
et volontaire de comptabiliser la cession.