ALPHONSE DE
LAMARTINE
LAMARTINE
• contre le lyrisme classiques
• point central de la poésie = le poète,
l’Homme en général
• fonction de la poésie = apporter la foi,
l’espoir, la poésie, l’amour.
• l’épanchement de la sensibilité
LAMARTINE
• Je suis le premier qui ait fait descendre la
poésie du Parnasse et qui ait donné à ce
qu’on nommait la Muse, au lieu d’une lyre
à sept cordes, les fibres même du cœur de
l’homme... (Première préface des
Médiattions poétiques, 1849)
LAMARTINE
• le ton: lyrisme et harmonie
• thèmes privilégiés: le moi, la nature, le
temps, allusions livresques (Petrarque,
Pope, Goethe)
• la forme: musique et harmonie intime
• les thèmes des Méditation poétiques
(1820): la nature, la religion et l’amour
• la forme: élégie
LE VALLON
Mon cœur, lassé de tout, même de l’espérance,
N’ira plus de ses vœux importuner le sort ;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d’un jour pour attendre la mort.
Voici l’étroit sentier de l’obscure vallée :
Du flanc de ces côteaux pendent des bois épais,
Qui, courbant sur mon front leur obre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.
LE VALLON
Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon ;
Ils mêlent un moment leur ombre et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.
La source de mes jours comme eux s’est écoulée ;
Elle a passé sans bruit, sans nom et sans retour ;
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
N’aura pas réfléchi les clartés d’un beau jour.
LE VALLON
La fraîcheur de leurs lits, l’ombre qui les couronne,
M’enchaînent tout le jour sur le bord des ruisseaux ;
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s’assoupit au murmure des eaux.
Ah ! c’est là qu’entouré d’un rempart de verdure,
D’un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J’aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
A n’entendre que l’onde, à ne voir que les cieux.
LE VALLON
J’ai trop vu, trop senti, trop aimé dans la vie.
Je viens chercher vivant le calme du Léthé.
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l’on oublie :
L’oubli seul désormais est ma félicité