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Métrologie des Capteurs et Erreurs de Mesure

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IS2M

Cours Instrumentation
PREMIERE PARTIE :METROLOGIE DES CAPTEURS
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION A LA METROLOGIE
1.1 NOTIONS DE BASE
1.1.1 Quelques définitions
1.1.2 Le système d’unités internationales (SI) et ses symboles
1.1.3 Les multiples et les sous-multiples des unités
1.1.4 Liens entre les unités SI et les unités anglo-saxonnes
1.2 CLASSIFICATION DES CAPTEURS
1.2.1 Les capteurs actifs
1.2.2 Les capteurs passifs
1.2.3 Les grandeurs d’influence
1.3 LA CHAINE DE MESURE
CHAPITRE 2 : LES CARACTERISTIQUES METROLOGIQUES
2.1 LES ERREURS DE MESURE
2.1.1 Les erreurs illégitimes (Illegitimate errors)
2.1.2 Les erreurs systématiques (Systematic errors)
2.1.3 Les erreurs accidentelles ou aléatoires (Random errors)
2.2 TRAITEMENT STATISTIQUE DES MESURES
2.2.1 Caractérisation statistique d’une distribution
2.2.3 Mesures de la dispersion d’une distribution
2.3 ERREURS TOTALES D’UN SYSTEME DE MESURE
2.3.1 Erreur d’un produit
2.3.2 Erreur d’un quotient
2.3.3 Erreur d’une somme
2.3.4 Erreur d’une différence
2.4 FIDELITE, JUSTESSE ET PRECISION
CHAPITRE 3 : PERFORMANCES DES SYSTEMES DE MESURE
3.1 LE SYSTEME DE MESURE IDEAL
3.2 LES CARACTERISTIQUES STATIQUES D’UN CAPTEUR
3.2.1 Gamme de mesure – Etendue de mesure
3.2.2 La courbe d’étalonnage ou l’étalonnage statique (Static calibration)
3.2.3 La précision (Accuracy)
3.2.4 Le décalage du zéro (Bias, Zero-drift)
3.2.5 La linéarité
3.2.6 La sensibilité (sensitivity)
3.2.7 La résolution
3.2.7 La rangeabilité
3.2.9 La classe de Précision
3.2.10 La rapidité
DEUXIEME PARTIE :LES CAPTEURS DE TEMPERATURE ET DEBIT
4.1 Les Thermocouple
4.1 .1 Le Principe de fonctionnement
4.1 .2 Constitution d'un thermocouple industriel
4.2 LES EFFETS THERMOELECTRIQUES
4.2.1 L’effet Peltier
4.2.2 L’effet Thomson
4.2.3 L’effet Seebeck
5.1 Mesure de débit
5.1.1 Le Débit
5.1.2 Régime laminaire et régime turbulent
5.1.3 La Vitesse
5.2 Débitmètres Volumiques
5.2.1 Débitmètre à Tube de Pitot
5.2.2 Débitmètres ultrasoniques
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION A LA METROLOGIE

1.1 NOTIONS DE BASE :

1.1.1 Quelques définitions :

• La métrologie : C’est la science de la mesure.

• Le mesurage : C’est l’ensemble des opérations expérimentales dont le but est de déterminer la valeur numérique
d’une grandeur.

• Le mesurande : C’est la grandeur physique particulière qui fait l’objet du mesurage.

• L’incertitude : Le résultat de la mesure x d’une grandeur X ne peut pas être entièrement défini par un seul nombre. Il
faut le caractériser par un couple (x, dx) où dx représente l’incertitude sur x due aux différentes erreurs liées au
mesurage: x-dx < X < x+dx

• L’erreur absolue : C’est la différence entre la vraie valeur du mesurande et sa valeur mesurée. Elle s’exprime en unité
de la mesure.

• L’erreur relative : C’est le rapport de l’erreur absolue au résultat du mesurage. Elle s’exprime en pourcentage de la
grandeur mesurée.
1.1.2 Le système d’unités internationales (SI) et ses symboles
Le système d’unités internationales comporte 7 unités de base indépendantes du point de vue dimensionnel, des unités
dérivées et des unités complémentaires. Les grandeurs les plus fréquemment utilisées, ainsi que leurs unités sont présentées
dans le tableau suivant :
1.1.3 Les multiples et les sous-multiples des unités

1.1.4 Liens entre les unités SI et les unités anglo-saxonnes


Distance :
 pouce (inch) : 1 in = 2.54 cm
 pied (foot) : 1 ft = 12 in = 30.48 cm ƒ
 mile (miles) : 1 mile = 5280 ft = 1.609 km
Volume :
 pinte (pint) : 1 pint = 0.94 l ƒ
 gallon (US gallon) : 1 US gal = 4 pintes = 3.786 l
 baril (US barel): 1 bbi = 42 USgal = 159 l
Masse :
 once (ounce) : 1 oz = 28.35 g ƒ
 livre (pound) : 1 lb = 0.454 kg
Puissance :
 cheval vapeur (horsepower) : 1 hp = 0.736 kW
1.2. CLASSIFICATION DES CAPTEURS
Un capteur est un dispositif qui produit, à partir d’une grandeur physique, une grandeur électrique utilisable à des fins de
mesure ou de commande. Cette grandeur électrique (tension ou courant) doit être une représentation aussi exacte que
possible du mesurande considéré. On distingue les capteurs actifs et les capteurs passifs.
1.2.1 Les capteurs actifs
Ils se comportent comme des générateurs. Ils sont basés sur un effet physique qui permet de transformer l’énergie du
mesurande (énergie mécanique, thermique ou de rayonnement), en énergie électrique. La réponse en sortie d’un capteur actif
peut être un courant, une tension ou une charge. Parmi ces effets, les plus importants sont :
 L’effet thermoélectrique : Un circuit formé de deux conducteurs de nature chimique différente, dont les jonctions sont
à des températures T1 et T2, est le siège d’une force électromotrice e = f(T1,T2). Exemple d’application : la mesure de e
permet de déterminer une température inconnue T1, lorsque la température T2 est connue (principe du
thermocouple).

 L’effet piezo-électrique : L’application d’une contrainte mécanique à certains matériaux dits piézoélectriques (le quartz
par exemple) entraîne une déformation qui provoque l’apparition de charges électriques égales et de signes contraires
sur les faces opposées du matériau. Exemple d’application : la mesure de force, de pression ou d’accélération à partir
de la tension que provoquent aux bornes d’un condensateur associé à l’élément piézo-électrique les variations de sa
charge.
 L’effet photo-électrique : Un rayonnement lumineux ou plus généralement une onde électromagnétique dont la longueur
d’onde est inférieure à une valeur seuil, caractéristique du matériau considéré, provoquent la libération de charges
électriques dans la matière. Exemple d’application : la mesure de la tension de sortie permet de déterminer le flux par
rayonnement.
 L’effet photovoltaïque : Un rayonnement lumineux sur l’assemblage de semi-conducteurs de types opposés P et N provoque
la libération d’électrons (charges négatives) et de trous (charges positives) au voisinage de la jonction illuminée. Leur
déplacement dans le champ électrique de la jonction modifie la tension à ses bornes. Exemple d’application : la mesure de la
tension de sortie permet de déterminer le flux par rayonnement.
 L’effet pyro-électrique : Les cristaux pyro-électriques (le sulfate de triglycine par exemple) ont une polarisation électrique
spontanée qui dépend de leur température, ils portent en surface des charges électriques proportionnelles à cette
polarisation et de signes contraires sur leurs faces opposées. Exemple d’application : la mesure de la charge aux bornes d’un
condensateur associé à un cristal pyro-électrique permet de déterminer le flux lumineux auquel il est soumis.
 L’effet d’induction électromagnétique : Lorsqu’un conducteur se déplace dans un champ d’induction fixe, il est le siège d’une
force électro-motrice proportionnelle à sa vitesse de déplacement. Ainsi, lorsqu’un circuit électrique est soumis à un flux
d’induction variable du à son déplacement ou à celui de la source de l’induction (par exemple, un aimant), la f.e.m dont il est
le siège est de valeur égale et de signe opposé à la vitesse de variation du flux d’induction. Exemple d’application : la mesure
de la f.e.m d’induction permet de connaître la vitesse du déplacement qui en est l’origine
 L’effet Hall : Lorsqu’un matériau est parcouru par un courant I et soumis à un champ B formant un angle θ avec le courant, il
apparaît une tension de Hall VH dans une direction qui leur est perpendiculaire (VH=[Link]θ , où KH est une constante qui
dépend du matériau considéré). Exemple d’application : la mesure de la tension VH permet de déterminer la position d’un
objet qui est lié à un aimant.
Les principes physiques de base et les modes d’application de ces effets sont regroupés dans le tableau suivant :

1.2.2 Les capteurs passifs :


Les capteurs passifs sont des impédances intégrées dans un circuit électrique (conditionneur), dont l’un des paramètres
déterminants est sensible au mesurande. La variation d’impédance résulte de l’effet de la grandeur à mesurer sur :
• Soit les caractéristiques géométriques ou dimensionnelles qui peuvent varier si le capteur comporte un élément mobile ou
déformable. Dans le premier cas, à chaque position de l’élément mobile correspond une valeur de l’impédance dont la mesure
permet de connaître la position (principe des capteurs de déplacement ou de position tel que le potentiomètre). Dans le
second cas, la déformation appliquée au capteur entraîne une modification de l’impédance (principe des capteurs de
déformation tels que les jauges de contraintes).
• Soit les propriétés électriques des matériaux (résistivité ρ, perméabilité magnétique µ, constante diélectrique ε), qui peuvent
être sensibles à différentes grandeurs physiques (température, humidité, éclairement …). Si on fait varier une de ces grandeurs
en maintenant les autres constantes, il s’établit une relation entre la valeur de cette grandeur et celle de l’impédance du
capteur. La courbe d’étalonnage traduit cette relation et permet, à partir de la mesure de l’impédance, de déduire la valeur de
la grandeur physique variable, qui est en fait le mesurande. Le tableau présente un aperçu des principaux mesurandes
permettant de modifier les propriétés électriques des matériaux utilisés pour la fabrication des capteurs passifs.
1.2.3 Les grandeurs d’influence
En raison des conditions d’utilisation, le capteur peut se trouver soumis non seulement à l’influence du mesurande, mais
également à d’autres grandeurs physiques qui peuvent entraîner une variation de la grandeur électrique de sortie qu’il n’est pas
possible de distinguer de l’action du mesurande. Ces grandeurs physiques « parasites » auxquelles la réponse du capteur peut
être sensible représentent les grandeurs d’influence, dont les plus importantes sont :
• La température qui modifie les caractéristiques électriques, mécaniques et dimensionnelles des composants du capteur.
• La pression, l’accélération et les vibrations qui peuvent provoquer des déformations et des contraintes qui altèrent la réponse du capteur.
• L’humidité qui peut modifier certaines propriétés électriques du capteur et qui peut dégrader l’isolation électrique entre ses composants ou
entre le capteur et son environnement.
• Les champs magnétiques qui peuvent créer des f.e.m d’induction qui se superposent au signal utile.
• La tension d’alimentation dont la variation de l’amplitude ou de la fréquence peut perturber la grandeur électrique de sortie du capteur.
• La lumière ambiante qui peut s’ajouter au flux lumineux à mesurer.
Afin de pouvoir déduire de la valeur mesurée, les valeurs correspondant à ces grandeurs parasites, il faut :
• Réduire l’importance des grandeurs d’influence au niveau du capteur en le protégeant par un isolement adéquat.
• Stabiliser les grandeurs d’influence à des valeurs parfaitement connues et étalonner le capteur dans ces conditions de fonctionnement.
• Utiliser éventuellement des montages électriques permettant de compenser l’influence de ces grandeurs, comme par exemple un pont de
Wheatstone avec un capteur identique placé dans une branche adjacente au capteur.
1.3. LA CHAINE DE MESURE
La chaîne de mesure est constituée d’un ensemble de dispositifs (y compris le capteur), permettant de déterminer, de la
manière la plus précise que possible, la valeur du mesurande considéré. A l’entrée de la chaîne de mesure, le capteur, soumis à
l’action du mesurande, permet (de manière directe s’il est actif ou par le moyen de son conditionneur s’il est passif), d’injecter
dans la chaîne le signal électrique qui est le support de l’information liée au mesurande. A la sortie de la chaîne de mesure, les
informations sont délivrées sous une forme appropriée à leur exploitation.
Sous sa forme la plus simple, la chaîne de mesure peut se réduire au capteur et à son conditionneur éventuel, associé à un
appareil de lecture (par exemple, un thermocouple et un voltmètre). Mais de nos jours, compte tenu des possibilités
importantes offertes par l’électronique et l’informatique, la quasi-totalité des chaînes de mesure sont des chaînes
électroniques. Dans sa structure de base, une chaîne de mesure doit pouvoir assurer, au moyen de dispositifs appropriés, les
fonctions suivantes :

• L’extraction de l’information et la traduction de la grandeur physique à mesurer en signal électrique par le capteur.
• Le conditionnement du signal afin d’éviter sa dégradation par le bruit ou par des signaux parasites : amplification, filtrage.
• La conversion du signal sous forme numérique adaptée au calculateur chargé de l’exploiter :échantillonneur bloqueur,
convertisseur analogique-digital.
• La visualisation et/ou l’utilisation des informations recueillies afin de lire la valeur de la grandeur mesurée et/ou de l’exploiter
dans le cas d’un asservissement : microprocesseur, microcontrôleur.
CHAPITRE 2 : LES CARACTERISTIQUES METROLOGIQUES
2.1 LES ERREURS DE MESURE
Les seuls mesurandes dont les valeurs sont parfaitement connues sont les grandeurs étalons dont les valeurs sont fixées par
convention. La valeur de tout autre mesurande ne peut être connue qu’après le traitement par une chaîne de mesure. L’écart
entre la valeur mesurée et la valeur vraie est l’erreur de mesure qui est due essentiellement aux imperfections de la chaîne de
mesure qui dégradent l’information du signal au cours de son traitement. Une conception rigoureuse de la chaîne de mesure
permet de réduire l’erreur de mesure et donc l’incertitude sur la valeur vraie. Il existe différents types d’erreurs de mesure que
nous présentons dans ce qui suit.
2.1.1 Les erreurs illégitimes (Illegitimate errors)
Elles résultent d’une fausse manœuvre, d’une mauvaise utilisation ou d’un dysfonctionnement de l’appareil de mesure. Ce sont
des fautes commises lors de la mesure et elles ne sont généralement pas prises en compte dans la détermination de cette
dernière.
2.1.2 Les erreurs systématiques (Systematic errors)
Ce sont des erreurs reproductibles, elles sont constantes et/ou à variation lente par rapport à la durée de mesure. Elles
introduisent donc un décalage constant entre la valeur vraie et la valeur mesurée. Ces erreurs peuvent avoir plusieurs causes,
dont nous présentons les plus fréquentes.
[Link] Les erreurs sur la valeur d’une grandeur de référence
Nous citons à titre d’exemples le décalage du zéro d’un appareil analogique, la valeur erronée de la température de référence
d’un thermocouple ou la valeur inexacte de la tension d’alimentation d’un pont. Ces erreurs peuvent être éliminées par la
vérification rigoureuse des appareils de mesure.
[Link] Les erreurs sur la valeur d’une grandeur de référence
Ce sont des erreurs sur la sensibilité ou sur la courbe d’étalonnage d’un capteur. Le vieillissement d’un capteur, la fatigue
mécanique ou l’altération chimique de ses composants, entraînent une modification de sa courbe d’étalonnage initiale. Ces
erreurs peuvent être réduites par un réétalonnage fréquent des capteurs.
[Link] Les erreurs dues au mode ou aux conditions d’emploi
Les principales sont :
- l’erreur de rapidité qui résulte d’une mesure faite avant que le régime permanent ne soit atteint.
- l’erreur de finesse qui est due à la modification de la valeur du mesurande par la présence du capteur lui même.
[Link] Les erreurs dans l’exploitation des données brutes de mesures
Ce sont des erreurs de correction ou d’interpolation qui résultent d’une appréciation erronée des corrections qu’il peut être
nécessaire d’appliquer au résultat brut de la mesure afin d’obtenir une valeur plus juste.
Ces erreurs peuvent être des écarts à la linéarité d’un capteur dont la caractéristique n’est pas une droite …
2.1.3 Les erreurs accidentelles ou aléatoires (Random errors)
Ce sont des erreurs non reproductibles, leurs apparitions et leurs valeurs sont considérées comme aléatoires. Certaines de
leurs causes peuvent être connues, mais les valeurs des erreurs qu’elles entraînent au moment de la mesure sont inconnues.
Elles sont déterminées à partir de lois statistiques.
[Link] Les erreurs liées aux indéterminations intrinsèques des caractéristiques instrumentales
L’erreur de mobilité εm : c’est la variation maximale du mesurande qui n’entraîne pas de variation détectable de la grandeur de sortie du
capteur. Exemple : un potentiomètre bobiné pour lequel un déplacement du curseur inférieur à la distance entre deux spires peut
n’entraîner aucune variation de la tension de sortie.
L’erreur de lecture d’un appareil analogique εl: elle résulte de la plus ou moins grande habilité de l’opérateur ainsi que de ma qualité de
l’appareil. Exemple : finesse de l’aiguille.
L’erreur de résolution εr : c’est la variation minimale du mesurande mesuré avec un capteur donné.
Elle est la combinaison de l’erreur de mobilité et de l’erreur de lecture :
L’erreur d’hystérésis : Lorsqu’un des éléments de la chaîne de mesure comporte un composant présentant de l’hystérésis(par exemple un
ressort), sa réponse dépend de ses conditions d’utilisation antérieure. Cette erreur est évaluée en supposant qu’elle est égale à la moitié
de l’écart maximal des valeurs de la grandeur de sortie correspondant à une valeur du mesurande, selon que cette dernière est obtenue
par des valeurs croissantes ou décroissantes.
L’erreur de quantification d’un convertisseur analogique/digital : l’opération de quantification attribue une valeur unique à l’ensemble des
valeurs analogiques comprises dans une plage correspondant à un bit de poids le plus faible (L.S.B). L’incertitude maximale est de ±1/2 LSB.
[Link] Les erreurs dues à la prise en compte par la chaîne de mesure de signaux parasites de caractère aléatoire
Le bruit de fond produit par l’agitation thermique des porteurs de charge dans les résistances qui entraînent des fluctuations de
tension qui se superposent au signal utile, les fluctuations de tension des sources d’alimentation qui agissent sur les
performances des appareils et modifient l’amplitude du signal … engendrent ce type d’erreurs.
[Link] Les erreurs dues à des grandeurs d’influence
Lorsque les conséquences des variations des grandeurs d’influence n’ont pas été prises en compte lors de l’étalonnage du
capteur, on peut considérer que leur contribution est aléatoire. Ce type d’erreurs apparaît lorsque l’appareil de mesure est
utilisé dans des conditions environnementales différentes de celles dans lesquelles il a été étalonné.
2.2 TRAITEMENT STATISTIQUE DES MESURES
Des mesures répétées plusieurs fois donnent des résultats dispersés en raison des erreurs dont elles sont entachées. Il faut donc
appliquer un traitement statistique afin de connaître la valeur la plus probable de la grandeur mesurée et de fixer les limites de
l’incertitude. Ce traitement s’effectue en plusieurs étapes qui consistent à :
• Etablir la distribution des données, une représentation graphique de la distribution permettra une première évaluation des mesures.
• Caractériser la distribution statistique par la mesure de la tendance centrale (moyenne, mode, médiane).
• Déterminer la dispersion de la distribution par la variation des résultats de mesure par rapport à la valeur moyenne (variance, écart-
type).
2.2.1 Caractérisation statistique d’une distribution
Lorsque la mesure d’une même grandeur X a été répétée n fois en donnant les résultats x1, x2…xn, et si on suppose que la
valeur x1 a été obtenue n1 fois, la valeur x2 obtenue n2 fois …et xn obtenue nn fois :
Le nombre total d’observations n= n1 + n2 + n3 ... nn et la fréquence relative de distribution qui correspond à la probabilité
d’apparition des valeurs x1, x2…xn est donc :

La représentation graphique par histogramme, par la courbe de fréquence relative, ou par le diagramme de fréquence cumulée
permet de visualiser la distribution. Plus le nombre d’observations augmente, et plus les fluctuations diminuent. Exemple : La
température d’un four a été mesurée toutes les 30 mn pendant une période de 10 h. Les valeurs obtenues sont consignées
dans le tableau ci-dessous.

Il faut commencer par ordonner ces valeurs et les diviser en groupes pour déterminer la fréquence de distribution et représenter
graphiquement la distribution:
On peut également
représenter le
diagramme de
fréquence cumulée :

[Link] La moyenne (The mean)


Lorsque la mesure d’une même grandeur X a été répétée n fois, donnant les résultats x1, x2…xn, la valeur moyenne est définie
par :

C’est la mesure de la tendance centrale la plus utilisée, x s’approche de la vrai valeur lorsque le nombre de mesures augmente.
Courbe de fréquence relative
21 [Link] La médiane (The median)
Elle correspond à la valeur centrale dans un groupe de données ordonnées.
[Link] Le mode (The mode)
C’est la valeur la plus fréquente, elle correspond au pic de la courbe de fréquence relative. Remarque : Pour l’exemple que nous
avons présenté, les trois mesures de la tendance centrale ne donnent pas les mêmes résultats : la moyenne est égale à 215.05
°C, la médiane a pour valeur 215 °C et le mode est égal à 214.5 °C. Ces trois valeurs ne coïncident pas car le nombre de mesures
est réduit.
2.2.3 Mesures de la dispersion d’une distribution
Deux distributions de données différentes peuvent avoir la même moyenne mais pas la même dispersion :

Il existe plusieurs mesures de dispersion :


[Link] Le domaine (The range)
Rx= XMAX − Xmin
22 [Link] La déviation moyenne (The mean deviation)

[Link] La variance

[Link] L’écart type (The standard deviation)


C’est la mesure de dispersion la plus utilisée :
[Link] Le coefficient de variation
C’est un paramètre normalisé qui indique la variabilité des données par rapport à la valeur moyenne.
[Link] L’erreur standard sur la moyenne
L’erreur standard sur la moyenne
Lorsque les erreurs aléatoires qui affectent les mesures sont indépendantes, la probabilité d’apparition des différents résultats
de mesure satisfait à la loi normale dite également loi de Gauss.
La probabilité P(x1, x2) d’obtenir comme résultat d’une mesure une valeur du mesurande comprise entre deux valeurs x1 et x2
peut s’écrire : où p(x) est la densité de probabilité pour la valeur x du mesurande.

Dans le cas de la loi de Gauss :

• La valeur de x la plus probable est x .


• La probabilité d’apparition d’un résultat de mesure dans les limites indiquées est

En général, on prend donc une incertitude égale à 3 fois l’écart type (3σ).
2.3 ERREURS TOTALES D’UN SYSTEME DE MESURE
Un appareil de mesure est souvent constitué de plusieurs composants, chacun d’entre eux pouvant être sujet à des erreurs
systématiques et aléatoires. On peut évaluer les erreurs de chaque composant et les combiner pour avoir l’erreur totale du
système de mesure.
2.3.1 Erreur d’un produit On considère une grandeur X qui s’obtient par la mesure de Y et Z tels que X=Y.Z, les nombres Y et Z
étant positifs.
Si on suppose que la mesure de Y donne y ± dy et que la mesure de Z donne z ± dz :

Si on néglige les erreurs d’ordre 2 par rapport


aux autres termes (les erreurs des appareils
de mesure sont faibles, de l’ordre de 1 à 2 %),
on obtient :
Dans le cas d’un produit, les erreurs relatives s’ajoutent.
On considère une grandeur X qui s’obtient par la mesure de Y et Z tels que X = Y/Z, les nombres Y et Z étant positifs. Si on
suppose que la mesure de Y donne y ± dy et que la mesure de Z donne z ± dz :

En négligeant les erreurs d’ordre 2 par rapport aux autres termes, on obtient :

Dans le cas d’un quotient, les erreurs relatives s’ajoutent.


2.3.3 Erreur d’une somme On considère une grandeur X qui s’obtient par la mesure de Y et Z tels que X = Y+Z , les nombres Y et
Z étant positifs. Si on suppose que la mesure de Y donne y ± dy et que la mesure de Z donne z ± dz :

Dans le cas d’une somme, les erreurs absolues s’ajoutent.

2.3.4 Erreur d’une différence On considère une grandeur X qui s’obtient par la mesure de Y et Z tels que X=Y−Z , les nombres Y
et Z étant positifs. Si on suppose que la mesure de Y donne y ± dy et que la mesure de Z donne z ± dz :

Dans le cas d’une différence, les erreurs absolues s’ajoutent.


2.3.4 FIDELITE, JUSTESSE ET PRECISION
La fidélité : elle caractérise un appareil de mesure dont les erreurs aléatoires sont faibles, ce qui se traduit par des résultats de mesure groupés
autour de leur valeur moyenne. L’écart type, dont l’importance reflète la dispersion des résultats est souvent considéré comme l’erreur de
fidélité et en permet une appréciation quantitative.
La justesse : elle caractérise un appareil de mesure dont les erreurs systématiques sont faibles. La valeur la plus probable du mesurande
déterminée par un tel appareil de mesure est très proche de la vraie valeur.
La précision : elle caractérise un appareil de mesure qui est tel que chaque mesure soit très proche de la valeur vraie du mesurande, un
appareil précis est donc à la fois juste et fidèle. La précision peut être spécifiée numériquement comme l’intervalle autour de la valeur
mesurée, à l’intérieur duquel on est assuré de trouver la valeur vraie.

Fidélité + Justesse ⇔ Précision

CHAPITRE 3 : PERFORMANCES DES SYSTEMES DE MESURE


3.1 LE SYSTEME DE MESURE IDEAL Un système de mesure idéal est tel que le signal de sortie est une fonction linéaire du mesurande, la sortie est
une reproduction de l’entrée quelle que soit la manière dont elle varie. Le système de mesure idéal n’existe pas dans la réalité, c’est un outil
théorique qui permet d’évaluer les performances d’un système de mesure donné, en les comparant avec celles qui seraient obtenues par un
système idéal, dans les mêmes conditions :
• Les performances statiques d’un système sont obtenues en appliquant un signal d’entrée constant ou en régime permanent et en comparant le signal de sortie
avec le cas idéal.
• Les performances dynamiques d’un système sont obtenues en appliquant un signal variable et en comparant le signal de sortie avec le cas idéal.
3.2 LES CARACTERISTIQUES STATIQUES D’UN CAPTEUR
3.2.1 Gamme de mesure – Etendue de mesure
La gamme de mesure est l’ensemble des valeurs du mesurande pour lesquelles un instrument de mesure est supposé fournir une mesure
correcte.
correspond à la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale de la gamme de mesure. Pour les appareils à gamme de mesure
réglable, la valeur maximale de l’étendue de mesure est appelée pleine échelle.
L’étendue de mesure(« span »), encore appelée parfois intervalle de mesure représente quant à elle le module de la différence entre les Portées
Limites Supérieure, soit PLS (en anglais « URL » pour Upper Range Limit) et Inférieure soit PLI (en anglais « LRL » pour Lower Range Limit) de
l’échelle. Ainsi sur notre exemple suivant, l’étendue de mesure est |5-2|= 3 bars en unité de pression, alors qu’elle vaudra toujours 100% en
pourcentage ! C’est un des premiers réglages auquel est confronté le régleur. Tout transmetteur nouvellement introduit sur un procédé doit
être étalonner
3.2.2 La courbe d’étalonnage ou l’étalonnage statique (Static calibration) Elle est propre à chaque appareil de mesure et permet de transformer
la mesure brute en une mesure corrigée. Elle est obtenue en soumettant le capteur à une série de valeurs constantes de la grandeur à mesurer,
et à relever avec précision les valeurs correspondantes des grandeurs électriques de sortie, lorsque le régime permanent est atteint. Les résultats
obtenus sont présentés sous forme de tableaux ou de graphiques (courbes, abaques …).
3.2.3 La précision (Accuracy) C’est la différence entre la valeur mesurée et la vraie valeur. Elle peut être définie par rapport à la valeur vraie ou
par rapport à la pleine échelle, et elle s’exprime en % :

3.2.4 Le décalage du zéro (Bias, Zero-drift)


Ce réglage se fait en même temps que le réglage de l’étendue de mesure. D’ailleurs, sur la plupart des transmetteurs (sauf les plus récents…) les
réglages de l’étendue de mesure et du zéro ne sont pas indépendants, Pourquoi régler le zéro ? parce que 0% ne correspond pas forcément au
zéro de la grandeur mesurée. Toujours sur notre exemple, 2 bar doit correspondre à 0% de l’échelle, un décalage du zéro s’impose. On distingue
les décalages positifs des décalages négatifs :
• un décalage positif s’impose lorsque le zéro de la grandeur mesurée doit se situer au-dessous de la limite inférieure de l’échelle (PLI ou LRL). Le
terme anglo-saxon est « « zero suppression » ou « suppressed zero range ». En effet, le zéro de la grandeur est bien supprimé de l’étendue de
mesure (dans l’exemple 2 bar – 5 bar voir fig. ci-dessous)
• un décalage négatif est nécessaire lorsque le zéro de la grandeur mesurée doit se situer au-dessus de la limite inférieure de l’échelle (PLI ou
LRL). Le terme anglo-saxon est « « zero elevation » ou « elevated zero range ». En effet, le zéro de la grandeur est bien élevé dans l’étendue de
mesure (cf ci-dessous).
Nous verrons des exemples de décalage
dans le chapitre sur les mesures de
niveaux.

3.2.5 La linéarité
Zone dans laquelle la sensibilité du capteur est indépendante de la valeur du
mesurande. Cette zone peut être déterminée à partir de la définition d’une
droite obtenue comme approchant au mieux la caractéristique réelle du
capteur. On définit à partir de cette droite l’écart de linéarité qui exprime en
% l’écart maximal entre la courbe réelle et la droite approchant la courbe.
3.2.6 La sensibilité (sensitivity)
Elle détermine l’évolution de la grandeur de sortie en fonction de la grandeur d’entrée en un point donné. C’est la pente de la tangente à la
courbe issue de la caractéristique du capteur.

Dans le cas d’un capteur linéaire, la sensibilité du capteur est constante.


3.2.7 La Résolution
Elle correspond à la plus petite variation du mesurande que le capteur est
susceptible de déceler. Lorsque l'appareil de mesure est un appareil
numérique, on définit la résolution par la formule suivante :
3.2.8 La Rangeabilité
On définit la rangeabilité d’un transmetteur par le rapport :
Ainsi, pour un transmetteur possédant une étendue maximale de 1000 mbar et une étendue minimale de 62,5 mbar, le calcul donne :

et le résultat
3.2.9 La Classeest
deprésenté
précisionsous la forme R :1, ainsi, la rangeabilité est de 16 :1
La classe d'un appareil de mesure correspond à la valeur en % du
rapport entre la plus grande erreur possible sur l'étendue de mesure.
3.2.10 La Rapidité C'est l'aptitude d'un instrument à suivre les variations
de la grandeur à mesurer. Dans le cas d'un échelon de la grandeur
entraînant la croissance de la mesure on définit :
• Le temps de réponse à la montée tm, c'est le temps nécessaire pour que
la mesure croisse, à partir de sa valeur initiale jusqu'a 90 % de sa variation
totale.
• Le temps de réponse à la descente, td c'est le temps nécessaire pour que
la mesure décroisse, à partir de sa valeur initiale jusqu'a 90 % de sa
variation totale.
DEUXIEME PARTIE :LES CAPTEURS DE TEMPERATURE
CHAPITRE 4 : LA MESURE DE TEMPERATURE
4.1 INTRODUCTION
La température est une grandeur intensive, qui peut être mesurée de deux façons différentes :
1. A l’échelle atomique, elle est liée à l’énergie cinétique moyenne des constituants de la matière ;
2. Au niveau macroscopique, certaines propriétés des corps dépendant de la température (volume massique, résistivité électrique, etc...)
peuvent être choisies pour construire des échelles de température.
Les échelles de température : La plus ancienne est l’échelle centésimale (1742), attribuant arbitrairement les valeurs 0 et 100 degrés à la glace
fondante et à l’eau bouillante, sous la pression atmosphérique normale. La température ainsi définie dépendant du phénomène choisi (la
dilatation d’un fluide) pour constituer le thermomètre étalon on utilise de préférence l’échelle Celsius, définie à partir de l’échelle Kelvin par : T
(˚C) = T (K) − 273, 15 Cette dernière échelle, qui est celle du système international, ne dépend d’aucun phénomène particulier et définit donc des
températures absolues. Le zéro absolu (-273,15˚C) a pu être approche à quelques millionièmes de degrés prés. Les phénomènes physiques qui se
manifestent aux très basses températures connaissent d’importantes applications (supraconductivité). Dans le domaine des hautes
températures, les torches à plasma permettent d’atteindre 50 000 K et les lasers de grande puissance utilisés pour les recherches sur la fusion
nucléaire contrôlée donnent, pendant des temps très brefs, des températures dépassant 100 millions de degrés.
4.1 Les Thermocouple :En physique, les thermocouples sont utilisés pour la mesure de
températures. Ils sont bon marché et permettent la mesure dans une grande gamme de
températures. Leur principal défaut est leur précision : il est relativement difficile
d'obtenir des mesures avec une erreur inférieure à 0,1 - 0,2 °C. La mesure de
température par des thermocouples est basée sur l'effet Seebeck.
4.1 .1 Le Principe de fonctionnement :
Un thermocouple utilise principalement l'effet Seebeck afin
d'obtenir une mesure de la température. Si on réunit à une
extrémité deux fils métalliques de natures différentes et que l'on
élève la température de cette extrémité, il apparaît une tension eAB
aux extrémités restées libres. Il est possible de déterminer la
température de l'extrémité chauffée à partir de la mesure de eAB .
On appelle :
• Soudure chaude : Jonction de l'ensemble thermocouple soumis
à la température à mesurer : c'est la jonction Capteur.
• Soudure froide : Jonction de l'ensemble thermocouple maintenu
à une température connue ou à 0 °C : c'est la jonction Référence.

4.1 .2 Constitution d'un thermocouple industriel :


4.2 LES EFFETS THERMOELECTRIQUES
Le fonctionnement des thermocouples est basé sur plusieurs phénomènes thermoélectriques.
4.2.1 L’effet Peltier

A la jonction de deux conducteurs A et B différents mais à la même température T, s’établit une différence de potentiel qui ne dépend que de la
nature des conducteurs et de leur température, c’est la f.e.m de Peltier.
Loi de Volta : dans un circuit isotherme constitué de conducteurs différents, la somme des f.e.m de Peltier est nulle. On a donc :

4.2.2 L’effet Thomson Entre deux points M et N de températures différentes TM et TN qui se trouvent à l’intérieur d’un conducteur A homogène,
s’établit une force électromotrice, qui ne dépend que la nature du conducteur et des températures TM et TN, c’est la f.e.m de Thomson :

avec hA le coefficient de Thomson du conducteur qui dépend de la température.


4.2.3 L’effet Seebeck On considère le circuit électrique fermé ci-dessus, constitué des deux conducteurs A et B dont les jonctions sont aux
températures T1 et T2. ce circuit constitue un couple thermoélectrique et est le siège d’une f.e.m dite de Seebeck T T2 1 SA/B qui résulte des
effets de Peltier et de Thomson qui s’y produisent :

ou encore :

Si par convention on choisit pour l’une des températures, T1 par exemple, une valeur de référence déterminée (généralement 0°C), la f.e.m ne
dépende que de la température T2, pour un couple de conducteurs A et B donnés.
5.1 Mesure de débit:
5.1.1 Le Débit : Le débit, c'est la quantité de fluide qui s'écoule ou qui est fournie par unité de temps. Exemple : Le débit d'un
cours d'eau, d'une pompe, d’une vanne... Il existe deux types de débits, le débit massique Qm (kg/s) et le débit volumique Qv
(m3 /s). Ils sont reliés par :

5.1.2 Régime laminaire et régime turbulent : La Viscosité : C'est la résistance d'un fluide à son écoulement uniforme et sans
turbulence. En fonction de la viscosité du fluide, la répartition de la vitesse du fluide n'est pas la même sur toute la surface.
Le régime laminaire d'un fluide s'effectue par glissement des
couches de fluide les unes sur les autres sans échange de
particules entre elles, par opposition au régime turbulent.

V : vitesse du fluide en m/s. L : longueur


caractéristique de la canalisation en m. υ : la
viscosité cinématique du fluide en m2 /s. La
viscosité cinématique est égale à la viscosité
dynamique divisée par la masse volumique.

µ : viscosité dynamique en kg/ms ou N/m2s ou Pas. ρ : masse volumique en kg/s. Un écoulement


est turbulent pour Re > 2 300. Dans le cas contraire, l'écoulement et laminaire.
5.1.3 La Vitesse : Dans le cas d'un écoulement laminaire, on peut déterminer le débit d'un fluide à partir de sa vitesse :
Avec : Q : le débit du fluide, V : la vitesse du fluide et S : la section de la canalisation.
5.2 Débitmètres Volumiques : Pour un écoulement laminaire , la connaissance de la vitesse du fluide et de la section de la
canalisation suffit pour déterminer le débit du fluide.
Lors de la mise en place de ces capteurs, on s'attachera à les placer dans des parties droites de la canalisation et à une distance
respectable (en général plusieurs fois le diamètre de la canalisation) de dispositif générant des pertes de charges importantes
(coude, restriction, vannes, etc...).
5.2.1 Débitmètre à Tube de Pitot : Dans un tube de Pitot , la mesure des pressions
statique et totale permet de connaître la vitesse
du fluide.

5.2.2 Débitmètres ultrasoniques : Un émetteur ultrasonique émet des trains d'ondes. La mesure du temps mis par le signal
pour parcourir la distance L entre l'émetteur et le récepteur nous permet de connaître la vitesse du fluide. Le temps mis par
l'onde ultrasonore pour aller de l'émetteur vers le récepteur est :

Avec t : temps en s ; c : vitesse de propagation du son dans le fluide en m/s ; U : vitesse du fluide en m/s ; Α : angle entre U est la
direction définie par le couple émetteur / récepteur.

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