Étude de la cinétique chimique
Étude de la cinétique chimique
ETUDE CINETIQUE
D’UNE
REACTION CHIMIQUE
1
I-GENERALITE
(1)
6
2-Avancement et degré d’avancement d’une réaction
Soit la transformation chimique :
A + B C + D (R1)
(2)
8
b) Réactif limitant d’un milieu réactionnel
Le réactif en faible proportion stœchiométrique dans un milieu
réactionnel est appelé réactif limitant.
Si pour la réaction (R1) les concentrations initiales des réactifs A
et B sont telles que :
9
c) Le degré d’avancement d’une réaction
Le degré d’avancement de la réaction est défini
à partir de l’avancement de la réaction et de
l’avancement maximal (max) correspondant la
valeur prise par à la fin du processus chimique :
= (4)
𝐦𝐚𝐱
Dans bon nombre de cas, (max) correspond à
l’avancement de la réaction lorsqu’on aura transformé la
totalité du réactif limitant. 10
(4)
et
ou
(5)
(7)
12
a) Expression de la vitesse en fonction des « coordonnées »
(concentration molaire, , , x) de la réaction.
(8)
La concentration molaire (CI), l’avancement (), le
degré d’avancement (), l’avancement par unité de
volume (x) dans un système réagissant sont appelés
« coordonnées » de la réaction.
13
3-Expression de la vitesse de réaction
Dans de nombreux cas, la vitesse d’une réaction
réelle :
A + B C + D (R1)
peut se mettre sous la forme d’un produit de
concentrations des réactifs élevées à une certaine
puissance :
(9)
14
où p, q,…sont des exposants entiers ou fractionnaires,
positifs, négatifs ou nul, appelés ordres partiels.
k : Constante de vitesse de la réaction. Sa dimension est
caractéristique de l’ordre.
𝛼=𝑝𝑒𝑡 𝛽=𝑞
L’ordre partiel de la réaction par rapport à un réactif
est égal à l’exposant de la concentration de cette
espèce figurant dans l’expression de la vitesse.
16
p = ordre partiel de la réaction par rapport au réactif A
q = ordre partiel de la réaction par rapport au réactif B
(10)
Vt=k(A)P(B)q …= k’(A)p
avec k’ = k(B)q, B est le réactif en excès.
- Soit par rapport à plusieurs constituants :
Vt = k(A)P(B)q
l’ordre global = somme des ordres partiels = p+q.
18
1- Méthode intégrale
a) Réaction d’ordre n = 0
d A
k a x k
0
Vt
dt
19
En intégrant, on obtient :
x = kt + C te
d A
Vt k ( A) k a x
dt 21
La constante d’intégration s’obtient aisément en
utilisant les conditions initiales:
à t = 0, x = 0
d’où l’équation cinétique de la réaction d’ordre
1 ou de pseudo-ordre 1 :
A0 a
ln ln kt
A ax
x a 1 e kt
22
Conclusion
Dans une réaction d’ordre 1 ou de pseudo-ordre n
= 1, la courbe ln(A) = f(t) est une droite de pente
(-k).
23
a) Réaction d’ordre n = 2 : p+q = 2
Considérons le cas général des réactions simples :
A + B C + D
t = 0 : a b 0 0
t 0 : a–x b-x x x
Premier cas :
Deux molécules différentes ( p = 1, q = 1) réagissent à des
proportions non stœchiométriques
A0 B 0 dx
Vt k a x b x
dt
dx
kdt
a x b x 25
Décomposition en éléments simples :
1 1
dx k dt
ab b x ab a x
En tenant compte des conditions initiales (t = 0, x = 0), on
détermine la constante d’intégration
1 a b x
ln k t
b a ba x
26
Conclusion
1 ab x B
ln f t ou ln f t
b a ba x A
27
Cas particulier = = 1
A + B C + D
La loi de vitesse ci-dessus devient :
1 a b x
ln k t
b a ba x
Deuxième cas :
Deux molécules différentes (p = 1, q = 1) réagissent à des
proportions stœchiométriques :
A 0 B 0 a b
ou
dx
Vt k a x b x
dt 28
dx
2
k dt
a
x
Par intégration de l’équation différentielle, on a :
1 1 1 1 1 1
a x a k t ou k t
b x b
1 1 1 1 1 1
k t ou B B k t
A A0 0
(24) (25) 29
Conclusion
Dans une réaction d’ordre 2 où deux molécules différentes
(p = 1, q = 1) réagissent à des proportions stœchiométriques
a b les courbes
1 1 1 1 1 1
k t k t
A A0 B B 0
dt
1 1
Par intégration on obtient : k t C cte
a x
cte 1
A t = 0, x 0 C
a
1 1 1
D’où la loi de vitesse : k t
a x a
31
Conclusion
Dans une réaction d’ordre 2 où deux molécules de même
nature réagissent, les courbes :
1 1 1 1 1
a x a f t ou A
f t ou g t
B
1 1
k t
Cas particulier : pour =1,
A A0
32
Application 1
Expérimentalement, la réaction:
2NO + Cl2 2NOCl
donne les résultats suivants :
a) En doublant la concentration des deux réactifs, la
vitesse est multipliée par 8.
b) En doublant seulement la concentration du
Chlore, on double seulement la vitesse.
ou
A1 + A2 + A3 + … + An P
Au temps t = 0 a a a a 0
Au temps t 0 a-x a-x a-x a-x x
35
Equation de vitesse :
dx dx
k a x k dt
n
Vt
dt a x n
1 1 1
n 1 k t n2
n 1 a x n 1
a
La dimension de k est : k t C 1 1 n
36
2- Méthode des pourcentages de réaction
Elle consiste à déterminer pour deux concentrations
initiales distinctes du réactif (limitant) auquel on
s’intéresse, le temps nécessaire pour la disparition d’une
même proportion de celui-ci.
Le plus souvent, on mesure le temps nécessaire pour que
la concentration du réactif limitant A (par exemple) passe
de (A)0 à (A)0/2 :
2 n 1
C te
1 1 1
k t t
k n 1a
1 1 n 1 n 1
n 1 a n 1
a
n 1
2 2 a
2
te
C n 1
avec C te 2 1 n 2
t1 n 1 k n 1
2 a
38
a)-Relation entre les temps de demi-réaction et les
concentrations initiales
Pour un ordre donné, 2 expériences sont effectuées
sur 2 concentrations initiales différentes (A) 0 et
(A)’0 conduisant à la détermination des temps de
demi-réaction t1/2 et t’1/2.
1 2
2
A A kt
0
k
1/ 2
( A)o
(2 21/ 2 ) [( A)0 ] t1 / 2 ( A) t
1/ 2 1/ 2
o 1
2
( A)1o/ 2 1
k 2 21/ 2
A0 ln2 t1 / 2 t 1 2ln2
1 ln k t 2
A k 2 k
41
t1/2 Relat° t1/2 et t3/4 t3/4
/
n Loi horaire t1/2
t’1/2
2 1 1
1 3
a k t ( A) o t1 / 2 ( A)0 t 1 3
=b A A0 k ( A) o 2 k ( A)0
3
1 1 1 3 1 2
a= [( A) ] t [( A) 2
0 t1
] 15 1
2 2 k t 2
4 k ( A) o
o 1/ 2 5
b= 2 A A0 2
2k ( A) o2
c
n 1
[( A) o ]n 1 t1/ 2 [( A)0 ] t 1
n n 1
1 1 1 2 1 1 2
n 1 n 1 k t Lnt1/ 2 / t 1
n 1 A A0 k (n 1) ( A)on 1 n 1
Ln( A)0 /(42A) o
2
3-Méthode différentielle de VAN’T HOFF
ln Vt ln k p ln( A)
Pour une température donnée, lnk est une forme linéaire de
ln(A), le coefficient angulaire de la droite représentative étant
l’ordre p de la réaction par rapport au constituant A.
Pour appliquer cette méthode, il faut mesurer avec précision la
concentration (A) et la vitesse Vt. La détermination de Vt est
réalisée par le tracé de la courbe (A)=f(t) à partir de laquelle on
effectue des déviations graphiques. 43
Déterminons le couple [Vt, , (A)] en deux points M et N sur
la courbe (A)=f(t) :
ln Vt , M ln k p ln( A) M ln Vt , M ln Vt , N
p
ln Vt , N ln k p ln( A) N ln( A) M ln( A) N
Vt , M
ln
Vt , N
p
( A) M
ln
( A) N
44
4-Méthode d’isolement d’OTSWALD
La vitesse de réaction peut parfois dépendre de plusieurs
réactifs. Dans ce cas ; il est commode de définir un ordre
partiel par rapport à chaque réactif. Cela se fait par un choix
judicieux des conditions expérimentales. Le réactif que l’on
choisit pour la détermination de l’ordre partiel est celui qui est
minoritaire (plus faible concentration) et l’ordre de la
réaction, dans ce cas, est ramené à l’ordre partiel par rapport à
ce réactif (dégénérescence de l’ordre de la réaction).
A + B C + D 45
Vt = k(A)p(B)q
Si le réactif B, par exemple, est en très grand excès dans le
milieu réactionnel, sa concentration sera pratiquement
constante lors de la progression de la réaction dont la fin
correspondra à la consommation totale du réactif limitant A.
Dans ce cas, on a :
p q
( A) o ( B) o Vt k ( A) ( B) k ' ( A) p k ' k ( B) q k ( B)oq
48
d ln k Ea k2 Ea 1 1
2 ln
dT RT k1 R T1 T2
50
Complexe activé
E R*
EA
E’A
Réactifs
rH0<0
Produits
0
CR
51
Complexe activé
E R*
EA E’A
Produits
rH0>0
Réactifs
0
CR
E’A= EA
EA
Réactifs Produits
0
CR
d (H2 )
Vt k (H 2 )
dt 55
Bimoléculaire : I2 + H2 2HI
d (I 2 ) d (H 2 ) n=m=1+1=2
Vt k ( I 2 )( H 2 )
dt dt
Trimoléculaire : A + B + C Produit
d ( A) d ( B) d (C )
Vt k ( A)( B)(C )
dt dt dt
Exemple : O + NO + N2 NO2 + N2
A t=0 a b
A t0 a-x b+x
A l’équilibre t a-x b+x
d ( A) d (a x)
Loi de vitesse : Vt k1 (a x) k 2 (b x)
dt dt
Vt (ak1 bk 2 ) (k1 k 2 ) x
60
A l’équilibre, les vitesses des réactions directe et inverse
sont égales :
V (ak1 bk 2 ) (k1 k 2 ) x 0
dx dx
Vt (k1 k 2 )( x x) (k1 k 2 )dt
dt x x
x dx t x
0 x x
(k1 k2 ) dt ln
0 x x
(k1 k 2 )t
61
Connaissant k1 et k2 il est possible de
déterminer la constante d’équilibre de la loi
d’action de masses de la réaction :
B k1 b x
K
A k2 a x
CH 2
k1
H 2C CH CH 3
H 2C CH 2
k2
63
b. Réactions parallèles d’ordre 1
k1 B
A
k2 C
OH OH
66
*les filiations radioactives
A k1 B k2 C k3 D k4 …
Etude de deux réactions successives d’ordre 1
k1 k2
A B C
Etat initial t = 0 a 0 0
Au temps t 0 a-x x-y y
A t=0 : (A)0 = a ; (B)0 = (C)0 = 0
A t0 : (A) = a-x ; (B) = x-y ;(C) = y
67
d ( A)
dt k1 ( A)
Equations
d ( B)
des k1 ( A) k 2 ( B )
dt
vitesses d (C )
dt k 2 ( B )
d ( B) 1 k2
0 (t max ) Ln
dt k 2 k1 k1
k 2 / k 2 k1
k1
( B ) max ( A) o
k2
Le maximum B max ,t max est d’autant plus accentué que la
seconde étape est plus lente que la première (k2 < k1) il
correspond à un point d’inflexion de la courbe (C) = f(t).
d 2 (C )
2
0
dt 69
(A), (B), (C)
(A)0 (C)
(B)max
(B)
0 tmax t
d IR
(IR = Cte) et 0
dt
74
C’est l’approximation de l’état quasi-stationnaire appliquée à
l’intermédiaire réactionnel (IR)
d IR
A.E.Q.S. à IR: 0
dt
Application : Mécanisme et loi de vitesse des réactions mono
moléculaires.
La théorie mono moléculaire a été émise par Lindemann en
1922. Selon cette théorie, la réaction chimique passe
nécessairement par un processus d’activation par rencontre
entre molécules identiques. Seules les molécules activées
seraient susceptibles de se fragmenter pour donner les produits
de la réaction.
75
Le mécanisme de la réaction
h
A2 2A. EAA
serait le suivant :
A+ A k1 A + A
k2
Formation et désactivation du complexe activé.
k3
A B + C
Fragmentation du complexe activé.
76
Equations cinétiques :
k A
d A
dt
1
2
k 2 A A k3 A
d A
dt
2k1 A k 2 A A
2
d B
dt
k3 A
Dans le cas général, ce système d’équations n’est
pas résolvable, mais avec l’application de
l’approximation des états quasi-stationnaires, il
l’est. 77
D’après l’A.E.Q.S :
d A
0 et cela permet d’écrire :
dt
k1 A
2
A k A k
2 3
d B k1k3 A
2
dt k 2 A k3
78
Cas où la vitesse de fragmentation est plus faible que la
vitesse de désactivation :
k2(A)(A) >> k3(A) ou k2 >> k3
Les relations ci-dessus deviennent
A
k1 A
ou
A
k1
k2 A k2
d B k1 k 3 A réaction d’ordre 1
dt k2
79
Cas où la vitesse de fragmentation est très grande devant
celle de la désactivation : k2(A) << k3
A d B
k1 A
k1 2
et dt
A k2
80
Application 4 Elément de réaction en chaîne : Pyrolyse du
diméthyléther. Pour interpréter cette pyrolyse, on a proposé le
schéma suivant. Déterminer la vitesse de formation de
chaque composé stable.
• •
CH3OCH 3 CH + CH 3O 3 k1
CH +CH 3OCH 3
3 CH 4 + CH 3OCH 2 k2
CH 3OCH 2 CH 2O + CH 3 k3
CH 3O H + CH 2O k4
H + CH3OCH 3 CH 3OCH + H 2
2 k5
CH 3 + CH 3 C2 H 6 k681
VII – REACTIONS CATALYTIQUES
1°) Définition de catalyseur
Toute substance qui dans un milieu réactionnel augmente la
vitesse de la réaction chimique et qui se retrouve avec les produits
finaux sans apparaitre dans le bilan stœchiométrique.
Lorsque réactifs et catalyseurs forment une phase unique:
catalyse homogène.
Ea E’a R+C*
Réactifs
Réactifs +C E’’a
Produits
Produits + C
k1
R + C RC C +P
k2
85
2-4) Caractère sélectif d’un catalyseur
Un catalyseur sélectif favorise un type de réaction au
détriment des autres réactions possibles.
Exemples
CH3CHO (éthanal)
Cu
CH3CH2OH
Al2O3
C2H4 (éthylène)
d RC
k1 R C k 2 k 3 RC 0
dt
k1
RC R C
k 2 k3
d P k1k3
R C
dt k 2 k3
87
3) Catalyse homogène
On rencontre fréquemment ce type de catalyseur en phase liquide.
Il existe quelques rares exemples en phase gazeuse.
3-1) Catalyse homogène gazeuse
Un très grand nombre de substances étrangères influencent les
vitesses des réactions en phase gazeuse, même lorsque ces
substances sont en quantités très faibles. Les intermédiaires
réactionnels sont parfois facilement identifiables.
88
Exemple 1 : La pyrolyse de l’aldéhyde acétique en
présence d’iode
CH3CHO+I2 CH3I+ HI + CO
CH3I + HI CH4 + I2
I2
CH3CHO CO + CH4
La vitesse de cette réaction a pour expression :
Vt = k(CH3COH)(I2). L’énergie d’activation de cette
réaction catalysée est de 32,[Link]-1 tandis que sans
catalyse elle vaut Ea=45,[Link]-1 .
89
Exemple 2 Décomposition du chloral Cl CHO en
3
avec k =k2K1/2 90
3-2) Catalyse en solution (phase liquide)
a) Catalyse d’oxydoréduction
Certaines réactions d’oxydoréduction sont catalysées par des ions
des métaux de transition :
Exemple1 :
C O2
Réaction bilan : ClO– Cl + ½ O2
2
C C 3
Mécanisme : ClO– + 2 O + OH– 2 O + Cl– + 2OH–
3
C 2
2 O + 2OH– 2 C O + H O + ½ O 2 2
k = k0 + kH(H3O+) + kOH-(OH–)
Brönsted a montré que les réactions catalysées par les ions H3O+ et
OH– peuvent également être catalysées par des acides faibles AH et
des bases faibles. On parle alors de la catalyse acido-basique
généralisée et la constante de vitesse correspondante s’écrit :
k = k0 + kH(H3O+) + kOH-(OH–) + kAH(AH) + kA-(A–)
92
Catalyse acide :
k1
S + AH SH+ + A–
k2
SH+ + H2O P + H3O+
S + AH + H2O P + A- + H3O+
Catalyse basique : k
1
S + B BH+ + X–
k2
X + H2O
-
P + OH-
93
Pour savoir si l’on a affaire à une catalyse généralisée ou
non, on effectue des expériences à pH constant (solution
tampon AHA
constant) pour plusieurs valeurs de AH.
X2 + CH3COCH3 XCH2COCH3 + H+ + X-
94
Mécanisme de la catalyse acide généralisée
k1 OH
CH3COCH3 + AH CH3C
+
+ A- étape rapide
k2 CH3
OH OH
+
k3 +
CH3C
k4
CH2 C
CH3
+ H étape lente
CH3
OH OH
+H
k5 +
XCH2COCH 3
CH 2 C + 1/2 X2 XCH 2 C
CH 3
CH 3
Exemple 1 :
Oxydation de H2C2O4 par KMnO4 en milieu acide.
2 2 2
C 2 O 2MnO 16H 2Mn
4 4 10CO 2 8H 2 O
Vt k C 2 O 2
4 Mn 2
Vt = k (RCOOR’)(RCOOH)
97
4) Catalyse Hétérogène
98
- Des oxydes, des semi-conducteurs et des sulfures dans
les réactions d’oxydations, de réductions, de
déshydrogénation, de cyclisation : (NiO, ZnO, MgO,
Fe2O3, Sb2O4)
En catalyse hétérogène :
- Les réactifs par diffusion de la phase homogène arrivent à
la surface du catalyseur où ils sont absorbés :
chimisorption de véritables liaisons s’établissent entre les
molécules dissociées et la surface du catalyseur.
Ea
Ec
Réactifs Produits
gazeux gazeux
Réactifs
adsorbés Réaction
catalysée
0 Coordonnées de réaction
102
5) Catalyse enzymatique
5-1) Définition
Les enzymes sont des molécules organiques de nature
protéique douée d’un pouvoir catalytique très élevé. Elles
ont les mêmes caractéristiques que les catalyseurs, mais
elles sont beaucoup plus sélectives ; c'est-à-dire qu’une
enzyme ne peut activer qu’un seul type de réaction ou
liaison chimique ou de substrat (S).
Le substrat (S) est une substance organique siège d’une
transformation chimique grâce à une enzyme E. On peut
établir une nomenclature des enzymes suivant leurs
domaines d’activités catalytiques.
103
Domaine d’activités Nom conventionnel
Réactions d’oxydo-reduction Oxydo-reductases
Réactions de transfert de Transférases
particules
Réaction d’hydrolyse Hydrolases
Réactions d’isomérisation Isomérases
Réactions de complexations Ligases
104
5-2) Aspect cinétique
k 2 k3
En faisant intervenir la constante de Mickaelis : K M
107k1
k3
V0 = S 0 E 0
K M S 0
108
V0 1
V0
KM
p
Vmax
Vmax 1
2 Vmax
(S)0 1 1
KM S 0
Figure 1-6 (a) : Représentation de V0 en Figure 1-6 (b) représentation linéaire
fonction de (S)0 exprimée en mol.L-1 de 1 KM 1
V0 S0 Vma x Vmax
109
est une droite appelée droite de Line Weaver-
burg.
Cas limites
•Pour KM >> (S)0 :
1 Vma x
La fonction V f S0 V0 S0
0 KM
Aux faibles concentrations en substrat S, la
vitesse initiale V0 est proportionnelle à (S)0
•Si KM << (S)0 :
V0 Vma x k 3 E 0
110
Lorsque l’enzyme est dite saturée par le substrat S, la vitesse initiale
est indépendante de la concentration du substrat.
Les facteurs dont dépend la vitesse d’une réaction catalysée par les
enzymes sont principalement la température, le pH, l’état
d’oxydation des substances étudiées.
5-3) Intérêt pratique des enzymes
Les enzymes interviennent fréquemment dans certaines réactions au
plan industriel. Substances très fragiles, elles sont immobilisées sur
des supports solides par adsorption, inclusion, réticulation ou fixation
chimique. Dans ces conditions, elles peuvent être utilisées en
cinétique hétérogène.
111
Parmi les multiples réactions industrielles catalysées
par les enzymes on peut citer :
- La saccharification des amidons par les amylases
- La production de glucose à partir de la cellulose par
la cellulase
- L’hydrolyse du lactose par le lactase
- L’hydrolyse des corps gras.
En usage domestique, les enzymes interviennent dans
les détergents qui contiennent entre autre, des mélanges
de protéases, éléments de lavage efficace à basse
température.
112