METHODES D’EXPLOITATION
Introduction
Les mines sont des lieux de travail dangereux, et la tâche
des mineurs est pénible. Ils sont exposés à toutes sortes de
risques: éboulements, inondations, explosions, feux et
incendies, exposition aux poussières, au bruit, à la chaleur
et à d’autres facteurs ambiants néfastes, sans compter les
risques d’accidents mécaniques ou électriques. La sécurité
et la protection de la santé des mineurs font partie
intégrante d’une saine pratique minière et constituent une
obligation légale dans la plupart des pays.
Le choix de la méthode d’exploitation dépend des
dimensions et de la configuration du gisement, de la
valeur des minéraux qu’il renferme, de la composition, de
la stabilité et de la résistance du massif rocheux et des
impératifs de production et de sécurité (parfois
conflictuels). Les méthodes d’exploitation minière ont
connu une évolution ininterrompue depuis l’Antiquité. Il
sera surtout question ici des méthodes mises en œuvre
dans les mines partiellement ou entièrement mécanisées
dans la dernière partie du XXe siècle. Chaque mine est un
cas particulier, mais toutes ont en commun la recherche
de la rentabilité et de la sécurité.
Par méthode d’exploitation, on comprend l’ordre établis,
dans le temps et l’espace, de la conduite, dans les limites
du bloc (panneau) d’exploitation, des travaux de
creusement des excavations préparatoires et de traçage,
ainsi que la technologie, la mécanisation et l’organisation
des processus technologiques des travaux de dépilage.
Parmi les nombreuses classifications des méthodes
d’exploitation, établis par des chercheurs de renommés,
tel que Agochkov, Baikonorov, Iminitov et d’autres, nous
distinguons celle établis par V. Iminitov, basée sur le
mode de maintien de l’espace d’exploitation au cours des
travaux de dépilage.
Cette classification comporte trois classes de méthodes
d’exploitation, à savoir ;
* 1ère classe.
Dans cette classe, les méthodes d’exploitation sont
caractérisées par le maintien naturel de l’espace
d’exploitation au cours des travaux de dépilage, éliminant
ainsi les dépenses matérielles et de travail spéciaux pour
réaliser les travaux d’exploitation, rendus possibles grâce à
une stabilité certaine du massif rocheux.
Les méthodes de cette classe, sont caractérisées par de
grandes productivités des blocs (panneaux)
d’exploitation, faible dépenses, et de grandes pertes de la
matière minéralisée dans les piliers de protection.
* 2ème classe.
Les méthodes d’exploitation faisant partie de cette
classe, sont basées sur le foudroyage du minerai et des
roches encaissantes. Elles sont caractérisées par de faibles
dépenses matérielles et de travail lors du contrôle de la
pression des terrains au cours des travaux de dépilage,
ainsi que de grandes productivités des blocs (panneaux)
d’exploitation, et de mauvais indices qualitatifs et
quantitatifs lors du soutirage du minerais.
* 3ème classe.
Lors de l’application des méthodes d’exploitation de
cette classe, l’espace d’exploitation au cours des travaux de
dépilage est maintenu artificiellement (remblais, stots en
bois où métalliques).
Cette classe de méthodes d’exploitation est caractérisées
par des dépenses de temps de travail et matériel
supplémentaire pour la réalisation des travaux de
soutènement artificiel lors de la conduite des travaux de
dépilage, ce qui entraîne une augmentation sensible du
prix de revient d’une tonne de minerai extraite, et un faible
avancement des travaux d’exploitation. En contre partie,
cette classe de méthodes d’exploitation, nous permet
d’assurer de meilleurs indices qualitatifs et quantitatifs.
Classes des méthodes d’exploitation.
Groupes et méthodes d’exploitation de la première
classe
A - méthodes d’exploitation avec déblocage
mécanisé dans l’espace d’exploitation.
1 – méthodes d’exploitation à front continue.
2 – méthodes d’exploitation par chambres et
piliers.
B – méthodes d’exploitation avec déblocage
par gravité.
1 – méthodes d’exploitation par chambres
magasins.
2 – méthodes d’exploitation par chambres
vides.
Système d’exploitation à front continu
Conditions d’application
Petit gisements
Gisements plateurs
Teneur du minerai très variable minerai
Gisements avec minerai pauvre
Faible puissance
Minerai et roches stériles très stable
Généralement les piliers de protection sont abandonné d’une
manière irrégulière là ou les portions sont pauvre en teneur.
P =15 à 40 %
d= 5 à 25%
METHODE D’EXPLOITATION PAR CHAMBRES ET PILIERS
Conditions d’application
Le minerai et les roches stériles doivent être stable,
La puissance moyenne ou faible
Pendage peut aller jusqu’à 40- 45° dans ce cas le déblocage
peut se faire sous l’action de l’énergie explosive
Les piliers sont abandonné d’une manière régulière
P= 10 à 30%
D= 5 à 20%
schéma de la méthode d’exploitation par chambre magasin.
1 - galerie de transport ; 2 – galerie d’aérage ; 3 – montage ; 4 – fenêtre (passage) ;
5 – enlevures verticales ; 6 – entonnoir ; 7 – minerai abattu ; 8 – minerai en place ;
9 – marteau perforateur. Les flèches indiquent le sens du mouvement de l’air
Conditions d’application
Le minerai et les épontes doivent être stable
Le pendage doit être égal ou supérieur à 50°
Le minerai ne doit ni s’oxydé ni se colmater
Le minerai doit être homogène sans intercalation de
roches stériles
Les pertes et la dilution sont proche de ceux du système
d’exploitation par chambres et piliers
Système d’exploitation par gradins renversés
Système d’exploitation par gradins droits
Conditions d’application
Minerai et roche stériles stables
Faibles puissance ( <3,5 m)
Pendage de 30 à 90°
Ces systèmes d’exploitation sont abandonné dans la pratique
minière et sont remplacé par d’autres systèmes
d’exploitations comme le systèmes d’exploitation par
chambres et piliers, front continu et sous niveaux abattus
Système d’exploitation par sous-niveaux abattus
Conditions d’application
Puissance moyenne ou forte
Pendage supérieur ou égale à 50°
P= 10 à 20%
d= 5 à 10%
Groupes et méthodes d’exploitation de la deuxième
classe
A - méthodes d’exploitation avec étages foudroyés.
1 – méthodes d’exploitation avec étage et foudroyage dirigé
suivant un front continu.
2 – méthodes d’exploitation avec étage et foudroyage dirigé
suivant des chambres de compensations.
3 – méthodes d’exploitation avec foudroyage non provoqué.
B – méthodes d’exploitation avec sous niveaux foudroyés.
1 – méthodes d’exploitation avec sous niveaux foudroyés et
soutirage suivant un plan incliné.
2 – méthodes d’exploitation avec sous niveaux foudroyés et
soutirage suivant des entonnoirs (tranchées).
Système d’exploitation avec étage foudroyé suivant un front continu
Système d’exploitation avec étage foudroyé suivant
des chambres de compensation
Conditions d’application
Gisements puissant
Pendage supérieur à 65°
Les roches stériles sur lesquelles repose le minerai doivent
s’effondrer facilement
Gisements pauvre en teneur du fait des grandes pertes et de
dilution
Non utilisation de la surface, généralement dans les reliefs
montagneux
Schéma de la méthode d’exploitation avec étage foudroyé.
1 – alimentateur ; 2 – convoyeur ; 3 – dispositif hydraulique pour le déplacement de
l’alimentateur ; 4 – cheminée de dégringolade du minerai ; 5 – passage ; 6 – passage
vers l’horizon de forage ; 7 – galerie de forage ; 8 –trou profond ; 9 – pilier de
protection ; 10 – galerie d’aérage ; 11 – fenêtre d’aérage.
Schéma de la méthode d’exploitation par sous niveaux abattus
Groupes et méthodes d’exploitation de la troisième
classe
A - méthodes d’exploitation avec remblayage de l’espace
d’exploitation.
1 – avec des prises horizontales des couches minéralisées
et remblayage de l’espace d’exploitation.
2 – avec des prises obliques des couches minéralisées et
remblayage de l’espace d’exploitation.
3 – avec exploitation sélective des filons minces et
remblayage de l’espaces d’exploitation.
B – méthodes d’exploitation avec soutènement de
l’espace d’exploitation.
Divers variantes de méthodes avec soutènement par des
matériaux artificiels sous formes de stots.
C – méthodes d’exploitation avec soutènement et
remblayage.
1 – méthode d’exploitation avec piliers long, et
remblayage de l’espace d’exploitation.
2 – méthodes d’exploitation avec soutènement artificiel
et par la suite remblayage de l’espace d’exploitation.
3 – autres méthodes.
Schéma de la méthode d’exploitation avec prises horizontales
des couches et remblayage de l’espace d’exploitation.
Système d’exploitation avec couche horizontale et remblayage (a)
et couche oblique et remblayage (b)
Conditions d’application
Gisement de grande valeur
Obligation de conservation de la surface
Minerai et épontes stables
Pas d’exigence relative à la puissance et le pendage
Lors de l’emploi de engins automoteur ou scraper, la prise
des couches est horizontale et lors d’un déblocage par
gravité, les prises de couches sont oblique (incliné)
Prise horizontale: P= 2 à 5%; d=0 à 3%
Prise oblique: P= 3 à 8%; d=0 à 5%
Système d’exploitation avec soutènement par des
matériaux artificiels sous formes de stots.
Conditions d’application
Filons de puissance inférieur à 5m inclus dans des terrains
instables; là ou l’application des systèmes d’exploitation avec
chambres vides est impossible
Gisement très riches en valeur marchande
Terrains stable lorsque le minerai est ébouleux présentant
des inclusions meubles; des filons minces; des gites sillonnés
de failles etc …
Suivant le mode de soutènement; on distingue trois variantes
Avec boisage par cadres (filons fortement pentés de faible
puissance; minerai tendre et roches encaissantes instables).
Avec boisage poussardé (filon minces et puissance moyenne);
avec charpente (filon puissant plus de 4m)
P= 2 à 20%; d= 5 à 30%
Système d’exploitation avec soutènement artificiel et par
la suite remblayage de l’espace d’exploitation.
Conditions d’application
Mêmes conditions que précédemment, seulement que les
épontes peuvent etre très instable et aussi pour améliorer les
indices extractifs
P= 2 à 5%; d= 0 à 5%
Chapitre 3 -Schémas préparatoires des horizons lors de
l’exploitation souterraine.
Le schéma préparatoire d’un gisement donné, est déterminé
en fonction des éléments du gisement, propriétés physiques
et mécaniques des roches minières, le mode de transport
employer et la méthode d’exploitation appliquée. L’un des
principaux facteurs influant sur la préparation des horizons
est la puissance des gisements.
La préparation des gisements des minéraux utiles, se
compose de la préparation des horizons (étages ou biens
panneaux) et de la préparation des blocs d‘exploitation.
La préparation des horizons, se compose de la division du
champ minier en portions, dans les limites desquelles des
excavations de préparation et de traçage sont aménagées, afin
de permettre le commencement des travaux de dépilage.
Les schémas de préparation des horizons peuvent être
divisés en deux classes :
a) -Les gisements inclinés et dressant sont divisés, par
creusement de différentes excavations horizontales, en étages
de hauteurs bien déterminées. A leurs tours les étages sont
divisés, par creusement des montages, et des recoupes
(gisement puissant, et de puissance moyenne), en blocs
d’exploitation de longueurs bien déterminées.
b) -Les gisements faiblement inclinés et plateures sont
divisés suivant la surface, par creusement des galeries capital
et celle de panneaux, en panneaux, qui peuvent être à leurs
tours divisés en blocs d’exploitation.
Schémas préparatoires usuels
Schéma d’un exemple de préparation d’un étage
Le chois entre une préparation dans le minerai ou bien dans le rocher est
déterminé en fonction des propriétés physiques et mécaniques des roches
minières, le schéma d’aérage appliqué, et le sens de la conduite des travaux de
dépilage dans l’étage (panneau).
Lors de la conduite des travaux miniers, les travaux préparatoires d’un gisement
donné sont caractérisés par deux indices distincts, à savoir : Volume spécifique
des travaux préparatoires et le coefficient des travaux préparatoires.
L e volume spécifique des travaux préparatoires est déterminé par le rapport de la
somme de tous les volumes des excavations préparatoires (Vpr), et celle de traçage
(Vtr), et le volume total de la portion préparée (VTPP).
Vs = [∑ (Vpr + Vtr ) / VTPP]. 100%,
Le coefficient des travaux préparatoires est déterminé par le rapport de la somme
totale de toute les longueurs des excavations préparatoires ( L pr), et celle de
traçage (Ltr), et la quantité totale de la portion préparée ( QTPP). Le coefficient des
travaux préparatoires indique la quantité en mètres qu’il faut creuser pour
préparer 1000 t aux travaux de dépilage.
KP = [∑( Lpr + Ltr ) / QTPP]. 1000, m / 1000 t,
Dans tous les cas de figure, pour choisir une technologie d’extraction d’un
gisement donné, il faut procéder avant tout à une comparaison technique, qui
réside dans la recherches et le chois de toute les variantes d’exploitation
techniquement possible à appliquer ; ensuite établir tous les dessins
technique suivant les éléments constructif de chaque variante concurrente, et
les schémas technologique spécifique à chacune d’elle. A la fin, et sur la base
d’une modélisation mathématique, nous procédons à la comparaison
économique des variantes concurrentes.
Le schéma préparatoire d’un gisement donné, est déterminé en fonction des
éléments du gisement, propriétés physiques et mécaniques des roches
minières, le mode de transport employer, et la méthode d’exploitation
appliquée. L’un des principaux facteurs influant sur la préparation des
horizons est la puissance des gisements.
La préparation des gisements des minéraux utiles, se compose de la
préparation des horizons (étages ou biens panneaux), et de la préparation des
blocs d‘exploitation.
La préparation des horizons, se compose de la division du champ minier
en portions, dans les limites desquelles des excavations de préparation, et de
traçage sont aménagées, afin de permettre le commencement des travaux de
dépilage.
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