Vaccination
Limonade
Introduction
La vaccination est un processus consistant à stimuler
les réponses immunitaires adaptatives protectrices
contre des micro-organismes en exposant l’individu à
des formes non pathogènes ou à des composants des
micro-organismes.
La substance active d’un vaccin est un immunogène.
Introduction
La vaccination peut être
◦ Prophylactique et donc préventive de l’infection
◦ Thérapeutique pour le traitement de patients infectés
chroniquement, atteints de cancers ou de pathologies auto-
immunes.
Le développement des vaccins contre des infections a
été l’un des grands succès de l’immunologie
Définition
La vaccination consiste à immuniser une personne
contre une maladie infectieuse, généralement en lui
administrant un vaccin.
Historique
Dès environ 3000 ans avant Jésus Christ
Les égyptiens
Croûtes séchées de vaches atteintes de la variole pour prévenir
cette infection.
1796, Edward Jenner, Médecin Anglais
James Phipps, âgé de 8 ans
Sarah Nelmes, Infirmière
Le mot vaccination vient du latin vacca qui signifie vache.
Historique
Le principe d'action de la vaccination a été expliqué par
◦ Louis Pasteur et ses collaborateurs
◦ Emile Roux et Emile Duclaux
Suite aux travaux de Robert Koch ayant établi le lien entre
les micro-organismes et les maladies infectieuses.
La première vaccination réalisée par Louis Pasteur fut celle
d'un troupeau de moutons contre le charbon le 5 mai 1881.
Historique
Sa première vaccination humaine fut celle d'un enfant
contre la rage le 6 juillet 1885.
Cette dernière fut effectuée après l'exposition au risque
Joseph Meister mordu par un chien enragé
Celle-ci a pu être efficace du fait que le virus de la rage
progresse lentement dans le système nerveux.
Immunité
L’immunité est le processus qui permet de protéger
l’individu des infections
Elle a la capacité de reconnaître le « soi » du « non-soi
» et de contribuer ainsi à assurer l’intégrité de
l’organisme.
Immunité
1. Innée
◦ Peau, Compléments, NK
2. Acquise
◦ Cellulaire (Macrophages, Lymphocytes)
◦ Humorale
◦ Immunoglobulines (Ig)
Immunité
Sérothérapie
Vaccination
Vaccination
Le but principal des vaccins est d'induire une
protection contre une pathologie infectieuse
Pour beaucoup d’entre eux celle-ci passe par
l’induction d'anticorps neutralisants, qui persistent plus
ou moins longtemps.
Vaccination
Cette réponse humorale spécifique est mesurable et
peut être utilisée pour savoir si un sujet est vacciné
efficacement (sérologies pour les vaccins contre
l’hépatite B ou le tétanos).
Lors de la première exposition à un antigène vaccinal,
la réponse immunitaire est lente, peu spécifique,
s’exprimant initialement par la production d’IgM.
Vaccination
Lors de nouveaux contacts avec l’antigène, comme dans le
cadre des rappels vaccinaux, le délai de réponse se
raccourcit et les anticorps atteignent des titres beaucoup
plus élevés
Il s’agit alors essentiellement d’anticorps d’isotype IgG
dont la spécificité est beaucoup plus grande. Parallèlement,
les réactions cellulaires sont accélérées et intensifiées.
Vaccination
Lors d’un contact avec l’agent infectieux, l’induction de la
réponse immunitaire du sujet vacciné est suffisamment
rapide pour empêcher l’apparition de manifestations
cliniques aboutissant à la protection de la personne
vaccinée.
La protection vaccinale repose sur l’existence de cellules
mémoires induites par la vaccination.
Vaccination
Lors de la première administration vaccinale, les cellules productrices
d’anticorps augmentent jusqu’à la 6ème semaine puis décroissent
lentement.
Les cellules B mémoires atteignent leur fréquence maximum au bout de dix
à quinze semaines, avant de décroître également.
Les lymphocytes B mémoires contribuent à la production rapide d’anticorps
plus affins et à une augmentation du pool de cellules mémoire lors de
stimulations antigéniques ultérieures telles que les rappels vaccinaux.
Quelles ont les principales maladies évitables par la vaccination ?
La diphtérie La rubéole
Le tétanos La varicelle
La coqueluche L’hépatite B
La poliomyélite Les infections à
Les infections à (HPV) pneumocoque
La rougeole Les infections à
Les oreillons méningocoque
La grippe
Types de vaccins
Agents vivants atténués (BCG, Polio oral, ROR, Fievre
jaune)
Agents inactivés ou tués (Coqueluche, Polio injectable,
hepatite A)
Anatoxines qui sont des toxines détoxifiées par le formol
Polysaccharides capsulaires constitués par génie
génétique (hepatite B)
Les vaccins vivants atténués
Les vaccins vivants attenues entraine une réponse
immune pareille a celle induite par l’infection naturelle.
Les vaccins vivant attenués antiviraux confèrent parfois
une immunité définitive avec une seule dose
Ce sont les meilleurs immunogènes.
Les vaccins vivants atténués
Ils sont généralement obtenus par passages successifs de l’agent
infectieux sur des cultures cellulaires visant à atténuer sa virulence.
Ces vaccins ont l’avantage d’induire une immunité mimant
l’infection par la souche microbienne sauvage mettant en jeu la
réponse innée et une réponse adaptative humorale et cellulaire T
CD4+ et CD8+.
Le vaccin, étant vivant, est capable de diffuser dans l’organisme et
d’induire des réponses dans différents sites anatomiques.
Les vaccins vivants atténués
Les problèmes majeurs de ces vaccins sont le risque de
retour à la virulence
Vaccin anti-poliomyélite avec une réversion de type
neurovirulence dans 1/500 000 cas de vaccinations
Transmission d’un individu à l’autre quand le receveur
est immunodéprimé
Les vaccins inactivés
Il s’agit d’agents infectieux entiers inactivés par des
méthodes physiques comme la chaleur.
Ces vaccins sont en général très bien tolérés.
Le recours à des adjuvants pour augmenter leur
efficacité peut cependant poser des problèmes de
tolérance.
Ces agents inertes ne diffusent pas.
Les vaccins inactivés
Ils induisent une réponse essentiellement de type
anticorps associée à une réponse T CD4+ nécessaire
pour que la réponse B soit optimale
Les vaccins inactivés ou tués nécessitent plusieurs
injections pour consolider l’immunité acquise.
Une dose de rappel est nécessaire pour maintenir le
taux d’Anticorps à un niveau efficace
Les Toxines inactivées
Les antigènes vaccinaux peuvent être des protéines
responsables d’une activité du pathogène (toxines
tétanique et diphtérique), inactivées avant leur
administration (anatoxines) mais présentant la même
immunogénicité.
Les Toxines inactivées
Il peut également s’agir de protéines cibles des
anticorps protecteurs (hépatite B)
La réponse à ce type de vaccin est majoritairement de
type anticorps.
Les vaccins synthétiques
Certains antigènes vaccinaux requièrent d’être couplés à des
protéines pour augmenter leur immunogénicité.
Ainsi les polysaccharides du pneumocoque peuvent stimuler
directement des lymphocytes B dans la rate et induire la
production majoritairement d’anticorps de type IgM.
Ce type de vaccin n’induit pas de réponse mémoire (Vaccin
Pneumo 23).
Les vaccins synthétiques
Le couplage des polysaccharides à de l’anatoxine
diphtérique inactivée permet d’obtenir par contre à la
fois une réponse anticorps de type IgG grâce aux
lymphocytes T CD4+ stimulés par les cellules
dendritiques et une réponse B de type mémoire (Vaccin
Prevenar 7 ou 13).
Les adjuvants
Ils sont souvent nécessaires pour potentialiser la réaction
immunitaire.
De nombreux vaccins sont adsorbés sur hydroxyde ou
phosphate d’aluminium.
Ces adsorbants agiraient en maintenant l’antigène à proximité
du site d’injection et en activant les cellules présentatrices
favorisant la reconnaissance immune et la production
d’interleukines
Associations
Elles se différencient en:
◦ Combinaison simple ou tous les Ag sont mélangés dans une
même seringue ou dans un même flacon (polio oral trivalent)
◦ Combinaisons qui se font au moment de l’emploi
extemporanément (pentavalent)
La seule association qui n’est pas recommandée est
celle associant la fièvre jaune au choléra
Chaine de froid
Les vaccins sont des produits biologiques fragiles et
d’une durée de vie relativement brève , il faut vérifier
avant de réaliser une vaccination la date de
péremption du produit
La température de conservation, varie entre 2 et 8°C
Les conservateurs
Ils sont utiles pour maintenir la qualité biologique des vaccins
et pour les rendre aptes à supporter des variations physiques
(Chaleur).
Voie d’administration
Orale
Intra musculaire
Sous-cutané
Intra dermique
Intramusculaire
Deltoïde ou face antérolatérale de la cuisse.
L’aiguille est introduite perpendiculairement au plan cutané.
N.B. L’injection dans la fesse n’est pas recommandée
◦ Tissu graisseux épais
◦ Aiguille courte
◦ Injection intragraisseuse et non intramusculaire
◦ Efficacité réduite de certains vaccins (Hépatite B).
Injections sous-cutanees
L’injection sous-cutanée se fait dans la région du deltoïde en
pinçant la peau entre le pouce et l’index et en piquant avec
l’aiguille inclinée à 45 degrés la base du pli cutané ainsi formé.
La voie sous-cutanée est recommandée pour les vaccins viraux
(rougeole, oreillons, rubéole, fièvre jaune…) et optionnelle
pour certains vaccins polyosidiques non conjugués,
méningococciques et pneumococciques.
Voie intradermique
Cette voie est pratiquement réservée au BCG
Le lieu recommandé est la face externe du bras, à l’union tiers moyen-
tiers supérieur. La peau doit être bien tendue et l’aiguille doit être
enfoncée tangentiellement à la peau, le biseau tourné vers le haut. Dès
pénétration dans le derme (2 mm), on exerce une pression ferme sur le
piston de la seringue pour faire pénétrer le vaccin : cette résistance est
un signe de réussite. Il se crée une petite zone d’oedème et la peau
prend une allure gaufrée, dite « en peau d’orange »
Effets secondaires
Fièvre
Réactions allergiques
Bcgéite
Manifestations neurologiques bénignes telles
encéphalites
Contre indications
Les vaccins vivants sont contre indiqués chez les
immunodéprimés
Le traitement à base de cortisone et
d’immunosuppresseurs
Grossesse
BCG
Administré à la naissance dans les pays où la TB est
endémique et à l’entrée de l’enfant en collectivité
dans les autres pays
Protège contre les formes graves
Contre indique chez les immunodéprimés
Hépatite B
Il est préparé par la technique de recombinaison de
l’ADN ou a partir du plasma des porteurs sains.
L’administration se fait par voie IM ou S/S cutanée.
Si mère est Ag HBS positive, l’enfant doit recevoir en
plus une dose d’Ig dans les 12 hres de vie et la
dernière dose de vaccin avant 6 mois d’âge avec un
contrôle d’AgHBS à 9-15 mois
DiTePer
Les toxines diphtérique et tétanique et le vaccin
anticoquelucheux acellulaire doivent être donnés à
raison de 3 doses à 1-2 mois d’intervalle par voie IM.
Une dose de rappel est recommandée a 15-18 mois le
DT sera administré tous les 5 ans
HIB type B
Vaccin conjugué à des protéines qui ont des propriétés dites T
dépendantes immunogènes induisant une mémoire immunitaire
d’où la nécessité des doses de rappel.
Il est administre des l'âge de 2 mois à intervalle de 1 à 2 mois
une dose de rappel est conseillée a 15- 18 mois
Si l’enfant est agé entre 6 à 12 mois
◦ 2 injections à 1 mois d’intervalle suivies d’un rappel à 18 mois
Pour les enfants de 1 à 5 ans, une seule injection suffit
Polio
Il existe 2 types
◦ Vaccins polio inactivés
◦ Vivants attenués, ils sont trivalents contenant les 3 types de virus I,II,III.
Le vaccin injectable de salkest administre par voie IM ou S/C
◦ 1-2 mois d’intervalle
Pour le vaccin oral de sabin , il faut 3 gouttes
Une dose de rappel est conseillée à 12-15 mois puis tous les 5 ans
ROR
Ce vaccin est une association de 3 vaccins vivants attenués
◦ Rougeole
◦ Rubeole
◦ Oreillon
Il est administré à partir de 12 mois
Dans les pays où la prevalence de la rougeole est élevée,
OMS préconise la vaccination contre cette maladie à 9 mois et le rappel avec
l’association à 15 mois.
On recommande de faire un rappel vers 12 ans
Varicelle
Vaccin vivant atttenué ou tué qui est administré en IM à 1
an
Les personnes à risque
◦ Immunodéprimés
◦ Cancereux agés de plus de 13 ans
Peuvent recevoir une dose de rappel à un an d’intervalle
Vaccin antigrippal
Vaccin anti influenza est un vaccin inactivé formé de plusieurs
souches de virus
Il est donné à partir de 6 mois par voie IM ou S/C
Des rappels se font annuellement
Vaccin anti pneumococcique
Le vaccin pneumocoque conjugué est recommandé
chez les enfants de 2 à 24 mois à raison de 3 injections
à intervalle de 1 à 2 mois, suivi d’une dose de rappel a
18 mois par voie S/C ou IM
Le vaccin pneumoccique polysaccharide est administré
à partir de 3 ans
Rota virus
Administré par voie orale à partir de 2 mois en 3 doses
à intervalle de 2 mois
C’est un vaccin pentaval, qui apporte une protection
croisée contre la plupart des autres sérotypes
Mencevax
Il existe 3 grand types de meningoccoques
◦ Le type A est vu en Afrique
◦ Le b en Europe
◦ Le C en Amerique
En Haiti, on donne le vaccin anti meningoccocique A/C
constitué de polysaccharides capsulaires à partir de 2 ans en
une dose en SC.
Une dose de rappel est faite chaque 3 ans
Typhoide
On dispose de 3 vaccins
Le Tab de Pasteur constitué de bacilles tuées qui se donne à partir
de 1 mois par voie S/C profonde en 3 injection à un mois
d’intervalle et des rappels tous les ans
Le vaccin Typhum Vi constitue de polysaccharides donné en une
seule injection en IM ou SC à partir de 3 ans
Un vaccin à bacterie vivante donné par voie orale en 3 doses
administrées en 3 jours consécutifs
Hepatite A
Le vaccin est preparé à partir de virus inactivé tué par
du formol
Il est administré en raison de 2 injections en IM, à
intervalle de 6 mois à 1 an, chez les enfants de plus de
2 ans
Professionnels de la Santé
DT
Hepatite B
Thyphoide
RR
BCG
Coqueluche
Grippe
Hépatite A