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Chapitre 3
Mécanique des
milieux continus
Mécanique – Chapitre 3
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1
2. Déformation
Le tenseur de la déformation
Types de déformations simples
Les déformations principales
3. Contrainte
La contrainte comme effort interne
Le tenseur de la contrainte
Les contraintes principales
6. Élasticité
La loi de Hooke généralisée
L’énergie de déformation
Élasticité anisotrope et isotrope
Les équations de Lamé
Les critères de résistance
La fatigue
7. Bibliographie
En librairie…
… et sur Internet
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Mécanique – Chapitre 3 3
En arrière-plan: sur les dimensions des structures biologiques. Galilée, Discorsi e dimostrazioni matematiche…, 1638.
Chapitre 3
1. Introduction
Secteurs de la MMC
La mécanique des milieux continus (MMC)
Mécanique – Chapitre 3
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4
2. Déformation
Le tenseur de la déformation
Types de déformations simples
Les déformations principales
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Mécanique – Chapitre 3 9
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Le tenseur de la déformation (1)
a 0 0 e1
u ( p) = a x 1 e1 = 0 0 0 . o
0 0 0
Tel est le cas de la barrette en traction vue auparavant.
Le déplacement varie avec x1 mais la déformation est constante.
Dilatation (de valeur l): c’est quand:
u(p)
u ( p) = l ( p o) = l ( x1 , x 2 , x 3 )
l 0 0 o
= l I = 0 l 0 .
0 0 l
C’est le cas, [Link]., d’un ballon qu’on gonfle ou de la déformation
due à une pression extérieure (dans ce cas l<0).
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Mécanique – Chapitre 3 18
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Types de déformations simples (2)
0 1 0 déformation
= 1 0 0 ; tr = 0 isochore.
2 0 0 0
o x1
3. Contrainte
La contrainte comme effort interne
Le tenseur de la contrainte
Les contraintes principales
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Mécanique – Chapitre 3 21
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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La contrainte comme effort interne (1)
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Mécanique – Chapitre 3 27
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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A la recherche d’équations générales
Comme pour les corps rigides, il faut trouver pour les milieux
déformables des équations générales.
Celles-ci doivent décrire les transformation qu’un corps continu
subit dans le temps, une fois connues les causes de ces
transformations (d’habitude, les forces appliquées).
Or, il y a une technique mathématique standard, mais plutôt
compliquée, qui nous permet de trouver ces équations; elle se
base sur un bilan: le taux de variation est égal au débit des
causes de variation.
Pour cette raison, ce équations s’appellent équations de bilan ou
de conservation.
Il faut remarquer que le bilan est toujours écrit pour une partie
matérielle du corps continu, c’est-à-dire pour une partie
constituée, durant toute la transformation, par les mêmes
particules matérielles.
Les équations fondamentales de bilan sont 3: de la masse, de la
quantité du mouvement et de son moment. ________________________________
Mécanique – Chapitre 3 28
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Conservation de la masse
Ici, la quantité dont on fait le bilan est la masse volumique (ou
densité) r.
Cette équation établi que pour une partie matérielle la masse se
conserve (car une partie matérielle est formée toujours par les
mêmes particules).
Si v indique la vitesse, cette équation est:
r r div v = 0.
Cette équation s’appelle aussi équation de continuité. Elle
exprime la variation temporelle de la densité, variation qui est liée
à la vitesse des particules du milieu.
Pour un mouvement isochore, la densité est constante:
r = 0 div v = 0.
Donc, une transformation isochore a non seulement le champ de
déplacement solénoïdal (page 16), mais aussi celui de la vitesse.
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Mécanique – Chapitre 3 29
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Conservation de la quantité de mouvement…
La quantité de mouvement est le produit de la masse par la
vitesse.
Le 2ème Principe de Newton stipule, pour les systèmes à masse
constante comme les parties matérielles, la variation temporelle
de la quantité de mouvement en fonction des causes, les forces
appliquées.
Pour un corps continu, l’équation de bilan de la quantité de
mouvement donne:
b divs = rv .
Cette équation est l’équivalent du 2ème Principe pour un corps
déformable (par unité de volume): parmi les actions, à côté des
forces de volume b il faut compter aussi la divergence de s (ce
vecteur a pour composantes la divergence de chaque ligne de s).
En cas d’équilibre, la vitesse et nulle et on obtient ainsi les
équations d’équilibre pour un corps déformable:
b divs = o. ________________________________
Mécanique – Chapitre 3 30
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…et de son moment
La conservation du moment de la quantité de mouvement est
l’équivalent, pour un corps déformable, de la deuxième équation
du PFS.
Cette équation de bilan a comme résultat que le tenseur de la
contrainte est symétrique:
s 11 s 12 s 13
s ij = s ji i , j = 1,2,3 : s = s 12 s 22 s 23 .
s s s
13 23 33
Donc, pour connaître l’état de contrainte en un point, il faut
connaître 6 quantités indépendantes au lieu de 9.
Entre autres, c’est cette propriété de symétrie qui garantit
l’existence des directions principales de la contrainte (et la même
chose on peut la dire pour la déformation).
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Mécanique – Chapitre 3 31
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Chapitre 3
En arrière-plan: sur la poutre console. Galilée, Discorsi e dimostrazioni matematiche…, 1638.
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Mécanique – Chapitre 3 32
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Nécessité d’équations supplémentaires
Les équations de bilan sont au nombre de 4: une équation de continuité
(conservation de la masse) et les trois composantes scalaires de
l’équation de mouvement.
Toutefois, les inconnues sont 10: la densité r, les 3 composantes vi du
vecteur vitesse et les 6 composantes distinctes sij du tenseur de la
contrainte.
Donc, pour espérer de résoudre le problème, il faut 6 équations
supplémentaires.
Or, ces 6 équations ne peuvent pas correspondre à un principe général,
car tout ce qu’on pouvait écrire de général on l’a déjà écrit.
En fait, les équations qui manquent doivent introduire le comportement
du milieux, spécifier le type de sa réponse aux actions.
En effet, les équations générales ne font pas de distinction entre deux
milieux différents, mais c’est évident qu’une pièce en caoutchouc répond
de façon différente à une force appliquée que la même pièce en acier.
Les nouvelles équations sont donc particulières à un matériau et
décrivent sa réponse: ce sont les lois de comportement.
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Mécanique – Chapitre 3 33
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Relation contrainte-déformation
Une loi de comportement (ou équation constitutive) spécifie le
type de réponse d’un certain matériau vis-à-vis d’une action
donnée (ici action est entendue en sens généralisé: force,
contrainte, température etc.).
Une loi de comportement doit respecter certains requis (comme
le principe d’objectivité matérielle, qui stipule que le réponse ne
dépend pas de l’observateur).
Ce type de loi met en correspondance la contrainte avec la
déformation (ou, comme en mécanique des fluides, avec la
vitesse de déformation): c’est la relation contrainte-déformation:
s = s ( ).
Cette relation donne les six équations manquantes, car elle
exprime les six composantes de s en fonction des 6
composantes de , lesquelles sont fonctions des composantes du
vecteur déplacement: le problème peut donc être résolu.
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Mécanique – Chapitre 3 34
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Homogénéité et anisotropie (1)
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Mécanique – Chapitre 3 37
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Types de matériaux solides (2)
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Mécanique – Chapitre 3 38
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Types de matériaux solides (3)
Le diagramme peut se diviser en plusieurs zones:
zone élastique: le comportement est linéaire, jusqu’à la
contrainte sél; si l’on décharge l’éprouvette, on repasse par la
droite de chargement;
s
zone plastique: la déformation
augmente à contrainte fixe; si srupt
l’on décharge, on suit une
droite parallèle à la droite de sél
chargement et à contrainte
nulle on a une déformation
résiduelle plastique: l’épro-
uvette ne retrouve plus ses
dimensions d’origine;
zone d’écrouissage et rupture:
la contrainte recommence à
croître, mais pas de façon él res plast res-rupt
linéaire, jusqu’à la striction et tot-rupt
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rupture totale de l’éprouvette. Mécanique – Chapitre 3 39
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Types de matériaux solides (4)
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Mécanique – Chapitre 3 40
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Types de matériaux solides (4)
Le verre, les céramiques, certains composites, la terre cuite, la
fonte sont des typiques matériaux fragiles.
La fragilité constitue un problème pour l’emploi structural d’un
matériau, car l’absence de phase plastique ne permet pas de
constater s’il y a un danger: si la force augmente au delà du
prévu, dans un matériau ductile la crise est annoncée par des
déformations très importantes, alors qu’on est encore loin de la
rupture, tandis que dans un matériau fragile, la rupture n’est pas
précédée par des signes précurseurs, car on est toujours en
phase élastique.
Une autre particularité est celle des matériaux non résistant à la
traction: ces matériaux ont d’habitude une excellente résistance à
la compression, mais presque aucune résistance à la traction, à
tel point qu’on peut la négliger complètement. L’exemple le plus
typique est le béton (et en fait, pour l’utiliser comme on doit
l’armer avec l’acier qui, lui, résiste très bien à la traction: c’est
l’invention du béton armé!). On reviendra au chapitre 5 sur la
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statique de ces matériaux. Mécanique – Chapitre 3 41
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Chapitre 3
En arrière-plan: sur l’équilibre des corps. Galilée, Discorsi e dimostrazioni matematiche…, 1638.
6. Élasticité
La loi de Hooke généralisée
L’énergie de déformation
Élasticité anisotrope et isotrope
Les équations de Lamé
Les critères de résistance
La fatigue
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Mécanique – Chapitre 3 42
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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La loi de Hooke généralisée (1)
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Mécanique – Chapitre 3 43
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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La loi de Hooke généralisée (2)
Cijkl = Cklij .
Ce sont les symétries majeures, qui réduisent le
nombre des composantes indépendantes de 36 à 21.
La réduction est donc importante, mais en réalité on a
d’autres réductions possibles. ________________________________
Mécanique – Chapitre 3 48
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Élasticité anisotrope et isotrope (1)
s = 2 m l tr I .
l et m ce sont les constantes de Lamé, qui décrivent
complètement le comportement élastique d’un milieu
isotrope.
En notation indicielle, il est
s ij = 2mij l ij kk .
Le terme kk indique évidemment la trace de :
tr = kk = 11 22 33 .
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Mécanique – Chapitre 3 53
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Les équations de Lamé (3)
s 33 n 0 0
= 0 n 0 .
E 0 0 1
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Mécanique – Chapitre 3 55
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Les équations de Lamé (5)
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Mécanique – Chapitre 3 57
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Les critères de résistance (1)
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Mécanique – Chapitre 3 59
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Les critères de résistance (3)
En fait, en zone plastique, les déformations sont irréversibles, et
la structure ne reprend plus sa forme et dimensions d’origine
(imaginez la Tour Eiffel que sous l’action du vent va en régime
plastique: une fois le vent cessé, elle resterait penchée…).
Les concepteurs ont donc besoin de contrôler l’état de contrainte
dans la structure pour s’assurer qu’on n’arrive jamais à la
contrainte limite qui, pour les matériaux ductiles, est la contrainte
limite d’élasticité, sél.
Or, si le matériau est soumis à un état monoaxial, comme pour
l’éprouvette en traction, c’est simple de faire ce contrôle, il suffit
de comparer directement la contrainte avec sél.
Mais, comme c’est le cas le plus souvent, normalement on a
plusieurs composantes de contraintes non nulles (le tenseur
s est «plein»).
Dans ce cas, il faut un critère, capable de transformer le tenseur
de la contrainte en une contrainte «idéale» qu’on peut comparer
avec sél. ________________________________
Mécanique – Chapitre 3 60
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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Les critères de résistance (4)
Chapitre 3
En librairie…
7. Bibliographie
… et sur Internet
Mécanique – Chapitre 3
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64
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Mécanique – Chapitre 3 65
Copyright: P. Vannucci, UVSQ
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… et sur Internet
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Mécanique – Chapitre 3 66