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Théorie de la production et isoquantes

Le document décrit la production à court terme d'une entreprise, notamment la relation entre la production totale, le nombre de travailleurs embauchés, la productivité moyenne et la productivité marginale. Il inclut un tableau et un graphique illustrant ces concepts.

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Théorie de la production et isoquantes

Le document décrit la production à court terme d'une entreprise, notamment la relation entre la production totale, le nombre de travailleurs embauchés, la productivité moyenne et la productivité marginale. Il inclut un tableau et un graphique illustrant ces concepts.

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1-803-96 Analyse microéconomique

B02 et J10 automne 2005


Guillermo Yanez

Cours schématique
Théorie de la
production
2

Thèmes abordés

 Les facteurs de production


 Les horizons temporels
 La production à court terme
 Production à long terme: les isoquantes
 Les rendements à l’échelle
 Exemples
3

Que cherchons-nous à comprendre?


Le comportement du producteur
Objectif ultime du producteur :
maximiser ses profits sous sa contrainte de coûts

Il faut donc comprendre:


 Comment le producteur prend ses décisions: quels facteurs
de production employer et en quelles quantités afin de
minimiser les coûts?
 Comment les coûts varient en fonction de la production?
4

Comment allons-nous procéder?


1. Présenter la production, identifier les phénomènes qui
l’affectent à court et à long terme, et en déduire ses
principales caractéristiques.
2. Présenter les coûts, la manière de les comptabiliser,
leur comportement selon l’horizon temporel considéré
et selon le niveau de production (chapitre 7).
3. Le choix de la combinaison optimale de facteurs de
production (chapitre 7)
4. Utiliser les notions précédentes pour comprendre
comment la firme détermine son niveau de production
et son prix de vente dans différentes structures de
marché (chapitres 8,10, 11 et 12).
5

1. La technologie de production
Qu’est-ce que la production?

Transformation des matières premières et des biens
intermédiaires en biens et services à l’aide
de facteurs de production

Quels sont les facteurs de production?



 le travail, i.e. l’ensemble des ressources humaines
l’entrepreneurship  L
 le capital, i.e. machines, bâtiments, équipement 
K
 La terre,  T. On va exclure celle-ci et la fusionner
avec le K.
Comment exprimer le lien qui existe entre les facteurs de
production et la quantité produite?

La fonction de production

Q  f (K,L)
● La fonction de production décrit la relation entre la
quantité produite d’un bien et les quantités des différents
facteurs nécessaires à sa fabrication.
● La fonction de production décrit ce qui est
techniquement réalisable si la firme utilise de manière
efficace ses facteurs de production. Ceci est représenté
par la fonction f(·)
À quoi la fonction de production servira-t-elle?

Elle aide le producteur à choisir la quantité de K et L

Mais les choix du producteur sont limités


par l’horizon temporel envisagé

Exemple : Ford veut augmenter la production


1) Embaucher davantage de travailleurs (↑L) : réalisable rapidement
2) Construire une nouvelle usine ou installer une nouvelle chaîne de
montage (↑K) : peut nécessiter plusieurs années

Il faut donc distinguer

Court terme vs Long terme


8

2. Les horizons temporels


Long terme
Tous les facteurs de production (K et L) sont variables.
Horizon suffisamment long pour changer les capacités de production.
Ex : modifier les technologies de production dans une usine.

Q  f (K,L)
Court terme
Seul un facteur de production varie (L) tandis que l’autre
est maintenu constant (K)  K est fixe.
Les capacités de production sont constantes.
Variation de l’utilisation des capacités de production.

Q  f (K ,L)
Remarque
Il est impossible de déterminer dans l’absolu à quelles durées correspondent le court terme et le
long terme. Ces durées varient selon les situations. (Ici on ne peut pas se fier aux conventions
comptables)
9

3. La production à court terme

Puisque

Q  f (K ,L)
la seule manière d’augmenter la
production est d’augmenter L.

Combien de travailleurs embaucher?
Quelle quantité produire?

Pour pouvoir répondre à ces questions, il faut déterminer


comment la production augmente (ou diminue) quand
le nombre de travailleurs augmente (ou diminue).
Tab. 6.2
La production à court terme
L K PT PM Pm Remarques:
(Q) (Q/L) ΔQ/ΔL
• La production totale (PT)
0 10 0 - -
augmente avec le nombre de
1 10 10 10 10 travailleurs.
2 10 30 15 20
• Au début, la production totale
3 10 60 20 30
augmente rapidement
4 10 80 20 20
5 10 95 19 15 • Ensuite la croissance est plus
lente.
6 10 108 18 13
7 10 112 16 4 • Elle atteint un plafond à 112
8 10 112 14 0 unités lorsque la firme emploie
7 ou 8 travailleurs.
9 10 108 12 -4
10 10 100 10 -8 • Elle baisse lorsque la firme
augmente encore le nombre de
travailleurs
Fig. 6.2

 La production totale (PT) décrit l’évolution de la production


en fonction de l’utilisation du facteur variable L

Q
PT  f (L)
112
D A  B : La production augmente
plus rapidement que le nombre
de travailleurs. Pourquoi? Grâce
à la division et à la spécialisation
du travail.
60 B B  D : La production augmente
Croissants Décroissants moins rapidement que le nombre
de travailleurs. Pourquoi?
Comment expliquer que les
bénéfices de la spécialisation et
de la division du travail ne soient
pas constants?
A
0 3 8 L
Fig. 6.2
 La productivité moyenne (PM) décrit l’évolution de la
contribution moyenne du facteur variable L à la production
f (L) Q
PM  
Q/L L L

112 La productivité
D
moyenne pour un
point quelconque
correspond à la
pente de la droite
60 B reliant l’origine (0,0)
et ce point sur la
courbe de
production totale

A
0 3 8 L
Fig. 6.2
 La productivité marginale (Pm) : variation de la production
totale suite à l’ajout d’une unité de facteur variable.
Reflète la contribution du travailleur additionnel à la
production totale.
Q Pm = f’(L)
112
Pente = 0

D
Pm = ΔQ / ΔL

La productivité
marginale pour un
B point quelconque
60
correspond à la pente
de la tangente à ce
point sur la courbe de
C production totale
Pm = dPT/dL
A
0 3 8 L
Q Remarques: Fig. 6.2
D
112
PT
1. PM = Pm au point où PM atteint
son maximum
C

2. Pm = 0 quand PT atteint son


60 B Maximum

3. Si Pm > PM, alors PM


augmente
L
0
4. Si Pm < PM, alors PM diminue

5. Si Pm = PM, alors ΔPM =0


30
Pm 6. De 0 au point d’inflexion : Pm
E
20 augmente et PT augmente de plus
PM en plus vite
10
7. Entre B et D : Pm diminue et la
0 3 4 8
L PT augmente de moins en moins
vite.
►Pourquoi les courbes ont-elles ces formes?
► Pourquoi la PT n’augmente-t-elle pas toujours au même
rythme que le nombre de travailleurs
► Pourquoi la Pm n’est-elle pas constante?
► Pourquoi la Pm augmente-t-elle pour ensuite diminuer?

Loi des rendements marginaux décroissants
À court terme, si on combine un facteur de production variable (L)
à un facteur de production fixe (K), il existe un point au-delà
duquel la production totale va croître à un rythme sans cesse
décroissant (i.e contribution additionnelle suscitée par l’ajout
de facteurs variables est de plus en plus faible
 la productivité marginale diminue).

(voir exemple 1)
Fig. 6.3

Remarques :
1- La loi des rendements marginaux décroissants n’est pas liée à la
qualité du travailleur. Les rendements sont décroissants parce que
l’utilisation du facteur fixe est limitée, et non pas parce que les travailleurs
sont moins bons.
2- La loi des rendements marginaux décroissants s’applique pour un
niveau donné de technologie. Les améliorations technologiques amènent
un déplacement vers le haut de la fonction de production. Ceci signifie
que l’on peut produire davantage avec le même nombre de travailleurs.
PT

y3

y2
Q3

y1 Q2

Q1

L1 L2 L3 L
17
Tab. 6.1

4. La production à long terme


Puisque les deux facteurs de production K et L sont variables:

Q  f (K,L)
Ceci signifie que la production peut être réalisée
avec différentes combinaisons de K et L

L
K 1 2 3 4 5
1 20 40 55 65 75
2 40 60 75 85 90
3 55 75 90 100 105
4 65 85 100 100 115
5 75 90 105 115 120
Que désire le producteur?
 Choisir la combinaison optimale de facteurs (K*, L*)
pour produire une quantité donnée au coût le plus bas
 Choisir la combinaison optimale de facteurs (K*, L*)
pour produire la plus grande quantité pour un coût
donné
La démarche?
 Développer un outil pour représenter la production dans un
contexte de long terme (l’isoquante)
 Identifier les propriétés de cet outil
 Comprendre comment un facteur de production peut être
substitué à un autre tout en maintenant constant le niveau de
production
 Vérifier comment la production évolue quand tous les
facteurs de production augmentent dans les mêmes
proportions
K L’isoquante
Une isoquante est le lieu des points représentatifs des
5 F
combinaisons de K et L qui permettent d’obtenir le
même niveau de production

3 D

2 A

Q = 75
L
1 2 3
Note : Comme il existe un certain degré de substituabilité entre les
facteurs de production, cette isoquante est appropriée dans le cas d’une
fonction de production Cobb-Douglass.
Fig. 6.6
Mais une firme n’est pas limitée à un seul niveau de production.
Elle peut choisir entre un grand nombre de niveaux de production

Une carte d’isoquantes


K
K5 E

K3
A B C

Q3 = 100
D Q2 = 75
K1
Q1 = 55
L1 L2 L3
L
Les propriétés des isoquantes

1. Chaque isoquante est associée à un niveau de production donné.

2. Plus le niveau de production est élevé, plus l’isoquante


correspondante est éloignée de l’origine

3. Les isoquantes ont une pente négative : pour que le niveau de la


production soit constant, quand le capital employé baisse, il faut
utiliser plus de main-d’œuvre.

4. Les isoquantes ne se coupent jamais (parallélisme) :


1. Si A = B et A=C K
alors B = C  impossible !

PT = 200
A C
PT = 100
B
L
Les propriétés des isoquantes (suite)

5. Les isoquantes sont convexes par K


rapport à l’origine. La convexité A

signifie qu’il n’y a pas parfaite B

substituabilité entre K et L, car la Pm C


des facteurs est décroissante. D
PT = 100
L

6. Les isoquantes reflètent la loi des


rendements marginaux K E
décroissants. Pour K constant,
chaque unité supplémentaire de L A B C
3
permet d’augmenter PT de plus en PT=90
plus faiblement. Également, pour L PT=75
constant, chaque unité D
PT=55
supplémentaire de K permet
d’augmenter PT de plus en plus 1 2 3 L
faiblement.
Nous savons qu’il faut augmenter K si L diminue
pour maintenir la production constante

Question
Si le nombre de travailleurs diminue de 1, combien d’unités de K
faut-il ajouter pour maintenir le niveau de production constant.
En d’autres termes, à quel taux pouvons-nous substituer un
facteur de production à un autre?

Solution
La pente en un point sur l’isoquante indique le taux auquel un
facteur de production peut être remplacé par un autre sans
changer le niveau de production

Taux marginal de substitution technique (TMST)
Fig. 6.7
Que représente le TMSTLK ?

Le TMSTLK mesure le nombre d’unités d’un facteur de


production que l’on doit ajouter ou retrancher afin de maintenir
le niveau de production constant, après avoir retranché ou
ajouté une unité de l’autre facteur de production.

K
A
5
TMSTLK = 2
TMSTLK = - ΔK / ΔL
-2 (Cas discret i.e quand on ne
possède pas la fonction de
3 1 B production. On dispose
uniquement d’observations)

C TMSTLK = 2/3
2
-2/3 D
1 1
Q1 = 100
L
1 2 3 4 5
TMSTLK = - dK/ dL
TMSTLK = pente de la tangente en un point sur l’isoquante en valeur absolue
(Cas continu : cas où l’on connaît la fonction de production Q = f(K,L))

B
PT = 100

TMSTLK TMSTLK
L
TMSTLK = - dK/ dL
mais aussi
TMSTLK = PmL/PmK
Preuve
K
De A vers B il y a perte de Q
Perte = -K • PmK
De B vers C il y a gain de Q
A Gain = L • PmL
Or, Perte = Gain puisque le niveau de
production reste constant
K ► -K • PmK = L • PmL
► -K/ L = PmL /PmK
C
B Donc TMSTKL= PmL /PmK
Q2 mais PmL = dQ/dL
et Pmk = dQ/dK
L Q1
Ainsi TMSTKL = - (dQ/dL) / (dQ/dK)
L
TMSTKL = PmL/Pmk = - dK/dL
Les propriétés du TMST

1) L’augmentation d’un facteur de production nécessite la diminution de


l’autre pour maintenir la production constante. Ainsi, on fait précéder le
TMST d’un signe négatif afin que sa valeur soit toujours positive.

2) Le TMST est une notion ponctuelle. Il se calcule pour un point bien


précis de l’isoquante et change à tous les points.

3) Le TMST correspond à la pente de la tangente à l’isoquante en valeur


absolue.

4) Nous savons que les isoquantes sont convexes par rapport à l’origine.
Ainsi, la pente de la tangente en un point de l’isoquante diminue (en
valeur absolue) lorsqu’on se déplace de gauche à droite le long de
l’isoquante. Puisque TMST = pente de la tangente à l’isoquante en
valeur absolue, il s’ensuit qui le TMST diminue lorsqu’on se déplace
de gauche à droite le long de l’isoquante

(voir exemple 2)
Des isoquantes un peu particulières

Nous venons de présenter les isoquantes et le TMST dans


le cas d’une fonction Cobb-Douglas.

Mais différentes formes de fonction de production signifient


également différentes isoquantes et différents TMST.
Fig. 6.8

Des isoquantes un peu particulières (suite)

1) Fonction de production linéaire ►► isoquantes linéaires.


K
A Le taux auquel on peut
remplacer un facteur de
production par un autre ne
varie pas lorsqu’on se déplace
B le long de l’isoquante

Les facteurs de production
sont parfaitement
C
substituables
Q1 Q2 Q3

L
Le TMST est une constante
Fig. 6.9
Des isoquantes un peu particulières (suite)

2) Fonction de production de Leontief ►►


isoquantes en forme de L

Chaque niveau de production


nécessite une combinaison
K précise de K et L

Il est impossible de remplacer
Q3 un facteur de production par un
C
Q2 autre. Ils doivent être employés
B en proportions fixes
K1 Q1 ↓
A Les facteurs de production sont
de parfaits compléments
L1 L
31

5. Les rendements à l’échelle


Nous savons qu’à long terme tous les facteurs
de production sont variables

On pourrait donc changer le niveau de production en changeant
l’échelle de production, c’est-à-dire en faisant varier tous les
facteurs de production dans les mêmes proportions

Question
À quel rythme la production augmente-t-elle si tous les facteurs de
production augmentent dans les mêmes proportions?
La production va-t-elle augmenter proportionnellement, plus que
proportionnellement ou moins que proportionnellement ?

Réponse
Tout dépend des rendements à l’échelle
Que représentent les rendements à l’échelle?

La réaction de la production à un accroissement


simultané de tous les facteurs de production (K et L)
dans une même proportion

Les rendements à l’échelle peuvent être :

 Constants

 Croissants

 Décroissants

(voir exemple 3)
Fig. 6.11
Les rendements à l’échelle constants

La production s’accroît proportionnellement à


l’augmentation des facteurs de production

Si on modifie l’échelle de tous les facteurs de production d’un


certain facteur t, la quantité produite est multipliée par t.

K La taille de la firme n’affecte pas la productivité des facteurs

6
30
Comment expliquer les
4 rendements à l’échelle constants?

20 Il est en principe possible pour
2 une firme de reproduire ce
qu’elle fait déjà
10
L
0 5 10 15
Fig. 6.11
Les rendements à l’échelle croissants

La production s’accroît plus que proportionnellement à


l’augmentation des facteurs de production

Si on modifie l’échelle de tous les facteurs de production d’un


certain facteur t, la quantité produite est multipliée par plus que t
K

4 Comment expliquer les rendements à


l’échelle croissants?
30 
20 Spécialisation de l’entreprise et
2
division des tâches.
10 Raisons techniques.
0 5 10
L
Fig. 6.11
Les rendements à l’échelle décroissants

La production s’accroît moins que proportionnellement à


l’augmentation des facteurs de production

Si on modifie l’échelle de tous les facteurs de production d’un


certain facteurs t, la quantité produite est multipliée par moins que t
K La taille de la firme réduit la productivité des facteurs

Comment expliquer les rendements à


4 l’échelle décroissants?
18 
Complexification de la structure
2 13 organisationnelle et problèmes de
10 gestion liés à la production à
grande échelle
0 5 10
L
Les formes algébriques des fonctions de production

1) La fonction de production linéaire :

Q = f(K, L) = aK + bL

Dans ce cas, les facteurs de production sont de parfaits


substituts. Il y a une relation linéaire parfaite entre les
facteurs de production et la production totale réalisée.

Ex : Q = f(K,L) = 4K + L

Cette expression mathématique signifie que K est 4 fois plus


productif que L.

Si K = 5 et L = 2 alors Q = 4(5) + 1(2) = 22


Les formes algébriques des fonctions de production (suite)

2) La fonction de production de Leontief (fonction de


production à proportions fixes) (Fonction semblable à l’utilité dans le cas des biens
complémentaires, aux chapitres précédents):

Q = f(K, L) = min (bK, cL)

Dans ce cas, les facteurs de production sont nécessairement


utilisés dans des proportions fixes. Aucune substitution n’est
possible entre les facteurs de production. Ils sont de parfaits
compléments.

Ex : Q = f(K,L) = min (3K; 4L)

Si K = 5 et L = 2 alors Q = min (3(5),4(2) = min (15,8)

Ainsi, 5K et 2L permettent de produire 8 unités


Les formes algébriques des fonctions de production (suite)

3) La fonction de production de Cobb-Douglas :

Q = f(K, L) = AKaLb

Dans ce cas, la relation entre les facteurs de production et


Q n’est pas linéaire et, contrairement à la fonction de
Leontief, il n’est pas nécessaire d’utiliser K et L dans des
proportions fixes. Cette fonction assume un certain degré
de substituabilité entre les facteurs de production.

Ex : Q = f(K,L) = 2K1/2L1/2

Si K = 9 et L = 4 alors Q = 2(9)1/2(4)1/2

Ainsi, 9K et 4L permettent de produire 12 unités


39

Exemples
Exemple 1: Nombre de Superficie
travailleurs nettoyée
(mètres)
Une municipalité entreprend de transformer
un terrain vague en parc de villégiature et doit 2 200
embaucher des travailleurs afin de procéder au 3 360
nettoyage du terrain. Les données suivantes 4 500
ont été recueillies : 5 620

1. La productivité moyenne lorsque 3 travailleurs sont embauchés est de :


a) -140 m b) 120 m c) 160 m d) 260 m

2. La productivité marginale du troisième travailleur est de :


a) -140 m b) 120 m c) 160 m d) 260 m

3. La loi des rendements marginaux décroissants :


a) ne s’applique pas, car la PM est toujours croissante
b) ne s’applique pas, car la Pm est toujours croissante
c) s’applique, car la PM est décroissante
d) s’applique, car la Pm est décroissante
Réponses : 1) b; 2) c; 3) d
Exemple 2

On considère la fonction de production Cobb-Douglas:


Q = f(K,L) = K1/2 L1/3

1) Soit K = 4 (facteur fixe). Déterminer la production totale et la


productivité moyenne de L

2) Soit K = 1. Posons L = 8.
a) Calculer la production correspondante

b) On augmente la quantité de L d’une unité. Déterminer


l’augmentation de la production qui en résulte.

c) Même question si on augmente la quantité de L de 0,1 unité.

d) Calculer la productivité marginale de L.


Réponses:

On considère la fonction de production Cobb-Douglas:


Q = f(K,L) = K1/2 L1/3
1)
Q = PT = 41/2 L1/3 = 2L1/3
PML = Q/L = 2L1/3/L
PML = 2L-2/3

2)
a) Q = 11/281/3
Q = 81/3 = 2

b) ΔL = 1 ou L = 9 →Q = 91/3 = 2,08 donc si ΔL = 1 alors ΔQ = 0,08

c) ΔL = 0,1 ou L = 8,1→Q = 8,11/3 = 2,00829


donc si ΔL = 0,1 alors ΔQ = 0,00829
Réponses (suite)

d)
PmL = dQ/dL = 1/3K1/2L-2/3
Puisque K = 1
PmL = dQ/dL = 1/3L-2/3
Si L = 8, alors PmL = 1/3 * 8-2/3 = 0,083

Ainsi, ΔQ/ ΔL se rapproche de PmL quand ΔL diminue


Exemple 3

Soit la fonction de production Cobb-Douglas: Q = f(K,L) = 6K2/3L1/2

a) Calculer le TMSTLK

b) Q est-elle homogène? Si oui, en déduire la nature


des rendements à l’échelle.

Rappel : une fonction est dite homogène de degré « m » si, pour tout
nombre réel strictement positif t, l’égalité suivante est respectée :
f(tx, ty) = tm f(x,y),
Réponses

a)
Nous savons que TMSTLK = PmL/PmK

et PmL = dQ/dL PmK = dQ/dK

PmL = ½ 6K2/3L1/2 -1
PmL = 3K2/3L-1/2

PmK = 2/36K2/3 -1L1/2


PmK = 4K-1/3L1/2

3K2/3L-1/2 3K
TMSTLK = PmL / PmK = --------------- = -----------
4K-1/3L1/2 4L
Réponses (suite)
b)
Q = f(K,L) = 6K2/3L1/2

Q* = f(tK, tL) = 6(tK)2/3(tL)1/2


Q* = f(tK, tL) = 6 t2/3 K2/3 t1/2 L1/2
Q* = f(tK, tL) = t7/6 6 K2/3L1/2

Q* = t7/6 *Q

Q est donc homogène de degré 7/6.

Ainsi, si t = 2 (i.e. si on double tous les facteurs de production)


Q* = 2,24Q → On double la quantité de facteurs de production et le
niveau de production fait plus que doubler

les rendements à l’échelle sont croissants!

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